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La députée européenne et présidente d'Identité-Libertés Marion Maréchal était l’invitée de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et notre invitée ce matin dans la grande interview au CNews et Europe 1, c'est Marion Maréchal.
00:03Bonjour à vous, députée européenne, présidente d'Identité, Liberté, condamnée, mais candidate Marine Le Pen.
00:09Elle a donc décidé de se présenter malgré sa condamnation en appel, son pourvoi en cassation,
00:14suspend la mise en place du bracelet électronique à laquelle elle était condamnée.
00:18Est-ce que vous avez douté du fait, Marion Maréchal, que votre tante se présente ?
00:22Parce qu'elle avait dit il y a quelques jours à peine qu'elle n'irait pas si elle devait
00:25porter un bracelet électronique.
00:26Déjà, permettez-moi de dire que je suis extrêmement heureuse de cette information.
00:29Voilà, parce que c'est vrai que jusqu'au bout, on a imaginé que les juges s'autoriseraient à empêcher
00:33Marine Le Pen de partir.
00:35Or, aujourd'hui, Marine Le Pen, elle a accumulé au fil des années une expérience, une solidité, une force de
00:39conviction
00:39qui sont absolument indispensables dans le moment que nous sommes en train de vivre.
00:43Je pense que c'est la candidate, évidemment, la plus naturelle, la plus évidente de la coalition du corps national
00:48que nous représentons.
00:49Et donc, c'est un grand soulagement pour nous qu'elle puisse se présenter.
00:53Et je la soutiens totalement, bien sûr, dans cette démarche.
00:55Et on va y revenir. Mais est-ce que vous avez douté du fait qu'elle y aille ?
00:57Est-ce qu'à un moment, vous vous êtes dit qu'elle ne pourra pas se présenter ?
01:00J'ai douté du fait que les juges lui permettent d'être éligible.
01:04Par contre, je n'ai pas douté du tempérament de Marine Le Pen que je connais bien
01:09et dont je savais que si la moindre opportunité se présentait, elle irait.
01:13Parce qu'elle assume ses responsabilités.
01:15Qu'aujourd'hui, d'ailleurs, je note que les juges qui considéraient en première instance que sa candidature et son
01:21éligibilité pourraient représenter,
01:23je le cite, un grave trouble public à l'ordre démocratique, se dédisent en appel, lui permettent de se présenter.
01:32Donc, en cela, elle ne fait qu'exercer son droit de justiciable, non seulement en se présentant, mais également en
01:36se pourvoyant en cassation.
01:37C'est parce que c'est une Le Pen qu'elle a ce goût du combat, vous le dites, vous
01:41avez fait un message sur les réseaux sociaux en disant
01:44sans doute, ont-ils oublié que notre famille et notre combat se sont forgés dans des décennies d'âpres luttes
01:49?
01:49Non, les Le Pen n'ont jamais eu besoin d'un mandat parlementaire pour défendre notre pays et notre peuple.
01:53S'il y avait une opportunité, une toute petite fenêtre, vous saviez qu'elle irait ?
01:55Je pense en tout cas que Marine Le Pen, c'est le cas de notre famille, a évolué dans un
01:59environnement, oui, qui a nécessité une grande combativité.
02:01Et je pense que cette éducation, cet environnement dans lequel elle va évoluer, sont peut-être son atout principal face
02:08aux grands défis
02:09que nous allons devoir relever dans les années à venir.
02:11Parce que moi, ce que j'aimerais dire aux Français aujourd'hui, c'est qu'il y a trois options
02:13qui se présentent à nous.
02:14Soit continuer avec ceux qui nous ont mis dans cette situation, donc le duo Édouard-Philippe, Attal,
02:18qui vont recycler l'intégralité de la Macronie, recycler l'intégralité des LR centristes,
02:22et probablement, in fine, se faire élire, c'est en tout cas leur calcul, avec les goûts de la gauche
02:26dont ils seront tributaires.
02:28La deuxième option, c'est simple, c'est foncer dans le mur en appuyant sur l'accélérateur,
02:31avec la Nouvelle-France de Jean-Luc Mélenchon qui nous conduit tout droit vers la guerre civile,
02:35ou bien c'est mettre au pouvoir, derrière Marine Le Pen, une nouvelle génération,
02:38qui porte un projet de rupture, qui n'est tenue par personne,
02:41et qui donc aura les mains totalement libres de pouvoir finalement proposer une nouvelle offre.
02:46Vous ferez partie des instances dirigeantes de la campagne de Chotan ?
02:48Je suis aujourd'hui en effet une alliée du Rassemblement national,
02:51je suis dans cette coalition du camp national,
02:53je tiens évidemment à porter toutes les convictions qui me tiennent à cœur dans ce combat,
02:58j'espère pouvoir contribuer aussi à les convaincre.
03:00Oui, activement bien sûr, à les convaincre, notamment les électeurs de droite,
03:04aujourd'hui chez Éric Zemmour, aujourd'hui chez Bruno Retailleau,
03:07avec qui nous partageons l'essentiel de ne pas perdre leur voix dans des impasses politiques,
03:12de leur dire que leurs idées ne sont pas condamnées finalement à la défaite,
03:16mais qu'elles peuvent être portées à nos côtés dans la victoire,
03:19et donc je jouerai un rôle bien sûr, j'espère, important dans cette campagne.
03:22Éric Zemmour que vous aviez rejoint en 2022,
03:24ce qui avait meurtré au plus profond votre tente,
03:27cette fois-ci il n'y aura pas de trahison, on va le dire ?
03:30Écoutez, non, je ne crois pas qu'on puisse parler de trahison pour une raison simple,
03:33c'est que moi j'avais fait un choix à l'époque qui m'apparaissait le plus cohérent en termes
03:37de conviction,
03:37parce que j'ai pensé, j'ai cru, et je me suis trompée manifestement,
03:41qu'Éric Zemmour pourterrait contribuer au rassemblement.
03:44Quand j'ai compris que finalement l'obsession était tapée sur le corps national et Marine Le Pen toute la
03:48journée,
03:48bon ben j'en ai tiré toutes les conclusions et il m'a évincée de reconquête.
03:51Bon voilà, donc maintenant, moi je continue à travailler à ce rassemblement,
03:54parce que je tiens à préciser une chose très importante,
03:56et c'est là où c'est extrêmement enthousiasmant ce moment,
03:58c'est qu'il y a le premier tour de l'élection présidentielle,
04:00il y a le deuxième tour des législatives,
04:01mais il y a un troisième tour dont on parle au moins, qui est un troisième tour européen.
04:04Qu'est-ce qui peut se passer en 2027 ? C'est formidable.
04:06Marine Le Pen peut être élue à la tête de la France.
04:08Giorgia Meloni peut être conduite à la tête de l'Italie.
04:11Imaginez ce que nous pourrions faire au niveau européen à ce moment-là.
04:13Nous pourrions créer un couple franco-italien qui pourrait redessiner l'Europe,
04:17donner une nouvelle direction à l'Europe.
04:19Nous avons déjà commencé à le faire, mais nous pouvons aller encore plus loin.
04:22Et dans la contribution de ce duo, évidemment, j'y travaille, j'y travaille déjà,
04:27et je serai au cœur, bien sûr, du dispositif en tant qu'allié de Giorgia Meloni.
04:30Notamment sur le sujet de l'immigration, où grâce à l'union des droites au Parlement européen,
04:34la directive retour a été adoptée le 12 juin dernier.
04:37Revenons, si vous le voulez bien, à cette condamnation.
04:40La probité des élus est un des grands thèmes de bataille de Marine Le Pen.
04:44Est-ce que ça, elle ne va pas l'avoir en argument en permanence de ses adversaires ?
04:48Boris Vallaud dit qu'elle est une délinquante coupable de détournement de fonds publics.
04:53Évidemment que tous les adversaires, qu'ils soient de gauche ou du centre,
04:56tenteront de ne pas aller sur le fond du débat et se contenteront de ce genre d'argument.
05:00Parce que si la Macronie devait répondre du chaos économique et migratoire dans lequel ils nous ont mis,
05:05et si la gauche devait assumer pleinement son projet,
05:08un projet dont on a eu d'ailleurs quelques contours à l'occasion des UDT,
05:11je ne sais pas si vous avez suivi les universités d'été de LFI,
05:13dans lequel LFI assume totalement une guerre ethnique,
05:19la volonté de faire disparaître la France dans son histoire, dans sa culture et à travers son peuple,
05:25les Français, me semble-t-il, seraient beaucoup moins enclins à les soutenir.
05:28Donc c'est quelque chose que Marine Le Pen devra affronter indéniablement,
05:32mais Marine Le Pen, une fois de plus, veut défendre son innocence.
05:39Elle a raison de le faire.
05:40Je rappelle que nous sommes dans un pays qui voit aujourd'hui présent
05:43à l'Assemblée nationale des profils comme Raphaël Arnault.
05:45Raphaël Arnault qui est aujourd'hui député,
05:47alors même qu'il est le chef d'une milice qui a tué.
05:50On est face à des élus qui font l'apologie du terrorisme
05:53et qui continuent leur mandat comme si de rien n'était.
05:55Donc de quoi parlons-nous dans cette affaire,
05:56qui est en fait d'abord et avant tout un différent administratif avec le Parlement européen ?
06:00Une fois de plus, je rappelle que la décision d'appel n'est pas celle de première instance.
06:06La peine a déjà été largement réduite.
06:08Marine Le Pen aujourd'hui est éligible.
06:10Donc moi j'ai bon espoir qu'elle puisse, jusqu'en cassation,
06:13défendre son innocence, comme elle le fait d'ailleurs depuis les premiers jours.
06:16Marion Maréchal, justement, est-ce que Marine Le Pen ne joue pas un peu la montre ?
06:19La Cour de cassation va se prononcer.
06:21Alors les délais normaux, puisqu'il n'y a pas l'urgence de l'exécution provisoire,
06:24c'est 12 à 18 mois.
06:25Donc elle espère enjamber cette décision de la Cour de cassation
06:28et jouer la montre en quelque sorte.
06:30Écoutez, si la justice fonctionne normalement,
06:32Marine Le Pen peut non seulement être éligible,
06:35elle ne sera pas sous bracelet électronique.
06:37Donc par la force des choses, quoi qu'il arrive,
06:40elle pourra faire cette campagne sereinement et s'en remettre au jugement des Français.
06:43Parce qu'une fois de plus, on a tendance à l'oublier,
06:45du moins une partie de la magistrature, une partie des élus.
06:47Charles de Gaulle lui-même, qui s'y connaissait un peu en Vème République, le disait,
06:50le juge suprême, c'est le peuple.
06:51Ce n'est pas la Cour de cassation, ce n'est pas le Conseil constitutionnel.
06:54Donc c'est au peuple de décider qui, demain, doit être à la tête de ce pays
06:59et faire le grand choix historique qui se présente à nous en 2027.
07:03Maintenant, pour le reste, eh bien...
07:09Et donc, si la Cour de cassation accélérait de manière totalement inopinée cette décision,
07:23ce serait évidemment une décision politique.
07:25Ce serait dans la volonté d'empêcher ou de contrarier la candidature de Marine Le Pen.
07:30Et moi, je vous le dis dans ces conditions, en tout cas, je parle en mon nom et c'est
07:34mon avis personnel,
07:34je veux dire, quelle que soit la décision de la Cour de cassation,
07:37si la Cour de cassation faisait le choix politique de vouloir entraver la candidature de Marine Le Pen
07:42en se prononçant plus tôt qu'elle ne le ferait habituellement,
07:45moi, je pense que Marine Le Pen, si par malheur avait un bracelet électronique, devrait y aller quand même.
07:49Parce qu'une fois de plus, nous sommes face à un choix historique, à un choix existentiel.
07:54C'est renaître ou disparaître dans cette affaire.
07:57Moi, je ne peux pas supporter l'idée que nous puissions continuer avec ceux qui nous ont mis dans le
08:01mur
08:01ou, pire encore, risquer l'élection d'un Jean-Luc Mélenchon.
08:04Je ne supporte plus de voir égrener les prénoms de Matisse, d'Elias.
08:08J'étais à Narbonne encore dimanche, de Louis aux côtés de la famille, de Philippines, de Lola.
08:14Une fois de plus, moi, j'ai deux petites filles.
08:15Je n'ai pas cinq ans à perdre.
08:17Et donc, je crois qu'il faut mettre toute notre énergie dans cette bataille.
08:19Et ce sera l'enjeu, aller convaincre un maximum de Français.
08:22Nous sommes déjà très hauts dans les sondages.
08:24Il faut aller maintenant chercher le 50 plus 1.
08:26Et j'ai envie de dire, quelle que soit la configuration judiciaire,
08:31nous irons chercher la confiance des Français.
08:32Je suis sûre que nous l'obtiendrons.
08:33Vous avez raison.
08:34Il y a un socle important pour le Rassemblement national au premier tour.
08:37Le second tour, c'est autre chose.
08:38Il s'agit de rassembler les Français.
08:40Où est-ce que vous irez chercher les voies qui manquent actuellement ?
08:43Évidemment, votre parti pèse peu.
08:45Il y a Reconquête.
08:47Il y a l'UDR d'Éric Chauty.
08:48Mais où sont vos futurs alliés ?
08:49Il vous en faudra ?
08:51Déjà, je note, parce qu'on en a fait souvent le procès à Marine Le Pen,
08:54que Marine Le Pen, elle a déjà amorcé cette volonté de rassemblement.
08:57Elle a accueilli en son sein l'ex-président des Républicains, Éric Chauty,
09:00et lui a donné toute sa place.
09:02Je suis, moi, pour ma part, à ses côtés.
09:05Au moment des élections municipales, d'ailleurs, je note qu'elle a permis
09:08à ce que tous les candidats RN et alliés puissent tendre la main,
09:13notamment au LR, à l'entre-deux-tours, pour fusionner les listes et battre la gauche.
09:17Ce que les LR, en effet, jusqu'ici, ont refusé.
09:20Donc, cette volonté de rassemblement, elle est indéniablement présente
09:23chez Marine Le Pen et nous allons l'aider à l'élargir, si je puis dire.
09:28Et je vous en parlais tout à l'heure.
09:30Moi, j'espère pouvoir convaincre tous ceux qui, aujourd'hui,
09:32seraient encore chez Éric Zemmour ou Bruno Retailleau
09:34que nous partageons l'essentiel.
09:35Donc, le vote utile.
09:36Vous en appelez au vote utile de tous ces électeurs de droite.
09:38Mais au-delà du vote utile, qui n'est pas simplement un calcul mathématique,
09:42leur dire que les convictions auxquelles ils croient...
09:44Enfin, moi, je veux dire, vous l'avez rappelé,
09:45j'ai soutenu Éric Zemmour, je n'ai pas changé d'idée.
09:47Je reste, bien sûr, très proche sur beaucoup de sujets.
09:50Et donc, ces courants-là, ces combats-là,
09:52je les porterai aussi dans la coalition pour qu'ils soient présents.
09:57Et une fois de plus, ces idées-là de droite ne sont pas condamnées
10:00à l'échec, à la marginalité ou à la dilution dans la Macronie.
10:03Il y a une autre voie.
10:04Cette voie, elle est à nos côtés.
10:05Et donc, j'en appelle, dès aujourd'hui, à ses électeurs,
10:08mais pas seulement aux électeurs.
10:09Je veux dire, aujourd'hui, Bruno Retailleau,
10:11il est face à un choix cornelien qui va s'imposer à lui,
10:15à travers les sondages, de fait, soit il rallie Édouard Philippe,
10:19soit il va jusqu'au bout et il condamne ses idées à la défaite,
10:23si on s'en tient aujourd'hui au rapport de force,
10:25soit il vient avec nous.
10:27Et je suis désolée de vous dire que Bruno Retailleau
10:28a toute sa place à nos côtés.
10:30Quand j'écoute les discours qu'il tient,
10:32ça m'apparaît être une évidence.
10:33Donc, c'est aussi un grand moment de clarification.
10:35En tout cas, nous, nous garderons la porte ouverte.
10:36Clarification, notamment sur le programme.
10:38Marine Le Pen est la candidate.
10:39Donc, il n'y aura qu'une seule ligne au Rennes.
10:41Enfin, en tout cas, on l'imagine.
10:44Comment est-ce que vous, avec vos valeurs,
10:45vous êtes beaucoup plus libérale, encore une fois,
10:47sur le plan économique, sur les retraites,
10:49est-ce que vous allez réussir à faire converger vos idées
10:51et celles que porte Marine Le Pen,
10:53qui ne sont pas du tout les mêmes ?
10:54Alors, vous avez raison de dire que une présidentielle,
10:57c'est d'abord autour d'une personne
10:58et c'est un programme présidentiel ad hoc,
11:00qui n'est pas d'ailleurs tout à fait celui du parti politique
11:03ou des partis politiques qui s'adosent évidemment à cette coalition.
11:06Il y a un programme qui va être présenté d'ici quelques semaines,
11:10qui sera le fruit de discussions, parfois de compromis.
11:14C'est dans l'ordre des choses.
11:15Et donc, nous soutiendrons tous ce programme,
11:17ce qui n'empêche pas, par ailleurs…
11:18Même si c'est la retraite à 62 ans, vous direz Banco ?
11:21De fait, on y reviendra.
11:22Moi, ça ne m'empêchera pas de continuer de défendre
11:24ce qui m'apparaît, on va dire, plus proche de la ligne qui est la mienne.
11:28Mais néanmoins, je crois qu'aujourd'hui,
11:30il y a un consensus qui a été trouvé
11:33autour de grands principes économiques
11:35qui sont ceux de vouloir réduire la dette publique,
11:37de vouloir réduire les dépenses de fonctionnement de l'État,
11:41de vouloir défendre le pouvoir des classes moyennes.
11:43On ne sait pas encore clairement réduire les dépenses.
11:44Vous y verrez beaucoup plus clair d'ici quelques semaines,
11:47mais je ne veux pas m'avancer au nom du candidat,
11:50parce que là, je ne parle pas en mon nom.
11:52La volonté, bien sûr, de baisser les charges sur les salaires
11:54pour rendre du pouvoir d'achat aux Français,
11:56de ne pas augmenter les impôts sur nos TPE, nos PME,
11:59et une fois de plus sur les Français les plus vulnérables.
12:02Et couper dans les dépenses sociales ?
12:04Couper ?
12:05De toute façon, il faudra de toute façon
12:07s'attaquer à la dépense publique,
12:09puisque de fait, nous sommes dans une situation budgétaire
12:11extrêmement grave, et pour en avoir parlé à Marine Le Pen,
12:13je sais qu'elle en a la pleine conscience,
12:14et que ça fait partie des sujets très importants
12:16sur lesquels nous allons nous positionner.
12:18Donc, je veux dire, nous sommes d'accord sur cette philosophie-là.
12:20Bon, maintenant, il faudra trouver un consensus
12:22sur la manière, bien sûr, d'arriver à ces objectifs.
12:25Très dur, l'assistanat, elle refuse, par exemple,
12:27de prononcer ce mot, assistana.
12:28Ce n'est pas tout à fait vrai, elle en a parlé.
12:31Et Anne Bernalat en parle ?
12:32Elle l'a dénoncée, telle qu'elle, d'ailleurs,
12:34avec ce mot, dans son dernier discours.
12:35Mais j'ai envie de dire que...
12:37Vous savez pourquoi, moi, je suis aujourd'hui
12:38aux côtés de Marine Le Pen,
12:40et sans, malgré parfois, comme vous pouvez le dire,
12:42les sensibilités qui divergent,
12:44parce que je crois que le sujet prioritaire,
12:46en tout cas, pour ma part,
12:47qui doit nous engager tous,
12:49c'est le sujet identitaire.
12:50Vous savez, en politique, il y a des sujets réversibles,
12:51il y a des sujets irréversibles.
12:52Le sujet réversible, c'est malgré tout
12:54les sujets économiques et budgétaires
12:56quand on fait les beaux choix.
12:56Par contre, il y a un sujet réversible,
12:58c'est le sujet démographique.
12:59Le jour où nous serons demain minoritaires chez nous,
13:02nous n'aurons plus que nos yeux pour pleurer.
13:03Quand vous dites minoritaires, ça veut dire quoi ?
13:04Minoritaires, c'est-à-dire que finalement,
13:06les gens qui sont...
13:06À d'autres Français ?
13:07De fait, aujourd'hui, quand on voit importer
13:09sur notre sol 500 000 personnes
13:11sur notre territoire,
13:13et qu'on voit notamment à LFI des gens
13:15qui assument totalement de vouloir faire disparaître
13:18la culture française,
13:19ou du moins nous expliquer que nous devons nous pousser
13:21pour laisser la place à d'autres cultures étrangères
13:24qui militent pour l'islamisation du pays,
13:26qui là encore est un changement civilisationnel complet,
13:29ben oui, de fait, nous risquons demain
13:31que la culture, l'histoire et le peuple français
13:33soient en minorité,
13:34et alors la France ne serait plus la France.
13:35Et on pourra débattre autant qu'on veut du taux de TVA.
13:37Je crois que nous serons très loin, finalement,
13:40de l'essentiel,
13:40puisqu'à travers cette question migratoire,
13:42il y a aussi la question sécuritaire qui transparaît.
13:44Et c'est pour moi, en tout cas,
13:46le moteur principal qui me conduit
13:48à être aux côtés de Marine Le Pen,
13:50parce que je pense que c'est un enjeu existentiel,
13:52et c'est l'enjeu, d'ailleurs,
13:53me semble-t-il, fondamental pour tous les Français.
13:55Marion Maréchal, ce matin même,
13:57Jordan Bardella et Marine Le Pen seront sur le terrain,
13:59ils feront un marché dans la Sarthe,
14:02à la flèche.
14:03Est-ce que, encore une fois,
14:04c'est un tandem qui fonctionne ?
14:06Elle a redit hier que cet ensemble,
14:08qu'ils iront convaincre les Français,
14:09que nous sommes les seuls, dit-elle,
14:11à pouvoir prendre de bonnes décisions
14:12pour changer leur avenir.
14:12Vous auriez soutenu indifféremment
14:14Jordan Bardella ou Marine Le Pen ?
14:17Oui, d'ailleurs, je tiens à les féliciter tous les deux,
14:19puisque ça fait des semaines et des semaines
14:20qu'on voit une partie des journalistes
14:22essayer de mettre des coins entre eux,
14:23construire tout un récit de divergence et d'opposition.
14:26Non, mais là, on en était quasiment à expliquer
14:28qu'il y avait une forme de conflit,
14:29alors que jusqu'au bout,
14:30eux ont fait la démonstration
14:32de l'efficacité et de la sincérité de leur duo.
14:34Il n'y a aucune ambiguïté sur le fait
14:36que Jordan Bardella soutiendra,
14:38bien sûr, totalement Marine Le Pen.
14:40Si il s'était avéré que Jordan eût été le candidat,
14:44nous aurions été, bien sûr, aussi derrière lui,
14:47sans ambiguïté.
14:48Donc maintenant, le but, c'est d'être tous ensemble
14:50et d'avancer tous ensemble jusqu'à la victoire en 2027.
14:52Et lui, il est le Premier ministre idéal pour vous,
14:55selon vous, si elle devait accéder,
14:56Marine Le Pen, à l'Élysée ?
14:57En effet, nous allons accompagner
15:00une sorte de ticket dans cette affaire,
15:02puisque Marine Le Pen a d'ores et déjà annoncé
15:03que Jordan Bardella serait ce Premier ministre.
15:06Jordan Bardella, qui lui-même, d'ailleurs,
15:07a expliqué qu'il ferait un gouvernement d'union et de rassemblement,
15:11au-delà, d'ailleurs, du Rassemblement national.
15:13Et je pense que c'est une bonne manière de voir les choses.
15:15Nous avons la chance, nous, au sein du camp national,
15:17d'avoir plusieurs candidats de grande qualité,
15:19ce qui n'est pas le cas de nos adversaires,
15:21qui, parfois, n'en ont même pas un seul.
15:22Donc, on peut plutôt se féliciter de cela.
15:24Et je crois qu'en ce qui concerne ce déplacement à la flèche,
15:26c'est aussi un symbole,
15:27puisque la flèche, c'est la seule municipalité de l'Ouest
15:30qui a été remportée par le camp national.
15:32Et donc, c'est un symbole optimiste de conquête,
15:35si je peux dire, électorale.
15:36Mario Maréchal, on a évoqué la France insoumise tout à l'heure,
15:39dont vous pensez que c'est un véritable danger pour le pays.
15:43Hier, il y a eu une perturbation à l'Assemblée nationale
15:47lors du vote sur le projet de loi
15:49sur la présomption de légitime défense des policiers,
15:51perturbation notamment menée par Assa Traoré.
15:53Est-ce qu'on risque d'avoir,
15:55lors de cette campagne présidentielle,
15:57des mouvements de violence,
15:59et notamment du chaos venant de ce camp-là ?
16:02Alors, déjà, je me félicite de l'adoption, en effet,
16:04de cette mesure que nous portons depuis très longtemps
16:06et que, pour ma part, je porte,
16:07depuis que j'ai été élue députée à 22 ans,
16:09donc il y a quelques années.
16:10Donc, c'est une très bonne nouvelle, bien sûr,
16:12pour nos forces de l'ordre,
16:13qui ainsi ne sont pas mises à équivalence
16:16du délinquant qu'ils interpellent.
16:17Et ça, c'est heureux.
16:19Maintenant, ce qui est vrai,
16:19c'est que ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale
16:21et qui est une honte,
16:22est un nouveau révélateur.
16:23C'est-à-dire que je pense que la France insoumise
16:24ne menace pas seulement la République,
16:26il menace la démocratie.
16:27De fait, quand on a des élus
16:29qui n'ont jamais été, d'ailleurs, dédits
16:31par leur chef Jean-Luc Mélenchon,
16:32qui expliquent qu'ils sont prêts demain
16:34à organiser l'insurrection populaire
16:36au cas de victoire du Rassemblement national,
16:38bon, ça dit tout de leurs intentions réelles.
16:40Ils sont dans une volonté de chaos, de pourrissement.
16:42Mais c'est doctrinal.
16:43Je veux dire, la violence politique, chez eux,
16:45n'est pas un dommage collatéral.
16:46C'est quelque chose qui est pensé
16:48de façon conceptuelle
16:49pour aboutir à leur révolution,
16:51mettre à bas les institutions.
16:53C'est ce face à quoi nous nous battons.
16:54Et c'est pourquoi, d'ailleurs, une fois de plus,
16:55je crois que la droite a le devoir
16:57d'être rassemblée face à cette menace
16:59extrêmement grave.
17:00Vous êtes, enfin, le camp national
17:01et l'adversaire idéal pour Jean-Luc Mélenchon
17:04s'il devait accéder au second tour.
17:05Et est-ce que vous êtes sûr de pouvoir le battre ?
17:07Moi, je ne raisonne pas en ces termes.
17:09En tout cas, ce que je considère,
17:11je considère que Jean-Luc Mélenchon
17:12a la capacité d'accéder au second tour.
17:15Et je m'en inquiète, bien sûr,
17:16mais je prends sa candidature très au sérieux.
17:18Je sais de quoi il est capable.
17:20Je sais que l'intégralité de la gauche,
17:21le moment venu, le soutiendra
17:23parce qu'il joue toujours au vierge et farouché
17:26lorsqu'il s'agit de défendre les intérêts.
17:28Mais au moment des campagnes électorales,
17:29ils savent tous se ranger derrière lui, évidemment.
17:31Je sais de la même manière que la Macronie,
17:33comme l'a déjà fait Gabriel Attal par le passé,
17:35le soutiendra, le cas échéant, face à nous.
17:38Et c'est pourquoi nous avons la responsabilité
17:39de convaincre tous les gens de droite sincères
17:42de se tourner vers nous
17:44pour éviter cette hypothèse
17:45qui serait absolument dramatique.
17:48Et pour ça, ne pas attendre, bien sûr, le second tour,
17:50mais nous donner de la force dès le premier tour
17:52pour qu'il y ait une dynamique suffisante
17:54pour ne prendre aucun risque, évidemment, au second tour.
17:57Hier, il y avait aussi un autre procès,
17:59celui de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan.
18:01Le procès a été renvoyé en octobre.
18:03Elle devait comparer, pour apologie du terrorisme en ligne,
18:06encourer sept ans d'emprisonnement,
18:08100 000 euros d'amende
18:08pour avoir notamment repris des propos de terroristes.
18:11C'est ça aussi pour vous, la France insoumise ?
18:13De fait, Rima Hassan est le nouveau visage
18:16de cette extrême-gauche
18:17qui, sans aucun complexe, en effet,
18:19fait l'apologie de figures
18:20qui ont tué des civils totalement impunément.
18:23Mais ce qui me frappe dans cette affaire,
18:24c'est la façon dont l'intégralité
18:26de l'écosystème de l'extrême-gauche
18:28et de la France insoumise
18:29fait bloc derrière Rima Hassan,
18:31ce qui démontre bien que ça n'est pas
18:32un comportement, on va dire, marginal
18:35ou une erreur,
18:36mais vraiment quelque chose qui est pensé
18:37sur le plan doctrinal
18:39de gens qui font de la violence politique
18:41l'un des moyens d'arriver à leur fin.
18:43Marion Maréchal, vous avez écrit ce livre
18:44« Si tu te sens, Le Pen » chez Fayard.
18:47Vous vous sentez désormais complètement Le Pen
18:48après avoir effacé votre patronisme ?
18:50Je n'ai jamais cessé de me sentir Le Pen
18:54et je crois que Marine Le Pen,
18:56elle-même, se sent aujourd'hui Le Pen
18:58plus que jamais dans sa force de conviction,
19:00dans son tempérament,
19:02dans sa pugnacité et dans sa solidité.
19:04Ça veut dire qu'elle a pensé à son père hier soir
19:05lorsqu'elle a annoncé sa candidature ?
19:07Je ne peux pas parler à sa place.
19:09On parle d'une lignée et de Le Pen.
19:11Ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui,
19:12le corps national n'a jamais été aussi prêt
19:14d'arriver aux affaires
19:17et nous le devons, bien sûr,
19:18à ce que fait Marine Le Pen
19:19depuis maintenant des décennies
19:20et nous le devons, en tout cas,
19:21c'est ce que je pense pour ma part,
19:22au travail visionnaire
19:25qu'avant elle,
19:26Jean-Marie Le Pen a opéré
19:27durant des années.
19:29Marion Maréchal était notre invitée ce matin.
19:30Merci beaucoup d'être venue
19:32dans la grande interview sur CNews
19:33et sur Europe 1.
19:34Bonne journée à vous.
19:36Sous-titrage Société Radio-Canada
19:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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