Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 semaine
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Les voeux de Vladimir Poutine, justement...
00:03On n'est pas surpris non plus.
00:04Voilà, on n'est pas tout à fait surpris non plus du ton employé par Vladimir Poutine,
00:08qui dit croire en une victoire de la Russie contre l'Ukraine.
00:13Un Vladimir Poutine offensif, comme à son habitude.
00:16On écoute les voeux du patron du Kremlin.
00:23Chers citoyens de Russie, chers amis,
00:25en ces instants qui précèdent le nouvel an,
00:27nous ressentons tous le passage du temps.
00:30L'avenir s'offre à nous, et ce qu'il deviendra dépend en grande partie de nous.
00:35Nous comptons sur nous-mêmes, sur ceux qui nous entourent, sur nos proches,
00:39et nous sommes toujours prêts à nous entraider.
00:41Ce soutien mutuel nous donne l'assurance que tous nos projets et nos espoirs se réaliseront.
00:48Bien sûr, chacun de nous a des expériences personnelles particulières et uniques,
00:53mais elles sont indissociables du destin de notre patrie,
00:56de notre désir sincère de contribuer à son bien-être.
01:00Après tout, nous sommes unis, le peuple russe.
01:03Le travail, les succès et les réalisations de chacun d'entre nous
01:09écrivent de nouveaux chapitres de son histoire millénaire.
01:12Et la force de notre unité détermine la souveraineté et la sécurité de la patrie,
01:21son développement et son avenir.
01:25Le nouvel an est avant tout une ode à la bonté, à la chance et à l'espoir,
01:30une fête unique et magique où les cœurs s'ouvrent à l'amour, à l'amitié, à la compassion,
01:36à la sensibilité et à la générosité.
01:41Nous nous efforçons d'apporter joie et réconfort à ceux qui en ont besoin.
01:45Et bien sûr, de soutenir nos héros, les participants à l'opération militaire spéciale,
01:51par nos paroles et nos actes.
01:53Vous avez assumé la responsabilité de combattre pour votre patrie, pour la vérité et la justice.
02:00Des millions de personnes à travers la Russie, je vous l'assure, sont avec vous en se réveillant du nouvel an.
02:06Elles pensent à vous, elles vous soutiennent, elles espèrent pour vous.
02:12Nous sommes unis dans notre amour sincère, désintéressés et dévoués pour la Russie.
02:17Je félicite tous nos soldats et commandants pour cette nouvelle année.
02:23Nous croyons en vous et en votre victoire.
02:26Chers amis, dans quelques instants, nous entendrons les douze coups de minuit.
02:31Et la nouvelle année commencera.
02:34Nous la célébrons avec nos proches, nos enfants, nos parents, nos amis et nos compagnons d'armes.
02:42Même à ceux qui sont loin de nous, vous êtes toujours avec nous.
02:47Je vous souhaite à tous santé et bonheur, compréhension mutuelle et prospérité.
02:55Et bien sûr, l'amour, source d'inspiration.
02:59Que nos traditions, notre foi et notre mémoire unissent toutes les générations et nous soutiennent en toutes circonstances.
03:10Ensemble, nous formons une grande famille, forte et unie.
03:17Continuons donc à oeuvrer et à créer, à atteindre nos objectifs et à aller de l'avant pour nos enfants et petits-enfants, pour notre grande Russie.
03:28Bonne année, chers amis, bonne année 2026.
03:34Voilà les voeux de Vladimir Poutine qui dit croire en une victoire de la Russie contre l'Ukraine.
03:44Alors qu'au même moment, à l'instant où je vous parle, on reçoit cette information, ces mots de Vladimir Zelensky qui dit que l'accord de paix est prêt à 90%.
03:54Il reste 10%, dit-il. On voit tout le décalage avec les mots de Vladimir Poutine ce soir et on sent que l'accord de paix, il est encore très loin.
04:02Oui, c'est ce que j'allais vous dire. Effectivement, les pourcentages, c'est une chose.
04:06Évidemment, les 10% qui ne sont pas réglés sont de très loin les plus compliqués à mettre en place.
04:11Ça porte sur les concessions territoriales, qui émettent de quels territoires, qui se retirent d'où dans les 90% qui sont réglés selon Vladimir Zelensky.
04:21Il y a quand même aussi un certain nombre de points à éclaircir, notamment sur les garanties de sécurité qui sont offertes à l'Ukraine.
04:27Ces deux sujets, les concessions territoriales, les garanties de sécurité, ce sont évidemment les deux sujets cruciaux qui ont évidemment tout fait capoter jusqu'à présent.
04:38Et les 10% qui restent à accomplir, selon Vladimir Zelensky, évidemment, ils sont très difficiles à atteindre.
04:45Des négociations qui semblent être compromises aussi, Jérôme Poirot, par cette attaque supposée, on va prendre plein de guillemets,
04:51parce que ce sont les mots du Kremlin, qui dit qu'il y a eu donc 91 drones qui ont visé directement la résidence d'été de Vladimir Poutine au nord-ouest de Moscou.
05:02Il a été critiqué par un petit peu tout le monde, Donald Trump d'ailleurs également, qui dit qu'il n'y a pas de preuves.
05:06Le très sérieux institut américain pour l'étude de la guerre, qui dit également qu'il n'y a absolument rien qui puisse prouver qu'il y a bien eu une attaque ukrainienne contre Vladimir Poutine.
05:16Et Vladimir Poutine qui a donc en réponse tenté de fournir des preuves.
05:20On les a, les images de ces preuves supposées, est-ce qu'on peut les voir ces images ?
05:27On y voit donc, et peut-être que vous pouvez les commenter avec moi, Jérôme Poirot, qu'est-ce qu'elle montre ces images ?
05:32Elle montre des débris dans une forêt, alors des débris censés être des débris d'un des drones qui aurait attaqué cette résidence de Vladimir Poutine.
05:41Mais surtout, vous voyez, ce sont des plans très très serrés.
05:43Ça a pu être tourné n'importe où, ça aurait même pu être tourné en studio, vous savez.
05:47Et puis, il y a un soldat qui commente, voilà, les débris qui sont là.
05:53C'est assez pitoyable puisque, en fait...
05:55Ça a été diffusé, ça, sur la chaîne Telegram du ministère de la Défense ?
05:58Oui, oui. Alors que le jour présumé de cette attaque, le porte-parole du Kremlin a indiqué qu'il n'était pas nécessaire de produire des preuves
06:06puisqu'il était évident que cette attaque avait eu lieu.
06:09Et puis, rétro-pédalage, puisqu'aujourd'hui, on découvre cette vidéo qui est tout à fait pitoyable,
06:14mais qui est comme cette fable de cette attaque supposée.
06:18C'est-à-dire, le Kremlin et ses services de renseignement et son armée sont de plus en plus mauvais.
06:23Donc, ils ne savent même pas monter une manipulation crédible.
06:26Ils sont mauvais, vraiment ? Ils sont si mauvais que ça ?
06:28Ils sont très, très mauvais puisque, s'il y avait eu l'intention de faire croire qu'il y a eu cette attaque,
06:34il n'y aurait pas eu la déclaration habituelle qu'on a eue il y a deux jours le matin,
06:38c'est-à-dire les autorités du Kremlin ou les autorités militaires décrivant ce qui s'est passé la nuit,
06:43le nombre de drones d'attaques ukrainiennes, sans mentionner du tout, à aucun instant,
06:49le fait qu'une des résidences de Vladimir Poutine avait été censée avoir été visée.
06:53Mais ça, ça a été corrigé après.
06:54C'est dans la journée que ça a été corrigé.
06:56Donc, vous voyez, si tout ça avait été pensé, et il y a une époque où le Kremlin et ses administrations,
07:03ses services de renseignement, son armée, savaient monter des manipulations.
07:07Là, ce sont des amateurs.
07:09Ce sont des amateurs.
07:10Kiev dénonce une vidéo risible, sauf que j'allais dire, Thierry Arnaud,
07:13Vladimir Poutine, il s'en fiche.
07:14Lui, il va tenir sa ligne et ça va lui permettre de justifier d'autres attaques,
07:18de revoir un peu ses positions dans les négociations et d'avancer en Ukraine.
07:23Oui, exactement. Et alors, la difficulté, c'est que jusqu'à, effectivement, ce qui n'est pas exactement un revirement de position,
07:29mais vous faisiez allusion au fait que Donald Trump a retweeté un contenu sur son réseau social,
07:34selon lequel il n'y a effectivement aucune preuve de cette attaque.
07:37Un édito, précisément, du New York Post, et lui, il souligne que les menaces d'attaque de Poutine montrent que c'est la Russie qui fait obstacle à la paix.
07:44Donc, il n'y croit pas, finalement.
07:45Oui, et cela étant, vous avez entendu comme moi, dans un premier temps, Donald Trump,
07:50qui venait de parler au téléphone avec Vladimir Poutine,
07:53lequel le président russe lui explique que sa résidence a été attaquée par des dons d'Ukrainien.
07:58Que dit le président américain ? Qu'il a pris pour argent comptant la version que lui livrait le président russe.
08:04Et ce qu'on peut redouter, malheureusement, c'est qu'une fois mis devant les faits, comme c'est le cas, on le constate ce soir,
08:11il reconnaît que cette attaque n'a pas eu lieu.
08:13Mais ce qu'on peut redouter, c'est qu'au prochain coup de fil de Vladimir Poutine,
08:18il achètera à nouveau, comme disent les Américains, ce que le président russe a à lui vendre.
08:23Et c'est ça la difficulté pour les Européens, c'est ça la difficulté pour Volodymyr Zelensky,
08:28c'est qu'on voit bien qu'il y a deux poids, deux mesures dans le crédit qu'il accorde à la parole de Moscou
08:33et dans le crédit qu'il accorde à la parole de Kiev.
08:36Vous l'avez vu comme moi, Volodymyr Zelensky, lorsqu'il arrive en Floride ce samedi,
08:40il descend de son avion, il n'y a pas un responsable américain pour l'accueillir.
08:44Vous avez vu ce qui s'est passé à Anchorage quand Vladimir Poutine arrive le 15 août dernier.
08:49Le dispositif était tout autre.
08:50Il y a un tapis rouge et il y a au pied de l'avion Donald Trump en personne qui est là pour l'accueillir.
08:56Donc vraiment ce deux poids, deux mesures, il est toujours là.
08:59Et tant qu'il sera là de manière aussi déséquilibrée, ça sera compliqué pour les Ukrainiens
09:03d'aller jusqu'à ces 10% supplémentaires qui vont boucler l'accord que vous évoquiez tout à l'heure.
09:08Les fameux 10% qui resteraient visiblement selon Volodymyr Zelensky ce soir pour conclure un accord de paix.
09:12C'est Zelensky qui dit ça à 10% parce qu'il veut être optimiste.
09:16Mais sincèrement, on le sent depuis le début que Poutine tient Trump dans sa main
09:23et Trump échange sans arrêt d'avis.
09:25C'est le dernier qui a parlé, qui a raison avec lui.
09:28Il change sans arrêt d'avis.
09:30Pour le moment, c'est Trump, c'est Poutine qui fait dans ses Trumps.
09:33Il n'y a rien de neuf sous le soleil.
09:35Rien de neuf sous le soleil.
09:37Et j'aspire et j'espère que les Français et les Européens vont réussir à essayer
09:44de forcer un petit peu la main et surtout de forcer la main de Trump
09:48parce que ce n'est pas celle de Poutine qui vont forcer pour qu'il y ait un peu plus de constance.
09:53Parce que Poutine joue avec ça.
09:56Il joue avec ça.
09:57Il suffit de relire d'Ampoli pour tout comprendre.
09:59Oui, ce qui est dramatique dans ce que nous évoquons là,
10:05c'est qu'effectivement les dirigeants européens sont restés muets au sujet de cette attaque présumée
10:10contre une des résidences de Vladimir Poutine.
10:13Et c'est bien là un moment où justement l'Ukraine et son président auraient besoin d'un soutien purement politique.
10:20Il suffit de déclaration.
10:21La seule déclaration qui a été faite, c'est celle de la vice-présidente de la Commission européenne.
10:27Mais ça n'est pas un leader au sein de l'Union européenne.
10:32Ils sont sans doute très très ennuyés.
10:34Alors, ils ont vraisemblablement tous les éléments qui permettent de savoir qu'il n'y a pas eu d'attaque
10:39visant cette résidence de Vladimir Poutine.
10:41Mais ils ne veulent manifestement pas trop comparer le président américain.
10:46Ce que dit l'Elysée quand même, dès hier, est quand même assez clair.
10:49Je vous relise ce que nous livre l'entourage du président de la République qui dit
10:52« Nous ne pouvons tous constater d'abord que les autorités russes elles-mêmes disent tout et son contraire
10:57sur ce qui s'est réellement produit, notamment sur le nombre de vecteurs, les régions visées, etc.
11:01Ensuite qu'il n'existe aucune preuve solide qui vienne corroborer les graves accusations des autorités russes,
11:07y compris après recoupement des informations auprès de nos partenaires. »
11:11Oui, mais c'est l'entourage.
11:13C'est l'entourage.
11:13Ce n'est pas une déclaration publique du président.
11:14Mais enfin, les termes sont quand même assez tranchés et assez clairs.
11:17Vous avez raison, les termes sont tranchés.
11:18Mais je vais aller dans le sens aussi de Jérôme Poirot.
11:20Pourquoi l'Élysée n'a pas publié un message officiel en disant « Il n'y a aucune preuve, on ne croit pas à ces attaques ? »
11:28Oui, c'est le choix qui a été fait et qui est effectivement incontestable.
11:33Cela étant, je veux dire, on ne peut pas reprocher Emmanuel Macron d'avoir toujours caressé Vladimir Poutine dans le sens du poil.
11:39Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'y a pas très loin à aller chercher pour voir de multiples déclarations
11:43dans lesquelles il condamne l'attitude, les décisions du président russe, ses propos, il l'accuse de mentir en permanence.
11:48Oui, pour le coup, il se mouille.
11:50De son point de vue, je pense que ce qu'il a à dire sur le président russe est quand même assez clair.
11:54Yves Treyard, je vous entendais dire, oui, c'est là le problème.
11:57C'est qu'on ne se mouille pas assez, on ne soutient pas assez René Mirziensky dans ce conflit.
12:00Non, nous bien, on n'a pas de frappe militaire pour peser suffisamment, mais on a une diplomatie qui compte quand même.
12:09J'ai toujours espéré qu'elle compte encore.
12:11Je parle de la diplomatie de chacun des grands pays européens, puisque c'est compliqué d'avoir une diplomatie commune, en l'occurrence.
12:19Ça, c'est la première des choses.
12:20La deuxième des choses, si vous voulez, c'est le grand défi qu'on a, c'est pas d'être face à Poutine, c'est de jouer à côté de Trump.
12:30Et Trump n'est pas un allié, aujourd'hui, fiable.
12:33Et c'est ça tout le problème.
12:35Et c'est une rupture par rapport à 80 ans de diplomatie transatlantique, si vous voulez.
12:40Et c'est ça le grand, grand, grand, grand problème, parce que même quand il y a eu des présidents américains extrêmement puissants,
12:46je pense à Richard Nixon, je pense à Ronald Reagan, il n'y avait pas une feuille de papier à cigarette qui nous séparait.
12:53Même si, effectivement, quand il y a eu l'affaire de De Gaulle dans les années 60, certes, mais reprenons l'histoire.
13:03C'est quand même, on est à un tournant.
13:05On est à un tournant.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations