Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 heures
Ce lundi 2 février, Guillaume Chaloin, directeur des Gestions Actions chez DELUBAC AM, s'est penché sur le portefeuille BFM-Responsable et l'intégration à venir de SAP dans la sélection, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:06Je vous signale ce podcast, ce replay désormais en ligne sur l'application BFM Business, Culture Bourse.
00:11Vous connaissez le symbole du dollar, le S avec deux barres.
00:14Pourquoi ce symbole pour le dollar ?
00:17C'est Saïd Belbachir qui nous a tout expliqué, c'était passionnant franchement,
00:20à retrouver Culture Bourse, c'était dans Culture Bourse, donc en podcast et replay.
00:23Et lui aussi nous rejoint, il sera passionnant parce qu'il l'est toujours,
00:26donc il le sera aussi une nouvelle fois, Guillaume Chalouin, sans pression Guillaume.
00:30Merci Guillaume.
00:31Pas de problème.
00:32Bonjour, bienvenue de l'UBACAM, vous êtes un des trois co-gérants du portefeuille BFM Responsable.
00:36Comme chaque lundi, on va voir ce que ce portefeuille a dans le ventre
00:39et quelle surprise vous nous réservez.
00:41Je laisse un peu de suspense, mais vous allez prendre une décision dans un instant.
00:45Auparavant, sur la semaine écoulée, pas mal, plus 0,6% ce portefeuille,
00:49alors que l'Eurostock 50 est resté stable.
00:51Ouais, super publication d'ASML, en hausse de 3% sur l'ensemble de la semaine.
00:56Une publication qui, effectivement, était très attendue.
00:59C'est le plus gros poids de l'Eurostock 50, ASML.
01:03Et surtout, un carnet de commandes qui a doublé, en fait, sur la période.
01:08Et on s'en doutait un petit peu, puisqu'on avait eu, dans les semaines précédentes,
01:12des chiffres de CAPEX, de TSMC, qui étaient très, très bons.
01:16Donc, ce fondeur, client, en fait, de ASML.
01:19Et donc, finalement, qui dissipe ces craintes qu'on a eues tout au long de l'année dernière,
01:25sur le deuxième semestre, sur l'IA, sur savoir si, effectivement, c'était soutenable.
01:30Et là, on voit bien qu'un petit peu à la start de ce qui s'est passé dans l'aéronautique,
01:34les clients rentrent dans la file d'attente.
01:36Parce que pour avoir ces machines-là, il faut maintenant être dans le carnet de commandes.
01:41C'est compliqué, ce sont des machines qui valent cher, il faut les produire.
01:46Alors, ça, c'est très positif.
01:48Le côté qui a été un tout petit peu moins positif, c'est que le jour de la publication,
01:52le titre s'est envolé de 8 %, alors que le parcours était déjà incroyable.
01:55C'est un titre qui a doublé en l'espace, depuis juin dernier, en fait, largement.
02:00Mais on a eu un titre qui a fini en légère position négative, presque moins 2 %.
02:07Alors, comment ça s'explique ?
02:09Tout simplement parce que, j'ai envie de dire aujourd'hui, des problèmes de riches.
02:13C'est que le marché se pose un petit peu la question de savoir si les capacités de production,
02:19en tout cas si le rythme, sera suffisamment soutenu pour faire face à cette demande,
02:23qui est extrêmement importante.
02:26Nous, clairement, on pense que oui, et qu'il y a encore de belles séances de bourse à venir.
02:29On garde donc à SML, dans ce portefeuille BFM responsable,
02:32qui a, c'est vrai, brillé sur sa publication.
02:34Mais est-ce que ce titre risque, comme certaines grandes valeurs de l'attaque américaine,
02:38de subir, vous savez, cette rotation sectorielle qu'on observe dans les marchés,
02:42et donc les investisseurs amenaient à faire redescendre un peu la pression
02:45sur tous ces titres qui étaient surpondérés ?
02:47ASML en fait partie pour, peu à peu, en faire monter d'autres.
02:50Alors, ASML faisait partie de, effectivement,
02:54ces titres un petit peu surpondérés, là, dans un passé récent,
02:58mais a été un peu, a connu un beau parcours l'année dernière.
03:01Et si on élargit le scope sur les semi-conducteurs,
03:04ça a quand même été des relatifs détracteurs, à un moment donné,
03:09par rapport à d'autres titres, notamment les Max7 et Sera.
03:11Je dirais qu'aujourd'hui, ça prend un peu le relais de ces titres-là,
03:14qui sont plus en difficulté.
03:16Et, on en parlera peut-être tout à l'heure,
03:19mais il y a un sujet, c'est que ces titres-là ont absorbé une partie du flux
03:22qui ne va plus sur la partie logicielle,
03:27qui est un peu dans le drama en ce moment, en bourse.
03:28Voilà, on en parlera après.
03:30Mais, voilà, pour l'instant, ça nous paraît être assez soutenant,
03:33parce que les croissances à venir sont tout simplement phénoménales.
03:37Bon, logiciel, drama,
03:38vous avez dit les deux mots qui fâchent un petit peu.
03:41C'est ça.
03:42Voilà, Capgemini.
03:44Il y a un petit sujet sur Capgemini, quand même.
03:46Bon, l'affaire avec l'ice semblait être classée.
03:50Pour le moment, ils ont vendu la filiale
03:52qui s'occupait justement de ces logiciels de performance,
03:57si on peut dire, entre guillemets.
03:58On en fait quoi dans le portefeuille ?
04:02Oui, alors, effectivement, c'était un sujet sur le plan ISR.
04:07On savait que le board allait se réunir, effectivement, ce week-end.
04:11J'avoue que là, on a une décision assez radicale du management,
04:14c'est de se séparer de l'activité, clairement.
04:18Alors, évidemment, ça peut poser question un petit peu sur la gouvernance, etc.
04:22Le warning là-dedans du management, c'est de dire qu'en fait,
04:28c'est une activité sécurité aux États-Unis et qu'en gros,
04:31on n'avait pas le regard dessus.
04:33En tout cas, c'était hors du scope du management.
04:37Effectivement, on va voir comment les choses évoluent.
04:39C'est un sujet de gouvernance.
04:41Mais on a statué sur le fait que, compte tenu du fait que,
04:45de façon assez claire et nette, l'activité, qui n'avait pas encore débuté d'ailleurs,
04:49qui avait été signée fin 25, mais qui n'avait pas encore débuté,
04:52a été tout simplement séparée, cédée, vendue.
04:56Donc, ça nous paraît être quelque chose de sain pour des gérants ISR.
05:02Et donc, on a décidé de rester sur le titre à ce stade.
05:05Maintenant, on verra aussi.
05:08Il y a sans doute des éléments sur, peut-être on pourrait dire d'audit,
05:12ou en tout cas de pistes d'audit,
05:13qui pourraient donner des informations sur la façon dont tout ça s'est passé.
05:17Pour l'instant, on laisse à Capgemini donc le bénéfice du doute,
05:20dans la mesure où ils ont annoncé effectivement la vente de cette filiale
05:22qui a assigné les contrats à l'ICE américain.
05:24Une mesure forte, oui.
05:25Capgemini reste donc au sein du portefeuille pour l'instant.
05:29Et alors, on le disait, surprise pour ceux qui suivent ce portefeuille
05:32depuis peu des années, ça fait cinq ans maintenant, Guillaume,
05:34que vous le co-gérez, tous les trois, avec Frédéric Rosier,
05:36Stanislas de Bayancourt, surprise, un nouveau venu.
05:39Et surprise d'autant plus forte que, généralement,
05:42quand vous intégrez une valeur, c'est parce que vous en enlevez une autre.
05:44Là, vous gardez toutes les valeurs, mais vous venez rajouter
05:46une pierre supplémentaire, une couche supplémentaire.
05:49Je veux dire que l'opportunité fait le larron.
05:51titre qui a été dans le portefeuille, au début du portefeuille,
05:57qui avait connu un beau parcours, dont on s'est séparé, effectivement,
06:00plutôt dans les valorisations hautes,
06:03qui a été un sujet de débat déjà la semaine dernière.
06:06Frédéric Rosier en a parlé ici même, un sujet de débat entre nous.
06:10Je salue nos amis de Sycomore au passage.
06:12Qui, eux, étaient un peu sur le frein, on va attendre un peu.
06:15Ils étaient sur la retenue, on va dire.
06:16Et ils ont bien fait, puisque sur une séance, en fin de semaine dernière,
06:19ce titre-là a perdu 16%, d'où le point d'entrée que vous identifiez aujourd'hui.
06:23Pour SAP, effectivement.
06:25SAP.
06:26Éditeur de logiciels bien connus, spécialisé dans les logiciels CRM, ERP,
06:30tout ce qui est la relation client.
06:32et qui avait touché, dans le premier trimestre de l'année dernière,
06:38des points hauts, qui depuis baissaient, baissaient sur les craintes.
06:42Toujours pareil, c'est tout secteur des logiciels,
06:45on en parlait juste avant, des craintes de l'IA.
06:47L'IA va disrupter ses éditeurs de logiciels.
06:50Pourquoi ? Parce qu'on a des agents IA qui, finalement,
06:55en entraînant des LLM, vont faire le job de ces logiciels.
06:59Et donc, évidemment, toute une partie du chiffre d'affaires
07:01qui disparaîtrait pour ces mastodontes,
07:03présents dans la compta, par exemple, pour un SAP,
07:07ces mastodontes, en fait, de l'édition de logiciels.
07:11Vous ne partagez pas cette inquiétude-là, vous, manifestement ?
07:13Disons qu'on se posait la question avant,
07:15et alors là, je reviens sur ce dont on parlait tout à l'heure,
07:18sur les semi-conducteurs.
07:19Les semi-conducteurs ont absorbé énormément de flux,
07:21et en fait, en ce début d'année,
07:24vu le départ des semi-conducteurs,
07:25et notamment des ASML gros poids de l'Eurosoc 50,
07:27il y a beaucoup d'investisseurs qui ont pris
07:30du SAP, puisque ça a baissé, effectivement,
07:33pour avoir des fonds pour pouvoir
07:36racheter, en fait, de l'ASML,
07:38compte tenu de la forte hausse.
07:39Et donc, on a eu ce phénomène de flux,
07:40donc ça, c'est un élément important.
07:42Derrière, on a ces chutes,
07:43il n'y a pas de short sur SAP.
07:45C'est une des raisons pour lesquelles
07:46on a fait moins 16 %,
07:48c'est qu'il n'y avait personne pour attraper le coteau qui tombe.
07:51Et donc, on se dit, bah oui,
07:53arriver sur ces niveaux de valeur-là,
07:54c'était le débat avec nos amis de Sycomore,
07:56arriver sur ces niveaux de valorisation,
07:58inférieure à la moyenne à 5 ans,
08:01on se dit qu'il y a quelque chose à faire
08:03pour le futur,
08:04parce qu'on ne partage pas cet avis
08:06que, en gros, la société vaut zéro
08:10en valeur terminale.
08:11Les SAP gagnent 3% aujourd'hui.
08:13On ne rattrape pas le moins 16,
08:14on ne rattrape pas encore.
08:14Non, pas encore.
08:15Il va falloir du temps.
08:16Et ça tombe bien,
08:17parce qu'on va l'intégrer seulement
08:18demain matin à l'ouverture des marchés,
08:19c'est ça, en portefeuille.
08:20Et il va falloir du temps,
08:21et on peut même se dire qu'à un moment donné,
08:23en tout cas, si les choses se passent bien,
08:24attention, ce n'est pas tout de suite,
08:25c'est à moyen terme qu'on sera amené
08:28à alléger nos ASML.
08:31Ah !
08:32C'est intéressant,
08:34c'est la suite de l'histoire dans la tech
08:35telle que vous l'imaginez.
08:36On se retrouve clairement aujourd'hui
08:37avec un spread extrêmement important
08:39entre les deux.
08:39Et qui sera amené à se resserrer avec...
08:42Mais attention, c'est une question...
08:44C'est prospectif, non, non, mais bien sûr.
08:46En tout cas, dès demain matin,
08:47il n'en reste pas la peine d'attendre trop longtemps,
08:48demain matin,
08:49SAP, Intéreuras,
08:50portefeuille BFM, responsable.
08:52Merci beaucoup, Guillaume Chaloin,
08:53vous en êtes l'un des trois co-gérants
08:55de l'UBAC à 7 management à nos côtés.
08:57Merci Guillaume.
Commentaires

Recommandations