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00:00Europe 1 Soir Weekend, 19h, 21h, Stéphanie Demureux.
00:04Et en compagnie de mes débatteurs, ils sont trois ce soir,
00:08Eliott Maman, Victor Hérault et Antoine Fenech.
00:11Antoine Fenech, je suis ravie de vous avoir, j'ai eu votre papa hier, je vous ai aujourd'hui.
00:16En tout cas, ravie de vous accueillir dans ce studio.
00:19Vous avez pensé quoi de cette candidature de Jean-Michel Fauvergue ?
00:22C'est vrai que c'est en rupture avec ce qu'on voit habituellement.
00:25Il y a une forme de courage dans ce discours.
00:27Il y a beaucoup de courage, je pense que c'est un homme de terrain.
00:31Il a été ancien patron du RAID, donc c'est quelqu'un qui a connu des événements lourds.
00:36Et donc, il connaît en fait la réalité des Français,
00:39tout ce qui est par rapport à la sécurité, les enjeux de terrorisme,
00:43aussi le narcotrafic, je pense.
00:46Oui, il en parle, vous avez raison, il en parle longuement dans son livre,
00:48on n'a pas eu l'occasion de l'aborder, mais c'est vrai.
00:51Oui, donc quelque part, je pense que de toute manière,
00:53le paysage politique aujourd'hui est complètement fragmenté.
00:56Les Français attendent une politique de rupture qu'ils ne trouvent pas actuellement.
01:01Donc, sa candidature est tout à fait louable.
01:04Après, à lui de se démarquer, de montrer un vrai programme,
01:07avec de vraies bases, et puis de rassembler.
01:10Puisqu'aujourd'hui, on voit bien que l'Assemblée,
01:11il n'y a pas beaucoup d'unité à l'Assemblée nationale.
01:14C'est le moins qu'en plus, on va parler avec vous.
01:17Mais Eliott Maman, c'est vrai que c'est une forme de courage
01:20de se présenter comme ça aux Français.
01:23Oui, et ce qui est intéressant, c'est qu'il remplit aussi un manque
01:27qui est celui régulièrement dénoncé d'ailleurs par les Français,
01:30de cette espèce de classe politique qui constituerait une caste très différente
01:35du reste de la population.
01:36Et la question est de savoir dans quelle mesure la politique,
01:39à l'heure actuelle en France, manque en effet de profils issus de la société civile,
01:43de profils qui ont rempli d'autres fonctions,
01:45qu'elles soient administratives ou professionnelles.
01:48Et sur ce point-là, je ne sais pas exactement que penser
01:51parce qu'on regrette bien souvent le manque de parlementarisme
01:55ou de culture parlementaire qui émanerait de notre classe politique.
01:59Si on regarde dans les pays où il y a véritablement une culture parlementaire,
02:02que ce soit la Suisse, les pays scandinaves, etc.,
02:05on remarque que la vraie différence, ce n'est pas tant
02:07que les responsables politiques là-bas auraient eu
02:11beaucoup d'autres fonctions professionnelles,
02:13mais qu'en revanche, ils ont des origines sociologiques
02:15et un arrière-plan culturel et de diplômes
02:20qui ne sont pas aussi homogènes que ce que l'on a en France
02:24où, en effet, les responsables politiques ont généralement tous suivi le même parcours.
02:28Et c'est là, en réalité, qu'il peut y avoir véritablement un intérêt
02:31à essayer de diversifier cette classe politique
02:34puisqu'il est vrai qu'il y a une homogénéité sociologique béante.
02:38Dans le même temps, n'estimons pas qu'ouvrir la politique
02:41à des gens qui ne l'ont jamais pratiqué,
02:44ce qui n'est évidemment pas le cas de Jean-Michel Fouvergue en l'occurrence,
02:46serait véritablement la salvation qui nous permettrait
02:50de surmonter tous nos problèmes à l'heure actuelle.
02:52Sauf que les politiques, ils n'ont pas forcément envie
02:54de laisser leur place et de partir.
02:55Vous avez vu le spectacle, Victor Hérault,
02:58de l'Assemblée nationale.
03:00On en est là parce que c'est vrai qu'ils ont du mal à lâcher quand même.
03:03Ils ne veulent pas.
03:04Ils cherchent des compromis, mais ils ont du mal aussi.
03:06Alors ça, c'est la grande maraude du bloc central en ce moment
03:09que je n'arrive pas à m'expliquer.
03:11Enfin, si, précisément, vous venez de l'expliquer,
03:13Stéphanie, ils ne veulent pas lâcher leur siège
03:15et ils veulent à tout prix éviter la censure,
03:16donc la dissolution, donc une élection législative
03:20et revenir aux urnes.
03:22Cet élément de langage parmi le bloc central
03:24que je trouve insupportable,
03:25c'est qu'il faut impérativement que la France ait un budget.
03:27Ça, c'est un mensonge.
03:28Ça, ils en usent et en abusent.
03:30Mais quoi qu'il arrive, il y aura un budget.
03:31D'ailleurs, j'ai pensé à vous,
03:32parce que je vous ai eu hier
03:33et vous me disiez, c'est du bluff, les socialistes.
03:36De toute façon, ils n'ont aucun intérêt,
03:38de toute manière, à lâcher.
03:39On y a la réforme des retraites
03:41et ils seront obligés de retourner peut-être aux urnes.
03:43Et vous avez vu, ils commencent à un petit peu à infléchir l'autre...
03:45Ils commencent à dire, oui, finalement,
03:46ce ne sera pas la taxe Zuckman,
03:47ce sera une taxe Zuckman allégée.
03:48Alors, au fil des allégements,
03:49on se dit qu'il n'y a plus grand-chose de Zuckman dans cette taxe.
03:52Ça reste une taxe.
03:53Et puis, ne vous inquiétez pas,
03:54il y en aura des taxes dans le prochain budget.
03:56Je commence à croire que pour le Parti Socialiste,
03:58le plus grand intérêt,
03:59puisque Gérard Laché a bien dit
04:01qu'il retoquerait absolument tout ça au Sénat,
04:03oui, le Sénat, qui est de couleur, plutôt centre-droit,
04:06retoquera tout le budget qui sera voté à cette Assemblée-là,
04:09je crois que l'intérêt pour le Parti Socialiste
04:11serait plutôt dans l'ordonnance,
04:13puisque maintenant que la suspension de la réforme des retraites
04:15est inscrite dans le texte initial du gouvernement,
04:18si Sébastien Lecornu décide de passer ce budget par ordonnance,
04:21il y aura effectivement la suspension de la réforme des retraites.
04:23Avec tout le reste, ce sera une pilule à avaler,
04:24mais au moins, ils auront obtenu cette victoire.
04:26Antoine Fenech, vous avez vu aujourd'hui,
04:28il y a eu deux amendements,
04:29alors c'était le jour de gloire pour Laurent Wauquiez,
04:32ce n'est pas tous les jours,
04:33il a dû en profiter,
04:35deux amendements de la droite républicaine
04:37qui ont été approuvés,
04:38la défiscalisation totale des heures supplémentaires,
04:41ça nous rappelle quelqu'un d'ailleurs,
04:43et le rejet du gel du barème de l'impôt sur le revenu,
04:46alors on précise que ça aurait quand même conduit
04:48200 000 foyers supplémentaires à le payer,
04:51c'est un vrai camouflet en plus pour le gouvernement, ça.
04:53Je pense que, en fait,
04:55Laurent Wauquiez,
04:55on parle au nom des Républicains,
04:57donc lui, son intérêt,
04:58ce n'est pas forcément qu'il y ait une solution,
04:59il souhaite qu'il y ait forcément un budget qui soit voté,
05:03mais surtout,
05:04les amendements qu'il a votés,
05:06en fait,
05:06il ne souhaite pas qu'il y ait d'augmentation d'impôts,
05:10et parce qu'aujourd'hui,
05:12le budget qui est proposé,
05:14ce sont des taxes, des taxes, des taxes,
05:15on parle de la taxe Zuckmann,
05:172% pour 10 millions,
05:19puis après 3%,
05:20on n'arrive pas vraiment à comprendre,
05:22mais tout ce qu'on sait,
05:23c'est qu'il y a beaucoup d'augmentations
05:24qui sont prévues dans ce budget,
05:27et la ligne des Républicains,
05:28elle est claire,
05:29elle ne veut pas ces augmentations,
05:31et elle souhaite vraiment partir
05:33sur une réduction des dépenses publiques de l'État,
05:36ce qui n'est pas vraiment le cas aujourd'hui
05:37dans ce projet de budget.
05:38Et surtout, on n'en parle pas beaucoup,
05:39parce que,
05:40bon, alors là,
05:41il faut quand même être honnête,
05:42on est dans la partie examen des recettes,
05:45c'est normal qu'on parle plus des impôts.
05:47Oui, évidemment,
05:48mais quand même,
05:48il y a beaucoup de foisonnement
05:50dans ces propositions
05:52d'augmentation des taxes.
05:54Mais d'ailleurs,
05:54ça c'est le,
05:55encore une fois,
05:56c'est pas pour rien que je porte une cravate rose ce soir,
05:58vous rendez hommage à Olivier Faure ?
05:59Ce que disait Thierry Le Luron,
06:01l'emmerdant c'est la rose,
06:02je m'inscris dans ses propos.
06:04Non mais,
06:05la gauche a tout à fait intérêt,
06:06dans la séquence d'établissement des recettes,
06:11à pousser au maximum le curseur,
06:12puisque ça lui permettra,
06:13lors de l'évaluation des dépenses,
06:15de pouvoir dire,
06:15il n'y a pas besoin de réduire
06:16tant que ça les dépense,
06:17puisque l'État va obtenir plein de recettes
06:19grâce à nous.
06:20Donc ça,
06:20c'est le jeu des socialistes.
06:21Maintenant,
06:21c'est vrai que la taxe Zuckman,
06:22c'est la taxe qui cache la forêt
06:24des autres taxes.
06:25Moi,
06:25ce qui m'a fait rire,
06:26c'est cette nuit,
06:28l'impôt universel
06:29qui était à l'épreuve du vote,
06:31et elle n'est pas passée
06:32à une seule voix,
06:33une seule et unique voix.
06:34Et ce qui me fait rire,
06:35c'est que cette voix,
06:36notamment,
06:37pourrait l'imputer
06:37à un député du Rassemblement National
06:38qui s'est trompé
06:39dans son vote,
06:40et qui a déclaré ensuite
06:41je voulais voter pour,
06:42et en fait,
06:42j'ai voté contre,
06:43et ça a basculé
06:44sur cette seule voix.
06:45Aussi,
06:46on a débattu cet après-midi,
06:48par exemple,
06:48de l'impôt sur le revenu progressif,
06:50déposé par la France Insoumise,
06:51qui a été retoqué
06:52par les voix du Rassemblement National
06:53et du Centre,
06:55qui établissait un barème
06:56de 14 trates,
06:57il me semble,
06:57et qui allait jusqu'à
06:5870% d'imposition
07:00à partir de 400 000 euros
07:01de revenus.
07:0270% !
07:03Je ne sais pas si on se rend compte
07:04de ce que ça représente,
07:05une spoliation du travail
07:07de la part de l'État,
07:08mais bon.
07:09Eliott Maman,
07:10quelle vue vous avez ?
07:11En tout cas,
07:12il y a eu un petit peu
07:13des choses cocasses,
07:14quand même,
07:14cette espèce d'alliance
07:16entre le RN,
07:18LR,
07:19il y a juste le PS
07:21qui n'a pas voté
07:22pour ce barème,
07:23cet abandon du gel
07:24du barème des impôts,
07:26c'est assez étonnant.
07:27Oui, absolument.
07:28D'ailleurs,
07:28c'est intéressant
07:29parce que l'an dernier,
07:31lorsque le Rassemblement National
07:32avait fait passer
07:33un certain nombre
07:34de ses revendications
07:35auprès du budget
07:36qui était alors soutenu
07:37par Michel Barnier,
07:38il y avait notamment
07:39la question de l'indexation
07:40des retraites
07:40sur l'inflation
07:42et également,
07:43on débattait déjà
07:44d'une possible année blanche
07:45et donc naturellement
07:46de la modification
07:48du barème de l'impôt.
07:49Et ce qui est intéressant,
07:50c'est que l'année dernière,
07:51le Rassemblement National
07:52avait tout de même
07:52obtenu la quasi-totalité
07:55des revendications
07:55qui étaient les seignes
07:56du côté de Michel Barnier
07:57pour finalement mieux
07:58le censurer en définitive.
08:00Et je me demande
08:01dans quelle mesure
08:01le Parti Socialiste
08:02pourrait trouver un intérêt
08:03à procéder exactement
08:04de la même manière,
08:05peut-être pas en le censurant
08:06mais du moins
08:07en le lâchant
08:07à la dernière minute
08:09sur le budget
08:09pour véritablement montrer
08:10que le camp macronien,
08:13le bloc central
08:14est totalement dépourvu,
08:15dépossédé du pouvoir
08:16qui a été le sien.
08:16Et simplement,
08:17un mot encore
08:18sur la question
08:19de l'impôt progressif
08:20parce que c'est vraiment intéressant,
08:21c'est quelque chose
08:21qui est assez prégnant
08:22du côté de la France insoumise
08:23depuis plusieurs mois
08:24et on entend régulièrement
08:25du côté des insoumis
08:26un argument selon lequel
08:27c'est en réalité appliqué
08:29ce que les Etats-Unis
08:30auraient fait
08:30puisqu'il est évoqué
08:31le cas de Franklin Delano Roosevelt
08:33qui dans les années 30
08:34pour surmonter le krach de 1929
08:36avait précisément
08:37sur la dernière tranche
08:38d'imposition aux Etats-Unis
08:39appliqué une imposition
08:41qui, disent-ils,
08:42serait de 90%.
08:43Oui,
08:44mais c'est oublié deux choses.
08:45D'abord que Franklin Delano Roosevelt
08:47avait en effet
08:47autant augmenté
08:48l'imposition
08:49de la dernière tranche d'impôt
08:50que créé
08:51un nombre incroyable
08:53de niches fiscales.
08:54Donc en réalité,
08:55personne n'a payé 90%.
08:56Et surtout,
08:57les barèmes aux Etats-Unis
08:58sont tellement plus élevés
08:59que ceux que l'on a en France
09:00qu'en définitive,
09:01la tranche qui est véritablement imposée
09:03reste dépossédée
09:04de l'intégralité
09:06du salaire
09:07qui a véritablement été perçu
09:08sur tout ce qui précède
09:09la tranche définie
09:10et donc la tranche la plus haute
09:11en l'occurrence.
09:12Donc c'est un mensonge total
09:14mais c'est assez intéressant
09:15puisqu'on voit
09:16que dans ce moment
09:16un peu immature
09:17où tout le monde y va
09:18de revendications
09:20aussi intransigeantes
09:21que les autres.
09:22Ils apportent des gages
09:23à leur base chacun.
09:25Antoine Fénèque ?
09:25Oui,
09:26j'aimerais ajouter quelque chose.
09:27En fait,
09:27il y a dans ce budget
09:29vraiment quelque chose
09:30qui m'a beaucoup attristé
09:31une fois que je l'ai bien étudié.
09:33C'est cette baisse
09:33des exonérations
09:34qui existaient déjà
09:37pour les cotisations
09:37pour les apprentis.
09:38Donc tous les jeunes
09:40qui travaillent
09:41dans les boulangeries,
09:42les pâtisseries,
09:43les boucheries.
09:44Et en fait,
09:44il va y avoir
09:45un manque à gagner
09:45non seulement pour ces jeunes-là
09:46puisqu'il y a une exonération,
09:48il y a un milliard d'euros
09:49qui va être enlevé
09:50dans le budget là-dessus.
09:52Et finalement,
09:53on se rend compte
09:54que ça va encore faire du mal
09:55aux petites et moyennes entreprises
09:57françaises.
09:58Regardez en Italie
09:59comment ils ont réussi
10:00à réduire leurs déficits publics,
10:02en tout cas pour l'instant.
10:03Ils ont misé beaucoup
10:04sur leurs petites et moyennes entreprises,
10:06notamment dans l'Italie du Nord.
10:08Et on s'est rendu compte
10:09que ça fonctionne
10:09quand on laisse les entreprises
10:11faire leur travail,
10:12elles embauchent
10:13quand elles ne sont pas plombées
10:14fiscalement.
10:15Et aujourd'hui,
10:16on a l'impression
10:16qu'on prend le chemin inverse.
10:17On est sur toute la ligne d'ailleurs,
10:20on prend le chemin inverse
10:21clairement avec cette pression fiscale
10:24qui voudrait augmenter en France
10:26et qui baisse Victor et Aude
10:28chez nos voisins européens,
10:29et notamment en Italie.
10:32En France,
10:33on a un problème,
10:34hop,
10:34on a une taxe derrière
10:35qui vient le toucher
10:36sur ces corrigés problèmes.
10:37Alors,
10:37ça fait 40 ans
10:38qu'on applique cette méthode-là,
10:39on n'a jamais eu autant de problèmes
10:39et on continue
10:40de mettre autant de taxes.
10:41C'est une formidable fuite en avant.
10:43Ce qui m'intéresse là-dessus,
10:44c'est le positionnement
10:45du Rassemblement National.
10:46Oui,
10:46j'allais y venir.
10:47Vous lisez dans mes pensées,
10:49tout à fait dans mes...
10:50Non,
10:50mais parce que
10:51vous y veniez
10:52parce que le positionnement
10:53du Rassemblement National
10:53est très intéressant.
10:54Déjà,
10:55la séquence qu'ils ont faite
10:55aujourd'hui,
10:56Marine Le Pen et Jordan Bardella,
10:58est très intéressante.
10:59A pousser dans les vauches.
11:00Mais ce n'est pas la première fois,
11:01vous vous souvenez,
11:02ils avaient déjà fait le coup.
11:02ça ressemble à vendredi,
11:04il y a deux semaines,
11:05lorsque tous les membres
11:06du socle commun
11:06étaient à l'Elysée,
11:08eux étaient au Mans
11:09au sein des pompiers.
11:10Exactement.
11:11Et ça offrait une séquence
11:12plutôt proche du peuple,
11:13là où les autres donnaient
11:13C'est un bon calcul ça selon vous ?
11:15Oui,
11:15à mon avis.
11:16Oui,
11:16parce que ça donne l'impression
11:17si vous voulez de faire
11:17un pas de côté,
11:19de rester loin
11:19des tambouilles
11:21ou du théâtre.
11:22Marine Le Pen a employé
11:23le mot de théâtre.
11:24Oui,
11:25c'est un bon signal envoyé
11:26mais il y a aussi
11:27cette histoire de contre-budget
11:28qui est de dire
11:28nous on ne veut pas participer
11:29à toutes ces magouilles,
11:30à toutes ces tractations,
11:31à toutes ces négociations,
11:32ces compromis,
11:32ces compromissions.
11:33Nous on propose
11:34notre contre-budget
11:35et ce contre-budget
11:36est assez intéressant
11:37dans le sens où
11:37il y a une forme...
11:38Le RN,
11:39on ne sait pas
11:40s'il est réellement
11:40maintenant socialiste
11:41ou libéral,
11:42il danse un petit peu
11:43sur les deux jambes
11:44parce qu'il dit
11:44on est d'accord pour augmenter...
11:45En commission mixte paritaire,
11:47ils se sont quand même
11:48assez installés
11:49dans ce combat
11:51contre les taxes.
11:52Quand même,
11:52il faut leur laisser ça.
11:54Ils sont contre...
11:54Ils veulent protéger
11:55impérativement les entreprises.
11:57Il n'y a pas de taxes
11:58sur les entreprises.
11:58Ils disent
11:58on est d'accord
11:59pour l'impôt sur la fortune financière
12:01à condition de baisser
12:02les impôts
12:02pour les classes moyennes
12:03et en revanche,
12:04la part un petit peu
12:05plus sociale ou socialiste
12:06c'est que lorsqu'on leur dit
12:07il faudrait baisser
12:08les dépenses sociales,
12:09là ils disent
12:09non absolument pas,
12:11c'est-à-dire les santé
12:11ou les retraites,
12:12la santé ou les retraites,
12:13ça on n'y touche pas,
12:14c'est hors de question.
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