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  • il y a 11 heures
Avec Aurore Bergé, ministre de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-02-10##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin sur Sud Radio, c'est Aurore Berger,
00:07ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes, et de la lutte contre les discriminations.
00:13Bonjour Aurore Berger. Affaire Epstein, faut-il que la justice française rouvre les enquêtes aujourd'hui ?
00:19C'est à justice de le déterminer, c'est pas à moi évidemment de le dire.
00:23Cette affaire, elle démontre que pendant des années, il y a un système qui a été mis en place
00:27et qui a permis l'exploitation sexuelle de jeunes filles, parfois d'adolescentes.
00:32On parle de centaines et de centaines de jeunes filles, et c'est la raison pour laquelle il avait été déjà condamné.
00:37Sa compagne est d'ailleurs toujours en détention aux Etats-Unis, et s'il y a une nécessité que la justice française soit saisie,
00:44elle le sera, et c'est elle de le déterminer en fonction des éléments de preuve.
00:47L'affaire concerne surtout les Etats-Unis d'Amérique, la justice là-bas, il faut qu'elle fasse son travail,
00:53et c'est tout, c'est ce qu'a déclaré le président Emmanuel Macron.
00:57Il a raison, on en fait un peu trop ici en France.
00:59Non mais on a raison d'en parler, parce que c'est une affaire qui est absolument insupportable.
01:04Ce qui est insupportable, c'est de se dire que pendant des années, encore une fois,
01:07un système a été mis en place permettant l'exploitation sexuelle, la traite d'êtres humains,
01:12des jeunes filles, parfois des adolescentes, qui étaient considérées juste comme de la marchandise,
01:16pouvant être mises à disposition des hommes, et vraisemblablement d'hommes très puissants.
01:20Donc ça maintenant, c'est à la justice de déterminer, de déterminer ce qui est sorti,
01:25qu'est-ce qui est vrai, est-ce qu'il y a des choses qui sont fausses ou pas, j'en sais rien.
01:27C'est pas à moi de le dire, c'est pas à moi de déplucher les dossiers.
01:29C'est à la justice américaine d'abord de s'en saisir,
01:33parce que c'est sur le sol américain vraisemblablement que les éléments se sont déroulés.
01:38Et si la justice française doit être saisie, elle le sera évidemment,
01:41et en toute indépendance, pour garantir que ceux qui auraient profité
01:45de l'exploitation sexuelle de ces jeunes filles et de ces adolescentes
01:47soient évidemment et très sévèrement puissants.
01:49Vous avez quand même Jack Lang, dont nous avons beaucoup parlé,
01:52vous avez quand même le cas de cet agent de mannequin,
01:55Jean-Luc Brunel, suicidé en détention,
01:58ce qui fait que d'ailleurs l'enquête précédente s'est arrêtée.
02:01Non mais moi je suis pas là pour faire des suppositions.
02:02Il y a les séjours d'Ebstine en France.
02:04Je suis pas là à votre micro.
02:04Vous pensez pas qu'il y a beaucoup de choses à découvrir quand même ?
02:07Non, moi je suis pas là à votre micro pour faire des supputations
02:10sur qui aurait fait ou n'aurait pas fait.
02:13Ça c'est le travail de la justice.
02:14D'éplucher l'intégralité des dossiers,
02:17de confronter les personnes qui pourraient être mises en cause,
02:20et s'il y a des mises en examen nécessaires, de les conduire.
02:23Ça c'est la justice de le faire.
02:24C'est pour ça qu'elle est indépendante,
02:25et c'est pour ça justement qu'elle est capable de condamner,
02:28qu'on soit fort ou pas, qu'on soit puissant ou pas,
02:32elle est capable de condamner et de passer,
02:34et c'est ça qui compte, mais c'est pas à moi de le dire,
02:35c'est heureusement pas au gouvernement de déterminer
02:37la manière avec laquelle elle doit fonctionner.
02:39Et c'est pas seulement aussi aux enquêtes journalistiques
02:42qu'évoque le Président d'ailleurs au passage d'avancer,
02:44c'est aussi effectivement à la justice de s'autosaisir dans ces cas-là,
02:48mais vous savez, les Français ont besoin de vérité,
02:50on se demande toujours pourquoi ça traîne ces histoires-là en fait.
02:53C'est ça qui...
02:54Ça traîne parce que ça fait quelques jours maintenant,
02:56je crois qu'il y a un certain nombre d'éléments
02:58qui ont été révélés,
03:00de dossiers qui sont sortis,
03:02je comprends qu'il y a des milliers et des milliers
03:04de dossiers à éplucher et à examiner,
03:07et je pense qu'il faut encore une fois
03:08que la justice passe si elle doit passer,
03:10et elle le fera en toute intégrité,
03:12en toute indépendance.
03:14Et je pense que ce qui inquiète,
03:16c'est ce qui a été révélé,
03:18c'est-à-dire le volume de celles, encore une fois,
03:20qui ont subi ce système de domination.
03:22Orberger, tout à fait autre chose,
03:24des plateformes comme OnlyFans ou MIM,
03:28MIM, c'est...
03:29Pas totalement autre chose en fait.
03:30Oui, c'est assez connexe en réalité,
03:31vous avez raison.
03:32Sont-elles des sites pornos,
03:34voire de prostitution en ligne ?
03:36Je vous demande ça parce que le Sénat,
03:38vous y serez,
03:39examine aujourd'hui une proposition de loi,
03:42celle de la sénatrice,
03:43la républicaine de la Saône-et-Loire,
03:45Marie Mercier,
03:46visant à prohiber l'achat en ligne
03:48de services sexuels virtuels personnalisés
03:51et à lutter contre le proxénétisme sur le net.
03:56Vous allez la soutenir ?
03:57Oui, le gouvernement soutient clairement cette proposition-là.
04:00Pourquoi ?
04:01Parce qu'on voit qu'aujourd'hui,
04:02quand on parle de prostitution,
04:03c'est-à-dire quand on parle d'achat d'actes sexuels,
04:07il y a ce qui se passe dans la vraie vie
04:08et puis il y a la manière avec laquelle ça commence.
04:11Et aujourd'hui, ça commence par un clic,
04:13ça commence par une image,
04:14ça commence par une vidéo
04:16où on a des jeunes filles,
04:17et trop souvent d'ailleurs des adolescentes,
04:20qui se retrouvent dans ce système
04:21qui au départ n'y voient pas forcément de mal,
04:24n'y voient pas forcément de contraintes,
04:25n'y voient pas forcément les conséquences
04:27que ça peut entraîner sur toute leur vie,
04:29mais ce sont des images d'elles qui vont circuler,
04:31ce sont des réseaux dans lesquels
04:33elles vont malheureusement être appréhendées,
04:36c'est de l'argent qu'on va se faire sur leur dos.
04:38Donc nous, ce qu'on dit avec la sénatrice dans ce texte,
04:41c'est quoi ?
04:42C'est que le proxénétisme,
04:44c'est-à-dire le fait de faire commerce du corps de quelqu'un d'autre,
04:48eh bien, doit être appréhendé,
04:50que ce soit en ligne ou hors ligne.
04:52Qu'est-ce que ça change à la fin ?
04:54C'est un système de domination.
04:55À la fin, vous faites commerce sur le corps de quelqu'un d'autre,
04:58vous avez moyen de pression sur cette personne,
05:01parfois pour lui détruire toute une vie.
05:03Si jamais la personne veut arrêter,
05:05par exemple, du jour au lendemain,
05:06vous avez toutes les vidéos,
05:07toutes les images qui vous permettent de faire pression
05:10pour garantir qu'elles puissent continuer
05:12et parfois même que ça s'aggrave
05:13et qu'au-delà de ce qui se passe en virtuel,
05:16ça puisse entrer dans la vraie vie.
05:17Parce que ceux qui organisent sur ces sites,
05:19je répète, OnlyFans ou MIM,
05:21ce sont des plateformes populaires aujourd'hui
05:24qui organisent le travail.
05:26Ce sont des proxénètes pour vous ?
05:27En fait, sur ces plateformes, vous avez de tout.
05:29Vous avez autant la capacité à acheter un cours de cuisine en ligne
05:33que la capacité à commander qu'une jeune fille en direct
05:36commette des actes sexuels, se dénude.
05:39Ce sont des sites pornos déguisés.
05:40De facto, ça va même au-delà du site porno
05:43parce que le site pornographique,
05:45les choses sont structurées, sont organisées,
05:48il y a un contrat.
05:49On peut considérer que ça n'est pas ce qu'on souhaite dans la vie,
05:52mais de facto, les choses sont structurées et organisées.
05:53Là, ce n'est pas le cas.
05:54On ne sait pas quel est le consentement de la personne
05:57qu'on va voir à l'écran.
05:58On ne sait pas quel est l'âge de la personne
06:00qu'on va voir à l'écran.
06:01Et parfois, vu les images qui nous parviennent,
06:03on voit qu'encore une fois, ce sont des enfants,
06:06c'est-à-dire des adolescentes, des mineurs
06:08qui se retrouvent dans ces systèmes
06:10et qui sont appréhendés.
06:11Donc, ce qu'on dit, c'est quoi ?
06:12C'est qu'il faut aller sanctionner
06:14ceux qui en font le commerce,
06:16ceux qui font profit du corps de l'autre.
06:17Parce que la prostitution est légale,
06:19officiellement, en France,
06:21sur ceux qui ont recours à la prostitution
06:22qui peuvent être passibles d'amende.
06:26De détention, de détention ?
06:27Jusqu'à la détention.
06:29Là, ce qui se produit,
06:30c'est comme c'est sur le net,
06:31ce n'est pas de la prostitution.
06:32Il faut avancer là-dessus.
06:33En fait, aujourd'hui, ce n'est pas caractérisé.
06:34C'est-à-dire que, comme beaucoup de choses
06:36qui se passent en ligne,
06:37forcément, notre droit, il y a 10 ans,
06:39quand on a fait la loi sur la lutte
06:40contre le système prostitutionnel,
06:42ne l'abordait pas.
06:43Parce qu'il y a 10 ans,
06:43on n'avait pas ces plateformes,
06:44on n'avait pas ces sites.
06:45Et donc, ce qu'on dit,
06:46c'est qu'on va actualiser, en fait, le droit
06:49de manière à garantir que ceux
06:50qui sont prétendument,
06:51ce qu'on appelle des managers de comptes,
06:53c'est-à-dire ceux qui vont aller
06:53chercher ces adolescentes,
06:55chercher ces jeunes filles,
06:56leur commander des vidéos,
06:58leur commander des images,
06:59leur commander des postures,
07:01être rémunérés pour ça,
07:02eh bien, doivent pouvoir être incriminés
07:04comme étant des proxénètes,
07:07de manière à ce qu'enfin,
07:08on cesse d'avoir comme ça
07:10des milliers et des milliers de jeunes filles
07:12dans notre pays,
07:13dans notre pays,
07:14qui ensuite sont soumises à un système,
07:16qui est un système d'exploitation.
07:17Si on parle d'enfants,
07:18ça pourrait être les nôtres,
07:19ça pourrait être les nôtres,
07:20qui, dans le secret de leur chambre,
07:22tout d'un coup,
07:23se mettent à nu,
07:24au sens propre du terme,
07:25ont des images d'elles
07:26qui vont circuler parfois
07:27pour toute une vie,
07:28et qui ensuite peuvent être
07:29même appréhendées
07:29dans des réseaux
07:30qui sont des réseaux dangereux,
07:31qui sont des réseaux mafieux,
07:32et qui peuvent les prostituer
07:33dans la vie réelle,
07:35au-delà des images virtuelles.
07:36Pour conclure, l'idée,
07:36c'est de les faire fermer ces sites ?
07:38C'est déjà...
07:39Non, c'est de réguler,
07:40c'est-à-dire que,
07:41si c'est un cours de cuisine,
07:42ça ne me pose évidemment pas de problème.
07:44Si c'est, par contre,
07:44de l'exploitation sexuelle
07:45et un système de domination,
07:47ça me pose un problème,
07:48et ça devrait poser un problème
07:49à tous les parents
07:50qui nous écoutent ce matin,
07:51de considérer que, peut-être,
07:52demain,
07:53ce sont leurs enfants
07:54qui pourraient être appréhendés
07:56dans ces réseaux-là.
07:57Auréor Berger,
07:58dans vos attributions,
07:59vous luttez contre les discriminations.
08:02Que dites-vous ?
08:03Quelle est votre réaction
08:03à cette banderole
08:05du collectif Ultra Paris
08:07qui a fait grand bruit
08:09c'était dimanche soir
08:10au Parc des Princes
08:11lors du match PSGOM ?
08:13Les Marseillais,
08:14c'est des livreurs,
08:15c'était écrit sur la banderole,
08:17et au-dessus,
08:18il y avait,
08:18on appelle ça des tifos,
08:19un espèce de grand déballage
08:22avec une représentation,
08:24c'est un livreur
08:25de la société DPD,
08:27bien connu,
08:28on imagine l'allusion,
08:30évidemment,
08:30avec une casquette de l'OM
08:34qui tient un carton
08:34sur lequel est représenté un rat,
08:36bref,
08:37vous pensez quoi ?
08:38Ce que je dis de manière très claire,
08:39c'est que ça n'est pas du folklore.
08:40Pendant trop longtemps,
08:41on a considéré
08:41que les insultes homophobes
08:43ou racistes
08:44étaient du folklore.
08:46Vous êtes choqués par ça,
08:47j'imagine ?
08:47J'espère que tout le monde est choqué.
08:48J'espère qu'on arrête de considérer
08:50que des insultes homophobes
08:51qui sont vues
08:53par des millions de téléspectateurs
08:55potentiellement,
08:56qui sont scandées dans un stade,
08:57ça n'est pas du folklore.
08:59Ce sont des insultes.
09:00Et ça banalise ces insultes-là.
09:02Ça donne le sentiment
09:02que le sport
09:03et le foot en particulier
09:05ne pourraient pas
09:06se départir de ça.
09:07Le sport mérite mieux.
09:08Le sport mérite mieux
09:09que des slogans
09:10qui sont insupportables,
09:11qui blessent,
09:12qui heurtent,
09:13qui fragilisent des personnes
09:14qui peuvent ensuite,
09:16évidemment,
09:17les vivre dans la vraie vie.
09:18Parce que si c'est autorisé
09:19dans un stade,
09:19alors on a l'impression
09:20que c'est autorisé partout
09:21et qu'on a le droit
09:22de brandir,
09:23encore une fois,
09:24des insultes,
09:26qu'elles soient homophobes,
09:26qu'elles soient racistes,
09:27qu'elles soient antisémites.
09:28Elles n'ont leur place nulle part.
09:30D'accord.
09:30A chaque fois,
09:31il y a une condamnation.
09:32Ça, c'est à la Ligue
09:32de professionnels du football
09:33d'étudier le cas.
09:35Qui doit faire le ménage ?
09:36C'est le club ?
09:37C'est les clubs,
09:38c'est la Ligue.
09:39Chaque fois,
09:39on dit la même chose.
09:40Chaque fois,
09:40ça se reproduit.
09:40C'est le club,
09:41c'est la Ligue.
09:41On en a parlé encore hier
09:42avec la ministre des Sports
09:43pour voir aussi
09:44comment on pouvait,
09:45sans doute,
09:46agir encore plus
09:47et de manière encore plus déterminée.
09:49Parce que je pense
09:50qu'encore une fois,
09:51ça fragilise
09:52et ça dénature
09:52l'image du sport.
09:53On a beaucoup aujourd'hui
09:54de familles
09:55qui renoncent parfois
09:56à aller au stade
09:57pour suivre des matchs
09:58par peur de ce qui pourrait s'y passer.
10:00Par les slogans
10:01qu'on va entendre,
10:02par les mouvements de foule
10:04qu'on peut avoir.
10:05Parce qu'on n'a pas envie
10:06d'être confronté à ça
10:06et qu'on n'a pas envie
10:07que nos enfants
10:08soient confrontés à ça.
10:09Il faut que le sport,
10:10ça reste une fête exceptionnelle.
10:11On a commencé là
10:12les JO d'hiver.
10:13On voit à chaque fois
10:14à quel point le sport
10:15a une capacité inouïe
10:17à nous réunir,
10:18à créer des émotions.
10:19Mais il ne faut pas
10:20que ces émotions,
10:21elles soient en permanence
10:22dénaturées par cela.
10:23Ce n'est jamais réglé.
10:23Vous êtes d'accord ?
10:24Ce n'est pas parce que
10:24ça ne l'a pas été jusque-là
10:25qu'on est incapable de le faire.
10:27Parce que je pense qu'à la fin,
10:28ça fait du tort
10:28aux clubs eux-mêmes.
10:30Ça fait du tort au sport lui-même.
10:31Ça fait du tort au foot.
10:33Et qu'encore une fois,
10:33on a besoin de sport
10:35dans notre société
10:35pour notre santé.
10:37Mais au-delà de ça,
10:37pour créer des émotions
10:38et des moments collectifs.
10:40C'est absolument vital
10:41dans une société
10:41qu'on dit suffisamment fracturée.
10:43Le sport, il est là
10:44pour nous réunir.
10:45Il n'est pas là
10:45pour nous diviser.
10:46La décision de Jean-Marc Morandini
10:49de se retirer de l'antenne
10:51de CNews
10:52après toutes ces semaines
10:53de polémiques.
10:55Vous la saluez ?
10:56Écoutez,
10:57il a pris cette décision.
10:59Moi, je pense qu'en effet,
11:00c'est sans doute plus sain
11:01qu'il ne soit plus à l'antenne.
11:02Je pense d'abord aux victimes.
11:04Il a été condamné.
11:06Il a été condamné.
11:07Donc, on n'est pas
11:07dans la supputation
11:08de qu'est-ce qu'il aurait fait.
11:09Il a été condamné.
11:11Et quand on parle...
11:11Regardez les sujets
11:12qu'on a abordés jusque-là
11:13dans cette émission.
11:14On parle de cette question-là,
11:16de la question des violences sexuelles,
11:17de la question
11:17de l'exploitation sexuelle.
11:19Donc, il ne faut évidemment
11:20jamais prendre le risque
11:22de la banalisation.
11:23Et à partir du moment
11:23où une condamnation existe,
11:25je pense qu'en effet,
11:27c'est sain,
11:28ne serait-ce que pour les victimes
11:29qui n'auront plus
11:30à l'avoir à l'antenne
11:30de prendre cette décision.
11:31Retrait ne vaut pas
11:32de démission
11:33dans cette histoire, au fait.
11:35Écoutez,
11:35ça concerne évidemment
11:37la chaîne et c'est elle
11:38après d'en tirer
11:39toutes les conséquences
11:40qui s'imposent.
11:41Mais je crois que
11:42les partis politiques
11:43sur cette histoire
11:44ont été unanimes
11:45pour expliquer
11:46qu'ils considéraient
11:47que plus aucun parti
11:48n'avait sa place
11:48dans cette émission-là.
11:49Et je pense que
11:50c'est suffisamment rare
11:51pour être salué
11:51que les décisions
11:52aient été unanimes
11:53de la gauche
11:54jusqu'à l'extrême droite.
11:55Évidemment, nous,
11:55nous avions pris la décision
11:56depuis longtemps
11:57de dire que dans cette émission,
11:58on considérait
11:59qu'on n'avait plus notre place.
12:00Aurore Berger,
12:01publication aujourd'hui
12:02par la Grande Mosquée de Paris
12:04d'un ouvrage
12:05qui vise à accorder
12:06la pratique musulmane
12:08aux sociétés laïques
12:09et favoriser une meilleure
12:10acceptation
12:11dans les pays occidentaux.
12:13J'imagine que vous avez
12:14pris connaissance
12:14du contenu.
12:16C'est un livre,
12:16de ce livre
12:17qui est publié
12:18qui veut déconstruire,
12:20je cite,
12:21les discours haineux
12:22et communautaires
12:23et montrer que
12:24la participation
12:24de la vie citoyenne
12:25s'accorde pleinement
12:26avec les principes
12:27fondamentaux de l'islam.
12:28Vous saluez cette initiative
12:30ou pas ?
12:30Oui, je la salue
12:31parce que je crois
12:32que c'est important
12:33de démontrer
12:33que les religions
12:35et quelles qu'elles soient
12:35doivent se conformer
12:36aux valeurs de la République
12:37et qu'elles sont en capacité
12:39de le faire
12:39et que face à des discours
12:41de haine d'un côté,
12:42face à des discours
12:43communautaristes de l'autre,
12:44les deux en fait
12:45visent à nous séparer
12:46de la République.
12:47Les deux visent
12:47à fracturer la République
12:49et au contraire,
12:50on a besoin
12:50de démontrer
12:51la puissance de la République
12:52et la puissance de la République
12:54c'est de garantir à chacun
12:55la liberté de croire
12:56ou de ne pas croire,
12:57la liberté de pratiquer
12:58sa religion
12:59dans le respect
13:00des valeurs de la République
13:01et tous les guides
13:02qui peuvent y contribuer,
13:03tous les messages
13:04qui peuvent y contribuer
13:05je crois sont utiles
13:07et sont pertinents
13:08dans des moments
13:08où on a besoin
13:09de repères.
13:10Le guide rappelle quand même
13:12que le port du voile
13:12relève d'un choix personnel
13:14qui doit être respecté.
13:15Ça n'éteint pas
13:16cette histoire de voile
13:17Aurore Berger.
13:20Choix personnel.
13:20Quand on voit
13:21ce qui se passe
13:22en Afghanistan,
13:22en Iran
13:23où les femmes sont contraintes
13:24de porter le voile,
13:25vous n'y voyez pas
13:26une forme de soumission ?
13:28Mais attendez,
13:29que le fait de porter le voile
13:31soit un choix personnel,
13:32c'est un choix
13:32qui doit justement
13:34toujours être personnel,
13:35qui ne doit jamais
13:36être guidé par la contrainte.
13:38Qu'aucune femme
13:38ne soit jamais contrainte
13:39de porter un signe
13:41religieux ostensible
13:42si elle ne le souhaite pas.
13:44C'est aussi ça
13:45qui est rappelé
13:45en disant cela.
13:46Oui, c'est un geste
13:47qui doit être un geste
13:47personnel, intime,
13:49qui doit émaner
13:50d'une conviction,
13:50qu'elle soit culturelle
13:51ou religieuse d'ailleurs,
13:52mais qui jamais
13:53ne doit être guidée
13:54pour la contrainte.
13:54Pourquoi moi,
13:55par exemple,
13:55depuis des années,
13:56je demande qu'on puisse
13:58interdire le port du voile
13:59pour les mineurs,
14:00au moins pour les jeunes
14:01filles de moins de 15 ans ?
14:02Parce que ce n'est pas
14:03la même chose
14:03qu'une jeune femme
14:04se voile quand elle a 20 ans.
14:06Parce que c'est sa liberté
14:07et que personne ne doit
14:09lui enlever
14:10cette liberté-là,
14:11mais pour autant,
14:12quand vous avez 8 ans
14:13ou 10 ans,
14:13évidemment,
14:14vous n'avez pas
14:15la même capacité
14:15à consentir ou pas.
14:18C'est pour ça que je pense
14:19que c'est très important
14:20justement qu'il y ait
14:21des guides et qu'il y ait
14:21des textes qui rappellent
14:22que ça doit toujours émaner
14:24d'une volonté
14:24qui est une volonté
14:25personnelle,
14:27qu'il y a un consentement,
14:28qu'il y a une volonté
14:29libre et éclairée
14:29de le faire ou de ne pas faire.
14:31Et c'est ça qu'on doit garantir.
14:32Et c'est ça que nous,
14:33la loi doit garantir.
14:34Évidemment,
14:35pour les mineurs,
14:36la question se pose
14:36de leur liberté,
14:37de leur capacité
14:38à consentir
14:39plutôt que juste
14:40à se conformer
14:41à ce que la famille souhaite,
14:42à ce que les parents souhaitent.
14:44Amélie de Montchalin
14:45nommée en conclusion
14:47de notre échange
14:48en Orberger
14:49par Emmanuel Macron
14:50à la tête de la Cour des Comptes
14:51pour succéder à Pierre Moscovici.
14:54C'est la bonne idée.
14:56C'est un pas de plus
14:57vers l'égalité
14:58femme-homme.
14:59En tout cas,
15:00c'est certain
15:00que c'est la première femme
15:01à être nommée
15:01à ce poste
15:02qui est un poste
15:03extrêmement important
15:04pour la République.
15:05Je crois que tout le monde
15:06salue sa légitimité
15:07et sa compétence
15:08et pour la connaître
15:10très bien
15:11et travailler avec elle
15:12depuis 2017.
15:13C'est un symbole.
15:13Je n'ai aucun doute
15:14sur le fait
15:15qu'elle sera exemplaire
15:16dans cette mission
15:17qui est une mission
15:18extrêmement importante.
15:19Oui, parce qu'il y a ceux
15:19qui disent qu'elle va devoir
15:20se prononcer sur des politiques
15:21qu'elle a contribuées
15:22à mettre en place.
15:23Je pense que tous ceux
15:24qui connaissent
15:24Amélie de Montchalin
15:25connaissent son sérieux,
15:26sa rigueur
15:26et son intégrité.
15:28En tout cas,
15:28je salue le fait
15:29qu'elle puisse être nommée
15:30et je salue aussi
15:31le fait que ce soit
15:32la première femme
15:33d'Oméa Soest
15:33puisqu'il y a encore des postes
15:34où on dit
15:34que c'est la première fois
15:35que c'est une femme.
15:36Peut-être qu'un jour
15:37on s'habituera
15:37au fait qu'on n'ait plus
15:38besoin de le dire
15:39parce que justement
15:40les femmes auront pris
15:40la place
15:41et toute la place
15:42qui doit leur revenir.
15:43Merci Aurore Berger.
15:44Merci Aurore Berger.
15:45Dans un instant
15:46on va revenir
15:46sur vos propos
15:47ce que vous avez dit
15:48à propos des mineurs.
15:50Tiens,
15:51on viendra aussi
15:52sur ce qui se passe
15:53à Marseille
15:53avec évidemment
15:55ce procès.
15:56Il avait 14 ans
15:57Pépito.
15:58Ses parents
15:58étaient incarcérés
15:59pour trafic de drogue.
16:00Lui était dans un camp de gitans.
16:01Il y a beaucoup de gamins
16:02comme ça
16:03qui sont complètement
16:03à la dérive
16:04qui sont exploités
16:05par les réseaux,
16:06les mafias.
16:07Évidemment,
16:07il y a le procès
16:08qui s'ouvre en fait
16:08aujourd'hui.
16:10Nous reviendrons aussi
16:11sur Karine Lemarchand
16:13qui se retrouve accusée
16:14de racisme
16:15par des élus
16:16écologistes
16:17et insoumis
16:17parce qu'elle a dit
16:18qu'il y a près
16:19d'une quarantaine d'années
16:20quand elle est arrivée
16:21à Paris
16:22elle venait de Nancy
16:23elle a vu dans le RER
16:24beaucoup de gens
16:25de coulent.
16:26Aurore Berger
16:27est-ce que vous estimez
16:29que ce qu'elle a dit
16:29c'est du racisme
16:30ou alors est-ce que
16:31vous la soutenez
16:32parce qu'elle est accusée
16:33de racisme
16:33par des élus
16:34écologistes
16:35et insoumis ?
16:35Je trouve insubordable
16:36de manière générale
16:37c'est le cyberharcèlement
16:38que les femmes
16:39notamment subissent
16:40après un certain
16:41nombre de déclarations
16:42je n'ai pas
16:44d'autre chose
16:45à dire sur le sujet
16:46mais je déteste
16:47l'idée
16:47qu'on envoie
16:48comme ça
16:49une meute
16:49en cyberharcèlement
16:51à l'encontre
16:52d'une femme
16:52qui s'est exprimée.
16:53Vous pensez
16:54que ces mots
16:54l'ont dépassé
16:55ou pas ?
16:56Je ne sais pas
16:56il faut que je revoie
16:57l'intégralité
16:57c'est la séquence
16:58sincèrement
16:58je n'ai pas vu
16:59je n'ai vu que l'écume
17:01sur les réseaux sociaux
17:02oui parce que c'est souvent ça
17:03c'est rarement
17:04une génération spontanée
17:06c'est rarement
17:07une génération spontanée
17:08quand vous avez
17:08des milliers
17:09et des milliers
17:09de messages
17:09qui vous arrivent
17:10sur les réseaux sociaux
17:11c'est qu'en général
17:11c'est un peu organisé
17:12et structuré
17:13je n'aime pas l'idée
17:14du cyberharcèlement
17:17en général
17:17et vraisemblablement
17:19c'est ça qui la vise
17:20depuis hier
17:22merci
17:23vous allez pouvoir réagir
17:25tout à l'heure
17:26Françoise Degoy
17:26Elisabeth Lévy
17:27on va revenir là-dessus
17:28et on va revenir aussi
17:29sur la transparence
17:30jusqu'où
17:30avec l'affaire Epstein
17:31bien sûr
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