- il y a 11 mois
Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale et député des Landes était interrogé par Olivier Bost (RTL), Perrine Tarneaud (Public Sénat) et Loris Boichot (Le Figaro).
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 21 septembre 2025.
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00:00Bonjour à tous, bienvenue dans ce Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes en direct sur Public Sénat, Canal 8 de la TNT et sur vos box.
00:23Bonjour Boris Vallot. Bonjour. Vous êtes le président des députés socialistes à l'Assemblée nationale.
00:28Vous avez le sort de Sébastien Lecornu entre vos mains. Le nouveau Premier ministre doit faire un budget pour l'année prochaine.
00:36Vous lui demandez de diviser par deux l'effort budgétaire, d'instaurer une taxe sur les ultra-riches, taxe très critiquée, et de revenir sur la retraite à 62 ans.
00:48Est-ce le prix de votre revanche sur Emmanuel Macron ? Est-ce le prix pour montrer que vous êtes bien toujours dans l'opposition ?
00:55Bienvenue dans ce Grand Jury, Boris Vallot.
00:58À mes côtés, pour vous interroger aujourd'hui, Perrine Tarnot de Public Sénat et Loris Boichot du Figaro.
01:05Dans ce Grand Jury, Boris Vallot, nous aurons une séquence « Tout est politique » où nous parlerons de la reconnaissance de l'État palestinien demain, notamment par la France.
01:14Nous aurons aussi notre séquence « Questions express » et « 2027, c'est demain ».
01:18Le Grand Jury, l'actualité de la semaine.
01:22Boris Vallot, après avoir fait chuter le gouvernement Bayrou, vous avez rencontré cette semaine le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu.
01:29Est-ce que vous êtes prêt à trouver des accords avec le Premier ministre ?
01:34Vous savez, quand on rencontre un Premier ministre, il y a une démarche qui est évidemment républicaine.
01:38Et puis, il y a la sincérité d'un engagement que nous portons au nom des Françaises et des Français.
01:43Ce que nous sommes venus dire au Premier ministre, c'est ce qu'est la réalité de la vie des hommes et des femmes qui n'ont que leur travail pour vivre,
01:50qui n'en vivent pas toujours.
01:51Les fins de mois difficiles.
01:51les angoisses pour remplir son réfrigérateur, assurer un avenir à ses enfants.
01:56C'est l'état des services publics qui se dégrade, celui de l'hôpital, celui de l'éducation nationale.
02:02Nous avons dit que le désir est perdu de justice, de justice sociale, de justice fiscale des Françaises et des Français.
02:09Et nous sommes faits d'abord leur porte-parole, parce qu'au fond, ce qu'ils ont dit il y a un an dans les élections, c'est qu'ils veulent un changement de politique.
02:17On reviendra sur cette demande de justice et vos différentes demandes.
02:20Mais auparavant, est-ce que vous avez décelé chez Sébastien Lecornu des marges de manœuvre auprès d'Emmanuel Macron ?
02:27Si je dois être tout à fait sincère sur le sentiment qui a été le nôtre au sortir de cette rencontre avec Sébastien Lecornu,
02:35c'est celui d'un grand flou, d'un grand mystère.
02:39Il nous a écoutés poliment, il a parlé longuement, mais au fond, pour ne nous dire pas grand-chose.
02:46Donc si la question aujourd'hui est, était-ce le rendez-vous dans lequel il a fait la démonstration qu'il allait renverser la table,
02:53comme il en a pris l'engagement public, que c'était le moment de la rupture qu'il a annoncée de forme et de fond,
02:59non, ça n'était pas ce moment-là.
03:00Il semble tout de même vouloir revenir en partie sur la copie budgétaire de François Bayrou,
03:05et notamment ses 44 milliards d'euros d'efforts annoncés.
03:08Est-ce que c'est une première victoire que de voir potentiellement cet effort réduit ?
03:13Vous savez, les victoires, s'il y a lieu de les fêter, on les fait à la fin du match.
03:19Le budget de François Bayrou est tombé avec François Bayrou.
03:23S'il a été si largement déjugé par la représentation nationale,
03:28c'est que ce qu'il proposait était inadmissible.
03:32Et mettait à contribution ces hommes et ces femmes dont je parlais.
03:36Est-ce que vous songez que l'année blanche, dont j'espère qu'il n'est plus jamais question,
03:41c'était faire rentrer 400 000 personnes dans l'impôt sur le revenu,
03:44des gens qui aujourd'hui, parce qu'ils gagnent trop peu, n'y sont pas assujettis.
03:47C'était augmenter les impôts de tout le monde.
03:49C'était geler l'allocation adulte handicapé.
03:51C'est dans ce sens-là que vous vous explicitez le mot rupture,
03:55qui est un des seuls mots qu'on ait entendu pour l'instant dans la bouche de Sébastien Lecornu,
03:58c'était lors de la passation de pouvoir.
04:00C'est ainsi que vous l'explicitez ce mot ?
04:02– Ou est-ce qu'il l'a approfondi devant vous ?
04:04– Non, rien n'a approfondi devant nous, je le répète.
04:09Mais pourquoi cette nécessité de la rupture ?
04:12Les Françaises et les Français se sont prononcés il y a un an,
04:16au sortir d'une dissolution dont personne n'a compris le sens
04:20et surtout n'a vu arriver la clarification qu'espérait le Président de la République.
04:25Il n'y a pas de majorité, de vainqueur absolu dans cet hémicycle,
04:30mais il y a un perdant indiscutable, il y a un battu.
04:33C'est le Président de la République et c'est sa politique.
04:37Et aujourd'hui, après trois premiers ministres,
04:39les Français constatent que ce sont ceux qui ont été battus qui gouvernent.
04:43Et donc dès lors, il appartient à cela, dans les actes qu'ils vont prendre,
04:47dans les décisions, dans le tournant, dans la rupture de fonds et de formes,
04:50qu'ils disent aux Français, d'une certaine manière,
04:52on vous a compris, on vous a entendu.
04:54On ne continue pas dans l'impasse dans laquelle nous sommes aujourd'hui
04:58sur le plan social, sur le plan économique, sur le plan budgétaire
05:02et in fine sur le plan politique.
05:04Donc si on vous entend bien, il faut que ce soit une forme de revanche,
05:06finalement, sur la politique qui a été menée jusque-là par le camp présidentiel,
05:10la politique d'Emmanuel Macron.
05:11Mais vous parlez de revanche, ce n'est pas le terme que j'utilise,
05:14de rupture avec une politique qui nous a conduits
05:17dans les difficultés financières et budgétaires dans lesquelles nous sommes,
05:21dans la fracturation du pays, sans aucun doute.
05:24Il n'y a pas de majorité, j'ai l'habitude de le dire,
05:27dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
05:29Mais il en est une dans le pays qui est indiscutable.
05:32C'est la majorité absolue des Françaises et des Français
05:34qui veulent le changement, qui ont voté pour le changement,
05:37qui l'attendent, qui l'espèrent et qui désormais l'exigent.
05:41Et donc quand on gouverne un pays,
05:44on gouverne aussi en écoutant ces revendications populaires
05:46qui d'ailleurs se sont aussi exprimées dans la rue ces derniers jours.
05:49Boris Vallaud, vous nous avez dit,
05:51Sébastien Lecornu vous a parlé longuement,
05:53mais il n'a rien dit, ou en tout cas rien dévoilé.
05:56Est-ce qu'il y a d'autres discussions qui ont lieu
05:58entre des membres du Parti Socialiste et Sébastien Lecornu ?
06:02Ou des intermédiaires ?
06:03Non, je veux dire, il n'y a pas de négociation aujourd'hui,
06:06pour la simple et bonne raison que nous ne connaissons rien
06:08des latitudes du Premier ministre.
06:10Je ne suis pas certain que lui-même le connaisse.
06:12quand j'écoute le bloc central,
06:16dans son extrême diversité,
06:19j'entends ceux qui disent,
06:20bah oui, il va falloir bouger sur la taxation des très hauts patrimoines.
06:24Et puis d'autres, dans le même parti,
06:27dans le même groupe parlementaire,
06:28qui ne disent pas question.
06:30C'est hors de question de bouger d'un millimètre.
06:33J'entends chez les Républicains une chose et son inverse.
06:35Moi, je ne sais pas quelle est la ligne du socle commun.
06:39Et je pense que M. Lecornu ne la connaît pas non plus.
06:42et qu'en réalité, il est en négociation d'abord avec ceux-là,
06:45auxquels il est fait par les Françaises et les Français injonction
06:48de reconnaître leur défaite et de changer de politique.
06:52Pour ce qui nous concerne, nous, nos propositions sont celles
06:55des socialistes, d'une très grande partie de la gauche,
06:58et elles sont connues des Françaises et des Français,
07:00plébiscitées par eux et connues du Premier ministre.
07:01Est-ce que vous avez l'engagement ferme du Premier ministre
07:04qu'il ne prendra pas de socialiste dans son gouvernement,
07:06puisque je rappelle que vous refusez toute entrée
07:09du Parti Socialiste au gouvernement ?
07:11Et s'il y a une assurance que nous avons obtenue,
07:12c'est bien celle-là.
07:14Qu'il n'y ait pas de débauchage individuel,
07:17mais je ne crois pas qu'il y ait le moindre socialiste,
07:20aujourd'hui, disposé à s'engager dans une aventure hasardeuse
07:24et dont il ne partagerait pas la philosophie.
07:27Sébastien Lecornu a été nommé il y a 12 jours maintenant.
07:30Est-ce qu'on peut rester longtemps encore sans gouvernement ?
07:32Est-ce que ça doit avancer assez vite dans la semaine ?
07:34Je crois qu'il va falloir que le Premier ministre dise ses intentions.
07:39Pour l'instant, il ne parle pas.
07:40Est-ce que c'est un problème qui ne s'exprime pas, justement,
07:42devant les Français ?
07:42J'imagine qu'il aura la nécessité de le faire,
07:45que c'est attendu des Françaises et des Français.
07:49Mais il ne faudra pas qu'il se trompe de message.
07:51Il faudra dire,
07:53j'ai compris le message qui a été adressé
07:54au Président de la République,
07:57dont je suis le fidèle collaborateur depuis huit ans.
08:01Mercredi, pour vous,
08:02ce n'était pas une prise de contact avec Sébastien Lecornu ?
08:04Vous le connaissiez,
08:04puisque vous étiez à la Commission de la Défense à l'Assemblée nationale.
08:11Est-ce qu'il est ouvert au dialogue,
08:13fin négociateur,
08:15comme on a pu le lire dans tous les portraits ?
08:17Vous savez, j'avais entendu à peu près les mêmes éloges
08:20de la part de ses deux prédécesseurs.
08:22Il y en avait un qui avait négocié le Brexit,
08:24on allait voir ce qu'on allait voir.
08:25M. Bayrou était le chanteur du département.
08:28Il était centrale, donc il était central.
08:29Vous avez déjà travaillé avec lui.
08:30Un autre compte échoué.
08:31sur une loi très particulière,
08:35qui était la loi de programmation militaire,
08:37qui venait, je vais dire,
08:39dans la suite d'autres lois de programmation militaire,
08:41et qui était évidemment moins conflictuelle,
08:44moins difficile,
08:44même s'il y avait des points de vue différents
08:46et que nous nous sommes battus,
08:47que ce qu'il y a à accomplir aujourd'hui
08:50de la part du Premier ministre.
08:51On parlait tout à l'heure d'une prise de parole
08:53de Sébastien Lecornu.
08:54Est-ce qu'il doit expliquer ce qu'il veut faire ?
08:57Est-ce qu'Emmanuel Macron, lui aussi,
08:58doit à un moment ou à un autre s'exprimer ?
09:01Je crois que le Président de la République,
09:02lui-même, doit prendre acte
09:04du résultat des élections.
09:07Il ne l'a pas fait dans la désignation.
09:08Vous nous ramenez un an en arrière, là.
09:09Oui, mais ça fait un an que les Français
09:11attendent qu'il se passe quelque chose.
09:13Mais songez quand même
09:14à ce qui peut se passer
09:16dans l'esprit des Français
09:17qui sont allés aux urnes
09:18après une dissolution
09:20qu'ils n'ont pas réclamée.
09:20Ce que vous êtes en train de nous dire,
09:21c'est que Sébastien Lecornu est illégitime ?
09:23Je dis qu'aujourd'hui,
09:25l'attente majoritaire des Français,
09:29c'est celle du changement.
09:30Ils veulent des mesures de pouvoir d'achat.
09:32J'espère qu'on y reviendra.
09:33Ils veulent la justice fiscale
09:36et une taxation des trés au patrimoine.
09:37Nous y reviendrons.
09:38Je n'en doute pas.
09:39Ils demandent à ce qu'on n'écrase pas
09:41ni la croissance,
09:42ni leur pouvoir d'achat.
09:45Eh bien, c'est cela qu'il faut entendre.
09:46Et si M. Macron persévère dans une politique
09:49qui a échoué ?
09:51Je rappelle juste
09:52quelle était la situation des finances publiques
09:53puisque c'est l'essentiel quand même
09:54de la question qu'ils avaient posée
09:55sur le plan des équilibres budgétaires.
09:57En 2017, nous passons sous les 3%.
10:00Nous étions l'année dernière à 5,4%.
10:02La protection sociale était en 2017 excédentaire
10:05et les déficitaires.
10:06Et il y a 1 000 milliards de dettes en plus.
10:09Alors, ce que je veux dire,
10:10c'est que quand on prive
10:12le budget de l'État
10:14de 60 milliards de recettes par an,
10:16évidemment, il manque 60 milliards de recettes par an.
10:18Vous condamnez la politique d'Emmanuel Macron
10:20menée par Emmanuel Macron depuis 8 ans.
10:21Il y a une phrase qui revient souvent
10:22quand il s'agit de qualifier vos ambitions
10:24pour le prochain budget.
10:25C'est qu'il faut que ça leur fasse mal.
10:28Il faut que
10:29les Françaises et les Français
10:32se disent, en écoutant le Premier ministre,
10:36en comprenant les choix qu'il fera,
10:41qu'il s'est fait violence à lui-même.
10:42qu'il a dû renoncer
10:44à un certain nombre de certitudes,
10:46qu'il a dû revenir
10:47d'une forme d'aveuglement,
10:48d'une politique qui ne marche plus.
10:49Ça, c'est pour vous un gage
10:51pour pouvoir dire
10:52qu'on est encore dans l'opposition.
10:53C'est bien ça, votre souci, non ?
10:55Ah, mais nous sommes dans l'opposition.
10:56Je crois que la clarté,
10:57elle est aussi demandée
10:58par les Françaises et les Français.
10:59La seule clarté, c'est
11:00qu'il y a un battu,
11:01c'est le président de la République
11:02il y a un an.
11:02Il doit en tirer
11:03un certain nombre de conséquences.
11:04Et le budget que nous proposons,
11:05il a sa cohérence d'ensemble.
11:07Vous voyez, il n'y a plus
11:07de budget Bayrou.
11:09Il reste le nôtre.
11:10Donc vous voulez un exercice
11:10de contrition de la part
11:11du Premier ministre et de la part...
11:13Pas de contrition,
11:14de responsabilité.
11:15Vous dites,
11:16le Parti Socialiste
11:16tient l'avenir de M. Lecornu
11:18entre ses mains.
11:18Non, non.
11:19M. Lecornu tient son propre avenir
11:21entre ses mains.
11:21Et alors tout ça,
11:22ça prend quelle forme après ?
11:22C'est un accord de non-censure
11:24que vous voulez ?
11:24Je ne sais pas la forme.
11:25Je ne sais pas la forme.
11:27Je ne sais pas ce que pense
11:28et ce à quoi est prêt
11:30le Premier ministre.
11:31Le préalable.
11:31Mais vous, vous êtes prêt à quoi ?
11:33Est-ce que ce que vous voulez
11:34c'est idéalement
11:35un accord de non-censure ?
11:36Est-ce que vous vous attendez
11:37de voir ce que le Premier ministre
11:39pourrait dire
11:39dans un discours
11:40de politique générale ?
11:41Est-ce que vous attendez
11:41le déroulement
11:42de l'intégralité du budget
11:43pour voir si à la fin
11:44vous votez contre ?
11:45Je vais vous répondre.
11:47Le souhait des socialistes
11:48c'est d'être utile
11:49aux Françaises et aux Français
11:50tout de suite.
11:51Pas seulement en attendant
11:522027
11:54ou une hypothétique dissolution.
11:56Être utile tout de suite.
11:57Donc ça pourrait passer
11:57dans un Parlement
11:58sans majorité.
12:01Mais être utile
12:02c'est aussi
12:03commettre une politique
12:04qui est en échec.
12:05Et donc
12:06ce que nous demandons
12:07aux bénéfices
12:09des Françaises et des Français
12:10c'est que leur vie change.
12:11Que leur vie change
12:12dans les semaines qui viennent
12:13dans les choix
12:14que feront le gouvernement.
12:15Mais est-ce qu'un nouveau rendez-vous
12:16a été fixé avec le Premier ministre ?
12:16On sait qu'il va rencontrer
12:17l'intersyndicale mercredi.
12:18Est-ce que vous
12:19vous avez un rendez-vous fixé ?
12:20Je l'ai vu.
12:22Je l'ai lu.
12:23Pour ce qui nous concerne
12:23nous n'avons pas encore
12:24de nouveaux rendez-vous.
12:27J'imagine
12:28c'est implicite
12:29qu'il y en aura un autre.
12:30J'attends avec impatience
12:31les réponses qu'il va déjà faire
12:32au mouvement social
12:33qui a été considérable
12:35dans les rues de France.
12:37Un million de Français
12:38et de Français
12:39qui en pleine semaine
12:40se mobilisent
12:42pour dire
12:43qu'ils souhaitent un changement.
12:44Je veux dire
12:44ce n'est pas une demande
12:45qui est une demande minoritaire
12:46que chacun l'entende.
12:48Quand on parle
12:48de la taxe sur les hauts patrimoines
12:49c'est 86% des Français
12:51qui le plébiscitent
12:52quelle que soit
12:53la famille politique.
12:54Vos partenaires
12:55insoumis et écologistes
12:57veulent censurer
12:57tout de suite le gouvernement.
12:59Pas vous
12:59si on vous comprend bien.
13:00Nous, nous sommes
13:01vous savez
13:02aujourd'hui
13:04on n'exclut aucune hypothèse
13:05ni celle
13:07d'obtenir
13:08un changement radical
13:08une rupture
13:09que la table
13:10soit effectivement
13:11renversée
13:11de la part du gouvernement
13:12et si ce n'était pas le cas
13:15nous l'avons déjà dit
13:16les mêmes causes
13:16produisent les mêmes effets
13:17et donc la censure
13:19reste évidemment
13:20une hypothèse
13:21parce que quand on est
13:22dans l'opposition
13:22on essaye d'être
13:23une opposition
13:24qui utilise
13:26l'entièreté
13:27des leviers
13:28et des dispositions
13:29constitutionnelles
13:29qui sont les leurs.
13:31Juste vous évoquiez
13:32les manifestations
13:33sur la question
13:34des syndicats
13:35si la CFDT
13:36trouve un terrain
13:38d'entente
13:38avec le gouvernement
13:40sur la question
13:40des retraites
13:41et sur la question
13:41du chômage
13:42est-ce que ça pourrait
13:43vous obliger
13:44à suivre
13:45ce type d'accord ?
13:47Mais nous sommes
13:47évidemment très attentifs
13:48aux revendications
13:49des partenaires sociaux
13:50qui sont unis
13:53dans le mouvement
13:53qu'ils ont lancé
13:55le 18 septembre dernier
13:57qui ont produit
13:59un communiqué
13:59de presse commun
14:00avec des revendications
14:01qui sont à l'identique
14:02ils font leur travail
14:03d'organisation syndicale
14:05nous faisons
14:06notre travail
14:07de responsables politiques
14:09et d'élus
14:10de la nation
14:11il nous arrive
14:12et nous étions
14:13dans les cortèges
14:14que nos points de vue
14:16convergent
14:17et puis chacun
14:17ensuite a sa façon
14:18de faire avancer
14:20des causes
14:20qui nous sont communes
14:21Le premier enjeu
14:22du Premier ministre
14:23on l'a bien compris
14:24c'est le budget
14:25votre plan
14:27celui du PS
14:27c'est 22 milliards
14:28d'efforts
14:29c'est deux fois moins
14:30que le plan Bayrou
14:31vous le faites
14:32avec une large part
14:34de hausse d'impôts
14:35par rapport aux économies
14:36quand la dépense publique
14:38représente déjà
14:3856%
14:3957%
14:40de la richesse nationale
14:41est-ce qu'il n'y a quand même
14:42pas un sujet
14:42de dépense
14:43publique ?
14:45Oui je vais y revenir
14:45d'ailleurs
14:45il y a 14 milliards
14:46d'économies
14:47dans la proposition
14:47que nous formulons
14:48d'abord juste
14:49un petit élément
14:51de diagnostic
14:52pour qu'on parle
14:52quand même
14:53de la même chose
14:53l'évaluation
14:55qui a été faite
14:55notamment par l'Office
14:56français des conjonctures
14:57économiques
14:57du plan
14:59de monsieur Bayrou
15:00c'était un écroisement
15:02de la croissance
15:03qui est déjà
15:04des plus faibles
15:05d'Europe
15:05vous savez quand il n'y a
15:06pas de croissance
15:07il n'y a pas de richesse
15:07à redistribuer
15:08il n'y a pas de rentrée
15:09fiscale pour réduire
15:10les déficits
15:11ça écrasait aussi
15:13le pouvoir d'achat
15:14et puis
15:14ça avait comme
15:15double conséquence
15:17une conséquence
15:18de moyen terme
15:19qui est
15:19l'augmentation du chômage
15:20à 9%
15:21en 2027
15:22et puis l'absence
15:23de préparation
15:24de l'avenir
15:25or la question
15:25de la transition écologique
15:27elle ne souffre plus
15:28aucun report
15:29or l'avenir
15:30aujourd'hui
15:30est quand même fait
15:31essentiellement
15:31de la somme
15:32des renoncements
15:33de la Macronie
15:33alors
15:34quand nous disons
15:35que nous voulons
15:36ralentir
15:37le rythme
15:38auquel
15:38nous réduisons
15:39le déficit
15:40c'est pour venir
15:41aussi en soutien
15:42de la croissance
15:44des entreprises
15:44de notre tissu économique
15:45dans les territoires
15:46c'est la raison
15:46pour laquelle
15:47dans notre plan
15:47nous avons 10 milliards
15:49d'investissements
15:49d'investissements productifs
15:50souveraineté industrielle
15:52souveraineté agricole
15:53que nous avons
15:54des investissements
15:55dans la transition écologique
15:57le logement
15:58les transports
15:59les transports
16:00du quotidien
16:01et que tout cela
16:02évidemment
16:03avec les collectivités locales
16:04Boris Vallot
16:04quand vous parlez
16:05quand vous parlez
16:05que ce que nous proposons
16:07conduit à
16:09une échéance
16:10un peu plus reculée
16:11mais
16:11la commission européenne
16:13l'autorise
16:14dans sa réforme
16:15du pacte de stabilité
16:16nous n'écrasons pas
16:18la croissance
16:18nous n'écrasons pas
16:20les vies
16:21des françaises
16:22et des français
16:22et nous réduisons
16:24le déficit
16:25et la charge
16:26de la dette
16:26on va revenir
16:27sur ces questions là
16:28mais vous parliez
16:29tout à l'heure
16:29de questions
16:30bien sûr
16:30mais vous parliez
16:31tout à l'heure
16:31de questions
16:32de justice
16:33est-ce qu'on peut
16:34parler d'injustice
16:35quand on redistribue
16:36autant
16:37dans notre pays
16:37mais là je pense
16:39que vous confondez
16:40deux choses
16:40je vais essayer
16:40de les distinguer
16:42vous distinguez
16:43la partie revenu
16:45et la partie patrimoine
16:46on a raison de dire
16:48que la redistribution
16:51après la distribution
16:53des revenus
16:54était efficace
16:56en France
16:56et réduit
16:57une bonne part
16:58de la pauvreté
16:59et des inégalités
17:00de revenus
17:01même si vous avez
17:02des rémunérations
17:03extravagantes
17:04et puis
17:05des salaires de misère
17:06mais ce que
17:08on confond
17:09c'est le patrimoine
17:10le patrimoine
17:11se concentre
17:13entre peu de mains
17:15et augmente
17:16beaucoup plus rapidement
17:17que le patrimoine
17:18de tous les autres français
17:19et c'est l'essentiel
17:20et la substance
17:21des inégalités
17:21je voudrais être très précis
17:221996
17:23les 500 premières fortunes
17:26de France
17:26détiennent
17:27l'équivalent
17:27de 6% du PIB
17:28aujourd'hui
17:29c'est 42%
17:29ces dernières années
17:31entre 2013
17:34et 2023
17:35le patrimoine
17:37de ces 500 premières fortunes
17:38a augmenté
17:39de 14%
17:40quand le patrimoine
17:41du reste des français
17:42a augmenté
17:42de 1,2%
17:43et donc
17:44ces inégalités-là
17:45elles s'accroissent
17:46elles s'accroissent
17:47de génération
17:48en génération
17:48et donc
17:49oui
17:49il y a
17:51un problème
17:51d'inégalité
17:52et notre modèle
17:53n'est pas redistributif
17:54dès lors qu'on s'intéresse
17:55au patrimoine
17:56et
17:56ça nous amène
17:57à la taxe
17:57sur les ultras
17:58et la taxe sur les haut patrimoine
17:59elle porte
18:00sur le patrimoine
18:01au premier
18:01justement
18:02la taxe
18:03Zuckman
18:04du nom de l'économiste
18:05français
18:05qui est à l'origine
18:06de cette proposition
18:07Bernard Arnault
18:08le propriétaire
18:09de LVMH
18:10estime que
18:10Gabriel Zuckman
18:12est un militant
18:12d'extrême-gauche
18:13qui veut
18:14la destruction
18:15de l'économie libérale
18:16est-ce que vous-même
18:17puisque vous soutenez
18:18cette taxe
18:18vous êtes un militant
18:19d'extrême-gauche
18:20vous savez
18:20vraiment
18:21les déclarations
18:22à l'emporte-pièce
18:23de quelqu'un
18:24qui risque évidemment
18:25d'être assujetti
18:26à cette taxe
18:28et qu'on revient
18:29à tous les principes
18:30d'un état de droit
18:32d'une république sociale
18:33dans laquelle il a grandi
18:34dans laquelle il a prospéré
18:35c'est-à-dire
18:35la justice fiscale
18:36la redistribution
18:37la solidarité nationale
18:38le patriotisme économique
18:40je vais vous dire
18:40ça ne porte pas tellement
18:42à mes oreilles
18:42moi ce qui m'intéresse plus
18:44c'est de lire ce matin
18:44dans la tribune dimanche
18:46une tribune
18:48de trois acteurs majeurs
18:50de la French Tech
18:52qui défendent
18:54la taxe Zuckman
18:54au nom
18:56de la justice fiscale
18:58au nom de la cohésion nationale
18:59parce qu'ils savent aussi
18:59ce qu'ils doivent
19:00à ce pays
19:01et qui sur un certain nombre
19:02des objections
19:03qui sont faites
19:03que cela peut justement
19:04ponctionner leurs outils
19:05les biens professionnels
19:06leurs outils de travail
19:06les capacités d'investissement
19:08et donc d'innovation
19:09ils répondent
19:10très précisément
19:10ça a été parmi les entreprises
19:13les plus innovantes
19:14de ces dernières années
19:14des succès français
19:16et on a la chance
19:17d'être un pays
19:17à la fois
19:18d'ouvriers
19:19d'entrepreneurs
19:22de chercheurs
19:23de gens qui innovent
19:24et qui font que ce pays
19:25est un grand pays
19:26mais quand ils répondent
19:28à chacune des objections
19:29en disant
19:29mais on manque de liquidité
19:30pour pouvoir payer
19:31cette approche
19:32ils répondent
19:32et ils font des propositions
19:33des propositions intelligentes
19:34responsables
19:35donc moi je préfère
19:36si vous voulez
19:37vous savez
19:37est-ce que ça veut dire
19:38que vous seriez ouvert
19:39à des pistes
19:40un petit peu différentes
19:41notamment sur l'assiette
19:42de la taxe Zuckman
19:43pour pouvoir avancer
19:44et trouver un accord
19:45avec le gouvernement
19:46de Sébastien Le Corneau
19:47sur cette question de l'assiette
19:47et sur cette question
19:48des start-up
19:50les start-up
19:52et les licornes
19:52c'est quelques situations
19:54voyez
19:55et en fait
19:55c'est un peu
19:56c'est la formule
19:57quand on monte la lune
19:58l'idiot regarde le doigt
19:59là on regarde le doigt
20:00on ne regarde pas la lune
20:00l'objectif
20:02c'est celui de la justice
20:03tous ceux qui ont
20:05un taux d'effort fiscal
20:06qui est la moitié
20:07de celui des français
20:08tant que ceux-là
20:10ne contreront pas
20:11je dis à tous les autres français
20:12c'est vous qui allez payer
20:13les classes moyennes
20:14payent les impôts
20:15des hyper riches
20:15qui ne les payent pas
20:16les PME
20:17payent les impôts
20:17des multinationales
20:18qui ne les payent pas
20:18et tout ça
20:19sur le plan de la justice
20:20c'est inadmissible
20:22et sur le plan
20:23de l'efficacité économique
20:24c'est contre-productif
20:25également
20:26pour être très précis
20:27la taxe du plan
20:28c'est 2%
20:29un impôt planché
20:30une taxe planchée
20:30de 2%
20:32sur les hauts patrimoines
20:33de plus de 100 millions d'euros
20:34est-ce qu'il n'est pas
20:35il n'est pas illusoire
20:36de considérer
20:37que c'est en ciblant
20:38ce qui est estimé
20:39à 1800 foyers fiscaux
20:42en France
20:42que l'on peut régler
20:43le problème
20:44des finances publiques
20:45mais je ne prétends pas
20:46que ce soit la seule réponse
20:47je prétends que
20:49ça pose
20:50on a un problème
20:51de justice fiscale
20:52je vous rappelle
20:54que les parlements
20:55modernes ont été créés
20:56pour consentir à l'impôt
20:57historiquement
20:57et que donc
20:58c'est l'un des fondements
20:59de nos démocraties libérales
21:00de nos démocraties modernes
21:01c'est l'un des fondements
21:03de la république sociale
21:04et que
21:05quand il y a des passagers
21:07que l'on est un
21:08de cette solidarité nationale
21:09ça pose à la fin
21:10un problème démocratique
21:11et qu'est-ce que vous répondez
21:12et je réponds
21:14que
21:14sur les cas particuliers
21:16comme eux-mêmes
21:17certains le proposent
21:17de façon intelligente
21:18non non
21:18qu'est-ce que vous répondez
21:19Boris Vallaud
21:20à l'une de l'autre critique
21:21contre la taxe Zuckman
21:23c'est que si vous prenez
21:232% du patrimoine
21:25d'une très grande entreprise
21:28le propriétaire
21:29de cette très grande entreprise
21:30au bout de 10 ans
21:31à peu près
21:32aura perdu 20%
21:34de son patrimoine
21:34c'est pas confiscatoire ça ?
21:36alors d'abord
21:37je vais vous répondre
21:38très précisément
21:38parce qu'il se raconte
21:39tellement de bêtises
21:40qu'il est mieux
21:40de rétablir
21:41de rétablir la vérité
21:42si le patrimoine
21:44de ceux qui vont être
21:45assujettis
21:46à cette taxe Zuckman
21:47devait ne plus évoluer
21:49il faudrait 100 ans
21:51de taxe Zuckman
21:52pour retrouver le niveau
21:53qui est de leur fortune
21:55de 2010
21:56il se trouve que
21:58je l'ai dit
21:59depuis 20 ans
22:00c'est 14% par an
22:012%
22:02de taxe
22:0414%
22:05d'accroissement
22:06annuel
22:06c'est-à-dire qu'en réalité
22:07même avec cette taxe Zuckman
22:09les très grandes fortunes
22:11vont continuer
22:12d'être de plus en plus riches
22:14ça c'est pour dire
22:16que ça n'est pas
22:16confiscatoire
22:17ce qui n'empêche pas
22:17certains des opposants
22:18à cette taxe
22:19de la juger confiscatoire
22:20oui bien sûr
22:21mais il y en a
22:22quand on leur prend un euro
22:22même s'ils en ont
22:231000 dans la poche
22:24ils considèrent
22:25que c'est confiscatoire
22:25l'autre risque
22:26je voudrais juste
22:27aller au bout
22:29il y a une taxe
22:31sur le patrimoine
22:32qui existe déjà
22:32la taxe foncière
22:35le foncier bâti
22:36et non bâti
22:37je vous donne un exemple
22:38parce que les français
22:38sont déjà sujetis
22:39à ce type de taxe
22:40qui est constitutionnel
22:41qui est accepté
22:41qui n'est pas confiscatoire
22:42vous achetez une maison
22:43à 300 000 euros
22:44vous empruntez 200 000 euros
22:45vous avez une taxe
22:47de 2000 euros par an
22:48et bien c'est 2%
22:49et c'est constitutionnel
22:51est-ce que c'est pas
22:52un peu quand même
22:52de l'économie
22:53aux doigts mouillés
22:53tout ça
22:54parce que
22:54cette taxe Zuckman
22:56rapporterait
22:57pour les plus optimistes
22:58c'est de 20 à 25 milliards d'euros
23:00j'imagine que vous en faites partie
23:02d'autres parlent
23:02de 5 milliards au maximum
23:04et puis d'un effet
23:04d'exil fiscal attendu
23:06sur l'exil fiscal
23:08vous avez pu lire
23:10il y a quelques semaines après
23:11à peine pardon
23:12une étude
23:14du conseil d'analyse économique
23:18qui est un organisme
23:18rattaché au premier ministre
23:20qui fait l'évaluation
23:21d'une augmentation
23:21de 1%
23:23de la taxe
23:24sur les très hauts patrimoines
23:25et qui
23:26dit que c'est
23:28extraordinairement marginal
23:29bon d'abord
23:31l'exil fiscal
23:33est marginal
23:35par ailleurs
23:35il y a un dispositif
23:36qui s'appelle
23:36l'exil tax
23:37qui permet
23:38de se prévenir
23:40de l'exil
23:40de l'exil fiscal
23:42donc ça
23:43ça n'est
23:43ça n'est pas vrai
23:45mais dans votre famille politique
23:47on entend aussi
23:48quelques critiques
23:48sur cette taxe
23:49Zuckman
23:49François Hollande
23:51il dit que 2%
23:52c'est beaucoup trop
23:52est-ce que vous entendez
23:54quand même cette remarque
23:55est-ce que vous êtes prêt
23:55je repose ma question
23:56de tout à l'heure
23:57à revoir quand même
23:58un peu les bases
23:58de la taxe Zuckman
23:59je vois bien
24:00vous savez
24:00je vois bien
24:02la tentation
24:03immédiate
24:05qui est de dire
24:05finalement
24:06cette taxe
24:07on va lui accorder
24:08tellement de dérogations
24:09qu'elle ne rapportera rien
24:11les champions
24:13de l'optimisation fiscale
24:14qui consolide 40%
24:16de leurs résultats fiscaux
24:17dans des paradis fiscaux
24:19c'est les multinationales
24:20vous savez
24:20il manque l'équivalent
24:21de 20%
24:22du produit de l'impôt
24:23sur les sociétés
24:24donc quand François Hollande
24:26fait entendre sa différence
24:27il joue contre votre camp
24:28alors à quoi il joue
24:29il y a du débat
24:30chez nous
24:30tant mieux
24:30il exprime un point de vue
24:32moi je défends
24:34la position
24:34qui est dans le budget
24:37adoptée par
24:38l'ensemble
24:39des socialistes
24:39et une taxe
24:40dont je considère
24:41qu'elle est juste
24:42qu'elle peut
24:43dans les modalités
24:44de liquidation
24:45avoir des aménagements
24:46c'est ce que propose
24:47ceux-là même
24:48qui vont y être assujettis
24:49ce matin dans la tribune dimanche
24:50et c'est quand même intéressant
24:51et intelligent
24:52mais je fais aussi le constat
24:54que quand on parle
24:55de bien professionnel
24:57il y a dans le terme
24:59une forme d'abus
25:00puisque
25:00pour
25:01les trois quarts
25:03c'est en réalité
25:05des valeurs financières
25:06mobilières
25:07on vous parlait
25:07de François Hollande
25:08qui parfois
25:09a quand même
25:09un discours
25:10un petit peu différent
25:10du vôtre
25:11sur les retraites aussi
25:12il est un peu
25:13un peu en retrait
25:15il va rencontrer
25:16Sébastien Lecornu
25:17l'ancien président
25:18en début de semaine
25:19à Matignon
25:20c'est normal
25:22ou Sébastien Lecornu
25:23en recevant
25:24François Hollande
25:24vous envoie un mauvais signal
25:25non
25:26d'abord
25:26François Hollande
25:27a été président
25:28de la république
25:29il est celui
25:30qui avait rétabli
25:32les comptes
25:33de la nation
25:34qui avait rétabli
25:35l'ISF
25:36mais à égalité
25:38la taxation
25:38du patrimoine
25:39et du travail
25:40il a peut-être
25:40quelques messages
25:41à faire passer
25:41à M. Lecornu
25:42mais François Hollande
25:43est membre
25:44du parti socialiste
25:45il est dans
25:47le groupe parlementaire
25:48que je préside
25:49et il sait
25:50les exigences
25:51qui sont les nôtres
25:52et il portera
25:53je n'ai pas de doute
25:54le message
25:55qui est le nôtre
25:55vous n'avez pas besoin
25:56de rappeler
25:57qui sont les interlocuteurs
25:58pour le gouvernement
25:59c'est-à-dire vous-même
26:01Olivier Faure
26:02je crois qu'il nous a reçus
26:03dans cette configuration
26:04donc je pense que M. Lecornu
26:05le sait
26:05François Bayrou
26:08avait déjà fait cette erreur
26:09de croire qu'en parlant
26:10à François Hollande
26:11il parlait au parti socialiste
26:12je crois surtout
26:14qu'il ne parlait à personne
26:15parce que vous savez
26:15il ne suffit pas
26:16d'appeler François Hollande
26:17pour que ça donne lieu
26:18à une discussion
26:19François Hollande
26:20lui-même
26:20a été extrêmement surpris
26:22que l'été
26:24de M. Bayrou
26:25ait été consacré
26:26à préparer sa sortie
26:27plutôt qu'à préparer le budget
26:28d'ailleurs c'est ce que j'ai dit
26:29à François Bayrou
26:30quand il nous a reçu
26:31il nous a dit
26:32vous étiez en vacances cet été
26:33il a dit d'abord
26:34que le téléphone
26:34passe à peu près partout
26:35aujourd'hui
26:36mais que pour ce qui me concernait
26:38il ne m'avait pas appelé
26:40depuis le mois de février
26:41vous voyez
26:41d'où votre discours
26:42très sévère
26:43à l'Assemblée Nationale
26:44discours juste
26:45un discours juste
26:46qui correspondait
26:47à la réalité
26:47de ce qui s'était passé
26:49et du sentiment
26:50des Françaises et des Français
26:51En cas de nouveau blocage
26:52il faudra une dissolution
26:53c'est ce qu'a déclaré
26:55récemment
26:56François Bayrou
26:56dans une interview au Figaro
26:58est-ce que vous redoutez
26:59cette hypothèse
27:00d'une nouvelle dissolution ?
27:03nous ne réclamons pas
27:05la dissolution
27:06nous ne réclamons pas
27:07non plus
27:08la destitution
27:08du président de la République
27:09est-ce que vous redoutez
27:10une dissolution ?
27:11est-ce que vous avez
27:11perdu une dissolution ?
27:12si elle doit advenir
27:13elle adviendra
27:14vous avez bien compris
27:14qu'en plus de ça
27:15ça n'est pas un pouvoir
27:16entre les mains
27:17des parlementaires
27:18mais entre les mains
27:19du président de la République
27:20dans la tête duquel
27:21je ne suis pas
27:22vous êtes quand même
27:25un acteur dans l'histoire
27:25parce que si vous faites tomber
27:26le Premier ministre
27:28Sébastien Lecornu
27:28ça accélère
27:30une possible dissolution
27:31il y aura
27:31une dimension
27:33sans-abordage
27:34si ça doit arriver
27:34c'est-à-dire que
27:36nous nous serons heurtés
27:37à l'aveuglement
27:38à l'intransigeance
27:39d'un carton
27:41de gens qui
27:42voudront à toute force
27:43défendre un bilan
27:45sanctionné
27:46dans les urnes
27:47disqualifié
27:48dans les faits
27:49et vous vous allérez
27:50à nouveau avec
27:51la France insoumise
27:51en cas de nouvelles élections
27:53législatives ?
27:54je crois que
27:54chacun des socialistes
27:55le Premier secrétaire
27:56a déjà eu l'occasion
27:57de dire le périmètre
27:57dans lequel nous travaillons
27:59dans lequel nous souhaitons
28:00nous présenter aux élections
28:00si elles doivent advenir
28:01c'est deux places publiques
28:03à François Ruffin
28:05Boris Vallaud
28:06le président du groupe
28:08des députés socialistes
28:09à l'Assemblée nationale
28:09est notre invité
28:10on marque une petite pause
28:11on se retrouve dans un instant
28:12à tout de suite
28:13suite du grand jury
28:24présenté par Olivier Bost
28:25Boris Vallaud
28:27le président
28:28du groupe socialiste
28:29à l'Assemblée nationale
28:30et notre invité
28:31Périne Tarnot
28:32de Public Sénat
28:32et Loris Boachot
28:33du Figaro
28:34sont à mes côtés
28:35pour vous interroger
28:36le grand jury
28:38tout est politique
28:40Demain
28:41à l'ONU
28:42Emmanuel Macron
28:43va reconnaître
28:44l'état palestinien
28:45contre l'avis d'Israël
28:47et contre l'avis
28:47des Etats-Unis
28:48Boris Vallaud
28:49faut-il craindre
28:50des répercussions
28:51diplomatiques
28:52à ce choix
28:53Tout choix est difficile
28:56mais c'est un choix nécessaire
28:58c'est une décision attendue
29:00c'est celle des socialistes
29:02depuis longtemps
29:03et je crois que c'est
29:05une des conditions
29:06de la paix
29:06de la solution à deux Etats
29:07qu'il y ait effectivement
29:08deux Etats reconnus
29:09et la France s'honore demain
29:12Mais qu'est-ce que va faire avancer
29:13cette reconnaissance
29:15de l'état palestinien
29:16à ce moment-là ?
29:18Moi je crois que
29:19c'est une façon
29:21de porter
29:23cette solution
29:24à deux Etats
29:25ça peut être
29:28une abstraction
29:28complète
29:30dans quelques semaines
29:31parce qu'il faut
29:31dans un même mouvement
29:33aussi dénoncer
29:34ce qui se passe
29:35à Gaza
29:35comme dans les territoires
29:36de Cisjordanie
29:37Donc c'est un moyen
29:38de faire pression
29:38sur Israël
29:39C'est un moyen
29:39de faire pression
29:40et de chercher
29:41un chemin
29:41de paix
29:42de retrouver
29:44le fil
29:46interrompu
29:47depuis Oslo
29:49dans un moment
29:50tragique
29:51qu'il est important
29:53de dénoncer
29:54sans cesse
29:55et je crois
29:56que ce sera aussi
29:58le message
29:58du président de la République
29:59en tout cas
29:59on va l'écouter
30:00avec attention
30:00Loris Boachot
30:01Cette décision
30:02d'Emmanuel Macron
30:03vous le savez
30:04est très décriée
30:05Philippe Torretton
30:06Johan Sfar
30:07Charlotte Gainsbourg
30:07dans une tribune
30:08au Figaro
30:08publiée ce week-end
30:09une vingtaine
30:10de personnalités
30:10ont appelé
30:11le chef de l'état
30:12à retarder
30:13sa décision
30:14une reconnaissance
30:15demain
30:15serait revendiquée
30:16comme une victoire
30:17symbolique pour le Hamas
30:18qui ne ferait
30:20qu'aggraver
30:20les taux meurtriers
30:21qu'il impose
30:23le Hamas
30:23aux palestiniens
30:24Est-ce qu'il n'aurait pas
30:25été plus sage
30:26avant la reconnaissance
30:27de l'état palestinien
30:28de mettre le Hamas
30:29hors jeu ?
30:30Mais je crois que
30:30de ce point de vue là
30:31la France
30:34dans la déclaration
30:34conjointe avec l'Arabie saoudite
30:35le 12 septembre dernier
30:37a dit avec netteté
30:39et c'est la première fois
30:39à l'ONU
30:40que l'état de Palestine
30:42ce serait sans le Hamas
30:43ce serait sans le Hamas
30:46et nous savons
30:48toutes et tous
30:49à quel point
30:49il est de l'adversaire
30:51de la paix
30:52qu'il est l'adversaire
30:53de la solution
30:54à deux états
30:55et c'est vers
30:57l'autorité palestinienne
30:58qu'il faut
30:59qu'il faut se tourner
31:00et on a toujours
31:02de bonnes raisons
31:04de dire plus tard
31:05mais plus tard
31:06ce sera trop tard
31:07Et demain
31:08les maires socialistes
31:09sont invités
31:10par Olivier Faure
31:11le patron de votre parti
31:12à hisser
31:13le drapeau palestinien
31:15sur le fronton
31:16de leur mairie
31:17Bruno Rotaillot
31:18le ministre de l'Intérieur
31:19a lui donné instruction
31:20au préfet
31:20de s'y opposer
31:22est-ce qu'effectivement
31:23les bâtiments publics
31:25que sont les mairies
31:25ne doivent pas rester neutres ?
31:27Mais je crois que
31:28la proposition
31:31d'Olivier Faure
31:32elle consiste à dire
31:33accompagnant ce moment historique
31:35d'un acte symbolique
31:37et de pavoiser
31:38les mairies
31:40du drapeau palestinien
31:41On connaît le contexte
31:43très inflammable
31:43de ce débat
31:44Bien sûr
31:44c'est pour ça
31:45que c'est aussi
31:45laissé à la liberté
31:46des maires
31:48ce qui me fait dire
31:49que Bruno Rotaillot
31:50qui est ministre
31:51démissionnaire
31:52pour ne pas dire démissionné
31:53puisqu'on l'a renversé
31:53avec le gouvernement Bayrou
31:54à mon sens
31:56se trompe
31:57à la fois d'interprétation
31:58juridique
31:59parce que
32:00nous savons
32:01qu'après le 7 octobre
32:02il y a des mairies
32:03qui ont hissé
32:04à juste raison
32:04le drapeau israélien
32:06Mais on sait
32:07qu'il y a eu
32:08des drapeaux ukrainiens aussi
32:09Mais le contexte
32:10ne prête pas
32:11à la prudence ?
32:13Le contexte
32:14doit être
32:15à la
32:16j'allais dire
32:17à la défense
32:18acharnée
32:19du cessez-le-feu
32:21de la libération
32:23des otages
32:23d'un chemin
32:25pour la paix
32:26Il est ténu
32:26Il est ténu
32:28Mais il faut s'y raccrocher
32:29Il n'y a pas d'autre chemin
32:30que celui-là
32:31On voit aussi la flambée
32:31des actes antisémites
32:32en France
32:33Là vous parlez
32:34d'un autre sujet
32:35qui est absolument fondamental
32:37L'explosion
32:38des actes antisémiques
32:39On doit être
32:40j'allais dire
32:41impitoyable
32:43et déterminé
32:45dans la lutte
32:45contre l'antisémitisme
32:46Moi je sais
32:46j'ai trop d'amis
32:47de confessions juives
32:48qui aujourd'hui
32:49ont peur
32:50Il faut être à leur côté
32:51Il va y avoir
32:52les fêtes de fin d'année
32:53et bien d'évidence
32:54il faut là aussi
32:55que leur sécurité
32:56soit assurée
32:57Avec sa proposition
32:58sur le drapeau palestinien
33:00le patron du parti socialiste
33:02Olivier Faure
33:02a créé un puissant malaise
33:04ce sont les mots
33:06du député socialiste
33:07Jérôme Gage
33:08Est-ce qu'Olivier Faure
33:09a manqué de prudence
33:10de nuance
33:11dans son appel
33:12à pavoiser les mairies
33:13du drapeau palestinien ?
33:14Je pense que ça
33:15se rapportait moins
33:16à la question des drapeaux
33:18qu'à la réponse
33:19à un tweet
33:20ou sans aucun doute
33:21sur Twitter
33:22il vaut mieux
33:23j'allais dire
33:24faire preuve
33:26de se mettre à la diète
33:27être prudent
33:28dans les réactions
33:29qu'on a
33:29Je ne veux pas
33:30qu'on se trompe
33:31de choses
33:31Pour être précis
33:31parce que je vais citer
33:32le tweet d'Olivier Faure
33:33pour qu'on sache
33:34de quoi on parle
33:34Tant que vous penserez
33:36que vous ne pouvez
33:36fêter le nouvel an juif
33:38et l'an 1
33:38d'un état palestinien
33:39vous ne s'aimerez
33:41que la haine
33:41le désespoir
33:42et la mort
33:43C'était une réponse
33:44d'Olivier Faure
33:44sur Twitter
33:45Je crois que c'est à cela
33:45que l'expression
33:46de Jérôme Gage
33:47s'adressait
33:48Moi je veux dire
33:49avec netteté
33:49que
33:50Olivier Faure
33:53est vraiment engagé
33:56dans la lutte
33:56contre l'anticiptisme
33:57et que
33:58s'il y a un besoin
33:59de clarification
33:59et s'il y a eu un malaise
34:00je suis là aussi
34:02pour le dire
34:02que les socialistes
34:03de façon déterminée
34:04seront toujours
34:05aux côtés
34:06de leurs compatriotes
34:07de confession juive
34:08Mais ce type de proposition
34:09ne devait pas être
34:09dépêtaient en interne
34:11au sein du parti socialiste
34:12avant d'être annoncé
34:12sur Twitter
34:13C'était un peu
34:14inconséquent et maladroit
34:15C'est que demain
34:15nous soyons concentrés
34:16sur l'essentiel
34:17sur le plan international
34:18sur ce qu'il faut
34:20faire cesser
34:21à Gaza
34:22sur la libération
34:23des otages
34:23demain à l'ONU
34:25sur cette reconnaissance
34:26qui écarte
34:27le Hamas
34:28et puis
34:28ici en France
34:30sur la lutte
34:31contre l'antisémitisme
34:31puisque c'est le sujet
34:32sur lequel
34:32vous m'interpellez
34:34et qui est un sujet
34:34important
34:35qui n'est pas second
34:36Est-ce qu'il faut
34:37en plus de la reconnaissance
34:38de l'état palestinien
34:39sanctionner
34:40sur le plan économique
34:41Israël ?
34:42Je le crois
34:43et c'est le chemin
34:44qui était ouvert
34:45par la commission
34:46européenne
34:47et aujourd'hui
34:47la France
34:48doit convaincre
34:49ses partenaires européens
34:50d'aller notamment
34:51à la suspension
34:52de l'accord
34:53de l'accord d'association
34:54c'est le gouvernement
34:55de M. Netanyahou
34:56qu'il faut arrêter
34:58dans sa folie
35:00qui est aujourd'hui
35:01une entreprise
35:01qui est génocidaire
35:03qui est épouvantable
35:04Mais affaiblir
35:06Israël
35:06sur le plan économique
35:07c'est quand même
35:09une idée particulière
35:11dans la situation
35:12actuelle
35:13Mais l'idée
35:13c'est
35:14d'interrompre
35:18ce que même
35:21en Israël
35:21certains appellent
35:22aujourd'hui
35:22un génocide en cours
35:23Mais ça revient
35:24à affaiblir le pays
35:25Non je crois pas
35:27ce qui affaiblit le pays
35:28c'est
35:29ce qu'il est en train
35:30de faire
35:30Je veux dire
35:32un grand peuple
35:33comme le peuple
35:34d'Israël
35:35il a été capable
35:37aussi
35:37des accords
35:39d'Oslo
35:39et aujourd'hui
35:41ce à quoi nous devons
35:42nous raccrocher
35:42c'est à la paix
35:44Est-ce que vous savez
35:45qu'il y a encore
35:46des Israéliens
35:47et des Palestiniens
35:48qui en dépit
35:49de ce qui se passe
35:50et bien parlent encore
35:53d'avenir
35:53Il y a un hommage national
35:56ce soir aux Etats-Unis
35:57à Charlie Kirk
35:58l'influenceur conservateur
35:59tué le 10 septembre
36:00que Charlie Kirk
36:01soit érigé
36:02en martyr
36:03de la liberté
36:04d'expression
36:05vous en pensez quoi ?
36:07Écoutez
36:08d'abord
36:08une position de principe
36:10on doit pouvoir
36:12exprimer
36:12toutes ses opinions
36:13et j'allais dire
36:15y compris
36:16les plus désagréables
36:16et les combattre
36:18de la même manière
36:19dans les urnes
36:21dans des débats
36:22dans des tribunes
36:24médiatiques
36:25et la violence politique
36:27n'a pas sa place
36:28elle n'a sa place
36:29nulle part
36:30ni en France
36:31ni aux Etats-Unis
36:32que cet assassinat
36:34soit pour
36:35l'international
36:37réactionnaire
36:38qui est sur le registre
36:42indépendamment
36:43de cet assassinat
36:45de
36:45on ne peut rien dire
36:47nous le constatons
36:49et il y a
36:50sans aucun doute
36:51une instrumentalisation
36:53de cet assassinat
36:56pour fédérer
36:57non pas
36:57les amis
36:58de la liberté
36:59mais
37:01une extrême droite
37:02qui dans l'histoire
37:03n'a jamais été aux côtés
37:04des progrès
37:05des libertés publiques
37:06et quand ils sont au pouvoir
37:07en sont plutôt
37:08ceux qui la savent
37:11cette semaine
37:12aux Etats-Unis
37:13un humoriste
37:13et animateur américain
37:14Jimmy Kimmel
37:15a été suspendu
37:16des anonymes
37:16ont été licenciés
37:18de leur entreprise
37:18pour avoir critiqué
37:19l'influenceur
37:20Charlie Kirk
37:21Donald Trump
37:22s'est félicité
37:23de ses licenciements
37:25et demande la tête
37:25de deux autres humoristes
37:28ils menacent aussi
37:29leurs médias
37:29est-ce que
37:30à vos yeux
37:31les Etats-Unis
37:31sont en train
37:31de basculer
37:32dans une forme
37:33de démocratie autoritaire
37:34mais est-ce que
37:36c'est un sentiment
37:37ou est-ce que
37:38c'est un constat
37:39objectif
37:39mais accablant
37:40est-ce que
37:40M. Trump
37:41est un parangon
37:43de liberté
37:44de défense
37:46des droits
37:47non je ne crois pas
37:49et si je dis que
37:50la liberté d'expression
37:53doit être respectée
37:56elle l'est pour toute opinion
37:57et donc le fait
37:58de sanctionner
38:00ces humoristes
38:01et la démonstration
38:02aussi
38:03vraisemblablement
38:04d'une atteinte
38:04à la liberté
38:05d'expression
38:06à la liberté
38:07dans ce contexte
38:07politique
38:08aux Etats-Unis
38:09le premier vice-président
38:10du rassemblement national
38:11Louis Alliot
38:12va assister
38:13ce soir
38:14à l'hommage national
38:15aux Etats-Unis
38:16à Charlie Kirk
38:17qu'est-ce que ça vous inspire
38:18est-ce qu'il y a sa place
38:19il y a manifestement
38:21sa place
38:22bien sûr
38:22il est à sa place
38:24au milieu
38:24de cette famille
38:26réactionnaire
38:26de cette famille
38:27intolérante
38:28de cette famille
38:30qui fait régresser
38:31les droits et libertés
38:32pour lesquels on s'est battus
38:33depuis des siècles
38:34vous savez
38:34dans l'histoire
38:36l'extrême droite
38:37n'a jamais été
38:37aux côtés
38:38des conquêtes sociales
38:39et de la conquête
38:40des libertés publiques
38:41et politiques
38:41elle en a été
38:42le plus souvent
38:42d'ailleurs l'adversaire
38:43et donc
38:44que le rassemblement national
38:46soit représenté
38:47dans cette engence-là
38:49ne m'étonne pas tellement
38:50mais d'ailleurs
38:50je vais vous dire
38:51regardez aussi sur
38:53on évoquait
38:53pardon
38:53petit retour en arrière
38:54sur la taxe Zuckman
38:55que madame
38:57Le Pen
38:57et le rassemblement national
38:58soit du côté
38:59des milliardaires
39:00Jean-Marie Le Pen
39:02parlait des establishments
39:02ils sont les establishments
39:03aujourd'hui
39:03ils défendent les milliardaires
39:05qui financent
39:05leurs think tanks
39:06qui financent
39:07leurs campagnes
39:08qui ont leurs médias
39:09leurs journaux
39:10leurs télévisions
39:10Marine Le Pen parle quand même
39:11d'une taxe sur les plus riches
39:12oui qui ne rapporte pas grand chose
39:13ce que nous voyons
39:15c'est une Amérique
39:15pour revenir sur les Etats-Unis
39:17une Amérique divisée
39:17déchirée même
39:19est-ce que c'est ce qui guette
39:20la France
39:21je crois que nous sommes
39:23ici en France
39:24mis au défi
39:26de recoudre
39:28un pays déchiré
39:30où chacun
39:32défend parfois sa colère
39:34où le sentiment
39:37d'injustice
39:38est grand
39:39et je sens
39:41que nous sommes
39:42sur cette ligne de crête
39:44mais je sens aussi
39:44les français disponibles
39:45pour la solidarité
39:46disponibles
39:47pour la fraternité
39:48disponibles
39:49pour faire des choses
39:50ensemble
39:51et se donner des raisons
39:51de vivre ensemble
39:52et je crois que c'est
39:54le meilleur
39:55qu'il faut cultiver
39:56on a besoin
39:56de machines à coudre
39:57dans ce pays
39:58et pas de machines
39:58à découdre
39:59Boris Vallaud
40:04question express
40:05avec des réponses
40:07par oui ou par non
40:07pour ou contre
40:08CNews est-elle
40:09une chaîne d'extrême droite
40:10c'est l'affirmation
40:11de Delphine Ernot
40:12la présidente
40:13de France Télévisions
40:14pour défendre
40:14ses journalistes
40:15je crois que
40:16c'est en effet le cas
40:17la Chine est-elle
40:18une dictature
40:19je crois que c'est
40:21en effet le cas
40:21vous êtes en désaccord
40:23avec Sophia Chikirou
40:24l'influente députée
40:25insoumise
40:26je vous le confirme
40:27qui estime que la Chine
40:28n'est pas une dictature
40:29Faut-il en compte
40:30la pétition de
40:31Philippe Devilliers
40:31qui demande un référendum
40:32sur l'immigration
40:33pétition qui a recueilli
40:34plus de 1,5 million
40:36de signatures
40:36à ce jour
40:37et donc organiser
40:38un référendum
40:39sur l'immigration
40:39je n'y suis pas favorable
40:41pour ou contre
40:42la gratuité
40:43dans les transports
40:44en commun
40:44mesure mise en place
40:46dans certaines villes
40:47mais vivement critiquée
40:49par la Cour des Comptes
40:50mis en place
40:50avec succès
40:51notamment à Montpellier
40:54et je crois
40:55que c'est une mesure
40:55de justice
40:56une mesure qui encourage
40:57les mobilités décarbonées
41:00donc je suis favorable
41:01c'est pas tout à fait
41:03un oui non
41:03pardon
41:04le grand jury
41:072027
41:09c'est demain
41:09alors retour en France
41:11avec la perspective
41:12de l'élection présidentielle
41:13qui influence déjà
41:14quand même beaucoup
41:15notre vie politique
41:16tout d'abord
41:17Boris Vallot
41:18une question simple
41:19pourquoi
41:20Raphaël Glucksmann
41:21n'est-il pas aujourd'hui
41:22le candidat naturel
41:23du parti socialiste
41:24d'abord je ne sais pas
41:26si lui-même est candidat
41:27ça en prend la direction
41:29quand même
41:29le parti socialiste
41:30auquel j'appartiens
41:31ne manque pas de talent
41:32nous travaillons sur
41:34un projet
41:35qui sera présenté
41:36à la fin de l'année
41:37nous souhaitons
41:39constituer
41:40une alliance
41:41de la gauche
41:42de Raphaël Glucksmann
41:43qui est jusqu'à
41:45François Ruffin
41:45ou de Clémentine Autain
41:46à Aurore-Laluc
41:47avec les socialistes
41:49avec les communistes
41:49avec nos amis
41:50écologistes
41:52avec les insoumis
41:53vous étiez François Ruffin
41:54qui a été député
41:57la France insoumise
41:57ils n'y sont pas
41:59parce que leur projet
42:00n'est pas d'y être non plus
42:02ils ont formulé
42:03aussi la proposition
42:04d'une candidature
42:05je vois une parenthèse
42:06mais ça veut dire
42:06qu'en cas de dissolution
42:07il n'y aura plus jamais
42:08de nouveaux fonds populaires
42:09la France insoumise
42:10c'est définitivement terminé
42:11je le redis
42:11nous sommes en train
42:12de constituer
42:13une alliance
42:15telle que je l'ai décrit
42:16telle que je la souhaite
42:17sans jamais oublier
42:18par ailleurs
42:19mais vous répondez
42:20pas à ma question
42:20je lui réponds
42:20il faudra regarder
42:21circonscription par circonscription
42:22comment nous continuons
42:25de considérer
42:25que notre principal
42:26ennemi
42:27c'est peut-être encore possible
42:27dans certaines circonscriptions
42:28c'est ce que vous nous dites
42:29pour être clair
42:30barrage à l'extrême droite
42:31parce que je ne confonds pas
42:32l'un et l'autre
42:33ça voudrait dire
42:33une forme d'accord
42:34de non-agression
42:35si demain il y avait
42:36des élections législatives
42:37je n'en connais pas les formes
42:38mais mon adversaire politique
42:39principal
42:40c'est l'extrême droite
42:43Olivier Faure est un présidentiable
42:45comme on dit
42:46sans aucun autre
42:47avec d'autres
42:48dont je pourrais égrener les noms
42:49vous parliez d'un mode
42:50de sélection
42:51quelque part
42:51d'un bloc de gauche
42:54qui irait donc effectivement
42:55de Clémentine Autain
42:56jusqu'à Raphaël Glucksmann
42:57comment ça peut marcher
42:58parce que visiblement
42:59Raphaël Glucksmann
43:00ne veut pas y participer
43:01et c'est une primaire
43:02que vous décrivez là
43:03moi ce que je crois
43:04c'est que
43:05le travail de fond
43:06que le parti socialiste
43:08a engagé pour lui-même
43:09que le place publique
43:10a aussi mis
43:11en chantier
43:13que nous sommes en train
43:14de travailler
43:14avec d'autres forces politiques
43:16de gauche
43:16les écologistes
43:17l'après
43:18François Ruffin
43:20les discussions
43:21que nous pouvons avoir
43:22avec le parti communiste français
43:24tout ce travail doctrinal
43:25nous fait en réalité converger
43:28chacun est convaincu
43:30de la nécessité d'une rupture
43:31parce que
43:31nous avons changé d'époque
43:32nous avons changé d'air
43:33et que l'impatience
43:36des français
43:36de ce pays
43:37qui fourre au cou
43:37dont je parlais tout à l'heure
43:38est immense
43:40mais pourquoi tout le monde
43:41n'adhère pas
43:41à ce projet ?
43:43mais il y a déjà
43:44une majorité
43:45de formations politiques
43:46qui y souscrivent
43:49y concourent
43:50et nous continuons
43:51de discuter
43:52de travailler
43:52avec place publique
43:54nous travaillons
43:55avec nos amis
43:56nos amis écologistes
43:58et donc nous continuons
43:59dans ce chemin
43:59avec une responsabilité
44:01particulière
44:01pour le parti socialiste
44:02qui au coeur de tout cela
44:04est bien d'entraîner
44:06tout le monde
44:06parce que ce qui nous préoccupe
44:07nous c'est d'offrir
44:08une alternative
44:09aux françaises et aux français
44:09puisque vous parlez
44:10du fonds et de la base
44:11doctrinale
44:12de ce programme
44:13présidentiel
44:14est-ce que vous souhaitez
44:15toujours l'abandon
44:16de la réforme des retraites
44:17de la dernière réforme
44:18des retraites
44:19et donc de l'âge légal
44:20de départ à la retraite
44:20de 64 ans ?
44:22oui comme 66% des français
44:24qui se sont exprimés
44:25la semaine dernière
44:26si je le dis
44:26c'est qu'il est rare
44:27qu'une réforme
44:28vous appuyez beaucoup
44:30sur des sondages
44:31pour la taxe Zuckman
44:32pour la retraite
44:34mais si on regarde
44:34tout à l'heure
44:35quand je m'appuyais
44:35sur le résultat des urnes
44:36vous en contestiez
44:37le résultat aussi
44:38en revanche
44:40si vous vous appuyez
44:42sur les sondages
44:42il faut faire demain
44:43un référendum
44:44sur l'immigration
44:45par exemple
44:45mais je peux vous répondre
44:46sur le sujet
44:47parce que je défends aussi
44:47les convictions
44:48qui sont les miennes
44:49et que je ne veux pas
44:50qu'à travers
44:50une question mal posée
44:52et un grand mensonge
44:54soit fait aux françaises
44:55et aux françaises
44:55parce que vous savez
44:55c'est pas ceux
44:56qui sont le plus habile
44:57d'enflure du ton
44:59d'effet de manche
45:00de redemontade
45:00qui sont les plus efficaces
45:01s'agissant de ce type
45:02de politique
45:03vous regardez
45:04quel était le bilan
45:04de Nicolas Sarkozy
45:05à dire aux français
45:06dans le contexte démographique
45:08qui est le nôtre
45:08c'est-à-dire avec une population
45:10vieillissante
45:10et donc de moins en moins
45:11de cotisants
45:12qu'on va pouvoir
45:13continuer à travailler
45:14jusqu'à 60 ou 62 ans seulement
45:16mais d'abord madame
45:18on serait bien isolé
45:19notamment en or
45:20là par exemple
45:21vous dites une autre chose
45:23pardon
45:23qui est fausse
45:24aujourd'hui les gens
45:25ne partent pas
45:25à 60 ou 62 ans
45:27ils partent plus tard
45:27la moyenne c'est plutôt
45:2864 ans
45:29d'ores et déjà
45:30et repoussant à 64 ans
45:31ce sera 66 ans
45:32donc il ne faut pas dire
45:33il ne faut pas dire
45:35qu'aujourd'hui
45:35les français partent
45:36effectivement à 60 ou 62 ans
45:38ça n'est pas vrai
45:39ou alors avec des décotes
45:39considérables
45:40et je peux vous dire
45:41qu'il y a beaucoup de français
45:41qui ne peuvent pas se le permettre
45:42pourquoi
45:43et pardon
45:44et quand vous regardez
45:45l'âge effectif
45:46de départ à la retraite
45:47des allemands
45:48on part à peu près
45:48au même âge
45:49je parle de l'âge effectif
45:50pas du moment
45:52de la liquidation
45:52pourquoi on parle
45:53de cette réforme
45:54des retraites
45:54vous vous interrogez
45:55comme si c'était
45:56une sorte de lubie
45:57une sorte d'obsession
45:58d'abord parce que
45:58c'est une injustice
45:59sociale considérable
46:01pour les carrières longues
46:02pour les carrières pénibles
46:04pour les carrières âchées
46:05je veux dire
46:05c'est souvent des carrières
46:06de femmes
46:06elles ont eu
46:07des carrières difficiles
46:09souvent moins bien payées
46:10que les hommes
46:10et bien elles se retrouvent
46:11avec des pensions
46:11qui sont des pensions
46:12de misère
46:13cette idée de réparer
46:14le macronisme
46:15en fait
46:15ce qu'a fait le macronisme
46:16il faut dire
46:16que vous avez fait
46:16beaucoup de dégâts
46:18je dois dire
46:18que moi j'en suis pas surpris
46:19pour l'instant
46:19c'est votre principal programme
46:20pour 2027
46:21pardon
46:22pour l'instant
46:22c'est votre principal programme
46:23pour 2027
46:24c'est réparer ou effacer
46:26tout ce qu'il a pu faire
46:26Emmanuel Macron
46:27mais alors c'est peut-être
46:27que vous m'écoutez pas
46:28mettre de la justice
46:29de la justice fiscale
46:30et quand je prends des chroniques
46:31qui sont des chroniques
46:32qui ont plus de 20 ans
46:33c'est que je considère
46:34que la réparation
46:36elle est plus ancienne
46:37que cela
46:38quand j'évoque
46:39la question
46:40de la transition énergétique
46:42c'est parce que
46:43j'ai le sentiment
46:43de l'urgence
46:43de la préparation
46:44de l'avenir
46:44et que tous les investissements
46:45que nous ne ferons pas
46:46aujourd'hui
46:46il faudra les faire demain
46:48quand je pose la question
46:49par exemple
46:49sur la question agricole
46:51qui me concerne
46:51beaucoup chez moi
46:52à la fois de la nécessité
46:53d'une nouvelle loi
46:54d'orientation agricole
46:55en France
46:55et d'une nouvelle PAC
46:56parce que la PAC
46:57de 92
46:58ne marche plus
46:59et qu'on ne peut plus
47:00considérer l'agriculture
47:01comme un bien
47:01comme les autres
47:02soumis à la libre concurrence
47:03souvent la plus déloi
47:04je dis que ça n'est pas possible
47:05ça fait partie
47:06de nos projets
47:06alors oui
47:07je suis désolé de le dire
47:08il va y avoir
47:09beaucoup à réparer
47:10du macronisme
47:11à la fois
47:12dans ce qui a été conduit
47:13comme politique
47:14mais aussi dans la façon
47:15dont il a fait
47:16de la politique
47:17et c'est la raison
47:17pour laquelle
47:18et c'est la raison
47:20pour laquelle
47:20pardon
47:20il y a
47:21dans la question
47:22de la réforme des retraites
47:23aussi un enjeu démocratique
47:25mettez-vous
47:26du point de vue
47:27de nulle part
47:27vous savez
47:27vous êtes sur Sirius
47:28une étoile
47:29et vous regardez
47:29comment ça s'est passé
47:30les manifestations
47:31par millions dans les rues
47:32le pouvoir
47:33n'en a rien à faire
47:34un front uni
47:35des organisations syndicales
47:36de salariés
47:37le pouvoir
47:38n'en a rien à faire
47:38une absence de majorité
47:39à l'Assemblée nationale
47:40le pouvoir
47:41n'en a rien à faire
47:42mais vous vous rendez bien compte
47:43que quand les citoyens
47:44se disent
47:45mais la démocratie
47:46est impuissante
47:46ils doutent de la démocratie
47:48et ce qui nous guette
47:49c'est la demande
47:50d'un changement de régime
47:51et bien je suis désolé
47:52je crois que
47:52il y a aussi une réalité
47:53de l'état
47:55de nos finances publiques
47:56comment vous financeriez
47:57pour reprendre
47:58la question de
47:59le risque
48:00un changement d'âge
48:01donc un abaissement
48:02de l'âge légal
48:02de départ à la retraite
48:03si on abandonne
48:05la borne
48:05de 64 ans
48:06on a fait beaucoup
48:07de propositions
48:07on a eu l'occasion
48:08de parler tout à l'heure
48:09de la taxe
48:10moi je reprends
48:12le conseil
48:12qui a été fait par
48:13je crois que c'est
48:15l'Institut d'études
48:17des politiques publiques
48:19et qui dit
48:21en fait
48:21on n'a pas un problème
48:22depuis ces dernières années
48:23on n'a pas un problème
48:23de dépenses
48:24on a essentiellement
48:24un problème de recettes
48:25il nous manque des recettes
48:2660 milliards par an
48:27vous savez que
48:28si nous avions
48:29ces 60 milliards par an
48:30s'ils n'avaient pas
48:31été retirés
48:32du budget
48:33de la nation
48:34nous serions en dessous
48:35des 3% de déficit
48:37nous aurions
48:38une charge de la dette
48:39qui serait
48:40beaucoup plus faible
48:41et nous pourrions
48:42financer un certain nombre
48:43de politiques publiques
48:43parce que si vous retirez
48:44ce qui a été socialisé
48:45c'est-à-dire
48:45au fond
48:46le régalien
48:47et bien la France
48:49est plutôt en dessous
48:49de la moyenne des pays
48:50de l'OCDE
48:50alors il peut y avoir
48:51des surcotisations
48:52il peut y avoir
48:53une CSG
48:54qui est progressive
48:54il peut y avoir
48:55une différenciation
48:56entre
48:57les très grosses pensions
48:59et les petites pensions
49:00qui n'arrivent pas
49:00à vivre correctement
49:02je crois qu'il y a
49:03des possibilités
49:04mais moi ce que je propose
49:05c'est qu'il y a un peu plus
49:06de justice
49:06que tout le monde
49:07vive mieux
49:08moi ce qui nous préoccupe
49:09c'est les gens
49:09qui tapent à ma permanence
49:10vous savez
49:10ça fait partie de vos idées
49:11pour maintenant
49:12et pour 2027
49:13mais je vous livre
49:14quand même la confidence
49:15d'un responsable
49:15du bloc central
49:16cette semaine
49:16la gauche française
49:18est la seule gauche européenne
49:19qui ne veut pas faire
49:19de virage
49:20sur les questions
49:21de sécurité
49:21et d'immigration
49:22avez-vous encore
49:24à faire votre révolution
49:25régalienne quelque part ?
49:26c'est une parole autorisée
49:30mais par qui ?
49:31par quoi ?
49:32moi je suis désolé
49:32mais dans le quinquennat
49:33de François Hollande
49:34on a eu affronter
49:35si on regarde
49:37chez nos voisins européens
49:38il y a eu effectivement
49:38une évolution des gauches
49:40qui n'est pas du tout
49:40celle de la gauche française
49:41mais quelle est l'évolution
49:43de la gauche française ?
49:44je veux dire
49:44nous avons
49:45nous avons créé des postes
49:47nous proposons
49:48le rétablissement
49:48de la police
49:51de proximité
49:52parce que nous considérons
49:52que la sécurité du quotidien
49:53ça concerne tout le monde
49:54nous sommes sans indulgence
49:56vis-à-vis des délinquants
49:57nous sommes
49:57d'où qu'ils soient
49:58même si quand ils sont
49:59en col blanc
49:59et quand ils sont mis
50:00en examen
50:01ou renvoyés
50:02devant les tribunaux
50:02correctionnels
50:03pour nous c'est important
50:04c'est important aussi
50:05et on ne prépare pas
50:06de loi d'amnistie
50:07comme rassemblement national
50:08en ce moment
50:09et sur l'immigration
50:11on est aussi très conscients
50:13du fait que c'est un sujet
50:14qui taraude les françaises
50:15et les français
50:15c'est d'ailleurs
50:16ce que nous avons dit
50:17mais vous dites quoi
50:17sur le sujet ?
50:18je dis trois choses
50:19la première
50:20c'est que
50:22je suis favorable
50:23à ce que
50:24les travailleurs clandestiniens
50:26qui font tourner
50:26les secteurs entiers
50:27de notre économie
50:28puissent être régularisées
50:30pour payer leurs impôts
50:31et leurs cotisations sociales
50:32et participer
50:32parfois ils le font déjà
50:33la totalité des immigrés clandestins
50:35qui travaillent chez nous
50:36ceux qui travaillent
50:37vous savez qu'il y a
50:38des secteurs entiers
50:38de l'économie
50:40si on écoute
50:40madame le pen
50:41c'est vrai aussi
50:42de la santé
50:43et bien ça ne tourne plus
50:45il faudra qu'on vous réinvite
50:46pour développer
50:47tous ces sujets là
50:48et notamment
50:50sur l'évolution
50:51du parti socialiste
50:53sur la question de l'immigration
50:54merci beaucoup
50:55Boris Vallaud
50:55bon dimanche à tous
50:56à la semaine prochaine
50:57abonné
50:58abonné
50:59abonné
51:00abonné
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