- il y a 2 mois
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Pendant cette grande conférence de presse, il a aussi été question du français.
00:04Laurent Vinatier, arrêté et retenu en Russie depuis juin 2024.
00:09On le rappelle, ce chercheur de 48 ans travaillait en Russie pour une organisation humanitaire suisse.
00:14Il est accusé d'espionnage par la Russie. Il est en ce moment dans les geôles russes.
00:18Nous sommes en ligne avec Brigitte et Alain Vinatier, les parents de Laurent Vinatier.
00:23Bonsoir à tous les deux. Merci d'accepter de répondre à nos questions. Merci beaucoup.
00:28Je vous propose d'abord d'écouter la déclaration du président russe lorsque le sort de votre fils, Laurent Vinatier, a été évoqué aujourd'hui.
00:40Vous savez, je ne sais rien de cette affaire. C'est la première fois que j'en entends parler.
00:48Mais je vous promets d'enquêter sur celle-ci.
00:52S'il y a la moindre chance de régler cette affaire de manière positive, et si la loi russe le permet,
00:57nous ferons tout notre possible pour y parvenir.
01:03Pour l'instant, je ne peux rien vous dire de concret, car je ne sais rien à ce sujet.
01:08Mais je vais enquêter, je vous le promets.
01:13Monsieur et madame Vinatier, c'est vrai que la réponse du président russe, elle est très surprenante.
01:19Il n'aurait pas connaissance du dossier.
01:21Comment est-ce que vous avez réagi en entendant ça ?
01:23– Bien, nous avons réagi avec surprise, parce qu'on peut bien penser qu'un chef d'État doit savoir
01:34quel prisonnier se trouve dans ces prisons, d'autant que notre fils est le seul prisonnier français.
01:41Donc, bon, grande surprise.
01:46Maintenant, nous nous disons que nous avons entendu plutôt les propos du président Poutine,
01:54qui s'engage à se renseigner.
01:57Évidemment, nous espérons qu'il le fera très vite.
02:00Et donc, il s'est engagé devant le monde entier.
02:04Et de plus, si la loi russe le permet, à faire évoluer d'une forme positive.
02:16Donc, nous ne pouvons que lui faire confiance dans ses propos.
02:21– Oui, donc, autrement dit, ça vous redonne de l'espoir.
02:25Vous vous dites que ça pourrait relancer la communication
02:28entre le président Macron, potentiellement, et le président Poutine ?
02:33– Oui, les autorités françaises, je pense, ont fait, ont dialogué avec les autorités russes.
02:44Nous avons toute confiance dans la diplomatie française.
02:49Maintenant, ça se fait peut-être à un échelon un petit peu en dessous du président qu'il ne connaît pas.
02:57En fait, tout est possible.
02:59Maintenant, de toute façon, dans la mesure où le président s'est engagé,
03:07a quand même pris un engagement clair, nous avons de l'espoir.
03:14Alors évidemment, ça n'est pas une espérance qui se lève d'un coup,
03:20mais on a confiance, dans la mesure aussi où notre fils a eu une audience
03:30au mois de septembre, fin août, plus exactement,
03:34où il était dit qu'il allait y avoir une enquête pour espionnage.
03:40Il y a eu une seconde audience en novembre.
03:45Cette enquête est prolongée encore d'un mois, avec certainement un procès fin février.
03:52Donc, à partir du moment où le président prend en main ce dossier,
03:57nous pouvons attendre peut-être que ça aille plus vite,
04:01et en tout cas qu'il se renseigne, parce que c'est assez totalement surprenant
04:08qu'il n'ait pas entendu le nom de Laurent Vinatier.
04:13Oui, justement, je voulais juste faire réagir sur ce plateau Thierry Arnault.
04:18Est-ce qu'on peut imaginer que Vladimir Poutine ment
04:20quand il dit qu'il n'est pas au courant de ce dossier ?
04:23Quand on sait notamment que les questions qui sont posées
04:26pendant cette conférence de presse sont validées par le Kremlin en amont.
04:29On peut dire qu'on a du mal à imaginer qu'il ne soit pas au courant
04:32du sort et de la situation du seul prisonnier français
04:35qui se trouve dans les geôles russes aujourd'hui,
04:37ne serait-ce que parce que les autorités françaises
04:39ont évidemment attiré l'attention du Kremlin sur ce sujet.
04:43Donc, voilà.
04:45Ensuite, l'important dans sa déclaration, c'est qu'il dit se saisir du dossier
04:50et qu'il envisage une solution, en tout cas qu'il envisage une enquête.
04:54Et à demi-mot, il laisse entendre qu'une mesure de clémence
04:58n'est pas forcément complexement exclue,
05:01sachant qu'étant Vladimir Poutine, il a évidemment toute l'attitude
05:05pour décider de...
05:06Il donne sa promesse dans sa déclaration.
05:08Il promet d'enquêter, en tout cas, oui.
05:10Moi, ce que je voulais vous demander, monsieur et madame Vinatier,
05:12c'est comment va votre fils, tout simplement ?
05:14Est-ce que vous avez des nouvelles de manière relativement régulière ?
05:19Que savez-vous de ces conditions de détention ?
05:21Est-ce que vous parvenez, est-ce que vous êtes parvenu à communiquer avec lui ?
05:26Des nouvelles.
05:29Alors, nous avons...
05:31En fait, tout passe par la correspondance
05:34et notre belle-fille a pu installer un réseau
05:38de façon à ce que nous ayons des nouvelles assez fréquentes.
05:43Donc, sinon, c'est par la poste.
05:48Notre fils va bien.
05:51Il est détenu dans une cellule avec...
05:56Et il a, pour l'instant, un compagnon de cellule,
05:59ce qui est vraiment une bonne chose,
06:00parce qu'il s'entend bien et il partage des activités.
06:05Bien entendu, il est tenu au secret,
06:07c'est-à-dire que son avocat et lui
06:10ne peuvent absolument pas parler de l'affaire en cours.
06:15En tout cas, il nous parle de ce qu'il fait.
06:20Il va bien.
06:23Et il a également...
06:24Ça, c'est un grand soulagement pour nous,
06:27un grand réconfort.
06:29Il reçoit la visite du consul une fois par mois.
06:33Et là, nous avons des nouvelles directes
06:35qui ne passent pas par la censure.
06:37Contrairement à ces lettres, évidemment,
06:39qui sont lues.
06:42Le consul nous a donné des nouvelles très récentes,
06:45mercredi dernier,
06:46en nous disant qu'il allait plutôt bien
06:48et même plutôt mieux qu'avant.
06:51Voilà.
06:51Madame Vinatier, est-ce que vous savez
06:53où il est retenu, précisément ?
06:56Oui.
06:56Oui, oui.
06:57Il est retenu à la prison du FSB,
07:01en fait, qui était avant celle du KGB,
07:03qui est celle du FSB.
07:05C'est à l'effort de l'eau.
07:09Et c'est la ciseau numéro 2.
07:12À Moscou.
07:13À Moscou même.
07:15Et c'est pour ça que nous sommes un peu surpris
07:17et nous sommes très prudents
07:18sur cette réponse du président Poutine
07:22à la question posée par le journaliste français
07:25et Jérôme Nugaro.
07:27Oui.
07:28Pas le gogo.
07:29Parce que c'est effectivement une prison
07:30dans laquelle on a emprisonné
07:33beaucoup de prisonniers politiques
07:34et qui est effectivement liée aux autorités russes.
07:37Donc, c'est un peu la prison la plus symbolique.
07:39Je préciserai aussi que votre fils parle russe.
07:43Donc, j'imagine que pour lui,
07:45ça lui permet de gérer peut-être un peu mieux
07:47sa détention.
07:49Et je voulais vous demander, justement,
07:50M. et Mme Vinatier,
07:52est-ce que pour vous,
07:54vous voyez ça comme quelque chose de positif,
07:56le fait que Vladimir Poutine
07:58n'ait pas insisté sur le côté
07:59« c'est un espion ».
08:02Nous, les espions,
08:03on a envie d'enquêter,
08:05on a envie d'en savoir plus.
08:07J'ai la sensation, moi,
08:08dans la réponse du président russe,
08:09qu'il a dit qu'il ne connaissait pas l'affaire,
08:11mais il n'est pas parti dans un monologue
08:13sur l'étranger
08:15qui envoie des espions dans son pays.
08:17Alors, est-ce que vous voyez ça
08:18comme quelque chose de plutôt positif ?
08:21Écoutez, depuis le début de cette affaire,
08:25il y a une opacité
08:28qui gravite autour de notre fils Laurent.
08:37Le fait que l'avocat,
08:39l'avocat de Laurent,
08:41que le consul,
08:42ne puisse pas avoir d'informations précises
08:44de la part des autorités russes,
08:47cela nous a toujours interrogés
08:49depuis le 6 juin 2024.
08:52Et le fait aussi,
08:55effectivement, comme vous le dites,
08:57le président Poutine est resté
08:59donc assez vague,
09:01puisqu'on va dire qu'il est censé
09:04ne pas connaître le dossier.
09:07Peut-être qu'il en a un petit peu
09:08entendu parler,
09:09on ne sait pas trop,
09:11mais en tout cas,
09:12effectivement,
09:13il n'a rien dit sur l'espionnage.
09:17Donc, nous espérons,
09:20puisque c'est quand même notre fils
09:22est interrogé par un inspecteur,
09:25un enquêteur du FSB
09:28assez souvent, sans doute,
09:31puisqu'il est dans cette situation pour ça.
09:34Donc, nous nous disons,
09:36enfin, ça ne peut être que positif.
09:38C'est-à-dire que là,
09:39nous voulons positiver.
09:41Maintenant, nous sommes extrêmement inquiets,
09:44effectivement, depuis qu'il a été ramené,
09:48justement, à Moscou,
09:50au lieu de continuer sa peine
09:54dans une colonie pénitentiaire,
09:57puisqu'il avait été condamné
09:58à trois ans de colonie pénitentiaire.
10:02Donc, le fait d'être ramené
10:03dans cette prison à Moscou
10:05au mois de juin,
10:07nous nous sommes dignes, évidemment,
10:09que ça cachait quelque chose
10:10et que c'était mauvais signe.
10:12Nous avons appris ensuite
10:14que c'était pour espionnage.
10:16Donc, maintenant,
10:18ce que pourra faire le président Poutine
10:21ne pourra être que positif.
10:25Alors, évidemment,
10:26on n'espère pas une libération demain,
10:29mais connaître,
10:33savoir ce qu'il en est,
10:34prendre connaissance du dossier
10:36qui ne doit pas être bien rempli,
10:38de toute façon,
10:39qui doit être totalement vide,
10:40de, ce sont pour nous
10:42des signes positifs.
10:44Nous ne pouvons pas
10:45les interpréter autrement.
10:48Madame Vinatier,
10:50est-ce que vous connaissiez
10:52ce risque-là ?
10:53Est-ce que quand il est parti
10:55travailler en Russie,
10:56on le rappelle,
10:57il travaillait sur place
10:58pour une organisation humanitaire suisse,
11:01est-ce qu'il craignait
11:02d'être accusé agent de l'étranger
11:05et d'être enfermé
11:06par les autorités russes ?
11:08Est-ce qu'il vous disait
11:08que ça pouvait être un risque ?
11:10Non, jamais.
11:13Et au contraire,
11:15il nous disait
11:16qu'il était en sécurité,
11:17qu'il se sentait en sécurité,
11:20alors qu'il fréquentait,
11:23il travaillait avec des autorités
11:26proches du pouvoir,
11:29du gouvernement,
11:30donc il se sentait
11:32tout à fait en sécurité.
11:33Oui, parce qu'il nous disait
11:36ce travail qui est
11:38de la diplomatie discrète,
11:40comme on dit,
11:40c'est-à-dire de travailler,
11:43de faire se parler
11:44les deux parties,
11:47puisqu'il travaille,
11:48son ONG,
11:50travaille sur la résolution
11:53des conflits.
11:54en fait,
11:55donc ce travail
11:56consistait pour lui
11:58à Moscou,
11:59puisqu'il travaillait
12:02sur le conflit
12:03entre la Russie
12:05et l'Ukraine
12:05et lui,
12:06du côté de Moscou,
12:08c'était
12:08à faire passer
12:09des idées
12:10à des personnes
12:13de pouvoir
12:14qui pouvaient ensuite
12:15les transmettre
12:16dans les échelons
12:18plus élevés.
12:19Donc,
12:20il était connu,
12:22il est connu
12:23depuis longtemps,
12:24puisque ça fait
12:25une dizaine d'années
12:26qu'il travaille
12:27et beaucoup
12:28à Moscou,
12:29il a travaillé déjà
12:30au moment de la Géorgie,
12:32de la Crimée,
12:32etc.
12:33Donc,
12:34il se sentait
12:35vraiment en parfaite sécurité.
12:37Il nous disait
12:37dans la mesure
12:39où cet ONG
12:40est très connu
12:41et où lui voit
12:43d'une manière
12:44ouverte
12:45de nombreuses personnes,
12:47il nous disait
12:49que son travail
12:49était totalement transparent.
12:52Donc,
12:52il ne craignait
12:53strictement rien.
12:55C'est le paradoxe
12:56de cette affaire
12:57et je crois
12:58que pour lui,
12:59ça a dû être
13:00un très très grand choc.
13:02Oui,
13:02Paul Gogo,
13:03c'est vrai
13:03qu'on avait été marqué
13:04par ces forces
13:06de l'ordre russe
13:07qu'il avait emmené
13:08alors qu'il était
13:09à la table d'un café.
13:11C'était il y a
13:12un an et demi.
13:12En plein centre de Moscou
13:13et effectivement,
13:14et d'ailleurs,
13:15juste le fait
13:16que le FSB
13:16ait organisé ça
13:17de cette façon
13:18tout en finement,
13:18ils ont pris soin
13:19de filmer,
13:19de diffuser
13:20les images derrière.
13:22Nous,
13:22à chaque fois
13:23que ce genre de choses
13:24arrive avec des étrangers,
13:25c'est l'équivalent
13:26d'une prise d'otage.
13:27C'est-à-dire
13:27que c'est une arrestation
13:28politique
13:28et que derrière,
13:29le Kremlin
13:30a un objectif,
13:31peut-être quelqu'un
13:32à faire libérer
13:33quelque part en Europe
13:34et que ce n'est pas anodin.
13:36Vous voulez dire
13:37qu'il peut être utilisé
13:38comme monnaie d'échange
13:39ensuite par la Russie ?
13:40C'est la théorie
13:41en tout cas
13:41la plus évidente
13:42pour le moment
13:43parce que
13:43de ce qu'on sait
13:45de Laurent Vinatier
13:46et ses parents
13:48ce n'est pas quelqu'un
13:50qui agissait secrètement.
13:52Il agissait discrètement
13:53mais pas secrètement.
13:54Les autorités russes
13:54le connaissaient très bien
13:55et donc
13:57quand les Russes
13:58ont choisi quelqu'un
13:59à arrêter,
14:00visiblement,
14:01ils ont choisi
14:01un profil
14:02qui permettait
14:04après
14:05de créer cette situation
14:06où on pouvait
14:07l'accueillir des violences.
14:07Vous,
14:07quand vous travaillez
14:08en Russie,
14:09vous craignez
14:10d'être enlevé
14:12ou arrêté
14:12en tout cas
14:13par les autorités ?
14:13Parce que comme
14:14Laurent Vinatier,
14:15j'y suis totalement légalement
14:17avec le bon visage
14:18avec l'accréditation,
14:20donc avec l'autorisation
14:21des autorités russes
14:22mais le cas
14:23de Laurent Vinatier
14:24comme d'un confrère
14:25américain
14:26qui a passé aussi
14:26un an en prison
14:27en Russie
14:27montre très bien
14:29qu'on peut être
14:29totalement en règle
14:30dans ce pays
14:30et être accusé
14:32sur aucune base
14:33d'espionnage
14:34et dans les audiences,
14:36il faut le rappeler
14:37et c'est le cas aussi
14:37pour Laurent Vinatier,
14:39il n'y a aucune justification,
14:41aucune preuve
14:41à tout ça en fait.
14:43C'est vraiment des choses
14:43qui se passent totalement.
14:44Il a été emprisonné
14:45de façon totalement injuste.
14:47colonel, vous aviez une question ?
14:49– Oui, bonsoir madame.
14:51Je voulais savoir
14:52si les autorités russes
14:53avaient confisqué
14:55tous les matériaux
14:55de thèse
14:57parce que je sais
14:57que votre fils
14:58préparait une thèse
14:59et qu'est-ce qu'il a l'occasion
15:01de continuer
15:02ses travaux
15:02en cellule
15:04ou bien est-ce que
15:04les russes
15:04lui ont tout
15:05confisqué ?
15:06– Non, non, non,
15:07notre fils
15:09a fait sa thèse
15:10déjà,
15:11il est docteur
15:14en géopolitique
15:15depuis 2008.
15:17En revanche,
15:18on lui a confisqué
15:19bien sûr
15:21tous ses outils
15:24de travail.
15:24– Téléphone,
15:24ordinateur.
15:25– Voilà,
15:26téléphone,
15:26ordinateur,
15:27tous ses carnets
15:29sans doute
15:30qu'il avait,
15:31absolument,
15:32oui,
15:33tous ses outils,
15:34c'est certain.
15:35– Mais si vous permettez,
15:36je reviendrai effectivement
15:38par rapport
15:38à ce qui a été dit
15:39précédemment
15:40et je crois
15:41qu'il faut relier
15:43l'arrestation
15:44de notre fils
15:45au 6 juin
15:472024,
15:49le jour
15:50où Emmanuel Macron
15:52et les vainqueurs
15:54de la…
15:56– Des représentants
15:57– Des représentants
15:58des différents
15:59gouvernements
16:00ont…
16:04– Vont fêter
16:04et voilà,
16:05ont fêté
16:06et n'avaient pas
16:07invité
16:07Poutine
16:10à cette cérémonie.
16:12– A cette commémoration.
16:13– A cette commémoration.
16:15Et donc voilà,
16:16je pense qu'il y a
16:17un lien à faire.
16:18C'est peut-être…
16:20Voilà.
16:22– Merci beaucoup
16:24monsieur et madame
16:24Vinatier
16:25d'avoir été avec nous
16:26pour nous parler
16:27de votre fils
16:28qui, on le rappelle,
16:29est toujours retenu
16:30dans les geôles russes.
16:31Thierry Arnaud,
16:32peut-être une dernière question ?
16:33– Bien sûr,
16:34on l'espère tous
16:35sur ce plateau évidemment.
16:37Thierry,
16:38on le sait,
16:38Emmanuel Macron
16:39et Vladimir Poutine
16:39ne se sont pas parlé
16:40depuis six mois.
16:42Néanmoins,
16:42on peut espérer
16:43une reprise de contact
16:44avec cette dernière déclaration
16:46du président russe.
16:47– À un moment donné,
16:48oui, bien sûr,
16:49mais le président
16:50a toujours dit
16:51depuis plusieurs mois maintenant
16:52effectivement
16:52qu'il reprendrait
16:53langue avec le président.
16:55Le président français
16:56a dit qu'il reprendrait
16:57langue avec le président russe
16:58dans la mesure où
16:58il y verrait
16:59quelque chose
17:00de concret
17:01à discuter
17:01une avancée potentielle.
17:04Est-ce que ça sera le cas
17:04au sujet de ce dossier ?
17:05Il y a beaucoup de canaux
17:06qui existent aujourd'hui
17:07qui sont déjà activés,
17:08des canaux diplomatiques
17:10qui évidemment
17:10vont être relancés
17:12à la lumière
17:12des déclarations
17:14du président russe
17:15puisqu'il vient de dire
17:16qu'il mènerait lui-même
17:17son enquête.
17:19Je n'ai aucun doute
17:19sur le fait
17:20que les autorités françaises
17:22mettront à sa disposition
17:23et à celle de son équipe
17:24tous les éléments
17:26dont il pourrait avoir besoin
17:27pour mener son enquête,
17:29sachant bien entendu
17:30qu'on est dans
17:31le symbole diplomatique
17:33puisque ces éléments
17:34il les a déjà évidemment.
17:35Merci beaucoup
17:36d'avoir été avec nous
17:37pour évoquer
17:39cette affaire
17:41depuis Moscou.
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