Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 mois
Avec Romain Eskenazi (porte-parole du PS à l'Assemblée nationale, député du Val-d'Oise) et Amaury Brelet, Rédacteur en chef de Valeurs Actuelles

Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##LA_VERITE_EN_FACE-2026-01-09##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Maxime Liedot.
00:05Et poursuite de la discussion ce matin sur l'actualité agricole naturellement,
00:09et cette question que l'on vous pose et à laquelle naturellement on attend des réponses au 0826 300 300,
00:15ça se passe également sur le site sudradio.fr, l'application et les réseaux sociaux.
00:20Est-ce qu'Emmanuel Macron, en réalité, ne joue-t-il pas aux héros ?
00:24N'est-il pas le sauveur de nos agriculteurs en disant fermement non aux Mercosur ?
00:29Et plus largement, est-ce que, quand on a vu notamment ces agriculteurs, ces tracteurs,
00:33rassemblés devant l'Assemblée Nationale hier, on a eu l'impression naturellement d'une rupture entre les deux interlocuteurs ?
00:39Est-ce qu'on peut dire que les politiques aiment encore nos agriculteurs ?
00:42Vous avez la parole 0826 300 300.
00:45Et on est en débat en studio avec vous, Romain Esquenazi, bonjour.
00:48Bonjour.
00:49Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:50Vous êtes le porte-parole du Parti Socialiste à l'Assemblée Nationale
00:53et vous êtes également député du Val-d'Oise, mais avec vous également, Amaury Brolet.
00:57Bonjour.
00:57Bonjour Maxime.
00:58Ravi de vous retrouver en cette rentrée et en ce début d'année,
01:01rédacteur en chef du côté de Valeurs Actuelles avec, à la une du journal cette semaine,
01:05Agnès Verdier-Molinier sur, en effet, les décisions à prendre pour éviter la banqueroute,
01:11si mes souvenirs sont bons.
01:12Messieurs, le débat est ouvert, le ring est devant vous, ça s'appelle un studio de radio.
01:16Est-ce que les politiques aiment encore nos agriculteurs ?
01:18Est-ce que Emmanuel Macron, par la décision d'hier soir,
01:21assez inédite quand même d'un pays fondateur de l'Union,
01:23qui refuse un traité d'une telle importance, est-il le sauveur de nos agriculteurs ?
01:29Romain Eskenazi.
01:29Je ne sais pas si Emmanuel Macron est le sauveur.
01:33En tout cas, pour ce qui va se passer ce matin, non.
01:36Parce que même en votant contre, la France se retrouve isolée,
01:39avec la Autriche, la Hongrie, la Pologne à refuser ce traité.
01:42Beaucoup d'États européens considérant qu'ils ont un intérêt à cet accord de libre-échange,
01:47qui crée un nouveau marché de 700 millions de consommateurs,
01:49entre ces quatre pays d'Amérique latine, Uruguay, Paraguay, Argentine, Brésil,
01:53et l'Union européenne et son marché de 450 millions de consommateurs.
01:57L'Allemagne espère vendre des voitures, l'Espagne espère exporter de l'huile d'olive.
02:00Seulement nous, la France, nous sommes un grand pays agricole.
02:0350% de la surface du pays, ce sont des terres agricoles.
02:06Et nous craignons effectivement l'importation massive de produits,
02:09essentiellement du bœuf, du soja, qui ne respectent pas les normes,
02:13qui sont celles qui sont imposées à nos agriculteurs.
02:15Par exemple, les hormones de croissance, qui sont interdées depuis 20 ans en France,
02:18sont pratiquées en Amérique latine, et donc on craint de renforcer encore
02:23la concurrence déloyale que subissent déjà nos agriculteurs.
02:25Donc plus qu'un combat d'un parti contre un autre, d'un camp contre un autre,
02:29vous savez que je suis en tant que socialiste opposant d'Emmanuel Macron,
02:32mais il faut bien dire qu'il y a une unité à l'Assemblée nationale contre ce texte.
02:35Et on l'a vu parce que plusieurs fois les assemblées ont été consultées.
02:37Plusieurs fois, nous c'était une résolution que mon collègue Dominique Potti
02:40avait portée le 30 janvier de l'année dernière, et il y avait eu une unanimité,
02:44il y a encore eu récemment, il y a quelques semaines, une unanimité contre ce texte-là.
02:48Et pour autant, il va se faire effectivement imposer par l'Union Européenne,
02:52parce que beaucoup de pays, une majorité de pays,
02:54ils voient un intérêt pour l'exportation notamment de leur industrie.
02:57On était tout à l'heure avec le ministre aussi, Nicolas Faurissier,
03:00qui est en charge du commerce extérieur, et qui nous disait,
03:02oui c'est vrai aussi qu'il faut le dire pour ne pas être dans la démagogie
03:05et dans le populisme, je cite, cet accord est bon aussi pour beaucoup de filières.
03:10Vous, qu'est-ce que vous en pensez ?
03:11Est-ce que les politiques aiment encore nos agriculteurs ?
03:12Est-ce qu'Emmanuel Macron est le sauveur des agriculteurs
03:15par cette décision du non-ferme au Mercosur ?
03:18Vous avez la parole, 0826 300 300.
03:21Amory Brulé.
03:22Emmanuel Macron n'est pas le sauveur des agriculteurs,
03:24il est le faussoyeur des agriculteurs.
03:27D'abord, la France n'a pas de minorité de blocage,
03:29donc ce texte sera ratifié, sauf solution miracle.
03:33Ensuite, il est dans une posture totalement politicienne,
03:36on l'a dit, les Français sont majoritairement contre le Mercosur,
03:39tous les partis politiques sont contre,
03:41ils ont d'ailleurs voté en ce sens au Parlement.
03:45Et puis lui, il faut le dire, a longtemps menti,
03:48a trompé les agriculteurs.
03:49En 2019, il qualifiait cet accord de bon accord.
03:52Entre-temps, il a rétropédalé à peu près une dizaine de fois,
03:54c'est en même temps macronien que l'on connaît bien.
03:57C'est la pensée complexe en réalité.
03:58En novembre dernier, il se disait à nouveau plutôt positif
04:00dans la perspective de l'adoption de ce texte,
04:03et puis depuis, il a totalement rétropédalé face à l'opinion vent debout.
04:08Est-ce que ce n'est pas quand même une bonne chose ?
04:10Je vous pose la question à tous les deux.
04:12Emmanuel Macron nous a quand même habitués,
04:13même quand il y avait un vent de désaccord contre lui,
04:16à prendre la décision quand même.
04:17Là, j'ai l'impression qu'au vu, certes, de l'étendue de la contestation,
04:21mais peut-être avec un certain instinct pour le bon sens pour une fois,
04:25de dire, non, cette fois, je dois prendre une position forte,
04:28c'est un non, et pour ça, quand même, on peut le féliciter,
04:30ou on peut s'en réjouir, non ?
04:31Pour vous, c'est de la politique politicienne seulement.
04:33Oui, bien sûr, c'est de la posture,
04:34et personne n'est dû pas aller demander aux agriculteurs
04:36dans les rues de Paris ou sur les points de blocage partout en France.
04:39Ce qu'il pense d'Emmanuel Macron,
04:42la réalité, c'est qu'il a collaboré,
04:43comme tous ses prédécesseurs depuis 30 ans,
04:45à l'assassinat programmé de l'agriculture française,
04:47en refusant notamment d'alléger le poids normatif et fiscal
04:51qui pèse sur eux depuis des années.
04:54Qu'a-t-il fait depuis 8 ans ?
04:55Il nous a promis 2, 3, 10 fois un choc de simplification
04:58en matière administrative.
05:00Qu'a-t-on vu ? Rien du tout.
05:02Donc la vérité, c'est que lui et ses prédécesseurs,
05:05malheureusement, ont bradé notre souveraineté politique,
05:07agricole et agroalimentaire,
05:09notamment à l'Union Européenne,
05:12qui est de plus en plus dogmatique
05:13et de plus en plus antidémocratique.
05:14Est-ce que, sur ce que critique Amaury Broulet,
05:17c'est-à-dire la position uniquement politique-politicienne,
05:19est-ce qu'on ne peut pas aussi y voir,
05:20tout d'un coup, un président de la République
05:21qui se dit, alors certes, il lui aura peut-être fallu un septennat,
05:24mais se dit, c'est vrai que j'ai fait fausse route
05:26sur cet accord du Mercosur,
05:27je n'ai pas eu suffisamment de victoire,
05:29même les derniers jours, les dernières heures,
05:31vis-à-vis d'Ursula von der Leyen,
05:33et même sur la PAC, même sur certaines clauses, etc.
05:35Est-ce qu'on ne peut pas quand même se réjouir
05:37qu'ils tendent la main d'une certaine manière
05:38et qu'ils disent, cette fois, on dit non ?
05:40Ou vous avez la même analyse,
05:41et ça reste du Emmanuel Macron,
05:43la pensée complexe, attablée, on va dire, à une posture ?
05:48Mon analyse, elle ne serait pas tellement
05:49sur le champ de la politique nationale.
05:51On a vu, effectivement, hier, les agriculteurs
05:53qui manifestaient devant l'Assemblée nationale,
05:55alors même qu'à plusieurs reprises,
05:56en Commission des Affaires Européennes,
05:58dans l'hémicycle, avec des textes portés
06:00par plusieurs parties,
06:01l'Assemblée nationale, c'est unanimement,
06:03unanimement, et c'est assez rare pour le souligner,
06:06prononcé contre le texte.
06:07Donc le combat devra se porter,
06:08et la FNECA l'a bien compris,
06:10au niveau européen,
06:11parce qu'il va y avoir le vote
06:12qui sera favorable ce matin,
06:13même avec un vote contre de la France,
06:15il y aura lundi la signature,
06:16simplement, ce texte doit être ratifié
06:18ensuite devant le Parlement européen.
06:20Et c'est là qu'il faudra mettre la pression.
06:22Et donc, effectivement,
06:22la FNECA va manifester à Strasbourg
06:24le 20 janvier,
06:25et pour le coup, ils ont bien raison.
06:27Et je pense qu'il faut, effectivement,
06:29que les Européens,
06:30que les Français en particulier,
06:32pèsent de tout leur poids.
06:33Je pense que l'ensemble
06:34des députés européens français
06:36votent contre le texte,
06:37mais il faut réussir à raccrocher
06:38d'autres députés européens
06:39pour mettre ce texte en minorité.
06:41Et nous, on envisage au Parti Socialiste
06:43de saisir également
06:44la Cour Européenne des Droits de l'Homme,
06:46en tout cas, la Cour Européenne de Justice, pardon,
06:48considérant que ce traité
06:49est proprement inéquitable
06:51et va instaurer durablement
06:52une concurrence déloyale
06:53pour nos agriculteurs.
06:54Donc, moi, encore une fois,
06:56je suis un opposant
06:57de la politique d'Emmanuel Macron,
06:58de sa politique de l'offre,
06:59du « en même temps »,
07:00comme vous l'avez très bien dit,
07:01donc j'ai aucune difficulté là-dessus.
07:03Simplement, là, je pense
07:04qu'il faut que l'ensemble
07:05de la classe politique française,
07:06l'ensemble des acteurs,
07:07l'ensemble des forces vives
07:08de la nation fassent bloc,
07:10et d'une seule voix,
07:11porte avec force
07:11une opposition au Parlement européen
07:13pour que ce texte soit rejeté.
07:14Est-ce que vous avez vu aussi
07:15la musique qui monte,
07:17d'abord, d'une certaine manière,
07:18lancée par Bruno Rotaillot,
07:20puis rejoint par Jordan Bardella
07:22qui l'a assuré hier soir,
07:23en disant
07:23« Mais nous, il n'y a pas de problème
07:24au niveau, notamment national,
07:26au niveau du Parlement,
07:27on déposera une motion de censure
07:28contre ce texte,
07:29parce que la France,
07:30ça y est, est allée au bout
07:31de ses démarches,
07:32il y aura une motion de censure.
07:33Est-ce que le Parti Socialiste,
07:35notamment,
07:36pourrait la voter,
07:36cette motion de censure ? »
07:37Alors, déjà,
07:38M. Rotaillot se donne
07:39beaucoup d'importance,
07:41grâce ou à cause de lui,
07:42la France n'a pas de budget.
07:43Je rappelle qu'il y avait une CMP
07:44pour valider le budget
07:46et que c'est la droite sénatoriale
07:47qui a fait blocage
07:48et qui fait que la France
07:49n'a toujours pas de budget aujourd'hui.
07:50Bruno Rotaillot n'a pas assez
07:51de députés pour déposer
07:52une motion de censure.
07:53Donc, je l'entends dire
07:54partout dans la presse
07:54qu'il va déposer
07:55une motion de censure.
07:56Il n'a que 47 députés.
07:58Il est extrêmement minoritaire
07:59dans l'Assemblée nationale
08:00et il n'a pas le pouvoir,
08:01il n'a pas assez de députés pour ça,
08:02de déposer une motion de censure.
08:03Donc, si on a une,
08:04elle ne sera pas déposée par LR,
08:12à faire tomber un gouvernement
08:13qui s'affiche
08:14à travers son ministre
08:15d'Affaires étrangères,
08:16sa ministre de l'Agriculture,
08:17contre le Mercosur.
08:18Donc, le fait de faire tomber
08:20le gouvernement,
08:20ça ne changera rien.
08:21C'est le fait de dire
08:22que malgré leur affichage,
08:23précisément,
08:23il n'y a rien qui suit.
08:24Très bien.
08:25Mais donc, là, demain,
08:26on renforce l'instabilité
08:27sur les marchés,
08:28on renforce la stabilité politique
08:30et il y a toujours le Mercosur.
08:31Donc, à un moment donné,
08:32il faut savoir bien tirer.
08:33Nous, on a censuré le gouvernement
08:34lorsque le gouvernement
08:35prenait des orientations
08:36qui étaient selon nous
08:37les mauvaises pour le pays.
08:39Là, demain,
08:39on en débattra collectivement.
08:41Évidemment,
08:41comme on le fait toujours
08:42au groupe socialiste,
08:43quand il y a un sujet,
08:43on a un débat
08:44et on a une position collective.
08:45Donc, je ne peux pas
08:46m'avancer maintenant
08:47sur une motion de censure
08:47qui n'est pas encore déposée.
08:49Simplement,
08:50une motion de censure,
08:50ça sert à faire tomber
08:51un gouvernement,
08:52ça ne sert pas à renoncer
08:53à un traité qui est mauvais
08:54pour le pays,
08:55je le confirme.
08:55Amoribrolet,
08:56la motion de censure
08:57est un acte cert fort.
08:58Est-ce que, pour vous,
08:59la signature du Mercosur
09:00est l'échec
09:01d'une certaine manière officielle
09:02des différentes négociations,
09:08n'a pas tenu ?
09:10Est-ce que la censure,
09:10pour vous,
09:11se justifie ?
09:12Est-ce que c'est audible
09:12comme argument ?
09:13Aucune motion de censure
09:14n'empêchera
09:15le rouleau compresseur
09:16de la Commission européenne
09:18d'écraser
09:19les agriculteurs français.
09:21C'est là, d'ailleurs,
09:21la première erreur.
09:23C'est le péché originel
09:24d'avoir confié,
09:25avoir filé les clés
09:26des négociations
09:27à la Commission européenne
09:28d'Ursula von der Leyen
09:29qui n'est pas là
09:30pour défendre
09:31les intérêts français
09:32mais les intérêts européens
09:33pour ne pas dire allemand.
09:35Donc, première erreur.
09:36Ensuite,
09:37les mensonges
09:37d'Emmanuel Macron
09:38mais attention aussi
09:39à ne pas faire
09:40de l'Union européenne
09:41et même du commerce
09:43international
09:43le bouc émissaire
09:45de nos difficultés
09:46parce que le problème
09:47en France
09:47et notamment
09:48de l'agriculteur français
09:49il est d'abord
09:49franco-français.
09:51L'agriculteur française
09:52souffre d'une perte
09:54de compétitivité
09:55non pas seulement
09:55avec les pays
09:56du bout du monde
09:56évidemment
09:57mais y compris
09:58avec ses propres voisins
09:59en Europe.
10:00Nous avons un déficit
10:02aujourd'hui commercial
10:02avec des voisins
10:03en Europe.
10:05L'Allemagne
10:05nous est passée devant
10:06il y a une dizaine
10:07d'années.
10:08Nous avons
10:08une balance commerciale
10:11en matière agricole
10:12qui était longtemps positive
10:14qui est sur le point
10:15de devenir négative.
10:16Ça serait une première
10:17depuis près de 50 ans
10:19donc regardons-nous
10:20d'abord.
10:20Il faut diminuer
10:21massivement
10:22les normes
10:23et les réglementations
10:24massivement
10:24les taxes
10:25et les impôts
10:25comme d'ailleurs
10:26le réclament
10:26tous les français.
10:280826, 300, 300
10:29est-ce que les politiques
10:30aiment encore
10:30nos agriculteurs ?
10:31Est-ce que le président
10:31de la République
10:32en disant non
10:33au Mercosur
10:33en réalité
10:34est-ce qu'il peut être
10:36considéré comme leur sauveur ?
10:37Il les a écoutés,
10:38il a pris la bonne décision.
10:39Vous avez la parole
10:40au 0826, 300, 300.
10:42A tout de suite.
10:43Le Grand Matin Sud Radio,
10:45la vérité en face,
10:47Maxime Liedot.
10:480826, 300, 300, 300,
10:50vous participez
10:51à la conversation.
10:52Est-ce qu'Emmanuel Macron
10:53peut être considéré
10:54comme le sauveur
10:57des agriculteurs ?
10:57Nous sommes toujours
10:58avec Romain Esquenazi,
10:59porte-parole du Parti Socialiste
11:00à l'Assemblée Nationale,
11:02député du Val d'Oise
11:02et Amory Brulé,
11:03rédacteur en chef
11:04à Valeurs Actuelles.
11:05Avant de poursuivre
11:06notre conversation,
11:06messieurs,
11:07je vous propose
11:07de faire un petit tour
11:08du côté du standard
11:090826, 300, 300.
11:11Bonjour Christophe.
11:12Bonjour Maxime
11:13et bonjour
11:13à vos deux intervenants.
11:14Merci beaucoup
11:15d'être avec nous ce matin.
11:16Comment vous regardez
11:17vous cette question ?
11:18Est-ce que les politiques
11:18aiment encore nos agriculteurs ?
11:19Est-ce qu'Emmanuel Macron,
11:20par le fait de dire non,
11:22a fait un geste d'amour
11:23d'une certaine manière ?
11:24Il peut être considéré
11:25comme le début
11:26d'un sauveur des agriculteurs ?
11:28Non.
11:29D'accord.
11:30Merci beaucoup Christophe
11:31d'avoir été avec nous ce matin.
11:32Non, non.
11:32J'ai n'en développé, Christophe.
11:34Mais bien entendu.
11:36Non, mais le Mercosur,
11:38c'est un faux problème.
11:39L'agriculture française
11:41se porte mal
11:42et ce n'est pas depuis hier,
11:43c'est depuis 10 ans,
11:44depuis 40 ans,
11:45depuis qu'il y a
11:46une concurrence déloyale
11:49au niveau,
11:51ne serait-ce même
11:52qu'au niveau de l'Europe.
11:55Et puis après,
11:55on fait rentrer
11:56des produits du Maghreb,
11:57on fait rentrer
11:58des produits
11:59de Nouvelle-Zélande,
12:00on fait rentrer
12:01des produits du Khen.
12:02Votre dernier intervenant,
12:04justement,
12:04à la page de pub,
12:05le disait.
12:05À Morigrelet.
12:06Voilà,
12:07toutes les normes
12:07en France
12:08qui nous empêchent
12:09de produire.
12:10Mais après,
12:10qu'est-ce qu'on veut ?
12:11On veut niveler par le bas ?
12:12Oui,
12:13c'est ça.
12:14Donc,
12:14soit on ferme
12:15les frontières
12:16à tous les produits
12:18qui n'ont pas
12:18l'agriculture,
12:20qui importent l'agriculture
12:21que l'on ne veut pas,
12:22et c'est la seule solution.
12:25Regardez-la,
12:25c'est anipride,
12:26on en a fait tout un scandale
12:28avec la loi Dupland,
12:2926 pays sur les 27
12:31l'autorisent en Europe,
12:32il n'y a que la France
12:33qui l'interdit.
12:34Donc,
12:34qu'est-ce qu'on fait ?
12:36À la voir dans tous les magasins,
12:38les moisettes,
12:39elles arrivent d'Italie.
12:41Oui, c'est ça.
12:41Et elles sont traitées
12:42avec de l'acétanipride.
12:44Donc,
12:45voilà,
12:45il n'y a pas 36 000 solutions.
12:47Soit on nivelle par le bas,
12:49soit on interdit
12:49d'importer l'agriculture
12:50que l'on ne veut pas.
12:51Et là-dessus,
12:52nos politiques ont une grosse
12:53part de responsabilité,
12:54parce que quand la gauche
12:56propose une loi,
12:57éventuellement,
12:58la droite
12:59pourrait la voter.
13:00Par contre,
13:00si la droite
13:01propose une loi,
13:02systématiquement,
13:03la gauche la refuse.
13:04Je vous propose,
13:05Christophe,
13:06de rester avec nous
13:06et de poser directement
13:07la question à Romain Esquenazi,
13:08qui est non seulement
13:09député socialiste,
13:10mais également porte-parole.
13:11Qu'est-ce que vous répondez
13:12à Christophe qui dit
13:12« quand bien même,
13:13de temps en temps,
13:14il y a des bonnes idées,
13:14alors la droite peut voter
13:15avec la gauche,
13:16mais l'inverse
13:17n'est pas toujours juste. »
13:19Alors,
13:19bonjour Christophe,
13:20je vous remercie
13:20pour votre témoignage
13:21et réflexion.
13:22Je ne suis pas tout à fait d'accord.
13:23Moi,
13:23j'ai présidé pendant six mois
13:24la commission de contrôle
13:26des importations
13:27de l'Assemblée Nationale.
13:28J'en étais le président,
13:29le rapporteur était LR,
13:30Antoine Vermorel Marques.
13:31On a travaillé
13:32en très bonne intelligence
13:33ensemble pendant six mois.
13:34On a sorti un rapport
13:35qui aboutit
13:36à une proposition de loi
13:36qu'on va porter ensemble.
13:38Ça porte plutôt
13:39sur les importations
13:40des fameux petits colis
13:41Chine, etc.,
13:42qui ne respectent pas du tout
13:43nos normes non plus
13:44de sécurité.
13:45Moi,
13:45je suis d'accord avec monsieur.
13:46Quand il y a eu des normes,
13:46je ne suis pas contre
13:47le principe de simplification
13:48administrative.
13:50Je pense qu'il y a
13:50des choses à faire là-dessus.
13:51Mais on ne va pas dire
13:52qu'on va s'aligner
13:56qui sont démontrés
13:57depuis 20 ans,
13:57qui sont dangereux
13:58pour la santé,
13:59qui sont néfastes
14:00pour notre environnement.
14:00S'il y a des normes,
14:01c'est bien qu'il y a une raison
14:02et qu'on a identifié
14:04que ça posait
14:05des problèmes de santé
14:05ou des problèmes
14:06environnementaux.
14:07Ce qu'on a remarqué
14:08dans cette commission d'enquête
14:09avec le rapporteur LR justement,
14:11c'est que beaucoup de pays,
14:12que ce soit dans l'industrie
14:13ou l'agriculture,
14:14envoient des équipes
14:14pour voir comment c'est produit.
14:16Les Américains
14:16envoient des équipes en France.
14:17C'est-à-dire avoir
14:18de véritables contrôles,
14:19ce qu'on n'a pas suffisamment
14:20en France.
14:20Exactement.
14:20En fait,
14:21quand vous contrôlez
14:21du bœuf qui arrive,
14:23vous pouvez contrôler
14:24des résidus de pesticides
14:25sur des haricots verts,
14:26par exemple.
14:26Ça, c'est possible.
14:27Par contre,
14:27voir comment était élevé le bœuf
14:29et est-ce qu'il a eu
14:30des hormones de croissance,
14:31ça, ça ne se voit pas
14:32à l'importation.
14:33Pour le voir,
14:34il faut aller sur place.
14:35Donc moi,
14:35plutôt que la Commission européenne
14:36soit obsédée
14:37par le développement
14:38d'accords commerciaux
14:38pour élargir
14:40le grand marché mondial
14:41et le grand libre-échange
14:42sans normes et sans contrôle,
14:44que la Commission européenne
14:49produisent
14:49et interdire
14:50à l'importation
14:51des produits
14:52qui sont interdits
14:53à la production en Europe.
14:54C'est simple.
14:55Mais je pense que
14:55c'est une réorientation
14:56de la politique
14:57de la Commission européenne
14:58qu'il faut pousser
14:59et la France doit porter
15:00une voix très forte
15:01pour cela.
15:01Et ça va prendre
15:02certainement un petit peu de temps.
15:03Christophe,
15:04vous êtes toujours avec nous.
15:05Qu'est-ce que vous répondez
15:05à l'instant à Romain Eskenazi
15:07qui a essayé de vous convaincre
15:08d'une certaine manière ?
15:09C'était une plaidoirie
15:10de mettre Romain Eskenazi.
15:11Oui, oui.
15:12Donc juste, en fait,
15:13il insulte les agriculteurs français
15:14en les traitant d'incapables.
15:16Ah non, monsieur,
15:17je n'ai pas fait ça.
15:18Au contraire, au contraire.
15:19Laissez-moi finir.
15:19Laissez-moi finir, s'il vous plaît.
15:21Vous nous traitez d'incapables
15:22puisqu'en fait, nous,
15:23on n'arrive pas
15:24à être compétitifs.
15:25Par contre,
15:26les autres le sont.
15:26Donc s'ils le sont,
15:28c'est parce que forcément,
15:29ils utilisent des produits
15:30que nous, on n'a pas le droit.
15:31Ils ont un règlement social
15:32qui n'est pas le même que le nôtre.
15:34Bien sûr.
15:34Heureusement, à la limite.
15:35Donc, arrêtez.
15:36Vous nous insultez en disant ça.
15:37Est-ce que Christophe,
15:38ce n'était pas tout simplement,
15:39et je vais me faire
15:40moi aussi l'avocat
15:41de Romain Skennady,
15:41est-ce que ce n'était pas aussi
15:42de dire qu'il y a tellement
15:43aujourd'hui de contraintes
15:45sur vous, de normes, etc.,
15:46qu'au minimum,
15:47la Commission doit désormais
15:48faire en sorte que
15:49tous les pays
15:50qui viennent sur notre marché
15:51puissent le contrôler,
15:53tout ça,
15:53la conformité des autres produits.
15:54Vous n'êtes pas d'accord
15:55avec ça, Christophe ?
15:56Mais c'est tout simple.
15:57C'est très, très simple.
15:58Si une molécule
16:00est autorisée dans un pays,
16:02tout simplement,
16:03tous les produits agricoles
16:04qui arrivent de ce pays
16:05sont interdits
16:05sur notre territoire.
16:06C'est très simple,
16:07ça ne coûte rien.
16:08D'où la nécessité
16:09de renforcer les contrôles,
16:10mon cher Christophe.
16:11Hier, j'étais à Perpignan,
16:13tout ce qui rentre
16:14du Maghreb d'Espagne,
16:16c'est incontrôlable.
16:17C'est les 15 000 camions
16:18qui passent à Perpignan,
16:20c'est 60 000 au marché
16:21Saint-Charles.
16:22Qui va le contrôler ?
16:23Ça, c'est impossible.
16:24D'où la nécessité, justement,
16:26de renforcer les contrôles.
16:27Merci beaucoup, mon cher Christian,
16:28d'avoir été, Christophe,
16:29pardonnez-moi d'avoir été avec nous
16:30et de nous avoir appelés
16:31au 0826 300 300.
16:33On sent aussi l'agacement,
16:35il y a deux sujets,
16:36peut-être le fait que,
16:37malgré l'appareil normatif
16:38à Moribrolé,
16:39il n'y ait pas de contrôle
16:40aux points essentiels.
16:41Et ça aussi, ça pose problème.
16:43Oui, mais là,
16:43on parle de normes environnementales
16:45et sociales délirantes
16:46à l'autre bout du monde,
16:47en Chine, en Amérique latine,
16:48mais le problème,
16:49il est franco-français.
16:50Nous ne sommes même plus compétitifs
16:51avec nos voisins européens
16:53qui n'ont pas des normes délirantes
16:56comme ceux des pays du bout du monde.
16:58Donc, c'est bien
16:59que nous avons un problème français
17:01de normes,
17:01nous avons trop de réglementations,
17:03nous avons trop d'impôts,
17:04trop de taxes qui s'accumulent
17:06depuis des années.
17:06Mais interrogez les agriculteurs,
17:08allez les voir,
17:08allez leur parler.
17:09C'est ce qu'ils nous disent,
17:10c'est ce qu'ils nous répètent
17:11à longueur de journée.
17:12Donc, c'est là qu'il faut mettre le paquet
17:14et pour cela,
17:14il faut réduire massivement
17:16ce fardeau fiscal et normatif.
17:170826 300 300,
17:19vous avez été nombreux à nous appeler.
17:21Je vous remercie,
17:22Amaury Breulé,
17:22rédacteur en chef de Valeurs Actuelles,
17:24d'avoir été avec nous.
17:25Et je vous remercie,
17:25Romain Esquenazi,
17:26porte-parole du Parti Socialiste
17:28à l'Assemblée Nationale,
17:28d'avoir été avec nous.
17:30Je rappelle aussi député du Val-d'Oise,
17:32vous avez été également nombreux
17:33à envoyer un fameux SMS
17:35au 7-20-18
17:36avec le mot Sud.
17:37Bonjour Didier.
17:39Bonjour.
17:40Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
17:43Comment allez-vous ?
17:44Je vais bien,
17:45merci vous aussi.
17:46Oui, pas mal.
17:47Pas mal.
17:48Vous animez une émission
17:49très intéressante.
17:51Ah ben merci beaucoup.
17:52Merci beaucoup mon cher Didier.
17:53Ça me touche beaucoup
17:54mais c'est vous
17:55qui m'intéressez mon cher Didier
17:56parce que vous avez gagné,
17:57figurez-vous.
17:58C'est vous qui remportez
17:59les places pour le spectacle
18:00Holiday on Ice.
18:02Eh ben je suis ravi
18:03parce que je voulais y aller
18:04et je n'avais pas encore réservé.
18:06Eh ben regardez,
18:07il n'y a rien à faire.
18:08Là vous nous avez appelé,
18:09on prend votre adresse,
18:10vous avez envoyé le mot Sud
18:11au 7-20-18
18:12et vous gagnez les places.
18:13C'est Sud Radio qui régale,
18:14c'est pour vous mon cher Didier.
18:15Félicitations.
18:17Merci beaucoup.
18:18Merci beaucoup mon cher Didier
18:19et belle journée.
18:19D'une certaine manière,
18:21c'est votre fidélité à Sud Radio
18:22qui est récompensée.
18:23Et bonjour ma chère Valérie Exper.
18:25Bonjour cher Maxime.
18:27Meilleur vœu de vive voix.
18:28Eh ben de vive voix.
18:29Très bonne année à vous également.
18:31Qui commence sur les chapeaux de roue
18:32avec une nouvelle formule
18:33pour cette émission qu'on retrouve.
18:34Oui, on va à l'émission Média
18:36désormais une fois par semaine
18:37à 10h
18:38et nous recevrons
18:38Bernard de la Villardière
18:40pour un document exceptionnel
18:42à retrouver dimanche soir
18:43d'enquête exclusive
18:44sur le recyclage
18:47de l'argent du narcotrafic.
18:48C'est une enquête
18:49absolument sidérante
18:51qui nous est proposée
18:53par M6.
18:53On va en parler avec lui.
18:55Cet argent du narcotrafic
18:56est partout.
18:57Les kebabs,
18:58les coiffeurs,
18:59les épiceries.
19:00C'est une enquête exceptionnelle.
19:02Donc c'est à 10h
19:03et puis les débats
19:04à 11h
19:05avec évidemment
19:06on va continuer à parler
19:08du Mercosur.
19:08À quoi joue Emmanuel Macron ?
19:10Il soutient les agriculteurs.
19:12En même temps,
19:12ça ne lui coûte pas très cher
19:13puisque le Mercosur
19:14sera à n'en pas douter
19:16adopté.
19:17Et puis l'Iran.
19:18L'Iran,
19:19moi je m'interroge
19:19sur le fait
19:20qu'il y a assez peu
19:21de places consacrées
19:22à ce qui se passe
19:23aux images qu'on reçoit,
19:25aux quelques images
19:25qu'on reçoit
19:26depuis l'Iran.
19:28Pratiquement pas un mot
19:29dans le Parisien,
19:29pas un mot dans
19:30Libération ce matin.
19:32Il n'y a que le Figaro.
19:32Je ne sais pas
19:33si Valeur Actuelle
19:33va faire quelque chose
19:35la semaine prochaine.
19:36Oui.
19:37Mais c'est vrai
19:37que je trouve
19:38qu'on en parle assez peu.
19:39Donc voilà,
19:39c'est à suivre
19:40dans quelques heures.
19:41C'est le programme
19:41et toujours le même numéro
19:430826 300 300.
19:45J'ai le plaisir
19:45de vous retrouver demain
19:46dès 6h.
19:47Et pour le moment,
19:48je vous souhaite
19:48une très belle matinée
19:49sur Sud Radio.
Commentaires

Recommandations