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  • il y a 3 mois

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Transcription
00:00Vous vouliez parler du budget, on y vient. Je vous propose d'écouter David Amiel, ministre délégué chargé de la fonction publique et de la réforme de l'État,
00:06ainsi que François-Xavier Bellamy, euro-député LR sur le budget.
00:10Je suis convaincu qu'un compromis est possible. Et la meilleure preuve qu'un compromis raisonnable est possible, c'est qu'il a déjà eu lieu.
00:15Puisqu'en 2025, on a réussi à avoir un compromis entre le Parti Socialiste, le Bloc Central et les élus de la droite républicaine,
00:22pour avoir un budget qui réduise le déficit.
00:24Et je crois que s'il y a de la bonne foi de part et d'autre, si on sort des jeux de posture, on peut refaire la même chose pour l'année 2026.
00:31Pourquoi la réforme des retraites a-t-elle été suspendue ? Parce qu'il fallait que le gouvernement évite la censure.
00:37Il y aurait eu bien sûr un coût de la censure, mais il y a, je crois, un coût plus grand encore sans doute,
00:42d'une non-censure qui s'est gagée sur le fait de céder une folie totale pour l'avenir aux socialistes,
00:48dans la démagogie absolue qui caractérise le moment politique que nous connaissons aujourd'hui.
00:52Alors, la culture du compromis avec ce budget qui arrive à l'Assemblée Nationale, est-ce qu'on va y arriver ?
00:57Thomas Bonnet, vous y croyez ?
00:58Non, c'est plutôt la culture de la compromission, si je peux me permettre, dans le cadre de ce budget,
01:02parce que vous allez avoir la droite, en tout cas une partie de la droite, les élus, les républicains notamment,
01:08qui vont être contraints de laisser passer les mesures les plus farfelues de la gauche.
01:13On va avoir le droit à une foire aux horreurs, le musée des horreurs budgétaires,
01:18parce qu'on a bien compris que le seul moyen pour Emmanuel Macron, pour la Macronie plus largement,
01:23de se maintenir au pouvoir, c'était de taper dans la main des socialistes.
01:26Et donc, par définition, vous allez avoir maintenant le champ libre aux troupes d'Olivier Faure,
01:30pour d'abord demander la suspension de la réforme des retraites, ça c'est acquis.
01:33Et ensuite ?
01:34Et ensuite, vous allez avoir le retour de la taxe Zuckman.
01:35Alors, elle ne s'appellera peut-être pas la taxe Zuckman, elle sera peut-être amendée,
01:39elle sera peut-être modifiée, mais ça restera une taxe sur les hauts revenus.
01:42Vous aurez pourquoi pas une taxe sur les successions, puisque Mme Brunepivet en a déjà parlé.
01:46Et puis vous allez avoir toute une série de petites mesurettes pour aller chercher sur les tickets restaurant,
01:52sur les chèques vacances, les chèques cadeaux, que sais-je,
01:55pour finalement éviter ce que tout le monde sait, ce que tout le monde préconise,
02:00en tout cas ceux qui ont la lucidité de regarder l'état de nos finances publiques,
02:03il faut réduire drastiquement les dépenses.
02:05Mais ça, évidemment, si vous êtes allié avec les socialistes, c'est impossible.
02:09Et vous pensez que Sébastien Lecornu y arrivera ?
02:11A quand même boucler un budget, Yvan Riefel ?
02:13Je ne vois pas comment il peut y arriver dans cette coque-sigrue,
02:15dans cette assemblée qui mélange tous les courants aussi disparates.
02:20Alors, j'entends bien, et je vais regarder cela de près,
02:23j'entends bien que ce sera un mouvement parlementaire, parlementariste,
02:27qui viendrait équilibrer cette cinquième république qui s'écoule dans son édifice présidentiel.
02:31Oui, parce qu'il n'y a pas de 49-3.
02:32Donc, en fait, pour faire simple, si pas 49-3, ça veut dire des discussions.
02:36Observons ce que donne le parlementarisme version Lecornu.
02:40Son idée est intéressante de faire, de laisser effectivement la machine législative...
02:45On donne la chance à la discussion.
02:48Absolument. Donc, je donnerai le chance à la chance à la discussion,
02:50mais je ne vois pas comment est-ce que les républicains puissent s'entendre,
02:53effectivement, avec cette priorité donnée à un gouvernement socialiste,
02:56qui ne représente qu'une minorité dans la minorité de gauche.
03:00Et je ne vois pas, d'ailleurs...
03:01Alors, il y aura peut-être quelque chose d'intéressant à observer,
03:03c'est le positionnement du Rassemblement national,
03:07dont on dit qu'il est lui-même socialiste,
03:08et là, on va voir s'il accepte d'agréer à des suggestions socialistes,
03:12ou s'il entend se présenter maintenant, comme il semblerait qu'il ce soit le cas,
03:17comme étant un parti plutôt libéral,
03:18c'est-à-dire à l'inverse, précisément, de ce qu'il a été présenté.
03:21Donc, moi, je suis dans le flou, comme beaucoup, j'imagine,
03:24mais je ne vois pas comment le corps nu peut se sortir de ce guet-pied,
03:30sinon, en posant, à un moment donné, sa démission.
03:33Mais peut-être cela durera-t-il, en effet, trois mois.
03:35Thomas Bonnet.
03:36Il y a une alternative, quand même, au 49-3,
03:38parce qu'effectivement, il ne va pas recourir à cet article pour passer en force,
03:42mais il y a quand même la possibilité, je ne sais pas si elle sera mise à l'œuvre,
03:45mais la possibilité de laisser traîner les débats.
03:47Vous avez déjà plus de 1800 abordements qui ont été déposés.
03:50Mais c'est moins que l'année dernière.
03:51C'est moins, c'est vrai, mais beaucoup ont été déposés, notamment par la droite.
03:55Alors, vous pouvez avoir, on ne va pas rentrer dans les détails trop techniques,
03:57mais vous pouvez dépasser le délai alloué à l'examen du budget,
04:00et alors, vous passez par ordonnance,
04:01ce qui revient, de facto, à la même chose qu'un 49-3.
04:04Vous imposez le texte d'origine du gouvernement.
04:07Ce que je trouve, quand même, vraiment fascinant,
04:09c'est que, face à la situation dramatique de nos finances publiques,
04:12on n'a rien trouvé de mieux que de s'en remettre au socialisme
04:14pour nous sortir de là.
04:16C'est quand même fascinant.
04:17Je vous sens un peu cynique.
04:17Un parti qui a réalisé quand même moins de 2% à l'élection présidentielle,
04:22dont le bilan économique...
04:22C'était à la présidentielle.
04:23Je suis d'accord avec vous,
04:24mais le bilan économique du dernier président socialiste,
04:27François Hollande, n'est pas non plus mirobolant.
04:29Et c'est pourtant, à nouveau, vers cette solution-là qu'on se trouve.
04:32Je trouve ça assez frappant.
04:33Est-ce que la situation économique dont a hérité Emmanuel Macron
04:35n'est-elle pas due, justement, à François Hollande ?
04:38Mais alors, Emmanuel Macron était ministre de l'économie de François Hollande.
04:40Oui, Emmanuel Macron était socialiste.
04:42Il a commencé au socialisme, il finit avec les socialistes.
04:45Des retours à ses premières...
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