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  • il y a 3 mois
Avec Laure Lavalette, députée du Var et porte parole du groupe RN à l'Assemblée nationale

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##L_INVITE_POLITIQUE-2025-10-30##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:068h15, vous êtes bien sur Sud Radio, votre invité politique ce matin, Jean-François Aquili.
00:10C'est Laure Lavalette, députée du Var et porte-parole du groupe RN à l'Assemblée Nationale.
00:14Bonjour Laure Lavalette.
00:16Bonjour Jean-François Aquili.
00:16Ce sera pour vous une journée particulière aujourd'hui à l'Assemblée Nationale
00:20puisqu'il y a cette niche parlementaire du RN
00:24et vous proposez la révision de l'accord franco-algérien de 1968, rien que ça.
00:32Est-ce que vous pensez qu'il sera voté ?
00:34Vous avez raison monsieur Aquili, aujourd'hui c'est le jour où nous avons le choix des textes,
00:37donc c'est une bonne chose.
00:39En tout cas ce qui est sûr c'est que ce texte remporte une majorité,
00:42en tout cas d'idées, à l'Assemblée Nationale.
00:45Vous avez fait les comptes ?
00:47Non mais les comptes ils sont faits, vous savez, il y a toute l'année,
00:51déjà pour écouter ce que disent les hommes politiques,
00:52que ce soit Wauquiez, Retailleau, notre ancien ministre, notre ancien Premier ministre.
00:59Edouard Philippe a été le premier à le réclamer.
01:01Exactement, nous le réclamons depuis très très longtemps.
01:04Et vous savez c'est un texte qui a déjà été à l'ordre du jour de la niche LR l'année dernière ou celle d'avant.
01:10Petite particularité étonnante, il n'était qu'un tiers pour voter leur texte,
01:14qui avait moins de chances de passer.
01:15Donc j'espère bien qu'ici, ce matin, à l'Assemblée Nationale,
01:19nous aurons une majorité pour voter ce texte.
01:20Je serais étonnée qu'elle n'y soit pas.
01:22Hier, je pense par exemple à un député du Bloc central qui était sur CNews Europe 1,
01:27Sylvain Maillard, disant qu'il fallait évidemment mettre fin à ces accords de 1968.
01:32Donc je suis très curieuse de voir s'il va être dans l'hémicycle tout à l'heure à 9h.
01:35– Laure Lavalette, Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur a récemment déclaré que cette renégociation n'était pas à l'ordre du jour.
01:44Le Bloc central risque de se diviser sur la question.
01:46– Oui, enfin diviser un peu plus.
01:48Jean-François Akili, ça fait déjà plus d'un an et demi qu'ils sont divisés sur la moitié des sujets.
01:53J'ai déjà vu Gabriel Attal voter contre des amendements du gouvernement, voyez-vous.
01:59Donc non, je ne suis pas étonnée qu'ils soient divisés.
02:03En tout cas, ce qui est sûr, c'est que les Français ont très envie qu'il y ait une révision des accords.
02:07Il faut expliquer aux gens qui nous écoutent, ce sont des accords qui facilitent l'entrée sur le territoire d'Algériens.
02:13Ça pose une vraie question.
02:14Vous savez, il y a une majorité de personnes sous OQTF qui sont de nationalité algérienne.
02:19Il y a une surreprésentation de cette nationalité aussi dans les actes d'élinquance.
02:25Il n'y a pas de raison que leur venue soit facilitée.
02:30– Il y a toutefois un député qui connaît le sujet.
02:32C'est Charles Rodwell, il est EPR, Ensemble pour la République.
02:35Il dit que comme vous n'avez pas aménagé votre proposition de loi,
02:39eh bien on reviendrait à des accords de 62, ce serait un déferlement migratoire.
02:43– Oui, enfin Charles Rodwell n'a surtout pas envie de voter une proposition de loi du Rassemblement national.
02:48Vous savez, ils sont sectaires et dogmatiques.
02:50Je le déplore parce que…
02:53– Sectaires et dogmatiques, vous dites ?
02:54– Oui, parce qu'en fait je suis certaine que M. Rodwell voudrait le voter,
02:58mais comme ça vient de chez nous, il ne le fera pas.
03:00Il dit d'ailleurs dans son rapport que ces accords nous coûtent 2 milliards par an.
03:03Au moment où on cherche des milliards partout, évidemment ce serait une bonne chose.
03:07– Il y a un deuxième texte qu'il demande sur le rétablissement du délit de séjour irrégulier.
03:12Et là encore, vous défiez la droite, vous l'invitez à voter pour vous.
03:15Qu'est-ce que vous faites ? Vous voulez briser le cordon sanitaire ?
03:18– Mais pas que la droite, encore une fois, je pense qu'il y a vraiment une majorité
03:21sur le retour du délit de séjour irrégulier.
03:25C'est certain, c'est demandé partout.
03:26– Non, pas par la gauche.
03:27– Ça avait été voté, en tout cas à l'Assemblée, au moment de la loi immigration,
03:32loi qui avait été retoquée par le Conseil constitutionnel,
03:36puisque Emmanuel Macron, après s'être roulé par terre en commission mixte paritaire
03:40pour que cette loi passe, l'avait amené deux jours après devant le Conseil constitutionnel.
03:43– C'est une disposition que François Hollande avait supprimée en 2012,
03:47la gauche n'en veut pas du rétablissement.
03:48– Oui, il n'y a pas que la gauche à l'Assemblée nationale,
03:51et je peux vous assurer que là encore, les Français, non seulement en ont envie,
03:54mais on en a besoin.
03:55On a besoin de cet arsenal qui nous permettra de lutter
03:58contre cette immigration massive, dérégulée que subissent les Français
04:01et qui ont des conséquences sur notre économie, sur notre identité, sur notre sécurité.
04:05– Donc j'imagine que Marine Le Pen fera les comptes au sortir de la niche ?
04:09– Ah oui, les comptes, bien sûr, on sera là pour les faire.
04:12– C'est un piège.
04:13– Ce n'est pas un défi, ce n'est pas un piège, excusez-nous déjà,
04:15de mettre à l'ordre du jour des textes qui nous paraissent importants.
04:19Voilà, on est là pour protéger les Français, M. Aquini.
04:21Moi, j'ai reçu un mandat pour améliorer leur quotidien
04:24et protéger les Français, améliorer les services publics, améliorer la justice.
04:29Voilà, et ce délit de séjour irrégulier, il est fondamental dans l'arsenal juridique
04:34qui nous permettra de lutter contre cette immigration et de protéger nos enfants.
04:38– Laure Lavalette, le Rassemblement national est-il un allié objectif de la France insoumise ?
04:44Vous avez voté contre toute attente la fameuse taxe GAFAM avec LFI, main dans la main,
04:51un texte qui est initié par Attaque et par M. Zuckman.
04:56– Non, mais vous savez, si le ciel est bleu, et si c'est la France insoumise qui dit que le ciel est bleu,
05:00je ne vais pas dire qu'il pleut, vous voyez, M. Aquini.
05:03Ça aussi, c'est peut-être une grande différence que nous avons avec d'autres partis politiques,
05:08d'autres familles politiques, c'est qu'effectivement, pour le coup, on n'est pas dogmatique.
05:11Moi, ça fait trois ans que je suis élue, trois ans que je vote des amendements d'où qu'ils viennent,
05:14s'ils peuvent améliorer le quotidien des Français.
05:16Effectivement, ça ne nous paraît pas aberrant d'aller taxer ces GAFAM
05:19pour qu'elles se retrouvent avec la même fiscalité que les entreprises françaises,
05:24justement pour qu'elles ne les mettent pas en concurrence.
05:27Donc voilà, encore une fois, ce n'est pas une histoire d'être main dans la main.
05:31– C'est une justice fiscale que vous réclamez ?
05:33– Non, mais là, typiquement, cet amendement nous paraissait intéressant et nous l'avons voté.
05:38Mais la justice fiscale, bien sûr, on la demande et pour le coup,
05:41on est très éloigné de ce que demande la France insoumise parce qu'on n'est pas là, nous.
05:45Enfin, eux, ils font un budget avec 180 milliards de taxes supplémentaires.
05:48– Oui, enfin, vous votez avec eux, madame Valette.
05:50– Non, mais je vote avec eux, encore une fois, excusez-moi de vous dire,
05:52que quand il y a un amendement qui nous paraît cohérent, bien sûr qu'on le vote.
05:55Mais vous savez, je vote aussi avec le Bloc central de temps en temps.
05:57Je vote avec LR, je vote avec Liotte et avec Horizon, voyez-vous.
06:00– Picoré, en fait. – Pardon ?
06:02– Vous picoré, en fait. Vous votez…
06:03– Non, je ne picore pas. Je n'ai qu'une seule boussole, monsieur Achilly, c'est l'intérêt des Français.
06:08– Alors, justement. – Et cet intérêt des Français, ben voilà,
06:10il y a du bon sens de temps en temps politique qui est sur l'entièreté de l'échiquier.
06:15Donc, nous ne nous interdisons rien.
06:17– Je vous entends là-dessus, Laure Lavalette.
06:19Pourquoi est-ce que vous votez pour GAFA, mais contre Zuckman ?
06:22Contre la fameuse taxe Zuckman, ou du moins son avatar ?
06:25– Mais parce que, déjà, cette taxe, on nous a menti sur le mécanisme,
06:28on nous a menti sur l'argent qu'elle allait renflouer dans les caisses.
06:32Et pour le coup, cette taxe-là, Zuckman, va faire fuir toutes les entreprises françaises
06:37qui continueraient à investir si on ne les taxe pas.
06:40Donc, il n'en était pas question. En plus, a priori, elle ne ramènerait que 5 milliards.
06:44Les économistes se sont tous mis d'accord pour dire que ça serait 5 milliards la première année
06:47et probablement plus rien l'année d'après, puisque ces entreprises seraient toutes parties à l'étranger.
06:51Donc, vous voyez que ça n'a pas de sens.
06:53– 75% de vos électeurs, c'est l'IFOP qui le dit, c'est très sérieux, sont pour la taxe Zuckman.
07:00– 75% de vos électeurs, du Rassemblement national.
07:03– Encore une fois, je vais vous dire, un budget, c'est la traduction comptable de choix politiques.
07:07– Vous allez à l'encontre de vos électeurs.
07:09– Non, mais vous avez raison. Bon, écoutez, je ne sais pas, quand on regarde les sondages,
07:12dont un sondage qui va sortir aujourd'hui sur la popularité de Jordan Bardella,
07:15je n'ai quand même pas l'impression qu'on aille contre les sondages.
07:18Sinon, je pense que les Français nous auraient abandonnés depuis longtemps.
07:21En tout cas, ce qui est sûr, c'est que par exemple, nous, on a préféré,
07:23on a eu une grande victoire hier, puisqu'on a préféré taxer la fortune financière,
07:27la spéculation financière plutôt que l'immobilier, voyez-vous,
07:31parce qu'on pense qu'effectivement, les Français doivent continuer
07:33et redevenir un peuple de propriétaires tels qu'ils l'ont été.
07:36Et on a un impôt sur la fortune financière que nous proposons avec Marine Le Pen,
07:40je vous détaille quand même tant qu'à faire, j'en profite en étant là,
07:42qui sort de l'assiette fiscale, la résidence principale, les biens professionnels
07:46et 75% des parts que vous pourriez avoir dans une TPE, PME ou une ETI.
07:51Donc vous voyez, c'est une, j'allais dire, une philosophie qui est très différente.
07:56Ça concerne un peu moins d'un pourcent des Français.
07:58Et puis, il faut expliquer pourquoi.
08:00Il faut redonner ce consentement aussi à l'impôt, à la dépense.
08:04On trouve effectivement qu'il est de justice fiscale que ceux qui gagnent le plus d'argent
08:08puissent participer au redressement du pays.
08:10Mais il faut leur expliquer pourquoi.
08:11Notre impôt sur la fortune financière, c'est 3 milliards.
08:14Ben, ces 3 milliards, c'est exactement ce qui va payer le fait
08:16que le deuxième enfant devient une part fiscale pleine,
08:20ce qui va faire baisser les impôts des familles et des classes moyennes,
08:23puisque l'intérêt, évidemment, recherché, c'est celui-là,
08:26c'est faire baisser les impôts des classes moyennes.
08:27Vous évoquiez la popularité de votre président,
08:30Jordan Bardella, auprès de vos électeurs, qui est absolument...
08:32Pas que, hein, Marine Le Pen aussi.
08:35Ils sont toujours au coude à coude.
08:36Mais Jordan Bardella, ça se sent, est très pro-business.
08:39Il n'aime pas taxer les entreprises, taxer même les hauts revenus.
08:43Ce n'est pas son ADN.
08:44– Mais en fait, vous savez, nous nous sommes...
08:47– C'est une vraie différence avec Marine Le Pen.
08:48– Ce n'est pas une critique, c'est un constat.
08:50– C'est pas vrai, nous faisons baisser les impôts de production.
08:53Nous avons supprimé la CFE, la contribution foncière aux entreprises.
08:57Ça fait baisser naturellement les impôts de production de 20%.
09:00Il reste la CVAE et la C3S, certes,
09:02mais ça, ce n'est pas une mesure de gauche, voyez-vous.
09:05Quand vous faites baisser les impôts de production,
09:06évidemment, vous baissez le coût du travail.
09:08C'est évidemment fondamental à l'heure actuelle.
09:11Et ça n'est pas... C'est pro-business de faire ça.
09:13Et c'est une mesure de Marine Le Pen.
09:15M. Aquilie, Marine Le Pen serait pro-business.
09:18– Alors, Philippe Aguillon, le prix Nobel d'économie,
09:21dit que vous êtes incompétent.
09:22– Oui, alors, dans la mesure où le mec, quand même...
09:25– Ah, dans le...
09:26– Où cet économiste charmant...
09:28– Un économiste.
09:29– Excusez-moi de vous dire que c'est quand même le conseiller
09:31depuis 10 ans de ceux qui nous gouvernent.
09:34Et qui ont fait 1100 milliards de dettes, M. Aquilie.
09:37Ils ont fait autant de dettes en 8 ans
09:38qu'entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et les années 2000.
09:41Donc, moi, je propose à ce monsieur d'aller s'occuper de son potager.
09:44Je pense qu'il est temps de partir à la retraite, voyez-vous.
09:46Il a conseillé tous ceux qui nous ont mis dans le rouge.
09:48Et vous voudriez que je sois mal à l'aise
09:49parce qu'il pense que mon programme économique ne va pas ?
09:51Mais M. Aquilie, c'est pas possible, ouvrez les yeux.
09:54– Il dit que votre programme... Je ne sais pas s'il dispose d'un potager.
09:56– En tout cas, il faudrait. C'est assez facile à faire.
09:58– Il dit que votre programme est irréaliste, notamment sur la captation des fraudes.
10:04C'est illusoire, en quelque sorte.
10:06– D'accord. Encore une fois, il a été le conseiller de tous ceux
10:09qui ont mis la France à feu et à sang de façon budgétaire.
10:12Donc, autant vous dire qu'il vaudrait mieux qu'il garde ses conseils.
10:15– Est-ce que nous allons arriver à boucler ce budget ?
10:18Alors, la valette dans les temps ? Où est-ce que cela va ?
10:20Est-ce que cela va dans le mur ?
10:22– Oui, mais on le savait, M. Aquilie.
10:23Je veux dire, depuis le départ, avant même que ce budget ait commencé,
10:26nous avions dit qu'il ne serait jamais voté.
10:28Hier, quand je suis partie de l'hémicycle, il restait 2500 amendements.
10:32Je veux dire, il y a eu une espèce d'embolisation, une espèce d'embolisation.
10:352500 amendements, même si nous y passions nos jours et nos nuits
10:38et tous nos week-ends, il y a un problème au niveau du délai.
10:41Jean-Philippe Tanguil a dit depuis le départ, ce budget va passer par ordonnance.
10:45M. Lecornu a dit qu'il ne ferait pas appel au 49-3.
10:48Donc la seule solution pour que ce budget passe, s'il doit passer,
10:52ce sera qu'il passe par ordonnance, ce qui est d'une violence folle.
10:56Mais nous l'avions dit depuis le départ, on avait prévenu les Français.
11:00Il n'y a qu'une seule façon, j'allais dire, de sortir de l'impasse institutionnelle
11:04dans laquelle nous sommes, c'était de revenir à la dissolution.
11:07Les socialistes et les LR se sont vendus pour des plats de lentilles.
11:09Ça n'est que partie remise, mais pendant ce temps, on perd notre temps.
11:12– Vous voulez une dissolution toujours, une censure, une dissolution,
11:15et repasser par les urnes tout de suite là ?
11:18– C'est ce que vous souhaitez ou pas ?
11:19– Il n'y a pas d'autre choix, en fait.
11:20Quand on voit l'impasse dans laquelle nous sommes, ce budget,
11:23il n'y aura pas de majorité, même s'il devait être voté.
11:26Donc vous savez, entre les deux tours des élections législatives,
11:30d'avoir fait un espèce de front républicain
11:32pour empêcher Jordan Bardella d'arriver à Matignon,
11:35ça ne fait pas une politique.
11:36L'Assemblée nationale est complètement à l'arrêt depuis un an et demi.
11:40On a voté quatre textes, dont la discrimination capillaire.
11:43Autant vous dire que oui, il est urgent d'en revenir aux urnes
11:46pour qu'il y ait une grande majorité, parce que notre pays est dans un tel État,
11:50il faut des grands choix politiques.
11:52Ces grands choix politiques, ces grands choix,
11:54ils nécessitent une grande majorité, sinon on ne peut pas changer les choses.
11:57— Justement, grande majorité, vous dites l'or Lavalette, vous prenez...
12:00— Une majorité absolue serait évidemment la bienvenue.
12:02— Prenez Éric Zemmour, par exemple, qui est tout proche de vous,
12:05quelque part d'un point de vue du corpus idéologique.
12:08Quand Éric Zemmour dit qu'avec Sarah Knaffo,
12:12que leur contre-budget est très, au fond, très libéral,
12:14il n'y a pas de hausse d'impôt, il dit de vous que vous avez voté par...
12:18Avec LF, que vous êtes en quelque sorte socialiste, quoi, grosso modo.
12:21— Oui, c'est le gros argument d'Éric Zemmour.
12:23Enfin, vous savez, reconquête, c'est à peine 100%.
12:26Il parle aux mêmes électeurs que vous.
12:28— Il peut parler de façon très libre, parce que lui ne s'apprête pas à prendre le pouvoir.
12:31M. Aquilin, nous, nous apprêtons à être la prochaine famille politique
12:35qui va gérer la France.
12:36On se propose à l'alternance.
12:38— Sans Éric Zemmour, donc.
12:38— Évidemment... Non, mais je ne dis pas ça.
12:40Je vous dis qu'il faudra évidemment aller chercher très largement
12:42sur les chiquiers politiques.
12:44Vous savez, un des premiers slogans de Marine Le Pen,
12:46je me souviens, au tout début de la campagne,
12:47c'était de Montebourg à Zemmour.
12:49C'était avant que ça se gâte un peu,
12:50avec les échanges des noms d'oiseaux.
12:52Mais vous savez, avant d'aller faire les poches des Français,
12:56évidemment des économistes sur cette immigration massive dérégulée,
13:00il y a au moins 16 milliards qui peuvent être faits
13:02si vous réservez les allocations de solidarité aux Français.
13:05Il faut aller négocier...
13:06— Éric Zemmour dit la même chose.
13:07— D'accord, sauf qu'Éric Zemmour n'est absolument pas en capacité,
13:10pour l'instant, d'être l'alternance dont le pays a envie.
13:12Il faut aller négocier notre contribution nette à l'Union européenne.
13:15Il faut lutter contre la fraude.
13:16Il faut faire des économies dans le train de vie de l'État.
13:19Tout ça, il faut le faire avant d'aller faire la poche des Français.
13:22Nous sommes les plus taxés au monde.
13:24Enfin, je veux dire, c'est hallucinant.
13:25Les prélèvements obligatoires, c'est 43% de notre PIB.
13:28— Union des droites, au final, vous souhaitez que ça aille...
13:31Peut-être pas de Montebourg à Zemmour, mais de Le Pen à...
13:34— Mais Union des droites, Union des souverainistes,
13:36Union des patriotes, mais vous savez, vous êtes assez mal placés.
13:39Moi, en 2024, mon suppléant était à l'air
13:42avant même qu'il devienne UDR.
13:45Donc moi, factuellement, j'étais la seule circonscription déjà
13:48à avoir fait l'Union des droites.
13:49Et vous savez très bien qu'à Toulon, il y a une grande porosité de nos électorats.
13:54— Vous êtes candidate à la municipale de Toulon ?
13:56— Non, je ne suis pas encore.
13:56Je réfléchis toujours.
13:58Mais plus la date approche, évidemment, plus j'ai envie d'y aller.
14:02Mais en tout cas, à l'heure actuelle, je ne suis pas encore candidate.
14:05Mais voilà, mon suppléant était à l'air.
14:07Donc bien sûr qu'il faut voir ce qui nous rapproche.
14:10Et regardez, avec Éric Ciotti, nous avons quelques divergences.
14:13Mais elles sont tellement minimes par rapport à ce qui nous rassemble
14:16et par rapport à l'urgence du pays.
14:18Enfin, je veux dire, venez avec moi dans la rue.
14:19Venez avec moi dans ma circonscription.
14:21Les Français ont bien compris que nous étions dans un chaos budgétaire,
14:24sécuritaire, migratoire.
14:26Pour les en sortir, il faut que nous ayons une majorité.
14:28Et pour ça, il faut aussi aller chercher des souverainistes,
14:32où qu'ils soient, sur l'échiquier politique.
14:34Il faut faire 50% et une voix, M. Aquilie.
14:36— Et nous verrons aujourd'hui leur lavelette.
14:38Vous en êtes d'accord si la droite votera avec vous ?
14:41— Oui, alors ça dépend de quelle droite on parle.
14:44Mais effectivement, on ne trouve pas la droite de Laurent Wauquiez
14:47très courageuse, si vous voulez, mon avis.
14:49— Allez, merci à vous, Laure Lavalette.
14:50— Merci, M. Aquilie.
14:51— Merci, Jean-François Aquilie.
14:52Merci beaucoup, Laure Lavalette.
14:54— Merci à vous de votre invitation.
14:55— Députée du VAR, porte-parole du groupe Rassemblement National à l'Assemblée.
14:59Il est 8h31 sur Sud Radio.
15:01On est ensemble jusqu'à 9h pour débriefer l'actualité
15:03avec Éric Revelle, qui va s'installer.
15:05Allez, Éric, en studio, avec également Elisabeth Lévy,
15:09qu'on va retrouver avec vous 0826 300 300.
15:12Vous nous appelez.
15:13Manu vous accueille au standard.
15:14Et puis moi, je vous accueille à l'antenne juste après ça.
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