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  • il y a 3 heures
Ce vendredi 30 janvier, Eric Bleines, directeur de la Gestion Actions chez SwissLife Gestion Privée, s'est penché sur le retour d'une forme de crédibilité pour la Fed, les atouts de Kevin Warsh, les ventes d'iPhone au plus haut, et la flambée des prix de la mémoire Dram et Nand, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00On va continuer d'en parler. Eric Blaine se joint à nous. Oui, oui, bonjour Eric.
00:03Bonjour Guillaume.
00:03C'est un drama total peut-être qui nous attend encore. Ce sera un autre feuilleton à suivre.
00:07On attend aussi la Cour suprême sur les droits de douane.
00:10Oui, il y a des élections aussi.
00:11Oui, oui, c'est ça. To be continued.
00:14Swiss Live gestion privée, on est ravi que vous nous accompagniez, que vous nous rejoigniez
00:17avec ce regard suisse qui est le vôtre, justement.
00:20On regarde les différents actifs refuges, le franc suisse, pas de réaction.
00:23En revanche, l'or qui recule très nettement aujourd'hui, le dollar qui remonte,
00:26c'est une forme de gage de crédibilité. Le marché fait crédit à ce choix de Donald Trump,
00:31le retour d'une forme de crédibilité pour la fête, manifestement.
00:34Ça, c'est clair. Et ça vient déjà de sa formation.
00:37Formation d'élite, puisqu'il est passé à Stanford, politique publique.
00:42Ensuite, il est allé à Harvard Business School, Harvard Law School.
00:46Donc, formation. Ensuite, il est passé partout, les endroits importants.
00:51Morgan Stanley, donc banque d'investissement américaine.
00:54Il a travaillé sur la régulation financière et économique,
00:58sur les relations entre Wall Street et les autorités financières.
01:03Donc là, il y a de la crédibilité.
01:05Et puis, à la Fed, il a été gouverneur pendant relativement longtemps,
01:09où notamment, il a été présent pendant la crise financière de 2008-2009.
01:13Donc, il a vu les instances réagir au moment de crise.
01:16Très important quand même pour Wall Street.
01:18Et en plus, il a donné sa démission.
01:21Vous savez pourquoi, en 2011 ?
01:22Parce qu'il a trouvé que la Fed, la politique de la Fed, était trop accobodante.
01:25Donc, on va s'amuser un petit peu.
01:29Et enfin, aujourd'hui, il est encore devenu prof, prof à Stanford.
01:34Et il travaille avec le Congrès sur les sujets de budget.
01:36Donc, c'est vraiment de la crédibilité.
01:38C'est vraiment une personne à la fois académique et aussi avec les mains dans le cambouis.
01:44Donc, c'est normal qu'aujourd'hui, on donne de la crédibilité à cette personne.
01:48Et il a des vues relativement précises.
01:51Il s'est déjà exprimé.
01:52On vient d'en parler.
01:53Mais la première chose, c'est qu'il va écouter Trump.
01:55Il va baisser les taux.
01:56Et là, ça peut nous faire un peu drôle quand même.
01:58Parce que nous, nos taux, ils sont à 2% à court terme.
02:00Je pense qu'on peut aller au moins à ce niveau-là aux Etats-Unis.
02:03Donc, ça peut...
02:04Donc, vous pensez que dans un premier temps, il les baissera les taux ?
02:06Même s'il a un historique faucon, il va le faire à fort ?
02:08Non, il ne va pas baisser les taux.
02:09Il va baisser les taux fort.
02:11Eh bien, c'est les Etats-Unis.
02:12Les Etats-Unis, ça bouge.
02:13On l'a vu avec Trump.
02:14Donc, ça signifie qu'un faucon historique peut devenir Colomb.
02:16C'est jouable.
02:17Je ne sais pas ce que ça veut dire, ça, faucon, etc.
02:19Mais c'est sûr, il est là pour baisser les taux et ne pas faire autre chose.
02:22Donc, il va baisser les taux fort.
02:23Et en contrepartie, pour garder la crédibilité de la Fed,
02:26il va effectivement faire en sorte que le bilan de la Fed n'augmente pas, voire se réduise.
02:31Et donc, on va avoir des taux courts qui seront beaucoup plus bas.
02:33Ça va être des refinancements du budget américain et du déficit américain de manière générale,
02:38qui, en ce moment, est en train de se refinancer entre 2 et 5 ans.
02:41Donc là, il va avoir un impact.
02:43Ça va être important.
02:44Et puis, derrière, les taux longs, ça va être un peu la bagarre.
02:46Est-ce que le fait que le bilan de la Banque centrale, qui ne s'accroît pas,
02:53c'est une forme de crédibilité générale et des taux-coûts et des taux longs baissent ?
02:57Ou est-ce que ça fait peur à Wall Street ?
03:00Ils pensent qu'il y a de l'inflation et dans ces cas, les taux longs montent.
03:03Et là, c'est là que ça va se bagarrer, je pense.
03:05Ça va être intéressant à voir.
03:06Ça va être passionnant à suivre.
03:07On va revenir à cette thématique.
03:09Kevin Walsh, donc, choisi par Donald Trump.
03:11Il n'y a pas que ça dans la vie, même si Wall Street réagit.
03:13Bien sûr, le Dow Jones recule, le S&P moins 0,2, rien de méchant, le Nasdaq moins 0,3.
03:17John, dans le Nasdaq, il y a Apple, quand même, qu'il faut suivre de très près aujourd'hui.
03:20Il nous annonce des ventes record d'iPhone, notamment l'iPhone 17.
03:23Et pourtant, Apple perd 1,5%.
03:25On a le sentiment qu'à part méta dans la tech, n'importe quelle nouvelle est sanctionnée.
03:29À part méta hier.
03:31Oui, on a eu des bons résultats, vous l'avez dit, surtout sur les services.
03:37On a la Chine qui surprend à la hausse.
03:40C'est très, très important parce qu'on disait que la Chine était en perte de vitesse.
03:45Mais effectivement, au niveau plus global, on a des difficultés à relancer les ventes d'iPhone dans les marchés matures.
03:54La question clé pour les investisseurs, et c'est pour ça que l'action baisse un peu, c'est le cycle de renouvellement.
04:02On sait que les marges tiennent bien, donc on a un espèce de ce qu'on appelle un pouvoir de fixation des prix,
04:09le fameux pricing power qui est intact, mais on a quand même une dépendance croissante aux services.
04:17Les services progressent à chaque fois et il ne faut pas que ça casse là-dessus.
04:21Donc globalement, avec les interrogations qu'on a, on allait l'oublier, mais sur l'intelligence artificielle.
04:29Vous savez qu'ils étaient en retard là-dessus, donc ils utilisent l'intelligence artificielle de d'autres acteurs.
04:34Donc on a eu des interrogations, on n'a pas vraiment eu de réponse là-dessus hier.
04:38Donc c'est un peu flou, pour être très honnête avec vous.
04:41D'un côté, on est content de la Chine.
04:43De l'autre côté, on n'est pas content de la dépendance aux services.
04:47Donc globalement, ça se traduit dans les cours de bourse avec, effectivement,
04:52s'il ne suffit pas d'avoir des bons résultats, il faut vraiment convaincre l'investisseur
04:57qu'on va aller beaucoup plus haut, beaucoup plus loin avec des moteurs de relais de croissance.
05:03Ils en manquent beaucoup les marchés quand même, parce qu'Eric, sur l'iPhone 17,
05:06les ventes ont atteint 86 milliards de dollars, 86 milliards rien que sur le dernier trimestre.
05:10C'est un record.
05:11C'est gigantesque, c'est clair, c'est gigantesque.
05:14Et je pense que là, la réaction de Wall Street, ce n'est pas trop sur les ventes d'iPhone,
05:17c'est sur l'intelligence artificielle.
05:19En ce moment, le marché est vraiment concentré sur l'intelligence artificielle.
05:23C'est-à-dire que, est-ce que dans ce domaine-là, où sont les gagnants ?
05:27C'est-à-dire, après avoir joué tout le monde, et avoir mis énormément d'argent
05:30sur la tech américaine, d'une manière large, j'arrive à faire le tri pour savoir
05:35qui est le gagnant de l'intelligence artificielle.
05:36C'est-à-dire, en gros, on a vu Meta, ça monte.
05:38Pourquoi ? Parce qu'ils ont dit qu'ils avaient les pubs ciblées,
05:40et qu'ils avaient les recettes publicitaires.
05:44Et puis Microsoft, ils n'avaient pas ça, ils avaient un autre truc qui marchait quand même pas si mal,
05:48c'est le cloud, tout de suite 38%, ça va quand même.
05:51Et puis l'iPhone qui se vend comme des petits pains, c'est pas mal non plus.
05:55Ça ne les intéresse plus, ce n'est pas le sujet, c'est ça en fait.
05:57Oui, avec une question sur le coût des mémoires aussi,
06:00parce que les cartes mémoires commencent à manquer, leur coût flambe.
06:02On a un acteur, côté Wall Street, spécialiste de tout ça, c'est Sandisk.
06:05Sandisk vient de publier des prévisions de profits et de ventes largement supérieures aux attentes.
06:10Sandisk, donc dans les mémoires, on a besoin de mémoire et on en manque,
06:13Sandisk gagne 20%.
06:14Je perds la mienne d'ailleurs.
06:1520% la hausse de Sandisk à Wall Street aujourd'hui.
06:18Vous disiez quoi ?
06:18Je disais que je perdais la mémoire aussi.
06:20Ah mince, on vous mettra une petite puce alors.
06:23C'est ça l'avenir.
06:25Là, Wall Street joue les équipementiers, les pelles et les pioches.
06:29Il est clair que dans ces investissements qui sont faits, ils sont massifs,
06:33il y a évidemment des fournisseurs.
06:36Et donc les fournisseurs, c'est comme au moment d'Internet,
06:39on jouait les pelles et les pioches.
06:41On est sûr que ces gens-là sont les gagnants puisqu'on n'a fric pas assez.
06:44C'est simple, on n'a fric pas assez.
06:45Donc les solides conduiteurs, on les achète.
06:47On voit, c'est ça, mais que dans les fournisseurs, les équipementiers, etc.,
06:49ça tourne.
06:50On était sur les NVIDIA et compagnie.
06:51Maintenant, on est sur les mémoires.
06:52Et donc Sandisk, incroyable prévision de Sandisk, plus de 19% en ce moment.
06:56On a Micron aussi aux Etats-Unis qui gagne 53% depuis le 1er janvier.
06:59John, on n'est pas au bout de nos surprises dans la tech américaine
07:02puisqu'on attend cette année un peu d'espace, le goût, l'odeur de l'espace à Wall Street.
07:07Beaucoup d'introductions attendues, notamment celle de SpaceX.
07:09Mais dans SpaceX, on pourrait pourquoi pas avoir Tesla ?
07:13C'est absolument fou, c'est l'EFT qui le rapporte.
07:18Autour d'un rapprochement entre SpaceX et d'autres entités de l'écosystème d'Elon Musk,
07:24dont Tesla ou XAI.
07:26Et lorsqu'on parle de ça, je ne sais pas si vous vous en souvenez,
07:30et Antoine, évidemment, s'en souviendra des chiffres,
07:34mais le fameux bonus de Elon Musk, vous vous souvenez, de 1 000 milliards de dollars,
07:41devait être atteint si Tesla arrivait à une certaine valorisation.
07:46Donc on imagine que s'il y avait un rapprochement entre SpaceX et Tesla, par exemple,
07:52il arriverait plus rapidement à ce chiffre et il pourrait avoir son fameux bonus de 1 000 milliards de dollars.
07:59Au-delà de ça, l'objectif stratégique de ce rapprochement,
08:03c'est de créer un groupe assez intégré, voire ultra intégré,
08:07qui combine espace, données, intelligence artificielle, mobilité électrique et robotique,
08:15dont on parle beaucoup ces derniers temps.
08:17Donc ce serait quelque chose, c'est le rêve de Donald Trump,
08:21c'est le rêve de Elon Musk d'avoir une entreprise
08:24qui combine absolument toutes les données et le paiement,
08:29on n'en parle pas des paiements, mais aussi avec l'intelligence artificielle, etc.
08:33Donc évidemment, ce scénario s'inscrit dans la perspective d'une introduction en bourse,
08:40vous en avez parlé en début de semaine, Guillaume, de SpaceX, bien évidemment,
08:44avec une structure potentiellement plus lisible pour les investisseurs.
08:48Donc tout ça, ça fait couler beaucoup d'encre.
08:51– Incroyable, SpaceX qui viendrait intégrer toute la plateforme IA d'Elon Musk,
08:54il y aurait X dedans, réseau X, Grock, pourquoi pas Tesla dans SpaceX, Antoine ?
08:58– On l'a dit depuis le début, Tesla, on ne sait plus trop ce qui est coté,
09:02Tesla, c'est un constructeur automobile de voitures électriques
09:07qui vient de sabrer sa gamme en deux, donc il ne reste plus que deux modèles.
09:11L'essentiel, ça va être les robots-taxis, c'est l'avenir,
09:14ça va être le robot Optimus, etc.
09:16Donc on se retrouve face à une forme de coquille vide maintenant de Tesla
09:20et une énorme entreprise qui vient fusionner avec une coquille vide cotée,
09:24ça s'appelle comment ? Vous vous souvenez ?
09:26C'était à la mode ces dernières années, ça s'appelle un SPAC.
09:28Et en gros, il est en train de SPAC-er SpaceX, plus ou moins,
09:32pour tout intégrer finalement.
09:34Mais on le disait à l'époque, quand on achète une action Tesla,
09:37on achète un bout de l'univers Elon Musk, même tout ce qui n'est pas coté.
09:40On achète un bout de SpaceX, on achète un bout de l'énergie solaire.
09:43Là, ça aurait le mérite de tout intégrer via cette opération.
09:46Alors à voir comment ça va se passer techniquement,
09:48mais on sent que ça va être effectivement un game changer.
09:51Le SPAC de l'espace.
09:52C'est comment dans Star Trek ? Spock ?
09:54Space Spock.
09:55Le Space...
09:57Comment ?
09:57Le Space...
09:58Space Spack.
09:58Bon, allez, on va continuer d'aborder ces...
10:01Ça vous fait sourire, c'est pas bon ?
10:02Oui, parce que c'est sûr qu'il est Space, quelque part.
10:05Eric, vous êtes en forme, vous restez avec nous, ça vous dit ?
10:07Avec plaisir.
10:08Et...
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