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Laurence Ferrari et Sonia Mabrouk reçoivent Robert Ménard, maire de Béziers, dans #LaFranceEnFace

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Transcription
00:00Et bonsoir à tous, bonsoir à toutes, bonsoir à ma chère Sonia, bienvenue dans cette émission, nouvelle émission La France en face sur CNews et sur Europe 1,
00:08un nouveau numéro de cette émission politique alors que le gouvernement vient d'engager sa responsabilité à l'aide du 49.3,
00:14à quelques semaines des élections municipales et dans un contexte, Sonia, de bouleversement mondial extrêmement menaçant.
00:20Et notre invité ce soir est un élu, un homme de terrain connu pour son franc parler. Bonsoir et bienvenue Robert Ménard.
00:26Bonsoir. Merci de votre présence, vous êtes le maire d'hiver droite de la ville de Béziers, candidat à votre réélection.
00:33Et comme l'a dit Laurence, on va vous interroger sur les élections municipales qui approchent, sur les droites et une éventuelle union de ces droits,
00:40sur les défis français et bien sûr l'international.
00:42Et on va parler aussi, pour commencer, Robert Ménard, du budget à l'Assemblée nationale.
00:47C'est reparti pour un tour, le Premier ministre a dégainé un 49.3, le premier, aujourd'hui.
00:53Il a détaillé l'ensemble des mesures qu'il propose, si l'on en croit l'exécutif, Robert Ménard.
00:58Cette nouvelle copie, c'est le meilleur budget pour la France, pour les classes moyennes, pour les classes populaires, pour la jeunesse.
01:02Qu'est-ce que vous en pensez ?
01:03C'est une plaisanterie ?
01:04Non, ce n'était pas une plaisanterie.
01:06C'est une question.
01:07Attendez, d'abord, je me contrefous que ce soit par ordonnance, que ce soit au 49.3.
01:13Tout le monde s'en fout, il n'y a pas que moi.
01:15Tout le monde s'en bat l'œil.
01:16La seule chose qui compte, là, c'est qu'est-ce qu'il y a là-dedans ?
01:19Ah oui, on veut faire plaisir à tout le monde.
01:23Oui, et puis ça n'existe pas.
01:25Moi, vous allez me dire, je veux 2 millions par mois de salaire.
01:29Oui, je rêverais de vous les donner.
01:31Sauf que ça n'existe pas.
01:32Je prends juste une mesure.
01:34Je trouve formidable de proposer à tous les étudiants des repas à 1 euro.
01:38Qui va payer ça ?
01:40Qui va payer ça ?
01:41Ça n'a pas de sens.
01:43On est dans une espèce de situation où le gouvernement, pour pouvoir sauver sa peau, est prêt à faire toutes les concessions.
01:52Moi, je n'ai pas envie, pour mon pays, qu'on promette des choses qui, demain, vont s'avérer des catastrophes.
01:59Ça s'appelle de la lâcheté.
02:01Or, le 49.3 et tout, là, ça intéresse souvent aux trois journalistes politiques.
02:04En tout cas, ça ne m'intéresse pas.
02:06Et je sais, je sais qu'aujourd'hui, on va devoir faire des économies sur un certain nombre de plans.
02:12On ne les fera pas, par exemple, sur le dos des entreprises.
02:15On va en parler.
02:15Attendez, moi, je suis maire.
02:16C'est un mauvais budget pour la France.
02:18Mais bien sûr que c'est un mauvais budget pour la France.
02:20Vous voulez vraiment vous passer, y compris des grands groupes ?
02:23Moi, chez moi, je me bats pour qu'un grand groupe, dont je ne vais pas citer le nom, arrive, qu'il y ait un groupe du luxe.
02:29Écoutez, j'ai discuté avec eux.
02:31Vous croyez qu'ils ont envie encore de faire des efforts ?
02:33Mais on a besoin de ça.
02:35On est suicidaire.
02:36Et pourtant, le gouvernement affirme que c'est ce budget qu'il faut à la France, aussi imparfait qu'il soit.
02:43Et il met en avant l'argument de la stabilité.
02:45Eux égards à ce dont on va parler, c'est dans une situation internationale totalement folle.
02:48Vous avez raison, c'est vrai que c'est stable.
02:50Là, en ce moment, c'est stable.
02:51C'est tout ce qu'il y a de plus stable.
02:53Enfin, c'est de la foutaise de dire ça.
02:55Là, on n'a ni la stabilité, ni un minimum de réalisme, de pragmatisme.
03:01On n'a rien.
03:02On perd sur les deux tableaux.
03:04Mais c'est aussi, attendez, ce n'est pas que la faute de la gauche, c'est aussi la faute de la droite.
03:08Enfin, vous avez vu toute une partie des députés du LR qui, pour sauver leur poste,
03:12parce que c'est quand même ça, pour sauver leur peau, sont prêts à voter tout un tas de choses.
03:17Ça, c'est la peur bleue de retourner devant les Français, devant les urnes ?
03:20Bien sûr. Enfin, pourquoi vous croyez qu'il y a un certain nombre qui ne voteront pas un certain nombre de motions de censure ?
03:25Parce qu'ils y sont opposés ou parce qu'ils ont peur de perdre leur place ?
03:29Bien sûr que c'est la deuxième option.
03:31Et en plus, ça discrédite toute la politique.
03:33Moi, des fois, j'ai honte de dire que je fais de la politique.
03:36Parce que quand les gens, alors que je trouve que c'est bien de faire de la politique.
03:39Écoutez, ça te prend ta vie de faire de la politique et tu ne le fais pas pour toi.
03:43Sinon, tu fais autre chose dans la vie.
03:45Et je pense ça.
03:46Et en même temps, quand je vois le comportement d'un certain nombre d'hommes politiques,
03:50pardon, de droite et de gauche, leur lâcheté...
03:54Donc PSLR.
03:55Mais attendez, vous ne les voyez pas ?
03:57Chacun veut sauver sa peau.
03:58Ils veulent sauver la peau, ils veulent sauver la France.
04:00Qu'est-ce qui est important ? La France ou leur siège ?
04:04Vous avez la réponse.
04:05Robert Ménard, député, aurait voté l'une des deux motions de censure.
04:09Je ne sais pas si je les aurais votées.
04:11Je ne sais pas.
04:12En tout cas, je n'aurais pas pris comme critère de choix ma propre survie.
04:17Si, comme maire, je ne devais dire que des choses populaires, mais il y a des choses que je ne veux pas dire parce que je ne les pense pas.
04:27Enfin, il n'y a pas des choses.
04:28Ça s'appelle la morale.
04:31Ce n'est pas un grand mot.
04:32Il y a des choses qu'on ne dit pas.
04:33Moi, j'entends un certain mot de gens dire des choses dont ils savent pertinemment que ça ne se fera pas.
04:40Pardon.
04:40Vous croyez que je n'ai pas envie de la retraite à 60 ans ?
04:43Enfin, moi, je connais dans ma ville, vous ramassez des ordures tous les matins.
04:47Vous savez si c'est fatigant ?
04:49Je vous le dis tout de suite, c'est plus fatigant que le travail qu'on fait tous les trois.
04:51Certainement.
04:51Et tous les trois ensemble même.
04:53Mais attendez, ce n'est pas vrai.
04:56D'accord.
04:56Et c'est quoi le discours de vérité ? Il faut travailler plus ?
04:58Attendez, comment vous voulez faire ?
05:00Non, il faut que les gens qui ont un boulot difficile travaillent moins.
05:03Et les gens qui ont un boulot comme nous, ils travaillent plus.
05:06C'est comme les repas à un euro pour les étudiants.
05:10Les boursiers, bien sûr, dont les familles n'ont pas beaucoup d'argent.
05:14Ceux qui ont de l'argent, vous allez donner vous un euro pour le repas des enfants de milliardaires.
05:19Parce qu'il y a un certain nombre de milliardaires, j'ai vu une étude là.
05:21Ils ne mangent pas beaucoup aux crousses.
05:22Ils ne mangent pas aux crousses.
05:23Ou de millionnaires.
05:24Évidemment pas.
05:25Évidemment pas.
05:26On ne traite pas les gens de la même façon.
05:28Première question d'un téléspectateur, d'une auditrice en l'occurrence.
05:31Elle s'appelle Fathia, gérante d'un restaurant.
05:33Elle vous questionne sur les retraites justement qu'on vient d'aborder.
05:36Bonjour, je m'appelle Fathia, j'ai 62 ans.
05:39Je suis gérante d'un restaurant.
05:41J'aimerais savoir quel est le devenir de nos retraites.
05:44Qu'est-ce qui va se passer ?
05:45Quelle est votre position par rapport à ça ?
05:47Robert Ménard.
05:48Écoutez, moi je dois être un primaire de base.
05:51C'est-à-dire ?
05:52C'est assez simple.
05:53On vit de plus en plus longtemps.
05:55Il y a de moins en moins de gens pour payer les retraites de ceux qui sont en retraite.
06:01Et vous ne faites rien.
06:02Et vous ne changez rien.
06:03Mais ça n'existe pas.
06:05Vous ne vous posez pas une question toute bêtassonne.
06:08Dans toute l'Europe, on fait travailler les gens plus.
06:11Sauf ici.
06:13Parce qu'on a quoi ?
06:14Un génie français qui fait qu'on est mieux, différent, plus intelligent que toute l'Europe réunie.
06:20Mais ce n'est pas vrai, madame.
06:21Le gouvernement a cédé sur la réforme.
06:24C'est nous qui allons payer, selon vous ?
06:26Attendez, parce qu'il veut céduire le Parti Socialiste, qui lui-même est capable de dire sur ce terrain-là n'importe quoi.
06:33Mais il n'y a pas que.
06:34Sur ce terrain-là, Marine Le Pen, elle dit des bêtises.
06:37Elle ne peut pas dire ça.
06:39En plus, je se la connais depuis des années.
06:40Je suis sûr qu'elle ne le pense pas.
06:43Aujourd'hui, oui.
06:44Donc c'est insincère ce qu'elle dit ?
06:46Non, il faut dire aujourd'hui, encore une fois, pour ceux qui ont des boulots difficiles, il faut les faire partir plus tôt.
06:54Pour les autres, il faut qu'ils travaillent plus.
06:57Sinon, on ne s'en sortira pas.
06:59C'est aussi simple que ça.
07:01Quand le reste de la droite, les macronistes et la droite, ces gens-là, quand même...
07:07Qui trouve grâce à vos yeux, Robert Ménard ?
07:10Je ne sais pas.
07:11Moi, je peux vous donner des gens.
07:12J'ai des noms de gens que je ne trouve rien.
07:14Je n'en sais rien, moi.
07:16Rassurez-nous, il y a encore des responsables politiques dans notre pays.
07:19Bruno Retailleau.
07:19Bruno Retailleau.
07:19Elle a l'amour à l'intail.
07:20Bruno Retailleau, je trouve que c'est un mec bien.
07:23Et pourtant, sur le budget, voilà.
07:26Attendez-moi, la fois que je l'ai vu, j'ai dit, mais comment tu as fait une connerie pareille en partant comme tu es parti ?
07:31Vous pouvez dire que c'est critique.
07:32Mais moi, je m'en fous.
07:34Sonia, je m'en fous de ce que je dis.
07:36Moi, je ne vais pas quémander le soutien des partis.
07:40Je ne suis pas dans un parti.
07:41Je quémande le soutien de personne.
07:43Je dis juste ce que je pense.
07:45Attendez, vous pouvez...
07:46J'ai dit tellement de bêtises que je suis capable de reconnaître, mais j'en dis.
07:50Je peux dire des conneries régulièrement.
07:52Mais je ne vais pas demander à quelqu'un de me dire ce qu'il pense.
07:55Je n'ai pas des éléments de langage.
07:57Ce soir, je ne me suis pas dit, tiens, j'appelle la direction du parti, de quelque parti que ce soit.
08:01Qu'est-ce que je vais dire pour répondre ?
08:03Je vous dis ce que je pense.
08:04Vous avez raison.
08:05Un petit mot de ce qu'a dit quand même le gouvernement sur le RN et l'EFI.
08:09Tireur couché, saboteur.
08:10Les mots employés par Sébastien Lecornu sont extrêmement forts.
08:14Mais qui leur a donné le baril de poudre, je dirais, à ces saboteurs ?
08:18Si ce n'est Emmanuel Macron.
08:19Attends.
08:20Qui a fait cette dissolution de fou furieux ?
08:23Qui ?
08:24Tu ne t'en sors pas de ça.
08:26C'est lui qui porte la responsabilité.
08:28Tu tournes, tu vires.
08:29C'est lui qui porte la principale responsabilité.
08:32C'est lui qui est le fautif.
08:35C'est lui qui, dans l'Ouest-Lernes, est le méchant.
08:38Il est passé en zéro de cette situation, quelles conséquences faut-il tirer ?
08:42Moi, je pense qu'il fallait qu'il parte et qu'il faut qu'il parte.
08:45Aussi ?
08:45Jusqu'à aujourd'hui ?
08:46Expliquez-moi.
08:47Ce pays, toutes les institutions de ce pays, elles sont construites autour du chef de l'État.
08:51Vous pouvez dire que ce n'est pas une bonne idée, mais en tout cas, c'est comme ça maintenant.
08:54Attendez, quand tu fais un choix aussi absurde que la dissolution et que tu vois comment les conséquences que ça a, tu en tires les conséquences normales.
09:05Tu dis, j'aime ce pays.
09:07Moi, je croyais qu'il aurait été capable de dire ça.
09:09Vous me disiez, les gens ne trouvent pas grâce à mes yeux.
09:11Si, moi, je ne critique pas tout ce que fait M. Macron sur la scène internationale.
09:15On va parler sur l'Ukraine.
09:16Qui dit des choses plus intéressantes que d'autres.
09:19Mais moi, je m'étais dit, il est jeune, il est intelligent, il peut avoir du talent.
09:24Je me suis dit, j'aurais rêvé de quoi ?
09:26Qu'ils disent, je me suis trompé.
09:29Je me suis trompé, peut-être de bonne foi.
09:30Attendez, je ne vais pas ausculter les reins et les cœurs des gens, je n'en sais rien.
09:34De bonne foi.
09:35Voilà, je vois, il n'aurait pas dit ça, j'allais dire dans la mer dans laquelle je mets ce pays, mais enfin, de la difficulté.
09:40Oui, je sais, madame qui ne parle pas comme ça.
09:44Ah, peut-être en privé.
09:47Comment ?
09:47Peut-être en privé.
09:48Oui, mais moi, je le fais en public, pas en privé.
09:50J'ai dit la même chose en privé et en public.
09:52Voilà, j'ai fait une bêtise, je n'ai pas mesuré, je m'en vais.
09:57Mais tiens, on s'en grandit.
10:00Et puis même, à l'avenir, tu te construis un futur.
10:04Là, quel futur il se construit ?
10:06Qu'est-ce qui aurait changé ?
10:07Par exemple, là, comme le dit Laurence, c'est un budget quand même estampillé socialiste.
10:11Et quand on voit la réalité de ceux qui détiennent le pouvoir dans ce pays,
10:14de la Cour des comptes jusqu'à certaines organisations ou institutions,
10:19il y a beaucoup de socialistes, ce n'est pas une question complotiste.
10:21Comment vous expliquez qu'un parti avec 1,7% aux élections présidentielles
10:25ait un tel point, une telle influence en France ?
10:28Enfin, vous connaissez la réponse comme moi, madame Abroux.
10:31C'est que toute une partie de la droite, elle a toujours eu honte d'être de droite.
10:36Moi, je suis d'une génération où les gens, ils ne disaient jamais ça, dire de droite.
10:40Moi, j'étais dans des milieux des droits de l'homme.
10:42Voilà, tu vois, c'était le mal absolu.
10:44Tu ne disais pas ça.
10:45Tu passes ta vie à montrer pas de blanche.
10:48Tu passes ta vie à essayer de séduire.
10:50La gauche, c'est ce que fait M. Lecornu.
10:53Ils font tout ça.
10:54Ils ne peuvent pas leur dire d'aller se faire foutre une minute.
10:57Non, mais pardon.
10:58On a dit que tu ne connais pas Renefranc parlait.
11:00Non, non, c'est vrai.
11:01J'enlève ça.
11:04Mais tu peux leur dire, vous vous foutez de nous.
11:06Vous vous foutez de nous.
11:07Vous nous expliquez quoi ?
11:09Qu'il y a une situation budgétaire catastrophique que la France, un jour, elle le paiera.
11:14C'est comme les trucs, c'est Pierre et le loup.
11:16À force de ne jamais voir la catastrophe, tu finis par croire qu'elle n'existe pas.
11:20Elle va exister, la catastrophe.
11:22La France, elle ne peut pas continuer comme ça.
11:24Tu dis ça et en même temps, tu dépenses toujours plus d'argent.
11:29Et il y a tout un tas de types de droites qui vont voter ça.
11:31Mais enfin, ils sont quoi ?
11:33Qu'est-ce qu'ils ont ?
11:35J'allais dire, il y en a de grosserté.
11:37Qu'est-ce qu'ils ont ?
11:38Quel est leur logiciel, on va dire ?
11:40Non, logiciel, oui, voilà.
11:43Je ne dis pas quel est leur...
11:44Est-ce qu'ils ont un peu de courage pour dire, on n'est pas comme ça, on pense que c'est une question.
11:48Mais on peut tenir jusqu'en 2023 comme ça.
11:49On va perdre les élections, mais au moins on les perd avec panache.
11:51Robert Ménard.
11:52Il faut une nouvelle dissolution, alors, si je vous entends bien.
11:56Il faut que les Français puissent s'exprimer.
12:00Vous ne pouvez pas continuer à faire ça.
12:02Vous ne pouvez pas continuer à faire ça.
12:04Et quant à ceux qui pensent que la proportionnelle, ça réglera les trucs,
12:08mais la proportionnelle, ça sera 10 fois plus de bordel.
12:12On a goûté un tout petit peu ce que c'est, vous allez voir ce que ça va être.
12:16Moi, je pense qu'il faut qu'à la tête de l'État, il y ait un homme ou une femme qui soit assez fort pour guider ce pays.
12:23On a besoin de ça.
12:24Robert Ménard, dans quelques instants, on va aborder les questions internationales.
12:27Mais pour faire le lien, est-ce que vous imaginez, pardonnez-moi de poser la question ainsi,
12:31qu'on puisse résister à Donald Trump quand on a cédé à Olivier Faure ?
12:35– Alors, raccourci, saisissant, un peu, j'avoue.
12:39– La question est un peu biaisée.
12:42– Non, attendez, non, non, non.
12:43– Je valide.
12:45– J'ai annoncé la question.
12:46– Je trouve Macron sur l'Ukraine mieux qu'il n'est par rapport à M. Faure.
12:52Voilà ma réponse.
12:53Je trouve que sur l'Ukraine, il a dit des choses pas si mal que ça.
12:58Il a changé au début et à la fin, mais aujourd'hui, c'est pas si mal que ça.
13:02Sur le Groenland, mais enfin, il a raison.
13:04Vous plaisantez ? Quoi ? Vous voulez vraiment ?
13:06– Non, je vous pose la question.
13:07– Attends, c'est un caractériel.
13:08– Monsieur, vous parlez de courage.
13:10Il y a le courage des mots, il y a le courage des actes.
13:12– Attendez, moi, je trouve que c'est bien qu'il y ait un certain nombre de soldats,
13:16une poignée de soldats européens qui aillent au Groenland.
13:19Enfin, c'est mieux que rien que nous.
13:20– Les éléments sont revenus.
13:22– Oui, mais attendez, je trouve qu'il faudrait en faire un peu plus,
13:26mais c'est mieux que ceux qui vous disent,
13:28ah non, il ne faut pas aller là, sur l'Ukraine,
13:30il faut les laisser se faire massacrer,
13:32et sur les rangs, c'est trop compliqué.
13:33– On a entendu.
13:34– En fait, on tente un peu de courage.
13:36– On a glissé, justement, sur cette seconde partie
13:38qui concerne l'international, notamment Donald Trump.
13:41On a vu que le ton est monté d'un cran, Robert Ménard,
13:43entre Donald Trump et les Européens, et la France.
13:45Le président américain a révélé des SMS
13:48que lui avait envoyés Emmanuel Macron.
13:50– Quelle élégance.
13:51– Voilà, il y a des menaces de hausse de droits de douane,
13:55200% de menaces sur les vins et spiritueux français.
13:59Quelle doit être la réponse française, européenne, à votre avis ?
14:03– Il faut taper du poing sur la tête.
14:06On a affaire à un fou furieux caractériel et cupide.
14:10Il n'est pas guidé.
14:11– Vous êtes dans la mesure, là, pardonnez-moi,
14:13parce que vous me reprochez peut-être d'être caricatural,
14:15mais vous, vous ne l'êtes pas, là ?
14:16– Et lui, il est dans la mesure.
14:17Il n'est pas cupide.
14:18– Il est président des États-Unis d'Amérique.
14:19– Il n'est pas cupide.
14:21Il ne fait pas des affaires, pas seulement il ne sert pas
14:23les intérêts des États-Unis, avec un cynisme absolu.
14:26Il défend les intérêts familiaux dans un certain nombre de pays.
14:32Les affaires qu'il fait en Arabie Saoudite et ses enfants, c'est quoi ?
14:36Ça ne pèse pas sur sa politique.
14:38Mais vous plaisantez ?
14:40Vous savez, moi, j'ai beaucoup travaillé en Afrique.
14:43Vous savez à quoi il me...
14:43C'est Amine Dada à la Maison-Blanche.
14:45– C'est Amine Dada à la Maison-Blanche.
14:48– On parle de la plus grande démocratie.
14:49– Oui, mais c'est un cas social à la Maison-Blanche.
14:54C'est un danger public.
14:55Mais vous vous rendez compte, quand il en est...
14:57– Vous cicatriser le débat.
14:58– Attendez, mais vous plaisantez.
15:00Vous l'avez entendu sur le...
15:01C'était qui le premier ministre norvégien ?
15:06Il lui dit...
15:06Ah, je n'ai pas eu mon prix Nobel.
15:09Or, je ne me sens plus obligé de défendre la paix.
15:12Mais enfin, vos enfants, madame, ils disent ça.
15:14Mais gosses, ils disent ça.
15:15Pas le chef d'État des États-Unis.
15:17– Mais est-ce que c'est toujours un allié, Donald Trump, pour nous ?
15:18– Mais là, bien sûr que non.
15:20– C'est quoi, alors ?
15:20– Je ne sais pas.
15:21– Ce n'est pas un ennemi ?
15:23– Je ne sais pas.
15:23– Les États-Unis ne sont pas notre ennemi.
15:25– S'il envahit le Groenland, vous direz quoi, madame ?
15:28Vous direz qu'il est quoi ?
15:30Il nous fait la guerre, il ne sera pas vraiment un allié.
15:32– Mais pardonnez-moi, combien de responsables politiques,
15:34et les Danois, ont défendu le Groenland avant qu'on arrive à cette situation ?
15:38Il y a un an, le fou furieux dont vous parliez avait déjà annoncé la couleur.
15:41Les Européens sont restés figés, tétanisés, bloqués.
15:43– Attendez, ce n'est pas la même chose.
15:46Je vous dis ce que je pense de lui.
15:48Si la question est, est-ce qu'on est à la hauteur face à cet ouragan de folie ?
15:55Non.
15:55Mais je pense que le problème, c'est quoi ?
15:58C'est qu'on ne le prend pas au pied de la lettre.
16:00Je veux dire, malheureusement, il faut écouter ce qu'il dit.
16:05Alors, je ne vais pas faire des comparaisons historiques qui n'ont pas lieu d'être faites,
16:08mais les pires sur le terrain politique, les plus cyniques, les plus calculateurs et tout,
16:13c'est des gens, souvent, qui disent la vérité.
16:16Regardez Poutine, Poutine, il n'a pas caché…
16:18– Trump, Poutine, même combat ?
16:20– Aujourd'hui, pareil.
16:22– Trump, Poutine, même combat ?
16:23– Et pourquoi ? Quelle différence il y a ?
16:25– Je ne sais pas, les États-Unis ont une année historique, basculée comme ça.
16:30– Attendez, moi je ne confonds pas les États-Unis, le peuple américain et M. Trump.
16:37Je ne confonds pas la Russie, le peuple russe et M. Poutine.
16:42Vous me posez des questions sur les dirigeants.
16:44Moi, j'ai de l'amitié pour le peuple russe.
16:46Enfin, je suis allé je ne sais pas combien de fois pour défendre des gens.
16:48Tenez, des journalistes comme vous qui se faisaient tuer dans des rédactions.
16:52Je ne mets pas sur le même plan les journalistes assassinés en Russie et M. Poutine.
16:57D'un côté, qui envahit ?
16:59Est-ce qu'on pensait une chose ?
17:01Mais vous m'auriez demandé à moi, la semaine avant l'intervention de M. Poutine en Ukraine,
17:08s'il allait le faire ?
17:09Je vous aurais dit, vous êtes folle à toutes les deux, vous m'auriez dit ça.
17:12Je lui ai dit, mais vous avez perdu la raison.
17:14Enfin, il a de la jugeote, il ne va pas faire ça, c'est une provocation.
17:18Le problème, c'est que l'un et l'autre sont capables de le faire.
17:20– Donc, il peut envahir le Groenland et donc il faut qu'on aille se battre
17:22non seulement en Ukraine, mais aussi au Groenland ?
17:24Robert Ménard ?
17:25– Mais oui.
17:26– Ok.
17:26– Attendez, mais c'est terrible.
17:28Attendez, c'est terrible parce que moi, je vois toute une droite qui, quand je dis ça,
17:32dit, oh quand même, la réponse en général, c'est tes enfants, ils iraient là-bas.
17:38Les mêmes types, les mêmes types qui te font des leçons sur l'histoire,
17:42sur la trahison des élites, sur le fait qu'avant 1939-1945,
17:47les gens, ils ne voyaient pas venir l'Allemagne hitlérienne,
17:49ils étaient défaitistes et tout, et qui disaient, regardez,
17:52ils te font exactement la même chose aujourd'hui.
17:55bien sûr, quand j'ai entendu le général dit, nos enfants, mais ils ne parlaient pas de vos enfants et des miens.
18:00– Vous avez chanté la Marseillaise ? – Dans la Marseillaise, il y a quoi ?
18:05Nos enfants de la patrie, nos enfants, ce n'est pas nos gosses que vous avez et que j'ai,
18:10c'est les enfants, les militaires français.
18:12– Oui, nos enfants, les militaires français, leur métier, leur job, c'est de se battre pour ce pays.
18:18Et s'il faut se battre au Groenland parce qu'on ne peut pas laisser faire ça,
18:23je pense qu'ils devront le faire.
18:24– Alors demain, on se bat pour quel autre pays ? Parce que là, en réalité, on parle de l'OTAN,
18:28c'est bien ça l'enjeu par rapport au Groenland, donc demain, on se bat pour quel autre pays ?
18:33Jusqu'où est-ce que vous mettez la limite de ce qui devient ?
18:36– Le Groenland, c'est un pays européen, madame ?
18:40– Non, il a quitté l'Union Européenne.
18:42– Attendez, attendez, c'est un pays européen, ils ont quitté l'Union Européenne, c'est un pays européen.
18:48– La Norvège, elle n'est pas à ma connaissance dans l'Europe, c'est un pays européen.
18:52– Ta marque.
18:53– Je pense que la seule chance qu'on a dans le monde avec les conflits qu'il y a aujourd'hui,
19:00c'est de se dire ce qu'on est, madame.
19:03On est 450 millions d'habitants, on est le plus gros marché intérieur du monde.
19:10Une des armées, quand vous ajoutez les différentes armées les plus puissantes du monde.
19:14deux pays en Europe, c'est pour ça que je parle de l'Europe et pas de l'Union Européenne,
19:18deux pays qui ont l'arme nucléaire.
19:20Et on n'est pas capable de se faire respecter.
19:22– Et vous savez quel est le pourcentage d'armement américain qui sert aux armées européennes ?
19:27On est à près de 70%.
19:28Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ?
19:30Et pour 600 commandes de F-35 en ce moment en Europe, pas une n'a été annulée, c'est ça l'Europe ?
19:35– Mais non, bien sûr que je suis d'accord avec vous.
19:38Oui, mais qu'est-ce que ça veut dire ?
19:39Attendez, oui, mais en même temps, les mêmes droites vous disent qu'il ne faut pas plus d'Europe.
19:42Moi, je pense que sur un certain nombre de sujets, il faut plus d'Europe, plus d'Europe.
19:47Sur le domaine militaire, si on veut peser, on ne pèsera pas tout seul, madame.
19:51On ne pèsera pas tout seul sur le monde.
19:53Je veux bien que vous me disiez ce que vous voulez.
19:55Vous pouvez faire tous les cocorico du monde.
19:58Aujourd'hui, on a besoin de l'Europe parce que c'est elle qui pèse sur l'asset international.
20:02Vous voulez peser comment ?
20:04Vis-à-vis des Chinois, des Russes ou des Américains, comment vous faites ?
20:06C'est simplement de vous confronter à une réalité, comme le dit Laurence, d'ailleurs, quand les Danois achètent, ils achètent américains.
20:11Vous parlez d'une coopération militaire.
20:13L'Allemagne veut avoir la première armée aujourd'hui d'Europe et investit massivement.
20:18C'est ça le couple franco-allemand aujourd'hui ?
20:21Mais bien sûr que non.
20:22Mais madame, pendant des années, tous, pas qu'une partie, tous, on n'a pas voulu voir les choses en face.
20:30On était dans des pays qui vivent confortablement.
20:33On pensait qu'il y avait les Américains pour nous protéger des agressions.
20:37On n'a pas dépensé l'argent qu'il fallait dépenser pour s'armer.
20:41Pardon, le monde, peut-être parce que j'ai fait 25 ans dans les droits de l'homme, la guerre, elle est omniprésente.
20:47Enfin, vous le savez, enfin, vous savez comme moi, vous avez fait le monde entier, vous, une et l'autre.
20:52Vous savez ce que c'est.
20:54Aujourd'hui, la paix, la paix qu'on a eue en Europe, c'était une exception.
20:59C'était une exception.
21:01On redécouvre le drame, la violence.
21:03Bien sûr, mais la guerre, elle a été la règle dans le monde entier.
21:06C'est parce qu'elle n'était pas chez nous.
21:08On découvre d'abord avec l'ex-Yougoslavie, ensuite avec l'Ukraine, que la guerre, elle peut être au cœur de l'Europe.
21:13On l'oubliait.
21:14La guerre, c'était un truc un peu exotique.
21:16Vous savez, il s'est tué au Sud-Soudan, mais c'est tellement loin le Sud-Soudan, tu avais l'impression que c'était un autre continent.
21:22Et non, la guerre, elle est là.
21:23Le drame, elle est là.
21:24La violence est là.
21:26Et par rapport à ça, vous ne pouvez pas continuer à faire le bisounours qui dit non mais moi, je suis gentil, j'ai l'État de droit, j'aime ça.
21:34Il y a le multiculturel, il y a le multinational, il y a les organisations internationales, ça va nous protéger.
21:42Honnêtement, vous pensez que quelqu'un va nous protéger aujourd'hui ?
21:45Le multilatéralisme.
21:47Et les institutions internationales, il faut les revoir complètement ?
21:50L'ONU, il faut passer au Conseil de la paix à propos de Trump.
21:54Est-ce que ces institutions sont obsolètes ?
21:57Elles sont moribondes.
21:59En même temps, le système que nous propose M. Trump, c'est se foutre de la figure du monde.
22:03Il est président à vie du monde.
22:05Ce n'est même pas lié au fait qu'il soit président des États-Unis.
22:08Il veut un comité de paix, c'est ça ?
22:09Qu'il présidera, il décidera qui y aura et tout.
22:13Enfin, attendez, mais ça ne va pas bien la tête.
22:15Vous voulez accepter ça ?
22:17On a vraiment envie de devenir les vassaux des États-Unis ?
22:19Vous avez envie, vous ?
22:20Vous avez envie de prendre vos ordres à Washington ou à New York ?
22:24Non, mais moi non plus.
22:25Est-ce que l'Europe ne les a pas prises pendant des années ?
22:28Et à l'instant, Donald Trump...
22:31Mais oui, vous avez raison.
22:32Mais enfin, attendez, ils ont fait des conneries, ils se sont trompés et tout.
22:36Moi, je préfère dire ça et même temps dire qu'est-ce qu'on fait ?
22:38Qu'est-ce qu'on fait tous ensemble ?
22:40Donc vous, vous êtes prêts jusqu'à une intervention en Groenland ?
22:42Et à l'instant, Donald Trump affirme qu'il ira jusqu'au bout.
22:45Il dit un peu de manière bravache, vous allez voir justement jusqu'où on va aller.
22:49Enfin, attendez, vous...
22:50Est-ce que vous pensez une seconde qu'on peut accepter ça ?
22:53Vous l'accepteriez ?
22:55Non, je vous pose une question.
22:56Moi, je vous pose une question, monsieur.
22:57Quand on va à la guerre ou à la bataille commerciale, il faut aller armer, déterminer.
23:02Donc combien de divisions l'Europe aujourd'hui ?
23:04Enfin, attendez, on a parmi les plus grands nombres d'armes américaines dans le monde entier.
23:11Mais Trump ne donne pas son feu vert, on est d'accord.
23:13Attendez, il ne s'agit pas de provoquer...
23:14Non, ne décolle pas.
23:14Attendez, il ne s'agit pas...
23:15Les missiles ne partent pas.
23:17Il ne s'agit pas de provoquer les Américains.
23:20Mais aujourd'hui, une intervention des Américains en Groenland, vous ne pouvez pas rester les bras croisés.
23:24C'est impossible.
23:26Alors, si vous avez envie d'abdiquer ce que nous sommes...
23:28On vous pose des questions, c'est important.
23:29Je sais bien, si nous avons envie d'abdiquer tout honneur, toute capacité à dire non, de temps en temps, il faut savoir...
23:38Donc vous soutenez Emmanuel Macron dans ce bras de fer qu'il mène avec Donald Trump, quand il dit aussi qu'il faut être craint, pour être craint, il faut être puissant.
23:45Est-ce que la France a les moyens de récupérer sa souveraineté nationale sur ce sujet-là ?
23:49Il n'y a pas participé à tout ça.
23:51Il le découvre maintenant.
23:52Attendez, mais on peut dire à la fois...
23:54Moi, je suis en désaccord avec le chef de l'État, je vous l'ai dit, sur la dissolution,
23:58sur plein de choses.
24:00Sur l'Ukraine, il a plus raison qu'un certain nombre d'autres gens en France.
24:04Moi, je n'ai pas envie d'abandonner le peuple ukrainien.
24:07Je les connais, j'y suis allé je ne sais pas combien de fois.
24:10C'est vrai que c'est un régime où il y a de la corruption et tout, comme si il n'y en avait pas en Russie.
24:14Et eux, ils sont les agressés et les autres sont les agresseurs.
24:19Pardon, oui, il a plus raison qu'un certain nombre de gens.
24:21Mais on peut dire ça.
24:23C'est terrible le débat politique.
24:24Si tu dis ça, les gens, ils ont l'impression que tu trahis ton camp.
24:28Moi, je ne suis pas d'un camp.
24:30Je ne suis pas d'un camp.
24:31Je ne dis pas mon camp a raison sur tout et quand ils disent ça, ils ont raison.
24:35Quand ils disent une connerie...
24:36Votre camp, c'est la France alors ?
24:37Moi, c'est mon pays, madame.
24:39Mon pays.
24:40Je ne peux pas à la fois faire des discours comme plein de gens à droite sur la grandeur de ce pays,
24:45la force de ce pays, l'histoire de ce pays, l'histoire de ce pays.
24:49La capacité que ce pays a eu à se relever dans les pires des moments.
24:52La France, notamment aux Etats-Unis, il faut bien le faire.
24:54Mais aussi, vous croyez que je suis anti-américain ?
24:57Une partie de la droite est anti-américaine.
24:59Moi, je n'ai jamais été anti-américain.
25:01J'adore ce pays-là.
25:02Mais en même temps, quand tu as à la tête des Etats-Unis un monsieur comme Trump
25:06qui exerce les chantages qu'il exerce, tu ne les acceptes pas.
25:10Sinon, tu n'es pas français.
25:1021 ans, 25 ans, on est en direct sur CNews et sur Europe 1.
25:13Robert Ménard est notre invité.
25:14Évoquons la question iranienne.
25:16On a une question d'un téléspectateur, Azadeh, un philosophe,
25:20qui vous pose une question, Robert Ménard.
25:23Bonjour Robert Ménard, je suis Azadeh, je suis philosophe
25:26et je voudrais savoir qu'est-ce que vous en pensez de la situation en Iran ?
25:29Il s'agissait d'une téléspectatrice.
25:32J'ai eu cet après-midi encore des amis iraniens
25:34parce qu'ayant fait ce que j'ai fait dans ma vie,
25:36je connais déjà à peu près dans tous les pays du monde,
25:40ils parlent de bien plus de morts qu'on ne parle.
25:43Il parle de dizaines de milliers de morts.
25:47Il m'expliquait que dans un certain nombre d'hôpitaux,
25:49des gens rentraient pour achever, pour achever les blessés.
25:54Ils font une description apocalyptique.
25:56Et moi, vous voyez, sur Trump,
25:58parce que le monde est plus compliqué, comme blanc et noir évidemment,
26:02quand Trump a dit au peuple iranien,
26:05en gros je serai avec vous, révoltez-vous, allez-y,
26:08mais ils l'ont pris au sérieux.
26:10Moi, j'avais une copine iranienne, une jeune femme iranienne,
26:13tout à l'heure qui me disait ça,
26:14mais il m'a dit, mais nous on l'a cru.
26:16On l'a cru, on est descendu dans la rue en se disant,
26:19ils seront derrière nous.
26:21Et pouf, il n'est plus là.
26:23Et regardez le massacre,
26:25parce qu'on ne sait rien, ni vous, ni moi,
26:27on ne sait rien de précis.
26:29C'est un massacre à huis clos.
26:32Alors à la fois, moi j'aime le Trump
26:33qui est capable de dire, je suis derrière vous.
26:36Je déteste le Trump pour des raisons de géopolitique
26:40qui sacrifient ce peuple-là.
26:42C'est un immense peuple, le peuple iranien.
26:45C'est une immense civilisation.
26:47C'est des gens qui ont...
26:48Il y a un génie iranien,
26:50il y a une culture iranienne phénoménale
26:52et qu'on les oublie comme ça.
26:54Mais j'ai honte.
26:55Est-ce que la France est suffisamment présente ?
26:56Est-ce que la voix de la France parle ?
26:58Le président français est suffisamment en soutien
27:00des opprimés iraniens et des...
27:02Il a dit des mots.
27:03Je ne les aurais pas dit comme ça.
27:05Je les aurais dit avec plus de force.
27:06Je l'aurais dit peut-être avec plus de cœur.
27:09Mais enfin, je ne vais pas lui faire ce procès-là.
27:11Oui, je suis bouleversé par ça
27:13parce que je les connais,
27:15parce que c'est des amis,
27:16c'est des familles que je connais et tout.
27:18Et ils te racontent ce qu'ils sont en train de vivre.
27:21Et ils ont le sentiment.
27:22Ils n'ont pas le sentiment.
27:23Ils constatent qu'on les a oubliés.
27:24On les a abandonnés.
27:26Là, on en parle, c'est bien.
27:27Vous savez ce qu'ils m'ont demandé ?
27:29Les gens savaient que je venais chez vous.
27:30Ils ont dit qu'il faut absolument
27:31que tu parles un petit peu de l'Iran.
27:33Ce n'est pas possible qu'on nous oublie comme ça.
27:35Mais je sais bien que vous avez parlé.
27:36Je leur ai dit qu'il n'y a pas de problème.
27:37Je les connais toutes les deux.
27:39Elles ne vont pas oublier l'Iran.
27:41On a envie, vous, moi,
27:42on a envie de faire quelque chose.
27:44Qu'est-ce qu'on peut faire aujourd'hui ?
27:45Mais on les a poussés, là.
27:47On les a poussés.
27:48Trump les a poussés dans la rue.
27:50Et aujourd'hui, tu ne peux pas d'un coup
27:51expliquer, ça y est,
27:53vous vous rappelez du jour au lendemain.
27:54Ils ne vont plus faire d'exécution.
27:56Attendez, quand ce sera passé un peu
27:58les phares de l'actualité sur le pays,
28:01on verra les exécutions,
28:02les pendaisons,
28:03comment elles vont reprendre.
28:04Romère Ménard, ce qui est saisissant,
28:05c'est qu'en Iran,
28:06les jeunes femmes se battent
28:07pour enlever le voile
28:08et qu'en France,
28:09certaines se battent pour le porter.
28:11Manon Brouille était votre invitée
28:13il y a quelques jours.
28:14Sonia, elle qualifie ça
28:15de bout de tissu.
28:17Comment est-ce que vous voyez cela ?
28:21Je vous sens accablée.
28:23Attendez, je suis accablée.
28:24Mais comment tu peux dire
28:26un truc comme ça ?
28:27Comment tu ne peux pas voir
28:30ce que ça représente ?
28:31Quelle aide à quelle...
28:32Je vais lui donner un téléphone
28:34de dix femmes iraniennes
28:36qui vont lui expliquer
28:37ce que ça veut dire.
28:38Vous savez, les risques
28:39qu'elles prennent
28:40en enlevant leur voile
28:42sur leur tête,
28:43le risque colossal.
28:45Et elle, c'est un bout de chiffon.
28:47Mais c'est un geste...
28:48Le voile, quoi qu'en pense
28:49un certain nombre de gens,
28:51c'est évidemment
28:52un geste de soumission à l'homme.
28:54Évidemment, c'est une position
28:56de comment des femmes ici
28:59qui se sont battues
29:00pour que les femmes
29:01soient égalité aux hommes
29:02ne voient pas cette réalité-là.
29:05Autre calcul,
29:06alors peut-être un peu plus cynique,
29:07elles se disent peut-être
29:08que notre électorat,
29:09il est dans un certain nombre
29:11de quartiers
29:11où il y a justement
29:12beaucoup de femmes voilées
29:13et on va dire ça.
29:15Alors si c'est ça, la politique...
29:16C'est le cas aussi
29:17de certains quartiers à Béziers
29:19et pourtant, je pense
29:20que vous ne changez pas
29:21votre discours en fonction
29:22des quartiers.
29:23Je ne change pas mon discours
29:25et je ne vais pas dire aux gens
29:26le contraire
29:27de ce que je vous dis là
29:28parce que je suis dans un quartier
29:30où il y a une majorité musulmane.
29:31Mais peut-être que
29:33Madame Aubry
29:34et d'autres dames
29:35n'ont pas la même conception
29:36ou d'autres hommes
29:37n'ont pas la même conception
29:38que moi
29:39du devoir qu'on a.
29:40Pour aller plus loin,
29:41vous dites que derrière
29:41chaque voile,
29:42il y a quand même
29:43une idéologie islamiste
29:45mais derrière chaque femme
29:45voilée, non.
29:46Bien sûr que non.
29:47Derrière chaque femme
29:48voilée, non.
29:49Personne, enfin,
29:50vous connaissez mieux que moi
29:51l'islam et un certain nombre
29:53de pays musulmans.
29:54Vous savez bien
29:54que ce n'est pas vrai.
29:56Moi, je vois des jeunes femmes
29:57chez moi
29:57qui ne disent pas ça
29:59et qui ne le vivent pas comme ça.
30:00Elles le vivent
30:00comme une affirmation
30:02de leur identité,
30:03de leur spécificité.
30:05Elles ont envie
30:06dans une société
30:06de se faire entendre.
30:08Vous croyez
30:08que je suis assez con
30:09pour ne pas comprendre
30:11qu'il vaut mieux
30:12s'appeler Robert
30:13que Mohamed ?
30:15Vous croyez
30:15que je suis à ce point
30:17abruti de croire
30:18que ça ne pèse pas
30:19d'avoir un prénom musulman
30:21et que tu peux
30:21dans ces cas-là
30:22quand tu es une femme
30:23te dire
30:24c'est une façon
30:25d'affirmer
30:26malgré tout ça
30:27ce que je suis.
30:28Ça, c'est ce qu'elles vivent
30:29subjectivement.
30:30Aujourd'hui,
30:31Madame Amour,
30:32aujourd'hui,
30:33porter le voile
30:35et dire
30:35ce n'est rien d'autre
30:37qu'un bout de tissu
30:37est une imbécilité,
30:40une trahison,
30:42une trahison par rapport
30:43on parle de l'Iran
30:44mais il y a plein d'autres pays
30:45où des femmes se sont battues
30:47contre ça,
30:48contre le voile.
30:49Robert Ménard,
30:50il y a eu de nombreuses
30:50manifestations
30:51notamment sur Gaza,
30:54rien de tel pour l'Iran.
30:55Il y a eu des courageux
30:56qui se sont mobilisés
30:57mais tellement peu.
30:58Le monde de l'art,
31:00le monde de la culture
31:00c'est très peu mobilisé.
31:02Comment vous analysez
31:03ce deux poids de mesure
31:04dans la société française ?
31:06Est-ce à dire que
31:07parce qu'il y a
31:08des juifs en face
31:08des palestiniens ?
31:11Est-ce pour ça ?
31:12J'espère que je me trompe,
31:14j'espère que
31:14comme vous disiez
31:16vous l'une ou l'autre,
31:17j'exagère.
31:18Mais bien sûr
31:19qu'il y a de ça.
31:20Bien sûr qu'il y a de ça.
31:22Mais vous savez,
31:23moi j'étais aussi con
31:24que ces gens-là.
31:25Je me rappelle
31:26que vous étiez
31:27toutes les deux,
31:28vous êtes bien plus jeunes
31:29que moi,
31:30moi je me rappelle
31:31avoir manifesté
31:32pour le parti communiste
31:34vietnamien
31:35contre l'intervention américaine.
31:38Eux,
31:38c'est leur Vietnam à eux
31:39et les conneries
31:41qu'on disait,
31:41enfin vous vous rappelez
31:42les conneries qu'on disait ?
31:43C'était le parti communiste.
31:45Comment ?
31:45On n'était pas nés.
31:46Je sais,
31:46enfin vous lisez.
31:48Bien sûr,
31:48je sais bien,
31:49je voulais commencer
31:49en vous disant
31:50que vous n'étiez pas nés.
31:51Mais enfin moi,
31:52je me souviens
31:52les conneries qu'on disait
31:53à la fac.
31:54On était avec le Vietcong,
31:56c'était les pires.
31:57Ils ont torturé,
31:58ils s'ont comporté.
31:59Attendez,
32:00les Américains en face
32:01c'était pas des saints.
32:03Mais enfin,
32:03entre, pardon,
32:04les États-Unis
32:05de cette époque-là
32:06et les régimes communistes,
32:07c'était pas la même chose.
32:08Sur l'Iran,
32:08on peut rappeler
32:09combien la gauche
32:10s'est trompée
32:11en soutenant
32:12et même plus que ça
32:13Khomeini à l'époque.
32:14En soutenant,
32:15en dressant des lauriers
32:18à Khomeini.
32:19Le symptôme,
32:20le symptôme.
32:21Alors,
32:22on va passer
32:22de très très différent
32:24de rassemblement
32:25à d'autres rassemblements
32:26parce qu'aujourd'hui
32:27c'était très particulier.
32:28C'était à Strasbourg,
32:29on a vu que la colère
32:30paysanne se poursuit,
32:31elle est toujours vivace,
32:32notamment sur le Mercosur
32:34mais pas seulement.
32:35Plus largement,
32:35Robert,
32:36maintenant,
32:36est-ce que vous pensez
32:37vraiment que c'est
32:38depuis l'intérieur
32:39de l'Union Européenne
32:40qu'on peut encore
32:41et toujours défendre
32:42les intérêts français
32:43aujourd'hui ?
32:45Je ne sais pas
32:46répondre à cette question.
32:47Elle est importante ?
32:48Oui,
32:48il y a des questions
32:49importantes et
32:49je n'ai pas de réponse.
32:50Je ne sais pas.
32:51Je ne vais pas vous raconter
32:52que j'ai une réponse à ça
32:53et que je n'en ai pas.
32:54Ce que je sais,
32:55ce que je sais,
32:56c'est qu'aujourd'hui,
32:57on a quitté
32:58avec les paysans,
32:59c'est un joli mot
33:00les paysans,
33:01les paysans,
33:01les paysans,
33:02les paysages,
33:02les paysans.
33:03Exactement.
33:04Avec les paysans,
33:06on a quitté
33:07le domaine
33:08de l'économie,
33:09des chiffres.
33:11Ils ont le sentiment,
33:12moi je les connais,
33:13il n'y a que ça
33:13autour de chez moi,
33:14c'est des viticulteurs,
33:15mais il y a une ville
33:16qui baigne
33:17au milieu de la viticulture.
33:18Ils ont l'impression
33:20qu'il y a deux mondes.
33:22Il y a celui de Bruxelles,
33:23de Paris
33:23et le nôtre.
33:25Cette province,
33:27vous savez,
33:27qu'on regarde
33:27un peu de haut.
33:29Aujourd'hui,
33:29ils ont le sentiment
33:30et ils ont raison
33:32qu'on ne les écoute plus,
33:34qu'ils sont
33:34une espèce de truc
33:35qui va finir
33:36par disparaître.
33:38Tout à l'heure,
33:38je parlais de l'Europe
33:39chez moi,
33:41à Béziers.
33:42Il y a un certain nombre
33:42de produits
33:43qui vous permettent
33:44de produire plus de vin
33:45qui sont interdits
33:46à Béziers
33:46et qui sont autorisés
33:48de l'autre côté
33:49de la frontière espagnole.
33:51Comment vous voulez
33:51que les gens
33:52acceptent ça ?
33:54Cet été,
33:55il y a du vin
33:56chez moi
33:56qui s'est vendu
33:58à moins de 50 centimes
33:59le litre.
34:00Vous trouvez
34:01que c'est respecter
34:02les gens ?
34:04Je veux dire,
34:04on devrait en faire
34:06une cause nationale
34:07des paysans.
34:09C'est eux
34:09qui vous nourrissent.
34:10Attendez,
34:11tout à l'heure,
34:11on mangera,
34:12vous prendrez un bout
34:13de pain demain matin,
34:14vous êtes bien content
34:14qu'il y ait des paysans
34:15pour faire du blé.
34:17Vous boirez un verre de vin,
34:18vous êtes bien content
34:19pour qu'ils soient
34:19dans la vigne
34:20et qu'ils soient en train
34:21de tailler en ce moment.
34:23Je pense que voilà,
34:24c'est ce que je dis.
34:25Dans ce domaine-là,
34:26pour ça,
34:26je n'ai pas de réponse globale.
34:28Ils sont venus chez moi,
34:30ils ont manifesté,
34:31ils étaient presque 7000
34:33chez moi,
34:33ils sont venus chez moi
34:34parce que c'est le seul endroit
34:36où dans l'histoire
34:36de la France,
34:38des militaires ont refusé
34:39de tirer sur les paysans
34:40en 1907.
34:42Et donc,
34:43ils sont manifestés
34:43au même endroit exactement.
34:45Ils voulaient dire ça,
34:46ils voulaient dire,
34:47ils sont,
34:48les paysans,
34:49c'est plus que les autres.
34:50C'est ce pays,
34:51c'est une façon
34:52d'être français,
34:53c'est la France,
34:54les paysans.
34:54Vous le disiez tout à l'heure,
34:56c'est eux qui font les paysages.
34:57Chez moi,
34:58vous imaginez s'il n'y avait pas
34:59les paysages ?
34:59Les gens,
35:00ils pensent que les paysages,
35:01c'est un truc naturel,
35:02ce n'est pas naturel,
35:03c'est des paysages
35:03qui sont faits
35:05par les paysages.
35:06Voilà.
35:06Donc,
35:07la seule chose que je sais,
35:08c'est que je suis avec eux,
35:09que je les aime vraiment.
35:1121h35,
35:11on est en direct
35:12sur CNews et Europe.
35:13Un Robert Ménard,
35:14on va évoquer la troisième partie
35:15qui concerne notamment
35:16les sujets régaliens
35:17et l'insécurité.
35:18Écoutez,
35:18François qui est retraité,
35:19il a une question à vous poser.
35:21Bonjour,
35:22je m'appelle François,
35:23je suis retraité.
35:24Bonjour M. Ménard.
35:25Et je sais que vous avez fait
35:26un travail formidable
35:27sur l'insécurité
35:28dans votre ville.
35:30Et je voudrais savoir
35:30quelles idées
35:31vous pourriez avoir
35:31pour régler ce problème
35:32d'insécurité
35:33sur le plan national.
35:34Merci beaucoup.
35:36Écoutez,
35:36je vais me répéter
35:37et puis je vais dire
35:38du mal du camarade Macron
35:39si vous permettez.
35:41Attendez.
35:42Aujourd'hui,
35:45il y a plein de débats
35:46sur les lois et tout.
35:47Moi,
35:47le maire que je suis
35:48ne demande pas
35:4950 choses.
35:50Là encore,
35:51j'aurais pu vous répondre
35:51que je ne sais pas.
35:52Ça tombe plein de choses,
35:54madame,
35:54que je ne sais pas.
35:55Et je n'ai aucune honte
35:57à ne pas savoir.
35:58En revanche,
35:59je sais deux ou trois choses.
36:00Je sais que
36:00quand la police municipale
36:02à Béziers
36:02ou dans toute la France
36:03ne peut pas,
36:04madame,
36:04vous demander
36:05vos papiers d'identité.
36:07Ouvrir votre coffre.
36:08Ne peut pas vous demander
36:09d'ouvrir votre coffre.
36:10Ne peut pas savoir,
36:11parce qu'elle n'a pas accès
36:12aux fichiers,
36:13si par hasard
36:14vous n'avez pas volé
36:16la voiture que vous avez.
36:17Et c'est les mêmes
36:18que vous envoyez
36:20en première ligne.
36:21Mais enfin,
36:22comment c'est possible ?
36:24Comment c'est ça ?
36:25Attendez,
36:25alors maintenant,
36:26c'est passé.
36:27Moi,
36:27j'ai armé
36:27la police municipale.
36:29Enfin,
36:29à l'époque,
36:30c'était le signe même
36:32du fasciste
36:33en armes.
36:34Aujourd'hui,
36:34plusieurs mairies...
36:35Tout le monde le fait,
36:36quasiment,
36:37tout le monde...
36:37Tout le monde le fait,
36:39parce qu'on a bien compris
36:39que c'était une obligation.
36:41Mais aujourd'hui,
36:41il faut d'abord
36:42plus de pouvoir
36:43pour la police municipale.
36:45La deuxième chose,
36:46ça va vous paraître
36:46encore une fois
36:47un peu pas assez sophistiqué.
36:50Je concède
36:50que je ne le suis pas
36:51beaucoup sophistiqué.
36:52Il faut juste
36:53des places de prison.
36:56Il y a des gens
36:57qu'il faut mettre
36:58en prison
36:59pour nous mettre,
37:01nous,
37:01à l'abri
37:02de ces gens-là.
37:03Vous vous rappelez
37:04les promesses
37:04de M. Macron ?
37:05Vous vous rappelez
37:06les promesses
37:07de M. Macron ?
37:08Je vais construire
37:0915 000 places de prison.
37:10Attendez,
37:10c'était en 2017.
37:12Avant qu'il soit élu
37:14pour la première fois,
37:16elles sont où
37:16les places de prison ?
37:17Comment il en a fait
37:175 000 ?
37:18Madame,
37:19tant qu'on ne réglera pas ça.
37:21Chez moi,
37:21comme dans toutes les prisons,
37:24il y avait des rassemblements
37:24des gardiens de prison.
37:26Vous savez,
37:26est-ce que ça doit être dur
37:27d'être gardien de prison ?
37:29Bien sûr, évidemment.
37:30Parce que le...
37:31Attendez,
37:33le trop gros nombre...
37:35Manque d'obligation,
37:35sourds et munérés.
37:36Voilà.
37:36Et puis,
37:37quand il y a trop de gens
37:37dans les prisons,
37:39c'est certes sûrement embêtant
37:40pour les prisonniers,
37:41mais d'abord,
37:42pardon de vous le dire
37:42avec sûrement
37:43je dois être de droite
37:45et ne pas avoir de cœur,
37:46mais je pense surtout
37:47aux gardiens de prison
37:48où cette surpopulation
37:49est un danger pour eux.
37:51C'est du bon sens.
37:52Mais oui,
37:52c'est vrai.
37:53Alors,
37:53pourquoi on crée...
37:53Armer la police municipale,
37:55plus de places de prison,
37:56évidemment,
37:57notre personnel pénitentiaire,
37:58protéger.
37:59Vous avez déjà eu l'occasion
38:00d'en parler directement
38:01avec Emmanuel Macron.
38:02Il s'est foutu de ma gueule.
38:04Oh.
38:05Attends,
38:05quoi ?
38:06Attendez,
38:07je lui dis ça
38:08et je lui dis,
38:08tiens,
38:09il y a des pays
38:10où il y a des places de prison
38:11vides.
38:12Vous allez voir
38:13pourquoi je vous dis ça.
38:14Je sais,
38:14vous me regardez comme ça
38:15comme si j'avais dit
38:16une monstruosité sur lui.
38:17C'est pas comment vous regardez.
38:19Je vais défendre la tête.
38:20Ce que je veux vous dire,
38:21je lui dis ça,
38:22il me dit,
38:23oui, oui,
38:23je vais m'en occuper.
38:24Vous vous rappelez,
38:24c'était sur une concurrente
38:26comme on est dans un euphémisme.
38:28Il me dit,
38:28non, non,
38:28je vais m'en occuper.
38:30Il ne s'en est pas occupé.
38:31Il y a 15 jours,
38:32je lui envoie un SMS
38:34en lui disant,
38:35ils sont où ?
38:37Il me dit,
38:38non, non,
38:38il n'y a pas de problème,
38:40je m'en occupe,
38:41mais il y en a en Espagne.
38:42Très bien,
38:43on a avancé,
38:43il y en a en Espagne.
38:44Il me dit,
38:45je vais demander
38:46au garde des Sceaux,
38:47qui n'est autre que M. Darmanin,
38:49de revenir vers vous
38:50pour voir comment...
38:51Pas de nouvelles du garde des Sceaux.
38:54Attendez,
38:55c'est un truc de bon sens.
38:57Si c'est très long
38:58de construire des prisons,
38:59s'il y a des places en Espagne,
39:02là, en Espagne,
39:02en Espagne,
39:03par rapport à chez moi,
39:03je vous raconte,
39:04je précise que c'est plus près
39:05que de Paris,
39:06qu'une prison parisienne.
39:08Pourquoi on ne loue pas
39:09des places de prison ?
39:11Il dit,
39:11c'est du bon sens,
39:12mais nom de Dieu,
39:13qu'il l'applique,
39:14qu'il l'applique.
39:15Alors après,
39:16il y a toute la politique pénitiale.
39:17Moi, je suis par exemple sidéré.
39:19Je vais vous dire
39:19un truc tout bête.
39:20Je suis sidéré.
39:22Madame,
39:22vous prenez un mois de prison.
39:24La première fois,
39:25vous faites un truc pas bien,
39:26vous prenez un mois de prison.
39:27Mais il y a des pays
39:28où tu fais le mois de prison.
39:30Voilà.
39:31Tu fais le mois de prison.
39:32Et peut-être que ça te calme.
39:33Ici,
39:34si tu as fait,
39:34il faut dire aux gens,
39:35les gens ne se mesurent pas ça.
39:37Si tu fais,
39:38si la première fois,
39:38tu es condamné
39:39à moins d'un an de prison,
39:41tu ne vas pas en prison.
39:43Vous vous rendez compte
39:44le signal que ça donne ?
39:46Pourquoi on ne fait pas
39:47des choses aussi simples que ça ?
39:48Autre sujet
39:49qui vous intéresse,
39:50ce sont les mariages de QTF.
39:52Vous avez évidemment
39:54défrayé la chronique
39:55en refusant de marier à nos QTF.
39:57On va écouter Lille
39:58en commercial
39:58qui a une question
39:59à vous poser à ce sujet.
40:01Bonsoir,
40:01je m'appelle Lilian,
40:02j'ai 27 ans,
40:03je suis commercial.
40:04Je voudrais savoir,
40:05monsieur le maire,
40:05que comptez-vous faire
40:06pour lutter contre les mariages blancs ?
40:08Vous pouvez faire.
40:09Là,
40:09je vais aller en correctionnel.
40:11Donc,
40:12c'est vous qui êtes.
40:12Qu'est-ce qu'il faut faire ?
40:13Il faut que les maires
40:14arrêtent de parler,
40:18soyons polis,
40:19et juste fassent
40:21un truc très simple.
40:22C'est que quand,
40:23moi,
40:24arrive un type,
40:25il est sous OQTF,
40:26il me le dit.
40:27Enfin,
40:27il le dit au service.
40:29Il a été condamné
40:30à de la prison
40:31pour vol en réunion
40:32avec violence.
40:33Il est en situation illégale
40:35et c'est moi
40:36qui vais être condamné ?
40:38Vous l'auriez marié ?
40:39Vous l'auriez marié ?
40:40Le maire d'Yves-Droit
40:41de Chessy,
40:42qui pourrait être
40:42en train d'ailleurs
40:43de régler une note,
40:45une instruinte financière,
40:46demandée justement
40:47par un couple
40:47où il y avait un OQTF,
40:48vit à peu près
40:49la même situation.
40:50Absolument.
40:51Attendez,
40:51je n'ai pas dit
40:52j'étais le soeur,
40:52on est quatre ou cinq.
40:53Mais tous les maires
40:54devraient dire
40:55vous nous mettez devant une...
40:56Moi,
40:56j'ai appelé tout le monde
40:57depuis le ministre avant.
40:59J'ai dit attendez,
41:00il est en situation régulière,
41:02vous voulez savoir où il est,
41:03il sera samedi à 11h
41:05à la mairie
41:06puisqu'il veut que je le marie.
41:07Qui vous met dans cette situation ?
41:08Mais tous.
41:10Pourquoi ils ne sont pas venus
41:11l'arrêter avant
41:12que je le marie ?
41:12Qui a délivré l'OQTF ?
41:13Comment ?
41:14Qui a délivré cet OQTF ?
41:15La France.
41:16On en applique combien,
41:17madame d'OQTF ?
41:18Moins de 10%.
41:19La seule manière
41:21d'augmenter ça,
41:23d'augmenter,
41:24c'est créer des centres
41:25de rétention administrative.
41:27Regardez le peu de maires
41:28qui acceptent de le faire.
41:29Il faut avoir un peu
41:29de conséquences.
41:31Je vais vous dire quelque chose.
41:32Enfin, ne prépare,
41:33je ne veux pas que ça paraisse
41:33prétentieux,
41:34c'est vraiment pas ça.
41:35À un moment donné,
41:36tu ne peux pas te contenter
41:38de dire
41:38c'est pas bien,
41:39il faudrait faire.
41:40Il faut le faire.
41:41Moi, je dis aux maires,
41:42là, attendez, aux maires.
41:43Vous n'avez qu'à refuser.
41:44Ils ne veulent pas aussi
41:45les maires construirent des prisons
41:47dans la soeur de commune.
41:47Ils ne veulent pas.
41:48Et ensuite,
41:50ils ne veulent pas
41:50prendre le risque.
41:52Je risque de la prison.
41:54Je ne crois pas
41:54que j'ai en prison.
41:55Une amende,
41:55je pense qu'elle sera s'envolée.
41:57Je risque quoi ?
41:58L'inéligibilité ?
41:59Et c'est pour ça
42:00que les maires ne le font pas.
42:01Si demain,
42:02si demain,
42:03il y avait 200 maires
42:05qui disaient,
42:06parce qu'il y en a tout le temps
42:07des OQTF
42:08qui veulent se marier.
42:09Moi, j'en ai un,
42:10mais il y en a partout en France,
42:11qui disaient,
42:12écoutez,
42:12on ne va pas les marier.
42:13On va en condamner 200 ?
42:15Bien sûr que non.
42:16Mais c'était le président
42:19de la République
42:19qui vous avait dit
42:20que c'était une situation
42:21ubuesque.
42:22Qu'est-ce qu'il a fait ?
42:23C'est l'État qui délivre
42:24les obligations
42:24de quitter le territoire.
42:25Bien sûr,
42:26mais qu'est-ce qu'il a fait ?
42:27Il y a une proposition de loi
42:28qu'il n'a jamais mise,
42:30que le gouvernement
42:31n'a jamais mis,
42:32ce Wilmot,
42:33je pense que c'est lui
42:33qui l'a fait,
42:34qu'il ne l'a jamais mis
42:36devant le Parlement.
42:37Il n'a qu'à le faire
42:37plutôt que de me dire,
42:39faire le beau
42:39en me disant
42:40que c'est ubuesque.
42:40Il avait raison,
42:41moi,
42:41j'étais d'accord
42:42avec le mot.
42:42Et tout ça,
42:43puisqu'il est chef de l'État,
42:45madame,
42:45mais ce n'est pas moi
42:46le chef de l'État.
42:47Il n'a qu'à dire
42:47à son gouvernement,
42:48il y a un texte de loi
42:49qui a été voté
42:50au Parlement,
42:51au Sénat,
42:52je vais l'amener
42:53à l'Assemblée nationale
42:54et on aura un texte de loi
42:55qui me mettra à l'abri.
42:56Pas que moi,
42:57tous les maires.
42:58Pourquoi ne veulent-ils pas
43:00faire cela,
43:00selon vous ?
43:01Il y a une raison ?
43:02Je ne trouve ça.
43:03Honnêtement,
43:04je ne sais pas.
43:05C'est pour faire plaisir
43:05quoi ?
43:06À l'Algérie,
43:07ils ont besoin encore
43:08de cirer les babouches
43:09du gouvernement algérien.
43:11Votre phrase,
43:12pardonnez-moi,
43:12peut faire réagir.
43:13Pourquoi ?
43:14Oh, ça va.
43:15Écoutez.
43:16Ça va.
43:18Le régime algérien
43:19est un régime corrompu
43:21qui manie depuis 60 ans
43:24une espèce de rente mémorielle.
43:27Ils ne vivent que sur ça.
43:28Vous êtes en Algérie.
43:31Et on pense à Christophe Lèze,
43:32notre confrère.
43:33Exactement.
43:34Les CNews européens
43:35demandent sa libération.
43:36Attendez.
43:37Vous savez comment vit
43:38le peuple algérien en Algérie ?
43:40Moi, je n'y vais plus
43:41parce qu'ils ne me donnent
43:42plus de visa.
43:43Chaque fois que je rencontrais
43:44des Algériens,
43:46qu'est-ce qu'ils avaient envie ?
43:47De ne se débarrasser
43:48de ce régime
43:49et comme ils n'y arrivaient pas
43:50de venir en France.
43:51C'est ça, la réalité.
43:52Et encore une fois,
43:53je ne confonds pas,
43:55je ne confonds pas
43:55la clique de militaires corrompus
43:58qui sont à la tête de l'Algérie
44:00et le peuple algérien.
44:01Je ne confonds jamais
44:03l'un et l'autre.
44:03J'ai passé ma vie
44:04à dénoncer des régimes.
44:05J'ai passé ma vie
44:07à défendre les peuples
44:08que ces régimes opprimés.
44:10Pour certains,
44:12je vais faire une transition
44:13qui va peut-être
44:13vous paraître osée,
44:14mais ce sont leurs propos
44:16qui sont, me semble-t-il,
44:17caricaturaux
44:18parce qu'ils estiment
44:18que la répression
44:19est en France.
44:20Et je parle
44:20de certains parlementaires
44:22de la France insoumise
44:23ou eurodéputés.
44:24Rima Hassan dénonce
44:26à longueur de meetings
44:27justement la France,
44:29la répression en France,
44:31la police
44:31et notamment
44:32l'ancien ministre de l'Intérieur
44:34avec des slogans
44:35comme « Abba Rotaillot »
44:37faisant référence
44:38à ce qu'avait dit
44:38il est vrai Bruno Rotaillot,
44:40« Abba le voile ».
44:41Que répondez-vous à cela ?
44:43– C'est une ennemie
44:44de ce pays.
44:47Rima Hassan,
44:48c'est une ennemie
44:49de la France.
44:51Elle ne flirte pas
44:52avec l'antisémitisme.
44:53Elle est antisémite.
44:55Ce n'est pas exactement
44:55la même chose.
44:56C'est une honte
44:57pour la France insoumise
44:59d'accepter d'avoir
45:01parmi les siens
45:02quelqu'un
45:02qui tient ce propos-là.
45:04Mais c'est une bénédiction
45:05pour la France insoumise.
45:08Je veux dire,
45:08dans les quartiers,
45:09elle est adulée
45:10par un certain nombre de gens.
45:12Et en même temps,
45:12c'est méprisant, madame,
45:14par rapport à ses propres quartiers.
45:16Moi, je suis dans une ville
45:17où 70% des enfants
45:20des écoles publiques
45:21sont d'origine immigrée,
45:23donc 90% issus du Maghreb
45:26et donc la plupart du temps
45:27musulmans.
45:28Mais j'ai plus de respect pour eux.
45:30Je ne les confonds pas
45:31avec des Rima Hassan.
45:33Je ne pense pas
45:34qu'ils pensent des Juifs
45:35ce qu'elle en dit.
45:36– Vous n'essentialisez pas ?
45:38– Mais jamais.
45:39Enfin, attendez,
45:40vous plaisantez,
45:41je les défends.
45:42j'essaye de leur faire
45:43que leur vie soit un peu moins difficile
45:46et je ne les prends pas
45:48et je ne les brosse pas
45:48dans le sens du poil,
45:50des pires réactions
45:51qu'un certain nombre d'entre eux
45:53peuvent avoir.
45:54Je ne crois pas
45:55que les musulmans chez moi
45:56soient tous antisémites.
45:58je suis allé voir un match
46:00du Maroc.
46:02J'étais assis à côté
46:04du président
46:06de la communauté juive.
46:08Personne n'a fait une remarque
46:09sur le président.
46:11Aucun.
46:11Personne.
46:12C'est ça que j'aime.
46:14– 21h46,
46:15on est en direct
46:15sur CNews et Europe 1.
46:17Parlons un peu de politique.
46:18Ça fait des années,
46:18Robert Ménard,
46:19que vous appelez
46:19à l'union des droites.
46:20Elle n'est toujours pas survenue.
46:22Qu'est-ce qui bloque ?
46:23Est-ce qu'elle verra
46:23un jour le jour ?
46:26– C'est désespérant.
46:27Il y a 10 ans,
46:28j'ai réunissé à Béziers
46:30autour,
46:31au stade droite,
46:32on avait appelé ça,
46:33tous les acteurs de la droite.
46:35Mais ils se trouvent tous
46:36des raisons
46:37de ne pas faire l'union.
46:39Le RN,
46:40parce qu'ils pensent
46:41que ça y est,
46:42l'Élysée
46:42va gagner tout seul.
46:44Oui,
46:46le LR,
46:47parce que tu as encore
46:47une partie
46:48qui pense qu'ils ne peuvent
46:50pas toucher
46:51la main du RN,
46:52c'est attraper
46:54je ne sais pas quoi,
46:55le choléra.
46:57Ce n'est pas possible.
46:58Aujourd'hui,
46:59entre l'ELR,
47:01Sarah Knaffo,
47:03Éric Zemmour,
47:05il y a Marion Maréchal-Le Pen,
47:07Dupont-Aignan,
47:09Bruno Rotaillot,
47:11et même,
47:11après avoir tout le mal
47:12que j'en ai dit,
47:13le Gardesseau actuel.
47:15Mais pourquoi ?
47:16Moi, j'ai envie de leur dire,
47:17on va vous réunir,
47:17venez donc à Béziers.
47:19Et avec une primaire,
47:20comprenant toutes ses personalités.
47:21D'abord,
47:21on parle tous ensemble
47:22et on essaye de voir
47:23si on ne peut pas se retrouver.
47:25Enfin,
47:26attendez,
47:26là encore...
47:27Mais qu'est-ce qui rapproche
47:28Gérald Darmanin
47:28de Sarah Knaffo
47:29sur le papier ?
47:30Attendez,
47:32pardon de rappeler
47:32que vous êtes un peu jeune
47:34pour ça,
47:35mais...
47:35Allez-y,
47:36ça ne se fera pas de mal.
47:36Tout à l'heure,
47:37vous m'avez reproché
47:38en disant
47:38que vous n'étiez pas nés
47:39à ce programme.
47:40En 1980,
47:41vous n'étiez pas nés.
47:42Donc,
47:42en 1980,
47:43qu'est-ce qu'il y a
47:45comme point commun
47:45entre Georges Marché,
47:49François Mitterrand
47:50et vous savez,
47:51Fabre,
47:51M. Fabre,
47:52comment il était ?
47:54Le pharmacien de l'Aveyron.
47:56Il y en avait des points communs ?
47:57Il y en a plus
47:59qu'entre les gens
48:00dont je vais citer ?
48:01Évidemment pas.
48:02À un moment donné,
48:03il faut gagner.
48:04On ne peut pas...
48:05On sait comment il a utilisé
48:06les communistes,
48:07mais bon...
48:07Oui, d'accord.
48:07Oui,
48:09non mais ça,
48:09c'est un autre débat.
48:10Ce que je veux dire,
48:10c'est qu'à un moment donné,
48:11il faut bien que tu t'asseilles
48:13sur la totalité
48:15de ce que tu penses
48:16en disant
48:17voilà,
48:17et ça,
48:18c'est le plus important.
48:19Sur ça,
48:19j'y tiens.
48:20Sur ça,
48:21au fond,
48:21je peux faire un compromis.
48:22Mais qu'est-ce qu'ils veulent
48:23éternellement perdre ?
48:25Tu ne peux pas à la fois dire
48:26à longueur de discours
48:27la France est au bord du gouffre,
48:29un pas de plus
48:30et c'est un désastre absolu,
48:33on est menacé partout et tout
48:34et puis pas en tirer
48:35des conséquences politiques.
48:37Mais en même temps,
48:37je vous dis ça,
48:38je n'en crois pas un mot.
48:39Donc,
48:39il n'y en a grand pas.
48:40Attendez,
48:41vous les connaissez ?
48:42Allez,
48:43moi je leur propose
48:44à tous ceux
48:44dont je viens de parler,
48:46on laisse passer
48:47les élections municipales
48:48et regardez,
48:49ils ont même présenté
48:49un candidat contre moi.
48:50Vous avez pu dire
48:51l'union commence à la Béziers.
48:51Non,
48:52mais attendez,
48:52regardez ma grandeur d'esprit,
48:57je suis prêt à l'oublier
48:58au lendemain des municipales,
49:01venez à Béziers,
49:02on travaille ensemble
49:03et on essaye de se retrouver.
49:04Pourquoi je dis à Béziers ?
49:05Pas parce que je suis maire de Béziers.
49:06Parce qu'on est née,
49:07ville où depuis,
49:09depuis 2014,
49:11il y a des élus
49:12de tous ces partis
49:13qui sont dans le même
49:14conseil municipal
49:15et qui travaillent ensemble
49:16depuis 12 ans maintenant
49:18sans aucun problème.
49:19Ça veut dire
49:20qu'on doit y arriver.
49:20Alors les types te disent
49:21oui,
49:22mais c'est vrai au niveau local
49:23et peut-être pas au niveau national.
49:25Mais commençons,
49:26commençons par se dire
49:27voilà ce qui nous rassemble
49:28et on essaye
49:29d'aller un peu plus loin.
49:30Vous parlez de rassemblement,
49:31ce qui se passe par exemple
49:32à Paris est assez,
49:33c'est une bataille
49:34qui s'annonce
49:35comme étant homérique
49:36quand même
49:37avec des personnalités fortes
49:38de Rachida Dati
49:39à Sarah Knafo.
49:41On peut citer
49:42Sophia Chikirou
49:42également
49:43pour la France insoumise.
49:44Vous aviez dit
49:45que vous avez refusé
49:46me semble-t-il
49:46de soutenir Éric Zemmour
49:47à la présidentielle
49:48en raison de la dureté
49:50de ses propos
49:50sur l'islam.
49:52Et Sarah Knafo,
49:53par exemple,
49:53là vous la citez,
49:54est-ce que vous estimez
49:55qu'elle ne partage pas
49:56les mêmes idées ?
49:58En tout cas,
49:58elle ne le dit pas
49:59avec la même agressivité.
50:00Ah oui, mais M.
50:00C'est parce qu'on ne le dit pas
50:02qu'on ne le pense pas.
50:03Attendez, ça je ne sais pas
50:04ce qu'il y a dans sa tête,
50:05je ne la connais pas assez
50:06pour le savoir.
50:08Je pense que les mots
50:09ont un sens.
50:10Je pense qu'on crève
50:11la politique.
50:13Vous savez,
50:13vous disiez pourquoi,
50:15pourquoi aujourd'hui
50:16il y a cette division
50:17à droite et tout.
50:19C'est parce que je pense
50:20sincèrement
50:20qu'il n'y a personne
50:21à droite
50:22qui a été capable,
50:24qui est capable
50:25de parler
50:26avec les mots
50:27de vérité
50:28mais en même temps
50:30avec attention aux gens.
50:31Les gens,
50:32ils sont malheureux,
50:33madame.
50:33Moi, les gens que je vois
50:34ce matin,
50:35je reçois comme tous les mercredis
50:36des gens qui viennent me voir
50:38pour des histoires
50:38de logement et tout ça.
50:40Les gens, madame,
50:40ils sont malheureux.
50:43Malheureux.
50:44Ils sont...
50:47Je pense qu'on a du mal
50:48à s'en rendre compte.
50:50Vous deux,
50:51ni pas plus que moi,
50:52on a du mal
50:52à finir notre fin de mois.
50:54Ce n'est pas vrai.
50:54Vous n'êtes pas
50:55à 3 euros
50:56à la fin du mois.
50:57On ne va pas se raconter.
50:58Les gens que je vois
50:59à longueur de temps,
51:01Laurence Ferrari,
51:01les gens que je vois,
51:02ils sont dans cette situation.
51:04Et donc,
51:05il faut arrêter de diviser,
51:07il faut arrêter de...
51:08Il faut se dire
51:09c'est pour eux
51:10qu'on fait de la politique.
51:11C'est pour eux.
51:12Alors,
51:12on essaye
51:13de ne pas les tromper,
51:15de ne pas leur dire
51:16on va augmenter le SMIG
51:17je ne sais pas quoi,
51:18on va partir à la retraite
51:19plus tôt,
51:20on va faire ça et ça
51:21parce qu'ils ne...
51:22Mais figurez-vous,
51:23ils ne sont pas assez abrutis
51:24pour le croire,
51:25les gens.
51:26Ils savent bien
51:26que quand vous leur promettez
51:2710 000 choses,
51:29vous n'allez pas les tenir.
51:30Il faut arriver
51:31à tenir un langage,
51:32dire les choses
51:33mais en étant...
51:34Ce n'est pas un mot politique,
51:36en câlinant les gens.
51:38Ils ont besoin
51:39qu'ils se disent
51:40oui,
51:41que vous les considérez,
51:42que vous êtes attentifs,
51:44que vous...
51:44Et puis,
51:44il faut trouver les mots
51:45pour parler aux gens.
51:47Et les candidats ?
51:47Et ils voudraient choisir
51:48en liberté ?
51:50Bien sûr.
51:50Juste à évoquer
51:51à Marine Le Pen
51:52qui aujourd'hui
51:53et demain
51:54répond aux questions
51:55de ses juges
51:56dans le procès
51:56en appel
51:57des assistants parlementaires.
51:59Est-ce que vous pensez
52:01que le fait
52:02que trois juges
52:03puissent décider
52:03de la physionomie
52:05de l'élection présidentielle
52:06de 2027
52:07est un problème
52:08dans notre pays ?
52:08C'est un problème,
52:09c'est un scandale,
52:10madame.
52:11C'est impossible
52:12à accepter cette idée-là.
52:14Je trouve qu'aujourd'hui,
52:15mais c'est la classe politique
52:16qui, à un moment donné,
52:17a voulu laver
52:19plus blanc que blanc.
52:20Attendez,
52:21aujourd'hui,
52:22l'inéligibilité,
52:23il fallait la réserver
52:24à des cas extrêmes.
52:27Même
52:27si Marine Le Pen
52:29a fait un truc
52:31pas bien
52:31vis-à-vis
52:32du Parlement européen.
52:36Si elle a même
52:36commis une faute,
52:38elle doit être sanctionnée.
52:39Mais pas
52:40avec l'impossibilité
52:42de se présenter
52:43aux élections.
52:43C'est invraisemblable.
52:45Il y a trois magistrats
52:46au nom du peuple français
52:49qui vont nous dire
52:50Marine Le Pen
52:51ne peut pas se présenter.
52:53Mais au nom de quoi,
52:54Coco ?
52:54Mais qu'est-ce que tu es toi ?
52:56Le pouvoir que tient,
52:58c'est le pouvoir
52:58qu'on t'a donné.
52:59Alors le type te dit
53:00oui, attendez,
53:00je sais,
53:01c'est les hommes politiques
53:02qui leur ont donné
53:03ce pouvoir-là
53:04et tout ça.
53:05Mais alors donc,
53:06il y en a un certain nombre
53:06qui ont voté.
53:07Attendez,
53:08en 2017,
53:09ils ont voté des lois
53:10et encore,
53:11on a évité le pire.
53:12À un moment donné,
53:12s'ils voulaient citer
53:14une condamnation
53:14même pour une affaire
53:15de diffamation,
53:16tu ne pouvais plus
53:16être éligible.
53:17Enfin, c'est de la folie.
53:19L'inéligibilité,
53:21elle ne peut pas s'appliquer
53:23dans un cas comme ça.
53:24Marine Le Pen,
53:25elle ne s'est pas enrichie
53:26personnellement.
53:28Elle n'a pas assassiné
53:29son voisin
53:30et elle n'a pas violé
53:32son compagnon.
53:34Enfin,
53:35on ne confond pas tout.
53:37Elle a fait peut-être,
53:39la justice le dira,
53:40quelque chose
53:40qu'il ne fallait pas faire,
53:42mais pas l'inéligibilité.
53:44Quel sera son parcours
53:45politique ?
53:46Vous imaginez
53:49comment les gens
53:50qui votent pour elle
53:50disent,
53:51c'est trois bonhommes,
53:53là,
53:53ils vont décider,
53:54ou bonhommes,
53:55ou bonne femme,
53:55je ne sais pas,
53:56trois personnes,
53:57ils vont décider
53:57que je ne peux pas voter
53:58pour elle.
53:59Mais ce n'est pas possible.
54:00En parlant de parcours
54:01et d'avenir,
54:01vous avez eu plusieurs vies.
54:02Vous avez été journaliste
54:04de nombreuses années
54:05à la tête de RSF,
54:06politique,
54:07maire,
54:08élu,
54:08avec tout ce que cela comporte,
54:09de proximité avec les citoyens.
54:12Qu'est-ce qui vous anime ?
54:13Qu'est-ce qui vraiment
54:14vous donne envie
54:14de faire de la politique ?
54:15Vous avez démarré
54:16en disant quand même
54:17une forme de dégoût
54:18par rapport à l'aspect
54:19politicien des choses.
54:20L'aspect politicien.
54:21Alors,
54:21on avait une question de Didier
54:22qui était restaurateur
54:23qui demandait
54:24quelles sont vos ambitions nationales ?
54:26C'est deux choses différentes.
54:28Je me promène dans Béziers
54:30et je suis content
54:32d'avoir travaillé 12 ans
54:34pour ma ville.
54:35Je n'aurais jamais fait de politique
54:36si ce n'était pas dans ma ville.
54:38J'étais journaliste,
54:39pas avec votre talent
54:40et pas avec votre importance.
54:42Non,
54:43je ne le sais pas,
54:43ironique,
54:44c'est exactement ce que je pense.
54:45Pas avec votre talent
54:46et pas avec votre importance.
54:48Mais j'étais journaliste
54:49et j'étais heureux
54:50d'être journaliste.
54:50J'avais dirigé
54:51Reporters Frontières
54:52et ça avait été
54:53une aventure formidable
54:54de libérer des gens,
54:55sortir de prison.
54:56et ça tombe de gens.
54:58Rien que ça,
54:58ça te changeait ta vie
54:59et tout ça.
55:00Et donc,
55:01tous les jours,
55:03merci,
55:04pas rien.
55:05En plus,
55:06la dimanche,
55:06c'était les inondations
55:07chez moi
55:08de 6h du matin
55:09à je ne sais pas quelle heure
55:10tu es auprès des gens
55:11et tout ça.
55:12Et ça,
55:12c'est quand même
55:13un bonheur.
55:14Ça te donne
55:14un bonheur absolu.
55:17Ça,
55:17c'est ma question.
55:18C'est pour ça.
55:19Vous êtes en République,
55:19non,
55:19ce n'est pas pour vous.
55:20Non,
55:20vous savez,
55:21je n'en sais rien,
55:23je ne sais pas,
55:24mais il faut
55:25une assurance
55:27de soi-même.
55:28Je trouve ça
55:29phénoménal.
55:30Là,
55:30vous me posez une question
55:31et je vous disais
55:31que je n'ai pas la réponse.
55:33Pour être candidat
55:34à l'élection présidentielle,
55:35il faut faire semblant
55:36d'avoir des réponses
55:37à tout.
55:38Vous avez réponse à tout,
55:39vous ?
55:39Vous savez tout sur la vie,
55:40vous savez tout ?
55:41Non.
55:41Je vous connais
55:42toutes les deux.
55:43En même temps,
55:43on n'aspire pas
55:44à être président
55:44de la République.
55:45Dans ton métier,
55:47tu sais bien
55:47que tu ne sais pas tout.
55:49Il y a des gens
55:49qui pensent
55:50qu'ils savent tout,
55:51surtout.
55:52Je n'ai pas,
55:53je ne sais pas,
55:54cette prétention-là,
55:55peut-être ce talent-là,
55:57peut-être cette capacité-là,
55:59peut-être ces ambitions-là.
56:01Je ne sais pas,
56:02peut-être que
56:03si la droite ne s'entend pas,
56:04je vais leur dire
56:04maintenant,
56:05allez-vous faire voir,
56:06je vais prendre leur place.
56:07On arrive à la fin de l'émission,
56:09ça on le sait.
56:09Et on vous remercie.
56:11Merci à vous
56:11d'avoir répondu
56:12à mes questions.
56:13Merci à nos téléspectateurs,
56:13nos auditeurs.
56:14Merci à vous,
56:14M. Sonia.
56:15C'est un bonheur
56:16d'être avec vous tous
56:17les soirs dans cette émission.
56:19Dans un instant,
56:19c'est Maël Hassanik
56:20pour retrouver sur Europe 1
56:21et bien sûr Gauthier Lebrecht
56:22sur CNews pour 100% Politique.
56:23Bonne soirée à vous.
Commentaires
1
chouufpd947il y a 7 semaines
Au moins y en a encore qui savent dire leur vérité sans calcul politiciens !!

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