- il y a 6 mois
Ce mardi 13 janvier, Sébastien Korchia, directeur general et directeur des investissements chez COGEFI Gestion, et Alain Pitous, senior advisor ESG, se sont penchés sur la vidéo devenue virale publiée par Jerome Powell concernant sa poursuite judiciaire, l'indépendance de la FED, Rick Rieder qui pourrait être le futur successeur de l'actuel président de la FED, l'inflation qui reste stable en décembre aux États-Unis, l'évolution des marchés qui débutent l'année sur des records, Donald Trump qui jette son dévolu sur le Groenland, ainsi qu'Apple qui va intégrer l'IA Gemini dans ses Iphone , dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Le club est ouvert. Nos experts viennent de nous rejoindre.
00:06Sébastien Corchia, directeur général des investissements de Cogéfi Gestion.
00:09Bonsoir Sébastien.
00:10Bonsoir Guillaume.
00:11Bienvenue. Alain Pitou, senior advisor USG, en fil rouge avec nous.
00:14Rebonsoir Alain.
00:15Bonsoir.
00:16Ravi de vous retrouver l'un et l'autre.
00:17On va parler du potentiel des marchés bien évidemment.
00:19D'abord, quand même, oui, Jérôme Powell fait mieux que Lady Gaga ou que Taylor Swift.
00:24C'est pas une blague.
00:25La vidéo de Jérôme Powell d'avant-hier cumule quasiment 85 millions de vues.
00:3085 millions de vues.
00:32Cette vidéo dans laquelle il annonce être poursuivi, ou en tout cas convoqué par la justice américaine.
00:3585 millions de vues, c'est deux fois plus que la moyenne des vidéos de Lady Gaga.
00:40C'est plus aussi que Taylor Swift.
00:43Alors au point qu'un comique aux Etats-Unis, un humoriste très suivi là-bas,
00:48ironise sur la situation en expliquant que le monde doit vraiment aller très mal
00:52pour qu'un homme, l'homme le plus ennuyeux du monde, le président de la Fed,
00:56arrive à, juste en parlant normalement de mathématiques,
00:58mais cette fois dans une vidéo, à apparaître comme un homme sur le point d'entrer en prison,
01:03lanceur d'alerte et accumuler plus de vues que Lady Gaga.
01:06On en est là.
01:07C'est vrai que le résumé est un peu cruel et on en est là, Sébastien.
01:11Oui, on en est là parce que la situation est quand même assez exceptionnelle et assez grave.
01:14C'est-à-dire que vous avez un patron de banque centrale, la première banque centrale au monde,
01:20qui essaye de défendre d'abord son intégrité et puis l'indépendance de l'institution qu'il défend.
01:30Parce que si on regarde juste, qu'est-ce qu'on lui reproche visiblement à Jérôme Powell ?
01:35C'est d'avoir dépensé des millions, pour ne pas dire des milliards d'ailleurs,
01:39sur la rénovation de deux bâtiments.
01:41Je vous rappelle au passage que Donald Trump, sans l'accord du Congrès,
01:45a fait démolir l'aile est de la Maison Blanche.
01:49Il a demandé l'avis à personne et que les travaux lui coûtent déjà deux fois le prix de ce qui était prévu.
01:54Pour faire quoi ? Une salle de balle.
01:56Donc c'est quand même un peu fort de café.
01:58Avec des sièges en marbre.
01:59Il explique d'ailleurs que c'est la première fois qu'il y aura des sièges en marbre.
02:02On devine pourquoi, ça ne doit pas être très confortable,
02:03mais lui est content parce que pour la première fois, on s'assérase sur des sièges en marbre.
02:06Voilà, donc vous voyez la situation dans laquelle on est.
02:10Non, ce qui me surprend le plus, blague à part de l'aile est de la Maison Blanche,
02:14ce qui me surprend le plus, c'est pourquoi, je n'ai pas la réponse et je ne l'ai pas trouvé,
02:19pourquoi Donald Trump s'en prend autant à Jérôme Powell,
02:25à un moment où finalement, de lui-même, parce que c'est la fin de son mandat,
02:29dans trois mois ou dans quatre mois je crois, il allait partir.
02:33Alors éventuellement, on peut se dire, oui, il n'allait plus être le président de la Fed,
02:37mais il pouvait rester jusqu'en 2028, donc c'est une façon de le faire partir et qu'il ne soit plus membre votant.
02:42Mais si vous ne voulez pas le faire partir, c'est la meilleure façon de le faire.
02:45D'autant plus qu'il y a maintenant des Républicains qui sont vent debout contre Trump
02:49et qui disent, puisque c'est ça, moi le process de nomination du candidat qui remplacera Jérôme Powell,
02:56je ne le valide pas. Donc ça va bloquer la machine, potentiellement,
03:00et puis vous imaginez la crédibilité de celui qui sera le remplaçant de Jérôme Powell,
03:06qui sera encore plus considéré comme étant quelqu'un absolument pas indépendant.
03:12Donc d'un point de vue, à part faire plaisir à des magas qui ne sont pas des spécialistes
03:19de la politique monétaire et de la Fed, à mon avis, et de leur faire plaisir pendant 48 heures,
03:23il n'y a personne aujourd'hui, en tout cas j'ai trouvé personne,
03:27qui était capable de donner un argument pour, politiquement même, sur cette prise de décision.
03:33Alors si vous y rajoutez à ça les conséquences que ça peut avoir sur la dépendance de la justice
03:37et vous y rajoutez tout ce que l'on entend, qu'il est en train de faire,
03:42là qu'il y a vu électoraliste de dire, je vais mettre sous ma coupe
03:46Freddie May et Freddie Mac, je vais mettre sous ma coupe les banques
03:53pour ne plus qu'elles fassent des crédits au-delà de 10%, etc.
03:56Vous vous dites, à part vouloir faire une politique à la Xi Jinping,
04:01moi je ne vais plus pouvoir aller en vacances ni aux Etats-Unis ni aux Chines,
04:03mais pour le coup, c'est quand même assez incompréhensible ce qui est en train de se passer.
04:08Je ne parle même pas du Groenland, mais tout ça, ça va dans le même panier.
04:11À quelques mois des élections.
04:14Et je ne crois même pas que ce soit une posture électorale d'attaquer,
04:17sauf à être dans une haine terrible contre ce...
04:2084 millions de vues, on rappelle, c'est deux fois plus que la moyenne des vues des vidéos de Lady Gaga,
04:25c'est plus que Taylor Swift, on parle bien de Jérôme Powell, les amis.
04:29L'homme en cravate avec des petites lunettes qui parle de taux d'intérêt.
04:32Qui aurait cru ?
04:33Si dans les signes noirs de cette année 2026, on avait dit,
04:36tiens, Jérôme Powell sera plus regardé que Taylor Swift,
04:39personne n'aurait cru.
04:39C'est pourtant ce qui est en train de se passer.
04:41Plus sérieusement, d'ailleurs, enfin plus sérieusement,
04:43les démocrates sont peut-être jaloux, d'ailleurs,
04:45vont peut-être demander à Jérôme Powell de se présenter à la prochaine présidentielle.
04:48Lui qui attire des vues, les démocrates, eux, n'arrivent pas à attirer autant de vues.
04:51Comment est-ce que vous regardez ce qui est en train de se passer ?
04:53Et l'onde de choc, finalement, dans la société américaine,
04:55parce que ce nombre de vues, c'est un vrai baromètre aussi, Alain ?
04:58Alors, je crois qu'il y a une réponse institutionnelle qui a été apportée
05:01avec les patrons de Banque Centrale, vous les avez cités.
05:04Je pense qu'à la fin, on va rester dans une banque centrale indépendante.
05:12C'est ce que je dirais à 60% de chance que ça se passe,
05:17on va dire que ça se dilue dans le temps que, finalement,
05:19on en entend parler dans quelques jours, quelques semaines.
05:23Et tout ça, ce sera un épiphénomène, comme il y en a déjà eu plein avec Trump.
05:27C'est juste un épisode Netflix ?
05:30Oui, c'est un épisode de plus.
05:32Donc ça, c'est la première possibilité.
05:34Deuxième possibilité, c'est que, comme d'habitude,
05:36Trump va un peu loin dans des déclarations pour obtenir ce qu'il veut,
05:40c'est-à-dire la baisse des taux.
05:41Et à la limite, ils sont fous que ce soit,
05:44comme il a fait pour Maduro et le Venezuela,
05:46ils sont fous que ce soit ses sbires qui restent au pouvoir.
05:50Il a enlevé Maduro, il prend contrôle un petit peu.
05:52Enfin, on verra bien ce qui se passera.
05:53Et puis, le but du jeu, c'est de récupérer quelque chose autour du pétrole.
05:57Là, son but du jeu, c'est d'avoir des taux à 1%.
06:01Et si ça se trouve, ça ira très bien dans quelques semaines
06:04avec des taux qui baisseront un petit peu.
06:05Et puis, là aussi, on en restera là.
06:07Ça sera comme d'habitude.
06:09Il y a une troisième possibilité par rapport à ce que disait Sébastien
06:11sur la raison derrière tout ça.
06:13Je pense que la raison derrière tout ça, c'est que...
06:16Alors, je ne dis pas que c'est les États-Unis, mais Trump est en guerre.
06:19Et pour lui, tout est un objectif par rapport à sa guerre
06:23qui est faire comme les grandes puissances
06:26qu'il regarde avec admiration.
06:28Tu t'as évoqué Xi Jinping, et je crois que c'est vraiment ça le sujet.
06:32C'est qu'aujourd'hui, les banques centrales,
06:34enfin, en tout cas, les banques centrales de certains pays
06:37sont vraiment à la main de la politique.
06:39Ils peuvent dire ce qu'ils veulent, mais c'est bien ce qui se passe.
06:41On regarde ce qui se passe au Japon.
06:42J'entendais sur votre antenne le ministre des Finances
06:48qui va agir sur la devise.
06:50Enfin, on est complètement dans des rôles qui sont complètement confus
06:53entre la banque centrale, le gouvernement, le Trésor, etc.
06:58Et je pense que ce que veut Trump dans sa guerre,
07:01c'est prendre le pouvoir sur cette institution pour financer.
07:07Et ce n'est pas très grave s'il y a de l'inflation à 5% pendant quelques mois.
07:10À la limite, vu la dette, ce n'est pas très grave.
07:12Si ça fait baisser le dollar, que la dette est remboursée en monnaie de singe,
07:15ce sera très bien.
07:17Et c'est quand même une possibilité.
07:19Et dans ce cas-là, on regardera tout ce qui est fait autour de Powell aujourd'hui.
07:25Parce que vous évoquiez le fait de dire qu'il y a beaucoup de gens
07:29qui sont contre ce que fait Trump vis-à-vis de Powell.
07:32Mais il y a une frange dure des Républicains,
07:36les monétaristes, les Rand Paul, les gens comme ça,
07:37qui sont à fond pour qu'on vire tous ces gens qui ont quand même échoué.
07:43C'est-à-dire qu'en fait, on regarde les successions de quantitative easing,
07:47les successions de bulles réglées de manière terrible.
07:51On était en train d'en sortir là quand même, Alain.
07:53Très clairement, le bilan de la Fed, il s'était bien assaini.
07:55La croissance américaine, il y a six mois, on se demandait.
07:56La croissance américaine, c'est pareil, c'est une vision des côtes.
08:03Parce que le reste des États-Unis, on évoque souvent la courbe des États-Unis en cas,
08:08pour Trump et ses électeurs, l'économie n'est pas florissante.
08:12Il y a eu une désindustrialisation aussi.
08:15Franchement, je pense que Trump est en guerre.
08:18Donc il est en guerre contre la Chine, il est en guerre contre des institutions.
08:21Le Deep State, et alors de voir Powell faire sa vidéo,
08:27je pense que quand il a regardé la vidéo,
08:29Trump, s'il l'a regardée, parce que ça dure quoi, trois minutes, c'est un peu long pour lui,
08:32il a dû dire, quel loser, quoi.
08:35C'est-à-dire qu'il est venu en parlant trois fois qu'il allait être empêché, etc.
08:40Enfin, que c'était une menace insupportable et tout, pour Trump.
08:44Et de voir les autres banquiers centraux le défendre,
08:47ça le concrétise dans l'idée qu'il faut aller plus loin.
08:49Donc je pense que dans les possibilités,
08:52les probabilités, c'est 60% le truc institutionnel qui se calme,
08:5620%, Trump obtient quelque chose qui est autour de sa demande de baisse des taux.
09:02Mais il est possible aussi qu'il veuille absolument,
09:05et je pense que la probabilité n'est pas négligeable,
09:07qu'il veuille vraiment reprendre la main sur la Banque centrale.
09:11Alors tout le monde évoque la baisse du dollar, les flambées des taux, etc.
09:14Mais si les taux passent à moins de 1% avec une injection massive de liquidité,
09:21alors je ne sais pas combien de temps ça durera,
09:22mais il y aura un boom sur le marché et sur l'économie
09:25qui pourrait être assez spectaculaire quand même.
09:27Donc attention sur le raisonnement qui est...
09:31Enfin j'entends, j'ai écouté beaucoup aujourd'hui votre antenne,
09:34c'est vraiment la succession de gens qui disent
09:37« Ah, la Banque centrale, il faut qu'elle soit indépendante. »
09:39Mais attention, il y a une possibilité non nulle que Trump obtienne ce qu'il veut.
09:44Et là, il faut falloir changer les taux, les amis.
09:45– Dit autrement, il y a une possibilité non nulle que Trump obtienne ce qu'il veut,
09:49c'est-à-dire qu'il égratigne l'indépendance de la Fed,
09:51mais aussi que sa politique économique et peut-être monétaire réussisse.
09:55– Enfin franchement, on était sur les droits de douane
10:00qui devaient tout faire exploser il y a à peu près un peu moins d'un an.
10:04On n'en est pas là aujourd'hui parce que...
10:07Pourquoi ? Parce que derrière, il y a cette baisse des taux.
10:09Et vous regardez les valorisations des entreprises
10:11et l'économie fonctionnent quand même avec des taux bas.
10:14Alors après, si en plus il y a un peu de baisse de dollars,
10:17lui ça va tout à fait dans ce qu'il veut.
10:19Et s'il a le pouvoir sur la Banque centrale,
10:21ils remonteront à un moment donné les taux,
10:23ils ajusteront pour faire en sorte que ça s'arrange.
10:26Et regardez aussi ce qu'il fait autour des impôts,
10:27c'est-à-dire que lui, il va régler les problèmes de déséquilibre avec les impôts.
10:31Il va taxer ceux qui en profitent trop.
10:35Attention, la situation n'est pas aussi simple que le statu quo,
10:41on va rester avec les banques centrales indépendantes habitables.
10:42Il souhaite aussi, il met le doigt sur des vrais sujets en plus,
10:45il souhaite que les institutionnels cèdent d'investir sur le marché des maisons individuelles
10:48pour que seuls les particuliers y investissent
10:50et ainsi limiter les effets spéculations sur les prix.
10:53C'est pas bête du tout.
10:54Attendez, c'est exactement pour ça que je vous citais Xi Jinping.
10:58Rappelez-vous, il y a quelques mois, plutôt 24 que 12,
11:01avait dit que l'immobilier, c'est pas pour spéculer, c'est pour habiter.
11:07C'est du Xi Jinping version Trump.
11:09Après, seuls 1% des maisons aux Etats-Unis appartiennent à des institutionnels.
11:13En tout cas, il est en train, d'une vue sûrement électoraliste,
11:17de vouloir piloter l'économie à coup de décret.
11:21Forcément, c'est un peu compliqué de le faire avec la loi,
11:23surtout quand vous avez 50-50.
11:24Et la Fed, je suis désolé, mais quand vous regardez les dotplots,
11:31et quand vous regardez l'équilibre de la Fed,
11:34c'est 5 faucons, 5 colombes, 2 indécis.
11:38Et dans les 2 indécis, vous avez Powell.
11:41Qui restera gouverneur de la Fed, par ailleurs, s'il le souhaite,
11:44s'il le souhaite, jusqu'en 2018.
11:46Le gouverneur est donc membre votant.
11:48Donc 5-5-2, vous ne faites pas une politique,
11:51vous baissez les taux à 1%.
11:52Et là où j'entends le discours d'Alain,
11:55mais où je me démarque un tout petit peu,
11:57c'est que si vous baissez...
11:59Si vous baissez les taux massivement,
12:04ce qu'il ne pourra pas faire, à mon avis,
12:05parce que 5-5-2 ne trouverait pas l'équilibre pour aller jusqu'à 1%,
12:10si vous baissez les taux massivement,
12:12vous allez faire quoi ?
12:13On l'a vu pendant la période du Covid,
12:15baissez les taux, les champs achètent de l'immobilier,
12:17puisqu'ils peuvent emprunter.
12:19En fait, vous relancez les prix de l'immobilier,
12:22mais le sujet des gens, c'est à peu près le même en France,
12:25c'est que je ne peux pas me loger,
12:26je ne trouve pas de capacité de logement.
12:28En rien, la hausse des prix via la baisse des taux
12:31crée des logements.
12:33Et donc au bout du compte, vous ne résolvez pas le problème,
12:35des gens, de la même façon que vous dites,
12:38ne vous inquiétez pas, j'ai bien compris,
12:40vous en avez marre de payer des taux d'intérêt à 23%
12:43sur vos cartes de crédit.
12:44Je vais plafonner à 10,
12:45sauf que le système américain est ainsi fait,
12:48que chaque Américain a un scoring,
12:50et que les banques,
12:51c'est des gens qui sont là pour gagner de l'argent,
12:53qu'est-ce qu'ils vont faire ?
12:53Ils vont dire, tous les gens qui ont un mauvais scoring,
12:56je ne leur prête pas d'argent.
12:57Donc tout le monde aura des taux à 10,
12:58mais en fait, tout le monde n'aura plus de crédit,
13:01l'économie s'effondre.
13:02En fait, il essaie de tenir l'oménètre par les deux bouts,
13:05et ça ne marche pas,
13:06c'est comme sa géopolitique avec le Groenland,
13:09il a appris la géopolitique en jouant un risque.
13:11Je vous dis ça parce que si vous avez la curiosité
13:13de regarder la carte du jeu risque,
13:15le Groenland est rattaché aux Etats-Unis
13:16et pas à l'Europe.
13:17Donc je pense que vous avez déjà joué à risque,
13:21ressortez la boîte, vous allez voir, c'est amusant.
13:24Donc oui, toutes ces incohérences-là,
13:27c'est du Trump version électorale,
13:29dans 11 mois c'est l'élection,
13:31il vous l'a dit, il le dit lui-même,
13:33si je ne gagne pas ces élections,
13:34sous-entendu si on ne les gagne pas tous,
13:37on est mort,
13:38et lui, il va sentir l'impeachment arriver à vitesse lumière.
13:41Il l'a dit, il craint que les démocrates
13:43effectivement trouvent mille prétextes
13:44pour lancer des procédures d'impeachment tous azimuts
13:46s'ils perdent les élections de midter.
13:48Évidemment.
13:48Et puis parallèlement, le risque de la Cour suprême
13:50aussi sur les droits de douane.
13:51Et ça, c'est la semaine prochaine.
13:52C'est la semaine prochaine, c'est même des septembre.
13:54Et puis je peux mettre, oui, c'était vendredi,
13:56c'est cette semaine, tu as raison, mercredi,
13:58et puis je peux vous rajouter le shutdown le 30 janvier
14:01qu'on avait un petit peu oublié,
14:02mais qui revient le 30 janvier.
14:03Ça va être très très chaud.
14:04Vous avez la Cour suprême contre lui,
14:06la fête contre lui, etc.
14:08Mais finalement, c'est l'image de Trump
14:10quand il se fait tirer dessus,
14:11avec le point comme ça,
14:12et c'est fight, fight, fight.
14:13C'est ça Trump en fait.
14:14Il va recevoir après-demain à la Maison-Blanche
14:16un nouveau prétendant
14:17pour succéder à Jérôme Powell
14:18à la tête de la Fed.
14:20On parlera du reste des marchés, bien sûr, dans un instant.
14:22Et ce nouveau favori,
14:24c'est le directeur des investissements obligataires
14:25de BlackRock à l'échelle mondiale.
14:27Si c'était lui, ce serait la première fois
14:29qu'on aurait un pont de la gestion d'actifs
14:31aussi important de Wall Street
14:32passant directement à la tête de la Fed.
14:34Ce serait la première fois.
14:34Ça ne verrait qu'à signal.
14:36Rappelez-vous d'où vient Bessent,
14:39des hedges et des marchés obligataires.
14:41Donc ce ne sera pas le premier.
14:43Donc les marchés s'emparent de la Maison-Blanche.
14:44La Maison-Blanche s'emparent de la Fed
14:45et les marchés s'emparent de la Maison-Blanche
14:47et de la Fed aussi.
14:47Oui, les marchés ont leur avis à donner.
14:50Ils ont déjà, sur le premier Kevin,
14:51ils n'aimaient pas trop.
14:52Ils l'ont fait comprendre
14:53en tirant un petit peu les taux à 10 ans,
14:55un peu en attendant.
14:56Si c'était lui,
14:57si c'était le patron des investissements mondiaux
14:59de BlackRock à la tête de la Fed,
15:00quel signal,
15:01qu'est-ce que ça changerait d'après vous Alain ?
15:03C'est des professionnels qui rentrent
15:05dans ce métier-là.
15:06Moi, je n'ai pas de sujet par rapport à ça.
15:08Il faut juger avec les actes.
15:11Encore une fois...
15:12Pourquoi pas ?
15:13Oui, pourquoi pas ?
15:13Je n'ai pas de jugement là-dessus.
15:15Ce n'est vraiment pas le sujet.
15:16Non, mais que ce soit n'importe qui,
15:18ce n'est pas le sujet.
15:19C'est la politique qui va mener
15:20qui est importante.
15:23Et puis encore...
15:23J'entends tous ces raisonnements
15:25sont des raisonnements institutionnels classiques
15:27qu'on entend depuis des années
15:28qui ont des avantages et inconvénients.
15:33Trump, il est porté aussi...
15:35Il ne faut pas oublier ça.
15:36Il est porté par son élection.
15:38Et lui, il estime qu'étant élu,
15:40il doit faire la politique
15:41pour laquelle il a été élu.
15:42Et il a été très clair
15:43sur ce qu'il allait faire.
15:45Donc, les obstacles doivent être balayés.
15:47Donc, j'entends le 5-5-2.
15:51J'entends les Républicains.
15:53Je me souviens aussi,
15:54il n'y a pas si longtemps,
15:55les Républicains
15:55qui ne voulaient pas faire
15:56un certain nombre de choses.
15:57Il les a pris les uns après les autres.
15:58Il leur a tordu le bras.
15:59Ils ont signé tout ce qu'ils voulaient signer.
16:01Donc, attention, je pense quand même...
16:04Puis après, regardez les élections.
16:05Là aussi, c'est pareil.
16:06Les gars, ils veulent se faire élire aussi.
16:09Mais lui a un petit souci,
16:10le même qu'Emmanuel Macron,
16:11d'ailleurs, c'est qu'il ne pourra pas
16:12se représenter a priori
16:13à la fin de son mandat.
16:14Et du coup, il va perdre
16:15le contrôle de son parti.
16:16C'est déjà en partie le cas.
16:17Un certain nombre de Républicains
16:18s'opposent à lui.
16:19Ça risque d'être encore plus le cas
16:20à mesure qu'on est à la fin de son mandat.
16:20Oui, mais en même temps, autour de lui,
16:23la bataille est déjà lancée.
16:25Entre Rubio,
16:26J.D. Vance et
16:27deux ou trois autres
16:27qui doivent traîner dans le coin.
16:30On a un combat
16:33qui est déjà lancé.
16:34Et d'ailleurs, ce genre de combat
16:35sur la Banque centrale
16:36est un combat libertarien
16:38classique.
16:39Donc,
16:40qui est plutôt, d'ailleurs,
16:41J.D. Vance et compagnie.
16:42Donc,
16:43avec Miller aussi,
16:44qui est quand même
16:45quelqu'un de redoutable
16:46sur le plan économique et politique.
16:48On rappelle aujourd'hui
16:49le chiffre de l'inflation
16:50qui a été publié
16:50et les prix à la consommation.
16:52Ils ressortent stables
16:52au mois de décembre.
16:53C'est vrai qu'on n'a toujours pas
16:54de vraie accélération de l'inflation
16:55malgré les droits de douane.
16:56Ils ressortent stables
16:56les prix à la consommation
16:57là-bas aux Etats-Unis.
16:59Donald Trump dit
17:00« Ah, et raison ! »
17:01Pour baisser les taux.
17:02Eh oui !
17:03Il a publié
17:03pour que la fête baisse ses taux
17:04il y a à peu près une heure.
17:06Donald Trump
17:06et en disant aussi,
17:07en ajoutant
17:07« Thank you, Mr. Tariff ».
17:10Merci, monsieur tarif douanier.
17:11Ce serait grâce aux tarifs douaniers
17:13que l'inflation plafonne.
17:14Et pourquoi pas, finalement ?
17:15On est surpris
17:17que l'inflation n'accélère pas.
17:18C'est quand même une réalité.
17:19Les chiffres nous surprennent.
17:20Pour l'instant,
17:21les chiffres valident
17:22le scénario de Donald Trump.
17:23La question,
17:23c'est de savoir
17:24combien de temps encore ?
17:25À tel point
17:25qu'ils demandent en catastrophe
17:27l'abaissement des droits de douane
17:29sur les produits italiens
17:30parce que les gens
17:31n'arrivent plus à acheter de pâtes.
17:32À tel point
17:33qu'ils baissent les tarifs
17:34sur le café
17:35parce que plus personne
17:36ne peut se payer un café
17:37aux Etats-Unis.
17:37sur les meubles
17:38de salles de bain.
17:38Non, non, évidemment.
17:39C'est intéressant
17:40parce que c'est vraiment
17:41la cour banca.
17:42Mais c'est totalement ça.
17:43C'est la cour banca
17:44effectivement
17:44avec les gens
17:45les plus pauvres
17:47qui ont même...
17:49Enfin, qui sont même
17:49pas pauvres,
17:50c'est des gens modestes.
17:51C'est des gens modestes
17:52qui sont dans la catégorie
17:53des pauvres
17:53et qui ont du mal à...
17:55Ceux qui ont pu les suivre
17:55pour aller au resto
17:56et qui vont au McDo
17:57et on en parlait.
17:58Exactement.
17:58Et alors, l'inflation
17:59pour répondre
18:00pourquoi l'inflation
18:01elle...
18:02Elle plafonne.
18:03Elle plafonne
18:04ou elle est plutôt stable
18:05aussi parce qu'il y a une rotation
18:07dans ce panier inflationniste.
18:08Vous vous rappelez
18:09il y a un an
18:09quand on parlait des oeufs
18:11qui explosaient
18:12et que les gens
18:13voulaient même plus
18:14se rajouter un oeuf
18:15sur leur pizza
18:15parce que c'était vendu
18:16un dollar l'oeuf.
18:17C'était pas une blague.
18:18Je sais.
18:19En plus, c'est pas bon.
18:20Mais...
18:21C'est parce que vous le mettez
18:24sur une pizza aux ananas.
18:26Mais en fait,
18:28blague à part,
18:30quand vous regardez
18:31dans les matières premières
18:32ce qui a beaucoup baissé
18:32cette année
18:33et les métaux
18:33qui ont beaucoup monté
18:34et ce qui a beaucoup baissé
18:35c'est moi ce que j'appelle
18:36le panier breakfast
18:36c'est-à-dire le café,
18:38le chocolat
18:38et les oeufs.
18:40C'est moins 80,
18:41moins 90%
18:41parce que c'était pas les tarifs
18:43en fait,
18:43c'était la grippe avia.
18:44Et donc,
18:46vous avez le pétrole.
18:48Oui.
18:48Et le pétrole
18:49dans le panier américain.
18:50Donc quand vous faites
18:51un peu ce qui a monté,
18:52ce qui a descendu,
18:53c'est que l'inflation
18:54elle est là.
18:55Le problème,
18:56c'est toujours le même
18:56y compris en France.
18:58C'est la différence
18:58entre l'inflation
18:59et la perception d'inflation.
19:01Si je dis à tout le monde
19:03dans la rue,
19:05est-ce qu'il y a
19:05de l'inflation en France ?
19:06On va dire
19:06ah oui,
19:07beaucoup,
19:07etc.
19:07Parce que moi,
19:08quand je vais acheter ça
19:09et ça,
19:10mais en fait,
19:11il y a 0,7% d'inflation.
19:12Aux Etats-Unis,
19:12c'est un peu pareil.
19:13La perception d'inflation
19:14est terrible.
19:15Le poids de l'immobilier aussi.
19:17On va continuer d'en parler.
19:19BFM Bourse,
19:20on est à 12 minutes
19:21de la clôture.
19:21On accélère
19:22dans cette dernière ligne droite
19:24de la séance.
19:25Et le CAC 40,
19:26toujours quasi stable
19:27en toute petite baisse
19:28proche de son record.
19:29Oui,
19:29parce que ce qui est dingue,
19:33Total Energy profite
19:35de la remontée
19:35des cours du pétrole.
19:36Aujourd'hui,
19:37depuis hier d'ailleurs,
19:38la remontée des cours,
19:38le titre Total Energy
19:39est en tête du CAC,
19:40plus 2,4%.
19:41On a aussi aujourd'hui
19:42à suivre le titre A,
19:44le titre Air Liquide
19:45qui se renforce
19:46après avoir bouclé
19:46une acquisition
19:47qui se renforce
19:48en Corée du Sud.
19:48Mais Air Liquide
19:49aujourd'hui est en baisse.
19:50L'opération avait largement
19:51été annoncée
19:51et anticipée par le marché.
19:53Le CAC 40 perd 0,16.
19:55Avec nous pour en parler,
19:56Alain Pitous
19:57et Sébastien Corcha.
19:58Oui,
19:59malgré tout ce qu'on est
19:59en train de se dire,
20:00les marchés sont quasiment
20:01sur des plus hauts
20:01en ce début d'année.
20:02Est-ce que le principal risque
20:03ce sera finalement,
20:05voilà,
20:06je vous l'ai posé cette question,
20:07j'essaie de le reformuler
20:08comme ça
20:08parce que j'étais en train
20:09de m'embourber.
20:11Est-ce que le principal risque
20:12cette année en bourse
20:13serait d'atteindre
20:14l'objectif de hausse
20:15beaucoup plus vite
20:15qu'attendu ?
20:18Alors,
20:18avant de parler de ça,
20:20je pense qu'il faut regarder
20:21comment est organisé
20:22le marché aujourd'hui.
20:23C'est-à-dire que
20:23moi je regarde
20:25avec mes amis
20:26d'AIF ou Alpha,
20:27je regarde le stress
20:27global des marchés
20:28et on regarde
20:29l'ensemble
20:29des stress
20:31et des comportements
20:32des différentes classes d'actifs
20:33et en fait,
20:33on ne voit pas,
20:34et c'est depuis
20:35à peu près 8-9 mois,
20:37on ne voit pas
20:37de début
20:40de risque systémique
20:41dans le marché.
20:41Le risque systémique,
20:42c'est quoi ?
20:43C'est une dégradation
20:44du crédit
20:44ou une très très forte
20:46volatilité
20:46sur l'ensemble
20:47des devises
20:47qui contaminent
20:49après les emprunts d'État,
20:50qui contaminent
20:51après les résultats macro
20:53et qui après
20:54contaminent les actions.
20:55Aujourd'hui,
20:55ce qu'on constate
20:56depuis 6-8 mois,
20:57c'est une volatilité
20:57sur les actions,
20:58c'est-à-dire
20:58que les actions montent,
20:59on baisse de 5-10%,
21:00c'est quelque chose
21:01qui arrive assez régulièrement,
21:03mais il n'y a pas
21:03de risque systémique.
21:04En fait,
21:05les investisseurs
21:06ont suffisamment
21:07de liquidité
21:07pour absorber
21:08les micro-chocs,
21:09voire même
21:10des chocs plus importants
21:11comme on aurait pu penser
21:12il y a quelques temps
21:13que le Venezuela
21:13ou l'Iran
21:14ou je ne sais quoi,
21:15ça allait faire décaler
21:16le marché.
21:17En fait,
21:17ce n'est pas ce qui se passe
21:17parce que le marché
21:18est extrêmement solide
21:20sur ses bases.
21:21Donc aujourd'hui,
21:23alors effectivement,
21:23on peut toujours avoir
21:24les actions
21:24qui montent beaucoup,
21:25on voit les actions
21:27qui sont sur des niveaux records,
21:29mais ce n'est pas
21:29dans une euphorie extraordinaire,
21:32ça se construit
21:33relativement correctement.
21:34C'est assez lent
21:35depuis quelques semaines.
21:35Oui,
21:36il y a des rotations,
21:37il y a des segments
21:38qui, par moment,
21:39j'entends régulièrement
21:40Antoine qui parle
21:40des techs européennes
21:42qui montent,
21:42qui baissent.
21:43Les choses se font
21:44de manière assez cohérente,
21:45on voit des résultats
21:46qui sont sanctionnés,
21:47d'autres qui sont salués.
21:50Il n'y a pas
21:50de grand choc
21:53par rapport à ça.
21:54Après,
21:55je pense que
21:55le côté gênant,
21:57c'est
21:57s'il y avait
21:58un choc géopolitique
21:59quelconque
22:00qui aurait vraiment
22:01un impact grave,
22:03personne n'est prêt,
22:04personne n'a construit
22:05aujourd'hui
22:06de défense
22:07par rapport à ça.
22:08C'est-à-dire qu'il n'y a
22:08pas de position
22:09tellement couverte
22:10aujourd'hui.
22:12Donc,
22:12ça voudrait dire
22:12que les gens devraient
22:13soit couper
22:14avec des stops,
22:14ce qui est assez régulièrement,
22:16ce que font les investisseurs
22:17aujourd'hui de manière
22:17assez régulière,
22:18ou des options
22:19et on ne voit pas
22:19dans la volatilité.
22:20Ce serait quoi
22:21l'événement géopolitique
22:21suffisamment grave
22:22pour cette fois
22:23faire vraiment
22:23chavirer les marchés ?
22:24Ce serait
22:25Groenland ?
22:27Ce serait Taïwan ?
22:28Ça pourrait faire bouger
22:28quand même un peu Taïwan.
22:29Alors,
22:30je suis bien
22:32à la géopolitique,
22:33mais je ne sais pas
22:34non plus,
22:35je ne suis pas devin.
22:36Il est évident
22:36que quelque chose,
22:38rappelez-vous,
22:38quand il y avait eu
22:39des sujets sur l'Iran,
22:40comme à chaque fois,
22:41depuis des décennies,
22:42c'est le détroit d'Ormuz
22:43qui est quand même
22:44la clé de tout.
22:45Un quart du transit
22:47du pétrole
22:47du monde entier
22:48passe par le détroit d'Ormuz
22:49et quelques mines
22:51balancées à la mer,
22:53c'est un peu
22:54l'arme du pauvre
22:55et ça nous bloque
22:56quand même l'économie.
22:58Donc attention,
22:59le régime iranien
22:59dont on dit
23:00qu'il serait sur point de chuter,
23:01il a des moyens
23:01de réploi ceci.
23:02Certains évoquent
23:03que l'opération,
23:04il y a plein de raisons
23:05sur cette opération
23:06vénézuéla,
23:07mais elle permet aussi
23:08de sécuriser
23:09quelque part
23:10beaucoup de pétrole
23:12si ce détroit d'Ormuz
23:14était bloqué.
23:15Donc ça,
23:15ça pourrait être
23:15quelque chose d'important.
23:16Évidemment,
23:17Taïwan,
23:17notamment,
23:18sur toute l'industrie
23:18des secondes électeurs,
23:19de l'AI,
23:20etc.
23:20Ça serait,
23:21bon,
23:22on peut compter
23:22sur que les Chinois
23:24qui sont des spécialistes
23:26de l'art de la guerre
23:27n'y aillent pas
23:28comme la cavalerie américaine
23:30si un jour
23:30ils y vont.
23:32Non,
23:32le Groenland,
23:33c'est un vrai sujet,
23:33évidemment.
23:34C'est le plus probable ?
23:36C'est en train
23:36de devenir peut-être
23:37le plus probable
23:37à court terme ?
23:38Donald Trump,
23:39il dit
23:39dans deux mois,
23:40je m'en occupe.
23:41En plus,
23:41ça tombe mal,
23:41ça tombe à un moment
23:42en mars-avril
23:43où les marchés
23:44ont une saisonnalité
23:45qui n'est pas bonne.
23:46Je vous rappelle
23:46les mars 2000,
23:47les mars 2003,
23:48les mars 2007,
23:49vous savez que le marché,
23:50on peut en trouver
23:5110 des mars comme ça.
23:52Mais la glace fond.
23:54Oui,
23:54la glace fond,
23:55pour construire
23:56des marinas,
23:57ça sera sûrement...
23:59Non,
23:59mais blague à part,
24:00c'est un vrai sujet
24:01parce que là,
24:02personne n'est capable
24:03de dire,
24:03c'est la boîte de Pandore
24:04cette histoire-là.
24:05D'ailleurs,
24:06juste petite chose,
24:07le Groenland,
24:08ça appartient au Danemark,
24:09mais ça appartient
24:10sous un statut
24:11très particulier
24:12au sein de l'Union Européenne,
24:13c'est celui des territoires
24:14d'outre-mer,
24:15au même titre
24:15que la Nouvelle-Calédonie
24:16ou autre.
24:17Donc,
24:18il y a une faille
24:18un petit peu en Europe
24:19comme ça
24:20sur cette érote en réalité.
24:22Est-ce qu'elle appartient
24:23ou pas à l'Europe ?
24:24Le Premier ministre du Groenland
24:25s'est exprimé
24:25il y a quelques minutes,
24:26il dit,
24:26je répète que le Groenland
24:27n'est pas avant,
24:28nous choisissons le Danemark
24:29plutôt que les Etats-Unis.
24:30C'est une conférence
24:31de presse conjointe
24:32avec le Premier ministre danois
24:33qui, lui,
24:34le Premier ministre danois,
24:35dit,
24:35il n'a pas été facile,
24:37je le cite à l'instant,
24:38il n'a pas été facile
24:38de résister à une pression
24:40inacceptable
24:40exercée par l'un
24:41de nos plus proches alliés.
24:42De nombreux éléments
24:43indiquent que le plus dur
24:44nous attend désormais.
24:45Premier ministre danois
24:46cet après-midi.
24:46Oui, bien sûr.
24:47Alors, je ne crois pas trop
24:48à l'option militaire.
24:49Encore une fois,
24:50je suis plus expert
24:51d'économique
24:52que de géopolitique,
24:53même si j'aime beaucoup ça.
24:54Mais je pense
24:55qu'une option militaire
24:56qui ne serait pas
24:57une option de police
24:57qu'on veut juger là,
24:58si là,
24:59Trump se passe du Congrès,
25:01là, ça va être
25:02très compliqué
25:02pour une option militaire.
25:04Donc, je ne sais pas,
25:05mais en tout cas,
25:05ce sont des éléments
25:06de perturbation.
25:08Qui ne vous empêchent pas
25:09de renforcer vos positions
25:09en bourse ou au contraire,
25:10vous êtes en mode
25:11« Oh là, stand-by,
25:11on attend de voir ce qui se passe,
25:12on attend que le Groenland se dégèle ».
25:14Un petit peu prudent
25:14parce que c'était
25:15votre question au départ,
25:16c'est de dire
25:17est-ce qu'au 15-20 janvier,
25:19on ne va pas arriver
25:20sur les objectifs du 31 décembre ?
25:21Ça nous est arrivé
25:22plus d'une fois
25:23dans les 10-15 dernières années.
25:25C'est une situation
25:26particulièrement inconfortable
25:27pour les investisseurs.
25:29Alors, la seule chose
25:29que je trouve positif
25:30dans ce qui se passe actuellement,
25:31c'est que ça monte,
25:32mais que ça monte
25:32avec une forte rotation.
25:34Ça monte avec un fort tri,
25:36notamment dans les techs.
25:37On trie celle,
25:40regardez même
25:40l'écosystème OpenAI
25:42versus l'écosystème Google.
25:47Et il y a un élargissement du marché,
25:49là où avant,
25:50on avait une concentration du marché.
25:51Et par exemple,
25:52même sur les techs,
25:52vous regardez le parcours
25:53des techs chinoises en ce moment,
25:55ça explose.
25:56Donc, ça par contre,
25:57c'est plutôt sain.
25:58Mais non,
25:58je ne suis pas à l'aise
25:59pour être honnête avec vous
26:00dans ce marché-là.
26:00Oui, sur l'IA,
26:01sur la tech,
26:02on est à l'aise cette année
26:03puisqu'en fin d'année dernière,
26:05finalement,
26:05on s'est rassurés
26:05en voyant que le marché
26:06ne craquait pas,
26:07qu'on repartait de l'avant,
26:08que Google, par exemple,
26:09a franchi les 4 000 milliards
26:10de dollars de capi.
26:11Le marché ne s'est pas craqué,
26:12mais regardez,
26:13moi je dis aux gens
26:14qui sont sur les thèmes
26:15un peu d'hier,
26:16hier, c'est vraiment hier,
26:17c'est-à-dire les Mac 7.
26:18Regardez, dans les Mac 7,
26:19nous avons 5 qui ont fait
26:20moins bien que le S&P,
26:212 qui ont fait mieux.
26:30Il y a d'autres sujets
26:30plus intéressants peut-être,
26:33qui peuvent être les mémoires,
26:35qui peuvent être
26:35les utilisateurs de main, etc.
26:37Il y a aussi
26:38toute cette infrastructure électrique
26:40et, in fine, le cuivre
26:42qui n'arrête pas de monter.
26:43Il y a quand même
26:43plein de choses à faire
26:45aujourd'hui dans un portefeuille
26:46qui serait estampillé IA
26:47versus mettre full NVIDIA.
26:51Et vous citiez les mémoires,
26:52les prix des mémoires
26:52sont en train d'exposer
26:53à la hausse suffisamment.
26:54Et c'est très mauvais
26:55pour les fabricants de téléphones,
26:56au passage.
26:57Oui, et pour les PC,
26:58si vous avez besoin
26:59d'acier un PC,
27:00le prix progresse.
27:02Et voilà, Chris,
27:03notre réalisateur,
27:04qui débarque 17h31.
27:06Il vous interroge.
27:08Chris, salut, on t'écoute.
27:10Bonsoir les experts du club.
27:12J'ai vu qu'Apple confiait
27:13l'IA de ses iPhones à Google.
27:15Donc, après 10 ans de recherche
27:16en interne,
27:16c'est finalement Gemini
27:17qui s'impose.
27:18Est-ce qu'Apple risque-t-il
27:20de perdre son statut
27:21de géant de la tech
27:22pour devenir un simple
27:24fabricant de téléphones ?
27:25Ah ah.
27:27Apple confie son IA
27:28à un autre,
27:29à Gemini ?
27:29Est-ce qu'Apple va rester
27:30pleinement une valeur tech
27:31s'ils décident d'abandonner
27:33la bataille de l'IA
27:34en la confiant à un rival ?
27:36Je suis sûr qu'Alain est très fort.
27:37Je ne suis pas très fort.
27:38Équiper les iPhones
27:39de l'IA d'un autre,
27:40de l'IA de Google.
27:41Alors, c'est vraiment une idée
27:45comme ça.
27:46Je me dis, en fait,
27:47Apple, ils ont fait un choix
27:48et ils ont compris
27:51que l'IA,
27:52ce n'était pas un élément
27:53particulièrement d'avenir.
27:55Donc, ils balancent.
27:56En fait, ils préfèrent
27:57ne pas faire d'investissement
28:00là-dedans en se disant
28:01si d'autres le rentabilisent,
28:03très bien.
28:04En attendant, nous,
28:04on va profiter
28:05de tout ce qui a été fait
28:06pour nos appareils.
28:09et on est des agrégateurs.
28:10Ils sont agrégateurs
28:11de plein de choses.
28:13Donc, ils sont agrégateurs
28:14également de l'IA
28:15et je pense qu'ils ne sont pas
28:17hyper mobilisés, motivés
28:20pour aller chercher
28:21de la valeur sur l'IA.
28:22Attendez, ils ont passé
28:2310 ans d'études sur l'IA
28:24pour à la fin la confier à un rival.
28:26Mais attendez,
28:27qu'est-ce qu'ils ont fait exactement ?
28:28Combien ils ont mis d'argent ?
28:29Rappelez-vous, pendant,
28:30je ne sais pas si Antoine
28:31peut savoir ça mieux que nous,
28:32combien de fois
28:33on attendait l'Apple Car ?
28:34L'Apple Car ?
28:35On a attendu l'Apple machin,
28:38l'Apple truc, l'Apple bidule.
28:39On attendait l'Apple IA,
28:40ils ne s'embêtent pas.
28:43Pour eux, c'est une commodité
28:44donc ils le balancent à goût.
28:46Je pense que ce n'est pas
28:47forcément un argument...
28:47Pour renforcer le propos d'Alain,
28:49que j'ai en plus laissé parler
28:50en premier,
28:51merci Alain.
28:53Le truc, c'est qu'ils ont peut-être
28:55vu quelque chose.
28:56D'abord, c'est qu'il y a
28:57plein de concurrence
28:58et donc en faire un de plus,
28:59c'est risquer de griller
29:00beaucoup d'argent
29:00pour pas grand-chose,
29:02de détruire un peu leurs marques
29:03avec une IA qui ne marcherait pas,
29:05donc autant prendre celle qui marche.
29:08Il va peut-être arriver un peu au loin
29:09le quantique et de se dire
29:11qu'il y a des gens
29:11qui vont détruire des masses
29:13et des masses de dollars
29:14en ayant investi sur l'IA
29:15qui va partir en fumée
29:17avec le quantique qui va arriver
29:18en se disant
29:18finalement, peut-être que
29:20j'irai me mettre sur le quantique
29:21le moment venu.
29:22Ce n'est pas idiot, honnêtement.
29:24Effectivement, c'est hyper intéressant.
29:25Et puis monter sur l'épaule des autres
29:26pour construire la suite.
29:27Et garder son expertise
29:30et la qualité de sa marque
29:31en tant que, comme le disait très bien Alain,
29:33d'assembleur.
29:36Laissez les autres s'user pour lui
29:37et utiliser l'IA des autres,
29:39pourquoi pas, en équipant.
29:40Donc les smartphones,
29:40c'est l'annonce d'hier,
29:41les smartphones désormais d'Apple
29:43seront équipés de l'IA de Google,
29:45de Gemini.
29:45Voilà ce qui a été annoncé.
29:46Ça permet à Alphabet,
29:47la maison mère de Google,
29:48encore aujourd'hui,
29:48de franchir les 4 000 milliards de dollars.
29:50On est toujours un petit peu au-dessus
29:51là cet après-midi sur Alphabet,
29:52alors qu'Apple recule un petit peu
29:53moins 0,2%.
29:530,2%.
29:54Alors,
29:55on est toujours un petit peu
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