Passer au player
Passer au contenu principal
Rechercher
Se connecter
Regarder en plein écran
Like
Favori
Partager
Plus
Ajouter à la playlist
Signaler
Budget 2026 : «Les discussions budgétaires avancent bien, ce pourquoi LFI est embarrassée et pose une motion de censure», analyse Antonin André
Europe 1
Suivre
il y a 8 heures
Catégorie
🗞
News
Transcription
Afficher la transcription complète de la vidéo
00:00
Toujours en compagnie d'Eliott Maman et Antonin, André, on parle de Sébastien Lecornu qui semble sous pression.
00:05
Il s'exprime ce soir chez nos confrères du Parisien.
00:09
Il tente de décourager manifestement ceux qui rêveraient de le voir disparaître, lui et son gouvernement.
00:15
La motion de censure enverrait un signal dramatique au moment où on cherche un compromis, dit-il.
00:20
En précisant, je ne veux pas de la censure, encore moins de la dissolution.
00:23
Alors hier, le couple exécutif brandissait pourtant la menace de cette dissolution au cas de chute du gouvernement.
00:31
On a du mal à suivre, Antonin André, quand même.
00:34
Non, en fait, Sébastien Lecornu ne s'attendait pas à ce que deux motions de censure émergent en fin de semaine,
00:40
émises par LFI et par le Rassemblement National et qui sont discutées la semaine prochaine,
00:43
alors même qu'on est en pleine discussion budgétaire.
00:45
Sur le Mercosur.
00:46
Alors, c'est tout l'objet de sa colère, c'est-à-dire que ces motions de censure sont déposées
00:50
pour protester contre l'adoption du Mercosur.
00:53
Or, il se trouve que la France a voté contre l'adoption du Mercosur.
00:56
Et donc, sauf à ce que Sébastien Lecornu aille à Bruxelles faire un coup de force,
01:00
mettre une camoule sur la tête à Ursula von der Leyen pour l'enlever et faire du chantage à l'Union Européenne,
01:05
il n'y a pas d'autre moyen, en dehors que de s'opposer, à marquer son désaccord avec le Mercosur.
01:10
Donc, cette motion de censure est parfaitement inepte,
01:12
d'autant que dans celle réligée par LFI, le deuxième paragraphe concerne le Venezuela.
01:17
Là encore, on aurait pu attendre Sébastien Lecornu qu'il aille dans le bureau ovale
01:20
pour mettre un pistolet sur la tempe de Donald Trump en empêchant l'exfiltration de Maduro.
01:25
Ça n'était pas possible.
01:26
Donc, en fait, ce que souligne la colère de Sébastien Lecornu, c'est la dinguerie,
01:31
ce sont les termes qui sont employés à Matignon, la dinguerie de ces motions de censure.
01:34
Et donc, puisque ces dingues veulent déposer des motions de censure,
01:38
la règle est très simple, s'il y a censure, il y a dissolution.
01:41
Et là, chaque parti politique qui est aujourd'hui à l'Assemblée nationale,
01:44
va faire ses comptes, puisqu'on est dans la politique politicienne,
01:47
et voir s'il a avantage ou non à censurer et à la dissolution.
01:49
Évidemment, cela visent principalement les LR et les socialistes,
01:53
qui ne souhaitent pas une dissolution.
01:55
Et s'ils ne votent pas la censure, il n'y aura pas de censure, et donc pas de dissolution.
01:58
Vous en êtes bien sûr qu'ils ne souhaitent pas la dissolution, les LR et les socialistes ?
02:02
Non, les LR et les socialistes ne la souhaitent pas.
02:03
Alors ensuite, comme toujours en la matière, il faut rester prudent,
02:07
parce que ce que n'exclut pas Sébastien Lecornu,
02:10
c'est que quelques socialistes la votent pour faire la pointe.
02:13
Du côté des LR, il y a beaucoup de bruits contradictoires.
02:16
Bruno Retailleau est farouchement opposé à Sébastien Lecornu,
02:20
et lui souhaiterait même la chute de Sébastien Lecornu,
02:22
parce que Bruno Retailleau, ce qu'il veut, c'est revenir au gouvernement.
02:24
Donc il veut la chute de ce gouvernement.
02:26
Les députés LR, eux, sont beaucoup plus circonspects
02:29
quant à l'idée de censurer, surtout au prétexte du Mercosur et du Venezuela.
02:33
Bon, alors derrière, il y aura quand même le budget,
02:37
la discussion du budget, puisqu'elle va revenir mardi
02:39
après des discussions très compliquées en commission des finances.
02:44
Là encore, on a du mal à voir ce qui va se passer
02:47
entre l'EPS et LR, qui ne sont pas tout à fait sur la même ligne.
02:52
Est-ce que, justement, ce n'est pas l'arrière-pensée
02:55
de se maintenir au moment où peut-être certains seront tentés
02:59
d'une motion de censure dans ces discussions ?
03:03
Oui, c'est vrai, ce qui est assez intéressant,
03:05
c'est qu'il y a un peu deux phénomènes qui viennent se faire pression
03:08
l'un contre l'autre, à savoir que d'un côté,
03:11
on a une classe politique des élus à l'Assemblée nationale
03:13
qui ont tellement perdu tout sens du débat constructif
03:16
que l'on se retrouve à déposer des motions de censure
03:18
pour exprimer des désaccords sur des sujets
03:20
qui sont en effet, en réalité, assez décorrélés
03:22
de ce que pourraient être les prérogatives,
03:24
notamment des députés et même, à un certain égard,
03:28
de l'exécutif.
03:29
Donc on peine quand même à comprendre la pertinence
03:31
de ces motions de censure qui viennent tout de même
03:33
interroger le sens de la responsabilité de nos élus
03:36
qui, de toute évidence, ne savent plus exprimer une opposition
03:39
sinon par une position particulièrement intransigeante,
03:42
ce qui n'est pas nécessairement la plus constructive des choses.
03:45
Et, en parallèle, on a quand même aussi un président,
03:49
un exécutif qui lit ses prérogatives,
03:52
quitte à déformer un tout petit peu la Constitution,
03:55
puisque estimer qu'il y a nécessairement un lien direct
03:59
entre le vote, enfin le dépôt, puis le vote d'une motion de censure
04:02
et ce que serait immédiatement une dissolution,
04:05
on est là aussi quand même dans une forme de déformation des évidences.
04:09
Non, ce n'est pas une déformation des évidences,
04:11
c'est la Constitution qui le prévoit.
04:12
Non, absolument pas, s'il y a une censure, c'est le gouvernement qui tombe.
04:15
Si le gouvernement tombe, libre au président de la République de dissoudre,
04:18
considérant qu'on en est maintenant à trois gouvernements successifs
04:22
qui ont été censurés, dissoudre à nouveau, c'est passé.
04:25
On est au troisième gouvernement depuis un an,
04:31
donc si jamais ça ne fonctionne pas,
04:33
que les Français retournent aux urnes et qu'on réalise une assemblée.
04:36
C'est tout à fait dans ses prérogatives,
04:37
ce n'est pas déformer les institutions.
04:38
Est-ce que si dissolution il y avait,
04:42
est-ce qu'il n'aurait pas fallu la faire avant ?
04:43
D'abord, on n'en est pas là.
04:45
Vous n'y croyez pas, vous ?
04:47
Non, je ne pense pas qu'il y aura une motion de censure qui passera.
04:49
Et par ailleurs, les discussions budgétaires cette semaine,
04:51
et c'est aussi à mettre en lien avec le dépôt d'évolution de censure,
04:54
les discussions budgétaires ont avancé cette semaine.
04:57
La réunion qui a eu lieu à Bercy,
04:59
où la ministre des Comptes Publiques a convoqué les partis d'opposition,
05:03
alors tous n'y sont pas allés,
05:04
mais les socialistes y sont allés,
05:05
et les sujets ont beaucoup avancé avec les socialistes.
05:08
Le sujet qui reste aujourd'hui un peu embarrassant et qui est au milieu de la table...
05:12
Vous m'inquiétez quand vous dites ça,
05:13
je me dis que ça sent la taxe,
05:15
si les sujets ont avancé avec les socialistes.
05:18
Justement, le sujet le plus important qu'il y a à traiter,
05:21
et c'est pour ça qu'ils vont ouvrir la discussion budgétaire mardi,
05:24
puisque la discussion budgétaire reprend mardi à l'Assemblée Nationale,
05:26
avec Sébastien Lecornu au banc,
05:28
traitera des collectivités territoriales,
05:29
parce que c'est un sujet qui est majeur,
05:31
sur lequel le gouvernement avait prévu entre 3 et 4 milliards d'euros d'économies.
05:35
Les sénateurs, non seulement, ont supprimé les économies,
05:37
mais ont même rehaussé un peu le budget des collectivités territoriales,
05:41
parce qu'il y a des municipales et des sénatoriales.
05:42
Évidemment, les sénateurs pensent avant tout à leur propre siège.
05:46
Donc, on va commencer par les collectivités territoriales,
05:49
mais à l'heure où on se parle,
05:50
les discussions budgétaires, en réalité, avancent et avancent bien,
05:53
ce qui explique la raison pour laquelle LFI est très embarrassée,
05:57
est très en colère,
05:58
et pose cette notion de censure de façon à ce que ça vienne perturber
06:01
et interrompre le débat budgétaire.
06:03
Mais la réalité, au risque d'en décevoir certains,
06:06
c'est que les discussions budgétaires avancent,
06:08
et que, quelle que soit l'issue,
06:10
ordonnance ou 49.3,
06:12
vraisemblablement, l'avancée vers un compromis
06:14
n'est pas totalement exclu pour le moment.
06:16
– Et il prendrait quelle forme ?
06:17
Vous avez des informations sur ce point ?
06:19
– Ça veut dire qu'on se mettrait d'accord
06:20
sur une surtaxe de l'impôt sur les sociétés
06:22
qui tournerait autour de 4 milliards, 5 milliards d'euros
06:24
pour les 330 plus grandes entreprises de France,
06:26
et non pas pour l'ensemble des entreprises.
06:28
Un effort sur les collectivités locales
06:29
qui serait aux alentours de 3,5, 4 milliards d'euros,
06:32
donc là, vous avez déjà 8 milliards d'euros,
06:34
il en reste deux à trouver,
06:35
d'une façon ou d'une autre, deux ou trois,
06:36
mais c'est-à-dire qu'on a fait quand même l'essentiel du chemin
06:38
une fois qu'on a réglé ces deux problèmes.
06:40
Donc, encore une fois,
06:42
l'idée d'un compromis progresse,
06:44
et une fois que ce compromis sera fait,
06:46
il sera tôt de se poser la question du 49.3,
06:48
parce que là, les socialistes n'auront plus
06:50
aucune raison de le censurer,
06:51
puisque le compromis aura été trouvé,
06:52
et à ce moment-là, on pourra espérer un budget
06:54
avant l'un fin janvier,
06:55
car c'est la date butoir qui a été fixée
06:56
pour une raison simple,
06:58
c'est que la loi spéciale, en fait,
06:59
ne coûte pas grand-chose sur le mois de janvier,
07:01
mais commence à coûter cher à partir de février.
07:03
– Sous-titrage FR 2021
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire
Recommandations
1:20
|
À suivre
Aurélie Trouvé défend la motion de censure LFI
Le Parisien
il y a 3 mois
1:18
Budget : les débats s'enlisent et les critiques montent
Europe 1
il y a 2 mois
1:43:18
100% Politique Week-End (Émission du 10/01/2026)
CNEWS
il y a 7 heures
2:37
Une ingénieure iranienne dénonce l'inaction de la France vis-à-vis de la situation en Iran
CNEWS
il y a 9 heures
44:30
L'Heure des Pros 2 Week-End (Émission du 10/01/2026)
CNEWS
il y a 11 heures
19:09
Révolte en Iran : la rue défie le régime des Mollahs - 10/01
BFM
il y a 7 heures
2:46
Révolte en Iran : Donald Trump a indiqué que "l'Iran aspire à la liberté et que les États-Unis sont prêts à aider"
BFM
il y a 11 heures
1:46:53
Le Club BFM - Samedi 10 janvier
BFM
il y a 11 heures
1:30
Suisse : Le gérant du bar de Crans-Montana dort désormais en prison
Jeanmarcmorandini.com
il y a 14 heures
1:16
Assemblée et dissolution : Les municipales vont-elles être bousculées par de nouvelles législatives
Jeanmarcmorandini.com
il y a 14 heures
1:36
Salon de l’auto de Bruxelles : faut-il concevoir des modèles uniquement à destination du marché européen ?
Europe 1
il y a 14 minutes
1:29
Tragédie à Crans-Montana : ce que révèlent les auditions du propriétaire du bar
Europe 1
il y a 14 minutes
1:46
Iran : Reza Pahlavi, le fils du dernier Shah, appelle les manifestant à «s'emparer des centres-villes»
Europe 1
il y a 8 heures
1:11
Colère des médecins libéraux : après avoir manifesté à Paris, 2.000 d'entre eux vont «s'exiler» à Bruxelles ce dimanche
Europe 1
il y a 8 heures
5:06
Sébastien Lecornu agite la menace d’une nouvelle dissolution : «C'est une mascarade politique», dénonce Eric Revel
Europe 1
il y a 10 heures
1:12
Mercosur, dermatose nodulaire... Sébastien Lecornu adresse une lettre aux syndicats agricoles
Europe 1
il y a 10 heures
1:36
Médecins libéraux en colère : des milliers de blouses blanches dans les rues contre le budget de la Sécu
Europe 1
il y a 10 heures
1:27
«De la manière douce ou de la manière forte» : Donald Trump n'écarte aucun scénario pour obtenir le contrôle du Groenland
Europe 1
il y a 10 heures
1:07
CAN : la sécurité a été renforcée à Paris et à Marseille en marge de la rencontre entre l'Algérie et le Nigeria
Europe 1
il y a 10 heures
15:35
Gronde en Iran : «C'est le mouvement le plus prometteur pour mettre fin au régime des Mollahs» François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la Recherche Stratégique
Europe 1
il y a 10 heures
3:22
Défaite de l'Algérie à la CAN : «Il est à craindre qu'il y ait des incidents ce soir en France», confie Antonin André, chef du service politique du JDD
Europe 1
il y a 10 heures
5:54
Manifestations en Iran : le régime islamique pourrait-il tomber sous la pression populaire ?
Europe 1
il y a 10 heures
10:54
Proposition de dissolution : «Sébastien Lecornu veut faire pression sur les députés pour écarter la censure», analyse François-Xavier Ceccoli, vice-président LR
Europe 1
il y a 12 heures
1:33
EXTRAIT - Salon de l'Automobile : face à l'inflation dans le secteur, les constructeurs peuvent-ils faire baisser les prix ?
Europe 1
il y a 12 heures
1:27
EXTRAIT - «De la manière douce ou de la manière forte» : Donald Trump va-t-il annexer le Groenland ?
Europe 1
il y a 12 heures
Écris le tout premier commentaire