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Budget 2026 : «On prend le chemin inverse de l’Italie : là-bas, on mise sur les PME, ici on les étouffe» dénonce Antoine Fenech
Europe 1
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il y a 2 mois
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00:00
Europe 1 Soir Weekend, 19h, 21h, Stéphanie Demureux.
00:04
Et en compagnie de mes débatteurs, ils sont trois ce soir,
00:08
Eliott Maman, Victor Hérault et Antoine Fenech.
00:11
Antoine Fenech, je suis ravie de vous avoir, j'ai eu votre papa hier, je vous ai aujourd'hui.
00:16
En tout cas, ravie de vous accueillir dans ce studio.
00:19
Vous avez pensé quoi de cette candidature de Jean-Michel Fauvergue ?
00:22
C'est vrai que c'est en rupture avec ce qu'on voit habituellement.
00:25
Il y a une forme de courage dans ce discours.
00:27
Il y a beaucoup de courage, je pense que c'est un homme de terrain.
00:31
Il a été ancien patron du RAID, donc c'est quelqu'un qui a connu des événements lourds.
00:36
Et donc, il connaît en fait la réalité des Français,
00:39
tout ce qui est par rapport à la sécurité, les enjeux de terrorisme,
00:43
aussi le narcotrafic, je pense.
00:46
Oui, il en parle, vous avez raison, il en parle longuement dans son livre,
00:48
on n'a pas eu l'occasion de l'aborder, mais c'est vrai.
00:51
Oui, donc quelque part, je pense que de toute manière,
00:53
le paysage politique aujourd'hui est complètement fragmenté.
00:56
Les Français attendent une politique de rupture qu'ils ne trouvent pas actuellement.
01:01
Donc, sa candidature est tout à fait louable.
01:04
Après, à lui de se démarquer, de montrer un vrai programme,
01:07
avec de vraies bases, et puis de rassembler.
01:10
Puisqu'aujourd'hui, on voit bien que l'Assemblée,
01:11
il n'y a pas beaucoup d'unité à l'Assemblée nationale.
01:14
C'est le moins qu'en plus, on va parler avec vous.
01:17
Mais Eliott Maman, c'est vrai que c'est une forme de courage
01:20
de se présenter comme ça aux Français.
01:23
Oui, et ce qui est intéressant, c'est qu'il remplit aussi un manque
01:27
qui est celui régulièrement dénoncé d'ailleurs par les Français,
01:30
de cette espèce de classe politique qui constituerait une caste très différente
01:35
du reste de la population.
01:36
Et la question est de savoir dans quelle mesure la politique,
01:39
à l'heure actuelle en France, manque en effet de profils issus de la société civile,
01:43
de profils qui ont rempli d'autres fonctions,
01:45
qu'elles soient administratives ou professionnelles.
01:48
Et sur ce point-là, je ne sais pas exactement que penser
01:51
parce qu'on regrette bien souvent le manque de parlementarisme
01:55
ou de culture parlementaire qui émanerait de notre classe politique.
01:59
Si on regarde dans les pays où il y a véritablement une culture parlementaire,
02:02
que ce soit la Suisse, les pays scandinaves, etc.,
02:05
on remarque que la vraie différence, ce n'est pas tant
02:07
que les responsables politiques là-bas auraient eu
02:11
beaucoup d'autres fonctions professionnelles,
02:13
mais qu'en revanche, ils ont des origines sociologiques
02:15
et un arrière-plan culturel et de diplômes
02:20
qui ne sont pas aussi homogènes que ce que l'on a en France
02:24
où, en effet, les responsables politiques ont généralement tous suivi le même parcours.
02:28
Et c'est là, en réalité, qu'il peut y avoir véritablement un intérêt
02:31
à essayer de diversifier cette classe politique
02:34
puisqu'il est vrai qu'il y a une homogénéité sociologique béante.
02:38
Dans le même temps, n'estimons pas qu'ouvrir la politique
02:41
à des gens qui ne l'ont jamais pratiqué,
02:44
ce qui n'est évidemment pas le cas de Jean-Michel Fouvergue en l'occurrence,
02:46
serait véritablement la salvation qui nous permettrait
02:50
de surmonter tous nos problèmes à l'heure actuelle.
02:52
Sauf que les politiques, ils n'ont pas forcément envie
02:54
de laisser leur place et de partir.
02:55
Vous avez vu le spectacle, Victor Hérault,
02:58
de l'Assemblée nationale.
03:00
On en est là parce que c'est vrai qu'ils ont du mal à lâcher quand même.
03:03
Ils ne veulent pas.
03:04
Ils cherchent des compromis, mais ils ont du mal aussi.
03:06
Alors ça, c'est la grande maraude du bloc central en ce moment
03:09
que je n'arrive pas à m'expliquer.
03:11
Enfin, si, précisément, vous venez de l'expliquer,
03:13
Stéphanie, ils ne veulent pas lâcher leur siège
03:15
et ils veulent à tout prix éviter la censure,
03:16
donc la dissolution, donc une élection législative
03:20
et revenir aux urnes.
03:22
Cet élément de langage parmi le bloc central
03:24
que je trouve insupportable,
03:25
c'est qu'il faut impérativement que la France ait un budget.
03:27
Ça, c'est un mensonge.
03:28
Ça, ils en usent et en abusent.
03:30
Mais quoi qu'il arrive, il y aura un budget.
03:31
D'ailleurs, j'ai pensé à vous,
03:32
parce que je vous ai eu hier
03:33
et vous me disiez, c'est du bluff, les socialistes.
03:36
De toute façon, ils n'ont aucun intérêt,
03:38
de toute manière, à lâcher.
03:39
On y a la réforme des retraites
03:41
et ils seront obligés de retourner peut-être aux urnes.
03:43
Et vous avez vu, ils commencent à un petit peu à infléchir l'autre...
03:45
Ils commencent à dire, oui, finalement,
03:46
ce ne sera pas la taxe Zuckman,
03:47
ce sera une taxe Zuckman allégée.
03:48
Alors, au fil des allégements,
03:49
on se dit qu'il n'y a plus grand-chose de Zuckman dans cette taxe.
03:52
Ça reste une taxe.
03:53
Et puis, ne vous inquiétez pas,
03:54
il y en aura des taxes dans le prochain budget.
03:56
Je commence à croire que pour le Parti Socialiste,
03:58
le plus grand intérêt,
03:59
puisque Gérard Laché a bien dit
04:01
qu'il retoquerait absolument tout ça au Sénat,
04:03
oui, le Sénat, qui est de couleur, plutôt centre-droit,
04:06
retoquera tout le budget qui sera voté à cette Assemblée-là,
04:09
je crois que l'intérêt pour le Parti Socialiste
04:11
serait plutôt dans l'ordonnance,
04:13
puisque maintenant que la suspension de la réforme des retraites
04:15
est inscrite dans le texte initial du gouvernement,
04:18
si Sébastien Lecornu décide de passer ce budget par ordonnance,
04:21
il y aura effectivement la suspension de la réforme des retraites.
04:23
Avec tout le reste, ce sera une pilule à avaler,
04:24
mais au moins, ils auront obtenu cette victoire.
04:26
Antoine Fenech, vous avez vu aujourd'hui,
04:28
il y a eu deux amendements,
04:29
alors c'était le jour de gloire pour Laurent Wauquiez,
04:32
ce n'est pas tous les jours,
04:33
il a dû en profiter,
04:35
deux amendements de la droite républicaine
04:37
qui ont été approuvés,
04:38
la défiscalisation totale des heures supplémentaires,
04:41
ça nous rappelle quelqu'un d'ailleurs,
04:43
et le rejet du gel du barème de l'impôt sur le revenu,
04:46
alors on précise que ça aurait quand même conduit
04:48
200 000 foyers supplémentaires à le payer,
04:51
c'est un vrai camouflet en plus pour le gouvernement, ça.
04:53
Je pense que, en fait,
04:55
Laurent Wauquiez,
04:55
on parle au nom des Républicains,
04:57
donc lui, son intérêt,
04:58
ce n'est pas forcément qu'il y ait une solution,
04:59
il souhaite qu'il y ait forcément un budget qui soit voté,
05:03
mais surtout,
05:04
les amendements qu'il a votés,
05:06
en fait,
05:06
il ne souhaite pas qu'il y ait d'augmentation d'impôts,
05:10
et parce qu'aujourd'hui,
05:12
le budget qui est proposé,
05:14
ce sont des taxes, des taxes, des taxes,
05:15
on parle de la taxe Zuckmann,
05:17
2% pour 10 millions,
05:19
puis après 3%,
05:20
on n'arrive pas vraiment à comprendre,
05:22
mais tout ce qu'on sait,
05:23
c'est qu'il y a beaucoup d'augmentations
05:24
qui sont prévues dans ce budget,
05:27
et la ligne des Républicains,
05:28
elle est claire,
05:29
elle ne veut pas ces augmentations,
05:31
et elle souhaite vraiment partir
05:33
sur une réduction des dépenses publiques de l'État,
05:36
ce qui n'est pas vraiment le cas aujourd'hui
05:37
dans ce projet de budget.
05:38
Et surtout, on n'en parle pas beaucoup,
05:39
parce que,
05:40
bon, alors là,
05:41
il faut quand même être honnête,
05:42
on est dans la partie examen des recettes,
05:45
c'est normal qu'on parle plus des impôts.
05:47
Oui, évidemment,
05:48
mais quand même,
05:48
il y a beaucoup de foisonnement
05:50
dans ces propositions
05:52
d'augmentation des taxes.
05:54
Mais d'ailleurs,
05:54
ça c'est le,
05:55
encore une fois,
05:56
c'est pas pour rien que je porte une cravate rose ce soir,
05:58
vous rendez hommage à Olivier Faure ?
05:59
Ce que disait Thierry Le Luron,
06:01
l'emmerdant c'est la rose,
06:02
je m'inscris dans ses propos.
06:04
Non mais,
06:05
la gauche a tout à fait intérêt,
06:06
dans la séquence d'établissement des recettes,
06:11
à pousser au maximum le curseur,
06:12
puisque ça lui permettra,
06:13
lors de l'évaluation des dépenses,
06:15
de pouvoir dire,
06:15
il n'y a pas besoin de réduire
06:16
tant que ça les dépense,
06:17
puisque l'État va obtenir plein de recettes
06:19
grâce à nous.
06:20
Donc ça,
06:20
c'est le jeu des socialistes.
06:21
Maintenant,
06:21
c'est vrai que la taxe Zuckman,
06:22
c'est la taxe qui cache la forêt
06:24
des autres taxes.
06:25
Moi,
06:25
ce qui m'a fait rire,
06:26
c'est cette nuit,
06:28
l'impôt universel
06:29
qui était à l'épreuve du vote,
06:31
et elle n'est pas passée
06:32
à une seule voix,
06:33
une seule et unique voix.
06:34
Et ce qui me fait rire,
06:35
c'est que cette voix,
06:36
notamment,
06:37
pourrait l'imputer
06:37
à un député du Rassemblement National
06:38
qui s'est trompé
06:39
dans son vote,
06:40
et qui a déclaré ensuite
06:41
je voulais voter pour,
06:42
et en fait,
06:42
j'ai voté contre,
06:43
et ça a basculé
06:44
sur cette seule voix.
06:45
Aussi,
06:46
on a débattu cet après-midi,
06:48
par exemple,
06:48
de l'impôt sur le revenu progressif,
06:50
déposé par la France Insoumise,
06:51
qui a été retoqué
06:52
par les voix du Rassemblement National
06:53
et du Centre,
06:55
qui établissait un barème
06:56
de 14 trates,
06:57
il me semble,
06:57
et qui allait jusqu'à
06:58
70% d'imposition
07:00
à partir de 400 000 euros
07:01
de revenus.
07:02
70% !
07:03
Je ne sais pas si on se rend compte
07:04
de ce que ça représente,
07:05
une spoliation du travail
07:07
de la part de l'État,
07:08
mais bon.
07:09
Eliott Maman,
07:10
quelle vue vous avez ?
07:11
En tout cas,
07:12
il y a eu un petit peu
07:13
des choses cocasses,
07:14
quand même,
07:14
cette espèce d'alliance
07:16
entre le RN,
07:18
LR,
07:19
il y a juste le PS
07:21
qui n'a pas voté
07:22
pour ce barème,
07:23
cet abandon du gel
07:24
du barème des impôts,
07:26
c'est assez étonnant.
07:27
Oui, absolument.
07:28
D'ailleurs,
07:28
c'est intéressant
07:29
parce que l'an dernier,
07:31
lorsque le Rassemblement National
07:32
avait fait passer
07:33
un certain nombre
07:34
de ses revendications
07:35
auprès du budget
07:36
qui était alors soutenu
07:37
par Michel Barnier,
07:38
il y avait notamment
07:39
la question de l'indexation
07:40
des retraites
07:40
sur l'inflation
07:42
et également,
07:43
on débattait déjà
07:44
d'une possible année blanche
07:45
et donc naturellement
07:46
de la modification
07:48
du barème de l'impôt.
07:49
Et ce qui est intéressant,
07:50
c'est que l'année dernière,
07:51
le Rassemblement National
07:52
avait tout de même
07:52
obtenu la quasi-totalité
07:55
des revendications
07:55
qui étaient les seignes
07:56
du côté de Michel Barnier
07:57
pour finalement mieux
07:58
le censurer en définitive.
08:00
Et je me demande
08:01
dans quelle mesure
08:01
le Parti Socialiste
08:02
pourrait trouver un intérêt
08:03
à procéder exactement
08:04
de la même manière,
08:05
peut-être pas en le censurant
08:06
mais du moins
08:07
en le lâchant
08:07
à la dernière minute
08:09
sur le budget
08:09
pour véritablement montrer
08:10
que le camp macronien,
08:13
le bloc central
08:14
est totalement dépourvu,
08:15
dépossédé du pouvoir
08:16
qui a été le sien.
08:16
Et simplement,
08:17
un mot encore
08:18
sur la question
08:19
de l'impôt progressif
08:20
parce que c'est vraiment intéressant,
08:21
c'est quelque chose
08:21
qui est assez prégnant
08:22
du côté de la France insoumise
08:23
depuis plusieurs mois
08:24
et on entend régulièrement
08:25
du côté des insoumis
08:26
un argument selon lequel
08:27
c'est en réalité appliqué
08:29
ce que les Etats-Unis
08:30
auraient fait
08:30
puisqu'il est évoqué
08:31
le cas de Franklin Delano Roosevelt
08:33
qui dans les années 30
08:34
pour surmonter le krach de 1929
08:36
avait précisément
08:37
sur la dernière tranche
08:38
d'imposition aux Etats-Unis
08:39
appliqué une imposition
08:41
qui, disent-ils,
08:42
serait de 90%.
08:43
Oui,
08:44
mais c'est oublié deux choses.
08:45
D'abord que Franklin Delano Roosevelt
08:47
avait en effet
08:47
autant augmenté
08:48
l'imposition
08:49
de la dernière tranche d'impôt
08:50
que créé
08:51
un nombre incroyable
08:53
de niches fiscales.
08:54
Donc en réalité,
08:55
personne n'a payé 90%.
08:56
Et surtout,
08:57
les barèmes aux Etats-Unis
08:58
sont tellement plus élevés
08:59
que ceux que l'on a en France
09:00
qu'en définitive,
09:01
la tranche qui est véritablement imposée
09:03
reste dépossédée
09:04
de l'intégralité
09:06
du salaire
09:07
qui a véritablement été perçu
09:08
sur tout ce qui précède
09:09
la tranche définie
09:10
et donc la tranche la plus haute
09:11
en l'occurrence.
09:12
Donc c'est un mensonge total
09:14
mais c'est assez intéressant
09:15
puisqu'on voit
09:16
que dans ce moment
09:16
un peu immature
09:17
où tout le monde y va
09:18
de revendications
09:20
aussi intransigeantes
09:21
que les autres.
09:22
Ils apportent des gages
09:23
à leur base chacun.
09:25
Antoine Fénèque ?
09:25
Oui,
09:26
j'aimerais ajouter quelque chose.
09:27
En fait,
09:27
il y a dans ce budget
09:29
vraiment quelque chose
09:30
qui m'a beaucoup attristé
09:31
une fois que je l'ai bien étudié.
09:33
C'est cette baisse
09:33
des exonérations
09:34
qui existaient déjà
09:37
pour les cotisations
09:37
pour les apprentis.
09:38
Donc tous les jeunes
09:40
qui travaillent
09:41
dans les boulangeries,
09:42
les pâtisseries,
09:43
les boucheries.
09:44
Et en fait,
09:44
il va y avoir
09:45
un manque à gagner
09:45
non seulement pour ces jeunes-là
09:46
puisqu'il y a une exonération,
09:48
il y a un milliard d'euros
09:49
qui va être enlevé
09:50
dans le budget là-dessus.
09:52
Et finalement,
09:53
on se rend compte
09:54
que ça va encore faire du mal
09:55
aux petites et moyennes entreprises
09:57
françaises.
09:58
Regardez en Italie
09:59
comment ils ont réussi
10:00
à réduire leurs déficits publics,
10:02
en tout cas pour l'instant.
10:03
Ils ont misé beaucoup
10:04
sur leurs petites et moyennes entreprises,
10:06
notamment dans l'Italie du Nord.
10:08
Et on s'est rendu compte
10:09
que ça fonctionne
10:09
quand on laisse les entreprises
10:11
faire leur travail,
10:12
elles embauchent
10:13
quand elles ne sont pas plombées
10:14
fiscalement.
10:15
Et aujourd'hui,
10:16
on a l'impression
10:16
qu'on prend le chemin inverse.
10:17
On est sur toute la ligne d'ailleurs,
10:20
on prend le chemin inverse
10:21
clairement avec cette pression fiscale
10:24
qui voudrait augmenter en France
10:26
et qui baisse Victor et Aude
10:28
chez nos voisins européens,
10:29
et notamment en Italie.
10:32
En France,
10:33
on a un problème,
10:34
hop,
10:34
on a une taxe derrière
10:35
qui vient le toucher
10:36
sur ces corrigés problèmes.
10:37
Alors,
10:37
ça fait 40 ans
10:38
qu'on applique cette méthode-là,
10:39
on n'a jamais eu autant de problèmes
10:39
et on continue
10:40
de mettre autant de taxes.
10:41
C'est une formidable fuite en avant.
10:43
Ce qui m'intéresse là-dessus,
10:44
c'est le positionnement
10:45
du Rassemblement National.
10:46
Oui,
10:46
j'allais y venir.
10:47
Vous lisez dans mes pensées,
10:49
tout à fait dans mes...
10:50
Non,
10:50
mais parce que
10:51
vous y veniez
10:52
parce que le positionnement
10:53
du Rassemblement National
10:53
est très intéressant.
10:54
Déjà,
10:55
la séquence qu'ils ont faite
10:55
aujourd'hui,
10:56
Marine Le Pen et Jordan Bardella,
10:58
est très intéressante.
10:59
A pousser dans les vauches.
11:00
Mais ce n'est pas la première fois,
11:01
vous vous souvenez,
11:02
ils avaient déjà fait le coup.
11:02
ça ressemble à vendredi,
11:04
il y a deux semaines,
11:05
lorsque tous les membres
11:06
du socle commun
11:06
étaient à l'Elysée,
11:08
eux étaient au Mans
11:09
au sein des pompiers.
11:10
Exactement.
11:11
Et ça offrait une séquence
11:12
plutôt proche du peuple,
11:13
là où les autres donnaient
11:13
C'est un bon calcul ça selon vous ?
11:15
Oui,
11:15
à mon avis.
11:16
Oui,
11:16
parce que ça donne l'impression
11:17
si vous voulez de faire
11:17
un pas de côté,
11:19
de rester loin
11:19
des tambouilles
11:21
ou du théâtre.
11:22
Marine Le Pen a employé
11:23
le mot de théâtre.
11:24
Oui,
11:25
c'est un bon signal envoyé
11:26
mais il y a aussi
11:27
cette histoire de contre-budget
11:28
qui est de dire
11:28
nous on ne veut pas participer
11:29
à toutes ces magouilles,
11:30
à toutes ces tractations,
11:31
à toutes ces négociations,
11:32
ces compromis,
11:32
ces compromissions.
11:33
Nous on propose
11:34
notre contre-budget
11:35
et ce contre-budget
11:36
est assez intéressant
11:37
dans le sens où
11:37
il y a une forme...
11:38
Le RN,
11:39
on ne sait pas
11:40
s'il est réellement
11:40
maintenant socialiste
11:41
ou libéral,
11:42
il danse un petit peu
11:43
sur les deux jambes
11:44
parce qu'il dit
11:44
on est d'accord pour augmenter...
11:45
En commission mixte paritaire,
11:47
ils se sont quand même
11:48
assez installés
11:49
dans ce combat
11:51
contre les taxes.
11:52
Quand même,
11:52
il faut leur laisser ça.
11:54
Ils sont contre...
11:54
Ils veulent protéger
11:55
impérativement les entreprises.
11:57
Il n'y a pas de taxes
11:58
sur les entreprises.
11:58
Ils disent
11:58
on est d'accord
11:59
pour l'impôt sur la fortune financière
12:01
à condition de baisser
12:02
les impôts
12:02
pour les classes moyennes
12:03
et en revanche,
12:04
la part un petit peu
12:05
plus sociale ou socialiste
12:06
c'est que lorsqu'on leur dit
12:07
il faudrait baisser
12:08
les dépenses sociales,
12:09
là ils disent
12:09
non absolument pas,
12:11
c'est-à-dire les santé
12:11
ou les retraites,
12:12
la santé ou les retraites,
12:13
ça on n'y touche pas,
12:14
c'est hors de question.
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