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Le jeune ingénieur Clément Labroue est devenu le directeur de l'usine d'un certain Paul Harmant, richissime industriel américain d'origine française. Mary, la fille du milliardaire, est amoureuse du jeune homme. Mais Clément reste fidèle à Lucie. Paul Harmant est prêt à tout pour le bonheur de sa fille Mary...
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Transcription
00:30Castel, grâce à ses relations, a vite retrouvé la trace de Lucie.
00:40La jeune fille est couturière en chambre.
00:42Jeanne Fortier loue sous le nom de Lise Perrin un petit logement dans le même immeuble
00:47et, tout en gardant son secret, devient l'amie de la petite cousette.
00:51Elle est la porteuse de pain du quartier et tout le monde l'appelle familièrement Maman Lison.
00:56Un jour, Lucie lui présente le jeune homme qu'elle aime.
01:00Cette rencontre bouleverse Jeanne.
01:02L'amoureux de Lucie n'est autre que le fils de Jules Labroux, l'industriel assassiné.
01:11Mademoiselle, veut-elle contrôler l'ordonnance de la table ?
01:14Mademoiselle, je veux qu'on la laisse en paix.
01:16Bien, mademoiselle.
01:22J'en fais une tête.
01:23Que se passe-t-il ?
01:24Ce n'est rien, monsieur. Mademoiselle vient de rentrer.
01:26En effet, je vois que le temps est à l'orage.
01:49Votre père peut-il savoir d'où vient ce gros chagrin ?
01:53Votre Clément Labroux est un excellent personnage.
01:55Je ne veux plus le voir dans ma vie.
01:58Vous suffit de ne plus aller à Courbevoie.
02:00Renvoyez-le, ce sera encore plus simple.
02:02Ce serait une injustice et une mauvaise affaire.
02:06Car il est un excellent collaborateur.
02:08Il a refusé votre invitation au dîner.
02:11L'invitation n'est toi, ma chérie.
02:14Et si tu veux mon avis, elle est à la fois prématurée et faite trop tardivement.
02:18Vous me donnez-toi ?
02:20Oui.
02:22Il me semble que tu t'es attachée bien vite.
02:24Un garçon dont il y a un mois tu ignorais l'existence.
02:27Oh, c'est vrai, père.
02:29Oh, je suis malheureuse.
02:30Parce que le garçon n'a pas voulu obéir sagement, ma petite fille.
02:35Je veux qu'il m'aime, vous entendez ?
02:37Nous y mettrons le truc qu'il faudra.
02:39Après tout, vous êtes milliardaire.
02:42Et peut-être pas suffisant.
02:44Enfin, j'ai du courrier pour vous.
02:58Pour moi ?
02:59Oui, madame Lise Thérin, c'est bien vous.
03:01Ah ben oui, merci.
03:03Comment ça m'étonner ?
03:04Depuis deux mois que vous êtes là, vous avez même pas reçu un prospectus.
03:07Oui, mais qu'est-ce que ça peut vous faire ?
03:09Oh, on ne voit rien.
03:10Ce mot, on n'aime pas ça dans les maisons bourgeoises.
03:13C'est vrai qu'il ne reçoit pas de lettres, il ne se fait pas connaître.
03:15Vous êtes rassuré, maintenant ?
03:17Oh, vous savez, je disais ça.
03:18Oui ?
03:25Oui ?
03:42Moi, petite Lucie, vous aimeriez aller à une exposition de peinture ?
03:48Ah oui ?
03:49Tenez, voilà une invitation pour deux personnes.
03:52Vous viendrez avec moi ?
03:53Oh non, moi je n'aime pas sortir.
03:56Je suis sûre que vous trouverez quelqu'un pour vous accompagner.
03:59Oui, maman Lison.
04:01Merci.
04:03Amusez-vous bien.
04:04Ton beau Clément n'était donc pas libre ?
04:11Non, je n'ai pas pu le joindre, on m'a dit qu'il était en voyage d'affaires.
04:14Il aurait pu te prévenir.
04:15Pourquoi ? Nous devons nous voir dimanche.
04:17Oh, dis donc, il y a du beau linge.
04:19Oh, t'as dû mettre un château.
04:20Bon, t'as dû mettre un château.
04:28Oh, bonjour, c'est gentil d'être venu.
04:31Entrez, je vous en prie.
04:32Bonjour, monsieur.
04:32Approchez-vous du buffet.
04:34C'est parfait.
04:35Voilà.
04:37Mon Dieu, je n'ose pas entrer.
04:40Nous ferions tâche parmi ce bon monde.
04:42C'est très bien.
04:43C'est très bien.
04:45Intéressant, n'est-ce pas ?
04:46Très intéressant.
04:48Acheter.
04:49C'est un bon placement.
04:51Vous croyez ?
04:52Certain.
04:54Bernheim ne se trompe jamais.
04:55Castel, ça, c'est de la peinture.
04:57Tu les entends, ces imbéciles ?
04:59C'est à qui dira la plus grosse sottise.
05:02Le plus fort, c'est qu'ils achèteront quand même,
05:03parce que Bernheim leur dira que c'est un bon placement.
05:05Oui, dites plus.
05:07Si seulement j'en entendais un dire devant une de mes toiles,
05:10oh, ça gêne.
05:11Je me précipiterais, je la lui donnerais.
05:12Oui, et du coup, il croirait que ta peinture ne voit rien.
05:16C'est probable.
05:16Ben, voyons.
05:18Oh, mais qu'est-ce qu'on fait ?
05:19On y va, on n'y va pas.
05:21Après tout, on est invité.
05:22Viens.
05:23Par là.
05:29Vous avez raison, Mairie, c'est très sympathique ici.
05:32Oh, mais c'est haut.
05:33Ah, ça va.
05:34Avant, c'est d'accord.
05:35Pêche-moi.
05:36Mais qu'il te prend, je t'en supplie, Georges.
05:39Pardon, Mairie.
05:40Mais bon, je compte sur vous pour me montrer ce qui est beau.
05:42Oh, n'y comptez pas, Marie, je sais bien que vous avez beaucoup plus de goût que moi.
05:45C'est lui ?
05:47Oui.
05:49Pas mal, hein ?
05:50Mais alors, son voyage d'affaires ?
05:53Mais enfants, la peinture n'est pas une affaire de goût.
05:56C'est une question flair.
05:57Ce qui veut dire que si mon père apprécie ce plastel, il achètera toutes ses toiles.
06:01Voilà qui est touché.
06:16Son attitude le prouve.
06:18Georges, j'ai enfin trouvé un véritable amateur.
06:21T'emballe pas.
06:23C'est peut-être une façon de penser à autre chose.
06:25Je vais m'en assurer.
06:26C'est magnifique, c'est magnifique.
06:29M. Paul Boncourt est là.
06:30Et aussi Mme Gaby Morley.
06:31Ils ne veulent pas repartir sans vous avoir félicité.
06:37Ce portrait vous plaît ?
06:40C'est justement ce que je vous demande.
06:42M. Armand, Étienne Castel.
06:45Quelle rencontre éblouissante.
06:47Un maître de l'industrie devant un maître de la peinture.
06:51Je vous ai posé une question, monsieur.
06:53Ah oui, excusez-moi.
06:53J'aime beaucoup votre peinture.
06:57Cette toile particulièrement.
06:59Elle est d'une expression rare.
07:01Elle est amoureuse.
07:02Mais monsieur, je ne m'en suis pas porté acquérir.
07:06Si, par votre insistance à la regarder,
07:08acceptez-la avec la reconnaissance de l'auteur.
07:11Merci, je suis confus.
07:13C'est un geste qui va me coûter une fortune.
07:17Bravo, tu l'as eu.
07:18Oh, ce qu'il y a à l'exaspérant avec les artistes,
07:22c'est qu'ils vous mettent toujours devant quelque chose de nouveau.
07:25Mais, ma chère amie, les industriels aussi,
07:26vous parlez comme un cocher de fiacre devant une automobile.
07:31Qu'est-ce qu'elles se croient ?
07:34Oh, maître, j'aime beaucoup vos œuvres.
07:37Mais j'ai du mal à les comprendre.
07:39Comprenez-vous le chinois, mademoiselle ?
07:40Non.
07:41Eh bien, le chinois aussi, ça s'apprend.
07:44Ce n'est pas moi qui le dis, c'est mon ami Picasso.
07:47Allez, viens, ils ne sont pas marrants, tous ces gens-là.
07:49Tu attends, moi, je les trouve très drôles.
07:59Allez, viens.
08:03Va, attends.
08:04Ma fille, qu'est-ce qui se passe-t-il ?
08:13J'ai l'impression qu'il y a un drame.
08:16Lucie !
08:17Lucie !
08:18Lucie !
08:20Oh, je vous en prie, Clément,
08:27ne nous foncez pas compagnie.
08:29Cela serait d'un très mauvais effet.
08:30Suis-je donc tenu en laisse ?
08:32On savait bien que non.
08:33On le dirait parfois.
08:35Cette jeune personne qui vous intéresse,
08:36je l'ai reconnue.
08:38C'est ma couturière.
08:39Peut-être, mais c'est aussi ma fiancée.
08:44Baptiste, que lui est-il arrivé ?
08:47Vous l'avez encore brusqué ?
08:48C'est peut-être un bon ingénieur,
08:49mais je suis un piètre chevalier servant.
08:51Prévenez-le, docteur Hinoque.
08:52Qu'il vienne tout de suite à la maison.
08:59Lucie !
09:00Les apparences sont souvent trompeuses.
09:05Tu dois comprendre que Clément est obligé à certains égards
09:07envers la fille de son patron.
09:09Non, il m'a menti, maman Lison.
09:13D'ailleurs, pourquoi ferait-il attention à moi
09:15quand il a auprès de lui une autre jeune fille,
09:19jeune, riche et bien plus jolie que moi ?
09:21Mais c'est toi qui l'aimes, j'en suis sûre.
09:24Vous ne diriez pas ça si vous l'aviez vu,
09:25comme moi, faisant le joli coeur avec l'autre
09:28qui s'amusait de ses mots,
09:29comme si on ne lui avait jamais rien dit d'aussi drôle.
09:35Demain, il viendra tout expliquer.
09:38Nous nous rirons ensemble.
09:40Demain, ma porte sera fermée.
09:41Je refuse de le recevoir.
09:44D'ailleurs, il n'osera plus se montrer.
09:47Ça m'étonnerait.
09:48Je ne veux plus le revoir.
09:51Si vous lui parlez, maman Lison,
09:52nous ne serons plus amis.
09:54Ne dis pas de bêtises.
09:56Vous, au moins, vous êtes sincères
10:00et fidèles.
10:03J'en suis certaine.
10:07Oh, maman Lison,
10:10j'ai le coeur serré comme par des tenailles.
10:15Oui, je sais, ma petite fille.
10:19Il fait toujours très mal le premier chagrin d'amour.
10:22Respire profondément.
10:30Toussé, maintenant.
10:36Ce n'est pas grave, mon petit.
10:39Elle se remettra rapidement.
10:40Oui.
10:42Je reçois ça.
10:44J'en viens.
10:46Je vous raccompagne.
10:52Oh, mon Dieu.
11:10Est-ce qu'il me voyait comme ça?
11:13Alors, Marie,
11:14tu nous as fait une fausse peur?
11:15Que dit le docteur?
11:17Il pense qu'après deux bons mois de repos
11:18à la montagne,
11:19tu seras plus solide que nous deux.
11:20Vous deux, vous êtes des sacrés menteurs, vous deux.
11:25Ah, ils n'ont pas d'idées noires, je t'en prie.
11:27Ce qu'il te faut avant tout,
11:28c'est justement un bon moral.
11:30Et vous croyez que c'est à la montagne
11:31que je me ferais ce bon moral?
11:33Mais oui, la neige, le soleil, leur peau.
11:37Et Clément?
11:39Tu le retrouveras tantôt.
11:40Jamais on ne retrouve exactement ce qu'on a quitté.
11:43Oh, tu deviens philosophe.
11:45Oh, père, je veux être la femme de Clément.
11:47Ma chérie, nous en reparlerons plus tard.
11:49Pensons d'abord à ta santé.
11:51Et vous ne comprenez donc pas
11:52que sans lui, je n'ai pas envie de vivre.
11:55Tu tiens tellement à lui.
11:57Oh, père, croyez-moi,
11:59ce n'est pas un caprice d'enfant gâté.
12:01Vous m'être traînés, n'est-ce pas?
12:03Ma chérie,
12:04c'est ce que je fais depuis que tu es au monde.
12:06Attendez-moi une seconde.
12:18Bien, monsieur.
12:19Mon cher labo, êtes-vous content de votre poste?
12:22Comment ne le serait-je pas?
12:23J'ai une situation inespérée pour mon âge.
12:25Avec l'argent que je gagne,
12:26je pourrais dans dix ans reconstruire l'usine de mon père
12:29sur les terrains de Choisy-le-Roi.
12:32Ces terrains vous appartiennent toujours?
12:33Oui, ma tante n'a jamais voulu s'en dessaisir.
12:37Vous pouvez donc en disposer.
12:38Oui, mais quand j'en aurai les moyens...
12:40Vous m'avez dit vous-même que notre usine de Courbevoie
12:42n'arrive pas elle seule à satisfaire les commandes.
12:44La solution est là.
12:46Nous allons en construire une autre,
12:47à Choisy-le-Roi.
12:49Je ne suis pas vendeur.
12:51Je ne vous propose pas d'acheter.
12:53Ce sera votre part d'associé.
12:55Quoi?
12:57Votre associé, mais vous plaisantez-moi.
12:59On apporterait un film en comparaison du vôtre.
13:02Vous avez dû remarquer
13:03que je ne plaisante jamais.
13:04Ce n'est pas votre capitale qui m'attire, vous vous en doutez.
13:07Ce sont vos capacités.
13:09Ce n'est plus l'âge ni le goût des grandes affaires.
13:12J'ai besoin d'un homme comme vous
13:14pour les continuer à ma place.
13:16C'est trop beau.
13:17Je n'ose accepter.
13:19Mon cher Clément,
13:20savez-vous comment moi,
13:23simple ouvrier,
13:23je suis devenu l'associé de James Montima?
13:25Oui, Mary me l'a dit,
13:27en épousant sa fille.
13:28Et elle est plus jolie, vous pouvez me croire.
13:30Aussi jolie que Mary.
13:33Et morte d'embêtant son enfant monde.
13:36Je ne m'en suis jamais consolé.
13:37C'est curieux,
13:41mais plus je vous connais,
13:42plus je trouve que vous ressemblez à mon père.
13:46Vraiment?
13:48Je me réfère à des photographies
13:49plutôt qu'à mes souvenirs.
13:51Mais la barbe,
13:53les cheveux...
13:55C'est une question de mode.
13:58Non, non.
13:59C'est un mélange de troideur
14:00et de générosité
14:01qui déroutait son entourage.
14:04On le craignait,
14:05mais on l'aimait aussi.
14:07Mais si je ressemble tellement à votre père,
14:10autant que je le sois pour le bon,
14:12vous suffit d'être mon gendre.
14:14Votre gendre?
14:15Et mon associé.
14:20Monsieur,
14:20l'offre que vous me faites
14:22me touche beaucoup,
14:23mais...
14:25mais je ne peux pas l'accepter.
14:28Il y a une autre jeune fille dans ma vie.
14:30Oui, je suis au courant.
14:31Une cousette,
14:32une enfant sans fortune,
14:33bref, une amourette de passage.
14:34Nous avons tous été jeunes.
14:36Branchez-y.
14:37L'amour a les ailes.
14:39Il s'envole.
14:40La fortune s'envole aussi.
14:42N'insiste pas, vous réfléchirez.
14:46Puis-je au moins vous demander un service?
14:48Si dans mes possibilités de vous le rendre...
14:51Mairie vous aime.
14:52Et là, vous le savez,
14:53une santé fragile.
14:53son état pourrait s'aggraver
14:55d'une grosse déception.
14:57Je ne réclame de vous
14:58qu'un peu de délicatesse.
15:00Mais elle risque de s'y tromper.
15:02Je préfère un pieux mensonge
15:04à une vérité trop brutale.
15:05Je vous en prie.
15:14Faites ce que je vous demande.
15:16M'affiez de tout ce qui me reste au monde.
15:17M'affiez de tout ce qui me reste au monde.
15:28Vous me voulez aller là?
15:30Oui, monsieur.
15:31Il est dans sa chambre.
15:32Père!
15:33Viens, je t'apporte un peu de l'hiver.
15:35Oh, dites-le vite.
15:37Eh bien, nous avons parlé à M. Clément Labonte.
15:40Il est charmant, ce jeune homme.
15:42Il me plaît beaucoup à moi aussi.
15:44C'est-il maintenant que je l'aime ?
15:46Il faudrait qu'il soit aveugle pour le boisson et pas merci.
15:49Lui avez-vous dit que vous étiez prêt à lui accroger ma main ?
15:51Oui. Il l'a embrenouillé d'étonnement, le jeune garçon.
15:55Je ne l'avais jamais vu à ce moment.
15:57Il est d'accord. Quelle joie !
16:00Doucement, doucement. Il le serait de tout cœur, mais il a des scrupules.
16:05La différence de fortune, tu comprends ?
16:08Quelle importance.
16:10Il lui a de quoi faire hésiter un homme délicat.
16:13C'est tout à son manœuvre. Il ne veut pas avoir l'air d'un coureur de dote.
16:17Mais ne t'inquiète pas. S'il accepte le principe d'être mon associé,
16:21il sera bientôt riche lui aussi.
16:23Et alors, rien ne l'empêchera de se déclarer.
16:26Mais ça va être long.
16:28Il paraît toujours court, le temps des fiançailles.
16:30Quand auront-elles lieu ?
16:32Le jour où il se déclare. Mais n'oublie pas qu'il est timide.
16:37Et cette fille du peuple qu'il fréquente, il va rompre avec elle ?
16:40Il m'a promis de le faire en douceur.
16:42Elle s'accrochera à lui.
16:43Mais non. Il suffira d'un peu d'argent.
16:46Ses cousettes se cassent en deux pour ramasser une épingle sur le fourdoir.
16:50Ah oui. C'est le bon moyen. Il faut l'acheter et qu'elle disparaisse.
16:54Ah, mon père, je me sens déjà mieux.
17:03Au revoir, je suis bonne.
17:05En plus, bien croire, allez.
17:09Maman Lison !
17:11Maman Lison !
17:12Qu'est-ce qui vous arrive ? Vous en faites une tête ?
17:15J'ai frappé à la porte de Lucie, je l'ai appelée, mais elle n'a pas répondu.
17:18Et pourtant, je suis certain qu'elle est chez elle.
17:20Oui, mais Lucie a bien changé depuis cette exposition de peinture.
17:23Elle a tort. Elle croit des choses qui ne sont pas.
17:25Mais elle vous a vues avec une certaine personne.
17:28C'est la fille de mon patron, elle n'est rien pour moi, je vous le jure.
17:30Peut-être, mais elle en doute.
17:33Comment faire si elle refuse de me voir ?
17:36Maman Lison, aidez-moi, s'il vous plaît.
17:40Venez.
17:45Non, restez là.
17:46Qu'est-ce que je fais ?
17:47Montez dans cinq minutes avec des fleurs.
17:49Des roses ?
17:50Non, des violettes.
17:52Vous avez des violettes ?
17:53Oui, entrez.
17:56Si ma petite voisine ne veut pas recevoir son amoureux,
17:58c'est qu'elle a vraiment le goût du malheur.
18:00Un quoi bon ? Maintenant, je ne l'enverrai plus.
18:03Allons.
18:04Un visage hostile et une porte fermée découragerait les meilleures volontés.
18:11Maman Lison, peut-être qu'il revienne.
18:13Petite girouette.
18:18Allez, va.
18:21Clément.
18:22J'ai...
18:32Bon, je vais finir ma tournée.
18:43Bien sûr.
18:44Je ne sais pas.
19:10Au début, la vie ne sera pas tout rose.
19:13Je serai stupide d'espérer que M. Armand me laissera mon emploi.
19:17Nous nous contenterons de peu. Mon tillagement nous suffira.
19:24Et puis à nous deux, nous ne tenons pas beaucoup de place.
19:27Si peu de place, on se sert.
19:32Tiens, Maman Lison a dû oublier quelque chose.
19:38M. Armand, que venez-vous faire ici ?
19:41Je suppose que M. Laprou est ici dans le même but que moi.
19:45J'en serai très étonnée.
19:47Je pensais qu'il serait bon de porter un adoucissement à votre rupture.
19:50Prenez cette enveloppe, mademoiselle.
19:52Il y a là-dedans de quoi vous installer à votre compte.
19:54De l'argent ?
19:57À moi ?
19:59Pas de façon, je vous en prie.
20:01Vous avez raison, je n'ai pas les moyens de faire la fière.
20:05Cette enveloppe contient 100 000 francs.
20:09100 000 francs ?
20:11C'est merveilleux.
20:12Je pourrais devenir patronne à mon tour et me payer des midinettes.
20:15Pas au même prix, naturellement.
20:17Vous êtes plus généreuse que moi.
20:19Qu'en dites-vous, M. Labrou ?
20:21Cette scène est odieuse et ridicule.
20:23Vous entendez ? Odieuse pour vous ? Ridicule pour moi.
20:27Gardez cette enveloppe, miss Armand.
20:29Si M. Labrou estime qu'il n'a plus rien à faire ici,
20:31vous pouvez l'emmener gratuitement. Je n'en serai pas plus pauvre.
20:34Venez donc, Clément. Cette fille n'a pas deux sous de bon sens.
20:37Et encore moins pour 100 000 francs.
20:40Eh bien, Clément, qu'est-ce que vous attendez ?
20:43J'attends qu'on veuille bien me laisser la parole.
20:45Eh bien, parlez !
20:47Vous étiez plus loquace tout à l'heure.
20:49Mairie, je ne sais pas ce que M. Armand a pu vous dire
20:51pour que vous ayez été amené à faire cette démarche incongrue.
20:54Incongrue ?
20:56Moi aussi, je comprends.
20:59Mais puisque vous êtes venue, vous serez la première à apprendre notre mariage.
21:04Notre mariage ?
21:05Non. Pas le vôtre.
21:11Celui de Lucie.
21:14Je vous présente ma future femme.
21:19Ouais.
21:21Félicitations.
21:24Je crois qu'aujourd'hui, j'ai fait des sérieuses économies.
21:27Ce qui ne m'arrive pas souvent.
21:29Mon père sera content.
21:30Je crois maintenant.
21:31Clément.
21:32Pardon.
21:33Ma chérie, tu t'es comportée comme une sotte.
21:34Je t'avais dit que Clément voulait rompre un douceur.
21:35Ta démarche insensée l'a obligée à faire un éclat.
21:36Il pouvait en profiter pour me suivre.
21:37Jamais.
21:39Un homme véritable ne se laisse jamais forcer la main de cette façon.
21:41J'en aurais fait autant à sa place.
21:43Alors c'est fini.
21:44Comme tu connais mal les hommes, ma chérie.
21:46Oui ?
21:47Monsieur Clément Labroux demande à parler à monsieur.
21:48Faites-le entrer dans mon bureau.
21:49Bien, monsieur.
21:50Vous voyez, c'est fini.
21:51C'est fini.
21:52Non, ça commence.
21:53Non, ça commence.
21:54Je t'en ai dit que les marchés insensés l'a obligée à faire un éclat.
21:55Il pouvait en profiter pour me suivre.
21:56Jamais.
21:57Un homme véritable ne se laisse jamais forcer la main de cette façon.
22:00J'en aurais fait autant à sa place.
22:03Alors c'est fini.
22:05Comme tu connais mal les hommes, ma chérie.
22:09Oui ?
22:11Monsieur Clément Labroux demande à parler à monsieur.
22:13Faites-le entrer dans mon bureau.
22:15Bien, monsieur.
22:16Vous voyez, c'est fini.
22:18Non, ça commence.
22:23Oui.
22:32Cher Clément, quel bon vent vous amène.
22:35Monsieur.
22:36Plutôt qu'elle m'avait courant d'air.
22:38Vous avez la tête de quelqu'un qui vient de s'enrhumer.
22:41Asseyez-vous donc et dites-moi ce qui vous tracasse.
22:44Ma démarche, enfin, ce que j'ai à vous dire.
22:49Monsieur, je sais que c'est grâce à vous que j'ai connu la grande chance de ma vie.
22:52C'est une chose que nous savons déjà tous les deux.
22:54Mais via cette chance, je ne m'en sens plus digne.
22:56Je la trouve trop grande pour moi, enfin, au-dessus de mes moyens.
23:00Bref, je vous prie d'accepter ma démission.
23:03Votre démission ?
23:04Ai-je bien entendu ?
23:06Ça n'est pas sérieux, voyons.
23:07Si, monsieur.
23:08Auriez-vous reçu d'un de nos concurrents l'offre d'une situation plus avantageuse ?
23:12Non, bien sûr.
23:13Nos méthodes de travail vous ont-elles déchir ?
23:15Ce serait bien difficile.
23:16Alors, expliquez-vous.
23:17Je n'ai à me plaindre de rien, ni de personne.
23:21Je veux seulement retrouver ma liberté.
23:26Ici, il a des moyens exceptionnels de recherche et de réalisation.
23:31Des appointements par un signe.
23:33Qu'est-ce qu'il lui faut de plus ?
23:36Hein ? Qu'est-ce qu'il vous faut de plus ?
23:37Eh bien, c'est trop, justement. Je refuse ce traitement de faveur.
23:40Et pourquoi, s'il vous plaît ?
23:42Je vais vous le dire, moi.
23:44Parce que vous êtes un orgueilleux et un égoïste.
23:46Exactement ce qu'il faut pour faire un ingrave.
23:48Je n'oublierai jamais le tien.
23:49La vraie mémoire vient du cœur, je peux vous en parler.
23:52Il m'aura suffi de croiser un homme digne de ce nom.
23:55Un certain labo.
23:57Pour que vingt ans après, je prenne son fils en charge et en affection.
24:01Croyez-vous que votre père serait heureux de vous voir gâcher vos dons et votre avenir
24:07avec une telle légèreté pour une amourette de collégiens ?
24:10Clément, vous n'en avez pas le droit.
24:12Je suis là pour vous protéger contre vous-même.
24:15Un jour, vous me remercierez de vous avoir gardé une manière à vous.
24:19Vous ne savez pas...
24:20Je sais.
24:22À demain, Clément.
24:24Et j'ai déjà oublié cette conversation.
24:31Demain matin, tu recevras deux douzaines de roses.
24:37Maman.
24:39Si.
24:41Viens embrasser ton père.
24:44Oh, Daddy. Daddy. Oh.
25:01Au revoir.
25:02La la la la...
25:04La la la...
25:18La la la la...
25:23Sous-titrage MFP.
25:53...
26:23...
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