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  • il y a 6 semaines
Ce vendredi 19 décembre, le Budget 2026 dans les mains de la CMP et EDF qui relève le devis des réacteurs EPR2, ont été abordés par Jean-Marc Vittori, éditorialiste aux Echos, Stéphane Van Huffel, fondateur de SVH Conseil, et Gilles Raveaud, maître de conférence à l'Institut d’Études Européennes de Paris-8 Saint-Denis, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Et pour parler de tout ça, j'ai le plaisir d'accueillir sur le plateau Jean-Marc Vittori.
00:03Bonjour Jean-Marc.
00:03Bonjour tout le monde.
00:05Éditorialiste aux échos face à vous, Gilles Raveau.
00:07Bonjour Gilles.
00:08Bonjour.
00:09Maître de conférence à l'Institut d'études européennes de Paris 8 Saint-Denis.
00:13Et Stéphane Venufel.
00:14Bonjour Stéphane.
00:14Bonjour Raphaël.
00:16Fondateur de SVH Conseil.
00:17Bienvenue à tous les trois.
00:19Le premier sujet, je vous le disais, c'est la CMP.
00:21Depuis une petite demi-heure maintenant,
00:24sept sénateurs et sept députés sont réunis en conclave.
00:29C'est la pièce noire.
00:30On ne sait pas ce qui s'y dit.
00:31Mais pour tenter de sauver le budget,
00:36Jean-Marc, c'est le journaliste avec lequel j'ai envie de commencer
00:38pour prendre la température de ces derniers jours.
00:41La tension est montée entre le gouvernement et le Sénat.
00:44On n'est vraiment pas sûr que cette CMP débouche sur un accord conclusif.
00:48Oui, c'est mal parti.
00:50Vous avez d'un côté le PS qui dit il faut taxer
00:53et de l'autre côté vous avez LR qui dit n'importe quoi sauf des hausses d'impôts.
00:58Je schématise, mais on ne voit pas bien sur quoi ils vont réussir à s'entendre,
01:03même s'ils sont derrière des portes fermées,
01:05même s'il n'y a pas de journaliste.
01:07Et on sait bien que dans des négociations importantes,
01:11le fait que ça se déroule hors des yeux du public,
01:15c'est quelque chose d'important, c'est quelque chose de normal.
01:17Ça fonctionne mieux quand on négocie.
01:18Dès qu'on enlève les caméras, on négocie plus intelligemment.
01:21C'est vrai en entreprise, quand il y a des négociations importantes sociales,
01:24c'est vrai, donc ça c'est normal.
01:28Mais en même temps, on ne voit pas comment les conditions pourraient être réunies
01:30pour que ça passe, parce que l'envie n'y est pas tout simplement.
01:33Je rappelle que sur le projet de loi de finances sur la sécurité sociale,
01:39on s'est mis d'accord en disant on va continuer d'avoir un déficit hallucinant,
01:4320 milliards d'euros, ce qui est délirant, je rappelle.
01:45Et même 24 milliards.
01:46Donc on va continuer d'avoir du déficit.
01:50Là, c'est plus compliqué, donc on ne va pas le faire.
01:52Et donc je ne vois pas comment on va arriver à un accord.
01:54Mais peut-être que je suis pessimiste.
01:55Bon, on va voir, Stéphane Van Nuffel.
01:58On a quand même une majorité, cette CMP,
02:01elle a une majorité parlementaire du Bloc central et de la droite
02:05qui normalement sont capables de se mettre d'accord sur un texte, non ?
02:07La preuve, c'est que non, parce que dernièrement,
02:09ils se sont tous écharpés entre eux, le fameux Bloc central et la droite.
02:13Donc on ne sait plus trop qui fait quoi.
02:15Juste pour aller dans le sens de ce que disait Jean-Marc,
02:16là, on est typiquement, pour que les gens comprennent bien,
02:19on est typiquement dans la juxtaposition,
02:21ça va avec tous les autres sujets du jour.
02:24Politique française.
02:25Donc là, on a une commission mixte paritaire
02:26qui vient s'ajouter à une Assemblée nationale
02:30face à un Sénat qui fait des allers-retours, etc.
02:33Et donc là, moi, je me mets à la place...
02:34Ça, c'est la procédure parlementaire, classique, budgétaire.
02:37Mais on est dans un jeu de posture.
02:39Voilà, là, on est...
02:40Exactement, merci Jean-Marc.
02:41C'est pour ça que je disais, j'allais dans le sens de ce que disait Jean-Marc.
02:43C'est-à-dire que là, on est dans le sens où,
02:44à partir du moment où on est rentré, il y a maintenant deux ans,
02:47presque trois ans, dans une démarche
02:49où, en fait, tout le monde est dans une posture,
02:51a fortiori quand il y a des caméras, évidemment.
02:53C'est-à-dire que là, on met complètement les convictions de côté.
02:56Et donc là, cette commission mixte paritaire,
02:58on va voir très clairement comment ils vont s'en sortir.
03:01Parce que je donne deux exemples.
03:02Vous avez d'un côté, quand même,
03:04des sénateurs de droite assez conservateurs.
03:06Ils ne sont pas forcément non plus ma tasse de thé,
03:08mais je me sens fondamentalement quand même plus proche
03:10d'un certain nombre de leur théorie.
03:12Et vous avez Éric Coquerel, quand même,
03:13qui est le président de la Commission des Finances de l'Assemblée.
03:17Président de la Commission des Finances de l'Assemblée,
03:19qui nous a fait quand même,
03:20sauf le respect que j'ai pour sa personne,
03:22d'énormes sorties ces derniers temps,
03:23où on a vu quand même qu'il était un tout petit peu
03:25à côté de la plaque sur certains sujets.
03:27Donc là, on est quand même dans une démarche
03:28d'un budget qui est extrêmement utile,
03:30dans un monde qui devient compliqué,
03:32d'un point de vue économique,
03:33d'un point de vue taxe douanière,
03:35d'un point de vue géopolitique.
03:36Et si on a là des postures
03:38et qu'ils ne sortent rien de concret,
03:40on va droit dans le mur.
03:41Et je peux vous dire que moi,
03:42je rencontre les Français au quotidien,
03:44par rapport à leur fiscalité,
03:45par rapport à leurs épargnes,
03:46par rapport à leurs investissements,
03:48malgré les bons chiffres,
03:49ils s'inquiètent beaucoup,
03:50et ils s'inquiètent beaucoup de ça.
03:52C'est plus simplement une posture des extrêmes,
03:54de dire notre classe politique,
03:55elle est à la ramasse.
03:56Non, là, très clairement,
03:56on commence un peu à s'inquiéter,
03:58y compris des institutions,
03:59et moi, ça m'inquiète un peu.
03:59La question, Gilles Raveau,
04:01c'est est-ce que c'est la présidentielle 2027
04:03que jouent les parlementaires,
04:05ou le budget 2026 ?
04:06C'est un peu ça,
04:07si je résume ce que dit Stéphane Von Huffel.
04:08C'est un piège.
04:10D'abord, je voudrais dire
04:12que vous avez oublié de rappeler
04:13que Stéphane Von Huffel
04:14est quand même le président
04:14de l'amicale des lecteurs d'Adam Smith.
04:17Tout à fait.
04:17Et ça, je pense que ça a manqué
04:19dans l'introduction de l'émission.
04:21Je le rajouterai à la prochaine fois.
04:22C'est ça ?
04:23Échampéter.
04:23Dans sa présentation.
04:24Échampéter.
04:26Ça va pas.
04:26On a des experts haut de gamme.
04:29Ah oui, c'est très haut de gamme.
04:32C'est vrai que moi,
04:33c'est l'esprit de Noël.
04:34Alors, j'ai envie de vous faire
04:36une petite Maria Carey.
04:38All I want for Christmas is a budget.
04:41Vous voulez nous le chanter,
04:42peut-être, Gilles ?
04:43Je voulais qu'on fasse avec la régie,
04:45mais j'ai pas eu le temps de le déniser.
04:46On a pas eu le temps de caler tout ça,
04:46c'est dommage.
04:47C'est dommage.
04:47Si vous avez le son.
04:48Peut-être une petite chorégraphie.
04:49Je suis partant.
04:50Non, mais c'est vrai que je m'en moque.
04:54Je m'en moque de ce qui va sortir.
04:55Et pourquoi je m'en moque ?
04:56Ça, c'est peut-être le truc
04:58éventuellement un peu intéressant
04:59que je peux dire aux gens
05:00qui nous écouteraient.
05:01C'est pourquoi tout ça est possible ?
05:04Et pourquoi tout ça est possible ?
05:05Et M. Vittori, que j'admire
05:07et que je lis depuis des années,
05:08l'a expliqué à plusieurs reprises lui aussi.
05:10C'est pourquoi tout ça est possible ?
05:11C'est la magie de l'euro.
05:13Donc, il y a la magie de Noël
05:13et la magie de l'euro.
05:14C'est qu'en fait,
05:16et c'est effectivement tout à fait terrifiant
05:17sur l'avenir de notre pays,
05:19c'est que nos amis députés,
05:21sénatrices et autres
05:21peuvent faire n'importe quoi
05:23parce que ça n'a aucune conséquence.
05:26Et effectivement, Jean-Marc l'a dit...
05:27Pour l'instant.
05:28J'ai juste donné deux chiffres
05:29après que j'arrête.
05:30Jean-Marc l'a dit,
05:30donc le déficit prévu
05:32pour la Sécurité sociale
05:33pour l'année prochaine,
05:34c'est 20 milliards
05:34après le financement de l'État.
05:37Donc, on est plutôt sur du 25 milliards.
05:40Bon, l'année prochaine,
05:41le déficit,
05:42il est forcément à nouveau
05:44au minimum de 150 milliards.
05:47D'accord ?
05:48Nous sommes 50 millions d'adultes en France,
05:50français et étrangers.
05:52Je rappelle qu'il y a des étrangers
05:53qui travaillent
05:54et qui payent des impôts en France.
05:55Oui.
05:56Donc, 150 milliards
05:57divisé par 50 millions,
05:58ça fait ?
05:59Ça fait peu.
06:0030 000.
06:01Ça fait 3 000.
06:023 000.
06:03J'ai un zéro de trop.
06:04Ça fait 3 000.
06:05Ce que ça veut dire,
06:06c'est que l'année prochaine,
06:08le nouveau déficit,
06:10c'est 3 000 euros par adulte.
06:12Voilà.
06:13C'est complètement délirant.
06:14Autre chiffre,
06:15le budget de l'État.
06:17En sachant qu'on va émettre 300 milliards
06:19parce qu'il y a de la dette aussi roulante.
06:21Et donc, on est plutôt autour de 6 000.
06:23Autre chiffre,
06:24le budget de l'État
06:25est financé aujourd'hui
06:26à hauteur de un tiers
06:28par le déficit.
06:30C'est important de le rappeler.
06:32On dit souvent 5 % de déficit
06:33parce qu'on se le calcule
06:35par rapport à la création
06:36de valeur en France.
06:37C'est ça.
06:38Mais c'est une question
06:38de rentrée et de sortie
06:39et qu'effectivement,
06:40on est effectivement...
06:40Et je n'aime pas du tout
06:41et quand j'étais journaliste économique,
06:42j'aimais embêter mes collègues
06:44journalistes économiques avec ça.
06:45Je pense qu'on parle
06:46beaucoup trop de ces 5 %
06:47qui sont en fait
06:48un héritage de Maastricht.
06:49En fait, on l'a oublié,
06:50mais l'obsession en pourcentage du PIB...
06:52Dans mon dernier livre
06:54que Jean-Marc a lu attentivement,
06:55j'en suis sûr,
06:56j'explique l'origine
06:56des 3 % de déficit
06:58qui sont dus à un Français,
06:59d'ailleurs.
06:59Oui, c'est Abeille.
07:00Guy Abeille.
07:01Mais en fait, on s'en fiche.
07:02Mais ce qui compte, voilà.
07:03Donc, deux chiffres.
07:04Le nouveau déficit
07:05l'année prochaine,
07:06c'est 3 000 euros par adulte.
07:08En plus ?
07:09En plus.
07:09En plus.
07:09En plus.
07:10Oui, parce que je rappelle,
07:12ce matin, l'INSEE...
07:13C'est de 30 000 déjà par personne.
07:14Tout ça, pourquoi c'est possible ?
07:15Parce qu'il ne se passe rien.
07:16Et pourquoi il ne se passe rien ?
07:17Parce qu'on a une monnaie magique
07:18qui s'appelle l'euro.
07:19Donc, c'est assez...
07:20Et donc, voilà.
07:21On peut continuer à faire des bêtises
07:22pendant des années et des années.
07:23Je rappelle les chiffres de l'INSEE
07:24ce matin.
07:25La dette publique française
07:26atteint 3 482,2 milliards d'euros
07:30à la fin du troisième trimestre.
07:32Divisé par 50 millions,
07:33ça fait combien par...
07:35Ça fait beaucoup, hein ?
07:37Soit 117,4 %
07:40du PIB après 115,7 %
07:42au trimestre précédent.
07:44C'est-à-dire qu'en 3 mois,
07:45on prend quasiment 2 points de pipe
07:47de dette, quand même.
07:48C'est 70 milliards de dettes
07:50supplémentaires par trimestre.
07:52Et Raphaël, juste une seule phrase.
07:54La dette n'est pas quelque chose de grave
07:56pour que nos auditeurs
07:57et nos spectateurs entendent ça.
07:58Le chef d'entreprise que je suis vous dit
07:59vous pouvez vous endetter
08:00de façon excessivement constructive.
08:02C'est même le meilleur levier de croissance.
08:05C'est une des meilleures inventions
08:06de l'histoire de l'humanité.
08:07Au lieu d'attendre d'avoir capitalisé
08:09pour faire quelque chose,
08:10vous avez la possibilité
08:10de le faire tout de suite
08:11en étalant votre dette dans le temps.
08:13Le problème de notre dette,
08:14le problème de notre dette,
08:16c'est qu'en fait,
08:17on finance des dépenses
08:18et non pas des investissements.
08:20Et ça, c'est très très important.
08:21Les Français oublient
08:22de faire la différence
08:23entre ça et ça.
08:24Financer l'hôpital,
08:25ce n'est pas la même chose
08:25que financer des ronds-points vides.
08:27Vous voyez, il y en a un,
08:27c'est pour la santé
08:28d'un actif productif
08:30qui va donc travailler
08:31pour la croissance.
08:32L'autre, c'est la gabegie.
08:34Et en fait, c'est ça
08:34le vrai sujet
08:35et le vrai problème.
08:36Et en effet, l'euro
08:37n'a pas simplifié les choses
08:38puisqu'on peut se permettre
08:40comme ça d'envoyer
08:40la machine à cash.
08:42Jean-Marc,
08:42quelles sont un peu
08:43les voies de sortie
08:43qu'on vote ou pas
08:46la CMP d'ailleurs ?
08:47On a beaucoup parlé
08:48d'ordonnances négociées.
08:49C'était dans les échos.
08:50C'était l'édito
08:51de ceci pour l'idée hier.
08:52Ce qui a été mis
08:54dans l'atmosphère
08:54par l'exécutif.
08:55Alors, quels sont les scénarios ?
08:57C'est ordonnances négociées
08:59mais ça suppose
08:59effectivement qu'on négocie
09:01et donc qu'on aboutisse
09:02à un accord
09:04qui soit un accord
09:05de nature politique
09:06et l'autre solution
09:07c'est la loi spéciale
09:09et c'est ce que semble
09:11être en train de préparer
09:13malgré tout Matignon.
09:14Une loi spéciale
09:15qui permet en fait
09:16de reporter le problème
09:17d'un mois ou deux
09:18parce que ça veut dire
09:19qu'en janvier
09:20on va recommencer
09:21à discuter du budget
09:22avec les mêmes désaccords
09:24qui seront toujours
09:25sur la table.
09:27Donc, les possibilités
09:29c'est ça,
09:30c'est pas très réjouissant
09:31et évidemment
09:32ça abaisse l'horizon.
09:34C'est ce que disait Stéphane
09:35tout à l'heure
09:36et on le voit bien.
09:38Il n'y a rien d'économique
09:39dans tout ça selon moi.
09:41Moi ce qui me fait un peu peur
09:41c'est qu'on est vraiment
09:42sur de la politique pure.
09:44C'est-à-dire que
09:44des deux côtés,
09:45là je ne défendrai personne
09:46parce qu'il y a des postures
09:47qui sont prises au Sénat
09:48qui je le rappelle
09:49est plutôt majorité républicain
09:50qui sont des postures
09:51je ne comprends pas
09:52du sens de l'État.
09:53Là on s'enferme
09:54dans des postures purement politiques
09:55donc très clairement
09:56on prépare les procès
09:57tout est clairement
10:00surdéterminé actuellement
10:01par la perspective
10:03de l'élection présidentielle.
10:04C'est pas le moindre doute.
10:05C'était dans six mois
10:05mais c'est dans un an et demi
10:07c'est pas les municipales
10:08de Marseille.
10:09Si vous avez aimé
10:09le budget 26
10:10vous allez adorer
10:11le budget 26
10:12parce que ça va être
10:14encore plus tendu
10:15à ce moment-là.
10:15Et moi à titre personnel
10:17je ne comprends pas du tout
10:19tout le discours
10:20sur la clarification
10:20de la présidentielle
10:21puisque là aussi
10:22il y a une donnée simple
10:23qu'il faut rappeler
10:24c'est qu'un tiers
10:25de l'électorat
10:25c'est les vieux
10:26et c'est quand même
10:27extraordinaire
10:28on a quand même
10:28Laurent Wauquiez
10:29qui nous fait des sorties
10:30grandiloquentes
10:31dans la salle
10:32des cinq colonnes
10:33à l'Assemblée
10:34pas plus d'impôts
10:35maîtrise de la dépense publique
10:36ce même Laurent Wauquiez
10:37vient d'annoncer
10:38sur les réseaux sociaux
10:40une gabegie
10:41pour les vieux
10:42de sa région.
10:44Il parle à ceux qui votent
10:45peut-être tout simplement.
10:47La contradiction
10:48est quand même
10:49la majeure
10:50et donc il nous explique
10:51qu'en gros
10:51tout va être gratuit
10:52qu'on a même eu
10:54comment il s'appelle
10:55le camarade de droite
10:56là aussi
10:56le maire
10:57de Cannes
10:59c'est maire de Cannes
10:59non ?
11:00David Lissnard
11:00Non c'est pas lui
11:01bon bref
11:02je ne sais plus
11:02quel maire de droite
11:03là où il y a une ville
11:04où il n'y a que des vieux
11:04qui nous annoncent
11:05qu'il va faire les transports
11:06collectifs gratuits
11:07pour tous les vieux
11:08ça c'est magique
11:09je ne l'ai pas vu
11:10je ne sais pas
11:10enfin bon
11:11la droite est totalement
11:13si on y va
11:14allons-y
11:14c'est Noël
11:15la droite est totalement
11:16prisonnière
11:17de l'électorat vieux
11:17et juste pour rappeler
11:18aux gens
11:18mais tout le monde
11:19l'a compris
11:19sauf les journalistes
11:21politiques français
11:21le débat entre
11:23ne pas augmenter
11:24les impôts
11:25et baisser les recettes
11:25c'est pareil
11:26et donc en fait
11:27qu'est-ce qui va se passer
11:27parce que là par contre
11:28l'avenir il est quand même
11:29connu
11:29c'est qu'effectivement
11:30je pense
11:31en tout cas moi
11:31mon pronostic
11:32c'est qu'on va faire
11:34un affichage
11:35éventuellement
11:38il n'y aura pas
11:38de hausse d'impôts
11:39et simplement
11:40comme les dépenses sociales
11:41sont très fortes en France
11:42il y aura une baisse
11:43des dépenses sociales
11:44comme ça
11:45avec notamment
11:45les remboursements de santé
11:46et donc voilà
11:47et donc c'est exactement
11:48la même chose
11:49si on vous rembourse moins
11:50ou si on vous taxe plus
11:51c'est exactement pareil
11:53et je pense que là
11:53il y a une voie de sortie politique
11:55d'afficher en disant
11:56il n'y a pas de hausse d'impôts
11:57sur les ménages notamment
11:58on sait que ça a été un mantra aussi
11:59de la majorité présidentielle
12:01pendant des années
12:02et voilà
12:02c'est très facile
12:03de prendre plus aux gens
12:05en leur rembourseant moins
12:06enterré cette année
12:07on suit en direct la CMP
12:09et bien au bout de 45 minutes
12:11de discussion
12:12je peux vous annoncer
12:14que la CMP est non conclusive
12:16Philippe Juvin et Éric Coquerel
12:18viennent de le confirmer
12:20députés et sénateurs
12:21réunis en CMP
12:22font le constat
12:23qu'ils sont incapables
12:24de se mettre d'accord
12:26et donc on se dirige
12:27tout droit vers
12:29une loi spéciale
12:30pour assurer les services
12:32de l'État
12:32alors cette loi spéciale
12:33en même temps
12:33certains le fustigent
12:37en disant
12:37que c'est vraiment
12:39en mode dégradé
12:40d'autres disent
12:41Jean-Marc Vittori
12:42que ça permet
12:43de faire quelques économies
12:44quand même
12:44oui mais c'est des économies
12:46par défaut
12:46on est dans la
12:48on est dans une séquence
12:50très politique
12:50et la loi spéciale
12:51c'est exactement le contraire
12:53de quelque chose
12:54de politique
12:54je rappelle que le budget
12:55c'est quelque chose
12:56d'éminemment politique
12:57c'est pour ça
12:58qu'on a créé
12:59l'Assemblée nationale
13:00et la démocratie parlementaire
13:02depuis trois siècles
13:03c'est pour voter le budget
13:04c'est au coeur
13:06de la politique
13:08et la loi spéciale
13:09c'est clairement
13:09un non-choix politique
13:11donc je ne pense pas
13:12qu'on puisse
13:13se réjouir
13:14du fait que ça
13:15peut permettre
13:15de grappiller
13:16quelques centaines de millions
13:17à gauche
13:19et quelques centaines de millions
13:20à droite
13:20ça me paraît
13:21un calcul tout à fait
13:22périlleux
13:23juste sur le fait
13:24si la CMB
13:24c'est donc déjà conclu
13:26ça a été très très vite
13:27oui ça a été très rapide
13:28elle devait potentiellement
13:29durer jusqu'à samedi soir
13:30à 10h13
13:34l'urgent vient de tomber
13:35il est 10h16
13:36donc ça veut dire
13:37que c'était totalement
13:39irréconciliable
13:40et on est bien dans le jeu
13:40de posture
13:41qu'on décrivait à fond
13:42on est d'accord
13:43non mais Jean-Marc
13:43Jean-Marc rappelait
13:44que les chambres électives
13:45parce que c'est même avant
13:46la révolution française
13:46c'est pour ça qu'il n'est plus
13:48trois siècles
13:48les chambres des pères
13:49ont toujours eu
13:50comme prérogative l'argent
13:51bon il y a eu des époques
13:53où quoi qu'elles disent
13:53de toute façon
13:54c'était quand même fait
13:54par le roi à l'époque
13:55et c'est vrai que là
13:56on est typiquement
13:57ils ont commencé à 9h30
13:58et à 10h15
13:59en 45 minutes
14:00ça a été réglé
14:01après ça discute beaucoup
14:02depuis le début de la semaine
14:03évidemment
14:03et bien là moi je trouve
14:04que pour tous les français
14:04qui se lèvent le matin
14:05qui soient agriculteurs
14:06dans l'industrie
14:07dans la fonction publique
14:08etc
14:08là très clairement
14:09on vient de leur cracher
14:09au visage
14:10moi ça me rend
14:10complètement dingue
14:11mon cher Raphaël
14:12c'est comme ça
14:12mais bon
14:13ça n'engage que moi
14:14mais ça va mal finir
14:15peut-être à un moment donné
14:16François Villerois de Gallo
14:17qui annonçait ce matin
14:18qu'une loi spéciale
14:19nous conduirait à un déficit
14:20nettement supérieur
14:21à ce qui est souhaitable
14:23notamment parce qu'elle
14:24ne comporte pas
14:25de mesures d'économie
14:27bon on est reparti
14:28pour le scénario
14:29du début d'année
14:30c'est-à-dire que du coup là
14:31tout le monde se réunit
14:33après les fêtes
14:33au mois de janvier
14:34on va devoir préparer
14:36un nouveau budget
14:37à minima
14:38et puis
14:39puis advienne que poids
14:41bon
14:42allez à Jack Taest
14:43allez à Jack Taest
14:44et en tout cas
14:44on peut aussi nominer
14:46Jean-Marc Vittori
14:47pour le prix Nobel
14:48d'économie 2026
14:49puisqu'il a réussi
14:51ce qu'on n'arrive pas
14:51à faire dans la profession
14:52c'est qu'il a réussi
14:53à prédire exactement
14:54ce qui s'est passé
14:55sur la CMP
14:56puisque
14:56et ben voilà
14:57moi j'avais le pari
14:58effectivement
14:59que ça passerait
15:00c'est pas la première fois
15:00c'est pas la première fois
15:01c'est l'ensemble de son oeuvre
15:02on a prédit
15:02et largement
15:03bravo Jean-Marc
15:04alors Jean-Marc
15:04combien vous comptez
15:05combien vous coûtez
15:07les EPR2 au final
15:09parce qu'on est
15:10dans la boule de cristal
15:11EDF
15:12c'est le deuxième sujet
15:13ce matin
15:14EDF a revu
15:15à la hausse
15:16la facture prévisionnelle
15:17du programme
15:18des 6 EPR2
15:20annoncé par Emmanuel Macron
15:22une facture
15:23qui a enflé
15:23de 40%
15:26par rapport
15:27à l'estimation
15:28initiale
15:29l'estimation
15:30de 51 milliards
15:31en 2021
15:33vient de passer
15:35à 83 milliards
15:37en 2025
15:39alors qu'on n'a pas commencé
15:41à couler
15:41le moindre mètre carré
15:42de béton
15:43comment on explique
15:44cette inflation
15:45de 40% ?
15:46alors premièrement
15:47on a eu un peu
15:48de l'inflation
15:48ça c'est évident
15:50deuxièmement
15:51on mesure maintenant
15:52mieux
15:53ce qu'il va falloir faire
15:55et donc on connaît
15:56mieux le dispositif
15:58il faut dire aussi
15:58que dans cette enveloppe
15:59il y a beaucoup
16:00de provisions
16:00il y a plus de 20 milliards
16:03je crois
16:03de provisions
16:03et c'est très important
16:04en fait
16:05derrière ce
16:06l'ajustement
16:07par rapport
16:08à l'estimation
16:10précédente
16:10n'est pas énorme
16:11il est de 5 milliards
16:12de plus
16:12l'estimation
16:14qui avait été faite
16:15je crois
16:15il y a deux ans
16:15ça n'est pas colossal
16:17c'est pas négligeable
16:18mais derrière
16:19en fait
16:20il y a un vrai
16:20changement de méthode
16:21et moi je trouve
16:23que c'est ça
16:23qui est intéressant
16:24on ne sait
16:25évidemment pas encore
16:26comment ça va fonctionner
16:28mais jusqu'à présent
16:28on avait un peu
16:29l'impression
16:30que ça fonctionnait
16:30on faisait les travaux
16:33et on rajoutait un peu
16:34et on rajoutait encore un peu
16:35on a vu avec Flamanville
16:36ce que ça a donné
16:37on était dans la logique
16:39Flamanville
16:40qui était en train
16:40de se reporter
16:42doucement
16:43sur les projets
16:45suivants
16:45j'espère qu'on a tiré
16:46un peu les leçons
16:47quand même
16:47de Flamanville
16:48à peine
16:49et on restait
16:52dans une logique
16:53de prototype
16:53on disait
16:54Flamanville
16:54c'était un prototype
16:55Panli
16:56ça va être à nouveau
16:57un prototype
16:58et le suivant
16:59ça va encore être
17:00un prototype
17:01et donc évidemment
17:01les prototypes
17:02ça coûte beaucoup plus cher
17:03que la série industrielle
17:04je rappelle que
17:05c'est la série industrielle
17:06qui avait permis
17:07il y a 40 ans
17:08d'équiper la France
17:09de réacteurs nucléaires
17:10à un prix raisonnable
17:11donc cette industrialisation
17:12c'est un point
17:13absolument clé
17:14et ce qu'a entamé
17:17Bernard Fontana
17:18c'est justement
17:18de s'organiser
17:21pour vraiment
17:22industrialiser le process
17:23pour que les tranches suivantes
17:25coûtent moins cher
17:27et donc
17:28il y a des réorganisations
17:30internes
17:31EDF
17:31il y a eu un vote
17:33d'ailleurs négatif
17:34du CSE
17:35hier je crois
17:36qui a dit non
17:37on n'est pas d'accord
17:37parce que c'est des réorganisations
17:39profondes
17:39mais pour essayer
17:40d'inverser la machine
17:41pour qu'il y ait une vraie maîtrise
17:43d'ouvrages
17:44qui permette
17:44de contenir
17:46d'organiser
17:48de faire que
17:49les différentes professions
17:50qui sont sur le chantier
17:51d'une centrale nucléaire
17:52travaillent ensemble
17:53alors qu'actuellement
17:54ils ont tendance à travailler
17:55en séquentiel
17:55plutôt que de travailler en parallèle
17:57donc évidemment
17:57il faut que l'un ait terminé
17:58avant que l'autre arrive
17:59ça prend beaucoup plus de temps
18:01donc derrière
18:02il y a eu une réorganisation profonde
18:03je ne sais pas
18:03si elle va marcher
18:04mais clairement
18:05le changement de méthode
18:07était nécessaire
18:07et il me paraît
18:09beaucoup plus important
18:09que les 5 milliards
18:10de surcoûts aussi
18:11Gilles
18:12on est sur une dérive classique
18:13d'un chantier industriel
18:14absolument assez colossal aussi
18:15il faut quand même
18:16bien le reconnaître
18:18on est effectivement
18:19peut-être sur un problème
18:20de gouvernance
18:21d'organisation
18:21comme l'a souligné
18:22Jean-Marc Vittori
18:23à l'instant
18:23il y a plusieurs aspects
18:24comme l'a dit Jean-Marc
18:25il y a un aspect de communication
18:26c'est-à-dire qu'effectivement
18:27Flamambile
18:27ça a été un sketch
18:28qui a duré des années
18:29et des années
18:29et qui a énormément nuit
18:31à la crédibilité d'EDF
18:32quand chaque année vous dites
18:33bah non
18:33on ne finira pas cette année
18:34et en plus
18:35ça va nous coûter des milliards
18:36en plus chaque année
18:40c'est exactement ça
18:41la nature économique
18:42des provisions
18:43c'est de dire
18:43il y a un risque
18:44j'accepte qu'il y a un risque
18:46je l'assume
18:47et je le présente
18:49et normalement
18:50effectivement
18:50je prends une garantie
18:52qui fait que cette fois-ci
18:53ça ne devrait pas
18:54dépasser la facture
18:56l'autre truc qui est rigolo
18:57c'est que
18:58en fait l'EDF
18:59notamment
19:00va chercher des experts chinois
19:01parce que
19:02les chinois sont meilleurs
19:03que nous en tout
19:04d'ailleurs
19:05peut-être miser sur la Chine
19:06pour la prochaine
19:06Coupe du monde de foot
19:07on a des pronostics
19:09à Jean-Marc Vittori
19:09qui est aussi un expert
19:10dans ce domaine-là
19:11c'est qu'effectivement
19:12aujourd'hui
19:14je crois qu'il y a
19:15un retour évidemment
19:16de l'énergie nucléaire
19:17sur la planète
19:17et je crois qu'une centrale
19:19sur deux construite
19:20dans le monde
19:20est faite par des Chinois
19:21ou des entreprises chinoises
19:22et donc là
19:23très sérieusement
19:23les difficultés
19:24les Chinois ont réussi
19:25beaucoup mieux
19:26et beaucoup plus vite
19:27qu'EDF
19:27à construire eux
19:28leurs EPR
19:28et donc là
19:29il y a effectivement
19:31une accumulation
19:31d'expérience
19:32il y a eu aussi
19:33Huxley Point
19:34qui a été aussi
19:35un gros échec
19:36à la Re-Bretagne
19:36donc on peut espérer
19:38que EDF
19:39enfin tire les leçons
19:40de tout ça
19:40ce que je voudrais
19:41juste rappeler
19:41par rapport aussi
19:42à l'avenir économique
19:43du pays
19:43c'est que moi
19:44en tant que macroéconomiste
19:45si vous voulez
19:45il y a quelque chose
19:46que je veux dire aux gens
19:47c'est que
19:47là on parle que des coûts
19:48mais ce qui compte
19:49c'est le circuit économique
19:50c'est-à-dire qu'en fait
19:52si quelque chose
19:53nous coûte très cher
19:53pour être simpliste
19:55mais quand même
19:55fixer un peu les idées
19:56si quelque chose
19:57nous coûte très cher
19:57mais que c'est fait en France
19:58avec des entreprises
20:00la plupart françaises
20:01avec des gens
20:02qui sont embauchés en France
20:03et qui dépensent en France
20:04c'est pas si grave
20:05moi ce qui me pose
20:07énormément de problèmes
20:07et j'aimerais le rappeler
20:08aussi en France
20:08qu'on est obsédé
20:09par l'électricité
20:10on a une passion
20:11pro- ou anti-nucléaire
20:12dans ce pays
20:12c'est qu'aujourd'hui
20:14la première source
20:15d'énergie en France
20:16ça reste les hydrocarbures
20:18d'accord
20:19les hydrocarbures
20:19c'est quasiment 50%
20:21de notre mix énergétique
20:22et cet argent-là
20:23évidemment
20:24il s'en va
20:24en intégralité
20:26à l'étranger
20:26et il finance
20:27c'est bien connu
20:29en économie politique
20:29il y a quasiment
20:31à part la Norvège
20:32il n'y a quasiment
20:32pas de pays démocratique
20:33vous savez pas
20:34comment comptent
20:34les Etats-Unis
20:35qui soit un producteur
20:36massif d'hydrocarbures
20:38donc quand vous achetez
20:40du gaz et du pétrole
20:41évidemment c'est une fuite
20:42pour l'économie française
20:43et en plus
20:44vous soutenez des régimes
20:45au minima autoritaire
20:47voie absolument terrible
20:48comme évidemment
20:49le Qatar
20:49la Russie etc
20:50et ça sert pas forcément
20:51le consommateur
20:51voilà et ça sert pas
20:52le consommateur
20:53donc moi je pense
20:53qu'il faut avoir cette idée
20:54qu'il y a des choses
20:55qui nous coûtent
20:55mais l'important pour moi
20:57c'est de regarder
20:57après cet argent
20:58est-ce qu'il reste en France
20:59le plus possible ou pas
21:00en même temps
21:01c'est ce qui va déterminer
21:02aussi le coût de l'énergie
21:03plus les chantiers
21:04coûteront cher
21:05plus le mégawatt-heure
21:06coûtera cher
21:07et c'est ce qui détermine
21:07aussi un peu
21:09la productivité du pays
21:10Stéphane
21:10oui mixé avec
21:11cette spécificité européenne
21:14sur ce prix d'électricité
21:16où nous on a mis
21:17le paquet pendant des années
21:18et on a fait des investissements
21:19colossaux
21:20pour ne pas en tirer les fruits
21:21donc moi je me mets toujours
21:22le libéral de service
21:24on a fait de la
21:25on a financé
21:27la libre concurrence
21:28des autres en fait
21:28c'est génial
21:29donc ça c'est la spécificité française
21:31alors juste d'abord
21:32très rapidement sur le nucléaire
21:33c'est un sujet qui est passionnant
21:34il faut savoir qu'aucun réacteur nucléaire
21:36ne peut tomber
21:37à l'euro juste
21:38à la fin
21:39entre le moment où il a été budgété
21:40et le moment où il a été construit
21:41ça a toujours été le cas
21:42la gamme
21:43entre l'euro juste
21:44et 40% des cas
21:45ce qu'on appelle la gamme
21:45mais Flamanville a été
21:47un exemple particulier
21:48c'était une nouvelle génération
21:49elle a été annoncée
21:50très clairement
21:50trop vite
21:51et elle a été mal annoncée
21:52maintenant mon inquiétude
21:53alors là je suis content
21:54de parler après Gilles
21:55parce que sinon
21:56je me serais fait fusiller
21:58j'ai un peu de fièvre ce matin
21:59mais on ne voulait pas
22:00d'être un peu énervé
22:00EDF a une capacité
22:03a une spécificité quand même
22:04qui n'arriverait jamais
22:05à une entreprise privée
22:06c'est-à-dire si c'était Bouygues
22:07ou Vinci
22:07qu'on aurait en face
22:08c'est qu'en fait
22:09il est l'opérateur industriel
22:11de ce projet
22:11et quelque part indirectement
22:13on va pas rentrer dans le détail
22:14comme son capital est détenu
22:15à 100% par l'Etat
22:16il est son propre banquier
22:17et son propre financeur
22:18donc ça veut dire quoi ?
22:19ça veut dire que
22:20tous ces projets sont financés
22:22à la fois par un prêt
22:23et à la fois par un coût
22:24de l'énergie
22:24garanti sur 40 ans
22:26par le seul client d'EDF
22:29vous oubliez complètement
22:31et là on est dans un sujet
22:32et je veux pas encore faire
22:33le mec de droite de service
22:35très clairement
22:36je pense qu'il y a
22:36une erreur fondamentale
22:37on a eu un président d'EDF
22:39à une époque
22:39qui était pas un type facile
22:41monsieur Proglio
22:41qui s'est fait détruire
22:43parce qu'il a essayé
22:44de soulever un peu le sujet
22:44et il s'est fait détruire
22:46et vous venez de l'annoncer
22:47vous avez dit que le CSE
22:48n'était pas d'accord
22:49donc on est typiquement
22:50dans un truc où
22:51évidemment que les Chinois
22:52ils arrivent
22:53parce que les Chinois
22:54le CSE
22:54ça a beau être un pays
22:55théoriquement communiste
22:56il n'y a pas
22:57ça n'existe pas
22:59bah oui
22:59non mais les grandes monarchies
23:00de l'hydrocarbure
23:02ça n'existe pas
23:02donc là soit on remet en question
23:04totalement notre système politique
23:05ce que j'appelle pas
23:06sauf que là
23:06cette concurrence là
23:07elle est difficile
23:08et sur EDF
23:09et sur les EPR2
23:10il faut donner sa chance
23:11à la méthode
23:12là on revanche pour finir
23:13sur quelque chose de positif
23:14parce qu'en effet
23:15il vaut mieux provisionner
23:16des erreurs
23:17que de les annoncer après
23:19parce que forcément
23:20c'est très très déceptif
23:22la seule vraie question
23:23qu'il faut se poser
23:23c'est est-ce qu'à un moment donné
23:25d'investir 50 ou 75 milliards
23:28d'euros
23:29dans ces projets là
23:30c'est pour qu'on continue
23:31à payer
23:32un coût mixé
23:33d'énergie
23:34avec les autres
23:36pays européens
23:36ou si à un moment donné
23:37soit il finance
23:38avec nous
23:39cette partie de l'énergie là
23:40soit la France
23:41sur ce sujet
23:43de l'énergie
23:44et de l'électricité
23:45pourra faire bénéficier
23:46aux français
23:47d'un tarif
23:47préférentiel
23:48c'est le vrai seul sujet
23:49c'est dans tout ce qu'a expliqué Gilles
23:51et je suis d'accord avec lui
23:52c'est le consommateur
23:52qui ne gagne rien
23:54à la fin
23:54et je vous rappelle
23:55que le consommateur
23:56il est aussi
23:56le contribuable donc
23:58propriétaire de DF
23:59il y a un dernier
24:00allez il nous reste 30 secondes
24:02Jean-Marc
24:03il y a un dernier sujet
24:04qui a un peu soulevé
24:05Stéphane
24:06c'est en fait
24:06est-ce que DF
24:07est une entreprise normale
24:08ou est-ce que c'est une régie
24:10nationale
24:11qui est là
24:12pour aider
24:13la productivité nationale
24:15ça a été tout le débat
24:15qui a opposé l'État
24:16entre eux
24:17et Lucrémon
24:18l'ancien
24:19l'ancien PDG
24:20ça c'est une question simple
24:22c'est une entreprise
24:22totalement anormale
24:23et à qui on demande
24:25absolument tout
24:26et son contraire
24:26c'est-à-dire que l'État
24:27voudrait à la fois
24:28des dividendes
24:29de l'électricité pas chère
24:30des investissements massifs
24:32une responsabilité sociale
24:34et environnementale
24:35très forte
24:35et donc
24:38il y a des injonctions
24:40contradictoires
24:41comme
24:41à laquelle
24:43n'est soumise
24:43aucune autre
24:44grande entreprise française
24:45ou même
24:46je pense mondiale
24:47SNCF un peu aussi
24:48c'est à moindre échec
24:50je crois vraiment
24:52qu'il y a une vraie
24:52non c'est pas une entreprise normale
24:54c'est stratégique l'énergie
24:55c'est stratégique
24:56Bernard Fontana
24:57a peut-être le pire poste
24:58le PDG de France
24:59mais en même temps passionnant
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