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Vidéo issue de la chaîne Greenletter Club dans laquelle Philippe Bihouix, ingénieur et essayiste, analyse la croyance dans le progrès technique portée par Elon Musk et Jeff Bezos.
Colonisation de Mars, stations orbitales, abondance infinie, fusion nucléaire et intelligence artificielle sont mises en perspective à travers les discours de la Silicon Valley et de figures comme Sam Altman.
Une réflexion critique sur le technosolutionnisme, ses promesses et ses limites physiques, énergétiques et matérielles.
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00:00Il fait des tweets où il explique qu'on va mettre au point la fusion nucléaire,
00:05qu'on va effectivement réussir à repousser l'âge de la mort,
00:10qu'on va avoir une conquête spatiale de masse,
00:16mass scale en version originale.
00:20Donc il n'y connaît pas grand-chose en fusion nucléaire, je pense,
00:23ni en conquête spatiale, mais finalement, avec une légitimité
00:28liée au fait d'être entrepreneur à succès, d'une certaine manière,
00:31il va venir mettre ça.
00:39Quel est le degré de foi qu'ils ont dans le progrès technique,
00:42ces gens-là, c'est Elon Musk, c'est Jeff Bezos ?
00:45À quel point on peut dire que c'est une croyance ?
00:48En fait, je ne sais pas s'il faudrait vraiment les allonger sur un divan
00:52ou les faire venir ici.
00:55Est-ce qu'ils y croient vraiment ?
00:56Ou est-ce qu'il y a une posture derrière ça ?
00:58Déjà, qu'est-ce qu'ils promettent ?
00:59En tout cas, dans la posture, on a des gens qui, effectivement,
01:04vivent ou ont vécu une aventure entrepreneuriale
01:08qu'on pourrait appeler, en tout cas techniquement, respectable.
01:12Après, peut-être que sur les débuts, tout n'est pas parfaitement clean.
01:17Parfois, on a arnaqué quelques associés ou je ne sais pas quoi.
01:20Peu importe.
01:21On va dire que d'un point de vue technique,
01:22on peut dire que c'est vrai que Musk reprend une usine de voitures,
01:29il en fait un truc de production de voitures électriques assez disruptif,
01:34avec des prix finalement beaucoup plus bas que ce qu'on aurait pu imaginer.
01:37Il va changer les choses.
01:38Donc, on peut, idem, on pourrait dire,
01:41il arrive aujourd'hui à faire que ses ingénieurs ont conçu des fusées
01:46qu'on arrive à récupérer avec deux bras,
01:48avec le premier étage qui atterrit.
01:50Donc, ça, c'est une espèce de performance, on pourrait dire, technique,
01:53ou organisationnelle plutôt,
01:55d'avoir mis des gens capables d'atteindre ce niveau technique-là.
01:59Mais ensuite, finalement, le fait d'avoir fait ça,
02:01ça nous fascine d'une certaine manière, collectivement.
02:05Et du coup, on gobe tout ce qu'il nous raconte.
02:08Mais sauf qu'il y a une différence entre récupérer une fusée avec deux bras,
02:13c'est très compliqué sans doute.
02:15Il y a beaucoup de calculs et beaucoup, je ne sais pas quoi,
02:17d'intelligence artificielle ou pas, en tout cas de logiciel, c'est sûr.
02:21Mais ça ne veut pas dire qu'on va réussir à inventer le seau dans l'hyperespace.
02:24Et entre les deux, la planète Mars, on va voir.
02:27Donc, il y a...
02:27Juste, peut-être, est-ce que tu peux rappeler quelles sont les promesses de Musk,
02:31de Bezos sur...
02:34Oui, alors, il y en a...
02:35Bon, chacun a un peu les siennes, mais je vais en prendre un qui est assez sympa.
02:39C'est Sam Altman, donc, qu'on connaît...
02:42Voilà, qui n'était pas trop connu du grand public,
02:43qui est cofondateur d'OpenAI et donc maintenant plus connu,
02:47parce que, voilà, avec Chad GPT, qui est arrivé en novembre 2022, je crois,
02:51sur le marché, enfin, la version grand public.
02:53Lui, il fait des tweets où il explique que, bah, on va mettre au point la fusion nucléaire,
03:00qu'on va, effectivement, réussir à repousser l'âge de la mort,
03:05qu'on va avoir une conquête spatiale de masse,
03:11« mass scale » en version originale.
03:15Donc, c'est...
03:16Voilà, il n'y connaît pas grand-chose en fusion nucléaire, je pense,
03:19et puis, ni en conquête spatiale,
03:20mais, finalement, avec une légitimité liée au fait d'être entrepreneur à succès,
03:26d'une certaine manière, bah, voilà, il va venir mettre ça.
03:28Alors, Musk et Bezos, c'est différent.
03:29Effectivement, eux se sont lancés vraiment opérationnellement dans l'aventure spatiale,
03:33avec, on sent une petite battle, quand même, entre les deux.
03:36Ils ne sont pas tout à fait sur la même chose, donc...
03:38Qui aura la plus grande fusée.
03:39Voilà, c'est ça.
03:41Mais, en fait, il y a Musk qui est plutôt sur une logique...
03:44Je pense, d'ailleurs, qu'on lui reproche un peu de dire
03:46« on va aller sur Mars comme planète B, puis ça permet de pourrir la première ».
03:49Je pense que ce n'est pas ça son idée.
03:50Son idée, c'est vraiment de dire « on est sur deux planètes en même temps,
03:54et donc, s'il n'y a jamais un astéroïde qui se crache sur la première en version
03:58moins 66 millions d'années, les dinosaures, je crois que c'est ça, à peu près. »
04:03Bon, bah, voilà, du coup, on a un problème de survie.
04:05Au moins, on est sur Mars, donc on pourra re-ensemencer, si je puis dire, la planète Terre.
04:10Et on sait que la démographie peut être dynamique, il n'y a pas de souci,
04:13et on arrivera à faire ça.
04:14Donc, lui, c'est plutôt cette idée-là.
04:17Tandis que Bezos, il est sur un plan beaucoup plus messianique, je dirais, que Musk.
04:23Lui, il est vraiment câblé avec un prof qu'il a connu pendant ses études,
04:29qui s'appelle Jeff O'Neill,
04:31qui lui avait dans l'idée que, en fait, c'est complètement idiot de conquérir une autre planète.
04:37Parce qu'en fait, d'un point de vue énergétique, c'est hyper compliqué d'atterrir et redémarrer
04:42d'une planète, on va dire, de la taille de Mars ou bien de la Terre.
04:46Parce qu'en fait, il faut t'extraire de la gravité, c'est quand même, c'est vraiment coton, quoi.
04:50Donc, il faut mieux te mettre sur les endroits où il y a moins de gravité,
04:53par exemple, la Lune, ou encore mieux, pas du tout de gravité,
04:58c'est-à-dire des stations orbitales qui, bon, avec différents mécanismes,
05:02pourraient tourner sur elles-mêmes et assurer la gravité,
05:04une sensation de gravité à leurs habitants,
05:07tout simplement par le phénomène d'accélération.
05:09Parce que la gravité, c'est pareil que l'accélération,
05:12nous expliquerait Einstein ou Étienne Klein.
05:16Donc, l'idée de Jeff O'Neill, c'était vraiment de construire ces stations
05:21qui pouvaient avoir différentes tailles.
05:24Ça pouvait démarrer avec des stations relativement petites,
05:26mais de terminer avec des stations de plusieurs dizaines de kilomètres de diamètre, potentiellement.
05:30Donc, il faut monter beaucoup de matériaux.
05:33Comment on monte ces matériaux ?
05:34En fait, on pourrait monter, c'était leur plan,
05:37des matériaux critiques, quelques matériaux critiques,
05:40des métaux un peu bizarres et tout ça, de la Terre.
05:43Mais l'essentiel des matériaux, on les récupérait plutôt de la Lune,
05:45parce que c'est plus facile de s'extraire de la gravité de la Lune.
05:49Voilà, c'est un peu leur idée.
05:50Et donc, Bezos, il est vraiment parti sur ce plan-là,
05:53mais en version plus-plus,
05:55puisque lui, il dit qu'effectivement,
05:57on va industrialiser la Lune ou l'espace,
05:58et que du coup, la Terre, ça sera un endroit de récréation.
06:04Enfin, en anglais, je cherche le mot français.
06:06Enfin, voilà, un endroit où on habitera, ça sera sympa.
06:08Tout sera dépollué parce qu'il n'y aura plus des méchantes industries.
06:11Toutes les méchantes industries seront dans l'espace.
06:12Donc, Léo Fourneau, tout ça, je ne sais pas comment il va faire,
06:15mais bon, voilà, c'est un peu l'idée.
06:16Et puis, on va construire ces stations orbitales.
06:19Et finalement, quand tu fais le calcul du nombre de tonnes
06:23qui seraient nécessaires par personne,
06:25finalement, de tonnes de ressources pour construire ces stations,
06:28finalement, ce n'est peut-être pas tant que ça.
06:30C'est peut-être de l'ordre de, je ne sais pas,
06:32quelques dizaines de tonnes par personne.
06:35Si on comparait un peu à l'univers terrestre,
06:38une maison, ça pèse à peu près 100 tonnes.
06:40Voilà, donc 100 tonnes de matériaux juste pour se loger.
06:43Dans l'espace, finalement, on optimiserait un peu tout ça.
06:46Donc, ça serait peut-être de cet ordre de grandeur.
06:48Et bien, finalement, en puisant dans des ressources de la Lune,
06:51en puisant dans des ressources des astéroïdes,
06:53le coût de transport, il est nul.
06:54Puisque dans l'espace, il n'y a pas de frottement.
06:56Donc, je donne une petite accélération.
06:59Je peux déplacer plein de matériaux.
07:01Et puis, après, je les freine.
07:02Voilà, donc ça, c'est génial.
07:03Et ça pourrait mettre aide.
07:04Donc, lui, il dit qu'on pourrait accueillir
07:051000 milliards de terriens.
07:08Et que ça serait génial, d'ailleurs,
07:09parce que 1000 milliards de terriens,
07:12c'est top, parce qu'on pourrait avoir
07:131000 Mozart, 1000 Michel-Ange.
07:15Voilà, il prend des exemples comme ça.
07:18Alors, c'est assez marrant, parce qu'en fait,
07:19il recycle des vieux trucs, là aussi, des années 70.
07:22En fait, son inspirateur, son autre inspirateur,
07:25c'est un économiste qui s'appelle Julian Simon,
07:29qui était un cornucopien parmi les cornucopiens.
07:31Ça, c'est clair.
07:31Il y a encore aujourd'hui le Cato Institute,
07:33qui est un truc à Washington,
07:35financé par des officines,
07:37enfin, plutôt par des grands groupes, on va dire.
07:41Donc, c'est plutôt, voilà, je ne suis pas spécialiste de ça,
07:43mais on va dire que c'est plutôt des choses
07:45un peu au retour de la liberté d'entreprendre,
07:49appelons ça comme ça.
07:51Voilà, il faut laisser les entreprises s'épanouir, quoi.
07:54Donc, c'est un espèce de petit institut Montaigne,
07:57mais je dis ça sans méchanceté pour l'institut Montaigne.
07:59Et donc, ce Cato Institute, il tient encore un Julian Simon Index,
08:03donc un index Julian Simon d'abondance,
08:07où il calcule que chaque année,
08:08les ressources sont plutôt en train de baisser
08:11qu'en train de monter,
08:12ce qui est donc la preuve qu'on va vers un monde d'abondance
08:14et pas vers un monde de pénurie,
08:16vu d'un économiste.
08:17Donc, c'est vraiment une grande figure du cornucopienisme.
08:20Et en fait, du coup, dans ses attaques avec les Malthusiens,
08:23il se cognait un peu avec les Malthusiens,
08:27avec des Malthusiens célèbres aussi,
08:28comme Paul Ehrlich, qui avait écrit The Population Bomb.
08:31Et ils ont notamment fait un pari célèbre en 1980.
08:39Dix ans plus tard, en fait, tout le monde s'en foutait
08:40parce qu'il y avait la chute de l'URSS, tout ça.
08:42Donc, le débat a été passé à autre chose.
08:45Mais en fait, ils ont fait un débat,
08:47enfin, un pari sur le prix des ressources
08:49que Ehrlich a perdu, d'ailleurs, contre Simon.
08:51Et alors, pourquoi je dis ça ?
08:52Je peux raconter juste le pari ?
08:53Le pari, oui.
08:53Alors, le pari, c'était qu'en fait,
08:54donc Simon disait, les ressources, en fait,
08:56le prix des ressources va baisser.
08:58Et c'est la preuve qu'on va vers l'abondance.
08:59Et donc, moi, Simon, je suis prêt à prendre
09:01n'importe quelle ressource,
09:03n'importe quel terme dans le futur,
09:05à condition que le prix de cette ressource
09:06ne soit pas régulé.
09:07On en revient un peu à la liberté d'entreprendre.
09:09Il faut que, surtout, le marché ne s'occupe pas trop de tout ça.
09:11Il ne faut pas qu'il y ait des taxes, des trucs, des subventions.
09:13Donc, un prix libre sur le marché.
09:15L'offre et la demande, si le prix baisse,
09:17c'est qu'il y a plus d'offres que de demandes.
09:19Donc, prenez ce que vous voulez et faites ce pari.
09:23Et celui qui va relever le pari, c'est effectivement Paul Ernish,
09:26qui a, depuis la fin des années 60,
09:28et The Population Bomb en 68, je crois,
09:31est vraiment une figure du mouvement,
09:33on pourrait dire écologiste néo-malthusien,
09:35aux côtés de Dennis Meadows et quelques autres.
09:39Et donc, il prend le pari.
09:41Et ils vont prendre, en fait, 1 000 dollars,
09:42200 dollars de 5 ressources que Ernish choisit.
09:46Alors, je crois qu'il y a le nickel, le chrome, le cuivre,
09:49le tungsten et l'étain, de mémoire.
09:51Voilà, on peut vérifier.
09:53Mais c'est, voilà, 5 métaux, on va dire,
09:55qui sont relativement peu substituables, en fait.
09:57L'étain, ça sert pour la soudure.
09:59C'est un point de fusion qui est assez bas.
10:01Il n'y a pas tellement de métaux autres qui savent faire ça,
10:03par le plomb.
10:04Mais le plomb, ce n'est pas terrible pour des questions sanitaires.
10:06Le chrome, ça sert.
10:07Et le nickel, ça sert pour les aciers inox.
10:09Ce n'est pas encore les batteries.
10:10Les batteries au nickel viendront plus tard,
10:12mais au lithium et au nickel.
10:14Donc, voilà, ils prennent ces 5 ressources,
10:15200 dollars virtuellement.
10:17Et puis, en fait, 10 ans plus tard,
10:19ils vont regarder, effectivement,
10:21ce que sont devenus ces prix des ressources,
10:24à la fois en dollars courants,
10:27mais aussi en dollars constants,
10:28c'est-à-dire corrigés de l'inflation,
10:30puisque il y a les États-Unis imprimant un peu des billets chaque année.
10:34Le dollar s'effrite un petit peu.
10:36Et effectivement, Ernish perd ce pari.
10:39Il envoie un chèque.
10:41C'est Anne Erlich, d'ailleurs, je crois,
10:42sa femme qui envoie un chèque.
10:43Le chèque est disponible sur Internet.
10:45Enfin, le scan de 576,07 dollars de mémoire,
10:49parce que le prix des ressources a effectivement baissé.
10:53Et alors, pardon pour cette longue circonvolution sur Julian Simon,
10:55mais pourquoi je dis ça ?
10:56Parce que, donc, Erlich disait, il faut qu'on fasse moins d'enfants.
11:00C'est le principe du néo-malthusianisme.
11:03Il faut qu'on consomme moins par personne,
11:04mais il faut aussi qu'on fasse moins d'enfants.
11:06Lui, il écrit dans les années 50-60,
11:07donc avec une poussée démographique très forte.
11:10Et Simon dit, mais non, c'est le contraire.
11:12En fait, plus on sera nombreux,
11:15moins il y aura de pénuries,
11:16plus on sera heureux.
11:17Parce qu'en fait, au fur et à mesure,
11:19on aura de plus en plus de chercheurs,
11:22d'ingénieurs, de techniciens,
11:24de connaissances dans toutes les industries, etc.,
11:27qui fait qu'on va, au contraire,
11:29grâce à l'innovation technologique,
11:30repousser la pénurie.
11:31Alors, Simon ne prenait pas ses vacances sur la côte d'Azur.
11:35Je ne sais pas quoi.
11:36Mais bon, voilà, il y a toujours des solutions.
11:39Lui, il disait, par exemple,
11:40plus on sera nombreux,
11:43plus il y aura des espaces naturels disponibles, par exemple.
11:45Ça peut paraître un peu contre-intuitif,
11:47mais derrière, il avait tout un raisonnement
11:48qui était de dire, si, puisqu'on sera plus nombreux,
11:51on sera plus riches, grâce à l'innovation.
11:53Si on est plus riches,
11:53on pourra consacrer de l'argent à protéger des lieux.
11:56Et puis, du coup, ça marchera bien.
11:58Alors, il y a plein de trucs comme ça qui existent aujourd'hui.
12:00Mais alors, je finis sur Simon,
12:01et après, ça me fait penser à autre chose.
12:03Désolé, je ne sais pas si ça va durer une heure, on verra.
12:06Donc, Simon, il disait, ben non.
12:08Qui suis-je, en fait, pour décider
12:09que quelqu'un ne fasse pas un enfant,
12:12alors que cet enfant,
12:13ça sera peut-être un nouveau Michel-Ange,
12:15ou un nouveau Mozart, quoi.
12:17Et donc, voilà, il emploie exactement
12:19ces termes-là.
12:20Il l'écrit, d'ailleurs.
12:22Et donc, Jeff Bezos, 40 ans plus tard,
12:25en gros, il reprend le truc,
12:26mais lui, il fait la règle de trois, quoi.
12:28Il dit, ah ben ouais, en fait, là,
12:29mille milliards, ça fera mille Mozart, quoi, forcément.
12:32Bon, alors, déjà...
12:33Petit aparté, Jeff Bezos,
12:34c'est le fondateur d'Amazon,
12:37mais c'est aussi le fondateur de Blue Origin, donc...
12:39Oui, pardon, alors, c'est avec sa casquette,
12:40c'est avec sa casquette Blue Origin, évidemment,
12:42qui fait tout ça.
12:43De tourisme spatial, mais de...
12:45Alors, qu'il y ait du tourisme spatial,
12:46mais avec l'idée que, en fait,
12:48le tourisme spatial ne serait qu'une étape
12:50un peu bankable.
12:52En fait, en gros, aujourd'hui,
12:52je pense que ça perd plutôt de l'argent,
12:54en réalité, c'est plutôt la danseuse du patron,
12:56ce truc-là.
12:58Donc, lui, il a laissé la direction opérationnelle
13:01d'Amazon et d'Amazon Web Services,
13:04qui est la vache à lait du groupe,
13:07à quelqu'un d'autre, dont le nom m'échappe aujourd'hui,
13:09mais voilà, qui doit être très compétent.
13:10Et lui, pour officiellement se consacrer à son yacht
13:14et puis à l'aventure de Blue Origin.
13:17Donc, oui, c'est cette idée vraiment que ça va prendre
13:21sans doute quelques dizaines d'années, voire plus.
13:24Donc, oui, d'accord, les grandes stations orbitales
13:28en forme de donut ne vont pas arriver tout de suite,
13:30mais ce n'est pas grave.
13:31C'est l'aventure de l'humanité.
13:33On n'est pas...
13:34La Terre, c'est le berceau de l'humanité.
13:36On ne reste pas toute sa vie dans un berceau.
13:38Donc, notre vocation, c'est de sortir.
13:40Et donc, on va y aller.
13:41Et finalement, eux, ils vont être là
13:42pour être un peu disruptifs
13:45et permettre en fait cette possibilité.
13:47C'est le berceau de l'humanité.
14:17Sous-titrage Société Radio-Canada
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