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  • il y a 8 mois
Avec Elisabeth Lévy et Françoise Degois

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2025-12-04##

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Patrick Roger.
00:05Il est 8h37, les grands sujets qui font réagir ce matin, ce qui s'est passé à Alès,
00:12notamment aussi avec ce drame des trois jeunes, 14, 15 et 19 ans dans une voiture.
00:21Il n'y a pas eu de course poursuite avec les policiers,
00:25même si les policiers ont vu la voiture qui filait dans les rues d'Alès,
00:28mais ils ont perdu en fait la trace et puis elle est allée, juste à la sortie d'Alès,
00:33un muret et puis boum, elle est tombée effectivement dans une piscine et les trois sont morts.
00:38Bon, ils étaient connus pour des trafics de stupéfiants,
00:41sortaient en fait du commissariat la veille de 15 ans, bien sûr.
00:48On va l'évoquer avec vous si vous voulez d'un mot, il y a beaucoup d'autres sujets,
00:52notamment aussi l'étude assez vertigineuse qui montre le désamour profond des Français pour la politique
00:57et ceux qui la font, ce que vous avez évoqué tout à l'heure, Françoise Degoy.
01:01Olivier est tout d'abord avec nous au 0826 300 300 de Maine, je crois.
01:07Oui, c'est ça, c'est vous déjà.
01:09Bonjour.
01:11Oui, c'est triste et moi, ce qui me chagrine, c'est qu'on ne peut pas en parler beaucoup.
01:18Il faudrait que toutes les télés, toutes les radios en parlent,
01:20parce que moi j'ai un fils qui essaye toutes ces saloperies là.
01:23À le protoxyde d'azote notamment, c'est ça ?
01:25Oui, mais l'essayer pour voir ce que ça faisait.
01:27Bon, ça va.
01:31Il ne vient pas addict à rien.
01:34Mais bon, ça me fait peur parce qu'on ne les prévient pas assez que c'est dangereux.
01:38C'est trop dangereux.
01:39Et si on en parlait beaucoup à la télé, si on en parlait dans les écoles,
01:44si on explique aux gens que, attention, c'est dangereux, il y a des morts, il y a eu ci, il y a eu ça,
01:48et il y a des séquelles, on ne leur dit pas, on ne leur dit pas, on ne leur dit jamais.
01:53Et après, on pleure parce qu'ils se sont tués.
01:57Alors, on ne sait pas s'ils étaient véritablement sous protoxyde d'azote.
01:59En tout cas, il y a eu des traces de retrouvés dans la voiture,
02:02de même que des stupéfiants.
02:05Mais c'est vrai, il y a eu beaucoup d'accidents récemment
02:08avec des conducteurs qui avaient pris, et notamment des jeunes, du protoxyde.
02:12Pas seulement les jeunes d'ailleurs.
02:14Oui, ils mélangent en plus.
02:15Le problème, c'est qu'ils mélangent, ils boivent des bières,
02:19ils fument des joints.
02:21Ça m'horripise parce que j'ai eu ça pendant que je travaillais,
02:24j'en avais tous les jours, tous les jours.
02:26C'est des jeunes qui étaient avec moi.
02:28Alors, ils avaient leur voiture.
02:30Moi, j'ai gueulé auprès des patrons, je lui ai dit, attends,
02:32on va me dire, qu'est-ce que je fasse ?
02:33Il arrivait le matin à 7h30, ils avaient fumé 2 joints,
02:36et ils partaient, ils buvaient de la bière au volant.
02:39Ils travaillaient dans quoi ? C'était dans quel secteur ?
02:41Dans le BTP.
02:42Dans le BTP, oui.
02:43C'est des jeunes, que des jeunes.
02:46Ils avaient moins de 25 ans, tous.
02:49Mais il a pris 7 ans de prison,
02:52il est sorti il y a 15 jours, il vient de reprendre 5 ans.
02:55Elisabeth Lévy, François Stegoire.
02:57Merci Olivier, restez avec nous.
02:59La perte du protoxyde d'azote,
03:01c'est le témoignage d'Olivier,
03:02sur le fait que c'est tout milieu, tout terrain,
03:05des gens qui bossent, des gens qui bossent pas,
03:06c'est pas du tout des marginaux.
03:08Aujourd'hui, la coke semble-t-il, on en prend beaucoup dans les milieux,
03:12justement sur les chantiers.
03:14Donc, montre une chose, si vous voulez,
03:16c'est que l'interdit, l'idée qu'on va traquer la demande,
03:20qu'on va traquer le consommateur, etc.
03:23Sauf à faire comme en Malaisie, effectivement.
03:27Je crois pas que c'est ça.
03:29D'autant plus que maintenant, ce qu'on voit,
03:31c'est que n'importe quel produit vendu dans le commerce,
03:33en pharmacie, n'importe quoi,
03:35peut devenir une drogue.
03:37Donc, on va pas interdire non plus la chantilly.
03:39Si vous voulez, on peut monter comme ça dans l'interdiction.
03:43Moi, à vrai dire, je pense que c'est vraiment un problème
03:45sur lequel il faut se garder de prétendre avoir la solution.
03:49Mais il y a une chose qui me frappe.
03:50C'est qu'il faut quand même s'interroger.
03:53Quand nous, on était jeunes, Patrick,
03:55quand on avait 15-16 ans, oui.
03:57On picolait.
03:58Mais je me déjointe, de temps en temps.
04:00Mais c'était pas un truc assez, complètement massif, partout.
04:04Il n'y avait pas un million de consommateurs occasionnels.
04:07C'est pas vrai.
04:08Et je me suis demandé pourquoi.
04:10En dehors du fait qu'on en trouve facilement.
04:12Pourquoi ?
04:13Alors, les gens disent, parce que la vie est difficile.
04:15Et moi, je pense que c'est parce qu'elle l'est pas.
04:17Quand je m'entends bien, c'est parce que
04:19il n'y a plus grand-chose à désirer.
04:21Vous avez le monde à porter de votre iPhone.
04:24Tout le monde trouve ça tout à fait normal.
04:26Vous avez des droits infinis.
04:28Vous n'avez plus de limites.
04:30Il n'y a plus de Bastille à prendre, si vous voulez.
04:31Et je pense que ça contribue à ça.
04:34Mais je partage.
04:35Non, non, non.
04:36Mais elle a raison, Elisabeth.
04:37Je partage.
04:38Je dirais aussi que moi, je corrèlerais ça.
04:40D'abord, c'est très intéressant ce que dit notre auditeur
04:42sur le fait qu'il faut dire et redire et répéter.
04:45Et je suis absolument OK avec Elisabeth
04:48pour dire que c'est tellement complexe.
04:49Et d'ailleurs, on y va avec des pincettes.
04:50Parce qu'on ne peut pas, comme ça, au doigt moyer,
04:53décréter que.
04:54En revanche, je corrèlerais peut-être ça aussi.
04:57OK sur les Bastilles à prendre.
04:58La France est un pays qui a besoin de rêves.
05:00C'est un pays romanesque, romantique.
05:02Il a besoin de rêver.
05:03Et rien ne nous fait rêver aujourd'hui.
05:05On a besoin de...
05:06C'est un pays d'élan, la France.
05:07C'est un pays qui a besoin...
05:08C'est une forme d'angoisse collective.
05:10Existentielle.
05:11Bien sûr, de dépression collective.
05:13Et résultat, on se réfugie.
05:14On a besoin de frontières.
05:15Et donc, voilà.
05:16Et moi, je corrèlerais ça, justement,
05:18véritablement, à toutes les études,
05:20alors là, qui sont vraiment documentées
05:22sur la santé mentale
05:23qui se dégrade complètement en France,
05:24qui va devenir, à mon avis,
05:26va devoir devenir une grande cause nationale.
05:28Emmanuel Macron a essayé de le faire,
05:30mais ça ne marche pas tout à fait.
05:31Mais non, non, non.
05:32Vous savez, les...
05:33Quand vous dites que quelque chose
05:34est une grande cause nationale,
05:35vous l'enterrez.
05:35Non, non, mais je vous assure...
05:37Vous parlez dans le micro, donc.
05:37Non, mais je vous assure que
05:39la santé mentale va devenir
05:40un sujet de la présidentielle.
05:42La santé mentale,
05:43pas simplement des jeunes.
05:44Moi, je discute avec des gens
05:45des services privés.
05:46J'ai des copains psychiatres, etc.
05:47Ils me disent, tu n'imagines pas,
05:48on est à plus 300, plus 400
05:50de jeunes qui arrivent,
05:51qui ont fait des tentatives de suicide, etc.
05:53Donc, je peux corréler le protoxyde d'azote
05:56bon an, mal an,
05:57avec ces études qui sont très documentées.
05:59Je pense qu'il y a une rupture psychique,
06:01effectivement, dans la société française,
06:03dans toutes les sociétés occidentales.
06:05Et c'est pour ça que je pense
06:07que la théorie d'Elisabeth
06:08est tout à fait juste,
06:08en tout cas son intuition.
06:10Les sociétés les plus riches,
06:12les sociétés occidentales,
06:14je pense au Japon,
06:15qui fait face à une épidémie de suicide
06:17comme jamais d'adolescents
06:19avec la pression scolaire.
06:20Je pense aux Etats-Unis,
06:22je pense vraiment, en gros,
06:23à tous les pays de l'OCDE.
06:25Je crois qu'il y a un lien à faire
06:26et là, c'est un travail
06:28de très long galère.
06:28On a atteint un certain niveau
06:30et on retombe en arrière.
06:31On retombe parce qu'on a
06:33une angoisse existentielle.
06:34On ne fait pas du désir.
06:37Le désir, c'est ce qui vous fait
06:39vous lever le matin,
06:40ce n'est pas simplement
06:42sexuel ou érotique,
06:43c'est ce qui vous fait,
06:44c'est la libido,
06:45c'est ce qui vous fait
06:46vous lever le matin,
06:47qui vous fait avoir envie
06:49de découvrir,
06:50d'apprendre,
06:51toutes sortes de choses.
06:52Et on voit bien
06:53que la saturation,
06:55Françoise a prononcé,
06:57je ne sais plus
06:57si c'était à l'antenne
06:58ou dans le couloir,
06:59le mot consommation.
07:00La saturation,
07:01si vous voulez,
07:02de l'espace
07:02par des choses à consommer,
07:04voilà ce qu'on vous donne
07:04à désirer.
07:05La consommation,
07:07nous sommes...
07:07Évidemment,
07:08il ne faut pas être
07:10non plus caricatural là-dessus,
07:12il y a certainement
07:13beaucoup d'autres explications.
07:14Je pense, Elisabeth,
07:16que l'environnement international
07:17est très anxiogène.
07:18Je pense que cette génération
07:19qu'on appelle la génération Z,
07:21qui est la génération qui binge,
07:23on en parlait tout à l'heure,
07:24la consommation absolue,
07:25c'est-à-dire qu'elle binge,
07:26c'est-à-dire qu'au lieu
07:27de regarder un seul épisode
07:28d'une série,
07:29on regarde toute la série.
07:30Au lieu de prendre un demi,
07:31on prend dix demi,
07:32c'est-à-dire qu'on consomme
07:34véritablement à outrance,
07:35mais ça ne veut pas dire
07:36que c'est des enfants gâtés.
07:37Ça veut dire qu'il y a un aspect,
07:40si vous voulez,
07:41du manque de rêves
07:42et de combats à mener.
07:43Et c'est d'ailleurs pour ça
07:44que les jeunes,
07:46paradoxalement,
07:47dans les enquêtes d'opinion,
07:49eh bien,
07:49ils plébiscitent qui, les jeunes ?
07:51Eh bien, ils plébiscitent
07:52Marine Le Pen
07:54ou Jordan Bardella
07:55et Jean-Luc Mélenchon.
07:56C'est quand même assez intéressant
07:57de regarder,
07:58de voir ceux-là.
07:59C'est-à-dire des mouvements radicaux
08:02qui proposent quelque chose
08:03au moins à rêver.
08:03Qu'est-ce que vous en pensez,
08:05justement, vous ?
08:050826 300 300,
08:08pourquoi, évidemment,
08:09on ne rêve plus,
08:10en fait, comme ça ?
08:12Est-ce que ce sont
08:12les politiques ?
08:13Est-ce que c'est
08:14l'angoisse
08:16collective ?
08:18Oui, bien sûr.
08:19Est-ce que ce sont
08:20les politiques aussi
08:21qui ne nous font plus rêver
08:22et qui ont une responsabilité ?
08:23Ah ben, on va en parler tout à l'heure.
08:24Ah ben oui,
08:25ils ont une immense responsabilité,
08:27pardon.
08:27Bien sûr, bien sûr.
08:28Moi, je crois que les Français
08:29ont une responsabilité
08:31plus immense.
08:31sur tous ces sujets.
08:33Vous avez vu, tiens,
08:34Christine Bouillot me le signalait,
08:35l'idée,
08:37parce qu'on ne sait plus
08:37quoi inventer.
08:38Donc, on veut changer
08:39le nom du département
08:41de l'Ariège.
08:42Oui, j'ai vu ça.
08:43Pourquoi ?
08:43On voudrait l'appeler...
08:44Ben oui, parce qu'on le confond
08:45avec l'Ardèche,
08:46pour certains.
08:46Oui, n'importe quoi.
08:47Oui, ben moi,
08:48on me confond avec
08:49Cosette ou Closer.
08:50Oui, oui, oui.
08:51Le journal Closer.
08:53Est-ce qu'il faut
08:53débaptiser l'Ariège ?
08:56Oh là !
08:56Alors là, ça fait grincer.
08:57L'Ariège, ça commence comme arrière,
08:59ça ne va pas du tout.
09:00Tellement beau l'Ariège.
09:01Il est 9h moins le quart,
09:02je le disais,
09:02il y a des départements
09:03qui ont changé,
09:03mais il y avait une vraie raison.
09:05Par exemple,
09:05les côtes du Nord
09:06sont passées...
09:08Côte d'Armor.
09:08Côte d'Armor.
09:09C'est joli.
09:10Les côtes du Nord,
09:11c'était plutôt Dunkerque,
09:12on confondait,
09:13c'était autre chose.
09:14Allez, il est 9h moins le quart,
09:15vous réagissez.
09:17Ben oui,
09:17Elisabeth Evian,
09:18vous ne connaissez pas
09:19votre géographie.
09:19Mais si, elle la connaît bien.
09:20Non, mais pendant la pause,
09:21vous faites des accords.
09:22C'était le symbole de...
09:23Allez, on se retrouve
09:24dans un instant sur Sud Radio.
09:28Le Grand Matin Sud Radio,
09:307h-10h,
09:32Patrick Roger.
09:32Il est 8h49.
09:35Vous avez vu,
09:35vous avez peut-être entendu
09:36Elisabeth Lévy tout à l'heure,
09:38si vous étiez avec nous
09:39à 8h15.
09:40C'est assez étonnant quand même.
09:42Enfin, je dis étonnant,
09:43c'est le papier de L,
09:45en tant que tel,
09:46sur les gays
09:48et le RN.
09:50Non, ce n'est pas étonnant.
09:51Ce qui est étonnant,
09:52en réalité,
09:54ce qui est étonnant,
09:54en réalité,
09:56ce qui est étonnant,
09:59c'est que ça étonne
10:00le journaliste de L
10:02qui semblait,
10:03et ce n'est pas du tout
10:03une insulte,
10:04tout à fait progressiste,
10:06et évidemment,
10:07il dit c'est dommage,
10:09l'homosexualité se banalise
10:10et donc les homosexuels
10:11ne votent plus
10:12en tant qu'homosexuels.
10:13La réalité,
10:13c'est que tout le monde sait
10:15depuis fort longtemps,
10:16il y a deux choses.
10:17Il y a,
10:17dans les élus RN,
10:18beaucoup d'homosexuels affichés.
10:21Désolée qu'ils n'en ont...
10:22Bah oui,
10:23Jean-Philippe Tordi,
10:24donc Sébastien Chenieux
10:26à qui je rends
10:26son vrai prénom,
10:27parce que je l'ai...
10:28Steve Rivoin...
10:29Voilà.
10:29Mais qui sont affichés,
10:30qui le disent...
10:31Bon, je ne sais pas,
10:32mais c'est bon.
10:33Je ne sais pas si ça vous fait réagir.
10:35Effectivement,
10:36elle s'émeut
10:37parce que 30% des homosexuels,
10:40selon les soins de sondage,
10:41hommes,
10:42s'apprêteraient à voter
10:44pour Bardella.
10:47Or,
10:47ça correspond absolument
10:49à la moyenne nationale.
10:50Oui, voilà.
10:50Je sais pas.
10:51Il n'y a rien à en dire.
10:52Mais ça coupe l'herbe
10:53sous le pied de certains,
10:55quoi,
10:55qui disaient que le RN,
10:57le FN était homophobe.
10:59Ce n'est pas un argument.
10:59En fait,
11:00l'argument politique du RN homophobe,
11:02il y a longtemps que c'est passé.
11:02Vous savez quand est-ce que c'est passé ?
11:04Parce que Marine Le Pen a été...
11:06Elle n'a pas pu l'affirmer pleinement
11:08parce qu'il y avait sa nièce,
11:09Marion Maréchal,
11:10qui était absolument opposée.
11:11Marine Le Pen n'était pas du tout
11:12opposée au mariage pour tous,
11:13par exemple.
11:14Elle a été extrêmement discrète,
11:16Marine Le Pen,
11:16parce qu'elle était tout à fait
11:17fervorable à ça.
11:18Mais elle ne pouvait pas,
11:19dans sa famille politique
11:20et dans sa propre famille à elle,
11:22Marion Maréchal,
11:23assumer cela.
11:24Attendez,
11:25quand même,
11:25là,
11:26ça mérite quand même une précision.
11:27On pouvait parfaitement
11:28être opposée au mariage pour tous
11:31sans être du tout homophobe.
11:32Non mais là,
11:33vous avez raison.
11:34Est-ce que je veux dire
11:35une fois que vous êtes d'accord ?
11:36Dans l'électorat conservateur,
11:38elle a raison.
11:39Dans l'électorat conservateur
11:40à l'ancienne du RL.
11:42On a deux sujets encore abordés,
11:45il nous reste cinq minutes.
11:46Ah bah bravo,
11:46je vous félicite pas.
11:47Oui, mais bon,
11:47ça se poursuivra avec les auditeurs
11:50tout à l'heure,
11:50après 9h,
11:51avec Jean-François Aquilier.
11:52La responsabilité des politiques
11:54arrive en tête des sujets
11:55de préoccupation des Français
11:57avec même le désamour.
11:58Olivier est avec nous
11:59sur le désamour des Français
12:01pour les politiques.
12:02Olivier de Colomier
12:04qui est avec nous.
12:04Bonjour Olivier.
12:06Bonjour à toute l'équipe
12:07de Sud Radio.
12:08Merci de me donner la parole.
12:10Je suis un fidèle auditeur
12:12de votre émission
12:13et même de toutes les émissions
12:14de Sud Radio.
12:15Bon,
12:15alors très bien.
12:16Sur ce désamour.
12:16Bravo.
12:17Alors,
12:17comment se faire faire assez vite,
12:19j'ai entendu qu'il restait assez vite.
12:20Donc,
12:20je vais parler pour le désamour.
12:22Et je vais plutôt poser une question
12:24à Françoise Debois.
12:25Françoise,
12:26avec tout ce qu'on entend maintenant,
12:29on ne sait plus.
12:30Alors,
12:30je voudrais savoir,
12:31est-ce que si en 2027,
12:33je prends le cas du RN,
12:35était élu,
12:36est-ce que la France
12:37pourra être gouvernée
12:38et pourrons-nous retrouver
12:40une situation stable ?
12:41Ou admettons que ce soit la gauche
12:43qui soit élue,
12:44est-ce que la même question ?
12:46Et est-ce qu'il va falloir attendre
12:47jusqu'en 2027
12:48pour avoir vraiment
12:49des changements
12:50dans notre pays radicaux
12:51de manière à remettre tout en place,
12:52à faire quelque chose de concret
12:54et véritable pour notre pays ?
12:56Françoise.
12:57Alors,
12:57Madame Irma vous écoute,
12:59Madame Soleil,
13:00je suis absolument incapable
13:01de vous le dire.
13:01Par contre,
13:02ce que j'entends dans votre question
13:04et c'est la question
13:05que moi-même je me pose,
13:07c'est comment on passe
13:08cette année 2026
13:09et surtout,
13:09comment est-ce qu'on arrive
13:11à 2027 à peu près indemne ?
13:13C'est ça,
13:13moi,
13:13mon sujet.
13:14C'est si le budget
13:15n'atterrit pas
13:16si à un moment donné
13:17on se retrouve sans budget
13:19par exemple au 31 décembre,
13:20je pense qu'on ouvre
13:21une instabilité
13:22encore plus grande,
13:23on est quasiment
13:24en crise de régime,
13:25c'est-à-dire
13:25en remise en cause
13:27de toutes les institutions.
13:29La détestation
13:30d'Emmanuel Macron
13:30est un sujet politique
13:32majeur.
13:33C'est-à-dire que,
13:34véritablement,
13:34il est la clé de voûte
13:35des institutions.
13:36Si le président de la République
13:38est aussi faible,
13:39aussi détesté
13:40comme le dit l'enquête,
13:41c'est un problème.
13:42Donc,
13:42je n'ai aucune réponse
13:43à vos questions.
13:44Par contre,
13:44j'ai le même questionnable
13:45que vous,
13:46si on n'atterrit pas
13:47à l'Assemblée nationale,
13:48c'est-à-dire si les élus
13:49ne montrent pas
13:50qu'à un moment donné
13:50ils sont un peu responsables
13:52et capables de s'entendre
13:53parce que c'est ça le budget,
13:54ça sera ça le symbole,
13:55eh bien,
13:55je ne sais pas
13:56comment on passe
13:56l'année 2026.
13:58On a deux points d'accord,
13:59le premier,
14:00c'est qu'il faut qu'on aille
14:01jusqu'à 2027,
14:02le deuxième,
14:03c'est que la haine,
14:04je ne parle pas de la critique,
14:05je ne parle pas même
14:06du rejet politique,
14:07la haine d'Emmanuel Macron
14:13qui dépasse tout à fait
14:14la politique
14:14et qui ne va pas.
14:20Je dis très vite une chose
14:22parce que Françoise a dit
14:23beaucoup de choses
14:23très intéressantes,
14:25c'est que pour moi,
14:26il faut rappeler toujours
14:27aux Français,
14:28si l'Assemblée est ingouvernable,
14:30ce n'est pas parce que
14:30les partis l'ont décidé,
14:31c'est parce qu'eux
14:32ont élu une Assemblée
14:33et les Français sont divisés.
14:35Et deuxièmement,
14:36je pense que nous gagnerions.
14:38Même que les politiques
14:39aient des responsabilités,
14:40oui, par dépeignation
14:41puisqu'ils dirigent,
14:42mais nous gagnerions
14:43en réalité en liberté
14:45à nous interroger plutôt
14:46sur nos responsabilités,
14:48sur ce que nous pouvons faire
14:50pour régler cette situation,
14:52par exemple,
14:53quelques sacrifices économiques
14:54quand nous pouvons les faire.
14:56Voilà.
14:56– Tout à l'heure,
14:58vous en parlerez
14:59au 0826 300 300
15:02avec,
15:02s'il vous plaît,
15:04vous en parlerez en fait
15:05tout à l'heure
15:05avec Jean-François Kili
15:07qui recevra Alexandre Mancino
15:09qui vient d'écrire
15:10un livre
15:10« Redonner sa grandeur
15:11à la politique ».
15:12Justement,
15:12c'est un jeune,
15:13c'est assez intéressant.
15:14On va conclure quand même
15:15avec vous,
15:16Frédéric Brindel,
15:17sur ce qui s'est passé
15:18là hier.
15:19La condamnation définitive
15:20de Raphaël Arnaud,
15:21le député LFI,
15:22qui a été révélée
15:23dans la presse.
15:234 mois de prison avec sursis,
15:261 600 euros de dommages
15:27et d'intérêts,
15:28c'est le média Frontière,
15:30média d'extrême droite
15:30qui révèle ça
15:31et son directeur éditorial,
15:33David Allen,
15:34envoie l'explication
15:36sur les réseaux sociaux.
15:37Devant la justice,
15:38Raphaël Arnaud a été condamné.
15:41Il a fait appel,
15:42mais en avril 2025,
15:43il a retiré discrètement sa plainte.
15:46Donc,
15:47sur les bancs de l'Assemblée nationale,
15:49on a un député triple fichier,
15:50répertorié pour sa dangerosité,
15:53mais également condamné par la justice
15:55pour violences en réunion.
15:57Voilà,
15:57donc en plus,
15:58hier,
15:58le rédacteur en chef de Frontière
15:59se balade devant l'Assemblée nationale
16:01et il croise Raphaël Arnaud.
16:03Il présente la une de son journal.
16:05Il présente.
16:05Alors,
16:05écoutez,
16:06deux petites secondes,
16:07là.
16:07Il se parle.
16:07Un terroriste a filié
16:08dans la question.
16:10La une de Frontière,
16:10il n'est pas fébril.
16:12Voilà,
16:12donc c'est un dialogue de sourds.
16:14Le journal Frontière
16:15associe le député LFI,
16:17c'est au terrorisme,
16:18d'où cette passe d'armes
16:19qui se termine sans heure,
16:20mais sans que l'un ou l'autre
16:22n'ait pris le temps
16:22de s'écouter,
16:23finalement,
16:24de France incompatible,
16:25séparée par une frontière impénétrable.
16:27Oui,
16:28c'était un peu ce qu'on disait
16:29en fait tout à l'heure.
16:30Absolument.
16:30Et ce que montre l'enquête
16:31du Célie-Pof,
16:32et on en parlait tout à l'heure
16:33avec Elisabeth,
16:34c'est la polarisation absolue,
16:36quasiment désormais caricaturale
16:38dans ce pays.
16:39C'est un problème.
16:39Ah oui,
16:40merci.
16:40Ça va se poursuivre
16:41dans un instant.
16:43Avec Jean-François Aquilly,
16:44justement,
16:45vos réactions sur l'actualité.
16:46Qu'est-ce qui vous fait réagir
16:48ce matin ?
16:48Notamment,
16:49ce qu'on évoquait
16:50en fait à l'instant
16:51des amours,
16:52vous pouvez appeler.
16:54Est-ce que vous avez le sentiment
16:55que ce sont les Français
16:56qui sont responsables
16:57ou est-ce que ce sont
16:58les politiques
16:58qui sont responsables aussi
16:59des amours ?
17:01Vous appelez 0-826-300-300
17:03et puis on aura le nom
17:04de la gagnante
17:05ou du gagnant
17:06de la machine à café luxe
17:07de la marque Ninja.
17:08J'ai hâte de savoir
17:09qui est-ce qui a gagné
17:10au tirage au sort
17:10en envoyant sapin
17:11au 7-20-18.
17:13Vous avez peut-être encore
17:142 minutes 30.
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