- il y a 2 jours
- #vosouvenirstele
Un petit résumé des ép. précédents à chaque début d'épisode.
Bonne séance.
#vosouvenirstélé
Garaud revient sur les lieux de son crime. Pour parfaire son alibi, il fonce dans le brasier sous prétexte de sauver l'argent du coffre. Il en ressort transformé en torche et court se jeter dans la Seine toute proche. Après avoir marché toute la nuit, Jeanne se retrouve à l'aube près d'un village. C'est là que les gendarmes la retrouvent et l'arrêtent...
Bonne séance.
#vosouvenirstélé
Garaud revient sur les lieux de son crime. Pour parfaire son alibi, il fonce dans le brasier sous prétexte de sauver l'argent du coffre. Il en ressort transformé en torche et court se jeter dans la Seine toute proche. Après avoir marché toute la nuit, Jeanne se retrouve à l'aube près d'un village. C'est là que les gendarmes la retrouvent et l'arrêtent...
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TVTranscription
01:00Pendant ce temps, Garo force le coffre-fort de son patron, s'empare des plans et des cent mille francs qui s'y trouvent.
01:06Surpris pendant le cambriolage par l'abrou revenu chez lui inopinément, Garo le tue et met le feu au bâtiment en utilisant le bidon de pétrole de Jeanne afin que le crime retombe sur celle qui refuse d'être sa femme.
01:18La pauvre Jeanne, affolée, s'enfuit avec son fils.
01:20Oh put ! Pompégnant ! C'est moi qui fais tout le travail !
01:27Moi, moi, je pompe pas ? Regarde-moi malheureux, regarde la rivière, je m'as fait baisser à vue d'œil.
01:32Ah, tu es mieux à la cause, hein ?
01:34Les seuls feux qui me conviennent, ce sont les feux de la rampe.
01:37Je suis un artiste, moi. Je ne fais le pompier qu'en amateur.
01:40Tu m'as pas envie dimanche dernier au bal des pompiers ?
01:42Tu fermes mon numéro ?
01:44S'il n'est qu'un pompon, s'il n'est qu'un pompier, s'il n'est qu'un pompier, c'est moi le pompon, le pompier de service.
01:52Que pensez-vous ? J'habite à 100 mètres. J'étais aux premières loges, le temps de m'habiller, j'étais là le premier. C'est moi qui ai prévenu les pompiers.
01:59C'est un accident ?
02:00Pensez-vous ? Je suis sûr que c'est le fortier qui a fait le coup. Le patron l'a fichu à la porte et l'a juré de se venger.
02:05On n'a pas voulu m'écouter ! Je n'avais pourtant dit que c'était une pétroleuse. Et je pèse mes mots.
02:09Laissez-moi passer, je suis le contre-maître de l'usine.
02:11Ah, vous voyez ce que je vous avais dit ? Une pétroleuse ?
02:14La malheureuse. Où est-elle ?
02:16Ça, mon cher, on le saura plus tard. Si elle n'a rien à se rapprocher, elle devait dormir du sommeil du juste. Et elle se sera réveillée directement en enfer.
02:24Si elle est coupable, elle court. Elle court, mais elle ne courra jamais aussi vite que les gendarmes.
02:28Et le patron qui n'est pas là ?
02:29Heureusement pour lui.
02:32Mais si papiers sont l'argent, il faut faire quelque chose.
02:34Allons-y, les pompiers viennent d'arriver.
02:36Laissez-nous passer, monsieur. Laissez-nous.
02:39La ville a brûlé aussi. Mais qu'est-ce qu'il y a eu ?
02:41Il y a eu un crime à la ville. Je ne vais pas venir, commissaire.
02:45Un crime ?
02:45C'est sûrement avec ça qu'ils l'ont tué de là-haut.
02:50Vite vite, on le déjorde, on va griller, ici.
03:04C'est le patron ?
03:05Monsieur Labrou.
03:07C'est-à-dire, gardez ce que j'ai trouvé.
03:11Un bidon de pétrole.
03:12Le bidon de la fortier.
03:19Elle a signé son crime.
03:23Mais il y a de l'argent, des papiers dans le bureau, au premier étage.
03:26J'y vais.
03:27Arrêtez, c'est la folie !
03:28Garot !
03:29Garot, voyons !
03:30N'y allez pas, c'est une fondaine !
03:31Mais c'est une folie, n'y allez pas !
03:33C'est un suicide !
03:34Ça sentait rapport.
03:36Revenez, Garot !
03:37Vous ne pouvez rien sauver !
03:39Au secours, Delon !
03:42Au secours, aidez-moi !
03:44Non, mais...
03:45Fiez-moi !
03:46Faites Delon, mon Dieu, Delon !
03:47Il y aura eu, là-bas !
03:48Qu'est-ce que tu fous, mon Dieu, Delon !
03:53Delon !
03:54Regarde, il y a quelqu'un qui est en train de filer, toi, tu me regardes, alors !
03:57Oh, mais aide-moi, Draven !
04:00Allez, au secours !
04:06Mais faites quelque chose, voyons !
04:10Vous n'allez pas de laisser brûler comme ça !
04:12Mais regardez, regardez !
04:13Faites quelque chose !
04:15Au secours !
04:17Aidez-moi !
04:26Aidez-moi, Delon !
04:27Qu'est-ce que c'est ?
04:28Non, ben ça, mon vieux, c'est le contraire d'un bonhomme de neige !
04:30Tiens-moi ça !
04:33Ah, fils, ben, les journaux vont parler de moi, ça sera bon pour ma publicité !
04:36Tu es pompier, tu n'es pas mal de plageur !
04:37Non, possible, mais il faut savoir se mouiller !
04:39Au secours !
04:40Au secours !
04:53Au secours !
04:54Au secours !
04:55Au secours !
04:56Au secours !
04:57Au secours !
04:58Au secours !
04:59Au secours !
05:00Au secours !
05:01Au secours !
05:02Au secours !
05:03Au secours !
05:04Au secours !
05:05Au secours !
05:06Au secours !
05:07Au secours !
05:08Au secours !
05:09Au secours !
05:10Au secours !
05:11Au secours !
05:12Au secours !
05:13Au secours !
05:14Au secours !
05:15Au secours !
05:16Au secours !
05:17Au secours !
05:18Au secours !
05:19Qui êtes-vous, monsieur ?
05:21Je suis le caissier de l'usine.
05:22Ou plutôt, je l'étais. Et vous ?
05:25Commissaire Larue.
05:26Vous accusez quelqu'un ?
05:28Parfaitement. Jeanne Fortier, la gardienne de l'usine.
05:31C'est une pétroleuse et je pèse mes mots.
05:32Fesez-les bien, car votre accusation est grave.
05:35Cet homme est mort assassiné.
05:37Oui, c'était mon patron.
05:38Je crains bien qu'il y en ait trois, monsieur le commissaire.
05:40Trois ? Où sont les corps ?
05:42Les deux autres n'ont pas été assassinés.
05:45Ils sont probablement morts, victimes de leurs devoirs.
05:48M. Pauvre Garot était le contre-maître de l'usine.
05:51L'homme de confiance de M. Labreau.
05:53Il a voulu sauver la caisse.
05:54Il s'est jeté à l'eau pour échapper aux flammes.
05:57Un pompier s'est porté à son secours.
05:58Ils ont disparu tous les deux.
06:00C'est vrai, monsieur le commissaire, c'est vrai ?
06:02Qu'on poursuive les recherches.
06:03Bien, monsieur le commissaire.
06:04On empêchera sûrement le corps en aval.
06:06Et cette femme fortier, où est-elle ?
06:07Qu'on me l'amène, je veux l'interroger.
06:09S'il est encore chez elle, monsieur le commissaire, ce sera difficile.
06:13C'était la gardienne.
06:14Croyez-vous la malheureuse capable d'avoir mis fin à ses jours ?
06:17Avec son enfant ? Sûrement pas.
06:19Ben alors !
06:20Oh là, je suis tranquille.
06:22Elle doit déjà être loin.
06:27Fatiguée, maman.
06:29Fatiguée.
06:30Oui, je sais, mon chéri.
06:31C'est parti.
07:01Oh, mon chéri, oh, j'en peux plus, oh, Georges, mon chéri, mon chéri, réveille-toi.
07:23Oh, je veux dormir.
07:25Oh, Georges, réveille-toi, essaie, mets-toi debout, il faut continuer, viens.
07:41Maman, mon dada.
07:42Quoi ?
07:43Mon dada Jovillet.
07:44Oh, écoute, dépêche-toi.
07:49Les gendarmes !
07:50Viens vite, Georges.
08:02Tiens, là.
08:03Maman, pourquoi on se tâche ?
08:05Les gendarmes, ils sont méchants.
08:09Tais-toi.
08:10Chut.
08:20Oh, ça y est.
08:25Ils sont partis.
08:26Moi, j'ai faim.
08:27Tu as faim ?
08:34Sisou, on ira pas loin, mon pauvre chéri.
08:38Oh, tu es fatiguée.
08:40Regarde, on va faire une jolie petite maison et maman va aller chercher à manger au village.
08:44On va faire un lit.
08:50Regarde.
08:51Avec ça.
08:52Et tu vas être bien là, regarde.
08:59Allez, viens.
09:04Voilà.
09:08Attends.
09:10Voilà, t'auras pas froid.
09:11Hein ?
09:12Tu vas faire dodo.
09:14Non, maman.
09:15Pendant que maman va aller au village.
09:17Oui, maman.
09:19Mais je serai pas longue.
09:20Sois bien sage.
09:23Tu bouges pas, hein ?
09:24Tu promets.
09:25Oui, maman.
09:40Pardon, madame.
09:44Du pain et du chocolat, s'il vous plaît.
09:45Du pain, j'en ai pas, mais vous en trouverez là, derrière l'église.
09:48Du chocolat, j'en ai.
10:01George, tu as trouvé des petits amis ?
10:06Tiens, regarde.
10:07Je t'ai apporté à manger.
10:08Tiens.
10:10Et du chocolat.
10:13Voilà.
10:20Maman est fatiguée, tu sais.
10:37Je suis fatiguée, moi.
10:38Est-ce qu'on verra ma loupe ?
10:39Mais non, on la verra pas, ta loupe.
10:40Non, je ne veux pas qu'on voit ma loupe.
10:41Mais je t'ai dit qu'on ne la verrait pas.
10:42J'ai pas besoin d'elle pour te faire beau, d'ailleurs.
10:43C'est une belle loupe.
10:44Dis-donc.
10:45Demain, c'est moi qui fais le tambour.
10:46Ah bon ?
10:47Le garde-champètre est malade ?
10:48Non, mais ces blessures de grave-loc lui font mal.
10:49Alors, il peut plus battre.
10:50Et qu'est-ce que tu vas annoncer ?
10:51Une acquisition de chevaux pour la remonte.
10:52Eh ben.
10:53Une acquisition de chevaux pour la remonte.
10:54Eh ben.
10:55Tu vas leur faire plaisir aux paysans.
10:56Qu'aux chevaux aussi ?
10:57Eh ben.
10:58Faut bien avoir des chevaux si on veut avoir une cavalerie.
10:59Parce que t'as besoin d'une cavalerie, toi, après.
11:00Ben.
11:01Forcément.
11:02Si on veut me faire la guerre.
11:03On te fera pour la guerre à toi.
11:04Ben.
11:05Pourquoi pas ?
11:06Dis-donc.
11:07Moi, je suis français, hein.
11:08Eh ben.
11:09Eh ben.
11:10Eh ben.
11:11Eh ben.
11:12Eh ben.
11:13Eh ben.
11:14Eh ben.
11:15Eh ben.
11:16Eh ben.
11:17Eh ben.
11:18Eh ben.
11:19Eh ben.
11:20Eh ben.
11:21Eh ben.
11:22Et puis, le général Boulanger, il était beau, hein, le général Boulanger.
11:26Ouais.
11:27En tout cas, on peut pas dire qu'il soit mort dans son lit, celui-là.
11:29C'est rare pour un général.
11:30Etienne.
11:31Eh ben, Etienne.
11:32Hein ?
11:33Tu vas t'abîmer les yeux à force de peindre.
11:35Tu ne vois pas que le jour baisse ?
11:36Mais non, Clarice, j'y vois très bien.
11:37Oh mon Dieu.
11:38Ne crains rien, ma chère soeur.
11:39Je ne te le laisserai pas.
11:40Malheureusement.
11:41Où est-ce que je mettrais une horreur pareille ?
11:42Pourquoi ?
11:43On va.
11:44Eh ben.
11:45Eh bien.
11:46Eh bien.
11:47Eh bien.
11:48Eh bien.
11:49Eh bien.
11:50Eh bien.
11:51chère Clarice,
11:52il faut pas dire que c'est pareil.
11:53Pourquoi ?
11:54On voit ma loupe ?
11:55Mon pauvre Firmin, tu n'es pas mieux sans.
11:56Etienne, voilà ce que tu appelles de l'art.
11:59Ma chère Clarice, as-tu déjà vu un goya ou un daumier ?
12:03Non, je m'en porte pas plus mal.
12:04Il est vrai qu'il n'expose pas en place de sens.
12:05Suis le pix.
12:06Il te plaît.
12:08Il est fini.
12:09Un tableau, c'est jamais fini.
12:10Eh ben, heureusement.
12:11Je ressemble à un arbre.
12:12Mais tu ressembles à un arbre.
12:13À un pommier ?
12:14Oui, à un pommier.
12:15Un pommier.
12:16Oh, tu...
12:17À un pommier ?
12:19Oui, à un pommier.
12:22Monsieur le curé, je me suis reconnu.
12:26Je suis un pommier.
12:29Marie, son sonne.
12:31Mais la porte est toujours ouverte.
12:33C'est quelqu'un qui ne doit pas le savoir.
12:35Allez, vas-y, ferme-toi, qu'il court vite, va.
12:41Où est l'heure ?
12:42Où est l'heure ?
12:44Madame dame.
12:45Monsieur le curé.
12:46Monsieur le curé, monsieur le curé, elle va mourir.
12:57Mon Dieu, Étienne, Clarisse, venez vite, cette jeune femme s'est évanouie.
13:01Oui.
13:03Oh, regardez-moi ça, ils sont morts de fatigue.
13:06Ferme la porte, fermez, viens m'aider.
13:07Tiens, prends le petit, Clarisse.
13:09Là, là, venez, ma pauvre enfant, venez.
13:13Oh, pauvre mignon, comme il est pâle.
13:21Vous vous sentez mieux un peu ?
13:22Merci.
13:23Non, non, non, non, pas de remerciements.
13:25Vous êtes ici dans la maison du bon Dieu.
13:27Mais il faut que je vous parle.
13:29Non, non, non, non, plus tard, plus tard.
13:32Reposez-vous d'abord.
13:35Fais-leur donc deux bonnes tasses de bouillon, veux-tu ?
13:37Et surtout de sommeil dont ils ont besoin.
13:39Oui, tu as raison, alors tu leur prépareras la chambre après, hein ?
13:43Viens le bonnes tasses de bouillon.
13:45Viens, attention.
13:56Tu vas faire un bon dodo.
13:59Tenez, prenez le petit.
14:00Mets-moi avec mon dada.
14:03Vous allez le mettre au lit.
14:06Là, s'il va, viens dormir, hein ?
14:09Merci.
14:18Maintenant, dormez en paix.
14:20Merci.
14:20Merci.
14:20Ah, te voilà, mon père.
14:31Monsieur le curé, tenez, voilà, votre menteur.
14:33Merci.
14:34Oh, trop sale bête, là !
14:37Ouverture le potentiel, avec la couillante, tu vas te faire piquer.
14:40Ouais, oh, ben, tenez, les sale bêtes.
14:44Elles vont pas te manger.
14:45Ah, monsieur, tiens, tenez.
14:47Je vais faire ma tournée.
14:48Ah, ben, tenez, c'est votre tour, maintenant, ouais.
14:54Les nouvelles sont bonnes ?
14:59Eh, attends que je lise.
15:06Oh, par exemple.
15:09Qu'est-ce qu'il y a de sensationnel ?
15:10Le pape est mort ?
15:12Ne plaisante pas, je t'en prie.
15:13Ce que je lis est étrange, et ça nous concerne.
15:20Nous ?
15:21Que peut-il nous arriver dans ce point de paradis ?
15:24Une femme en fuite avec son enfant.
15:27La Vierge Marie.
15:28Arrête de dire des stupidités, s'il te plaît.
15:32Je crois que nous avons hébergé une criminelle.
15:34Une criminelle ?
15:35Le parquet de Paris et la préfecture ont pris les mesures nécessaires pour que Jeanne Fortier soit mis à la disposition de la justice.
15:44Voici son signalement.
15:4626 ans, taille un peu au-dessus de la moyenne, chevelure châtain assez abondante, lieu noisette, teint mat, et la femme est accompagnée d'un enfant de 4 ans.
15:57C'est tout à fait le portrait de notre invité.
16:00Oui.
16:01Alors, que dois-je faire ?
16:04Que veux-tu faire de plus ? Tu lui as accordé le droit d'asile.
16:06Bon, hélas, il n'est plus inviolable.
16:10Eh bien, fais prévenir les gendarmes.
16:12C'est complètement stupide, c'est pas mon métier.
16:15A eux de la trouver.
16:17C'est-à-dire que tu es réveillée.
16:18Édouard, regarde le beau petit garçon que je t'amène.
16:20Je vais pouvoir lui parler.
16:21C'est ça, va la confesser.
16:25Après tout, ce n'est peut-être pas elle.
16:27J'aimerais mieux.
16:32Ce jour-ci, vous n'avez pas vu une femme étrangère au pays ?
16:35Si, hier, oui.
16:36Une blonde ?
16:38Même qu'elle était toute sale.
16:39Elle m'a acheté du chocolat et elle est partie chercher son pain derrière l'église.
16:43Et puis elle est partie du côté de Chevry.
16:45Qu'est-ce qu'elle a fait ?
16:46Ça, ça nous regarde.
16:47Allez, viens.
16:51Il est mignon, ce petit.
16:56Oh oui, il est mignon.
16:57Et tu sais comment il s'appelle ?
16:58Non.
16:59Il s'appelle Georges.
16:59Georges, c'est bien ça.
17:01Écoute, Georges, tu sais ce qu'on va faire ?
17:03Tu vas aller faire joujou avec le monsieur qui est là-bas.
17:06Il s'appelle Étienne.
17:08Il va te dessiner ton dada.
17:10Tu veux ?
17:10Allez, va.
17:13Dis-donc, occupe-toi de lui, je t'expliquerai.
17:18Bonjour, ma chère enfant.
17:19Bonjour, monsieur le curé.
17:20Entrez donc, je vous en prie.
17:23Tu veux que je te dessine ton cheval ?
17:24Hein ?
17:25Alors, va l'installer là-bas.
17:27On va le dessiner tous les deux.
17:28Mais qu'est-ce qu'il se passe ?
17:30Tiens, lis ça.
17:31Toi, qui aimes les feuilletons ?
17:33Quoi, le crime ?
17:34Oui, le crime de choisir le roi.
17:35Lis, lis.
17:37Tiens, je te donne une feuille.
17:40Et puis un petit fusain.
17:42Dessine le cheval.
17:44Oui, j'ai fait un détail.
17:46Mon Dieu.
17:47Oh, le pauvre gosse.
17:48Et la mère, tu ne la plains pas ?
17:51Mais le journal dit que...
17:52Oh, les journaux, les journaux, ils disent n'importe quoi.
17:55Le bon curé en saura plus que dans quelques minutes.
17:58On peut lui faire confiance.
18:00Vous êtes donc bien Jeanne Fortier.
18:02Oui, monsieur le curé.
18:05Mais savez-vous que la police vous recherche ?
18:08Mais de quoi m'accuse-t-on ?
18:10D'avoir mis le feu à une usine et d'en avoir assassiné le propriétaire.
18:15C'est faux.
18:17Je vous jure que ce n'est pas moi.
18:20Alors, pourquoi fuyez-vous ?
18:22Vous avez raison, ma fuite a l'air d'un aveu.
18:29On va me condamner.
18:32Je ne pourrais pas me défendre.
18:35J'avais pourtant une preuve de mon innocence.
18:37Quoi ?
18:38Oui.
18:39Mais qu'est-elle devenue ?
18:40Elle a disparu dans l'incendie.
18:42C'était une lettre de Jacques Garraud.
18:44Il voulait me faire sa complice.
18:46Jacques Garraud ?
18:47Mais ce Jacques Garraud que vous accusez à périr voulant sauver des flammes,
18:52l'argent et les papiers de monsieur Labroux,
18:55ce n'est pas le geste d'un coupable.
18:57Mort ?
18:59Lui ?
19:00Mais c'est un mensonge ?
19:02Un mensonge de plus ?
19:04Le journal l'affirme.
19:06Et il y avait des témoins.
19:09Oh.
19:12Oh.
19:14Alors.
19:14Alors, je suis perdue.
19:20Oh.
19:23Alors, allons, mon enfant.
19:25Du calme, je vous en prie.
19:27Vous avez eu tort, évidemment, de quitter votre poste.
19:30On aurait dû vous trouver sur les lieux du sinistre,
19:32prête à répondre à toutes les questions
19:33et à repousser tous les soupçons.
19:36Ça, votre fuite, est une faute.
19:39Mais, ce n'est peut-être pas un crime.
19:43M. le curé, je vous le jure que je suis innocente.
19:46Je vous le jure.
19:47Sur la tête de mon petit Georges
19:49et sur celle de ma petite Lucie.
19:53Oui.
19:55Je vous crois, Jeanne.
19:57Votre regard, votre voix,
20:00plaident pour vous.
20:00Mais, les juges,
20:05est-ce qu'ils m'écouteront ?
20:07Je n'en sais rien.
20:10Mais puisque vous avez votre conscience pour vous,
20:13vous ne pouvez rien faire d'autre que d'aller vers eux.
20:17Mais si je me livre,
20:20c'est la prison
20:21que deviendront mes enfants.
20:24on me séparera de mon fils.
20:30Hélas.
20:31Non.
20:33Non.
20:36Jamais je ne me laisserai lever mon enfant.
20:38Mais attendez.
20:38Non.
20:39Attendez.
20:40Non.
20:40Attendez, voyons.
20:42Jean.
20:43Jean.
20:46Jean, mon chéri.
20:48Mais qu'est-ce que tu vas devenir ?
20:50Maman, maman, maman.
20:52Oh, c'est pour moi.
20:54Mais vous n'affolez pas,
20:54je n'ai peut-être qu'un paroissien.
20:56Drôle de paroissien, regarde.
21:02Monsieur le curé,
21:03ce n'est pas de gaieté de cœur,
21:04mais c'est au nom de la loi.
21:06Oui, vous venez chercher Jeanne Fortier.
21:07Écoutez, je suis certain de son innocence.
21:09Ce n'est pas moi qui juge.
21:12Entrez.
21:13Mais elle allait se rendre d'elle-même.
21:18Vous êtes bien la femme Fortier ?
21:19Oui.
21:20En vertu d'un mandat régulier,
21:22je vous arrête.
21:23C'est mon devoir.
21:26Il va, faites-le.
21:28Vite.
21:30Mettez-lui les manettes.
21:31Donnez-moi l'enfant, madame.
21:32Maman, maman.
21:33Non.
21:34Madame, donnez-moi l'enfant.
21:36Impossible.
21:37L'ordre d'arrestation ne concerne que vous.
21:39Mais,
21:40qu'est-ce que vous allez faire de lui ?
21:43Vous avez les parents ?
21:44Non.
21:47Alors l'hospice s'en chargera.
21:49Oh, non.
21:50Pas à l'hospice.
21:51Oh, monsieur le curé, je vous en supplie.
21:53Laissez pas mon petit garçon aller à l'hospice.
21:55Ne craignez rien, madame Fortier.
21:57Le petit n'ira pas à l'hospice.
21:58Nous nous chargerons de lui.
21:59Bravo, ma soeur.
22:01Merci.
22:01Quand vous serez acquitté,
22:02vous viendrez le chercher ici vous-même.
22:06Georges.
22:08Georges.
22:10Maman, maman, maman.
22:11Nous n'abandonnerons pas votre enfant,
22:16je vous le promets.
22:18Monsieur,
22:19je voudrais tellement vous croire.
22:22Je vous le jure, madame.
22:25Allons, Jean de Fortier,
22:26il faut nous suivre.
22:33Croyez-moi, si vous voulez,
22:35il y a des fois où j'aimerais mieux être cantonnier.
22:36Qu'est-ce que vous attendez?
23:06On ne sera pas la foule du Grand Prix, hein?
23:28Ce n'est pas non plus une grande affaire.
23:30Bien sûr.
23:30Une petite ouvrière qui gagnait 20 sous par jour,
23:33qu'elle trouvait de vouloir jouer les premiers rôles.
23:35C'est indécent.
23:37Tiens, voilà, maître Nerval.
23:38Nous allons avoir du spectacle.
23:44Bonjour, cher maître.
23:45Bonjour.
23:46Génial, votre garnier de papier.
23:48Attention, le ciel est en france.
23:52Messieurs, la cour.
24:05Faites-en entrer l'accusé.
24:07Faites-en entrer l'accusé.
24:07Dans la nuit du 7 au 8 novembre 1892,
24:27la susnommée Jeanne Fortier est accusée d'avoir incendié l'usine de verrerie 6 27 rue des Berges
24:32et d'avoir, à l'aide d'une vasque de pierre, porté des coups ayant entraîné la mort sur la personne du sieur Jules Labroux.
24:41La la la la la la la la...
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