- il y a 1 semaine
Avec Pierre-Marie Sève (délégué général de l’Institut pour la justice) et Me Marie Violleau, avocate au barreau de Paris
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face, Jean-François Aquili.
00:050 826 300 300, vous nous appelez si vous souhaitez réagir dans cette émission, comme vous le faites.
00:10Si bien chaque matin, sur l'antenne de Sud Radio, dans La Vérité en Face, la justice est-elle impartiale avec Marine Le Pen ?
00:18Le procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires du RN, enfin anciennement FN, débute ce mardi, ça va durer un mois.
00:26Et l'arrêt de la cour d'appel sera rendu au mois de juillet.
00:31Il y a de quoi commenter d'ici là.
00:32La leader du RN, Rappel, a été condamnée en première instance à 4 ans de prison, dont 2 fermes aménageables avec un bracelet, 100 000 euros d'amende,
00:41et surtout les 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.
00:47Elle joue son avenir politique, Marine Le Pen, elle qui a déclaré mon seul axe de défense pour ce procès en appel,
00:53sera le même que lors du procès en première instance, dire la vérité.
00:57Avec nous ce matin, bonjour et bienvenue Maître Marie Violo.
01:02Vous êtes avocate au barreau de Paris et bienvenue Pierre-Marie Sèvres.
01:08Bonjour, bonjour à tous.
01:09Bonjour à tous les deux.
01:10Vous êtes vous déléguée générale de l'Institut pour la Justice.
01:13Première question, je commence par vous.
01:15Honneur aux dames, Maître Marie Violo.
01:17Le jugement en première instance, c'est le cœur du débat.
01:21Est-ce qu'il était à vos yeux juridiquement fondé ou est-ce qu'il y a de l'interprétation politique manifeste
01:31qui a été, on va dire, mise en avant notamment au RN ?
01:36Alors ?
01:37Alors, s'il est juridiquement infondé, la Cour d'appel le dira.
01:42Ça ne m'appartient pas.
01:44L'avantage en France, c'est qu'il y a la possibilité d'interjeter appel.
01:47On a des voies de recours.
01:48Donc juridiquement parlant, ce sera la Cour d'appel qui tranchera.
01:51Après, s'il y a des commentaires politiques qui sont faits sur la décision,
01:54force est de constater que oui, plutôt quotidiennement.
01:56Mais ça, c'est pas mon sort.
01:58L'avocate que vous êtes sur le principe a été un peu troublée par le fait que ça suscite
02:05tous ces commentaires purement politiques.
02:09L'avocate pénaliste que je suis a été troublée par la remise en question
02:14de la capacité de nos magistrats à rendre une justice indépendante.
02:21Moi, j'ai été troublée, mais après je ne suis pas là pour raconter mes états d'âme.
02:24Mais en tout cas, je peux vous dire qu'en fait, au barreau de Paris,
02:27nous, on a plutôt tendance à faire confiance aux magistrats, en tout cas à notre système.
02:31Et la vague de haine qui a déferlé sur la décision de justice et sur les magistrats a posé question.
02:41Et ce qui a posé question, je trouve, c'est surtout l'absence parfois de réactions politiques
02:46sur les menaces qui ont été faites à l'endroit des juges,
02:51sur la critique très forte qui a été faite sur les personnalités qui ont rendu cette décision.
02:57Ça, nous, ça nous a troublés. En fait, ça a fait vaciller un peu notre système.
03:01Pierre-Marie Sèvres, là-dessus ?
03:03Oui, moi, je suis d'accord sur le fait qu'il ne faut pas, c'est irresponsable et dangereux,
03:10de jeter l'opprobre sur des magistrats en particulier.
03:14Et en l'occurrence, c'est ce qui a pu être fait.
03:16Enfin, ma mémoire vacille un petit peu, mais je crois que ça a pu être fait.
03:20Donc ça, je suis entièrement d'accord, c'est une mauvaise idée.
03:23Moi, en revanche, je pense que le système judiciaire et en fait le système politique,
03:28plus généralement, est atteint par les événements des dernières années,
03:32et notamment cette décision-là, peu importe qu'elle soit fondée ou pas juridiquement,
03:37moi, je pense qu'il y a des choses qui se discutent, typiquement l'exécution provisoire,
03:39peut-être qu'on en parlera.
03:40C'est le sujet, l'exécution provisoire, c'est le cœur du sujet.
03:43Mais je pense que le fait est que, peu importe que ce soit juridiquement complètement fondé ou pas,
03:47ça jette un immense trouble dans la société politique française.
03:52Et c'est ça qui, moi, m'inquiète le plus.
03:55– Mais vous y voyez là une espèce de dynamique, j'achève le réflexion avec vous, Pierre Maricef,
04:01une politique de la part de magistrats, un impensé, plus qu'un impensé d'ailleurs.
04:06– C'est très difficile à dire.
04:08Bon, moi, ce qui m'a gêné, en tout cas dans ce jugement-là, c'est l'exécution provisoire.
04:13Je rappelle que la peine d'inéligibilité qui a été prononcée est pratiquement obligatoire,
04:18sauf motivation contraire du juge, donc le législateur, le Parlement a fait en sorte
04:22que dès lors qu'on reconnaît coupable une personne des infractions pour lesquelles Marine Le Pen a été reconnue coupable,
04:27la peine d'inéligibilité est quasiment automatique.
04:29Ce qui n'est pas automatique, c'est l'exécution provisoire.
04:32Et cette exécution provisoire, effectivement, on peut se poser des questions sur la motivation du magistrat.
04:37quand on voit que les magistrats se sont appuyés sur la stratégie de défense de Marine Le Pen,
04:44moi, vous qui êtes avocate, j'imagine aussi que ça vous a...
04:47C'est quand même étrange, c'est quand même étrange.
04:49Et à l'heure des charges, trois jours avant, le conseil conseiller l'avait dit qu'il fallait motiver.
04:54– M. Marie Violo, répondez à Pierre-Marie Sèvres sur l'exécution provisoire qui, au fond,
05:00est une décision qui est une forme d'empêchement pour Mme Le Pen.
05:06– En fait, un magistrat, un juge, d'abord, il n'est pas tout seul.
05:11Juste, je rappelle quand même qu'avant le jugement et le procès,
05:15il y a quelqu'un qui a décidé de poursuivre.
05:18On poursuit des individus.
05:20Ensuite, on va ouvrir une information judiciaire
05:23pour savoir s'il y a des charges qui pèsent, qui ne pèsent pas.
05:27Et puis ensuite, on renvoie ou non les gens devant un tribunal correctionnel.
05:30On a de la chance d'avoir du temps dans cette affaire-là.
05:33Les magistrats ont pris leur temps.
05:34Ce qui a donné du temps à chacun de se défendre,
05:37comme il l'entendait, se défendre.
05:39Et puis, il y a eu un jugement.
05:40Je crois que le jugement fait des centaines et des centaines de pages.
05:44Je ne pense pas me tromper en disant que les juges ont essayé de faire de la dentelle.
05:48Parce que l'affaire est complexe et qu'elle mérite des explications.
05:51On verra ce que dit la Cour d'appel.
05:53Moi, je dis juste une chose.
05:54L'exécution provisoire, tout le monde hurle sur l'exécution provisoire.
05:58Ou s'interroge.
06:02Les commentaires qui ont été faits, pardonnez-moi,
06:04ils ont été d'une violence à l'endroit de la justice.
06:09Ça n'a pas lieu d'être, en fait.
06:10C'est inadmissible.
06:11C'est un autre sujet, je suis d'accord.
06:13L'exécution provisoire, elle vient sanctionner un système de défense.
06:16C'est ce que vous avez dit.
06:17C'est ce que j'ai cru comprendre, effectivement, la décision.
06:18Comment ça marche à l'audience ?
06:20C'est mon boulot, je fais ça tous les jours.
06:23Encore une fois, il ne m'appartient pas de dire
06:24est-ce que Marine Le Pen est coupable ?
06:26Est-ce que je suis d'accord avec ses opinions ?
06:28Ce n'est pas du tout le sujet.
06:29Un système de défense, c'est...
06:31On a en face de nous quelqu'un
06:32qui conteste les faits qui lui sont reprochés.
06:35Et qui, dans la contestation, va aller extrêmement loin.
06:39Soit dans la contestation, soit dans la justification.
06:42Et qui, en tant que responsable d'une entreprise
06:45ou d'un système politique,
06:46va potentiellement emmener dans ce système de défense-là
06:50beaucoup de personnes derrière elle.
06:52Et qui, donc, va livrer à la justice
06:55non pas une seule et même personne,
06:59mais un groupe entier.
07:01Un magistrat, il se dit quoi ?
07:02On a quelqu'un.
07:04Un magistrat, il juge en fonction de la complexité des faits
07:06et en fonction aussi d'une personnalité, évidemment.
07:09Il se dit quoi ?
07:10Il se dit, alors attendez,
07:11on a devant nous une responsable politique de haut vol
07:14qui, peut-être, sera élue demain présidente
07:18de la République,
07:19à qui aujourd'hui on reproche des faits
07:21d'une extrême gravité
07:22parce que c'est du détournement de fonds publics.
07:24Peut-être qu'elle sera relaxée
07:25et elle a des arguments de défense,
07:26on verra encore une fois, on appelle.
07:28Qui conteste et qui va justifier les faits,
07:31qui va mentir selon les juges.
07:35Qui va mentir, qui va mentir, qui va mentir.
07:36Si demain cette femme est élue présidente de la République,
07:40quel sens est-ce qu'on va donner à la loi ?
07:42Donc il faut l'empêcher tout de suite.
07:44Il faut l'empêcher tout de suite de pouvoir exercer.
07:48C'est juste ça la réflexion du juge.
07:49Vous avez parlé d'un collège de magistrats.
07:52Est-ce que c'est à un collège de magistrats
07:54de décider que la moitié des électeurs français
07:58n'auront pas le droit d'exprimer le vote
08:00qu'ils prévoient d'exprimer
08:01et qu'ils expriment depuis un certain nombre d'années
08:03puisque Marine Le Pen a été finaliste
08:05des deux dernières élections présidentielles.
08:07On peut penser qu'elle représente tout de même
08:08une voie politique extrêmement importante.
08:11Est-ce que c'est à la justice de prendre ces décisions-là ?
08:14Ou non ? Je ne le pense pas.
08:15D'ailleurs je dis, et je dis à la justice,
08:17mais je le redis, c'est le législateur
08:19qui a dit que la peine d'inéligibilité
08:21était automatique en cas de certaines infractions
08:24et notamment ces infractions-là.
08:26Ce qui veut dire que c'est aussi le Parlement
08:28qui a commis une erreur.
08:30Je suis entièrement lucide là-dessus.
08:32Mais le fait est que le résultat,
08:35c'est que la justice s'est immiscée
08:38de façon disproportionnée,
08:40est en train de s'immiscer
08:41de façon complètement disproportionnée,
08:43d'ailleurs au nom de l'ordre public démocratique.
08:46C'est justice, maître Marie Violo,
08:49et démocratie.
08:51Justice versus démocratie.
08:52Le tribunal s'exprime,
08:53rend ses décisions au nom du peuple français.
08:55Est-ce qu'au nom du peuple français,
08:56on a le droit d'enlever,
08:58en tout cas d'avoir un poids si important
08:59dans le jeu démocratique ?
09:00Je ne pense pas que ça pose des problèmes.
09:02Je vous laisse répondre.
09:04En fait, Marine Le Pen,
09:07vous, monsieur, vous, moi,
09:08en fait on n'est pas des gens exceptionnels.
09:10On est des gens qui...
09:12En fait, on fait partie du peuple.
09:13Et le Rassemblement National,
09:16comme n'importe quel parti politique,
09:18mais surtout Front National,
09:20je ne sors pas de mon rôle en disant ça,
09:22mais se veut un parti proche du peuple.
09:25Il n'a jamais été aussi proche du peuple
09:28qu'avec ce procès-là.
09:30Je vais vous expliquer pourquoi.
09:31Parce que traverser une épreuve judiciaire,
09:35c'est faire face à un bouleversement dans sa vie.
09:39Et pour vous, pour moi,
09:41pour Marine Le Pen aussi,
09:42c'est quelque chose de très difficile.
09:44Et tous les jours,
09:45il y a des gens qui ont affaire à la justice,
09:47et qui voient leur vie bouleversée.
09:49Je ne dis pas qu'en faire.
09:49Et en fait, ça doit être la même chose
09:51pour vous et pour Marine Le Pen.
09:53Oui, mais écoutez, regardez.
09:55Point final.
09:56Si vous étiez vous condamné à une peine
09:57de 5 ans d'inéligibilité,
09:58est-ce que ça changerait grand-chose dans votre vie ?
09:59Alors, vous savez quoi ?
10:00Marine Le Pen, pour elle et pour des millions de personnes,
10:03ça change beaucoup de choses.
10:04Maître Marie Violo,
10:05gardez les arguments qui sont la réponse
10:08à la question de l'interpellation de Pierre Maricet.
10:10On a marqué une petite pause.
10:120826 300 300.
10:13Vous l'avez fait dans la première partie
10:14de La vérité en face concernant ce procès.
10:17Si vous voulez encore intervenir,
10:18n'hésitez pas à nous appeler
10:19concernant la justice.
10:22La question qui est posée est-elle,
10:23oui ou non, impartiale ?
10:25Avec Madame Marine Le Pen,
10:27il est 9h44,
10:28à tout de suite pour la suite
10:29de La vérité en face.
10:30Le Grand Matin Sud Radio,
10:32La vérité en face,
10:34Jean-François Aquili.
10:350826 300 300.
10:37La justice est-elle impartiale
10:39avec Marine Le Pen ?
10:40Le procès en appel sur les assistants parlementaires.
10:44FNRN débute ce mardi,
10:45il y en a pour un mois.
10:46Et l'arrêt de la cour d'appel,
10:48c'est pour le mois de juillet.
10:49Nous avons le temps d'y revenir
10:49mille fois.
10:51Mais tout de même,
10:52nos invités,
10:53Maître Marie Violo,
10:54avocate au barreau de Paris
10:55et Pierre-Marie Sèvres,
10:56déléguée générale de l'Institut pour la justice.
10:57Je crois qu'il y avait une interpellation
10:58avant cette...
11:01Je pourrais réformuler
11:02l'interpellation,
11:04cher Pierre-Marie Sèvres.
11:05Alors, vous pouvez peut-être me rappeler,
11:06c'était sur le question.
11:07Non, je verrai.
11:09Oui, absolument.
11:09Je vais quand même aller au-delà
11:11de ce qui a été échangé ici.
11:13Je vais vous poser la question impossible,
11:15Maître Marie Violo.
11:16On voit mal quand même une justice
11:18en appel
11:19à aller
11:20rebronche-poil totalement
11:23dans cette affaire.
11:24Je parle de ce qui a été...
11:26Je sais bien que vous n'allez pas vous prononcer,
11:28vous avez bien raison.
11:29Mais ce sont des choses
11:30qui peuvent arriver sur le principe.
11:32Bien sûr.
11:33Mais encore une fois,
11:35je crois que la seule chose
11:37dont a pu bénéficier Marine Le Pen
11:39en sa qualité
11:40de candidate sérieuse
11:42à l'élection présidentielle,
11:44c'est d'avoir un procès,
11:45on appelle,
11:45organisé relativement tôt
11:47par rapport à ce qu'on voit d'habitude à la Cour.
11:50On attend vraiment beaucoup plus longtemps
11:51avant d'avoir un procès.
11:52C'est la seule chose.
11:53Après, la Cour peut relaxer,
11:55peut infirmer les décisions
11:57de première instance.
11:58Ça arrive absolument...
11:59Ça peut se jouer à la marche
12:00en l'inéligibilité, par exemple.
12:01Ça peut être ça.
12:02Il peut y avoir une réformation
12:03du canton de la peine,
12:05il peut y avoir une réformation
12:07des peines complémentaires,
12:09il peut y avoir une relaxe totale,
12:11et donc,
12:11ils peuvent faire ce qu'ils veulent.
12:12En fait, on repart de zéro.
12:14Là, Marine Le Pen,
12:14elle n'est pas présumée innocente.
12:15Elle est innocente.
12:16Donc, en fait,
12:17on repart de zéro.
12:18D'où, Pierre-Marie Sèvres,
12:19cette stratégie de Marine Le Pen
12:22très profil bas.
12:24C'est même assumé.
12:26C'est l'inverse
12:27qui avait été fait
12:27en première instance.
12:28Ça n'a pas fonctionné.
12:29Pas de claque dans le prétoire
12:30ou du moins à la sortie du palais.
12:32Pas de défilé
12:33dans les matinales
12:34des grands médias.
12:36Silence dans les rangs.
12:37Il change de stratégie
12:38par rapport
12:39au premier jugement.
12:40Et ça me paraît
12:41assez logique
12:42que quand on perd
12:43en première instance,
12:43d'essayer de changer la stratégie.
12:44D'autant que,
12:45et moi, je continue
12:46à penser que c'est
12:47tout de même étonnant,
12:49que la stratégie de défense
12:50utilisée par Marine Le Pen
12:52a été spécifiquement visée
12:54par le jugement,
12:55par les magistrats,
12:56pour donner une plus grande sévérité
13:00pour l'exécution provisoire.
13:02Moi, ça me surprend énormément.
13:05Et effectivement,
13:06je pense que je ne suis pas le seul.
13:07C'est pas la stratégie de défense,
13:09pardonnez-moi.
13:10C'est pour...
13:11Allez-y.
13:12Encore une fois,
13:12c'est mon travail.
13:14C'est pas la stratégie de défense.
13:16C'est le rapport
13:17que Marine Le Pen
13:19a au fait
13:20qu'ils lui sont reprochés.
13:22Évidemment qu'en fait,
13:23je fais une comparaison.
13:24Quelqu'un qui...
13:25Oui, c'est une comparaison.
13:27Quelqu'un qui commet une infraction,
13:28qui ne la reconnaît pas.
13:31Le juge pense
13:32qu'il est coupable.
13:35s'il est en face de lui
13:37quelqu'un qui ne reconnaît pas
13:38une infraction.
13:39Qu'est-ce qu'il va pouvoir
13:40nous assurer
13:41que cette infraction
13:42ne sera pas renouvelée
13:43s'il ne la reconnaît pas ?
13:44C'est la même chose.
13:45Vous savez très bien,
13:45en l'occurrence,
13:46il n'y a pas de risque
13:47de réitération
13:48ou ce genre de choses.
13:49Ah bon ?
13:50Non.
13:52A priori,
13:52Marine Le Pen,
13:53déjà,
13:53les pratiques
13:54qui sont toutes mises en cause
13:56n'existent plus
13:57et sont officiellement interdites
13:58par le Parlement européen.
14:01Franchement,
14:01le principe
14:02de la commission
14:02de l'infraction
14:03dans les affaires publiques...
14:04Honnêtement,
14:04est-ce que ça vous paraît
14:05vraiment probable
14:06que de nouveau,
14:07des personnes,
14:07quelles qu'elles soient,
14:08des élus,
14:08quels qu'ils soient,
14:09soient à nouveau englués
14:10dans des affaires
14:10au Parlement européen
14:11pour des faits
14:11qu'ils commettraient aujourd'hui ?
14:12Ça, c'est un commentaire...
14:14Impossible.
14:14Marine Le Pen n'est plus président
14:16du Rassemblement national.
14:17Marine Le Pen n'est plus président
14:19du Rassemblement national.
14:20À moins que vous me disiez contraire.
14:21En fait,
14:21il ne suffit pas
14:22d'être président d'un parti
14:23pour détourner les filles.
14:23Oui, mais le risque de réitération,
14:24c'est une appréciation concrète
14:26qu'on peut tous faire.
14:27Le risque de réitération
14:28est quand même assez faible.
14:29Le juge a fait
14:30cette même appréciation concrète
14:31et l'égard à des éléments du dossier.
14:32Je vous donne mon appréciation.
14:33On a tous le droit
14:34à notre appréciation personnelle.
14:35Moi, ça me paraît
14:35quand même très peu probable.
14:37Les auditeurs décidons,
14:38choisiront et jugeront
14:40en leur conscience.
14:41Ça me paraît peu probable
14:42que Marine Le Pen,
14:43que le risque de réitération
14:44soit très important.
14:45L'avantage de notre système,
14:47c'est qu'on a des magistrats
14:48qui...
14:49Vous savez,
14:49la justice,
14:50ça se place un petit peu au-dessus.
14:52C'est une balance.
14:53Et elle est là uniquement
14:54pour voir
14:55si une infraction est constituée.
14:57Et donc,
14:57on a un code pénal
14:58avec des éléments
15:00qui font que
15:01s'ils existent,
15:02alors l'infraction sera constituée.
15:03On coche les cases.
15:04Est-ce qu'on a cet élément ?
15:05Cet élément.
15:06Si oui,
15:07alors il y a une condamnation.
15:08C'est juste le boulot
15:09des juges.
15:10Ils doivent le faire
15:10en toute indépendante.
15:11Le reste,
15:12c'est du commentaire.
15:13Vous vous commentez
15:14et puis il y en a...
15:15Excusez-moi de m'intéresser
15:16au fonctionnement général
15:17de la démocratie française
15:18et de voir
15:18qu'un électeur sur deux
15:20n'aura pas le droit
15:20de s'exprimer.
15:21Ça me pose question.
15:22Quand elle dit,
15:23Marine Le Pen,
15:24j'espère être mieux entendue
15:26et les convaincre
15:27de mon innocence,
15:28certes,
15:28il y a un changement
15:29d'approche de style,
15:31si je puis dire,
15:31dans le mode défense
15:33parce que silence
15:34dans les rangs,
15:35etc.,
15:35on va faire profil bas,
15:37je vais le dire en anglais.
15:38Mais là,
15:39quand elle dit
15:39j'espère être mieux entendue,
15:40ça veut dire
15:41qu'elle ne va pas changer
15:41d'un iota.
15:44Ce qu'elle veut dire
15:46pour se défendre,
15:47en fait,
15:47le fond ne va pas bouger.
15:48Elle va ressortir
15:49les mêmes arguments.
15:50Qu'est-ce que vous comprenez
15:51là-dessus,
15:51maître...
15:52Violo ?
15:53Je l'ignore parfaitement.
15:54Peut-être que parfois
15:55on a envie
15:57de faire passer un message
15:58et puis le message
15:59est mal reçu
15:59donc on va l'exprimer
16:00autrement.
16:01Enfin,
16:02j'ignore ce qu'elle entend faire.
16:04Je sais qu'elle est
16:04très bien défendue
16:05et qu'elle a été
16:06très bien conseillée.
16:07On verra ce qu'elle raconte
16:08et ce que les autres
16:09racontent également.
16:10Pierre-Marie Sèvres,
16:11je vous posais la question
16:11de façon un peu
16:12gros sabots,
16:13si vous le permettez.
16:15C'est la République
16:15des juges,
16:16aujourd'hui ?
16:17Je savais que ça a été dit, ça.
16:19Alors,
16:19écoutez,
16:19il y a effectivement
16:22une vraie réflexion à avoir.
16:23Je suis en train de lire
16:24un livre passionnant
16:25que je vous conseille
16:25de Jean-Éric Chotol
16:26qui s'appelle
16:26La démocratie à l'épreuve
16:27des prétois.
16:28Jean-Éric Chotol,
16:28ce n'est pas un hurlu
16:29BRU sorti nulle part,
16:30c'est l'ancien secrétaire
16:31général du Conseil
16:32constitutionnel.
16:33Donc, c'est un juriste
16:34de très haut vol
16:34reconnu par tous.
16:37Vous savez qu'il y a
16:37trois pouvoirs,
16:38Montesquieu dit,
16:39pouvoir exécutif,
16:40législatif et judiciaire.
16:42Et le but,
16:42c'est que ces trois pouvoirs
16:43s'équilibrent
16:43pour qu'il n'y ait pas
16:44de tyrannie.
16:45La plupart du temps,
16:45quand on pense à une tyrannie,
16:46on pense au pouvoir exécutif,
16:48au président ou à un dictateur
16:49qui prendrait le pouvoir
16:50sur les autres pouvoirs.
16:51Il est tout à fait envisageable,
16:53théoriquement,
16:53que le pouvoir judiciaire
16:54prenne aussi le pouvoir.
16:56Ça ne paraît pas impossible
16:57du tout.
16:57Et je vais même vous dire,
16:58il y a un précédent historique,
16:59ça date de juste avant
17:00la Révolution française.
17:02Pour ceux qui se souviennent
17:03de l'histoire de l'Ancien Régime,
17:05les parlements d'Ancien Régime,
17:07donc c'était les tribunaux,
17:08il y avait le Parlement de Paris
17:09qui faisait un peu office
17:10du Conseil constitutionnel,
17:11c'est-à-dire qu'il avait le même rôle.
17:12Le Conseil constitutionnel,
17:13il ne peut pas voter des lois,
17:14mais il peut dire,
17:15cette loi-là,
17:15je mets mon veto ou pas.
17:17Eh bien, le Parlement de Paris
17:18pouvait mettre son veto
17:19sur les règles, les lois,
17:21le droit qu'édictait le roi de France.
17:23Et ce qui a fait que,
17:24dans les 30 années
17:25qui ont précédé
17:26la Révolution française,
17:27les parlements de Paris
17:28bloquaient toute réforme en France
17:30et ça a accouché
17:32de la Révolution française.
17:34Et donc, il y a
17:35un précédent historique.
17:36Oui, le pouvoir judiciaire
17:37peut prendre trop de place
17:38dans une démocratie
17:39et je pense que c'est le cas.
17:40C'est votre conclusion ?
17:41Je m'imagine que vous ne la partagez pas
17:42forcément,
17:43Maître Marie Violo.
17:45Je comprends que ce qui se passe
17:46soit un peu spectaculaire
17:48et qu'on polarise un peu
17:50le commentaire.
17:52Ça, c'est encore une fois,
17:53moi, mon rôle,
17:54c'est de commenter le...
17:55Enfin, c'est d'expliquer
17:56comment ça se passe
17:57dans un prétoire.
17:58Donc, je m'arrêterai là.
18:00Allez, merci à tous les deux.
18:01Maître Marie Violo,
18:03avocate au Barreau de Paris,
18:04Pierre-Marie Sèvres,
18:05déléguée générale
18:06de l'Institut pour la justice.
18:08Vous nous avez éclairé ce matin,
18:09je vous rassure.
18:10On verra bien ce qui va se passer
18:12au bout de ce mois de procès
18:13et cet arrêt,
18:14je le rappelle pour la énième fois,
18:16qui sera rendu au mois de juillet.
18:18Nous serons quasiment en vacances.
18:20Merci à tous les deux.
18:21Et bonjour à vous,
18:22Valérie Expert.
18:23Bonjour, Jean-François Akili.
18:24Au menu ce matin,
18:26écoutez,
18:26on va faire des pas de côté.
18:27On va revenir sur cette information.
18:2969% des petits patrons
18:31sont confrontés
18:32à des incivilités
18:33de la part de leurs clients.
18:35Que vous soyez commerçant,
18:36restaurateur,
18:37vous remarquez que
18:39nous sommes de moins en moins
18:40élégants
18:42vis-à-vis des commerçants.
18:44Et puis,
18:45dans le même esprit,
18:47la génération Z,
18:48enfant roi
18:49et capricieux
18:49en entreprise.
18:51Là, ce matin,
18:51on s'adresse vraiment
18:52à ceux qui travaillent.
18:54C'est un grand papier
18:55dans le Figaro ce matin
18:56qui est absolument sidérant,
18:57mais qui éclaire
18:58beaucoup de comportements
18:59qu'on peut découvrir
19:01en entreprise.
19:02Et puis,
19:02avec Félix Mathieu,
19:03c'est quoi le problème ?
19:05Écoutez,
19:05c'est une première
19:06depuis la Seconde Guerre mondiale.
19:07La France a connu
19:08plus de décès
19:08que de naissances.
19:10Quelles conséquences ?
19:12On en parle avec lui
19:12dans un instant.
19:13Bonne émission.
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