- il y a 17 heures
Le député (LR) de Paris et ancien Premier ministre était interrogé par Olivier Bost (RTL), Perrine Tarneaud (Public Sénat) et Jim Jarrassé (Le Figaro).
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 11 janvier 2026.
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 11 janvier 2026.
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00:00Présenté par Olivier Boste.
00:12Le Grand Jury, présenté par Olivier Boste.
00:16Bonjour à tous et bonne année, soyez les bienvenus dans ce Grand Jury.
00:20Nous sommes en direct sur RTL et en direct également sur Public Sénat.
00:25Bonjour Michel Barnier.
00:26Bonjour M. Boste et bonjour à tous vos téléspectateurs et auditeurs à qui je souhaite aussi une bonne année.
00:31Vous êtes député de Paris, ancien Premier ministre, ancien ministre également de l'Agriculture
00:37et ancien ministre des Affaires étrangères mais aussi ancien commissaire européen.
00:43Autant de fonctions qui sont aujourd'hui au cœur de l'actualité
00:46avec la toute prochaine signature du Mercosur et la colère des agriculteurs,
00:51le grand chamboulement mondial avec le nouveau colonialisme américain
00:57et l'agressivité commerciale de la Chine.
01:00La France semble toute petite et même isolée,
01:04embourbée dans sa situation politique,
01:06toujours à la recherche d'un budget pour cette année.
01:09Bienvenue dans ce Grand Jury, Michel Barnier.
01:11Le Grand Jury, l'actualité de la semaine.
01:15A mes côtés pour vous interroger,
01:17Périne Tarnot de Public Sénat et Jim Jarassé du Figaro.
01:20Bonjour.
01:21Et dans ce Grand Jury, en plus de l'actualité du gouvernement,
01:25de l'actualité internationale dense,
01:27vous répondrez aussi, Michel Barnier, à nos questions express.
01:31Le Grand Jury, l'actualité de la semaine.
01:34Menacé donc par des motions de censure et sans budget,
01:39Sébastien Lecornu, le Premier ministre,
01:40a demandé au ministère de l'Intérieur
01:43de préparer la possibilité d'élections législatives
01:46au moment des élections municipales les 15 et 22 mars.
01:50Michel Barnier, est-ce que vous prenez cette menace de dissolution au sérieux ?
01:57Je veux bien parler de cette certitude de motion de censure cette semaine
02:02ou de la menace d'une dissolution qui est agitée par le gouvernement.
02:10Mais je trouve que la situation, si vous me permettez de dire cela d'emblée,
02:15au début de ce Grand Jury, c'est beaucoup plus grave que ça.
02:18Ce qui se passe dans notre pays et l'affaiblissement de la France,
02:22de sa parole, de sa crédibilité, de sa capacité à agir,
02:28au regard de ce que je pourrais appeler un double décalage
02:31que je ressens comme nouveau député de Paris,
02:34mais aussi comme quelqu'un qui milite depuis longtemps
02:37pour une certaine idée de la politique et de la France.
02:40Décalage avec les citoyens et décalage avec ce qui se passe dans le monde.
02:45Les Français en ont ras-le-bol.
02:47Ils nous demandent de nous entendre.
02:49Dans les communes, il y a plus que de la colère actuellement.
02:53Il y a même de l'indifférence.
02:55C'est ça qui me paraît le plus grave.
02:57Et puis l'autre décalage, il est entre le débat national, très hexagonal,
03:01très hexagonal, et ce qui se passe tout autour de nous en Europe,
03:04dans un monde où tout s'accélère, un monde qui devient transactionnel.
03:09Vous avez parlé du colonialisme ou de l'impérialisme américain,
03:13de l'agressivité chinoise, de l'agression russe.
03:16Dans ce monde-là, vous voyez bien que tout s'accélère sur le plan géopolitique,
03:19et pas seulement à cause de M. Trump, sur le plan militaire,
03:22et pas seulement à cause de M. Poutine et de son agression de l'Ukraine,
03:27ce qui se passe en Iran, ce qui se passe sur le plan commercial,
03:30ce qui se passe sur le plan technologique, avec l'intelligence artificielle,
03:34sur le plan commercial.
03:36Est-ce qu'on peut se permettre dans ce moment de continuer à ne pas décider,
03:39à ne pas bouger ?
03:41Alors justement.
03:41C'est ça la question.
03:43Et donc, moi je me prononcerai sur tous ces votes qui ont lieu,
03:46et sur les menaces de dissolution ou autres,
03:48au regard de cette seule question.
03:50Qu'est-ce qui fait que notre pays peut arrêter son recul,
03:53reprendre la marche en avant,
03:56être capable de décider et de s'entendre,
03:58comme nous le demandent les Français avec beaucoup de véhémences ?
04:00Justement, vous dites qu'il faut des décisions.
04:02Est-ce qu'il faut que le débat sur le budget soit le plus court possible ?
04:06Faut-il que le Premier ministre déclenche rapidement à 49-3
04:09pour sortir de cette situation de blocage ?
04:11Moi je pense qu'il ne peut pas faire autrement que de déclencher le 49-3.
04:14D'ailleurs je n'ai pas tellement compris pourquoi,
04:16dès le début de son mandat, il avait annoncé à l'avance
04:19qu'il n'utiliserait pas le 49-3.
04:20Peut-être pour négocier avec les socialistes ?
04:22Oui, mais ça, ça n'empêchait pas.
04:23Moi-même j'avais laissé, lorsque j'étais Premier ministre,
04:26le temps du débat, et on a vu le résultat.
04:28Là on le voit d'une autre manière,
04:30ce n'est pas une négociation qui est liée avec le Parti socialiste,
04:32c'est un chantage.
04:32Ce que le Parti socialiste a fait, c'est un vrai chantage sur le budget
04:36auquel le gouvernement a beaucoup cédé déjà.
04:39Donc moi je souhaite qu'on s'arrête, que le Premier ministre prenne...
04:43Mais si le Premier ministre sort le 49-3, il s'expose au vote d'une motion de censure,
04:48est-ce qu'il ne faut pas du coup privilégier une autre hypothèse,
04:50ce qui serait celle des ordonnances,
04:52qui permettraient peut-être de faire passer un budget
04:54avant une éventuelle censure du gouvernement ?
04:56Mais ce que je comprends, madame,
04:58des ordonnances, de cette utilisation des ordonnances,
05:01c'est qu'elles posent des risques constitutionnels ou institutionnels.
05:04Elles n'ont jamais été utilisées dans ce cadre-là, effectivement.
05:06Et donc il y a peut-être des raisons au fait qu'elles n'aient jamais été utilisées.
05:09J'avais moi-même exagliminé cette possibilité,
05:11on m'avait découragé de le faire pour des raisons juridiques et constitutionnelles.
05:15Il semblerait que le président Macron pousse vers cette voie-là aujourd'hui.
05:18Moi je pense que la bonne solution, c'est sur la base d'un budget
05:21où chacun doit prendre ses responsabilités.
05:23Le Premier ministre, comme tout le monde, comme le Parti socialiste,
05:25c'est le moment de vérité.
05:27C'est le moment de prendre ses responsabilités
05:29et pour le Parti socialiste d'arrêter cette surenchère et ce chantage.
05:34On a déjà beaucoup payé, enfin les Français ont beaucoup payé,
05:36beaucoup payé, avec le projet de loi sur la sécurité sociale,
05:40le report de la réforme des retraites, sur qui ?
05:43Sur les futures générations.
05:44Tout le monde sait dans ce pays qu'on ne pourra plus payer les retraites
05:47aux jeunes d'aujourd'hui, aux jeunes actifs d'aujourd'hui,
05:50dans 15 ou 20 ans.
05:51Et il faudra bien qu'on traite cette question avec un peu de courage.
05:54Tout le monde sait qu'à force d'accumuler les déficits, les dettes,
05:59d'augmenter les dépenses, on reporte tout sur les futures générations.
06:04Ça a été une erreur de Sébastien Lecornu de négocier exclusivement avec le PS.
06:10Vous parliez de chantage il y a quelques minutes.
06:14Moi je pense que le Parti socialiste a dominé la discussion,
06:18à ce que je pense, et qu'on a trop cédé.
06:19Lorsque le Premier ministre est venu devant le groupe dont je fais partie,
06:23le groupe des Républicains à l'Assemblée nationale,
06:25je lui ai dit en souriant, on est content de vous voir, M. le Premier ministre,
06:28parce qu'on avait besoin d'être rassuré sur le fait d'être au moins aussi bien traité
06:32que le Parti socialiste.
06:33Et moi je trouve que le Parti socialiste a dominé cette discussion,
06:37et a obtenu ce qu'il voulait,
06:40c'est-à-dire le report de certaines réforts indispensables,
06:43et le report sur les futures générations des efforts.
06:46Vous savez, il y a une phrase,
06:47ce que nous parlons du Parti socialiste,
06:49c'est une phrase d'un homme politique de gauche que j'ai toujours beaucoup respecté,
06:53qui est Pierre Mendes France,
06:54et qui est dans un discours à la Genèse, je crois en 54,
06:56il y a très longtemps,
06:57a dit,
06:58ne jamais sacrifier l'avenir au présent.
07:01Ne jamais sacrifier l'avenir au présent.
07:03C'est ce que je trouve qu'on fait trop dans ce pays aujourd'hui.
07:06Le résultat de ce que vous appelez le chantage,
07:08comment vous qualifiez le budget tel qu'il est aujourd'hui,
07:11et tel qu'il pourrait être adopté ?
07:13C'est un budget de compromis, d'un mauvais compromis,
07:16mais je pense qu'au point où nous en sommes,
07:18je ne sais pas quel sera le budget d'ailleurs, pour tout vous dire,
07:21si le Premier ministre décide d'utiliser le 49.3,
07:23sur quoi il va le faire ?
07:24Sur quel budget ?
07:25Je recommande qu'on cesse avec cette surenchère,
07:29cette augmentation des dépenses,
07:32et qu'on fasse le budget le plus raisonnable possible,
07:35et je pense qu'on a déjà payé le Parti socialiste.
07:37C'est le moment que le Parti socialiste soit responsable
07:40et ne contribue pas à ce qu'on sacrifie toujours l'avenir,
07:44au présent qu'on ne reporte pas toujours sur les jeunes d'aujourd'hui,
07:47les efforts qu'on ne s'est pas capable de faire nous-mêmes.
07:49Je reviens sur ma première question, Michel Barnier,
07:51parce qu'il ne nous a pas répondu.
07:52Est-ce que vous croyez ou pas à cette menace de dissolution ?
07:55Est-ce qu'Emmanuel Macron pourrait dissoudre à un an d'une élection présidentielle ?
08:01Et organiser, si j'ai bien compris, des élections législatives,
08:04en même temps que les élections municipales ?
08:05C'est pas juste.
08:06C'est pas juste.
08:07Les municipales, c'est un des rares moments de vraie démocratie.
08:11D'ailleurs, à un échelon où on est capable de s'entendre
08:14entre élus qui ne pensent pas toujours la même chose.
08:18D'ailleurs, beaucoup d'élus nous disent,
08:20pourquoi ce qui est possible dans la Commune,
08:21vous n'êtes pas capable de le faire là-haut ?
08:22Pour être clair, vous pensez que des législatives
08:24vont parasiter les municipales ?
08:25Oui, je ne pense pas que ce soit bien de prendre en otage
08:27les élections municipales,
08:29alors que les Français sont capables de s'entendre au niveau local,
08:33de leur faire payer, de prendre en otage ce débat municipal
08:36qui est démocratiquement très important,
08:37celui de la proximité par les divisions nationales.
08:41Ça veut dire que cette menace de dissolution,
08:43vous ne la prenez pas au sérieux ?
08:45Je ne sais pas quelle est sa réalité.
08:48Je ne vois pas pourquoi on a agité cette menace publiquement
08:51en indiquant que le ministre de l'Intérieur...
08:53Faire peur aux partis comme le Parti Socialiste ou les LR
08:54qui auraient peut-être beaucoup à perdre de nouvelles législatives ?
08:58On n'a pas peur des électeurs,
08:59il ne faut jamais avoir peur des citoyens.
09:02S'agissant des LR, je ne vois pas de raison
09:03que nous votions une quelconque censure,
09:06ni sur le budget où nous serons responsables,
09:08que nous l'avons été depuis le début,
09:09ni à force au risque sur le Mercosur,
09:12puisque le gouvernement a pris une décision sage
09:15qui était de refuser d'adopter et d'approuver ce traité commercial.
09:18Vous avez dit, s'il y a un 49-3,
09:21il faut voir ce que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, garde.
09:25Qu'est-ce qui, pour vous, doit être absolument exclu
09:27de ce qu'il y a aujourd'hui dans le budget
09:28ou en tout cas dans l'état dans lequel il était
09:30à la fin des discussions à l'Assemblée nationale ?
09:32Ce qui est exclu, c'est de continuer à augmenter des dépenses
09:34alors qu'on n'a pas d'argent pour les payer
09:37et qu'on en dette et qu'on emprunte
09:39de l'argent qu'on n'a pas,
09:40qu'on tire des chèques en blanc ou en bois
09:43sur les futures générations.
09:44Ce sont les demandes du Parti Socialiste.
09:48Oui, je pense que ça suffit.
09:49Ce sont des vraies lignes rouges.
09:50Donc pour vous, le Parti Socialiste
09:52qui ne veut pas que 4000 postes soient supprimés
09:54dans l'enseignement scolaire,
09:56qui souhaite que la prime d'activité soit augmentée
09:57pour les plus modestes
09:58ou encore que le fonds vert à destination des territoires
10:01soit rétabli dans son intégralité ?
10:03Oui, mais qu'on ne change rien.
10:03Qu'on ne change rien.
10:04En réalité, et qu'on ne diminue pas non plus de dépenses,
10:07qu'on n'essaye pas de réformer l'État,
10:10les services de l'État
10:11pour qu'ils soient plus efficaces,
10:12qu'on fasse mieux avec moins,
10:14je pense que c'est possible dans ce pays,
10:16c'est possible dans beaucoup de collectivités locales
10:18qui ont démontré depuis plusieurs années,
10:19notamment dirigées par des élus républicains,
10:22qu'on pouvait faire mieux
10:23en dépensant moins d'argent public
10:25et avoir plus d'efficacité au service des citoyens.
10:29Il n'y a pas de bonne décision.
10:31J'ai essayé de construire un budget
10:33il y a un tout petit peu plus d'un an,
10:35vous vous en souvenez,
10:36et de réduire le déficit budgétaire.
10:38Ce que j'observe aujourd'hui,
10:39c'est qu'il n'y a pas d'effort de réduction du budgétaire.
10:41C'est comme si on ne parle plus du déficit,
10:42comme s'il n'existait plus.
10:43Je trouve que ce n'est pas bien.
10:45Il y a l'idée quand même de le garder en dessous des 5%.
10:47Oui, on verra bien.
10:48Pour l'instant, il est plutôt autour de 5-5,
10:50ce qui veut dire qu'il n'y aurait aucune diminution du déficit
10:53ni en 2025 ni en 2026.
10:56Je pense que ce n'est pas responsable
10:57vis-à-vis des générations futures.
10:59Périne Tarnot.
10:59On reprend le constat très sévère sur l'état de la France
11:01que vous dressiez au tout début de cette émission.
11:03En fait, vous dressez le portrait de l'échec
11:05d'Emmanuel Macron et de ces deux quinquennats, finalement.
11:08Non, je trouve qu'il y a des points positifs,
11:11ce que j'avais appelé des points où il fallait persévérer,
11:14la formation professionnelle, l'apprentissage,
11:18le soutien aux entreprises, notamment sur les nouvelles technologies.
11:22Il y a plusieurs points positifs dans ce quinquennat.
11:24Mais il y a effectivement un déficit qu'on a laissé aller.
11:27Il y avait besoin de dépenser de l'argent au moment du Covid
11:30pour sauver l'économie et tous les emplois
11:32qui sont attachés aux entreprises.
11:34Mais je trouve qu'on n'a pas su sortir de ces dispositifs
11:36et qu'on n'a pas su sonner l'alarme assez tôt
11:40sur les déficits budgétaires
11:41qui est aujourd'hui au-delà de 3 000 milliards d'euros.
11:44Pour vous, après l'adoption du budget,
11:46est-ce que vous diriez que le quinquennat est terminé ?
11:49Non, le quinquennat sera terminé
11:50le jour où il y aura des élections présidentielles.
11:53Mais nous devons préparer la suite,
11:55préparer cette nouvelle donne
11:57dont les Français ont besoin,
11:59qu'ils attendent, avec un nouveau président de la République,
12:02accompagné d'une nouvelle majorité absolue.
12:04Et on a vu que ce n'était pas automatique.
12:06On reviendra sur 2027 dans un instant.
12:13Michel Barnier, êtes-vous opposé
12:15à la signature du Mercosur
12:17dans les prochains jours par Ursula von der Leyen,
12:19la présidente de la Commission européenne ?
12:21Je rappelle que le Mercosur,
12:22c'est cet accord de libre-échange
12:23très contesté par les agriculteurs français.
12:27Je suis opposé à ce projet de traité.
12:29Je n'avais rien à dire d'être opposé à la signature,
12:31puisque Mme von der Leyen va partir
12:33signer cet accord,
12:34mandaté, si je puis dire,
12:36non pas par sa propre administration,
12:38mais par les États membres de l'Union européenne,
12:40qui sont des États souverains,
12:41et qui, dans leur majorité qualifiée,
12:44il y a 48 heures, ont donné leur accord.
12:46Ce n'est pas seulement la Commission
12:48qui a préparé ce traité,
12:49ce sont les États membres
12:50qui ont décidé, dans leur majorité qualifiée,
12:54et contre l'avis de la France,
12:55qui n'est qu'un avis, parmi d'autres,
12:58de s'opposer à ce traité.
13:00Vous avez connu le Mercosur
13:01à plusieurs étapes de votre carrière.
13:03Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui,
13:05on termine sur cette situation-là ?
13:07On termine sur cette situation-là
13:09parce que le logiciel de la négociation commerciale,
13:12depuis 30 ans,
13:13n'a pas été changé au niveau de Bruxelles.
13:15On est toujours dans l'idée
13:15qu'il faut ouvrir les portes,
13:17les fenêtres,
13:18alors que personne ne le fait,
13:19de discuter d'accords globaux,
13:22alors que plus aucune région du monde,
13:24plus aucun État du monde,
13:25ne négocie d'accords globaux,
13:26qui font que dans ce cas précis,
13:30l'agriculture,
13:31une grande partie de l'agriculture,
13:32l'élevage,
13:33est la variable d'ajustement.
13:35Et vous savez,
13:36on peut toujours trouver des statistiques.
13:39Par exemple,
13:39une statistique dit que cet accord
13:41n'apporterait que plus 0,05%
13:44de PIB de croissance en Europe,
13:46ce qui n'est pas beaucoup.
13:47On peut toujours dire,
13:48les agriculteurs,
13:49les éleveurs,
13:50les producteurs,
13:51sont une toute petite...
13:53Il y en a ras-le-bol
13:54de traiter les gens
13:55avec des statistiques.
13:57Moi, j'ai été élu très longtemps
13:58d'une région de montagne,
14:00la Savoie,
14:00avec beaucoup d'éleveurs.
14:02Je peux dire que,
14:03derrière ces chiffres-là,
14:05ces statistiques,
14:06il y a des hommes et des femmes
14:07qui méritent d'être respectés.
14:08Et donc,
14:09un accord commercial
14:10qui sacrifie une partie de l'économie,
14:12et pas seulement de la France.
14:14Il y a plusieurs autres pays
14:14qui ont voté contre cet accord.
14:16L'Autriche,
14:17l'Irlande,
14:18la Pologne,
14:19qui étaient opposées aussi.
14:21Derrière ces chiffres,
14:22ces statistiques,
14:23il y a des hommes et des femmes
14:23qui font respecter.
14:25Je veux juste terminer mon analyse.
14:29Si on cherche des raisons
14:30au populisme,
14:31à ce sentiment anti-européen,
14:33qui fait, par exemple,
14:34qu'un très grand pays,
14:35et je le regrette beaucoup,
14:36à nouveau,
14:37comme le Royaume-Uni
14:38a quitté l'Union Européenne,
14:40vous trouvez ces raisons-là
14:41dans de telles négociations ?
14:43Jim Geraset.
14:43Il y a tout de même
14:44un contexte de tension
14:45commerciale très forte
14:46avec les Etats-Unis,
14:47avec la Chine.
14:48Est-ce que ce n'est pas
14:48le rôle de l'Union Européenne
14:50de trouver des solutions
14:52pour ouvrir ces marchés,
14:54pour augmenter le périmètre
14:56de ces marchés
14:57et être plus fort ?
14:57et dans le monde entier,
14:58trouver à diversifier
14:59nos échanges commerciaux.
15:01Vous avez raison,
15:02mais on peut le faire autrement
15:03avec l'Amérique latine
15:04qui est un grand continent.
15:06Prenons un autre exemple,
15:07si vous voulez bien,
15:08de négociations
15:09qui avancent actuellement
15:10avec un très, très grand pays,
15:11même plus important
15:12en population que la Chine.
15:14Je parle de l'Inde.
15:15Il y a trois ans,
15:16on avait suspendu
15:18les accords
15:18avec l'Inde
15:19qui étaient en cours
15:20et l'Inde avait dit
15:21on reprendra ces accords
15:23si vous excluez
15:24de la négociation
15:25le secteur laitier.
15:27Pourquoi on ne fait pas ça ?
15:28Pourquoi on n'a pas été capable
15:29d'exclure tel ou tel secteur
15:31pour éviter ces problèmes
15:32d'aujourd'hui
15:33et ces incompréhensibles ?
15:34C'est l'issue de 26 ans
15:35finalement de négociations
15:37avec l'Amérique latine,
15:38de relations avec l'Amérique latine
15:40et c'est vrai qu'au moment
15:40où on voit que Donald Trump
15:42prend des décisions
15:43qui sont brutales,
15:44intempestives,
15:45est-ce qu'il ne faut pas
15:45se féliciter d'avoir
15:4626 ans de négociations
15:47qui finalement aboutissent
15:49à un accord ?
15:49Mais ce n'est pas la conclusion
15:50de l'accord que je conteste,
15:52c'est la nature de cet accord
15:53qui condamne,
15:55qui ne respecte pas,
15:56qui crée du désespoir
15:57dans un secteur important
15:58de l'économie agricole européenne
16:01et voilà pourquoi
16:01autant je suis favorable
16:02à ce qu'on ouvre le jeu
16:03de la négociation
16:05avec l'Amérique latine.
16:05Mais le Mercosur,
16:06il divise les filières
16:07agricoles françaises
16:08parce qu'il y a certaines,
16:09notamment je pense
16:09aux filières viticoles,
16:11qui sont plutôt dans l'attente
16:13de nouveaux débûchés
16:15en Amérique latine.
16:16Bien sûr,
16:17mais vous êtes dans une négociation
16:18où le résultat est devenu
16:19un objet irrationnel,
16:22où on oublie effectivement
16:23les côtés positifs,
16:24il y en a beaucoup
16:24dans cet accord.
16:25Mais vous ne pouvez pas
16:27expliquer cela aux électeurs,
16:29ce qui explique d'ailleurs
16:30que lorsque j'ai saisi
16:32comme Premier ministre
16:32le Parlement de son avis
16:34sur ce projet de l'État
16:35qu'on sourit,
16:35il y a plus d'un an,
16:36c'était en novembre 2024,
16:38la totalité des députés
16:41et des sénateurs
16:41excepté LFI,
16:43mais une fois de plus
16:43qui a voté
16:44contre l'intérêt national,
16:46la totalité des parlementaires,
16:47quelle que soit leur sensibilité,
16:49dans la majorité relative
16:50ou dans l'opposition,
16:51ont voté contre
16:52ce projet d'accord.
16:53Bien sûr, mais il y a
16:54l'avis des électeurs,
16:55il y a l'avis des agriculteurs
16:56et puis il y a aussi
16:57la réalité,
16:58on a vu l'année dernière
16:59la France qui a
17:00moins importé
17:02de produits agricoles
17:03qu'elle en a exportés,
17:04c'est une première
17:05depuis 1978,
17:08que cette balance
17:08commerciale-agricole
17:09soit négative,
17:11ça démontre bien
17:12qu'il y a quelque chose
17:12à faire.
17:13Mais ça c'est pas,
17:14excusez-moi,
17:15la réponse n'est pas
17:16dans l'Amérique latine.
17:17La réponse n'est pas dans l'Amérique.
17:18Non mais on a l'impression
17:19que le Mercosur
17:19c'est un peu finalement
17:21le cache-sexe
17:21des problèmes
17:22de l'agriculture française
17:23aujourd'hui,
17:24de ces problèmes
17:24de compétitivité
17:25et de l'absence
17:26finalement de mesures
17:27qui ont été prises
17:28pour peut-être
17:29un peu régler
17:30les problèmes
17:30de pas passerie administrative.
17:32Je suis passionnément européen
17:34comme je suis définitivement
17:35patriote depuis très longtemps
17:36donc vous ne me prendrez pas
17:38en défaut sur
17:38la nécessité pour l'Europe
17:41de se réformer,
17:42d'améliorer sa compétitivité
17:43mais qui tient aussi
17:45si je vais me permettre
17:46à l'unité sociale.
17:48Il n'y a pas de compétitivité
17:49dans un pays
17:49comme dans une entreprise
17:50si vous n'avez pas de cohésion sociale
17:52et là vous êtes dans un accord
17:53qui met en cause
17:54la cohésion sociale
17:55dans un secteur
17:56très important.
17:57Si les agriculteurs
17:57sont dans la rue
17:58aujourd'hui,
18:01c'est à la fois
18:02par désespoir
18:03et par colère
18:05et donc
18:05il faut faire très attention
18:07à tout ce qui peut
18:08encourager ce désespoir
18:10ou ne pas lui répondre.
18:12Je pense qu'il y a
18:13d'autres raisons
18:14au manque de compétitivité
18:15agricole.
18:15Vous mettez le doigt
18:17sur des sujets
18:17très importants
18:18et pourtant ce secteur
18:19que je connais assez bien
18:20pour avoir eu l'honneur
18:21d'être le ministre
18:22des agricultrices
18:23et des agriculteurs
18:24pendant deux ans
18:25ce secteur
18:26est un de ceux
18:27qui s'est le plus réformé
18:28qui s'est le plus adapté.
18:30Vous avez des gens
18:30et des femmes
18:31et des hommes
18:32qui travaillent beaucoup
18:33qui gagnent très mal leur vie
18:35qui n'ont pas
18:35de retraite correcte
18:37qui gagnent souvent
18:38pas assez d'argent
18:39pour vivre normalement
18:40et qui pourtant
18:41remplissent une mission
18:42essentielle
18:43qui est celle
18:43de nourrir les autres
18:44de faire face
18:46aux défis
18:47de l'alimentation
18:48et de l'équilibre
18:48de nos territoires.
18:50Donc ces gens
18:50méritent du respect
18:51et c'est pour ça
18:52que cet accord
18:52est devenu
18:52peut-être de manière
18:53en partie irrationnelle
18:54un objet de critique
18:56et de rejet.
18:57Je reviens quand même
18:58sur le nom français
18:59de vendredi
19:00à cet accord
19:01du Mercosur
19:02de la part
19:02d'Emmanuel Macron.
19:04Ce vote négatif
19:05avec quelques pays
19:06comme vous l'avez dit
19:07est-ce que ça
19:07donc minoritaire
19:08est-ce que ça ne nous
19:09isole pas quand même
19:10est-ce que ça ne montre pas
19:11une certaine faiblesse
19:12de la France
19:13de son poids
19:15en Europe ?
19:17Il est arrivé
19:17à d'autres pays
19:18y compris l'Allemagne
19:19d'être parfois minorisé
19:20il faut faire attention
19:21en effet
19:22c'est sans doute
19:23un signe
19:23du fait qu'on n'a pas pu
19:25rassembler cette minorité
19:26de blocage
19:27malgré les efforts
19:28je veux le dire
19:29de Dany Gennevard
19:30et du gouvernement
19:31de Madame Gennevard
19:32qui est la ministre
19:33de l'Agriculture
19:33qui est une femme
19:34très tenace
19:34et très compétente
19:35et qui a obtenu d'ailleurs
19:36à la faveur
19:37de cette bataille
19:39du Mercosur
19:40des avancées importantes
19:41sur le contrôle
19:42des importations
19:43notamment
19:44pour éviter
19:45qu'on importe
19:46chez nous
19:46des produits
19:47qui sont fabriqués
19:49qui sont produits
19:50dans leur pays d'origine
19:51avec des méthodes
19:52avec des pesticides
19:53avec des standards
19:55qui ne sont plus
19:56les nôtres
19:56qu'on impose
19:57qu'on n'impose plus
19:58à nos agriculteurs
20:00donc il y a
20:00des injustices
20:02qui ont été corrigées
20:03il faudra veiller
20:04à ces clauses
20:05de sauvegarde
20:05etc.
20:06mais je pense
20:08que le signal
20:09qui est fait
20:10c'est celui
20:11que la commission européenne
20:12doit d'une manière
20:13ou d'une autre
20:13sur ses accords commerciaux
20:14reprendre sa copie
20:15et changer de méthode
20:16voilà ce que je pense
20:17En un mot
20:18sur ce dossier
20:19du Mercosur
20:20toujours
20:20est-ce qu'il y a encore
20:21un rebondissement possible
20:22est-ce qu'il peut y avoir
20:22un vote
20:23au Parlement européen
20:25qui irait à l'encontre
20:26de la signature
20:27de ce traité
20:28ou bien
20:29est-ce que la cour de justice
20:30de l'Union européenne
20:31peut être saisie
20:32sur ce sujet
20:33c'est l'objet du vote
20:34qui aura lieu au Parlement
20:35aujourd'hui
20:37l'état des forces
20:38est assez équilibré
20:39au Parlement
20:40il y a des pour
20:40et des contre
20:41donc je ne peux pas
20:41préjuger du vote
20:42du Parlement européen
20:43mais la dernière étape
20:44c'est en effet
20:45la ratification
20:46et peut-être
20:46la saisine
20:47de la cour européenne
20:48de justice
20:48par le Parlement européen
20:50ce à quoi nous travaillons
20:51et ce à quoi
20:52les députés
20:52membres de ma famille politique
20:54du parti populaire européen
20:55Vous parliez
20:56de la ministre
20:56de l'agriculture
20:57à l'instant
20:57Annie Gennevar
20:58est-ce qu'elle n'est pas
20:58un peu dépassée
20:59par les syndicats agricoles
21:01et notamment
21:01par la coordination rurale
21:02qu'on dit proche
21:03du Rassemblement national ?
21:05Je ne crois pas
21:05qu'elle soit dépassée
21:06Est-ce que la FNSEA
21:08également le principal
21:09syndicat agricole
21:10n'est pas dépassé ?
21:11Vous avez toujours
21:11des batailles syndicales
21:13vous avez parfois
21:14des organisations
21:15qui vont très loin
21:17qui font de la surenchère
21:18moi j'ai beaucoup
21:20écouté les syndicats
21:21je trouve que l'attitude
21:22de la FNSEA
21:23des jeunes agriculteurs
21:23a été toujours responsable
21:25solidaire
21:26des agriculteurs
21:27mais responsable
21:28Les actions les plus fortes
21:28sur le terrain
21:29ce sont celles
21:29de la coordination
21:30Mais si je dois répondre
21:32à votre question
21:32je vous dirai non
21:33Madame Genevar
21:34a fait preuve
21:34de beaucoup de ténacité
21:35et de courage
21:36et de détermination
21:37en obtenant
21:37un certain nombre
21:38d'avancées
21:38dans cette négociation
21:39Lors d'une manifestation
21:41devant l'Assemblée nationale
21:42cette semaine
21:43des agriculteurs
21:44membres
21:44de la coordination rurale
21:46ont jeté un liquide
21:47au visage
21:48de Yael Brunpivet
21:49est-ce qu'on peut négocier
21:50et continuer de négocier
21:52quand la violence
21:53s'invite dans les débats ?
21:54Je ne crois pas
21:56qu'on puisse accepter
21:58une telle mise en cause
22:00personnelle
22:00de la présidente
22:02de l'Assemblée nationale
22:03qui institutionnellement
22:04et personnellement
22:04représente une institution
22:05importante
22:06donc je n'ai pas trouvé bien
22:07j'étais d'ailleurs
22:08pas loin de l'endroit
22:09où ça s'est produit
22:10puisque j'étais dans mon bureau
22:11à l'Assemblée nationale
22:12et je veux dire
22:13ma solidarité
22:14avec la présidence
22:15de l'Assemblée nationale
22:15mais en même temps
22:16recommander que cette violence-là
22:18soit maîtrisée
22:19parce que ça n'aide pas
22:20la sérénité du débat
22:22dont nous avons besoin
22:22Et à l'inverse
22:23quand deux leaders syndicaux
22:25deux responsables
22:26de la coordination rurale
22:27sont interpellés à Paris
22:28plusieurs partis politiques
22:29ont condamné
22:30ces interpellations
22:31c'est aussi votre cas ?
22:34Je ne sais plus
22:34dans quelles circonstances
22:35ils ont été interpellés
22:36mais s'ils ont été interpellés
22:37c'est qu'ils s'étaient mis
22:38en infraction
22:38avec soit une interdiction
22:40de manifestation
22:41soit la loi
22:42donc après
22:43il faut que
22:44il faut que le dernier mot
22:46revienne au droit
22:47et à la justice
22:47Et un dernier mot
22:48sur le Parlement européen
22:51est-ce que c'est normal
22:52que l'accord
22:53s'applique
22:54avant que le Parlement européen
22:55vote sur le Mercosur ?
22:57Moi je ne le crois pas
22:58je ne le crois pas
22:59il faudra d'ailleurs regarder
23:00de quelle manière
23:02cette disposition
23:03qui obligeait
23:04le Parlement européen
23:06à se prononcer définitivement
23:07avant la mise en oeuvre
23:08effective de l'accord
23:10a été supprimée
23:11on m'a dit
23:11à la demande de l'Allemagne
23:12il faudra vérifier les conditions
23:14mais je ne crois pas
23:14que ce soit normal
23:15démocratiquement
23:16le Parlement européen
23:16devrait pouvoir être
23:18celui qui autorise
23:19ou qui n'autorise pas
23:19l'entrée en vigueur
23:20de cet accord
23:21Et alors au sujet
23:22de la colère agricole
23:23elle est aussi alimentée
23:23par la crise
23:24de la dermatose nodulaire
23:26cette maladie
23:26qui touche les bovins
23:28et qui impose
23:28de tuer des troupeaux
23:29sur le sujet
23:31est-ce que le gouvernement
23:31a pris des bonnes décisions ?
23:33Ma réponse est oui
23:34ma réponse est oui
23:36je pense que
23:36j'ai vécu ce genre
23:37de situation
23:38lorsque j'ai été ministre
23:39de l'agriculture
23:40et de la pêche
23:41et j'ai vécu
23:43ce genre de drame
23:45que constitue
23:45pour un agriculteur
23:47il y en a eu
23:47plusieurs
23:48dans la région
23:49dont j'ai été élu
23:50très longtemps
23:51en Savoie
23:51et en Haute-Savoie
23:52c'est un drame
23:53qu'on ne mesure pas bien
23:55que celui
23:55de devoir abattre
23:56un troupeau
23:57qui est le fruit
23:57d'un travail
23:58de plusieurs générations
23:59en matière génétique
24:00en matière d'élevage
24:01et donc
24:02il faut marquer
24:03cette solidarité
24:04mais en même temps
24:05vous dites qu'il n'y a pas
24:05d'alternative
24:06il n'y a pas d'alternative
24:07à un abattage sélectif
24:08et parfois total
24:10de certains troupeaux
24:11qui ont été touchés
24:11d'autant plus
24:12que la dermatose
24:12est une maladie
24:13qui peut toucher
24:15effectivement
24:15et visuellement
24:16un animal
24:17mais qui peut aussi
24:18se révéler
24:18un peu plus tard
24:19dans un troupeau
24:20et donc il faut faire
24:21très attention
24:21parce que le drame
24:22c'est que cette maladie
24:24cette maladie animale
24:25se propage
24:26j'ajoute d'ailleurs
24:27à ce sujet
24:27et nous en avons parlé
24:28avec Mme Gennevard
24:29qu'il faut aussi
24:30que l'Europe intervienne
24:31en matière de prévention
24:32et tirer les leçons
24:34de ces crises sanitaires
24:36j'en ai connu d'autres
24:37comme la GF Qatar
24:38à la Ovin
24:38il y a quelques années
24:39c'est comme pour les maladies humaines
24:41il faut augmenter
24:43l'effort de recherche
24:44augmenter l'effort
24:45de stockage
24:45augmenter l'effort
24:47de production
24:47chez nous
24:48en Europe
24:48pour pouvoir avoir
24:49les vaccins
24:50en temps voulu
24:50Juste avant la pause
24:56quelques questions
24:57avec des réponses
24:57par oui
24:58ou par non
24:58Michel Barnier
24:59faut-il organiser
25:00un référendum
25:01sur la fin de vie
25:02pour laisser
25:03ce sujet
25:04tranché
25:05par les français
25:05Est-ce que c'est vraiment
25:09le sujet
25:09dans la situation
25:11d'instabilité
25:12de doute
25:13de colère
25:14où nous sommes
25:14qui méritent d'être
25:16l'objet d'un débat national
25:17le débat est engagé
25:19au Parlement
25:19dans une voie d'ailleurs
25:21qui ne me convenait pas
25:23moi j'étais plutôt
25:24sur l'idée
25:24que François Bayrou
25:25d'ailleurs a mis en oeuvre
25:26de séparer le texte
25:27sur les soins palliatifs
25:28est-ce qu'on a besoin
25:29d'une loi
25:30sur les soins palliatifs
25:31par rapport à la loi
25:32Léonetti
25:32moi je pense
25:33qu'il faut appliquer
25:33cette loi
25:34et lui donner
25:35les moyens
25:35d'être appliqué
25:36et la question
25:38de la fin de vie
25:38mais si cette question
25:41doit avancer
25:42parce que c'est la volonté
25:43du chef de l'état
25:44alors pourquoi pas
25:45un référendum
25:45parce que les français
25:46peuvent se prononcer
25:47et c'est une question
25:48d'ailleurs
25:48dont la réponse
25:50traversera tous
25:52les partis politiques
25:52de manière différente
25:53Michel Barnier
25:54d'actualité
25:55soutenez-vous
25:56la grève
25:56des médecins libéraux
25:57contre le budget de la sécu
25:58on vous a entendu
25:59sur les agriculteurs
26:00est-ce que vous apportez
26:00aussi votre soutien
26:02aux médecins
26:03je comprends
26:04d'ailleurs mon collègue
26:05Yannick Noderre
26:06s'est exprimé à l'Assemblée
26:07cette semaine
26:07de manière très claire
26:08je comprends la colère
26:09des médecins
26:10et la mise en cause
26:11notamment sur la question
26:13des congés
26:14de maladies
26:16la mise en cause
26:17un peu systématique
26:18de cette profession médicale
26:20notamment dans les secteurs
26:22ruraux
26:23et parfois au urbain
26:24où les déserts médicaux
26:25existent aussi
26:26est une question
26:27qui était sérieuse
26:28donc je comprends
26:29cette protestation
26:29Est-ce qu'il y aura
26:30de la neige
26:30aux Jeux olympiques
26:31d'hiver en France
26:32en 2030 ?
26:33Ah voilà une bonne question
26:34si vous trouvez
26:35un homme politique
26:35qui vous promet
26:36la pluie et le beau temps
26:37ou la neige
26:37méfiez-vous
26:38surtout en ce moment
26:39Mais vous êtes inquiet
26:40sur l'organisation
26:40de ces Jeux olympiques
26:41Non, non, il faut être vigilant
26:42c'est toujours difficile
26:43Il y a eu plusieurs démissions
26:44récentes dans le comité
26:45d'organisation
26:46Oui mais qu'il y ait
26:46des changements
26:47c'est assez normal
26:48Vous savez que j'ai
26:48personnellement une expérience
26:50dans ce domaine
26:50puisque j'ai eu l'honneur
26:51avec Jean-Claude Quilly
26:51d'organiser les derniers
26:53Jeux olympiques
26:54que la France a organisé
26:55en 1992
26:55et je sais d'expérience
26:57que ce n'est pas facile
26:58que nous allons rentrer
26:59après les Jeux italiens
27:00de Cortina et de Milan
27:02en première ligne
27:03et donc on sera très observé
27:05la France sera très observée
27:06mais c'est une chance
27:07de pouvoir organiser
27:08un grand événement sportif
27:09Mais c'est une chance
27:10à la condition
27:11et je sais que c'est
27:11l'état d'esprit
27:12du président
27:13du comité d'organisation
27:14Edgar Gropiron
27:14que de saisir ces Jeux
27:17pour démontrer
27:17une nouvelle idée
27:18de la montagne
27:18notamment au regard
27:20du grand défi
27:21du changement climatique
27:22Il y aura de la neige
27:23Michel Barnier
27:24on va se retrouver
27:25dans quelques...
27:39suite du grand jury
27:40présenté par Olivier Bost
27:42Michel Barnier
27:44député de Paris
27:45et ancien Premier Ministre
27:46et notre invité
27:47ancien Premier Ministre
27:48c'est une expérience
27:49que vous racontez
27:50Michel Barnier
27:50dans votre livre
27:51Ce que j'ai appris
27:52de vous
27:53chez Calman Levy
27:54à mes côtés
27:54pour vous interroger
27:55Perrine Tarnot
27:56de Public Sénat
27:57et Jim Jarassé
27:58du Figaro
27:58Le grand jury
28:01l'actualité
28:02de la semaine
28:03Michel Barnier
28:04vous avez été
28:04ministre des affaires étrangères
28:06une question
28:07très simple
28:08est-ce que vous voyez
28:09le régime iranien
28:11chuter ?
28:15Il faut d'abord
28:16saluer le courage
28:17du peuple iranien
28:18qui est en train
28:19de se battre
28:20contre sa propre peur
28:22la peur
28:22qu'impose
28:23ce régime des Mollah
28:24qui était un régime
28:26dictatorial
28:27islamiste
28:28dans sa conception
28:30la plus dure
28:31et donc il faut
28:32saluer le courage
28:33de ce peuple
28:33qui se révolte
28:34et qui se lève
28:34c'est pas la première fois
28:35pour que le régime
28:37tombe
28:38il faudrait que
28:38au-delà
28:39de le mouvement populaire
28:41dans la rue
28:41il y ait peut-être
28:42du côté du régime
28:43lui-même
28:43des gens qui
28:44changent de camp
28:45et qui s'aperçoivent
28:46assez tôt
28:47ou à temps
28:48que la raison
28:49doit l'emporter
28:51et que le peuple
28:52a raison
28:53donc je pense
28:55que le moment
28:56est assez décisif
28:56pour une raison
28:57d'ailleurs
28:57qui est assez nouvelle
28:59c'est que
29:00le régime iranien
29:02a toujours su
29:02depuis des dizaines
29:03d'années
29:03utiliser son influence
29:04extérieure
29:05qui était réelle
29:06c'est un grand pays
29:07et un grand peuple
29:08pour
29:09consolider
29:11ou accroître
29:12son soutien
29:13à l'intérieur
29:14du pays
29:14or
29:15depuis quelque temps
29:16l'influence extérieure
29:18de l'Iran
29:19est en train
29:20de s'affaiblir
29:20de diminuer
29:21et on l'a vu
29:21en Syrie
29:22on l'a vu
29:23au Liban
29:24on l'a vu
29:25sur la question
29:25du nucléaire
29:26et donc je pense
29:27qu'il n'y a plus
29:28cet argument
29:30ou cet élément
29:31de soutien
29:32de consolidation
29:33du sentiment
29:34national
29:34patriotique
29:35utilisable
29:37par le régime
29:38des Mollahs
29:38donc je pense
29:39que c'est ça
29:40qui rend la situation
29:41plus décisive
29:42actuellement
29:42Est-ce que l'Union Européenne
29:43Michel Barnier
29:44doit classer
29:44les gardiens
29:45de la révolution
29:45comme organisation
29:47terroriste
29:47c'est une demande
29:48qu'a fait ce matin
29:49Israël
29:49Je pense que
29:52la discussion
29:53peut être ouverte
29:54sur cette question
29:55la France doit d'ailleurs
29:59concerter sa position
30:01sur cette question
30:01avec les autres pays
30:02européens
30:03mais je pense
30:03que cette question
30:04est ouverte
30:04Vous craignez aujourd'hui
30:05une répression sanglante
30:06du régime
30:07de ce régime
30:08aux abois
30:08parce que
30:09finalement très isolé
30:10comme vous venez
30:11Je ne la crains pas
30:12Madame
30:12Toutes les communications
30:13internet sont coupées
30:15les ONG 10-192 morts
30:16aujourd'hui
30:17Je ne la crains pas
30:18je la vois
30:18comme vous-même
30:19Vous voyez cette répression
30:21au-delà des communications
30:22qui sont coupées
30:22d'internet qui est interdit
30:24le courage de ces femmes
30:25qui sont emprisonnées
30:27martyrisées
30:27assassinées
30:28Les femmes iraniennes
30:30sont absolument admirables
30:31et oui
30:32on constate
30:32cette répression
30:33qui va avoir lieu
30:34et je pense que
30:35la force de ce peuple
30:36on l'a vu
30:37dans d'autres circonstances
30:38et dans d'autres endroits
30:38d'Europe et du monde
30:39va être très très grande
30:42Est-ce que si le régime
30:43des Mollas tombe
30:44il y a quand même
30:45une menace
30:45sur l'équilibre
30:46de la région ?
30:48Ça dépend
30:48qui remplace ce régime
30:49si on ouvre le jeu
30:51à un vote démocratique
30:54je ne peux pas
30:55préjuger
30:56je ne sais pas
30:56qui remplace ce régime
30:57On parle beaucoup
30:58du fils du chat
31:00Reza Palavi
31:01Est-ce que vous pensez
31:01que c'est une figure
31:02une personne qui peut
31:03familialement connue
31:05si je puis dire
31:06est-ce que ça suffit
31:06pour
31:07je sais qu'il a des soutiens
31:08mais qui sont minoritaires
31:09en Iran
31:10je pense qu'il faudra
31:11voir quels sont
31:12les gens qui peuvent
31:13revenir
31:13ceux de l'intérieur
31:14qui existent
31:15et qui sont courageux
31:15pour créer cette alternance
31:17mais nous n'en sommes pas là
31:18pour l'instant
31:19ce pays est en train
31:20de vivre
31:21une révolution interne
31:23il faut
31:23encore une fois
31:24saluer le courage
31:25du peuple iranien
31:26Alors dans l'actualité
31:27internationale également
31:28le président américain
31:30est-ce que vous croyez
31:31aux menaces
31:32de Donald Trump
31:32d'annexer
31:33le Groenland ?
31:35Il faut toujours faire
31:35attention à ce que
31:37dit M. Trump
31:38même s'il le dit
31:39de manière parfois
31:40contradictoire
31:41en changeant d'opinion
31:42il fait toujours
31:43ce qu'il dit
31:43et ce n'est pas
31:45la première fois
31:45qu'il menace
31:46l'annexion
31:47mais très franchement
31:48quelles seraient
31:51les raisons
31:51de cette annexion
31:52est-ce que c'est
31:54une question de sécurité
31:55comme il l'a dit
31:56à un moment
31:56comme M. Vance
31:57son vice-président
31:58le dit
31:59il y a 48 heures
32:00il n'y a aucune raison
32:01Ou est-ce que c'est
32:02un projet prédateur
32:03sur les ressources
32:04naturelles du Groenland ?
32:05Géographiquement quand même
32:06la situation du Groenland
32:06peut être un élément
32:08de sécurité
32:09Juste un élément
32:09de sécurité
32:10Bien sûr il y a
32:11des questions
32:12de sécurité
32:12qui se posent
32:14pour le Groenland
32:14pour cette zone
32:16et notamment
32:16en raison des incursions
32:18chinoises
32:18ou russes
32:19mais le Groenland
32:20est un territoire
32:23qui n'est pas membre
32:23de l'Union Européenne
32:24en tant que tel
32:24il appartient à la souveraineté
32:26du Danemark
32:27qui lui est membre
32:27de l'Union
32:28et membre de l'OTAN
32:29Il y a d'ailleurs
32:30un accord
32:31je me perds de le rappeler
32:32assez ancien
32:33entre les Américains
32:34le Groenland et le Danemark
32:35qui date de 1951
32:36qui permet aux Américains
32:39de faire à peu près
32:40ce qu'ils veulent
32:40notamment à partir
32:41d'une base militaire
32:42qu'ils gardent
32:43au Groenland
32:44et d'accroître
32:44leur présence militaire
32:46donc ça ne peut pas
32:47être une question
32:47de sécurité
32:48puisque si la question
32:49de sécurité est posée
32:50c'est à l'intérieur
32:51de l'OTAN
32:51qu'elle doit être posée
32:52et nous pouvons
32:53nous Français
32:53avec les autres Européens
32:55le cas échéant
32:55même déployer
32:57des troupes
32:58ou des missions
32:59de sécurité
33:00donc la raison
33:01elle est différente
33:02est-ce que c'est une question
33:03je reprends ma question
33:04est-ce que c'est un projet prédateur
33:05donc pour capter
33:06les ressources naturelles
33:07et vous voyez bien
33:07que dans tous les accords
33:08que M. Trump signe
33:10en Afrique
33:10ou ailleurs dans le monde
33:11quand il prétend
33:12avoir rétabli la paix
33:14il en est à 7 ou 8
33:15accords de paix
33:16on verra d'ailleurs
33:17si ce sont des accords durables
33:18toujours en dernière page
33:19ou en dernière ligne
33:20de ces accords
33:21vous avez toujours
33:22une ligne qui prévoit
33:24l'exploitation
33:24des ressources minières
33:26des métaux rares
33:26des métaux précieux
33:28du pétrole
33:28ou du gaz
33:29par les sociétés américaines
33:30qui d'ailleurs
33:31ne sont pas d'ailleurs
33:32s'agissant
33:32on pourrait parler
33:33du Venezuela
33:34tellement enthousiastes
33:35que cela
33:35donc oui
33:36c'est une raison
33:37mais là encore
33:38il peut y avoir
33:39un accord
33:40entre les Etats-Unis
33:41le Groenland
33:42et le Danemark
33:43pour l'exploitation
33:45de certaines réserves
33:45les américains
33:46ont les moyens
33:47de faire ça
33:47donc je pense
33:48que la raison
33:48est différente
33:49si je puis me permettre
33:50presque 250 ans
33:53après l'indépendance
33:54de 13 états américains
33:56je pense que
33:57c'est une question
33:58d'hubris
33:58c'est une question
33:59d'impérialisme
34:00d'une nouvelle forme
34:01d'impérialisme
34:01où vous avez
34:02un président
34:03des Etats-Unis
34:03qui veut planter
34:04son drapeau
34:05et montrer
34:06que le territoire
34:06des Etats-Unis
34:07alors comment
34:07les européens
34:08vous vous dites
34:09impérialisme
34:10ou c'est même
34:10carrément du colonialisme
34:12dans ce cas-là
34:12parfois ça revient au même
34:14donc les deux mots
34:17peuvent être utilisés
34:17comment on réagit à ça
34:19d'abord
34:19si nous parlons
34:20des ressources naturelles
34:21madame
34:21au Groenland
34:23ou dans la mer
34:24qui entoure le Groenland
34:25les européens
34:26seraient bien inspirés
34:27madame Van der Leyen
34:28plutôt que d'aller
34:29signer cet accord
34:30en Amérique latine
34:31devrait mobiliser
34:33ces services
34:33pour bâtir
34:34une proposition européenne
34:35offerte aux Groenland
34:37aux autorités du Groenland
34:38et au Danemark
34:39pour une exploitation
34:40par les européens
34:41un partenariat économique
34:42nous avons
34:43de grandes entreprises
34:44dans tous les domaines
34:45capables
34:45elles aussi
34:46autant que les sociétés
34:47américaines
34:48d'exploiter
34:48si dans 15 jours
34:49Trump et les américains
34:51débarquent au Groenland
34:51comment on réplique
34:52est-ce qu'on réplique
34:53par les armes
34:53par des tarifs voiliers
34:54par des visas
34:56contre les citoyens américains
34:57si les américains
34:58faisaient cette faute
34:59historique
35:00d'intervenir militairement
35:01au Groenland
35:02je vais vous dire
35:03comme je le pense
35:03et je le dis avec
35:04beaucoup de gravité
35:04ce serait la fin
35:06de la coopération
35:07transatlantique
35:08et la fin de l'OTAN
35:09madame
35:09Frédéric Kion
35:10la première ministre
35:11du Danemark
35:12l'a dit publiquement
35:13je le dis à mon tour
35:14les américains
35:15doivent faire très attention
35:16et je pense d'ailleurs
35:17que sur ce sujet-là
35:18il y aurait des raisons
35:19pour monsieur Trump
35:20ou d'être obligé
35:22ou de vouloir consulter
35:23le congrès américain
35:24il y a aux Etats-Unis
35:25des gens raisonnables
35:26y compris au parti républicain
35:27qui doit bien mesurer
35:29ce que je viens de vous dire
35:30toute agression
35:31notamment militaire
35:33à l'égard du Groenland
35:34serait la signification
35:36de la fin
35:36de la coopération
35:37transatlantique
35:38en matière de sécurité
35:39Emmanuel Macron
35:40avait parlé d'une OTAN
35:41en état de mort cérébrale
35:43il y a quelques années
35:43est-ce que
35:44finalement
35:45on n'y est pas aujourd'hui ?
35:46Non je ne le crois pas
35:47à l'époque
35:49il n'y avait pas
35:49cette menace américaine
35:50de quitter
35:51ou d'affaiblir l'OTAN
35:52mais moi je pense
35:53que les Européens
35:54ne doivent pas attendre
35:55toujours que les solutions
35:56viennent d'ailleurs
35:56je pense que les Européens
35:59seraient bien inspirés
36:00ils semblent un peu
36:01tétanisés les Européens
36:02ils seraient bien inspirés
36:02de garder leur calme
36:04et d'agir
36:04et de ne pas seulement
36:06brandir le drapeau
36:07de la déclaration
36:08des droits de l'homme
36:08des principes
36:09ou des valeurs
36:09bien sûr nous devons défendre
36:11les principes
36:12du droit international
36:13de la démocratie
36:14des droits de l'homme
36:15au Venezuela
36:16comme ailleurs
36:17mais ça ne suffit pas
36:18le moment est de définir
36:19quels sont nos intérêts stratégiques
36:21au Groenland
36:21comme ailleurs
36:22et de les défendre
36:23sans complexe
36:24je vais même aller un peu plus loin
36:25en imaginant que
36:26par rapport à toutes ces agressions
36:29cette accélération
36:30du temps mondial
36:31et du temps géopolitique
36:33dont les Français
36:33voient bien
36:35qu'il se produit
36:36mais ne mesurent pas bien
36:37les conséquences
36:37puisque nous avons
36:38ce débat toujours
36:39très hexagonal
36:40je pense que le moment
36:41est venu de changer
36:42la gouvernance européenne
36:43sur ces questions
36:44de sécurité et de défense
36:45en l'accélérant ?
36:46non en créant
36:47quelque chose
36:48qui pourrait être
36:48un conseil européen
36:49de sécurité
36:50regroupant
36:51à tout le moins
36:52quelques grands pays
36:53qui sont très engagés
36:54sur le plan militaire
36:54la France, l'Allemagne
36:55la Pologne, l'Italie
36:57d'associer à ce conseil
36:59de sécurité
36:59les britanniques
37:00qui sont un peu seuls
37:02actuellement
37:02et peut-être
37:03des norvégiens
37:04sans doute un jour
37:04l'Ukraine
37:05en dehors
37:06des institutions européennes
37:07en dehors
37:07de la commission européenne
37:08est-ce que ça veut dire
37:09abandonner des prérogatives
37:10nationales ?
37:11non, non
37:12en toute hypothèse
37:13en matière de défense
37:14vous devez garder
37:15la maîtrise
37:17de ce que vous faites
37:18s'agissant de la France
37:19l'arme de dissuasion nucléaire
37:21et même
37:22pour tous les autres pays
37:23la capacité souveraine
37:24d'envoyer
37:24ou de ne pas envoyer
37:25des soldats
37:25mais on pourrait
37:26à quelques-uns
37:27volontaires
37:28un peu dans l'esprit
37:29de la réunion
37:30qui a eu lieu
37:30il y a quelques jours
37:31à Paris
37:3134 pays
37:33participant à cette
37:35coalition des volontaires
37:36que quelques-uns
37:37des pays européens
37:38et d'autres pays
37:39qui ne sont pas
37:39encore dans l'Europe
37:40ou qui n'y sont plus
37:41comme le Royaume-Uni
37:42de travailler ensemble
37:43à une architecture nouvelle
37:44de défense
37:45sans les Etats-Unis
37:46non
37:47une organisation
37:48un conseil
37:49européen de sécurité
37:49qui pourrait être
37:50l'outil pour
37:53être autonome
37:54mais en même temps
37:54rester solidaire
37:55si les américains
37:56le veulent
37:56dans le cadre
37:57de l'alliance atlantique
37:58oui donc cette solidarité
37:59ça ressemble
37:59à une solidarité
38:00façon OTAN
38:01c'est le principe
38:02de l'OTAN
38:03oui mais vous voyez bien
38:04que l'OTAN
38:05est déstabilisée actuellement
38:06par l'attitude américaine
38:07y compris avec cette menace
38:08d'annexion
38:10ou d'agression
38:10à l'égard
38:11d'un territoire
38:12qui est membre
38:13d'un pays
38:14membre de l'OTAN
38:16et donc il faut
38:17s'organiser autrement
38:17il faut en tirer la leçon
38:18le moment est venu
38:19pour les européens
38:19d'affirmer leurs intérêts
38:21de ne pas avoir de complexe
38:23ni les chinois
38:24ni les russes
38:24ni les américains
38:25n'ont de complexe
38:26à défendre leurs intérêts
38:27et si nous ne le faisons pas
38:29alors personne ne devra
38:30s'étonner
38:30que nous devenons
38:31définitivement
38:32sous-traitants
38:33et sous-influence
38:34des chinois
38:34et des américains
38:35moi je ne suis pas engagé
38:36permettez-moi de le dire
38:38en politique
38:38derrière le général de Gaulle
38:39il y a assez longtemps
38:39pour que mon pays
38:41ou l'Europe
38:41soit sous-traitante
38:42ou sous-influence
38:43quelle a été votre réaction
38:44Michel Barnier
38:45votre première réaction
38:46à l'enlèvement
38:47de Nicolas Maduro
38:48par les Etats-Unis
38:49est-ce que vous êtes dit
38:50voilà un pays
38:51débarrassé d'un dictateur
38:52ou vous êtes dit
38:53c'est quand même
38:54une violation
38:54assez dangereuse
38:55de ce qu'on appelle
38:56le droit international
38:56non j'ai assez stupéfait
38:59par cette opération
39:03assez efficace
39:04des forces spéciales américaines
39:06en même temps
39:07personne ne va pleurer
39:08après le départ
39:09de M. Maduro
39:10qui était un dictateur
39:12qui a exploité
39:13martyrisé son peuple
39:14qui l'a appauvri
39:15de manière considérable
39:17donc personne
39:17ne va pleurer sur lui
39:19il est parti
39:20mais le régime
39:21est loin d'être décapité
39:21et c'est ce que j'allais vous dire
39:22nous sommes toujours
39:23dans un régime chaliste
39:24qui n'est pas encore parti
39:26vous avez
39:26on va voir ce qui va arriver
39:28lorsque le président américain
39:29va recevoir
39:30dans quelques jours
39:30je crois
39:31la prix Nobel
39:33de la paix
39:34qui est vénézuélienne
39:35on verra ce qu'il sentira
39:36de cet entretien
39:37je ne crois pas
39:38qu'on soit
39:38à la fin
39:39du régime chaviste
39:40au Venezuela
39:41et en même temps
39:43encore une fois
39:44je vous ai dit
39:44on peut toujours
39:45faire des commentaires
39:46regretter
39:49tel ou tel
39:49manquement
39:50à la protection
39:52du droit de l'homme
39:52vous savez
39:53ce n'est pas la première fois
39:53permettez-moi de vous le dire
39:54et des américains
39:55dans le monde
39:56qu'on voit
39:56ou à la violation
39:57du droit international
39:58quand on a vu
39:59la première réaction
40:00d'Emmanuel Macron
40:01qui n'a pas eu un mot
40:01sur la violation
40:02du droit international
40:03est-ce que ça
40:03c'était une erreur ?
40:04moi je viens
40:05je suis en train
40:06de répondre à vos questions
40:07en ce qui me concerne
40:08je ne vais pas passer
40:08mon temps à commenter
40:09je pourrais dire
40:11si je veux être honnête
40:12que la France
40:14est exprimée
40:14par la double voix
40:15du ministre
40:16des Affaires étrangères
40:16qui a condamné
40:17cette intervention
40:18du point de vue
40:18du respect du droit international
40:19et celle du chef de l'Etat
40:21j'aurais préféré
40:21qu'il y ait une seule prise de position
40:23qui aurait évité
40:23des questions
40:24comme celles
40:25que vous venez de poser
40:25ou des intertitudes
40:27mais vous savez
40:28ce n'est pas la première fois
40:29c'est faux de dire
40:30que nous basculons
40:31dans un autre monde
40:32ce qui est clair
40:33c'est que le rapport
40:34de force
40:35l'emporte
40:35de manière maintenant
40:36presque systématique
40:38sur le rapport du droit
40:39et donc c'est ça
40:39dont nous devons prendre compte
40:40et nous-mêmes
40:41être capables
40:42de faire entendre
40:43nos intérêts
40:43mais justement
40:44après le coup de force
40:45américain
40:45qu'est-ce qui empêche
40:46désormais la Chine
40:48par exemple
40:48de faire la même chose
40:49à Taïwan
40:50comment les occidentaux
40:52pourraient s'y opposer
40:53après avoir laissé passer
40:55ce qui s'est passé
40:55aux Etats-Unis
40:56et aux Vénézuélas
40:57rien n'a empêché
41:00la Russie
41:01d'agresser l'Ukraine
41:02si je me permets de vous le dire
41:03avant même
41:03que l'intervention américaine
41:05c'est un constat d'impuissance
41:06oui mais c'est un constat
41:07d'impuissance
41:08c'est pas nous
41:09qui allons empêcher
41:10la Chine
41:11d'intervenir à Taïwan
41:12c'est plutôt
41:13les américains
41:14qui doivent se préparer
41:15à cette hypothèse
41:16et les pays
41:17de la zone
41:17indo-asiatique
41:20naturellement
41:20mais en toute hypothèse
41:22le monde où nous sommes
41:23est un monde
41:23où tout s'accélère
41:24et où le rapport de force
41:26l'emporte sur le rapport de droit
41:27donc prenons acte de cela
41:29n'agitons pas seulement
41:31les valeurs
41:32ou les principes
41:33comme nous avons le devoir
41:34de le faire
41:34c'est notre responsabilité
41:35d'Européen
41:36bâti pour l'Union Européenne
41:37et pour la France
41:38sur une communauté de droit
41:39mais affirmons
41:40nos intérêts
41:41et défendons-les
41:42y compris à l'égard
41:43de la Chine
41:43sur le plan commercial
41:44à l'égard de la Russie
41:45en aidant l'Ukraine
41:46et à l'égard des Etats-Unis
41:47en n'étant pas naïfs
41:48Dans ce contexte
41:50la Russie a tiré
41:51un deuxième missile
41:52hypersonique
41:52dans la nuit de jeudi
41:53à vendredi
41:54sur l'Ukraine
41:55comment vous analysez
41:57ce tir ?
41:58C'est un moyen de pression
41:59contre les Européens
42:00ou est-ce que c'est un signe
42:01de fébrilité de la Russie
42:02qui perd certains de ses alliés ?
42:04Je ne sais pas
42:04s'il faut interpréter ça
42:06comme un signe
42:07de fébrilité de la Russie
42:08ce n'est pas non plus
42:10la première fois
42:11que ce genre de missile
42:12balistique est utilisé
42:13je pense qu'il faut
42:14continuer de soutenir
42:17fortement
42:17et d'approvisionner
42:19l'Ukraine en armes
42:20et pour cela
42:21accélérer les cadences
42:22et la fabrication
42:23des munitions
42:24et des armes
42:25dont l'Ukraine a besoin
42:26et les livrer à l'Ukraine
42:27notre premier devoir
42:28aujourd'hui
42:29bien sûr
42:30de penser à l'après
42:31traiter de paix
42:34ou traiter de cesser le feu
42:35nous n'y sommes pas
42:36on peut toujours
42:37virtuellement travailler
42:38c'était bien
42:39la réunion de Paris
42:40est utile
42:40de préparer ce moment-là
42:42mais nous n'y sommes pas
42:43on voit bien
42:43avec les destructions massives
42:45contre les populations
42:46civiles en Ukraine
42:47que la Russie
42:48veut continuer
42:49de détruire
42:50un pays
42:51souverain
42:52qui est proche d'elle
42:54qui est l'Ukraine
42:55d'ailleurs si vous me permettez
42:56de le dire
42:56sur le plan géopolitique
42:58ce qui est assez grave
42:59et intéressant à observer
43:00c'est que pour la première fois
43:01depuis 60 ans
43:02nous avons sur notre flanc
43:04est
43:04et sur notre flanc
43:05ouest
43:05deux dirigeants
43:07je ne parle pas de peuple
43:08parce que je ne veux pas
43:09confondre M. Poutine
43:10avec le peuple russe
43:11ni M. Trump
43:12avec le peuple américain
43:13nous avons deux dirigeants
43:14de très grande puissance
43:15qui veulent détruire
43:16l'Union Européenne
43:17c'est ça l'objectif
43:17pour des raisons différentes
43:18mais qui se conjuguent
43:19M. Poutine
43:20parce qu'il veut
43:21absolument empêcher
43:23l'attractivité démocratique
43:25de l'Europe
43:26à l'égard des peuples
43:27de l'Est
43:27qui ne sont pas encore
43:28revenus à la démocratie
43:30et M. Trump
43:31parce qu'il est entouré
43:31de milliardaires
43:32et de spéculateurs
43:33que l'Europe gêne
43:34en tant que nous sommes
43:35un espace de gouvernance
43:37de régulation
43:38et de supervision
43:38qui empêche
43:39ses amis
43:40de faire des affaires
43:41donc raison de plus
43:42pour se ressaisir
43:43et pour affirmer
43:45à travers ce conseil
43:45européen de sécurité
43:46sur le plan commercial
43:47ce nouveau logiciel
43:50que j'appelle
43:50de mes voeux
43:50à Bruxelles
43:51Le Grand Jury
43:54Tout est politique
43:55Michel Barnier
43:57vous êtes député
43:58de Paris
43:58est-ce que la candidature
44:00de Sarah Knafou
44:02à la mairie
44:02est en mesure
44:03de gêner
44:03celle de Rachida Detti ?
44:05Je comprends bien
44:06nous sommes en train
44:06de changer de sujet
44:07Complètement
44:07Je dis ça
44:11parce qu'il faut relativiser
44:12tout de même
44:13encore une fois
44:14qu'on ne se regarde pas
44:16toujours trop le nombril
44:17en oubliant
44:18C'est la prochaine élection
44:19en France
44:19Oui c'est la prochaine élection
44:21Moi ce que je constate
44:22à Paris
44:23c'est qu'il y a une dynamique
44:24autour de Rachida Detti
44:25que je soutiens
44:26et qui me paraît avoir
44:27le tempérament
44:28la résilience
44:29le punch nécessaire
44:31pour apporter aux Parisiens
44:33l'alternance
44:33dont nous avons besoin
44:34cette ville
44:34je dis nous
44:35parce que je suis élu de Paris
44:36depuis quelques mois
44:37dont on a besoin à Paris
44:39s'agissant de la mobilité
44:41s'agissant de la sécurité
44:42regardez ce qui se passe
44:43sur ce lieu formidable
44:45du Champ de Mars
44:45dont je suis le député
44:46sur ce qui se passe
44:48sur le plan du logement
44:49des commerces
44:50il y a de la propreté
44:51Mais vous ne répondez pas
44:52sur Sarah Knafo
44:53donc Reconquête
44:54qui parle d'une alliance
44:55possible au second tour
44:55avec Rachida Detti
44:56Est-ce que ça c'est
44:57le baiser qui tue quelque part ?
45:00Nous verrons bien
45:00je ne connais pas
45:01je n'ai jamais eu l'occasion
45:02de discuter avec Mme Knafo
45:03je n'ai rien à voir
45:04avec son parti
45:05je rappelle d'ailleurs
45:06que Mme Knafo
45:07est membre
45:08au Parlement européen
45:08d'un groupe
45:09dans lequel siège
45:10l'AFD
45:11qui est un parti néo-nazi
45:12et donc pour cette raison-là
45:13seulement même
45:14C'est une candidate
45:15d'extrême droite selon vous ?
45:16Je l'avais entrevue
45:16en tout cas
45:17elle est dans un groupe
45:17au Parlement européen
45:19où les gens d'extrême droite
45:21et même plus que d'extrême droite
45:22puisque Mme Le Pen
45:23elle-même a dit un jour
45:24que le parti AFD
45:25était trop radical
45:26ou trop extrémiste
45:27Donc vous excluez
45:28toute alliance avec elle ?
45:29ce n'est pas à moi
45:29d'exclure
45:30et ce n'est pas à moi
45:31chacun doit prendre ses responsabilités
45:32ce que je recommande
45:33c'est que personne
45:34ne vienne fragiliser
45:35la dynamique
45:36qui est en cours
45:37autour de Rachid Alti
45:39Donc on tourne encore une page
45:46dans ce grand jury
45:47pour parler de l'élection suivante
45:48Bruno Retailleau
45:50Laurent Wauquiez
45:51Xavier Bertrand
45:52David Lysnard
45:53vous-même
45:545 candidats potentiels
45:56pour 2027
45:57dans votre seul parti politique
45:58Vous êtes favorable
46:00à une primaire
46:01pour vous départager ?
46:02C'est plutôt un bon signe
46:04que dans une famille politique
46:06qui revient de loin
46:07qui est en convalescence
46:09encore
46:09et sous l'autorité
46:10de Bruno Retailleau
46:11que j'ai soutenu
46:12comme président de ce parti
46:13comme d'ailleurs
46:15j'ai été très heureux
46:16de le nommer
46:16ministre de l'Intérieur
46:17où il a fait du bon travail
46:18ce parti se redresse
46:20et soit capable
46:21d'avoir des personnalités
46:23il y en a peut-être
46:24d'autres que vous n'avez pas cités
46:24d'autres que vous avez cités
46:25en trop
46:25on verra bien
46:26qu'il soit capable
46:28d'être chef de l'État
46:29ou qu'il ait cette ambition
46:29parce que le prochain président
46:30de la République
46:30quel qu'il soit
46:31il devra être compétent
46:33courageux
46:34et résident
46:36et accepter le risque
46:37de la popularité
46:38plutôt que
46:38celui de l'irresponsabilité
46:41donc oui
46:42il y aura un moment donné
46:43dans cette famille politique
46:44nous y travaillons
46:45un vote
46:46notamment des militants
46:47pour choisir
46:47celui qui nous représentera
46:49mais la question n'est pas là
46:49aujourd'hui
46:50c'est une question
46:52beaucoup trop précoce
46:53si je puis dire
46:53la question c'est d'abord
46:55de laisser
46:55de respecter
46:57les élections
46:59le temps politique
47:00et celui des élections municipales
47:02et tout de suite après
47:03s'ouvrira celui
47:04des élections présidentielles
47:05et je recommande
47:06deux choses
47:07un c'est qu'on travaille
47:08d'abord sur le fond
47:09parce que les français
47:10ont envie
47:10qu'on les respecte
47:11et les respecter
47:12c'est pas d'agiter
47:13des drapeaux
47:14ou des ambitions
47:14c'est de travailler
47:15sur le fond
47:16qu'est-ce qu'on fait
47:17pour réformer ce pays
47:18pour préserver
47:19l'avenir des générations futures
47:21pour préserver
47:22la capacité de réformer
47:24et deuxièmement
47:25comment on fait
47:26pour désigner
47:27un candidat commun
47:28pourquoi je vous dis ça
47:29commun
47:30c'est-à-dire qu'il faut
47:30ouvrir la réflexion
47:31de ce que vous dites
47:32au socle central
47:32Gabriel Nathal
47:33ou Edouard Philippe
47:34oui oui
47:35mais pourquoi je vous dis ça
47:36c'est compris la primaire
47:36la première fois
47:37depuis je crois
47:38le début de la 5ème république
47:39on va se trouver
47:40dans une circonstance
47:40assez inédite
47:41et une hypothèse
47:43qui n'est pas
47:44artificielle
47:45qui est celle
47:45d'avoir un deuxième tour
47:46aux élections présidentielles
47:47entre les extrêmes
47:48l'extrême gauche
47:49et l'extrême droite
47:50c'est ça la réalité
47:52cette possibilité existe
47:53sérieusement
47:53et c'est vrai
47:54pourquoi il y a
47:55une sorte d'obligation
47:56pour les autres forces
47:57du républicain
47:59de la droite républicaine
48:01dont je fais partie
48:02et des formations centristes
48:04de se mettre d'accord
48:05un sur un programme
48:06sur un projet
48:07politique crédible
48:08dans le domaine
48:10de la sécurité
48:11de l'ordre public
48:12de travail
48:13qu'on doit encourager
48:14davantage que l'assistanat
48:15il y a plein de sujets
48:16sur lesquels il va falloir
48:17prendre de courage
48:18et d'imagination
48:19et ensuite
48:20un candidat unique
48:21pour porter au commun
48:22pour porter ce projet
48:23est-ce que vous avez l'impression
48:24que ce travail
48:24est en train d'être fait
48:25à la fois au niveau des partis
48:26et des candidats
48:27honnêtement
48:27c'est pas du tout
48:28le sentiment que ça donne
48:29non pas assez
48:29il y a une demande
48:30moi je réunis au sénat
48:32ou à l'assemblée
48:32toutes les semaines
48:33parce que je me sens comptable
48:34un peu de ce socle commun
48:35qui a travaillé avec moi
48:37pendant que j'étais premier ministre
48:38et qui a bien travaillé
48:39ces quatre formations politiques
48:40j'essaie de réunir
48:41toutes les semaines
48:42des sénateurs
48:42et des députés
48:43et j'observe que
48:44leur demande à la base
48:45c'est qu'on s'entende
48:46comme ça se passe
48:47sur le plan local
48:47donc on va accélérer
48:49ce travail
48:49de travail en commun
48:51sur le fond
48:52le projet politique
48:53dont la France a besoin
48:54puis ensuite on verra
48:55comment se décompter
48:56Bruno Rotaillot a présenté
48:57cette semaine
48:58lui son modèle social
48:59et économique
49:00en disant
49:01la fête est finie
49:02donc c'est un programme
49:02assez dur
49:03il reprend en partie
49:04celui de François Fillon
49:05en 2017
49:06c'est un programme
49:07que vous partagez
49:08est-ce que c'est le programme
49:09DLR ?
49:10Ce n'est pas encore
49:10le programme DLR
49:11c'est un programme
49:12que le président du parti
49:13dans sa responsabilité
49:14a mis au point
49:15avec l'équipe
49:16qui l'entoure
49:17dont je fais partie
49:18et sur beaucoup de points
49:19je me reconnais
49:20dans ce projet
49:21de rupture
49:22d'alternance
49:23et de courage politique
49:25il faut qu'on dise
49:26la vérité aux français
49:27il faudrait bien
49:28que cette élection présidentielle
49:29soit un moment
49:30où on dit la vérité
49:31de cette manière
49:31j'ai toujours pensé
49:32que le mot de respect
49:33était important
49:33respecter les français
49:34fait respecter la France
49:36Valérie Pécresse
49:36a dit lors de la dernière
49:37élection présidentielle
49:38qu'Emmanuel Macron
49:39avait cramé la caisse
49:41ce qui était donc
49:41un discours de responsabilité
49:43comme vous le dites
49:43ça n'a pas fonctionné
49:45mais il y a d'autres raisons
49:45à cela
49:46probablement
49:47et la situation géopolitique
49:49ne revenez pas toujours au passé
49:52parce qu'il y a des leçons à tirer
49:53mais il ne faut pas
49:53ne regarder que le passé
49:55et travailler avec un rétroviseur
49:57devant soi
49:57en réalité
49:58si on regarde l'avenir
49:59je pense que la vérité
50:01consiste à dire
50:02que le déficit
50:02ça ne peut pas continuer
50:03c'est ce que dit Bruno Retailleau
50:05parce que
50:06quelle est la meilleure politique
50:08qu'on puisse faire
50:08pour la jeunesse
50:09si je puis me permettre
50:10c'est très simplement
50:11de ne plus augmenter la dette
50:12parce que la dette
50:13c'est une dette
50:14qu'on fait peser
50:15sur nos enfants
50:15nos petits-enfants
50:16et ça c'est pas responsable
50:17la réforme
50:18des retraites
50:19la réforme
50:20de la protection sociale
50:21l'encouragement
50:22du travail
50:23et du mérite
50:23la sécurité
50:24aux frontières
50:26l'ordre dans la rue
50:27aux frontières
50:28et dans tous les domaines
50:31voilà un certain nombre de mesures
50:32qui n'interdit pas
50:33d'ailleurs
50:33la droite républicaine
50:35et aux formations
50:36que j'évoque
50:37de s'intéresser
50:37à d'autres sujets
50:38de politique étrangère
50:40et notamment
50:40au plus grand défi
50:41qui est aujourd'hui pour moi
50:42parce que c'est le plus profond
50:43celui qui va changer
50:44toutes nos habitudes
50:45celui du changement climatique
50:46et une dernière question
50:48Michel Barnier
50:48le procès en appel
50:49de Marine Le Pen
50:50s'ouvre mardi
50:51son résultat
50:52dira si elle peut se présenter
50:54ou non
50:54en 2027
50:55est-ce que vous pensez
50:56comme certains
50:57qu'il s'agirait
50:58d'un déni de démocratie
50:59si elle ne pouvait pas
51:00se présenter
51:01mais si elle est condamnée
51:03ce qui était déjà le cas
51:04en première instance
51:05c'est qu'elle a eu un problème
51:07avec le respect de la loi
51:08européenne ou nationale
51:10voilà ce que je peux dire
51:11et donc je ne vais pas faire
51:12d'autres commentaires
51:12il ne fallait pas
51:14qu'elle se mette
51:15dans cette situation
51:15si je puis dire
51:16merci beaucoup
51:18Michel Barnier
51:18pour ce grand jury
51:19merci
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