00:00On va continuer d'en parler. Eric Blaine se joint à nous. Oui, oui, bonjour Eric.
00:03Bonjour Guillaume.
00:03C'est un drama total peut-être qui nous attend encore. Ce sera un autre feuilleton à suivre.
00:07On attend aussi la Cour suprême sur les droits de douane.
00:10Oui, il y a des élections aussi.
00:11Oui, oui, c'est ça. To be continued.
00:14Swiss Live gestion privée, on est ravi que vous nous accompagniez, que vous nous rejoigniez
00:17avec ce regard suisse qui est le vôtre, justement.
00:20On regarde les différents actifs refuges, le franc suisse, pas de réaction.
00:23En revanche, l'or qui recule très nettement aujourd'hui, le dollar qui remonte,
00:26c'est une forme de gage de crédibilité. Le marché fait crédit à ce choix de Donald Trump,
00:31le retour d'une forme de crédibilité pour la fête, manifestement.
00:34Ça, c'est clair. Et ça vient déjà de sa formation.
00:37Formation d'élite, puisqu'il est passé à Stanford, politique publique.
00:42Ensuite, il est allé à Harvard Business School, Harvard Law School.
00:46Donc, formation. Ensuite, il est passé partout, les endroits importants.
00:51Morgan Stanley, donc banque d'investissement américaine.
00:54Il a travaillé sur la régulation financière et économique,
00:58sur les relations entre Wall Street et les autorités financières.
01:03Donc là, il y a de la crédibilité.
01:05Et puis, à la Fed, il a été gouverneur pendant relativement longtemps,
01:09où notamment, il a été présent pendant la crise financière de 2008-2009.
01:13Donc, il a vu les instances réagir au moment de crise.
01:16Très important quand même pour Wall Street.
01:18Et en plus, il a donné sa démission.
01:21Vous savez pourquoi, en 2011 ?
01:22Parce qu'il a trouvé que la Fed, la politique de la Fed, était trop accobodante.
01:25Donc, on va s'amuser un petit peu.
01:29Et enfin, aujourd'hui, il est encore devenu prof, prof à Stanford.
01:34Et il travaille avec le Congrès sur les sujets de budget.
01:36Donc, c'est vraiment de la crédibilité.
01:38C'est vraiment une personne à la fois académique et aussi avec les mains dans le cambouis.
01:44Donc, c'est normal qu'aujourd'hui, on donne de la crédibilité à cette personne.
01:48Et il a des vues relativement précises.
01:51Il s'est déjà exprimé.
01:52On vient d'en parler.
01:53Mais la première chose, c'est qu'il va écouter Trump.
01:55Il va baisser les taux.
01:56Et là, ça peut nous faire un peu drôle quand même.
01:58Parce que nous, nos taux, ils sont à 2% à court terme.
02:00Je pense qu'on peut aller au moins à ce niveau-là aux Etats-Unis.
02:03Donc, ça peut...
02:04Donc, vous pensez que dans un premier temps, il les baissera les taux ?
02:06Même s'il a un historique faucon, il va le faire à fort ?
02:08Non, il ne va pas baisser les taux.
02:09Il va baisser les taux fort.
02:11Eh bien, c'est les Etats-Unis.
02:12Les Etats-Unis, ça bouge.
02:13On l'a vu avec Trump.
02:14Donc, ça signifie qu'un faucon historique peut devenir Colomb.
02:16C'est jouable.
02:17Je ne sais pas ce que ça veut dire, ça, faucon, etc.
02:19Mais c'est sûr, il est là pour baisser les taux et ne pas faire autre chose.
02:22Donc, il va baisser les taux fort.
02:23Et en contrepartie, pour garder la crédibilité de la Fed,
02:26il va effectivement faire en sorte que le bilan de la Fed n'augmente pas, voire se réduise.
02:31Et donc, on va avoir des taux courts qui seront beaucoup plus bas.
02:33Ça va être des refinancements du budget américain et du déficit américain de manière générale,
02:38qui, en ce moment, est en train de se refinancer entre 2 et 5 ans.
02:41Donc là, il va avoir un impact.
02:43Ça va être important.
02:44Et puis, derrière, les taux longs, ça va être un peu la bagarre.
02:46Est-ce que le fait que le bilan de la Banque centrale, qui ne s'accroît pas,
02:53c'est une forme de crédibilité générale et des taux-coûts et des taux longs baissent ?
02:57Ou est-ce que ça fait peur à Wall Street ?
03:00Ils pensent qu'il y a de l'inflation et dans ces cas, les taux longs montent.
03:03Et là, c'est là que ça va se bagarrer, je pense.
03:05Ça va être intéressant à voir.
03:06Ça va être passionnant à suivre.
03:07On va revenir à cette thématique.
03:09Kevin Walsh, donc, choisi par Donald Trump.
03:11Il n'y a pas que ça dans la vie, même si Wall Street réagit.
03:13Bien sûr, le Dow Jones recule, le S&P moins 0,2, rien de méchant, le Nasdaq moins 0,3.
03:17John, dans le Nasdaq, il y a Apple, quand même, qu'il faut suivre de très près aujourd'hui.
03:20Il nous annonce des ventes record d'iPhone, notamment l'iPhone 17.
03:23Et pourtant, Apple perd 1,5%.
03:25On a le sentiment qu'à part méta dans la tech, n'importe quelle nouvelle est sanctionnée.
03:29À part méta hier.
03:31Oui, on a eu des bons résultats, vous l'avez dit, surtout sur les services.
03:37On a la Chine qui surprend à la hausse.
03:40C'est très, très important parce qu'on disait que la Chine était en perte de vitesse.
03:45Mais effectivement, au niveau plus global, on a des difficultés à relancer les ventes d'iPhone dans les marchés matures.
03:54La question clé pour les investisseurs, et c'est pour ça que l'action baisse un peu, c'est le cycle de renouvellement.
04:02On sait que les marges tiennent bien, donc on a un espèce de ce qu'on appelle un pouvoir de fixation des prix,
04:09le fameux pricing power qui est intact, mais on a quand même une dépendance croissante aux services.
04:17Les services progressent à chaque fois et il ne faut pas que ça casse là-dessus.
04:21Donc globalement, avec les interrogations qu'on a, on allait l'oublier, mais sur l'intelligence artificielle.
04:29Vous savez qu'ils étaient en retard là-dessus, donc ils utilisent l'intelligence artificielle de d'autres acteurs.
04:34Donc on a eu des interrogations, on n'a pas vraiment eu de réponse là-dessus hier.
04:38Donc c'est un peu flou, pour être très honnête avec vous.
04:41D'un côté, on est content de la Chine.
04:43De l'autre côté, on n'est pas content de la dépendance aux services.
04:47Donc globalement, ça se traduit dans les cours de bourse avec, effectivement,
04:52s'il ne suffit pas d'avoir des bons résultats, il faut vraiment convaincre l'investisseur
04:57qu'on va aller beaucoup plus haut, beaucoup plus loin avec des moteurs de relais de croissance.
05:03Ils en manquent beaucoup les marchés quand même, parce qu'Eric, sur l'iPhone 17,
05:06les ventes ont atteint 86 milliards de dollars, 86 milliards rien que sur le dernier trimestre.
05:10C'est un record.
05:11C'est gigantesque, c'est clair, c'est gigantesque.
05:14Et je pense que là, la réaction de Wall Street, ce n'est pas trop sur les ventes d'iPhone,
05:17c'est sur l'intelligence artificielle.
05:19En ce moment, le marché est vraiment concentré sur l'intelligence artificielle.
05:23C'est-à-dire que, est-ce que dans ce domaine-là, où sont les gagnants ?
05:27C'est-à-dire, après avoir joué tout le monde, et avoir mis énormément d'argent
05:30sur la tech américaine, d'une manière large, j'arrive à faire le tri pour savoir
05:35qui est le gagnant de l'intelligence artificielle.
05:36C'est-à-dire, en gros, on a vu Meta, ça monte.
05:38Pourquoi ? Parce qu'ils ont dit qu'ils avaient les pubs ciblées,
05:40et qu'ils avaient les recettes publicitaires.
05:44Et puis Microsoft, ils n'avaient pas ça, ils avaient un autre truc qui marchait quand même pas si mal,
05:48c'est le cloud, tout de suite 38%, ça va quand même.
05:51Et puis l'iPhone qui se vend comme des petits pains, c'est pas mal non plus.
05:55Ça ne les intéresse plus, ce n'est pas le sujet, c'est ça en fait.
05:57Oui, avec une question sur le coût des mémoires aussi,
06:00parce que les cartes mémoires commencent à manquer, leur coût flambe.
06:02On a un acteur, côté Wall Street, spécialiste de tout ça, c'est Sandisk.
06:05Sandisk vient de publier des prévisions de profits et de ventes largement supérieures aux attentes.
06:10Sandisk, donc dans les mémoires, on a besoin de mémoire et on en manque,
06:13Sandisk gagne 20%.
06:14Je perds la mienne d'ailleurs.
06:1520% la hausse de Sandisk à Wall Street aujourd'hui.
06:18Vous disiez quoi ?
06:18Je disais que je perdais la mémoire aussi.
06:20Ah mince, on vous mettra une petite puce alors.
06:23C'est ça l'avenir.
06:25Là, Wall Street joue les équipementiers, les pelles et les pioches.
06:29Il est clair que dans ces investissements qui sont faits, ils sont massifs,
06:33il y a évidemment des fournisseurs.
06:36Et donc les fournisseurs, c'est comme au moment d'Internet,
06:39on jouait les pelles et les pioches.
06:41On est sûr que ces gens-là sont les gagnants puisqu'on n'a fric pas assez.
06:44C'est simple, on n'a fric pas assez.
06:45Donc les solides conduiteurs, on les achète.
06:47On voit, c'est ça, mais que dans les fournisseurs, les équipementiers, etc.,
06:49ça tourne.
06:50On était sur les NVIDIA et compagnie.
06:51Maintenant, on est sur les mémoires.
06:52Et donc Sandisk, incroyable prévision de Sandisk, plus de 19% en ce moment.
06:56On a Micron aussi aux Etats-Unis qui gagne 53% depuis le 1er janvier.
06:59John, on n'est pas au bout de nos surprises dans la tech américaine
07:02puisqu'on attend cette année un peu d'espace, le goût, l'odeur de l'espace à Wall Street.
07:07Beaucoup d'introductions attendues, notamment celle de SpaceX.
07:09Mais dans SpaceX, on pourrait pourquoi pas avoir Tesla ?
07:13C'est absolument fou, c'est l'EFT qui le rapporte.
07:18Autour d'un rapprochement entre SpaceX et d'autres entités de l'écosystème d'Elon Musk,
07:24dont Tesla ou XAI.
07:26Et lorsqu'on parle de ça, je ne sais pas si vous vous en souvenez,
07:30et Antoine, évidemment, s'en souviendra des chiffres,
07:34mais le fameux bonus de Elon Musk, vous vous souvenez, de 1 000 milliards de dollars,
07:41devait être atteint si Tesla arrivait à une certaine valorisation.
07:46Donc on imagine que s'il y avait un rapprochement entre SpaceX et Tesla, par exemple,
07:52il arriverait plus rapidement à ce chiffre et il pourrait avoir son fameux bonus de 1 000 milliards de dollars.
07:59Au-delà de ça, l'objectif stratégique de ce rapprochement,
08:03c'est de créer un groupe assez intégré, voire ultra intégré,
08:07qui combine espace, données, intelligence artificielle, mobilité électrique et robotique,
08:15dont on parle beaucoup ces derniers temps.
08:17Donc ce serait quelque chose, c'est le rêve de Donald Trump,
08:21c'est le rêve de Elon Musk d'avoir une entreprise
08:24qui combine absolument toutes les données et le paiement,
08:29on n'en parle pas des paiements, mais aussi avec l'intelligence artificielle, etc.
08:33Donc évidemment, ce scénario s'inscrit dans la perspective d'une introduction en bourse,
08:40vous en avez parlé en début de semaine, Guillaume, de SpaceX, bien évidemment,
08:44avec une structure potentiellement plus lisible pour les investisseurs.
08:48Donc tout ça, ça fait couler beaucoup d'encre.
08:51– Incroyable, SpaceX qui viendrait intégrer toute la plateforme IA d'Elon Musk,
08:54il y aurait X dedans, réseau X, Grock, pourquoi pas Tesla dans SpaceX, Antoine ?
08:58– On l'a dit depuis le début, Tesla, on ne sait plus trop ce qui est coté,
09:02Tesla, c'est un constructeur automobile de voitures électriques
09:07qui vient de sabrer sa gamme en deux, donc il ne reste plus que deux modèles.
09:11L'essentiel, ça va être les robots-taxis, c'est l'avenir,
09:14ça va être le robot Optimus, etc.
09:16Donc on se retrouve face à une forme de coquille vide maintenant de Tesla
09:20et une énorme entreprise qui vient fusionner avec une coquille vide cotée,
09:24ça s'appelle comment ? Vous vous souvenez ?
09:26C'était à la mode ces dernières années, ça s'appelle un SPAC.
09:28Et en gros, il est en train de SPAC-er SpaceX, plus ou moins,
09:32pour tout intégrer finalement.
09:34Mais on le disait à l'époque, quand on achète une action Tesla,
09:37on achète un bout de l'univers Elon Musk, même tout ce qui n'est pas coté.
09:40On achète un bout de SpaceX, on achète un bout de l'énergie solaire.
09:43Là, ça aurait le mérite de tout intégrer via cette opération.
09:46Alors à voir comment ça va se passer techniquement,
09:48mais on sent que ça va être effectivement un game changer.
09:51Le SPAC de l'espace.
09:52C'est comment dans Star Trek ? Spock ?
09:54Space Spock.
09:55Le Space...
09:57Comment ?
09:57Le Space...
09:58Space Spack.
09:58Bon, allez, on va continuer d'aborder ces...
10:01Ça vous fait sourire, c'est pas bon ?
10:02Oui, parce que c'est sûr qu'il est Space, quelque part.
10:05Eric, vous êtes en forme, vous restez avec nous, ça vous dit ?
10:07Avec plaisir.
10:08Et...
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