- il y a 3 heures
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).
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00:00Ce qui est un interpellant, en tout cas à l'heure qu'il est,
00:03appelez-nous au Standard d'Europe pour savoir si vous êtes choqués
00:05par le fait que des jeunes filles soient interpellées
00:10alors qu'elles manifestaient tranquillement devant l'Assemblée nationale.
00:14On peut même dire qu'elles se rassemblaient.
00:15Jean Buxon, vous étiez sur place, racontez-nous concrètement.
00:18Bonjour, vous êtes journaliste à Boulevard Voltaire,
00:20vous avez tourné justement cette séquence que personne d'autre n'a tournée.
00:23Oui, bonjour, pour vous replanter le contexte,
00:26hier à 20h, les veilleurs me préviennent qu'ils vont...
00:29Alors déjà, qui sont les veilleurs ?
00:31Eh bien, les veilleurs, c'est un groupe qui, dans le cadre de la loi sur la fin de vie,
00:37s'oppose à l'euthanasie, ce qu'appellent les parlementaires
00:41qui sont pour ce projet de loi sur l'aide à mourir dans la dignité,
00:45ce que les veilleurs appellent l'euthanasie.
00:47Donc ils s'opposent à cette loi de façon pacifique,
00:51ils ont un mode d'action pour couvrir beaucoup de manifestations,
00:54que ce soit de gauche ou de droite, que je trouve très original.
00:57C'est-à-dire qu'ils s'installent à un endroit, ils lisent des textes.
01:03Hier, on a eu un texte d'élite de Noa de Saint-Marc,
01:06qui doit être connu de vos auditeurs.
01:08Ils chantent des chants, notamment le chant de l'Espérance,
01:11qui n'est pas une prière de rue, parce qu'il y avait quelqu'un
01:15qui m'a dit que c'était une prière de rue.
01:17Le chant de l'Espérance n'est pas une prière de rue, je précise.
01:19Un chant-scoute.
01:19C'est un chant-scoute, voilà, c'est ça.
01:22Et ils échangent des textes.
01:24On a eu aussi une lecture du texte du Seigneur des Anneaux, de Tolkien.
01:27L'idée, c'est un groupe de réflexion, mais qui marque en tout cas son opposition
01:31au projet de loi sur la fin de vie.
01:32Et quand ils sont à un endroit, ils essayent, s'il y a des gens qui s'interrogent,
01:35de leur discuter.
01:36C'est très ouvert.
01:38Enfin, je n'ai jamais vu une manifestation aussi ouverte à la discussion,
01:41à l'échange.
01:42Ils avaient, par exemple, devant le Sénat, quand c'était en première lecture,
01:45ils échangeaient avec les sénateurs.
01:48Stéphane Ravier était venu à leur rencontre, par exemple.
01:51Et donc, avant-hier, ils se sont allés, place de la Concorde,
01:54pour un rassemblement parfaitement pacifique,
01:56qui n'entrave pas la liberté de circulation,
01:58qui s'est très bien passé.
01:59Et puis, ils se sont dit, demain aura lieu le vote.
02:02Donc, hier, était censé avoir lieu le vote.
02:05Et donc, ils se sont dit, pourquoi pas aller, place du Palais Bourbon,
02:07devant l'entrée de l'Assemblée nationale.
02:10Le mot s'est donné.
02:11Et puis, ils se sont réunis vers 20h, une cinquantaine de personnes.
02:15Je précise, encore une fois, qu'ils n'entravaient pas la circulation.
02:17Ils ne gênaient personne.
02:18Ils n'étaient pas sur la route.
02:20Ils ne faisaient pas de troubles à l'ordre public.
02:21Alors, vous ne pourriez pas voir ceux qui nous écoutent,
02:23mais pour applaudir...
02:24Jean Buxon, journaliste à Boulevard Vontéa sur Europe.
02:29Donc, oui, vous disiez qu'il n'y avait pas de troubles à l'ordre public.
02:33J'ai envie de vous dire qu'ils ne faisaient très peu de bruit,
02:35parce que même pour applaudir, vous savez,
02:36ils n'applaudissent pas en tapant des mains.
02:38Ils applaudissent comme font les sons muets pour applaudir,
02:41pour ne pas faire de troubles à l'ordre public.
02:42Mais ce qui est interpellant, c'est qu'il y a eu la BRAVEM.
02:45Alors, la BRAVEM, franchement, c'est dans des circonstances plutôt catastrophiques.
02:50On va dire qu'on en voit la BRAVEM.
02:51Il y a le mot violent dans BRAVEM.
02:53Exactement, le mot violent.
02:54violent, ils sont casqués, comme si vraiment ils vont s'attaquer à des gens qui sont vraiment hyper dangereux.
03:02Et on a une jeune femme qui est interpellée, arrêtée.
03:06Vous avez recueilli ces mots.
03:08On va les écouter après la pause, parce que ce sont des mots qui sont très émouvants.
03:12On est très, très loin.
03:13Ça fait presque penser un peu aux agriculteurs qui se mettaient à genoux devant les forces de l'ordre.
03:18On remarque une pause et on revient avec Jean Bexon, journaliste à Boulevard Vert.
03:22Europe 1, Christine Kelly et vous.
03:2411h46 sur Europe 1, bienvenue dans Christine Kelly et vous, si vous nous rejoignez.
03:27C'est votre rendez-vous, actualité et décryptage de 11h30 à 13h.
03:31Et le sujet dont on parle, c'est la BRAVEM qui interpelle des veilleurs opposés à l'euthanasie
03:35lors d'un rassemblement hier soir devant l'Assemblée nationale.
03:38avec notre invité Jean Bexon, journaliste pour Boulevard Voltaire
03:41et notre chroniqueuse Gabrielle Cluzel, journaliste et directrice de la rédaction de Boulevard Voltaire.
03:47Oui, appelez-nous pour savoir si vous êtes choqués par l'interpellation de jeunes filles
03:53qui sont calmes, qui sont devant l'Assemblée nationale
03:56et qui se disent, voilà, nous, on est contre le texte sur l'euthanasie.
04:01Écoutez, tendez l'oreille, je vais vous faire écouter juste 15 secondes
04:04de cette jeune fille qui a été filmée par le journaliste de Boulevard Voltaire, Jean Bexon,
04:09qui était sur place.
04:11Écoutez ce qu'elle dit aux forces de l'ordre, tendez l'oreille.
04:14Moi, je suis d'où vous en mettez comme ça.
04:17Comme si ce n'était pas grave et tout.
04:19Je sais que ce n'est pas très drôle de faire ça, mais moi non plus, je ne peux pas
04:26faire autrement.
04:29Oui, voilà, donc elle dit, elle se fait interpeller,
04:32elle dit, je suis désolée de vous déranger, je ne peux pas faire autrement,
04:37mais Jean Bexon, c'est lunaire.
04:40Il faut vraiment que je vous décrive la scène, parce que vous ne voyez pas l'image.
04:43En fait, cette fille, elle m'a fait penser au tableau de Vermeer, la jeune fille à la perle,
04:47et il y a ce constat, c'est vrai qu'elle est entourée de deux armoires à glace imposantes,
04:51ce qui est normal, je considère la bravée, mais heureusement que c'est des troupes de choc
04:54et qui sont complètement casquées, et qu'il embarque.
04:58J'avoue que quand on voit l'image, c'est avec délicatesse aussi,
05:02ils ne sont pas non plus, mais l'image...
05:05Il l'encadre, mais ce n'est pas violent.
05:08L'image est choquante, mais ils ne sont pas...
05:10En tout cas, il y a quand même ce contraste saisissant entre ces deux armoires à glace
05:16qui doivent être très sportifs, et puis cette jeune fille à la perle,
05:20et qui s'excuse, et c'est la première fois que je vois ça en manifestation,
05:23encore une fois, pour filmer beaucoup d'interpellations,
05:25par exemple les manifs d'extrême-gauche, etc.
05:32Les policiers se prennent des insultes, etc.
05:34Vous me direz, c'est peut-être le jeu de la rue, de ces mouvements sociaux,
05:36mais c'est la première fois que je vois quelqu'un s'excuser de faire perdre du temps
05:40à ses personnels de la bravème,
05:42et leur dire vraiment, je suis désolé,
05:45veuillez m'excuser, mais je ne voyais pas d'autre solution que de venir au veilleur ce soir.
05:49Je précise que cette fille, ce n'est pas une membre des Black Blocs,
05:52elle n'a pas jeté des pavés sur les policiers,
05:56elle n'a pas dégradé l'espace public.
05:57Je fais juste un petit parallèle, en septembre dernier,
05:59j'étais dans une manif, justement, de gauche place de la République,
06:02et j'ai vu des militants taguer des appels aux meurtres
06:07et à la décapitation du Premier ministre,
06:09à l'époque, enfin du Premier ministre,
06:12et du ministre Retailleau.
06:13Il y avait les policiers qui étaient à peu près à une vingtaine de meurtres
06:16qui ne sont pas intervenus.
06:18Je ne leur jette pas la pierre, je me dis qu'ils n'ont pas reçu l'ordre d'intervenir.
06:20Oui, mais c'est ceux deux points de mesure qui interpellent, quand même.
06:23Exactement.
06:25Il y avait des chants, il y avait la lecture de base de ce texte,
06:28des listes de Noix de Saint-Marc,
06:29que dire à un jeune de vingt ans ?
06:30Enfin, je veux dire, il y a pire comme provocation,
06:32comme trouble à l'ordre public.
06:35Et j'ai vu arriver une vingtaine de policiers de la Bravème.
06:39Alors, il y avait la police nationale,
06:40au tout début, il y avait même la police nationale,
06:41la gendarmerie nationale.
06:42Hier soir, toujours devant l'Assemblée nationale.
06:44Hier soir, police nationale, gendarmerie nationale et la Bravème.
06:47On a l'impression d'être dans un salon des forces de l'ordre.
06:49Et uniquement parce que...
06:51Alors, il y avait combien de personnes qui étaient rassemblées,
06:53des veilleurs de cette association ?
06:5450 personnes se sont réunies.
06:5550 personnes.
06:5637 personnes ont été placées en garde à vue.
06:58Non, alors attendez, attendez, attendez.
07:00Non mais, on en rigole.
07:02C'est le chiffre qui m'a été donné par les participants.
07:03Attends, attends.
07:04J'attends.
07:05Je ne vous crois pas.
07:06Je vous écoute.
07:07Non mais, je ne vous crois pas, Jean Bexon.
07:08Vous êtes comme Saint-Thomas, vous avez besoin de voir.
07:10Non mais, alors, je rappelle que vous êtes donc journaliste à Boulevard Voltaire,
07:13vous allez devant l'Assemblée nationale, vous filmez, ce sont seulement 50 personnes
07:17qui chantent, qui sont contre le texte, et 37 sont interpellées ?
07:21Exactement.
07:22Alors, je précise que les commissaires ont fait les ordres de sommation.
07:27Donc, trois ordres de sommation en disant partez, partez, partez, trois fois.
07:29Et c'est à partir de là qu'ils ont commencé à envoyer la Bravem, la Bravem, qui est
07:33arrivée en moto, parce que c'est pour arriver plus vite.
07:36Et ce qui m'a surpris, c'est que parfois, moi, j'ai été, parfois, j'étais dans les
07:39transports témoins, j'ai vu, il y a quelques jours, il y avait quelqu'un qui caressait
07:42sans leur consentement les jeunes femmes, qui leur touchaient les cheveux, etc.
07:45J'ai dû appeler la sécurité derrière la tapée, qui n'est pas venue.
07:47J'ai dû appeler la police, qui a mis une demi-heure à venir.
07:50Et là, j'ai vu la police motorisée, qui est arrivée extrêmement rapidement,
07:55et qui a procédé à ces interpellations.
07:59Jean Bexon, journaliste à Boulevard, Voltaire.
08:01Les personnes ont été interpellées.
08:03Pourquoi ? Pour qu'elles résoudent ce qu'il se passe pour manifestation interdite ?
08:06Et que sont devenues les personnes qui ont été interpellées et placées en garde à vue ?
08:10Alors, il y a deux motifs.
08:11Il y a un motif de non-dispersion, quand on vous dit trois fois de partir de la manifestation.
08:18Pardon, j'ai envie, c'est une blague.
08:20Non, ce n'est pas une blague.
08:21On voit tout le temps des gens qui ne se dispersent pas, qui ne sont pas arrêtés.
08:25On voit les blackbugs, comme vous dites, qui cassent tout sous les yeux parfois des policiers
08:30qui ne sont pas interpellés.
08:31Et là, il y a des filles tranquilles qui ne sont pas masquées.
08:34Parce que ça aussi, ça m'a interpellée.
08:35Elle n'est pas masquée.
08:36Elle est en visage découvert.
08:37On les arrête, des petites jeunes filles comme ça.
08:39Alors, je suis assez surprise.
08:41Donc, appelez-nous au Standard Europe 1 pour savoir si vous êtes choqués.
08:44On aura Isabelle qui nous appelle de Nice dans un instant.
08:46Je vous laisse terminer, peut-être, Jean Bexon ?
08:47Vous ne me croyez pas, Christine Killy, ça me vexe.
08:48Ça me vexe dans mon métier de journaliste.
08:50Non, mais pardon.
08:51Je pèse mes informations, les vidéos, je les authentifie, je donne un contexte.
08:54Jean Bexon, c'est pour ça que je voulais que vous soyez là.
08:57Parce que je n'y croyais pas.
08:58Vous voyez ce que je veux dire ?
08:59Non, mais on est dans une séquence grave.
09:02On est dans une séquence où Quentin a été tué.
09:04On est dans une séquence où Raphaël Arnaud, on ne sait pas où il est.
09:07On est dans une séquence où Raphaël Arnaud, il a été dénoncé comme violent depuis longtemps.
09:12Il n'a pas été pour autant interpellé.
09:14Il a été condamné plus au long de l'ance.
09:16Il est resté à l'Assemblée nationale.
09:17Et on est en train d'arrêter une petite jeune fille comme ça ?
09:20Plusieurs, plusieurs petites jeunes filles.
09:22Alors que sont-elles devenues ?
09:23Il y a deux motifs qui ont été donnés par les autorités,
09:27enfin qui me sont donnés par l'avocat qui défend ses veilleurs.
09:29Le premier motif, c'est participation à un introupement après sommation de se disperser.
09:33Sans armes.
09:34Et ils n'avaient pas d'armes.
09:36Et je précise, j'ai vraiment vu quand même le commissaire faire les sommations.
09:39Je ne veux pas dire que la répression s'est faite d'un coup.
09:43Oui, c'était justifié selon les textes.
09:45Ça s'inscrit quand même dans un cadre d'ordre qui est une procédure qui a été respectée.
09:50Et le premier motif, c'est l'organisation d'une manifestation sur la voie publique sans déclaration.
09:56Et l'avocat, par rapport à ces motifs, m'a dit que le droit de manifester est constitutionnel en France
10:01et qu'il estime que c'est une manifestation spontanée, qui ne générait pas de troubles à l'ordre public.
10:05Pacifique.
10:05Pacifique, exactement.
10:06Et qui est de fait que pour lui, les motifs ne sont pas légitimes.
10:13Non mais je ne sais pas, moi je vois par exemple, on a quand même le droit de se rassembler
10:16quelque part.
10:17Mais 50 participants, c'est limite une sorte de classe à ce stade.
10:19Oui, c'est ça.
10:20On en dit une veillée quoi.
10:22Alors on va avoir Isabelle qui nous appelle de l'ice.
10:24Bonjour Isabelle.
10:25Quel regard vous portez Isabelle sur cette arrestation, sur ces 50 personnes qui se rassemblent
10:34pour dire qu'elles sont contre le texte, en chantant, en faisant peu de bruit.
10:38Qu'en pensez-vous Isabelle ?
10:40Bonjour Christine.
10:41Bonjour ma jolie chérie.
10:43Je suis ravie de vous avoir une fois encore.
10:46Merci.
10:46Je trouve ça lamentable.
10:50Je trouve que M. Nunez a la main beaucoup plus leste avec les gens qui sont comme ça pacifiques
10:57que d'aller interpeller des claveurs.
10:59Oui, fort avec les faibles comme disait Marilyn.
11:01Ah oui.
11:04C'est sûr qu'aller interpeller l'ultra-gauche, c'est plus compliqué.
11:09Ils se font insulter.
11:11Là, c'est beaucoup plus facile effectivement.
11:15Incroyable, fort avec les faibles effectivement.
11:18Et surtout qu'on est Isabelle dans une séquence où on se dit, voilà, on est dans une séquence
11:24où la France a mal, on est dans une séquence où la France se dit, mais on a besoin justement
11:29face à une violence, à une ultra-violence, d'avoir des réponses d'autorité face à
11:34une ultra-violence.
11:35Mais là, lorsqu'on voit des jeunes filles se rassembler, on a quand même, enfin on se
11:39pose des questions, on est quand même presque choquées.
11:42Oui, on est complètement choquées.
11:43Il n'y a pas de violence.
11:45Ce qui est terrible, c'est qu'on est de plus en plus choquées.
11:48C'est qu'en fait, on n'arrive pas à toucher le fond finalement.
11:51On croit qu'on y est et en fait, il y en a encore.
11:54C'est incroyable.
11:56C'est incroyable.
11:56Et comme le collectif Némésis, qui était pacifique devant la Sorbonne à Lyon,
12:04personne n'a été foutu d'aller les défendre.
12:08Elles ont fait appel à leurs copains qui se sont massacrés.
12:11On a lâché Quentin et là, il n'y avait personne.
12:14Et tenez-vous bien Isabelle, là, on en est à, on en parlera tout à l'heure, on en est
12:19à vouloir éventuellement dissoudre Némésis.
12:22Bien sûr.
12:23Restez en ligne avec nous si vous le voulez bien.
12:25Le monde à l'envers.
12:25Restez en ligne avec nous si vous le voulez bien, Isabelle.
12:28On marque une pause, on revient pour parler effectivement de cette arrestation.
12:32C'est assez surprenant le fait de cette arrestation alors qu'on est devant une manifestation
12:41au calme.
12:42Voilà, moi je ne comprends pas.
12:43Est-ce que, Gabrielle Cluzel, on n'est pas dans une répression plus des opinions que
12:49de la violence ?
12:50Et c'est une question qu'on peut se poser presque sur plusieurs dossiers.
12:56Répression contre les opinions plus que contre la violence.
12:59On marque une pause, on revient sur un repas.
13:02On continue d'en parler avec notre auditrice Isabelle et Gabrielle Cluzel et Jean Bexon.
13:07A tout de suite sur Europe 1, il est 11h56.
13:15Alors avant de reprendre Isabelle et Pauline, le mot de la fin peut-être Jean Bexon, vous
13:20qui étiez sur place pour Boulevard Voltaire et qui avez révélé cette arrestation, ces
13:25arrestations plutôt surprenantes.
13:28Un dernier mot.
13:28Eh bien écoutez, à l'heure actuelle, selon mes informations, il y aurait deux veilleurs
13:34encore en garde à vue et qui sont en cours d'audition.
13:39En fait, moi ça m'a fait penser.
13:41J'ai vu une sorte de débauche de moyens de la part de la force publique et j'ai vu
13:46la
13:46même chose quand Gabrielle Cluzel m'avait envoyé en Ariège, à Borde-sur-Haris, chez les paysans
13:51qui se battaient contre un abattage total des troupeaux, une mesure qu'on peut partager
13:57après, ou pas, ou de réaction qu'on peut partager ou pas.
13:59Et là j'ai vu des blindés, des blindés de la gendarmerie, qu'on appelle les centaures
14:04et qui sont le dernier bijou de la gendarmerie qui était déployé contre les paysans.
14:10Et j'ai même vu aussi un gendarme qui avait une sorte de fusil futuriste, qui était un
14:14fusil anti-drone et je me suis dit mais il y a les moyens, il y a les effectifs.
14:18C'est une bonne nouvelle finalement pour nos éditeurs.
14:20Mais quand c'est les Black Blocs, ils ne sont pas là.
14:21Merci beaucoup Jean Bexon pour ces révélations en direct sur Euronews, vos journalistes à Boulevard Voltaire.
14:28Isabelle, effectivement, vous dites que vous étiez à surprise, vous appelez Denise,
14:33vous êtes surprise aussi comme nous de ce deux poids deux mesures, de ces, comme on
14:37l'avait vu effectivement, ces centaures face aux agriculteurs sans armes et lorsqu'on
14:41voit effectivement ces petites jeunes filles, ces jeunes, ces personnes qui chantent, qui
14:47sont interpellées Isabelle.
14:48Et on a envie effectivement de plus d'autorité face à la drogue, face à la violence, face
14:52aux mineurs qui sortent des couteaux, qui se tuent entre eux.
14:55C'est ça en fait Isabelle ?
14:57Oui, oui, tout à fait Christine.
14:59Mais c'est tellement plus facile d'interpeller des gens pacifiques qui sont là, comme les
15:05agriculteurs qui travaillent.
15:07Voilà, c'est tellement plus facile que d'aller au contact de gens qui vous crachent à la
15:12tête, qui vous balancent des mortiers, qui, enfin, moi je suis...
15:21Mais le rôle des forces de l'ordre, c'est quand même de, voilà, de nous protéger contre
15:26des gens violents, notamment, enfin, pas que, théoriquement.
15:31Si on ne leur donne pas les ordres, Christine, ils ont les ordres d'aller interpeller quatre
15:36filles, quatre filles qui s'excusent.
15:39Moi, j'ai bien écouté, quand vous avez dit, c'était l'oreille.
15:42Elles s'excusaient.
15:44Non, mais c'est une honte.
15:45C'est une honte.
15:46Mais j'ai honte, Christine, de ce gouvernement.
15:49On n'en peut plus d'eux.
15:50Alors, hier, il y avait Shikiru qui gueulait, qui a dit, on n'en peut plus de vous en
15:56s'adressant aux journalistes de CNews.
15:58Mais moi, je dis, on n'en peut plus, nous, de vous, non plus.
16:01On n'en peut plus du gouvernement, on n'en peut plus du laxisme.
16:04Les gens en ont marre.
16:06Il faut que ça change.
16:08Mais c'est un truc de dingue, quand même, de museler des gens parce qu'ils ne sont
16:14pas d'accord pour la loi contre l'euthanasie, qui se manifeste contre l'euthanasie.
16:21On va mettre des gens en prison ou on va leur donner des amendes parce qu'ils vont
16:27s'interposer ou parce qu'ils vont refuser de faire une injection létale.
16:32Mais on est dans quel monde ?
16:34Mais ils deviennent fous au gouvernement.
16:37Complètement dingue.
16:39Merci beaucoup, Isabelle, pour votre interpellation.
16:42Merci beaucoup de nous avoir appelés pour partager votre émotion et votre stupéfaction
16:48en direct sur Open.
16:49Merci beaucoup.
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