- il y a 2 mois
Avec Bartolomé Lenoir (député de la Creuse, porte-parole de l'UDR et auteur d'une proposition de loi 'pour relancer une politique nataliste") et Alexandra Monet (conseillère politique, spécialiste de la Famille)
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face, Jean-François Aquili.
00:05Allez, le débat du jour dans La Vérité en Face, la démographie en Berne, en France, allons-nous dans le mur ?
00:13L'INED, qui est l'Institut National d'Études Démographiques, vient de publier ce dernier rapport sur la démographie française.
00:21L'effondrement du nombre de naissances observées depuis une quinzaine d'années se confirme et entrave de fait.
00:28La croissance de la population, désormais presque exclusivement portée par un solde migratoire positif, ce sont les termes de l'INED.
00:38Deux invités ce matin, bonjour à vous, je commence par les dames, Alexandra Monnet, bonjour.
00:42Bonjour.
00:43Vous êtes conseillère politique et spécialiste des questions liées à la famille, et également présent, Bartholomé Lenoir, bonjour.
00:51Bonjour, merci de l'invitation.
00:52Débuté de la Creuse, porte-parole de l'UDR et auteur d'une proposition de loi pour relancer une politique nataliste.
01:02Si vous le permettez, je commence par vous, Bartholomé Lenoir.
01:04Alors vous nous appelez, La Vérité en Face, comme d'hab, 0826 300 300, si vous voulez réagir à ce sujet,
01:11qui est tout sauf anecdotique.
01:13Il en va de l'avenir de la population française.
01:16Bartholomé Lenoir, vous dites, proposition de loi, qu'est-ce qu'il y a dedans pour relancer une politique nataliste ?
01:23Alors il y a, en tout cas, ce qu'il y a dedans, c'est le rétablissement de tout ce que François Hollande avait supprimé ou modifié en 2014.
01:33Et qui avait, dans mon rapport, on peut très bien le voir,
01:38qui avait induit une baisse très significative de la démocratie française, démographie française.
01:43Mais il y avait donc là-dessus la fin de l'universalité des allocations familiales,
01:50le plafonnement du quotient familial.
01:53Et donc, dans mes propositions, j'ai indiqué qu'il fallait remettre tout cela
01:58pour restituer la confiance des Français dans une politique familiale de notre pays.
02:04Donc ça, c'est très important.
02:06Et en plus, il y avait aussi, parce qu'en France, on a une tradition des allocations familiales dès le deuxième enfant.
02:12C'est une tradition depuis De Gaulle, etc.
02:15Et nous considérons qu'il faut l'ouvrir dès le premier enfant,
02:20car nous nous apercevons que beaucoup de familles ont aujourd'hui un doute
02:24sur le fait d'avoir un premier enfant.
02:26Et que le pas pour le premier enfant est de plus en plus difficile.
02:29Dans un contexte budgétaire, si même pas qu'il soit contraint, c'est catastrophique.
02:34Donc c'est compliqué quand même, non ?
02:36Compliqué à quel point de vue ?
02:37Dès le premier enfant, quoi.
02:39Alors, c'est toute la question.
02:41Nous, nous considérons, si vous voulez, dans le cadre du contre-budget que nous avons fait à l'UDR,
02:46que la politique familiale doit être intégrée comme un investissement,
02:51et absolument pas comme un coût.
02:53Il faut couper ailleurs pour pouvoir faire une politique familiale majeure.
02:57Puisqu'en réalité, là, hier, le PLFSS, comme on dit, a été voté avec des accords.
03:03Nous, on a voté contre le budget de la Sécu.
03:05Le budget de la Sécu.
03:06Mais ce qui est incroyable dans ce budget de la Sécu,
03:08c'est qu'il n'y a rien, justement, sur la politique familiale.
03:11Or, aucun budget de la Sécu ne sera pérenne si nous n'avons pas une politique nataliste.
03:17Donc ça, c'est extrêmement important de s'en rendre compte.
03:20Alexandra Monnet, c'est une donnée majoritairement, essentiellement, financière.
03:27Le fait que les Français hésitent à faire des bébés ?
03:31Alors, déjà, je voudrais dire qu'effectivement,
03:33le titre du débat, c'est la démographie en berne.
03:35Ça, je pense qu'on ne va pas revenir dessus, parce que les chiffres le montrent.
03:38Je suis d'accord avec ça.
03:39Bien évidemment. En revanche, ce n'est pas une fatalité.
03:42Et on n'a pas forcément besoin d'une politique nataliste
03:45pour faire remonter la natalité,
03:47tout simplement parce que les injonctions aux Français de faire des enfants,
03:52ça n'a jamais fonctionné.
03:53Les discours de ce style-là n'ont jamais fonctionné.
03:56Ce n'est pas tout à fait vrai, parce que quand vous avez la réforme de François Hollande,
03:59vous avez une baisse.
04:00Oui, mais les parents, aujourd'hui, ne font pas des enfants
04:03pour la démographie, ou pour les retraites,
04:05ou parce qu'on a un souci.
04:06C'est important.
04:07Ça, c'est tout à fait vrai.
04:08Mais vous pouvez aider les familles à avoir des enfants.
04:10Et ça, ça a un impact.
04:11Je suis d'accord là-dessus.
04:12Mais c'est pour ça que je n'aime pas ce terme de politique nataliste.
04:15Pourquoi est-ce que les Français ne font plus d'enfants ?
04:17L'objectif n'est pas de faire en sorte de dire aux Français de faire des enfants,
04:21mais d'aider ceux qui veulent faire des enfants.
04:23Et on voit qu'aujourd'hui, les familles françaises souhaitent plus de deux enfants.
04:27Et donc, aujourd'hui, le problème de la natalité, c'est un empêchement.
04:30Mais c'est un empêchement collectif.
04:31Et effectivement, il est multifactoriel.
04:33Il y a la question financière, bien évidemment.
04:35Donc, la question financière, c'est le coût de la ville, le pouvoir d'achat.
04:39C'est le pouvoir d'achat qui mène d'ailleurs au problème du logement,
04:42notamment dans les grandes villes.
04:43Les loyers ou le logement globalement.
04:46Ou l'achat d'un appartement, surtout majoritairement dans les grandes villes
04:49où aujourd'hui, les familles ne peuvent plus se loger.
04:50Faire trois enfants et vivre dans un ou deux pièces, c'est compliqué.
04:54C'est compliqué.
04:54Même faire trois enfants et vivre dans une pièce.
04:57Je connais beaucoup de familles, donc c'est le cas.
04:59Mais il n'y a pas que cette question financière.
05:01Il y a aussi ce qui revient énormément, et surtout chez les femmes,
05:04et je suis désolée de remettre la femme au cœur du sujet,
05:07mais c'est quand même important sur le sujet de la natalité,
05:10c'est la conciliation vie pro-vie perso.
05:13C'est vraiment le problème, et notamment des femmes qui sont diplômées,
05:18donc celles qui sont en travail aujourd'hui,
05:21c'est la conciliation vie pro-vie perso.
05:22Aujourd'hui, une femme, lorsqu'elle veut faire un enfant,
05:25la première question, c'est est-ce que je dois mettre en parenthèse,
05:28entre parenthèses, ma vie professionnelle ?
05:29Et c'est majoritairement ce qui arrive.
05:32Et ça, c'est malheureux.
05:33Et ça fait partie des choses sur lesquelles il va falloir qu'on travaille.
05:35Vous voulez dire quoi ?
05:36Que la clé de résolution de cet aspect-là, fondamental,
05:39vous avez raison, du fait de ne plus hésiter à faire les enfants,
05:42c'est peut-être la fin du masculinisme, pardonnez-moi,
05:45mais c'est faire en sorte qu'il y ait un réel partage des tâches dans les couples,
05:50c'est quelque chose de philosophique, de civilisationnel,
05:53qu'est-ce que c'est l'idée ?
05:54C'est quelque chose de culturel, en tout cas dans le milieu du travail.
05:57C'est-à-dire qu'aujourd'hui, en France, les politiques familiales depuis les années 70 ont été faites de sorte à ce que les femmes reprennent très vite le travail après la naissance de leur enfant.
06:09Aujourd'hui, le congé maternité, une femme retourne, ça ne prend que le congé maternité, une femme retourne au travail, son enfant a deux mois et demi.
06:16C'est ni bon pour l'enfant, ni bon pour la mère qui n'a pas réussi à se remettre de l'accouchement.
06:21Et donc, c'est pour ça qu'on voit de plus en plus d'arrêts maladie après le congé maternité.
06:26Et donc, en fait, il faut vraiment remettre ça au centre du jeu.
06:29C'est-à-dire que la conciliation vie pro-vie perso, c'est pour une femme de pouvoir se permettre d'avoir des enfants,
06:36de s'en occuper, de se remettre elle-même, mais tout en gardant sa carrière.
06:40Bartolomé Lenoir, sur cet aspect-là des choses, on va paraphraser le titre du livre de Ségolène Royal,
06:45qui était notre invité l'autre matin, mais qui va garder les enfants, c'est ironique.
06:47C'est un aspect important également aussi.
06:51Est-ce que la vie sociale, est-ce que la vie professionnelle est structurée
06:56d'une façon à ce qu'il y ait un réel partage du fardeau ?
07:00Parce que je parle en connaissance de cause, oui.
07:02Alors, c'est tout à fait extrêmement important.
07:04Et quand on a mené les auditions dans le cadre du rapport sur la natalité,
07:09on s'est rendu compte que ça entrait dans un facteur très très important
07:15qu'est la confiance dans la communauté nationale,
07:19à permettre, si vous voulez, et en tout cas à accompagner les femmes,
07:24et plus largement les couples, à avoir des enfants.
07:27Et effectivement, c'est un facteur très très très important.
07:30Je voudrais juste revenir sur un point, c'est que pour bien comprendre le sujet de la démographie,
07:36il faut comprendre qu'il y a une baisse, si vous voulez, du désir d'enfant
07:39qui est généralisée, qui est internationale.
07:42En France, on avait 2,7 dans les années 90 désirs d'enfant par couple.
07:48Aujourd'hui, on n'est plus qu'à 2.
07:50Ça, c'est multifactoriel.
07:52C'est très difficile d'agir dessus.
07:55C'est une baisse internationale.
07:57Et donc, là-dessus, on ne peut pas avoir de politique.
07:59Mais je rajoute juste un point qui est fondamental.
08:02C'est qu'aujourd'hui, on a un désir d'enfant en France
08:05qui est beaucoup plus élevé qu'ailleurs, qui est à plus de 2 enfants par femme et couple.
08:10Mais nous avons une réalité d'enfant à 1,6.
08:13Et c'est là où on peut vraiment avoir une politique publique,
08:18essayer de rapprocher la réalité, c'est-à-dire du 1,6 vers le 2.
08:24Et c'est là qu'on peut essayer d'avoir.
08:26Et moi, je pense effectivement que permettre, c'est très très important aux femmes,
08:31d'avoir un enfant sans que ça puisse avoir un impact sur leur carrière professionnelle,
08:35parce que c'est une réalité.
08:36Je veux dire, ça, ça fait partie effectivement des facteurs très importants.
08:40Le coût de la vie, faire en sorte que les femmes ne supportent plus seules ce fardeau aujourd'hui,
08:46c'est-à-dire que c'est formidable de faire des enfants,
08:48mais il y a une dimension technique quand même qui nécessite un partage strict.
08:53Et il y a aussi peut-être Alexandre Amoné, ce qui est difficilement palpable ou quantifiable,
08:58une espèce d'angoisse du futur que l'on croise dans les sociétés occidentales,
09:03notamment, et pas que.
09:04Alors, c'est vrai que c'est un des freins qui touche, surtout les jeunes générations,
09:09donc celles qui sont déjà en âge de faire des enfants ou celles qui vont l'être bientôt.
09:13De quoi demain sera fait, quoi.
09:15Exactement.
09:15C'est-à-dire qu'aujourd'hui, la jeune génération a peur de l'avenir,
09:19c'est-à-dire a peur à cause des guerres, a peur à cause de l'écologie,
09:22parce que c'est quand même un sujet très important.
09:24Là-dessus, on s'est rendu compte qu'effectivement,
09:26le changement climatique avait un impact, mais quand même très très faible
09:32dans le désir d'enfant et donc c'est à relativiser.
09:36Oui, bien sûr.
09:37Mais je veux dire, ça fait partie de ce fameux « pack » de la peur de l'avenir
09:41qui touche essentiellement les jeunes générations.
09:43Et c'est vrai que malheureusement, sur ce point-là,
09:45en termes de politique publique, ça va être difficile de jouer là-dessus.
09:50Ah oui, c'est comment rassurer ?
09:52Oui, allez-y.
09:53Moi, j'ai une théorie sur...
09:56On part de la baisse généralisée.
09:59Moi, je me rends compte qu'on arrive quand même dans un monde...
10:02L'artificialisation du monde.
10:04C'est-à-dire avec un monde de plus en plus numérique,
10:07avec l'intelligence artificielle,
10:09qui ne séduit pas, ou en tout cas,
10:12atténue le désir naturel d'avoir des enfants.
10:16Et je pense qu'on a une opposition
10:17entre nature et artificialisation.
10:20Et l'aspiration vers le monde de l'artificiel,
10:23du numérique,
10:25est une question.
10:27Est-ce qu'on a vraiment envie d'avoir des enfants dans ce monde-là ?
10:31Je pense que c'est un facteur qui est peu étudié,
10:33mais qui a son importance.
10:34Quelle est la réalité du solde migratoire dans cette affaire ?
10:39Comment relancer notre natalité ?
10:41Vous avez commencé à ébaucher des débuts de réponses.
10:43Nous restons sur ces questions fondamentales.
10:46Et puis, quelle est la trajectoire aussi
10:47pour les prochaines décennies
10:49en ce qui concerne la population française ?
10:52Vous restez avec nous,
10:53Bartholomé Lenoir, Alexandra Monnet.
10:55Dans un court instant,
10:56nous reprenons cet échange
10:58dans la suite de La Vérité en Face.
11:00Le Grand Matin Sud Radio,
11:02La Vérité en Face,
11:04Jean-François Ackéli.
11:05C'est qu'Alexandra Monnet, conseillère politique,
11:08spécialiste de la famille,
11:09Bartholomé Lenoir, député de la Creuse,
11:12très beau département,
11:13porte-parole de l'UDR,
11:15auteur d'une proposition de loi
11:16pour relancer une politique nataliste.
11:20Je peux vous assurer que la discussion s'est poursuivie hors micro.
11:23Tiens, Bartholomé Lenoir,
11:25affinez votre idée de,
11:26vous disiez,
11:28d'artificialisation,
11:30d'émergence du numérique.
11:31Oui, je pense que le monde artificiel,
11:35avec l'émergence, effectivement,
11:38du fait qu'on scrolle toute la journée sur notre portable...
11:41Faites des bébés, arrêtez de scroller,
11:43ça pourrait être un slogan.
11:45En tout cas, je ne sais pas s'il faut avoir une injonction,
11:47mais je pense qu'effectivement,
11:48on a, par l'artificialisation du monde,
11:52donc c'est le monde numérique,
11:53l'intelligence artificielle
11:54qui restreint les contacts sociaux,
11:58je pense que, effectivement,
12:00ça peut avoir un impact concret et direct
12:03sur la baisse du nombre d'enfants,
12:05mais même sur le désir d'enfants,
12:07parce que je ne suis pas sûr qu'on a envie,
12:10qu'on puisse avoir envie
12:11d'avoir des enfants dans un monde artificiel
12:14plutôt que dans un monde naturel.
12:16Et quand on parle,
12:17vous avez dit,
12:18il y a la possibilité du retour de la guerre,
12:21qui est réelle en Ukraine,
12:23le changement climatique,
12:24ça c'est tout à fait vrai,
12:25mais en réalité,
12:26dans des périodes historiques très, très dures...
12:28Et l'état du monde, oui.
12:28Et l'état du monde.
12:29Mais dans des périodes historiques
12:31très, très difficiles,
12:32il y a eu des croissances démographiques.
12:35Donc, je pense qu'il faut aller chercher
12:37d'autres raisons ailleurs.
12:39Il faut chercher d'autres raisons ailleurs,
12:40vous dites,
12:41Alexandra Monnet.
12:42Quid du solde migratoire ?
12:45C'est l'Inède qui le dit qu'au fond,
12:47la croissance,
12:48il y a trop de décès et pas assez de naissances,
12:51c'est aussi bête que ça,
12:52sur le solde négatif,
12:53et la progression qui se poursuit
12:55est due à l'immigration.
12:59Alors, est-ce que c'est un sujet ou pas ?
13:00Alors, c'est un sujet
13:01si on veut maintenir notre système social
13:03et si on veut maintenir notre système de croissance.
13:05En fait, la question, elle est là.
13:06C'est-à-dire que le problème démographique,
13:08il est lié directement à ça.
13:10On ne va pas demander aux gens
13:11de faire des enfants, encore une fois,
13:13pour améliorer notre démographie.
13:16Ça, ça ne fonctionnera pas.
13:17En revanche, il faut quand même
13:18se poser la question de savoir
13:19est-ce qu'on a envie de maintenir
13:20le système social existant aujourd'hui ?
13:22Est-ce qu'on a envie de maintenir
13:23notre système de croissance ?
13:25Si on n'a pas recours à l'immigration,
13:27si on continue à avoir une natalité en verne
13:29et si on n'a pas recours à l'immigration,
13:30ces deux systèmes-là
13:31ne pourront pas fonctionner.
13:32La preuve, en Italie,
13:34le gouvernement de Giorgia Meloni,
13:36qui était à la base
13:37contre une immigration massive,
13:38finalement, a eu recours à l'immigration
13:40parce qu'ils se sont rendus compte
13:41qu'ils n'avaient pas le choix
13:42pour maintenir leur système.
13:43En régularisant massivement.
13:44Oui, exactement.
13:45Il y a un référendum, d'ailleurs,
13:46qui est passé pour augmenter
13:47les quotas d'immigration.
13:48Mais ils se sont rendus compte
13:49qu'ils n'avaient pas eu le choix.
13:50L'Allemagne l'a fait,
13:51Bertrand Leméle-Noir,
13:52l'Allemagne l'a fait
13:53parce que la population vieillissait
13:54plus vite que la nôtre,
13:56avec une validation
13:57d'une politique d'immigration forte
14:01et elle en revient aujourd'hui.
14:04Alors, déjà, je m'inscris en faux.
14:07Je pense qu'il est possible
14:09d'augmenter le nombre d'enfants par couple
14:11puisque le désir d'enfant,
14:13comme on en a parlé tout à l'heure,
14:15est supérieur à la réalité.
14:17Je pense qu'une politique publique
14:20peut nous amener à deux enfants par couple,
14:22ce qui est le taux de renouvellement
14:23qui permettrait de ne pas avoir
14:25d'immigration dans ce sens.
14:28C'est ce que j'avais dit
14:30à la ministre de la...
14:31Madame Vautrin,
14:32à l'époque où elle n'était pas
14:33ministre des Armées.
14:34Je ne crois pas
14:35qu'il faille remplacer
14:38l'absence d'une politique
14:39de natalité et familiale
14:42par une politique immigrationniste.
14:44Puisque les conséquences culturelles
14:47de cette immigration
14:49seront énormes.
14:50Elles sont déjà visibles partout.
14:51Nous sommes d'accord tous les deux
14:52quand nous disons
14:53favoriser une natalité française,
14:56c'est de toutes les origines
14:57au sein de la population française.
14:59C'est chez les Français.
15:00Oui, chez les Français.
15:01De toutes les origines,
15:02de tous les obédients, etc.
15:03La communauté nationale, tout à fait.
15:05La communauté nationale.
15:06Alexandra Monnet,
15:08vous pensez qu'il faut
15:10qu'il y ait un discours public
15:11favorable à la natalité.
15:13Je ne sais pas,
15:14des campagnes de communication,
15:16vendre un peu de bonheur.
15:18Vous disiez à juste titre
15:19sur la place de la femme,
15:20c'est très juste.
15:21Ce n'était pas vraiment encore
15:23dans les mœurs tout ça.
15:24Nous sommes en 2025
15:26et il y a toujours,
15:27toujours,
15:28cette inégalité
15:30femme-homme.
15:31Je pense que
15:31le fait de vouloir ou non
15:33un enfant,
15:34c'est quelque chose
15:34qui est très intime
15:35et très personnel.
15:36C'est pour ça qu'on ne peut pas
15:37demander aux gens
15:38et obliger les gens
15:41à faire des enfants.
15:42En revanche,
15:43tous les freins
15:44qu'on a cités
15:45depuis le début,
15:46ça c'est un échec collectif.
15:47Et c'est là-dessus
15:48sur lequel l'État peut agir.
15:49Et donc,
15:50c'est là-dessus
15:51qu'il faut qu'on mette en place
15:52une politique publique,
15:53en tout cas des politiques publiques.
15:55Et donc oui,
15:55il y a un discours
15:56au niveau de l'État
15:56qui doit accompagner ça.
15:58Je parlais des femmes,
16:00si on prend l'exemple
16:00du postpartum,
16:01aujourd'hui,
16:02la mortalité maternelle,
16:04enfin le suicide maternel
16:05est aujourd'hui
16:06la première cause
16:07de mortalité
16:07chez les mères.
16:09C'est le suicide maternel.
16:10personne n'en parle,
16:11personne ne le sait,
16:12alors que c'est juste un fait.
16:15Et là-dessus,
16:15c'est quoi ?
16:15C'est-à-dire jouer
16:16sur le postpartum
16:17et ça veut dire jouer aussi
16:18sur le fait que...
16:19Comment est-ce que vous jouez
16:20sur le postpartum ?
16:21C'est sensibiliser
16:22le monde du travail,
16:24sensibiliser la population,
16:25l'opinion publique,
16:26au fait qu'une femme,
16:27quand elle accouche,
16:28c'est tout un bouleversement
16:29qui arrive en elle.
16:31Et donc non,
16:31au bout de deux mois et demi,
16:32elle ne peut pas reprendre le travail
16:33comme si en fait
16:34elle était partie en vacances
16:35au bout de deux mois et demi.
16:35Un, elle n'est pas partie en vacances,
16:40et qui restera là toute sa vie.
16:42Donc il faut vraiment,
16:43par exemple sur le postpartum,
16:44là aussi c'est un discours effectivement,
16:46c'est une campagne nationale,
16:47moi c'est comme ça
16:47que je l'avais imaginé,
16:48en tout cas une campagne
16:48de sensibilisation
16:49à l'échelle nationale
16:50du postpartum.
16:51Non, ce n'est pas un sujet tabou,
16:52oui, il faut en parler.
16:54Bartolome et Lenoir.
16:54Et il faut aussi,
16:56moi j'ai deux enfants,
16:58il faut aussi permettre au père
16:59d'être beaucoup plus présent
17:01et que l'absence du père,
17:04on en parlait en off tout à l'heure,
17:06à l'Assemblée nationale aujourd'hui,
17:08moi j'ai donc un jeune
17:09enfant,
17:11je n'ai pas de délégation
17:12pour me permettre
17:14d'être à la nuit,
17:16à la maison.
17:17Et donc c'est toujours
17:18sur la mère
17:19que ça,
17:20et ça c'est un véritable problème.
17:22Et juste un point,
17:23sur la communication,
17:25je pense qu'il faut évidemment
17:27laisser la liberté.
17:28La France,
17:29c'est le pays de liberté.
17:31Et en revanche...
17:31Une campagne faite des bébés,
17:32ça va barber tout le monde.
17:34Non, non, mais c'est pour,
17:34exactement,
17:35c'est pour ça qu'il faut dire...
17:35On l'a vu avec le armement démographique.
17:37C'est pour ça qu'il faut dire,
17:38si vous décidez d'avoir des enfants,
17:42l'État sera à vos côtés.
17:44Et c'est ça le message.
17:45Et quand François Hollande
17:46change la politique familiale,
17:48qui est pourtant constitutionnelle,
17:49je pense qu'il faut bien le rappeler,
17:51c'est dans la Constitution.
17:53Pour vous, c'était le frein.
17:54Ça a été...
17:55Il a dit,
17:56l'État n'est plus à vos côtés.
17:57Et il y a eu,
17:58je termine par ça,
17:59dans les auditions
18:00qu'on a menées,
18:01un exemple,
18:02une personne qui nous a dit
18:03de façon très intéressante,
18:04les communautés religieuses,
18:05ceux qui appartiennent
18:06aux communautés religieuses,
18:07ou qui se sentent accompagnés
18:08par une communauté,
18:09ont plus d'enfants
18:10que le reste des Français.
18:12Donc il faut que la communauté nationale
18:13assure un soutien aux familles.
18:15Je voulais juste rebondir
18:17sur deux points.
18:18Le premier,
18:19c'est effectivement
18:19sur la participation des pères.
18:21Aujourd'hui,
18:22on a des pères
18:23qui veulent de plus en plus participer.
18:25La preuve,
18:25on a 70% aujourd'hui
18:26des pères
18:27qui prennent le congé paternité.
18:29Ce qui n'était pas forcément
18:30gagné au départ,
18:31parce que justement,
18:32dans le monde du travail
18:33et dans le monde de l'entreprise,
18:33c'était mal vu.
18:34Donc il y a aussi ce point
18:35où il faut effectivement
18:36aider les pères
18:37à prendre leur place
18:38au sein de la famille.
18:40Et c'est-à-dire,
18:40typiquement,
18:41réfléchir aussi à un congé
18:42qui soit équivalent
18:43entre les pères et les mères.
18:44Parce que la mère a besoin
18:44physiquement de se retrouver,
18:46mais elle a aussi besoin d'aide.
18:47Et aujourd'hui,
18:48les mères ont très peur
18:49quand les pères reviennent au travail
18:50parce qu'elles se sentent toutes seules.
18:51Et le deuxième point,
18:52c'est effectivement
18:53à la communauté religieuse.
18:53Alors,
18:54sans rentrer dans la communauté religieuse,
18:55juste de dire que pendant longtemps,
18:57on le disait très bien en pédiatrie,
18:59c'est qu'il faut tout un village
19:00pour élever un enfant.
19:02Et aujourd'hui,
19:02ce village a disparu.
19:03Et c'est ça aussi
19:04qui fait que les parents
19:05réfléchissent à deux fois,
19:07en tout cas,
19:07avant de faire un enfant,
19:08parce qu'ils se sentent souvent seuls.
19:09Ils habitent loin de leur famille.
19:14les aider à élever leurs enfants.
19:15Et effectivement,
19:15il y a aussi ce village à recréer.
19:17C'est une belle conclusion.
19:18Vous êtes d'accord avec ça ?
19:19Nous refermons cet échange
19:21Bartholomé-Lenoir
19:22en espérant que ces propositions de loi
19:24et tout le reste aboutissent.
19:25Alors moi,
19:25ça a été adopté en commission.
19:27Oui, oui.
19:28Il faut que ça se suive.
19:30Exactement.
19:30Merci à tous les deux.
19:31Merci.
19:31Merci beaucoup.
19:32Et puis bonne chance
19:33pour ceux qui font des bébés.
19:35Allez.
19:35Allez.
19:36À tout âge.
19:37Gagnant,
19:38gagnante même,
19:40du notre jeu
19:40du sapin de Noël.
19:42Sud Radio,
19:43bonjour Frédéric.
19:45Bonjour.
19:46Vous êtes à Maison Elfort, Frédéric.
19:48Oui, c'est ça.
19:49J'ai super contente.
19:51Oui,
19:51moi non,
19:52parce que j'aurais bien
19:52aimé vous le faucher,
19:53l'air fryer crispy
19:55de la marque Ninja.
19:57Mais dites-moi,
19:58vous cuisinez ?
20:00Rassurez-moi.
20:00Parce que moi,
20:00je cuisine aussi.
20:02Non,
20:02mais moi,
20:02je cuisine.
20:03Mais moi,
20:03je cuisine à l'ancienne,
20:04les blanquettes,
20:05les potos de feu,
20:05pas tout ça.
20:06Mais j'ai des fils
20:07qui vont adorer.
20:08Ils en voulaient.
20:09Donc,
20:09ils s'installent.
20:10C'est trop bien.
20:11Je suis trop contente.
20:12L'appareil est magnifique.
20:13Je l'ai en photo là.
20:14Superbe.
20:15Superbe.
20:15Tout en vert.
20:17Vous allez voir,
20:17vous allez arrêter de cuisiner après.
20:18Ça va être une catastrophe.
20:19Je ne vais pas d'accord.
20:20Je vais regarder pour moi.
20:21Merci.
20:22Bravo.
20:22Restez fidèle à Sud Radio,
20:24Frédéric.
20:24Merci.
20:24Merci pour Sud Radio.
20:25J'adore cette vidéo.
20:27Vous avez bien raison.
20:28Vous avez bien raison.
20:29J'entends des points de vue
20:30que je ne les aurais pas forcément moi.
20:32Ne coupez pas le poste
20:33parce que nous avons Valérie Expert
20:35qui est en studio avec nous.
20:36Merci.
20:36Un gros bisou, Frédéric.
20:37Allez,
20:38qu'est-ce qu'il y a dans...
20:38Il y a des gens qui se mettent à cuisiner
20:41et demandaient à Gilles Gansman.
20:43Gilles ne cuisinait pas
20:44et grâce au Air Fryer,
20:45il s'est mis à la cuisine.
20:46Tout est possible.
20:47Tout est possible.
20:48Ce n'est pas perdu.
20:49Voilà.
20:49On va beaucoup...
20:50On va revenir sur...
20:51J'ai envie de dire
20:52que le thème principal
20:53sera l'état impuissant.
20:54Vous allez me dire
20:54que ce n'est pas nouveau.
20:55L'état impuissant face aux réseaux sociaux.
20:58Emmanuel Macron hier
20:59qui a raconté l'histoire
21:00de cette fake news
21:00sur laquelle on va revenir.
21:02Comment réguler les réseaux sociaux ?
21:04Est-ce que c'est possible
21:05l'état impuissant face aux narcos ?
21:07500 euros pour les consommateurs de drogue
21:09quand on connaît
21:10le taux de recouvrement
21:11d'une manière générale.
21:13C'est assez dérisoire.
21:15Donc, il faut aller
21:16à l'affrontement
21:16avec les dealers.
21:18Et puis, cette affaire d'OQTF,
21:20l'équipe municipale de Chessy
21:21qui démissionne
21:23pour protester le mariage.
21:23Le monde à l'envers.
21:25Absolument.
21:26On se retrouve dans un instant
21:27avec vous.
21:280826 300 300.
21:30Bonne émission.
21:30Sous-titrage Société Radio-Canada
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