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  • il y a 9 mois
La présidente de l'Assemblée nationale était interrogée par Olivier Bost (RTL), Perrine Tarneaud (Public Sénat) et Carl Meeus (Le Figaro).
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 18 janvier 2026.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, bienvenue dans ce Grand Jury, nous sommes en direct sur RTL et nous sommes en direct sur Public Sénat, c'est notamment sur le canal 8 de la TNT.
00:23Bonjour Yael Bronpivet, vous êtes la présidente de l'Assemblée Nationale, le gouvernement va-t-il finir par faire un budget sans le Parlement recourir au 49-3, c'est-à-dire une adoption sans vote ou recourir aux ordonnances ?
00:39Sébastien Lecornu n'a pas choisi, redoutez-vous, un passage en force du Premier Ministre et d'Emmanuel Macron.
00:46Et puis dans les deux cas, est-ce un aveu d'échec pour les députés incapables de trouver un compromis ?
00:53Nous verrons aussi dans ce Grand Jury s'il reste beaucoup de choses à faire au Parlement d'ici la fin du quinquennat et surtout si beaucoup de choses sont possibles.
01:01Bienvenue dans ce Grand Jury, Yael Bronpivet.
01:03Merci beaucoup.
01:04A mes côtés pour vous interroger, Perrine Tarnot de Public Sénat et Karl Meus du Figaro.
01:09Dans ce Grand Jury, Yael Bronpivet, nous aurons plusieurs séquences, nous évoquerons un monde sous tension avec l'Iran, avec le Groenland, avec le Mercosur.
01:21Vous répondrez aussi à nos questions express.
01:23Tout d'abord, Yael Bronpivet, est-ce que vous avez un doute ce midi ?
01:31Pour en finir avec le budget, Sébastien Lecornu va-t-il choisir de déclencher un 49-3, c'est-à-dire une adoption sans vote, au Parlement ou recourir à des ordonnances ?
01:41Là où je n'ai pas de doute, c'est que nous avons échoué à débattre et à adopter ce budget.
01:46Donc le Premier ministre et le gouvernement vont choisir une voie ou l'autre, celle que vous avez exprimée.
01:52Ce n'est évidemment pas à moi de dire quelle est ma préférence, ce sont des outils gouvernementaux.
01:57Mais effectivement, on peut tous déplorer que nous n'ayons pas réussi à aboutir.
02:03Vous savez, moi, dès le mois d'octobre, je faisais le constat que nos règles, nos procédures n'étaient vraiment pas adaptées.
02:11Et je disais, il faut que ce soit le dernier budget discuté de la sorte.
02:15Eh bien, plusieurs mois après, on ne peut que constater que j'avais raison.
02:20Nos règles ne sont pas adaptées.
02:21Et nous n'avons parlé que de taxes, que de recettes supplémentaires, que d'impôts.
02:26Nous n'avons jamais parlé de ce qui intéresse au premier chef des Français, à l'Assemblée nationale.
02:32La question de la justice, de l'éducation nationale, des questions environnementales,
02:37tout cela n'a pas été abordé, ne serait-ce qu'une minute, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
02:42On voit bien que démocratiquement, ça ne va pas.
02:44Vous dites, Yael Brunpivet, je n'ai pas de préférence entre le 49-3 et les ordonnances.
02:48Ce n'est pas la même chose.
02:49Ce n'est pas la même chose, mais ce sont deux outils constitutionnels qui sont à la main du gouvernement.
02:55Pour les ordonnances, ça n'a jamais été utilisé.
02:59Et pour le coup, ça revient à totalement squeezer le Parlement.
03:03Les deux outils sont des outils de parlementarisme rationalisé,
03:08qui sont tous les deux destinés à passer outre un blocage parlementaire.
03:13Ce blocage, il existe, on le voit.
03:15On n'est pas capable de voter, on a trop d'amendements.
03:17D'accord, mais pour vous, les ordonnances ne créent pas un précédent ?
03:21Les ordonnances créent évidemment un précédent, puisque ce serait la première fois que ce serait utilisé.
03:25Mais à nouveau, ce n'est pas à moi de choisir.
03:27Moi, je suis présidente de l'Assemblée nationale.
03:29Moi, je fais mon job qui est de dire, aujourd'hui, je regrette que l'Assemblée nationale ne puisse pas aller au bout de l'examen du budget.
03:36Nos règles ne sont pas adaptées, il faut les modifier.
03:39J'ai entamé une réforme du règlement de l'Assemblée nationale,
03:42j'ai demandé au président des commissions des finances des affaires sociales
03:46de me proposer des modifications,
03:49et j'ai échangé avec le président du Sénat là-dessus.
03:52Donc moi, je fais ce qui concerne l'Assemblée nationale,
03:56modifier nos règles pour que le budget ne soit plus jamais discuté de cette façon.
04:00On reviendra sur ces modifications.
04:01Est-ce qu'avec les ordonnances, il y a un risque juridique pour le budget ?
04:04Michel Barnier, qui était à votre place la semaine dernière,
04:06nous racontait qu'il avait repoussé cette option à l'automne 2024
04:10pour des raisons constitutionnelles, juridiques.
04:13Est-ce que vous, vous partagez ces craintes ?
04:14En fait, il y a beaucoup de débats de juristes sur ce sujet,
04:19puisqu'évidemment, elles n'ont jamais été utilisées.
04:21Et le débat, c'est qu'en fait, si on utilise,
04:24si le gouvernement décide de passer par ordonnance,
04:27il doit passer par ordonnance,
04:30prendre par ordonnance le budget initial.
04:33Et donc, ce budget ne tiendrait évidemment pas compte
04:36de l'ensemble des débats parlementaires,
04:39alors que dans l'hypothèse 1.49.3,
04:41il peut retenir des amendements qui auraient été votés
04:44par l'Assemblée nationale ou par le Sénat.
04:47Donc, c'est deux procédures différentes.
04:48C'est vraiment, encore une fois, à lui de choisir
04:51quelle est la procédure qu'il veut suivre.
04:53Mais en tout cas, ce qu'on observe aujourd'hui,
04:55c'est que finalement, il y a des négociations
04:57et il y a finalement l'amorce d'un compromis sur le budget
05:02qui est en train d'avoir lieu, un compromis politique.
05:05Et ce qu'on peut tous déplorer,
05:06c'est que ce compromis ne puisse pas naître
05:08sur les bancs de l'Assemblée nationale
05:10et qu'il naisse à l'extérieur de l'Assemblée nationale,
05:13mais quand même avec des forces politiques
05:14qui sont toutes représentées à l'Assemblée nationale.
05:17Et les discussions se font avec les parlementaires,
05:19mais elles se font juste en dehors de l'hémicycle.
05:21Et démocratiquement, je ne peux que le déplorer
05:24en tant que président de l'Assemblée nationale.
05:26Emmanuel Macron a fait part de son impatience
05:28sur cette procédure, sur la façon dont les choses se passaient.
05:32Est-ce que vous comprenez cette impatience de l'Elysée ?
05:34Est-ce que vous la partagez ?
05:36Je la partage parce qu'on a toute une série
05:39de textes à examiner à l'Assemblée nationale.
05:42Donc en fait, tout le temps qu'on passe sur le budget,
05:44on ne le passe pas.
05:46Sur le texte fin de vie,
05:47sur le texte relatif à l'aide sociale à l'enfance,
05:49sur des nouveaux textes éventuels,
05:51sur l'agriculture, sur des textes sur la sécurité, etc.
05:54Donc on a un certain nombre de textes
05:56qui sont encarafés.
05:58Et donc ça, c'est dommageable pour tout le monde.
06:01Et puis ensuite, on voit bien que
06:02ces débats parlementaires interminables
06:05sont nocifs pour nos concitoyens
06:08et pour notre économie.
06:09Ça refroidit les investissements,
06:13que ce soit des investissements étrangers
06:15ou des investissements nationaux.
06:18On voit bien que ça crée de l'incertitude.
06:20Nos compatriotes sont dérangés
06:23par cette absence de budget.
06:25Et donc effectivement, il faut y aller.
06:27Il aurait fallu le faire peut-être un peu plus tôt.
06:28À un moment, fin décembre,
06:29on s'était posé la question de savoir s'il fallait...
06:31On s'est tous posé la question.
06:32Après, c'est très...
06:34Voilà, c'est difficile de trouver la bonne stratégie.
06:37L'objectif, et je crois que là,
06:38on peut tous le partager,
06:39c'est qu'effectivement, au 31 janvier,
06:41notre pays est un budget.
06:42On parlera de la situation internationale.
06:46On parlera d'un certain nombre de textes
06:49sur le plan politique intérieur.
06:51On ne peut pas continuer à perdre du temps ainsi.
06:53Et ça affaiblit notre pays.
06:54Et ça affaiblit notre crédibilité à l'international
06:57et la parole de la France.
06:59Et puis, on a aussi, dans les textes à examiner,
07:02une loi de programmation militaire
07:04dont nous devons augmenter le budget.
07:07Et donc ça aussi, ça fait partie des priorités.
07:09Et tous nos compatriotes comprennent bien
07:11qu'il vaudrait mieux que l'Assemblée nationale.
07:13Concernant la procédure budgétaire,
07:15la navette parlementaire n'est pas terminée.
07:17En 4.49.3, par exemple,
07:18le texte budgétaire devra repartir vers le Sénat.
07:21Est-ce que vous craignez, là,
07:23que le Sénat puisse à nouveau ralentir le processus ?
07:26Alors, le Sénat a un rôle constitutionnel.
07:29L'objectif du Sénat, ce n'est pas de ralentir le processus,
07:31c'est de défendre l'intérêt,
07:33notamment des collectivités territoriales.
07:35Donc là, il y a un débat et une négociation aussi
07:38autour du budget des collectivités.
07:38Autour du budget des collectivités.
07:40Mais l'objectif, et il est partagé par tous,
07:43c'est qu'on puisse doter de notre pays
07:45d'un budget le plus rapidement possible.
07:47L'éventualité d'un recours aux ordonnances
07:48ne vous gêne pas.
07:50Ça peut avoir une conséquence politique quand même.
07:52C'est une censure sur Sébastien Lecornu,
07:55donc une chute, une nouvelle chute
07:57d'un Premier ministre.
07:58Est-ce qu'il n'y aurait pas là de nature
08:00à l'instabilité que vous redoutez ?
08:02Vous savez, dans la procédure du 49-3,
08:05il y a aussi un risque de censure
08:07du gouvernement.
08:09Oui, mais ce n'est pas la même chose.
08:10S'il y a un accord avec le PS de non-censure,
08:12les ordonnances...
08:14Non, mais j'imagine que cet accord de non-censure,
08:16il couvrirait, il existerait,
08:19quel que soit le choix procédural du Premier ministre.
08:21Mais à nouveau, vraiment,
08:24ce n'est pas à moi de vous dire
08:25ce que je préfère.
08:27Moi, ce que je préfère et ce que je souhaite,
08:29c'est que la France ait un budget
08:30et qu'ensuite, ce soit à nouveau
08:32le dernier discuté de la sorte
08:33et qu'on modifie nos règles.
08:34Le recours au 49-3,
08:36de la part de Sébastien Lecornu,
08:37ce serait quand même un échec
08:38puisqu'il s'était engagé
08:39à ne pas l'utiliser.
08:41Je partage.
08:44Vous regrettez qu'il puisse avoir...
08:45C'est un échec, c'est ce que vous dites.
08:47Je partage le fait que
08:48quand on prend des engagements,
08:49quand on fait de la politique,
08:50il faut tenir les engagements qu'on prend.
08:52Après, la situation escalait
08:53et l'objectif du Premier ministre
08:55affirmé comme le nôtre,
08:57c'est de doter la France d'un budget,
08:58quelle que soit la procédure.
08:59Après, moi, ce que j'attends vraiment,
09:01c'est que toutes les forces politiques
09:02s'engagent vraiment très résolument
09:04sur les modifications de nos règles
09:06pour que, la prochaine fois,
09:08on puisse vraiment adopter un budget
09:10après une discussion totale, globale
09:13au Parlement du budget de la nation.
09:16Alors, vous ne dites pas le mot,
09:18mais on comprend que vous reprenez
09:19le mot de Perrine Tarnot
09:20en disant que c'est un échec
09:21de Sébastien Lecornu.
09:22Lui dit que c'est la faute
09:23de la France insoumise
09:25et du Rassemblement national
09:26qui, par leur comportement,
09:27ont empêché l'adoption
09:29de ce budget.
09:29Est-ce que ce n'est pas un peu facile
09:31d'accuser comme ça les extrêmes,
09:34alors qu'on sait que peut-être
09:35c'est les socialistes,
09:37les républicains
09:37et l'absentéisme des députés
09:40du Bloc central qui a en retardé ?
09:41Non, mais à nouveau,
09:41vous savez,
09:42regardez,
09:43en nouvelle lecture,
09:44là,
09:44on a dix fois plus d'amendements
09:46qu'en 2016.
09:48Donc,
09:48on était à 350 amendements
09:49à peu près à 2016.
09:50Là,
09:51j'ai 3500 amendements.
09:52Donc,
09:53on voit bien que tous les partis
09:54ont contribué
09:55à emboliser le débat parlementaire.
09:57Et c'est en cela
09:58où, effectivement,
09:59il faut qu'on s'assoie
09:59autour de la table
10:00et qu'on se dise,
10:01en fait,
10:01on va organiser
10:02les discussions budgétaires
10:03autrement,
10:04notamment pour aussi pouvoir
10:06aborder des politiques publiques
10:07dans leur globalité.
10:09On parle beaucoup
10:10du logement,
10:10c'est un sujet
10:11qui concerne
10:12tous nos compatriotes.
10:13Il faut qu'on puisse
10:14avoir un regard global
10:16sur le logement
10:17plutôt que d'aborder
10:19par petits bouts
10:20ce type de discussions
10:21autour des taxes,
10:22du statut du bailleur,
10:23etc.,
10:24on doit aborder les choses
10:26de façon pluriannuelle
10:28par politique publique
10:30pour pouvoir avoir
10:31des votes globaux
10:32et arrêter de regarder
10:34comme ça
10:35le budget
10:35uniquement par le prisme
10:37de la taxation.
10:38c'est tous coupables.
10:39Mais tous coupables
10:40et,
10:40je dis aussi,
10:42les règles n'aident pas
10:43à l'émergence du compromis
10:45et ça,
10:45c'est problématique
10:46quand il y a une volonté politique
10:47qui est empêchée
10:48par de la procédure,
10:50eh bien,
10:50il faut changer la procédure.
10:52Alors,
10:52Sébastien Lecornu
10:52a fait des annonces
10:53vendredi soir,
10:55très clairement
10:55pour amadouer
10:56les socialistes.
10:57Alors,
10:57il y a des avancées
10:58qui sont principalement
10:59des dépenses,
11:00notamment par exemple
11:0150 euros en moyenne
11:02sur la prime d'activité,
11:04il y a la revalorisation
11:05du barème de l'impôt,
11:07il y a aussi,
11:07par exemple,
11:08pour les bailleurs sociaux
11:08quelques centaines
11:09de millions d'euros
11:10ou encore le repas universitaire
11:12à 1 euro
11:12pour les étudiants.
11:14Tout ça,
11:14ce sont des dépenses nouvelles
11:16ou sont les économies ?
11:19Eh bien,
11:19déjà,
11:19il faut aussi avoir
11:20des recettes nouvelles
11:21et c'est pour ça
11:22qu'il y a sur la table
11:24la question
11:25de la taxation
11:26des holdings,
11:27de la contribution
11:28des grandes entreprises
11:30et donc ça,
11:32il faut le regarder
11:33pour le moment,
11:34le compte n'y est pas
11:35et pour financer
11:36toutes ces mesures
11:37et puis en termes
11:38d'économies,
11:39évidemment,
11:40il faut en faire
11:41et elles ont,
11:42alors une partie
11:43a déjà été exposée
11:45par le gouvernement
11:46mais ce qu'il faut,
11:47c'est que globalement
11:48et ça,
11:49je pense que
11:49tous les acteurs
11:50du compromis le souhaitent,
11:52c'est un budget
11:52qui revienne
11:53à 5% de déficit.
11:54On doit respecter
11:55cette trajectoire.
11:56On voit bien
11:56qu'aujourd'hui,
11:57on n'y est pas.
11:57C'est pour ça qu'il faudra
11:58passer par une hausse
11:59de la fiscalité,
11:59non ?
12:00C'est ce que j'ai
12:00indiqué.
12:01C'est ce que refusent
12:02les Républicains,
12:03c'est ce que refuse
12:04aussi Olivier Faure.
12:05C'est pour ça qu'il faut
12:05trouver un bon...
12:07Alors, c'est pas vrai.
12:08Moi, je n'ai pas entendu
12:09les uns et les autres
12:11refuser une taxe
12:12sur les holdings
12:13ou une contribution
12:14exceptionnelle
12:15sur les grandes entreprises.
12:17Quand Olivier Faure
12:18dit qu'il ne veut pas
12:19que les Français
12:19en payent le prix...
12:20C'est pas la même chose.
12:21C'est de dire que
12:23les ménages
12:24ne doivent pas,
12:25eux,
12:25avoir une hausse
12:26de leur contribution,
12:28mais il n'a pas parlé.
12:30En tout cas,
12:30je ne vais pas faire
12:30l'exégèse de ce que
12:31disent les uns et les autres,
12:32mais en tout cas,
12:33moi, je vous dis
12:33ce que je pense.
12:34Il faut qu'on revienne
12:35aux 5% de déficit.
12:37Il faut faire contribuer
12:38chacun à hauteur
12:39de l'effort
12:40qu'il peut mener
12:40parce qu'il faut
12:41que ce budget
12:42reste juste
12:43et équitable
12:44et il faut résolument
12:45s'engager
12:46sur une trajectoire
12:47d'économie
12:48et de rationalisation
12:49de nos dépenses.
12:50Donc, il faut trouver
12:517 à 8 milliards d'euros.
12:52C'est à peu près
12:53les calculs
12:53sur les mesures
12:54qu'a annoncée
12:56à 8 milliards
12:57auprès des entreprises.
12:59Il faut regarder,
13:00mais notamment,
13:01ça fait partie
13:01des pistes
13:02qui doivent être
13:03continuées à être explorées
13:04sachant que,
13:05et j'ai entendu
13:06la ministre du Budget
13:07et elle a raison,
13:08il ne s'agit pas
13:09de recréer
13:10de nouvelles taxes
13:11ou de partir
13:12sur de nouvelles solutions.
13:13Et je reviens quand même
13:14sur la question
13:15des économies
13:15parce qu'on ne voit pas
13:17effectivement,
13:17et c'est une critique
13:18qu'on entend régulièrement,
13:21on va appeler ça
13:22d'économie structurelle,
13:23c'est-à-dire que
13:24finalement,
13:25l'État
13:25ne fait aucune réforme
13:27ou aucun effort
13:28particulier
13:29pour participer
13:31à l'effort global
13:32pour rester dans
13:33les 5%.
13:33En fait,
13:34les grosses réformes
13:36structurelles,
13:37elles nécessitent
13:38des projets de loi.
13:40Par exemple,
13:41quand le Premier ministre
13:42reprend
13:44les propositions
13:45que j'avais faites
13:45sur un nouvel acte
13:47de décentralisation,
13:48de simplification,
13:49de rationalisation
13:50des compétences
13:50des collectivités,
13:51et bien ça,
13:52c'est de nature
13:53à apporter
13:54plus de 7 milliards
13:55d'économies
13:56sur le budget
13:56de la nation
13:57par an.
13:58C'est quelque chose
13:58qui a été chiffré
13:59par le maire
14:00de Charleville-Mézières,
14:01Boris Ravignon.
14:02Il y a des propositions
14:03aussi qui sont contenues
14:04dans le rapport
14:05d'Éric Woerth.
14:06Cela,
14:07c'est de nature
14:09à faire des économies
14:10structurelles
14:11qui se renouvelleront
14:13tous les ans,
14:13mais pour ce faire,
14:15nous devons avoir
14:15un projet de loi
14:16et c'est notamment
14:18la raison pour laquelle
14:18il faut qu'on arrête
14:19les discussions
14:20sur le budget
14:21pour pouvoir aborder
14:22ce type de projet de loi
14:23qui permettra
14:24d'avoir justement
14:25des économies structurelles
14:26pour notre pays
14:27et qui soient
14:28des économies solides.
14:29Est-ce que vous,
14:30parce que le Premier ministre
14:31en a reparlé vendredi soir,
14:32est-ce que vous croyez
14:33à l'allocation sociale unique ?
14:35Alors moi,
14:36j'y crois beaucoup
14:36et vous savez,
14:37j'étais,
14:38avant de faire de la politique,
14:40j'étais engagée
14:41au Resto du Coeur,
14:42j'étais bénévole
14:43et je voyais
14:44des gens qui,
14:46en fait,
14:46se perdaient
14:47dans le méandre
14:48administratif
14:50et qui n'avaient pas
14:51recours aux aides
14:53auxquelles pourtant
14:54ils avaient droit.
14:55Et donc,
14:55avoir une aide sociale unique
14:57qui permet
14:57de lutter contre
14:59le non-recours
14:59et de lutter contre
15:00les fraudes aussi,
15:01puisque tout le monde sait
15:02qu'il y en a également,
15:03eh bien,
15:03ça me semble quelque chose
15:04d'important
15:05et je suis tout à fait
15:07favorable à cette aide sociale unique.
15:08Mais est-ce que
15:09son but caché,
15:10ce n'est pas de plafonner
15:11globalement les aides ?
15:13Le vrai but
15:14de l'aide sociale unique,
15:15c'est celui
15:16que je viens de vous décrire.
15:17C'est simplifier,
15:19permettre de lutter
15:20contre le non-recours
15:21et de lutter en même temps
15:22contre les fraudes sociales.
15:23Après,
15:24il y a la question
15:24du plafonnement
15:25qui devra venir
15:27à l'Assemblée nationale
15:27et au Sénat.
15:28Comme vous le savez,
15:29c'est une notion
15:29extrêmement compliquée.
15:31Mais ce qui est sûr,
15:33c'est que
15:33l'état d'esprit
15:34qui est posé
15:35et qui est derrière
15:36ce plafonnement
15:36de dire
15:37que
15:37lorsque l'on travaille,
15:40il faut gagner plus
15:41que lorsque l'on ne travaille pas.
15:44C'est un bon état d'esprit,
15:45mais il faut que les situations
15:46soient comparables,
15:48soient égales.
15:49Et là,
15:50il faudra qu'on regarde
15:51et qu'on regarde
15:51comment on peut avancer.
15:52Mais en tout cas,
15:53l'aide sociale unique
15:53pour lutter contre le non-recours,
15:55je pense que c'est une bonne chose.
15:56C'était d'ailleurs
15:57dans le programme
15:57du président de la République
15:58en 2017.
15:59Ça fait partie des raisons
16:00pour lesquelles je me suis engagée
16:01en politique.
16:02Sur les pistes d'économie,
16:04il y avait des choses
16:05qui étaient sur la table,
16:06notamment la suppression
16:06de 4000 postes
16:08dans l'éducation nationale.
16:09Le Premier ministre
16:09vient d'annoncer
16:102000 créations à nouveau
16:12de postes dans l'éducation.
16:14Il y avait aussi
16:14l'encadrement des médecins
16:15pour essayer de limiter
16:17le nombre d'arrêts maladies
16:18en France.
16:18Là aussi,
16:19recul du gouvernement
16:19cette semaine.
16:21Est-ce que vous comprenez
16:22cette ligne ?
16:23Alors,
16:23en fait,
16:24on voit,
16:25c'est une ligne de négociation.
16:26Donc,
16:27forcément,
16:27dans une négociation,
16:28on prend et on donne.
16:30Pas complètement.
16:31Sur les arrêts maladies,
16:32par exemple,
16:33on voit qu'il y a une explosion
16:34des arrêts maladies
16:35et des sommes
16:36qui deviennent absolument
16:38phénoménales.
16:38On doit s'y pencher
16:40pour voir comment
16:41on peut réguler cela.
16:43Dans le budget de loi
16:45relatif à la sécurité sociale
16:47que nous avons réussi
16:48à adopter
16:48à l'Assemblée nationale
16:50149.3
16:51en trouvant une majorité,
16:53il y a une régulation
16:54de ces arrêts maladies
16:55avec une durée
16:56qui est limitée
16:57et qui doit,
16:58après,
16:58permettre de renouveler.
16:59On ne peut pas d'emblée
17:00donner un arrêt maladie
17:02de trois mois
17:04ou de plusieurs mois.
17:05Et donc,
17:05la régulation,
17:06nous avons commencé
17:07à la faire.
17:07Il est vrai
17:08qu'il faut continuer
17:09et que la façon
17:11de continuer
17:12doit se faire
17:12en ayant tout le monde
17:13autour de la table
17:14pour trouver la bonne méthode.
17:15Moi,
17:15je suis assez favorable aussi
17:17pour qu'on accélère
17:19et qu'on y arrive
17:20enfin
17:20à ce dossier médical
17:22unique,
17:23partagé,
17:24consultable
17:25par tous les médecins.
17:25On n'y est toujours pas.
17:27Ça fait 20 ans
17:28qu'on n'en parle.
17:30Je trouve que c'est
17:30très illustratif
17:31des difficultés
17:32qu'on peut avoir
17:33dans notre pays
17:34à avoir des bonnes idées,
17:36des choses qui sont
17:37très utiles
17:37mais qu'on n'arrive pas
17:38à réaliser.
17:39Ça traduit quand même
17:40une impuissance publique
17:41qui est extrêmement
17:42dommageable.
17:43Donc,
17:43sur ce point,
17:44il faudrait qu'on avance
17:44très vite.
17:45Karl Meus.
17:46Qui sort gagnant
17:47de cette séquence budgétaire ?
17:49On a l'impression,
17:51Perrine Tarnot l'évoquait,
17:53à l'entendre Sébastien Lecornu,
17:54que ce sont les socialistes
17:55qui sont les grands gagnants.
17:57Est-ce que c'est
17:57très habile politiquement
17:59de leur avoir fait
17:59cette victoire
18:01à deux mois
18:01des élections municipales
18:02et à un an
18:02de l'élection présidentielle ?
18:03Moi,
18:03ce qui m'importe,
18:04c'est que ce soit
18:05les Français
18:06qui sortent gagnants
18:06et pas tel ou tel camp politique.
18:09Ce n'est vraiment pas le sujet
18:09quand on parle
18:10de budget de la nation.
18:12C'est l'ensemble du pays
18:13qui en bénéficie.
18:16Après,
18:17franchement,
18:17moi,
18:17ce que je vois
18:18sur les élections municipales,
18:19c'est qu'elles ne sont
18:20absolument pas politisées
18:21et que les maires
18:22qui sont aujourd'hui
18:23en campagne
18:24ne veulent absolument pas
18:25que le débat national
18:27dévie sur le débat municipal
18:29et je crois
18:29que c'est très bien ainsi.
18:31Il faut qu'à chaque élection,
18:32on puisse parler
18:33des enjeux
18:34de cette élection-là.
18:35Oui,
18:35mais quand vous entendez
18:36Olivier Faure
18:37à la télévision
18:38l'autre jour
18:39dire,
18:39voilà,
18:39je pose mes deux conditions
18:41pour qu'il y ait
18:42une sorte d'accord
18:43de non-censure,
18:44on voit bien que là,
18:45c'est quoi ?
18:45C'est un budget socialiste ?
18:46C'est lui qui a tenu la plume ?
18:48Non,
18:48c'est un budget
18:49qui doit permettre
18:50d'avoir un large compromis
18:52puisque l'objectif,
18:53c'est de ne pas avoir
18:54un budget qui soit censuré
18:55par l'Assemblée nationale,
18:57mais je crois que,
18:59vous savez,
18:59quand on n'a pas de majorité,
19:01et c'est le cas ici,
19:03en fait,
19:03celui qui tend la main,
19:05celui qui accepte
19:06cette main tendue
19:07est toujours plus intelligent
19:09que ceux qui,
19:10résolument,
19:11font comme s'ils avaient
19:12une majorité
19:12alors qu'ils n'en ont pas.
19:13Et donc,
19:14moi je crois profondément,
19:15vous savez,
19:16le compromis,
19:17le dialogue,
19:18le fait de faire des pas
19:19les uns vers les autres,
19:19c'est ce que je prône
19:21depuis que je fais
19:22de la politique.
19:23Donc là,
19:23moi je trouve que si
19:24le Parti Socialiste
19:26et d'autres,
19:27parce que sur le PLFSS,
19:28les écologistes,
19:29les communistes
19:30ont fait un pas aussi,
19:31eh bien,
19:31on sort toujours gagnant
19:33et grandit
19:33des pas que l'on fait
19:34vers les autres.
19:35et parce que c'est
19:36très pragmatique,
19:37c'est très pragmatique.
19:39Si en fait,
19:39aujourd'hui,
19:40personne ne faisait un pas
19:41vers les autres.
19:42Mais c'est quand même
19:42le macronisme
19:43qui finit en socialisme.
19:44Mais pas du tout.
19:46L'essence même
19:47du macronisme,
19:48c'est quoi madame ?
19:49C'est justement
19:50le dépassement des clivages,
19:52c'est justement
19:52le rassemblement,
19:54c'est justement
19:54le fait de ne pas se dire
19:56qu'on a raison
19:56à soi tout seul.
19:58C'était ça le macronisme,
19:59c'est pour ça que moi
19:59je rentre en politique
20:00en 2017,
20:01parce que ça,
20:02ça m'inspire
20:03et ça me parle.
20:03Le fondement économique
20:05qui était plus libéral
20:06que le socialisme.
20:06Mais bien sûr,
20:07mais là on est en train
20:07de parler de la procédure
20:09et de la façon
20:09d'aboutir.
20:10Eh bien,
20:11cette façon d'aboutir,
20:12ce dialogue avec tout le monde,
20:14cette construction commune,
20:15eh bien c'est l'essence
20:16du macronisme.
20:17Et donc je ne peux
20:17que m'en réjouir.
20:18Vous voyez bien
20:19que le point de départ,
20:20Sébastien Lecornu au début,
20:21dit je veux arriver
20:23à moins de 5% de déficit
20:25qu'aujourd'hui,
20:26dans son expression,
20:27et vous l'avez reprise,
20:28il dit 5% de déficit.
20:30Donc on voit bien
20:30que ça a un coût,
20:32ce compromis
20:33qui est peut-être élevé
20:34aussi pour les Français.
20:35Mais ça a un coût,
20:36mais le fait
20:37de ne pas avoir de budget
20:38aurait un coût
20:39bien plus élevé.
20:41Bien plus élevé.
20:42Vous savez,
20:43quand on n'a pas eu de budget
20:44après la chute
20:45du gouvernement Barnier,
20:47c'est près de 50%
20:48des investissements,
20:50que ce soit
20:50des investissements étrangers
20:51ou des investissements
20:53nationaux,
20:53qui ont été
20:54soit annulés,
20:55soit reportés.
20:56Alors le coût
20:57d'une absence de budget
20:58serait immensément
21:00plus lourd
21:00pour notre économie,
21:01pour notre pays,
21:02pour la stabilité
21:03de notre pays
21:04que le coût
21:05d'un budget.
21:05Et si nous parvenons
21:07à ce budget
21:08avec un déficit
21:09autour de 5%,
21:10je pense que
21:11nos compatriotes
21:12pourront y voir
21:14l'aboutissement
21:15d'une nouvelle façon
21:18de faire
21:18de la politique
21:19et surtout
21:20d'un pragmatisme
21:21qui, je crois,
21:22est à la hauteur
21:23des enjeux.
21:23Nous avons d'autres enjeux
21:26aujourd'hui
21:27qui doivent nous préoccuper.
21:28Les enjeux internationaux,
21:30les enjeux de sécurité,
21:31les enjeux militaires.
21:32Et donc,
21:33travaillons plutôt
21:34sur tout cela,
21:35plutôt de continuer
21:36à nous écharper
21:37sur le budget.
21:38Vous écoutez,
21:38Yael Brunpivet,
21:39toutes ces séquences
21:39du budget
21:40n'ont pas entamé
21:41le bilan
21:41d'Emmanuel Macron.
21:43Je ne vois pas
21:44vraiment bien
21:45le rapport
21:45entre les deux.
21:46Excusez-moi,
21:46expliquez-moi.
21:47Revenir sur la réforme
21:48des retraites,
21:50il y a eu
21:50un certain nombre
21:51de pas en arrière,
21:53par rapport
21:54à ce qu'était
21:55l'ambition
21:55d'Emmanuel Macron.
21:57Alors,
21:57nous ne sommes pas
21:58techniquement revenus
22:00sur la réforme
22:01des retraites.
22:01Cette réforme
22:01des retraites
22:02est suspendue
22:03et en 2027,
22:05les candidats
22:06à l'élection présidentielle
22:07et le Parlement
22:08pourront y revenir,
22:11mais nous ne l'avons pas,
22:12nous ne l'avons fait
22:13que la suspendre.
22:14Après,
22:15nous n'avons pas
22:16infléchi drastiquement
22:18la politique
22:18qui est la nôtre
22:19de 2017.
22:19On a l'impression
22:20que ce quinquennat
22:21se termine.
22:23Il faut,
22:23en résumé,
22:24il faut lâcher
22:25beaucoup de choses
22:25pour rester au pouvoir,
22:27notamment pour que
22:27le gouvernement,
22:28le cornu,
22:28se maintiennent au pouvoir.
22:29Mais quelle autre solution,
22:30madame,
22:31avez-vous ?
22:31Il ne s'agit pas
22:32de maintien au pouvoir,
22:33vous savez,
22:34il s'agit de respect
22:35des Français,
22:36du respect du résultat
22:37des urnes.
22:38Les Français ont voté
22:39en 2024
22:40pour cette Assemblée nationale,
22:42là.
22:43Les Français ont décidé
22:44de ne doter
22:45personne de majorité,
22:47personne.
22:47Les Français ont décidé
22:48de voter pour
22:49ces 11 groupes
22:51représentés
22:51à l'Assemblée nationale.
22:52Moi,
22:53ma mission,
22:54tant que présidente
22:54de l'Assemblée nationale,
22:55c'est de respecter
22:56la volonté des Français
22:57et de faire en sorte
22:58que le résultat
22:59de leur vote,
23:00de leur suffrage,
23:02puisse faire en sorte
23:03que notre pays
23:04ne tombe pas
23:04dans le chaos
23:05et l'instabilité permanente.
23:07Alors,
23:07moi j'entends bien
23:08les gens qui disent
23:09il faudrait faire différemment.
23:11Mais comment ?
23:12Est-ce qu'on peut gouverner
23:13un pays avec 50 parlementaires
23:14ou avec 60
23:15ou avec 100 parlementaires
23:16dans une Assemblée
23:17de 577 parlementaires ?
23:19Assurément,
23:20non.
23:20Et donc,
23:20il faut trouver
23:22des majorités,
23:23des compromis.
23:24C'est ce que nous faisons
23:24à l'Assemblée nationale.
23:25Vous savez,
23:26depuis 2024,
23:27nous avons adopté
23:27150 textes
23:29à l'Assemblée nationale.
23:30Nous les avons votés.
23:31Nous avons trouvé
23:32des majorités.
23:33Nous avons trouvé
23:33des majorités
23:34pour lutter
23:35contre le narcotrafic.
23:36Nous avons trouvé
23:36des majorités
23:37pour remonter
23:38Mayotte
23:39après le cyclone Chido.
23:40Nous avons trouvé
23:41des majorités
23:42pour réformer
23:43la définition du viol
23:44après le procès de Mazan.
23:45Nous avons trouvé
23:46des majorités
23:47pour voter
23:47un registre national
23:49contre le cancer.
23:50Nous savons
23:51à quel point
23:52ce fléau
23:52touche nos compatriotes.
23:54Donc,
23:54nous réussissons
23:55à trouver des compromis.
23:56Sur le budget,
23:57c'est extrêmement compliqué.
23:59Ce n'est pas parce que
23:59c'est compliqué
24:00qu'il ne faut pas
24:01y parvenir
24:02en négociant
24:03et donc en faisant
24:04des compromis.
24:06Mais en tout cas,
24:06nous n'avons pas le choix
24:07puisqu'il s'agit
24:09de faire travailler
24:10cette Assemblée nationale
24:11qui a été élue
24:12par les Français
24:13et qui ne s'était
24:15jamais autant mobilisé.
24:17C'est important
24:18de le rappeler.
24:19Il y a une bonne pivée.
24:20Éric Lombard,
24:20l'ancien ministre de l'économie,
24:21a affirmé sur Public Sénat
24:22cette semaine
24:23que des milliers
24:24de riches
24:25ne payaient pas
24:26l'impôt sur le revenu.
24:28D'abord,
24:28est-ce que c'est vrai
24:28à votre connaissance ?
24:29Écoutez,
24:30je n'en sais rien
24:31et le président
24:31de la commission
24:32des finances
24:32dont je salue
24:34l'action
24:35à cet égard
24:35a été
24:36aberci
24:37et faire un contrôle
24:38sur place
24:38et sur pièce
24:39pour demander
24:40des documents.
24:41Ça fait partie
24:42des prérogatives
24:43du Parlement.
24:44Le Parlement
24:44a cette mission
24:45constitutionnelle
24:46de contrôler
24:47le gouvernement
24:47et donc nous allons
24:48suivre attentivement
24:50le résultat
24:51de ce contrôle.
24:51D'accord,
24:52mais cette affirmation
24:52d'un ancien ministre
24:53de l'économie,
24:54ça ne vous a pas surpris ?
24:56Je trouve que c'est
24:57très choquant
24:57si c'est avéré.
25:01Vous savez,
25:01le pacte social
25:03repose
25:03sur une participation
25:05égale
25:07devant les charges publiques.
25:08ça date
25:09de la révolution française
25:10et donc
25:11cette participation
25:12égale
25:13devant les charges publiques
25:15elle doit être
25:15le fait de tout le monde
25:16qu'on soit
25:17riche
25:18ou
25:19pauvre
25:20et donc
25:21s'il y a
25:22effectivement
25:23des contribuables
25:24très aisés
25:25qui échappent
25:25à tout impôt
25:26par le biais
25:27d'optimisation fiscale
25:29et tout ça
25:29mais écoutez,
25:30je crois que c'est important
25:31de le mettre
25:31dans le débat public
25:32et donc on verra bien
25:33ce que donnera
25:34le résultat
25:35du contrôle
25:35sur place
25:35et sur pièce
25:36de monsieur le président
25:37de la commission
25:37des finances
25:38Éric Coquerel
25:38en tout cas moi
25:39j'attends
25:40mais comme à chaque fois
25:41que le gouvernement
25:42se soumette
25:44à ce contrôle
25:44ça fait partie
25:46aussi
25:46des missions constitutionnelles
25:48du parlement
25:48que je dois faire respecter.
25:50Avec des réponses
25:55par oui ou par non
25:56juste avant la pause
25:57après l'assassinat
25:58en Corse
25:59d'Alain Orsoni
25:59lors des funérailles
26:01de sa mère
26:01dites-vous que la Corse
26:02est aujourd'hui
26:04sous la coupe
26:05de mafia ?
26:07C'est difficile
26:07de répondre
26:08par oui ou par non
26:09mais ce qui est sûr
26:10c'est que ça signe
26:11le retour
26:11d'une certaine violence
26:12sur le territoire corse
26:14là où depuis
26:15des années
26:16on pouvait penser
26:17que c'était apaisé
26:18et donc il faut
26:19être assez préoccupé
26:21par cette situation
26:22et en tout cas
26:22condamner évidemment
26:24ce qui s'est passé
26:24et c'est absolument
26:25dramatique.
26:26Érine Tarnot
26:27Faut-il interdire
26:28dans l'espace public
26:28le port du voile
26:29aux mineurs
26:30de moins de 15 ans ?
26:30C'est l'amendement
26:31qui sera apporté
26:32par le groupe Renaissance
26:33cette semaine
26:34lors de la niche parlementaire
26:35des Républicains.
26:36Car moi je suis effectivement
26:37pour le fait
26:38que nos enfants
26:39quelles que soient
26:40leurs confessions
26:40puissent grandir
26:41librement dans notre pays
26:43avec leur liberté
26:44de conscience.
26:46Et ce qui veut dire ?
26:46Ce qui veut dire
26:47que je suis favorable
26:48à cela.
26:50Tout autre sujet
26:51êtes-vous pour ou contre
26:52le soutien
26:52de votre parti Renaissance
26:53à la candidature
26:54de Louis Sarkozy
26:55aux élections municipales
26:56de Menton ?
26:57Écoutez elle m'a
26:58un petit peu étonnée
26:59vous savez que moi
27:00je suis assez
27:01j'ai pas suivi
27:02ces dossiers
27:03en tant que membre
27:04de Renaissance
27:05mais j'ai été étonnée
27:06et j'ai été aussi
27:07concernée
27:08par les propos
27:09qui pourraient
27:10laisser penser
27:11qu'on pourrait avoir
27:12une quelconque alliance
27:13avec des personnes
27:14appartenant à l'extrême droite.
27:16Moi je suis très claire
27:17ça fonde mon engagement politique
27:18jamais
27:19jamais
27:19d'alliance
27:20avec l'extrême droite
27:21quelles que soient
27:22les circonstances.
27:23Donc contre.
27:23Contre.
27:24Yael Bonne-Pivet
27:25la présidente de l'Assemblée nationale
27:26est notre invitée
27:27ce dimanche
27:27dans le Grand Jury
27:28on se retrouve dans un instant
27:29et on va notamment
27:30évoquer la situation
27:31internationale
27:32notamment avec
27:33les nouvelles initiatives
27:34de Donald Trump
27:35contre l'Europe
27:36à tout de suite.
27:47Suite du Grand Jury
27:48présenté par Olivier Bost
27:50Yael Bonne-Pivet
27:52la présidente de l'Assemblée nationale
27:54et notre invitée
27:55Perrine Tarnot
27:55de Public Sénat
27:57et Carl Meus
27:58du Figaro
27:58sont à mes côtés
27:59pour vous interroger.
28:01Le Grand Jury
28:02l'actualité de la semaine
28:04Alors Donald Trump
28:06a très mal pris
28:07l'arrivée
28:07de quelques militaires
28:08européens
28:09sur le sol
28:10du Groenland
28:10le président américain
28:12veut imposer
28:1310% supplémentaire
28:14de droits de douane
28:15à la France
28:16et à 7 autres
28:17pays européens
28:18Emmanuel Macron
28:19a promis de réagir
28:21il demande même
28:22l'activation
28:23de l'instrument
28:24anti-coercition
28:25de l'Europe
28:26il faut répliquer
28:28par des droits de douane ?
28:29En tout cas
28:30ce qui est sûr
28:30c'est qu'on ne peut pas
28:31laisser faire
28:31que cette vision
28:35de l'ordre mondial
28:37des Etats-Unis
28:39est plus que dérangeante
28:41il est en train
28:42malheureusement
28:42de déstabiliser
28:44et de revenir
28:46et de réinterroger
28:47l'ensemble
28:47des règles
28:48qui forgent
28:49le droit international
28:50depuis la seconde guerre mondiale
28:52et donc
28:52on ne peut pas
28:53regarder cela
28:54sans rien faire
28:55il faut d'une part
28:57réaffirmer
28:58notre attachement
28:59justement
28:59nous
28:59à cet ordre international
29:01au multilatéralisme
29:02et au droit international
29:04c'est important
29:04il ne faut pas
29:05renoncer
29:06à cela
29:07parce que ça
29:08a apporté
29:09les preuves
29:10de leur efficacité
29:11tous ces dispositifs
29:12c'était pas suffisamment clair
29:13au moment du Venezuela
29:14notamment
29:14mais en revanche
29:15en tout cas moi
29:16je l'ai réaffirmé
29:17très clairement
29:18et je crois que le gouvernement
29:19l'a fait également
29:20mais en tout cas
29:20il faut le dire
29:21et le marteler
29:21nous sommes la patrie
29:23des droits de l'homme
29:23attachée au droit international
29:24et nous ferons en sorte
29:26que le droit international
29:27puisse survivre
29:28maintenant
29:29justement
29:29une fois qu'on a dit ça
29:30et bien
29:31le droit international
29:32ça marche
29:33dans les deux sens
29:34et donc nous avons
29:36nous ne pouvons pas
29:37laisser faire
29:37nous ne pouvons pas
29:38subir
29:39de telles menaces
29:41et de telles tentatives
29:43de coercition
29:43et donc vous l'avez évoqué
29:44nous avons
29:45un règlement
29:46anti-coercition
29:47que nous avons adopté
29:49au sein de l'Union Européenne
29:50justement
29:51pour faire face
29:52à ce type
29:53d'événements
29:54où
29:54par le biais
29:56de menaces
29:57sur les droits de douane
29:58on essaierait
29:59de demander
30:01à tel ou tel
30:02pays européen
30:03d'adopter
30:03telle ou telle position
30:04et donc
30:05c'est un outil
30:06qui est parfaitement adapté
30:07à la situation actuelle
30:08et il faut évidemment
30:09ne pas hésiter
30:11à le brandir
30:12voire
30:13à l'utiliser
30:14si cela s'avérait
30:15nécessaire
30:16on ne peut pas tolérer
30:17que les échanges
30:18internationaux
30:19qu'il s'agisse
30:20de notre commerce
30:21mais aussi
30:22de la paix
30:22et de l'intégrité
30:23des territoires
30:24soient régis
30:25par la volonté
30:25d'un seul homme
30:27fut-il président
30:28des Etats-Unis
30:29alors un seul homme
30:30Emmanuel Macron
30:30a décidé quand même
30:31d'envoyer des militaires
30:32français au Groenland
30:34est-ce qu'il faut
30:34que l'Assemblée nationale
30:36vote sur ce sujet
30:37alors sur ce sujet
30:38non parce que
30:40notre droit
30:40est ainsi fait
30:41que le contrôle
30:43parlementaire
30:44ne s'effectue pas
30:45lorsqu'il s'agit
30:46d'opérations extérieures
30:48ainsi réalisées
30:49en revanche
30:50nous aurons demain
30:51un débat
30:52à l'Assemblée nationale
30:53que j'ai voulu
30:54rénover
30:54sur la situation
30:56internationale
30:57Venezuela
30:58Groenland
30:59Iran
31:00etc
31:00je pense que ça
31:01c'est important
31:01et puis
31:02moi
31:03vous savez que
31:04je vais accueillir
31:05en septembre
31:06le G7
31:07parlementaire
31:08à l'Assemblée nationale
31:09avec donc mon homologue
31:10notamment américain
31:12Mike Johnson
31:13mon homologue canadien
31:14britannique
31:15etc
31:15et j'ai choisi
31:17justement
31:17de mettre
31:18à l'ordre du jour
31:19de ce G7 parlementaire
31:21les questions
31:21de contrôle parlementaire
31:23et d'autorisation parlementaire
31:24de ce type d'opération
31:26parce que
31:27justement
31:27on ne peut pas
31:29laisser simplement
31:30nos dirigeants
31:31décider
31:33d'engagement
31:35de nos forces
31:36et d'engagement
31:37donc de pays
31:38sans qu'il y ait
31:39des regards
31:39parlementaires
31:40ça m'apparaît
31:41extrêmement important
31:42et on voit bien
31:43aujourd'hui
31:43regardez aux Etats-Unis
31:44ce qui se passe
31:45vous avez plusieurs résolutions
31:47qui ont été déposées
31:48par des parlementaires
31:49démocrates et républicains
31:50vous avez des parlementaires
31:51démocrates et républicains
31:52qui se sont rendus
31:53au Danemark
31:54vous avez
31:55dans tous les pays
31:56des parlementaires
31:57qui se dressent
31:58et ça m'apparaît
31:59extrêmement important
32:00sur le plan démocratique
32:01et donc moi je souscris
32:02au fait que les parlements
32:04aient de plus en plus
32:05leur mot à dire
32:07s'agissant
32:07de cet ordre mondial
32:10que l'on voit bouger
32:11sous nos yeux
32:12mais pour l'instant
32:12ça n'a pas l'air
32:13de beaucoup freiner
32:13Donald Trump
32:14est-ce qu'au-delà
32:15de droits de douane
32:16réciproques
32:17est-ce qu'il faut
32:17prendre plus de mesures
32:18notamment empêcher
32:19l'accès au marché public
32:20européen
32:20de certaines entreprises
32:21américaines
32:22également taper
32:23les géants
32:23du numérique
32:24ça fait partie
32:25des possibilités
32:27dans cet instrument
32:28anti-coercition
32:29moi je crois
32:30qu'aujourd'hui
32:30il faut évidemment
32:32dialoguer
32:33c'est ce que font
32:33le Danemark
32:34ils ont eu
32:35une réunion récente
32:36à Washington
32:37justement pour essayer
32:39d'aborder cette chose
32:40de façon
32:41un peu plus
32:42modérée
32:43sans brandir
32:44ces instruments
32:45coercitifs
32:46pour autant
32:47il ne faut pas
32:48hésiter
32:49je pense que
32:50nous avons
32:51une relation
32:52partenariale
32:53extrêmement importante
32:54l'Europe
32:55est aussi importante
32:55pour les Etats-Unis
32:56que les Etats-Unis
32:57sont importants
32:58pour l'Europe
32:58et donc il faut
32:59le rappeler
33:00ne pas avoir peur
33:01d'affirmer
33:02qui on est
33:03ce que l'on veut
33:04ce que l'on dit
33:04et l'intégrité
33:05des territoires
33:06européens
33:08et des territoires
33:08autonomes
33:09qui sont rattachés
33:11doit être
33:12assurée
33:12et garantie
33:13Et si Donald Trump
33:14engage la force
33:15contre le Groenland
33:17ça veut dire quoi ?
33:18Ça veut dire
33:18la fin de l'OTAN ?
33:20Ça veut dire que nous sommes
33:20en guerre avec les Etats-Unis ?
33:21Ça veut dire quoi concrètement ?
33:23Moi je n'ose l'imaginer
33:24et c'est justement
33:25l'objet en ce moment
33:26de ces discussions
33:28entre le Danemark
33:29et les Etats-Unis
33:30de ces initiatives
33:32parlementaires
33:33parce que
33:34moi ce que je vois aussi
33:35aux Etats-Unis
33:36c'est que
33:37Donald Trump
33:38n'a pas le soutien
33:38de sa population
33:39en tout cas lorsque
33:40l'on regarde les études
33:41les Américains
33:42sont très largement opposés
33:44à une intervention militaire
33:46au Groenland
33:47et ce que j'ai noté
33:48c'est que mon homologue
33:49Mike Johnson
33:49est également
33:51très opposé
33:52à une intervention
33:53militaire au Groenland
33:54donc vous voyez
33:55que tout cela
33:56est de nature
33:57je le crois
33:58à faire en sorte
33:59de trouver une solution
33:59pacifique
34:01qui permette
34:01aux Etats-Unis
34:03d'être protégés
34:05et on voit bien
34:05à quel point
34:06depuis la Seconde Guerre mondiale
34:07le Groenland
34:08est une terre stratégique
34:09il y a déjà
34:10une base américaine
34:11au Groenland
34:12il peut y avoir
34:13des discussions
34:13des échanges
34:14pour voir comment
34:15les Etats-Unis
34:16augmentent leur présence
34:17au Groenland
34:18sur cette base
34:19mais justement
34:21ce n'est pas le même sujet
34:22du tout
34:23et là
34:23c'est très important
34:24mais c'est comme
34:25pour le Venezuela
34:25les ressources naturelles
34:27des pays
34:28leur appartiennent
34:29et il ne s'agirait pas
34:31qu'il y ait
34:31des appropriations
34:33par la force
34:34de ces ressources
34:35cela se ferait
34:36en violation totale
34:38du droit international
34:39et il faudrait
34:40évidemment
34:40le dénoncer
34:41sur un autre sujet
34:42il y a la situation
34:43en Iran
34:44est-ce qu'il aurait fallu
34:46que les Etats-Unis
34:47interviennent
34:48pour sauver
34:49le peuple iranien
34:51on sait
34:51peut-être
34:51il y a eu des hésitations
34:52qu'au dernier moment
34:53ça n'a pas été fait
34:54est-ce que vous trouvez
34:54que la France
34:55et l'Union Européenne
34:56sont à la hauteur
34:58de la situation
34:58vous savez
34:58les interventions militaires
35:00elles ont un cadre
35:02on ne peut pas
35:02moi je ne souhaite pas
35:03que les Etats-Unis
35:05fût-ce-t-il
35:06cette intervention
35:08fût-ce-t-elle dirigée
35:09contre le régime
35:11des MOLA
35:12dont on sait
35:13à quel point
35:13il opprime
35:14la population
35:15ces interventions
35:15ne peuvent pas se faire
35:17en dehors
35:18des cadres internationaux
35:19ça n'est pas possible
35:20je viens de vous dire
35:21qu'il fallait
35:23que la France
35:24porte toujours
35:25cette voie
35:25du droit international
35:26donc pas d'intervention
35:28en dehors du cadre international
35:29il faut continuer
35:30et accentuer
35:31les sanctions
35:33à l'égard
35:34de l'Iran
35:35et à l'égard
35:36de ses dirigeants
35:37continuer la pression
35:39mais ce n'est pas
35:40à nous
35:40d'intervenir
35:41militairement
35:42en dehors
35:43d'un cadre
35:44international
35:44et est-ce qu'il faut
35:45inscrire les gardiens
35:46de la révolution
35:46sur la liste
35:47des organisations terroristes
35:49mais ça peut être
35:50effectivement
35:50une option
35:51en tout cas
35:52moi je pense
35:52qu'il faut regarder
35:53toutes les options
35:54qui permettent
35:55de faire plier
35:56le régime
35:57de faire en sorte
35:58et ça c'est fondamental
36:00nous sommes le pays
36:01de l'abolition
36:02de la peine de mort
36:03qu'ils arrêtent
36:05ces exécutions
36:06arbitraires
36:07sommaires
36:09ça doit révulser
36:10le monde entier
36:11et ça il faut
36:12le condamner
36:13et ne jamais cesser
36:14de le rappeler
36:15et je rappelle
36:16que l'Iran
36:17est aussi un pays
36:18qui pratique
36:18la politique
36:19d'otages
36:20d'État
36:21que nous avons encore
36:21deux Français
36:23qui sont en Iran
36:24et qui aujourd'hui
36:25ne peuvent pas
36:26quitter le sol
36:27iranien
36:27et là aussi
36:28il faut continuer
36:29à peser
36:30sur l'Iran
36:31pour qu'il libère
36:32définitivement
36:33Cécile Collère
36:34et Jacques Paris
36:34Alors on va revenir
36:40sur l'actualité
36:41parlementaire
36:41mais avant de parler
36:42de la prochaine
36:42loi agricole
36:43le Mercosur
36:44a été signé
36:45au Paraguay
36:46par la présidente
36:47de la commission
36:47européenne
36:48Ursula von der Leyen
36:49hier
36:49est-ce que tout d'abord
36:50c'est normal
36:51que cet accord
36:52de libre-échange
36:53avec les pays
36:54d'Amérique du Sud
36:55s'applique avant même
36:56le vote du Parlement
36:57européen ?
36:58Écoutez on voit
36:59que les procédures
37:00qui sont suivies
37:01permettent au Parlement
37:03d'avoir une action
37:05et il y aura
37:06mercredi
37:07et c'est très important
37:09un vote
37:10avec une saisine
37:11de nombreux parlementaires
37:12pour demander justement
37:13la saisine
37:15de la Cour de justice
37:15de l'Union européenne
37:16pour justement
37:18pouvoir suspendre
37:19l'application
37:20de cet accord
37:21et vous voyez bien
37:22que les parlements
37:23ont un rôle
37:24immense à jouer
37:26et je suis convaincue
37:27que ce sera
37:27de plus en plus
37:28le cas
37:29C'est votre dernier espoir
37:30dans l'épisode
37:31du Mercosur ?
37:32Alors c'est pas
37:33il n'y a jamais
37:33de derniers espoirs
37:35il faut toujours
37:35négocier
37:36discuter
37:37on voit que
37:38notre bataille
37:39le fait que
37:40là aussi
37:40le Parlement national
37:42ait pu se prononcer
37:43à de nombreuses reprises
37:44contre cet accord
37:45ont permis
37:46de négocier
37:47alors il y a des résultats
37:48quand même
37:49on ne peut pas dire
37:49ça ne servait à rien
37:50les clauses de sauvegarde
37:52ça sert à quelque chose
37:53les clauses miroirs
37:54ça sert à quelque chose
37:55les contrôles accrus
37:56ça permet d'assurer
37:57que tout cela
37:58est effectif
37:59donc non
38:00on ne peut pas dire
38:00que toute la mobilisation
38:02de nos agriculteurs
38:04de nos parlementaires
38:05n'est servie à rien
38:06il faut continuer
38:07à se battre
38:07et moi je soutiens
38:08évidemment
38:09cette demande
38:10de saisine
38:10dans le contexte international
38:12avec les tensions
38:14très fortes
38:15avec la Chine
38:16avec les Etats-Unis
38:16est-ce qu'ouvrir
38:17un marché de libre-échange
38:18avec 700 millions
38:19de Sud-Américains
38:20ce n'est pas positif
38:21pour la France
38:22et l'Union Européenne
38:23c'est d'ailleurs
38:24ce que dit Ursula von der Leyen
38:25elle dit que le Mercosur
38:26rend plus fort
38:28politiquement
38:28et plus indépendante
38:29l'Europe
38:30vous n'êtes pas d'accord
38:30avec elle ?
38:31alors si
38:32je suis d'accord avec elle
38:34sur le fait de dire
38:34que les accords
38:35de libre-échange
38:36permettent justement
38:37d'assurer un cadre
38:38à nos échanges internationaux
38:40et peuvent être
38:41favorables
38:42quand on regarde
38:43quand on regarde
38:45l'accord sur le CETA
38:46avec nos amis canadiens
38:48il a été favorable
38:49à la France
38:51et à l'Union Européenne
38:52il y a eu
38:53une augmentation
38:53des échanges
38:53et pourquoi les agriculteurs
38:53s'étaient également mobilisés
38:55ils s'étaient mobilisés
38:56et on voit que notre agriculteur
38:57finalement bénéficie
38:58du CETA
38:59et donc tout n'est pas
39:01binaire
39:01tout n'est pas binaire
39:02et c'est pour ça
39:03qu'il fallait se battre
39:04sur les clauses de sauvegarde
39:05et les clauses miroirs
39:06ce qui est important
39:07est-ce que nos agriculteurs
39:08nous disent
39:09est-ce que j'entends
39:10ce que j'écoute tout le temps
39:11quand je discute avec eux
39:12c'est quoi
39:12ils veulent avoir
39:14des conditions de concurrence
39:15qui soient loyales
39:16là où c'est interdit
39:17chez nous
39:18ça doit être interdit ailleurs
39:20c'est pour nos agriculteurs
39:22mais c'est pour nous
39:23c'est pour notre santé
39:24lorsqu'en France
39:25nous interdisons
39:26tel ou tel produit
39:27c'est pour protéger
39:28les français
39:29pour protéger
39:29les consommateurs
39:30aussi
39:31et donc
39:32il ne s'agirait pas
39:33d'accepter que ces produits
39:34arrivent de l'étranger
39:35parce que cette protection
39:36serait vaine
39:37et donc
39:38ça il faut être
39:39très ferme là-dessus
39:40parce que c'est
39:41notre agriculture
39:42donc il faut
39:43de l'équité
39:45dans les échanges
39:46c'est fondamental
39:46mais évidemment
39:48qu'il ne faut pas
39:49renoncer
39:50à nouer des accords
39:51avec de nouveaux partenaires
39:53lorsque l'on voit
39:54ce que font
39:54nos partenaires
39:55historiques
39:56les Etats-Unis
39:57et l'imprévisibilité
39:58de Donald Trump
39:59et donc
40:00la question
40:02des échanges
40:03fragilisés
40:04entre les Etats-Unis
40:05et l'Europe
40:06et bien évidemment
40:07qu'il faut
40:07s'ouvrir
40:08vers d'autres marchés
40:09nous avons signé
40:09des accords aussi
40:10avec le Vietnam
40:11avec d'autres pays
40:13avec le Japon
40:14et c'est important
40:14de continuer
40:15de la sorte
40:16parce qu'il faut
40:17diversifier
40:18et étendre
40:19notre regard
40:20c'est le discours
40:21qui est tenu
40:21vis-à-vis des agriculteurs
40:22et qu'on les soutient
40:24contre vents et marées
40:26et même contre l'ouverture
40:27de ces nouveaux marchés
40:28pourquoi finalement
40:29ne pas les amener
40:30vers ces solutions-là ?
40:32En fait
40:32il faut protéger
40:34les protéger
40:34et en même temps
40:35effectivement
40:36leur montrer
40:37à quel point
40:37ces nouveaux marchés
40:38peuvent être bénéficiaires
40:39on voit sur le Mercosur
40:40par exemple
40:40on a des filières
40:41les filières IGP
40:43les filières laitières
40:44etc.
40:45sont favorisées
40:46dans cet accord
40:47donc tout n'est pas binaire
40:49il faut être nuancé
40:50mais
40:51il faut absolument
40:52qu'on protège
40:53notre agriculture
40:54et qu'on trouve
40:55les voies et moyens
40:55de le faire
40:56on sait à quel point
40:57nous y sommes
40:58tous extrêmement attachés
41:00elle fait partie
41:01de notre histoire
41:01elle fait partie
41:02de nos paysages
41:03et ça
41:03c'est l'identité française
41:05l'agriculture de France
41:06Justement
41:07Yael Lebrun Pivet
41:08pour répondre
41:09à la dernière crise
41:11le gouvernement
41:11a annoncé
41:12encore
41:13je dirais
41:13encore une nouvelle loi
41:14sur l'agriculture
41:16une loi d'urgence
41:16alors qu'il y a
41:17deux lois
41:18qui ont été adoptées
41:19récemment
41:20il y avait
41:20l'orientation agricole
41:21en mars 2025
41:22et la loi Duplon
41:23entre les deux
41:24ça veut dire quoi ?
41:25ça veut dire que finalement
41:26dès qu'il y a une contestation
41:27il y a une loi
41:27c'est à peu près
41:28le principe là
41:29alors je crois pas
41:30et j'espère pas en tout cas
41:31mais effectivement
41:32on a fait beaucoup de lois
41:33pour nos agriculteurs
41:34et vous venez d'en citer deux
41:35mais on en a fait d'autres
41:35également
41:36pour leur assurer
41:37une juste rémunération
41:40avec les lois
41:40égalimes
41:41on leur a assuré
41:42une juste retraite
41:43avec des lois
41:45qui venaient de bancs
41:46très différents
41:47sur la retraite agricole
41:49donc on a agi
41:50pour les agriculteurs
41:51mais là on annonce
41:52une nouvelle loi
41:53alors que les décrets
41:54des deux précédents
41:54ne sont même pas
41:55alors moi c'est exactement
41:56ce à quoi j'allais venir
41:58en fait
41:58en tant que président
41:59de l'Assemblée nationale
42:00moi je suis attentive
42:01vous l'aurez compris
42:02au vote des français
42:03et au respect du vote
42:04des français
42:05mais je suis également
42:06attentive au respect
42:07du vote des députés
42:09et nous avons voté
42:10un certain nombre de lois
42:11qui ne sont pas appliquées
42:12et effectivement
42:13vous citez en exemple
42:14les deux lois agricoles
42:15mais on pourrait dire ça
42:17finalement
42:17de très nombreuses lois
42:19dans de très nombreux secteurs
42:20est-ce que ça veut dire
42:20que vous êtes en train de dire
42:21que la loi d'urgence
42:23sur l'agriculture
42:24n'est pas nécessaire
42:25et qu'il faut déjà
42:26commencer par appliquer
42:27les deux précédentes
42:27je ne dis pas
42:28qu'elle n'est pas nécessaire
42:29ce que je dis
42:30c'est qu'il faut appliquer
42:30les deux précédentes
42:31parce qu'il faut
42:32respecter la volonté
42:34du législateur
42:35est-ce que c'est
42:36la première urgence
42:37cette loi agricole
42:38ne peut pas passer le budget
42:39c'est d'appliquer
42:41les lois
42:41que nous avons votées
42:43et donc
42:43le 10 février
42:45il y aura une séance
42:47à l'Assemblée Nationale
42:48consacrée
42:49à l'application des lois
42:50j'invite
42:51tous vos auditeurs
42:53tous vos téléspectateurs
42:54à la regarder
42:54parce que c'est
42:55important
42:56on dit toujours
42:56et moi je l'ai beaucoup entendu
42:57dans le grand débat
42:58les décrets ne sont pas appliqués
43:00c'est une journée de contrôle
43:00c'est ça ?
43:01c'est une journée de contrôle
43:02dans l'hémicycle
43:03que je présiderai
43:04personnellement
43:06et tous les présidents
43:07de commissions
43:08ont pris des textes
43:10qui méritaient
43:12d'avoir des réponses
43:13du gouvernement
43:13et donc on aura
43:14des ministres au banc
43:15qui pourront justifier
43:16pourquoi j'ai pas fait ça
43:17pourquoi j'ai pas fait ça
43:18pourquoi ils n'ont pas pris
43:19les décrets d'application
43:20de telle ou telle loi
43:20et il y aura un focus
43:22sur la loi du plan
43:23justement un focus
43:24sur la loi du plan
43:25parce que suite
43:25à la pétition
43:26qui avait été signée
43:27par plus de 2 millions
43:28de français
43:29contre cette loi
43:29vous deviez organiser
43:30un débat
43:31à l'Assemblée Nationale
43:32est-ce que ce débat
43:32va se tenir dans ce cadre-là
43:34ou est-ce qu'il y aura
43:34un débat spécifique
43:35sur la loi du plan
43:36alors il y aura un débat
43:36spécifique sur la loi du plan
43:38le lendemain
43:38le 11 février
43:39donc 10 et 11 février
43:41deux séances importantes
43:42dans l'hémicycle
43:43de l'Assemblée Nationale
43:44avec contrôle
43:46de l'application des lois
43:47et prise des décrets
43:48et justification
43:49du gouvernement
43:50sur le fait
43:50qu'ils ne sont pas pris
43:51et un débat
43:53sur la loi du plan
43:54avec le président
43:56de la commission
43:56des affaires économiques
43:58les rapporteurs
43:59et les parlementaires
44:00et les groupes politiques
44:01pourront s'exprimer
44:02sur le sujet
44:02il peut donner quoi
44:03Yael Brunpivet
44:04ce second débat
44:05ce débat
44:05que vous évoquez
44:06sur la loi du plan
44:07je pense qu'il est important
44:08surtout dans l'hypothèse
44:09d'une nouvelle loi agricole
44:11je pense que les groupes
44:12vont pouvoir poser clairement
44:14leur vision politique
44:16sur la loi du plan
44:17rappelez-vous
44:18il y avait eu
44:19beaucoup d'obstructions
44:20et le débat parlementaire
44:22n'avait pas pu se tenir
44:23sur la loi du plan
44:23on a deux courants
44:24totalement contraires
44:24c'est-à-dire qu'on parle
44:26d'une nouvelle loi
44:26d'urgence agricole
44:27pour libéraliser
44:29par exemple
44:29les pesticides
44:30et la pétition
44:31sur la loi du pont
44:32disait exactement l'inverse
44:34et bien à nous
44:34de réussir
44:35et au gouvernement
44:36à réussir
44:37à concilier
44:38l'ensemble
44:39je ne dis pas
44:40que ce soit
44:40une tâche facile
44:41vous savez moi
44:42j'ai rencontré l'ensemble
44:43des organisations syndicales
44:45à l'Assemblée nationale
44:46et on voit bien
44:47qu'on a besoin
44:48de se mettre d'accord
44:49sur une vision globale
44:51à long terme
44:52pour notre agriculture
44:53on voit qu'aujourd'hui
44:55on n'y est pas
44:55est-ce qu'il est normal
44:57d'autoriser des manifestations
44:59devant l'Assemblée nationale
45:00on va revoir
45:00pour ceux qui nous regardent
45:01l'image de ces tracteurs
45:03devant l'Assemblée
45:05est-ce que c'est normal ?
45:06oui c'est normal
45:07et vous savez
45:07j'ai moi-même
45:09c'est pas mettre une pression
45:10j'ai moi-même organisé
45:12une manifestation
45:12devant l'Assemblée nationale
45:13lorsqu'avec le président
45:15du Sénat
45:15nous avons organisé
45:16une grande marche
45:17pour la République
45:18et contre l'antisémitisme
45:19qui est reliée
45:19à l'Assemblée nationale
45:20au Sénat
45:21donc moi qui ai organisé
45:23une manifestation
45:23devant l'Assemblée nationale
45:24vous autorisez régulièrement
45:26des corporations
45:27à venir manifester
45:28devant l'Assemblée nationale
45:29moi ce que j'ai
45:30j'en ai pas tellement
45:31le souvenir
45:31j'ai eu un dialogue
45:32avec les différentes
45:34organisations syndicales
45:35pour moi
45:36ce que je souhaitais
45:37c'est qu'ils puissent
45:38effectivement être
45:40devant l'Assemblée nationale
45:41plutôt que de l'autre côté
45:43c'est très concret
45:44mais de l'autre côté
45:45les parlementaires arrivent
45:46et je ne voulais pas
45:47que les parlementaires
45:48quand ils se rendent
45:48à l'Assemblée nationale
45:49soient soumis
45:50à une quelconque pression
45:51en revanche
45:52devant l'Assemblée nationale
45:53vous savez
45:54l'Assemblée nationale
45:54c'est la maison du peuple
45:56elle appartient
45:57au peuple français
45:58ce n'est pas la propriété
46:00de quelques élus
46:01ou des représentants du peuple
46:03elle est aux français
46:04et donc que les français
46:06et certains d'entre eux
46:07viennent manifester
46:08devant l'Assemblée nationale
46:08moi je trouve que c'est
46:10très bien
46:10cela ne me choque pas
46:11et à chaque fois
46:12et vous l'aurez constaté
46:13je suis allée à la rencontre
46:15des manifestants
46:16je pense que ça aussi
46:17c'est important
46:17toujours
46:18toujours
46:19avoir de la considération
46:20pour les manifestants
46:21et avoir une volonté
46:23de dialogue
46:24on va parler du Sénat maintenant
46:25le projet de loi
46:25sur la fin de vie
46:26revient la semaine prochaine
46:28en commission
46:29les sénateurs
46:30ont réservé
46:32une assistance
46:33et non plus un droit
46:34à mourir aux patients
46:35dont le pronostic vital
46:37est engagé à court terme
46:38les députés
46:39eux incluaient
46:40les patients atteints
46:40d'une infection grave
46:41et incurable
46:42est-ce que vous craignez
46:43que le Sénat
46:44dénature l'objectif
46:45que vous vous défendez ?
46:47alors effectivement
46:48la vision aujourd'hui
46:49du Sénat
46:50telle qu'elle s'est exprimée
46:51en commission
46:52est très restrictive
46:53comme vous le savez
46:54moi je défends
46:55l'ouverture de ce droit
46:56depuis des années
46:57je me suis battue
46:58j'ai l'impression
46:59d'être scisive
47:00je monte mon rocher
47:01et redescends toujours
47:02mais je me suis battue
47:03pour que ce texte
47:04soit à nouveau inscrit
47:05et on a déjà
47:05nos dates d'inscription
47:06à l'Assemblée Nationale
47:07donc j'espère qu'on aura
47:08qu'on va avancer
47:09qu'on réussira
47:10à voter ce nouveau droit
47:12pour nos compatriotes
47:13à l'été 2026
47:15donc maintenant
47:16c'est navette parlementaire
47:17donc le Sénat
47:18va délibérer
47:19le texte reviendra
47:20à l'Assemblée Nationale
47:21il repartira au Sénat
47:22c'est normal
47:23il faut prendre le temps
47:24de la délibération
47:25mais au bout du bout
47:26mais vous espérez vraiment
47:27qu'avant l'été
47:28le texte aboutisse ?
47:29en tout cas
47:29il y a un calendrier crédible
47:31je me bats
47:31pour que ce calendrier
47:33puisse être maintenu
47:35c'est moi qui l'ai fixé
47:36en collaboration
47:36avec le gouvernement
47:37je suis très exigeante
47:39en la matière
47:39est-ce que vous demandez au sénateur
47:39d'entendre les Français
47:40qui sont plutôt majoritairement
47:42pour une aide
47:43à mourir ?
47:44mais c'est pour ça
47:45il faut être en connexion
47:47avec la société
47:48lorsqu'on représente
47:50les Français
47:51et il y a eu un vote
47:52très large
47:53à l'Assemblée Nationale
47:54pour ouvrir ce nouveau droit
47:56donc il faut que nous réussissions
47:58à converger
47:58c'est le principe
47:59de la navette parlementaire
48:00mais je ne doute pas
48:01qu'au bout du compte
48:02ce droit sera ouvert
48:03avant la fin du quinquennat
48:05la commission d'enquête
48:06sur l'audiovisuel public
48:08reprend ses auditions demain
48:09vous aviez eu un échange
48:10un petit peu tendu
48:12avec son rapporteur
48:13le député ciotiste
48:14Charles Aloncle
48:15vous aviez un peu dénoncé
48:16son attitude
48:17pendant cette commission
48:19qu'est-ce que vous attendez
48:20de cette deuxième phase
48:22est-ce que vous redoutez
48:23qu'est de nouveau
48:25l'attitude du rapporteur ?
48:26j'étais intervenue
48:27mais comme je suis intervenue
48:28à très nombreuses reprises
48:30dans le cadre
48:30de commissions d'enquête
48:31de missions d'information
48:32quand je vois
48:33que les règles
48:35de notre Assemblée Nationale
48:36ne sont pas respectées
48:37ou que la commission
48:40ou la mission
48:41est instrumentalisée
48:42c'est mon rôle
48:43et donc je le fais
48:44quel que soit le sujet
48:45vous pensiez
48:45que c'était de l'instrumentalisation ?
48:47quel que soit le sujet
48:48quelle que soit
48:48la couleur politique
48:50de la personne
48:52qui anime
48:53cette commission
48:54ce que j'observe
48:55c'est que
48:56après mon rappel à l'ordre
48:57le bureau de la commission
48:59sous l'autorité
48:59de son président
49:00s'est réuni
49:01et à l'unanimité
49:02ils ont été
49:03dans le sens
49:04que j'exprimais
49:05ils ont remis à plein
49:06un certain nombre
49:07de règles
49:08et ils ont obtenu
49:08l'accord du rapporteur
49:09de s'y soumettre
49:10en tout cas
49:10son engagement
49:11et donc les auditions
49:13vont reprendre
49:14on va tous être
49:15extrêmement attentifs
49:16au fait que
49:17les règles
49:18qui sont nos règles communes
49:19et qui engagent
49:20la crédibilité
49:21de l'Assemblée Nationale
49:22vous savez
49:22quand on agit
49:24au nom de l'Assemblée Nationale
49:25on n'agit pas
49:25en son nom personnel
49:27ou en son nom propre
49:28il faut tenir compte
49:30de l'image
49:31de l'institution
49:32de sa crédibilité
49:33c'est très puissant
49:34une commission d'enquête
49:35et donc là
49:36je ne doute pas
49:36que chacun
49:38va reprendre
49:39les travaux
49:39de façon raisonnable
49:41et responsable
49:41en tout cas
49:42c'est ce que j'attends
49:43On va parler un peu
49:48de l'échéance présidentielle
49:50l'avenir politique
49:52de Marine Le Pen
49:53se rejoue
49:54depuis cette semaine
49:55au tribunal d'appel
49:56de Paris
49:56si Marine Le Pen
49:57ne peut pas se présenter
49:59est-ce que c'est
50:00un problème démocratique
50:01il y a le bon pivet ?
50:02C'est l'application
50:03de la loi
50:03donc ce n'est pas
50:04un problème démocratique
50:05d'appliquer la loi
50:06les députés
50:07ont voté
50:08pour qu'il y ait
50:10un certain nombre
50:11d'inéligibilités
50:12qui soient prononcées
50:13par les magistrats
50:14les magistrats
50:15ont toujours
50:15la faculté
50:16de ne pas
50:18prononcer
50:19ces peines
50:19aucune n'est obligatoire
50:21strictement
50:22dans le sens
50:22où on peut toujours
50:23y déroger
50:23après c'est la volonté
50:25des français
50:26d'avoir des élus
50:27irréprochables
50:28moi je me souviens
50:29en 2017
50:30nous avions
50:32inscrit
50:32dans notre programme
50:33présidentiel
50:34celui que
50:34nous portions
50:36en tant que parlementaires
50:37le fait d'avoir
50:38un casier judiciaire
50:40vierge
50:41nous n'avions pas pu
50:42aller jusqu'au bout
50:44stricto sensus
50:45et nous avions dû
50:45faire des listes
50:46d'infractions
50:47et donc
50:48toutes les infractions
50:49il y a eu plusieurs ministres
50:50mis en examen
50:51ce qui n'a pas été le cas
50:52la mise en examen
50:53ne vaut pas condamnation
50:54et donc respectons
50:55un petit peu
50:56la présomption d'innocence
50:56vous voyez
50:57quand je suis attachée
50:57au droit international
50:58je suis aussi attachée
50:59au droit national
51:00je suis avocate
51:01n'oubliez pas
51:01donc je pense
51:02qu'il faut faire attention
51:03en revanche
51:04la probité des élus
51:05ne se discute pas
51:06elle ne se négocie pas
51:08il faut avoir
51:10des élus
51:10qui ne sont pas condamnés
51:13qui n'ont pas été condamnés
51:14à des infractions
51:15qui mettent en cause
51:17leur probité
51:18et donc
51:18les magistrats
51:20sont parfaitement libres
51:21parce que
51:22quand on parle aussi
51:23de respect du droit
51:23il faut parler
51:24d'indépendance de la justice
51:26et donc
51:27il faut laisser les magistrats
51:28faire leur travail
51:29et d'ailleurs
51:29c'est pour ça
51:30parce que parfois
51:31il y a des suspicions
51:32sur cette indépendance
51:33de la justice
51:34que j'ai appelé
51:35et que j'appelle toujours
51:36le président de la république
51:38à réunir le congrès
51:39pour que nous puissions
51:40enfin
51:41adopter cette réforme
51:42importante
51:43d'indépendance
51:44des procureurs
51:45de la république
51:46alors pour revenir
51:47sur 2027
51:48cette séquence judiciaire
51:49a permis d'installer
51:50Jordan Bardella
51:50comme un candidat probable
51:52du rassemblement national
51:53très haut dans les sondages
51:55actuellement
51:55quelles sont les faiblesses
51:57de Jordan Bardella
51:58à vos yeux
51:58certains disent
51:59son jeune âge
52:01son incompétence
52:02son inexperience
52:04écoutez moi
52:05je ne le connais pas
52:06donc je ne vais pas
52:07commencer
52:07à faire les plus
52:10et les moins
52:10pour le coup
52:11ça m'est complètement
52:12égal en fait
52:13moi aujourd'hui
52:14je ne me place pas
52:15du tout dans la perspective
52:16je sais que
52:16tout le monde
52:18et tous les commentateurs
52:19parlent de 2027
52:20on est en janvier 2026
52:22on a consacré
52:23la moitié de votre émission
52:24à parler du budget
52:25on vient de consacrer
52:26une partie de l'émission
52:27à parler de la situation
52:29internationale
52:292027
52:30viendra bien assez tôt
52:31je pense qu'il ne faut pas
52:33commencer à regarder
52:34les candidats
52:34qui, comment
52:35etc
52:35ça viendra quand
52:36la période de l'élection
52:37présidentielle ?
52:38le plus tard possible
52:39je l'espère
52:40parce qu'on a encore
52:41beaucoup à faire
52:42on a évoqué
52:42un certain nombre
52:43de sujets
52:43et je pense que
52:44c'est à ça
52:45qu'il faut nous consacrer
52:46là aussi
52:47hier
52:48j'étais avec
52:49nos concitoyens
52:50dans une cérémonie
52:51de vœux
52:51je les ai écoutés
52:52personne
52:53ne m'a parlé
52:54de 2027
52:54bon bah on en reparlera
52:55quand même
52:56merci
52:56pour ce grand jury
52:59bon dimanche à tous
53:00et on se retrouve
53:00la semaine prochaine
53:01et on se retrouve

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