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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive

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00:00:00Mardi 16 décembre 2025, Morandi, live numéro 1771 sur CNews, première chaîne Info de France.
00:00:08Bonjour et bienvenue en direct à la une, les larmes et la colère des agriculteurs.
00:00:13Vous allez voir des témoignages bouleversants, ceux de ces hommes qui ont rencontré la ministre de l'Agriculture
00:00:18et qui craquent devant la caméra. Ils n'en peuvent plus, ils se sentent méprisés, humiliés.
00:00:23On avait rarement vu ça à la sortie d'une réunion avec une ministre.
00:00:26Un désespoir bouleversant car pour certains, c'est toute une vie de travail qu'ils ont l'impression de perdre.
00:00:33Là, on parlait à un mur, à un mur de madame la ministre.
00:00:38Moi, j'appelle l'opinion publique à nous suivre. Il y en a marre.
00:00:43On ne veut rien que manifester pour travailler. C'est fou dans ce pays.
00:00:48Alors, j'appelle tout le monde à nous rejoindre. La population, les jeunes dans les lycées,
00:00:54s'il vous plaît, venez nous aider les agriculteurs. On va tous crever avec cette ministre.
00:01:00Stop, stop, arrêtez ce carnage de l'abattage total. C'est fou, s'il vous plaît.
00:01:06Le mépris de l'État continue. Il nous envoie les chars. C'est une honte. Une honte.
00:01:12Voilà des agriculteurs au bord des larmes. Vous verrez plus de réactions dès le début de Morandini Live.
00:01:17Et en direct sur notre plateau, Christian Convert, agriculteur et ancien secrétaire général de la coordination rurale.
00:01:21Il sera avec nous. Et il va nous expliquer ce qui se passe. On connaît son franc-parler.
00:01:25Et face à la colère des agriculteurs, la ministre Annie Gennevar a fait de timides annonces hier,
00:01:30avec notamment un accompagnement financier de l'État en cas d'abattage des troupeaux,
00:01:34dans lesquels moins d'une bête est contaminée.
00:01:36Mesures insuffisantes pour les éleveurs en colère.
00:01:38Et les barrages se multiplient dans le sud-ouest.
00:01:42Échec pour la ministre de l'Agriculture,
00:01:44qui n'a pas convaincu les présidents des chambres départementales d'Occitanie.
00:01:48Et on va nous accuser d'avoir déplacé des animaux et d'avoir contaminé nous-mêmes les animaux.
00:01:53À la sortie de leur réunion de crise hier soir à Toulouse,
00:01:56les éleveurs ne décolèrent pas.
00:01:58Si le périmètre de vaccination va être élargi comme ils le souhaitaient,
00:02:02Annie Gennevar est restée intransigeante
00:02:04quant à la suspension de l'abattage systématique des troupeaux de bovins infectés.
00:02:08Il y a des mouches qui ont circulé, on va trouver d'autres cas.
00:02:11C'est-à-dire qu'on va continuer cette folie meurtrière.
00:02:13On lui demandait une pause, elle ne l'a pas voulu.
00:02:15Et on repart dans des délires de meurtriers.
00:02:18Les éleveurs réclament un changement de protocole
00:02:20pour un abattage ciblé des animaux contaminés.
00:02:22Je pense que tout le monde est déçu
00:02:24puisqu'elle n'a pas voulu entendre et prendre en considération
00:02:28le protocole proposé par la Riège.
00:02:31Ça contribue à amener encore un peu plus d'animosité à la situation et d'hystérie.
00:02:38Conséquence, les actions sur les routes ne sont pas prêtes de cesser.
00:02:41On ne sait pas si on pourra passer Noël avec nos enfants.
00:02:44Il va falloir encore, quand se gèlent les miches sous les ponts des autoroutes,
00:02:48à saloper les préfectures pour se faire entendre.
00:02:52Annie Gennevard salue les propositions sérieuses et réfléchies des agriculteurs,
00:02:56mais suggère un dialogue avec des scientifiques indépendants
00:02:59pour agir avec le maximum de garanties sanitaires.
00:03:02Et à propos des agriculteurs, justement, depuis une quinzaine de minutes,
00:03:06une réunion a débuté à Matignon avec plusieurs ministres et les préfets des régions
00:03:10pour tenter de réagir et de calmer la colère des agriculteurs.
00:03:13Nous serons en direct de Matignon, bien sûr, dès le début de Morandini Live.
00:03:17Et puis, autre direct dans cette émission, vers midi,
00:03:20nous devrions vivre ensemble en direct l'arrivée d'Emmanuel Macron à Marseille.
00:03:24Le président revient, en effet, une fois de plus dans la ville,
00:03:27qui devait être l'exemple de son succès dans la lutte contre l'insécurité,
00:03:31contre la violence et le retour au calme dans les cités.
00:03:34On sait quelle est la réalité des résultats.
00:03:36Emmanuel Macron qui rêvait de Marseille en grand.
00:03:39Et on se retrouve avec des résultats en petit.
00:03:42Un plan colossal est lancé en grande pompe en 2021,
00:03:47mais des résultats sur le terrain qui se font toujours attendre.
00:03:50Le plan Marseille en grand prévoyait une lutte inédite
00:03:54contre le narcotrafic et l'insécurité,
00:03:57avec notamment un renforcement des moyens et des effectifs de police.
00:04:01En tout, 5 milliards d'euros devaient être mobilisés.
00:04:05Trois ans plus tard, sur place,
00:04:07le président avait pu constater par lui-même
00:04:10la persistance de ce trafic de drogue.
00:04:12Il n'y a pas de discours de défaite,
00:04:13parce qu'on n'a pas le droit d'avoir un discours de défaite.
00:04:15L'objectif, c'est rendre l'avis des trafiquants, des dealers,
00:04:18de toute la criminalité qui les accompagne, impossible.
00:04:21Un volontarisme présidentiel qui peine à masquer les retards.
00:04:25Dans son rapport publié en octobre 2024,
00:04:28la Cour des comptes dressait un bilan sévère.
00:04:31L'organisation du plan Marseille en grand
00:04:33est insuffisante au regard des enjeux qu'il porte
00:04:36et des enjeux qui le caractérisent.
00:04:38En fin d'année, les sommes décaissées par l'Etat
00:04:40se limitent à 1,31% du montant total annoncé.
00:04:43Cet après-midi, Emmanuel Macron devrait faire
00:04:46un nouveau point d'étape du plan Marseille en grand.
00:04:49Depuis son arrivée à l'Elysée,
00:04:51le chef de l'Etat s'est rendu une quinzaine de fois
00:04:54dans la cité fosséenne.
00:04:58Dans l'actualité également, ces deux enfants
00:04:59qui sont donc décédés dans cette énorme explosion
00:05:01qui s'est produite hier dans l'Ain.
00:05:03Il y a également de nombreux blessés, vous le savez.
00:05:0550 sapeurs-pompiers et 36 engins
00:05:07ainsi que des secours médicaux ont été mobilisés.
00:05:10L'explosion s'est produite au rez-de-chaussée
00:05:11d'un bâtiment à usage d'habitation de 4 étages
00:05:14et le gaz pourrait être à l'origine de ce drame.
00:05:18Sur ces images amateurs,
00:05:20les dégâts réalisés par l'explosion.
00:05:22Ce lundi, vers 17h30,
00:05:23un immeuble de 4 étages a été soufflé.
00:05:26Une déflagration entendue par tous les riverains.
00:05:28J'étais chez moi,
00:05:30j'ai tendu un bruit épouvantable,
00:05:31j'ai cru que c'était un avion qui tombait.
00:05:33Ça a fait tout trembler,
00:05:35je crois qu'il y a des vies du lycée qui sont cassées.
00:05:38Du coup, le lycée a été évacué par tout le monde.
00:05:41Dans la soirée encore,
00:05:42les pompiers étaient à pied d'oeuvre
00:05:44pour porter secours aux victimes.
00:05:45Une cinquantaine d'hommes,
00:05:4636 engins et des secours médicalisés étaient mobilisés.
00:05:50La préfète adressait un premier bilan provisoire.
00:05:53Malheureusement, nous avons deux décédés,
00:05:55des enfants,
00:05:56des jeunes enfants qui ont été déclarés décédés
00:06:00après des tentatives de réanimation
00:06:03par les équipes de secours.
00:06:06Nous avons encore des victimes
00:06:07qui sont en cours de prise en charge.
00:06:10Pour les 7000 habitants de la commune,
00:06:12comme pour le maire,
00:06:13l'émotion est vive.
00:06:14C'est les pompiers qui m'ont appelé.
00:06:16J'étais en réunion à Bourg,
00:06:17donc je suis venu tout de suite.
00:06:18Et ce qui est encore plus difficile,
00:06:19c'est que ça concerne des enfants.
00:06:21C'est dramatique pour les familles surtout,
00:06:22puis pour ceux qui aujourd'hui sont dans le deuil.
00:06:26C'est compliqué.
00:06:27Une cellule d'urgence a été activée.
00:06:30Les habitants de l'immeuble ont été abrités
00:06:32dans un gymnase à proximité.
00:06:33Voilà, et vous allez voir en direct
00:06:36les images de l'un, justement,
00:06:38puisque avec Olivier Madinier
00:06:39qui nous envoie ces images en direct.
00:06:40On attend dans les minutes qui viennent
00:06:42l'arrivée de Laurent Nunez,
00:06:44le ministre de l'Intérieur,
00:06:45qui doit faire un point d'ailleurs
00:06:46sur les raisons de cette explosion.
00:06:48On sera en direct là encore
00:06:49dès que Laurent Nunez prendra la parole.
00:06:52Dans l'actualité également,
00:06:53cette question,
00:06:54le séparatisme gagne-t-il du terrain en France ?
00:06:56La réponse est quasiment dans la question.
00:06:58Après les horaires dans les piscines,
00:06:59réservées aux femmes.
00:07:00Après les salles de sport,
00:07:01réservées aux femmes.
00:07:01Après la volonté de faire des wagons
00:07:03réservées aux femmes dans le métro,
00:07:05voici les salles de restaurant
00:07:06réservées aux femmes.
00:07:08Et ça existe à Lyon.
00:07:09Le plus grand restaurant à l'Alle de la région
00:07:11vient en effet d'ouvrir
00:07:12avec une salle uniquement pour les femmes.
00:07:15Et la polémique renfle.
00:07:17Moi, c'est quoi ça là-bas ?
00:07:18Il y avait plein les meufs dans la salle.
00:07:19Mais c'est normal, c'est la salle pour les femmes.
00:07:20Et moi, je m'assois où maintenant ?
00:07:21Là-bas.
00:07:22Dans ce fast-food,
00:07:23une grande salle
00:07:24où les clients et clientes peuvent s'asseoir.
00:07:27Et dans un coin,
00:07:28cette petite salle
00:07:29réservée exclusivement aux femmes.
00:07:31Une séparation
00:07:32qui a intrigué ce député RN.
00:07:34Si on s'en tient à cette vidéo,
00:07:35ça donne l'impression
00:07:36qu'il y a une salle réservée aux femmes
00:07:38et que l'autre salle est réservée aux hommes.
00:07:40La communication du restaurant
00:07:41ne parle pas de mixité.
00:07:43J'ai appris ensuite
00:07:43que la grande salle
00:07:44était certainement mixte,
00:07:46dont acte.
00:07:47Mais la communication du restaurant
00:07:48est très axée
00:07:49sur cette salle
00:07:49réservée aux femmes.
00:07:51Cette publication
00:07:52avait interpellé Jérôme Buisson.
00:07:54Le député RN
00:07:55avait accusé l'établissement
00:07:56de pratiquer un séparatisme
00:07:58inadmissible et illégal.
00:07:59Depuis, le gérant a communiqué
00:08:01et assure que son établissement
00:08:03accueille tout le monde.
00:08:04Il n'y a pas d'espace
00:08:05qui sépare les hommes
00:08:06et les femmes entièrement.
00:08:07Tout le monde vient chez nous,
00:08:09les familles,
00:08:09beaucoup de nationalités.
00:08:11C'est purement commercial,
00:08:12c'est hyper vendeur
00:08:13ce type d'espace.
00:08:14Ce concept existe
00:08:15dans les salles de sport
00:08:16comme Basic Fit
00:08:16ou On Air.
00:08:17Ça se développe.
00:08:18Le gérant conteste
00:08:19toute motivation religieuse
00:08:21de son côté.
00:08:21la préfecture affirme
00:08:23avoir saisi les services
00:08:24de l'État
00:08:24pour procéder
00:08:25à des investigations.
00:08:28À Paris,
00:08:28un directeur d'école
00:08:29a été agressé
00:08:29tout simplement
00:08:30parce qu'il faisait son métier,
00:08:31celui d'éduquer,
00:08:32d'apprendre la vie
00:08:33aux plus jeunes.
00:08:33Un jeune homme de 20 ans
00:08:35en a fait bousculer
00:08:36le directeur de l'école
00:08:37car son petit frère
00:08:39avait eu une sanction
00:08:40et le grand frère
00:08:41ne l'acceptait pas.
00:08:42C'est une sanction disciplinaire
00:08:46d'un élève
00:08:47qui se transforme
00:08:48en une agression
00:08:49du proviseur
00:08:49de l'établissement.
00:08:51Vendredi,
00:08:52peu après 9h30,
00:08:53un homme d'une vingtaine d'années
00:08:54se présente
00:08:55devant cette école primaire
00:08:56du 17ème arrondissement
00:08:57de Paris
00:08:58pour récupérer son frère,
00:08:59alors sanctionné
00:09:00par les enseignants.
00:09:02Sans pouvoir justifier
00:09:03de son lien avec l'enfant
00:09:04et refusant la sanction
00:09:06dont son petit frère
00:09:06fait l'objet,
00:09:08l'individu s'en prend
00:09:08verbalement
00:09:09et physiquement
00:09:10au directeur.
00:09:11Il a utilisé
00:09:12plusieurs noms d'oiseaux.
00:09:14Il m'a menacé
00:09:15à deux reprises.
00:09:16Il m'a projeté à terre
00:09:18à peu près
00:09:192-3 mètres
00:09:20de l'endroit
00:09:22où il m'a frappé
00:09:23et j'ai chuté.
00:09:25La gardienne
00:09:25est intervenue
00:09:26très courageusement
00:09:28ferme à la porte
00:09:29pour le calmer
00:09:31et là,
00:09:31elle a entendu dire
00:09:32qu'il voulait me tuer.
00:09:34Cette agression
00:09:34est la première
00:09:35de ce type.
00:09:36Pour ce proviseur
00:09:36âgé de 70 ans,
00:09:38les parents d'élèves
00:09:39ne comprennent toujours pas.
00:09:40C'est vraiment
00:09:41la dernière personne
00:09:41qu'on imaginerait
00:09:42qui pourrait être agressée.
00:09:44Il est tellement gentil
00:09:46avec les enfants,
00:09:47spécialement ceux
00:09:48qui ont des difficultés.
00:09:49Si maintenant
00:09:50un enfant s'est mal comporté,
00:09:51je pense que
00:09:52ce n'est pas
00:09:52à nous
00:09:53de prendre
00:09:55les mesures
00:09:57qu'il faut.
00:09:57C'est à l'établissement,
00:09:58c'est au directeur
00:09:59parce que les enfants
00:09:59lui reviennent,
00:10:00ils sont sous sa protection
00:10:01et se font taper,
00:10:03taper l'homme
00:10:03de cet âge-là.
00:10:04Franchement,
00:10:04ce n'est pas bien du tout.
00:10:06Choqué,
00:10:06le directeur a déposé
00:10:07plainte vendredi
00:10:08mais a tenu à reprendre
00:10:09le travail dès hier.
00:10:11L'auteur des coups
00:10:11et des menaces
00:10:12a lui été placé
00:10:13en garde à vue samedi
00:10:14en vue de sa présentation
00:10:15à un juge d'instruction.
00:10:17Et pour conclure
00:10:18ce zapping de l'actualité,
00:10:19les premiers mots
00:10:19de Brigitte Macron
00:10:20sur son expression
00:10:21« salle conne »
00:10:22qui désignait,
00:10:23vous le savez,
00:10:23ces quatre femmes
00:10:24qui avaient perturbé
00:10:24le spectacle d'Harry Habitant.
00:10:26Eh bien,
00:10:26la première dame
00:10:27a pris la parole
00:10:28pour la première fois
00:10:29hier pour le Média Brut.
00:10:32Je ne peux pas regretter,
00:10:33je suis effectivement
00:10:34l'épouse du président
00:10:35de la République
00:10:36mais je suis aussi
00:10:37avant tout moi-même
00:10:38mais quand je suis
00:10:39dans le privé,
00:10:40effectivement,
00:10:41je peux me lâcher
00:10:42de manière
00:10:43qui n'est absolument
00:10:44pas adéquate
00:10:45mais j'avais besoin
00:10:47de le rassurer
00:10:48et je le rassurais
00:10:49certainement maladroitement
00:10:50mais je n'avais pas
00:10:52d'autre mot
00:10:52à ma disposition
00:10:52à l'époque
00:10:53et à ce moment-là
00:10:54et puis de toute façon
00:10:55je pense qu'on a le droit
00:10:56de parler,
00:10:57le droit de penser.
00:10:58Ce n'est pas l'épouse
00:10:59du président de la République,
00:10:59je le répète,
00:11:00je ne suis pas tout le temps
00:11:01l'épouse du président
00:11:02de la République,
00:11:02j'ai aussi une vie privée
00:11:03et à ce moment
00:11:04était un moment privé.
00:11:06Je suis désolée
00:11:07si j'ai blessé
00:11:07des femmes victimes.
00:11:09Ce sont elles
00:11:10et à elles seules
00:11:12que je pense,
00:11:13certainement
00:11:13et je ne supporte pas
00:11:15également
00:11:16qu'on interrompt
00:11:16un spectacle.
00:11:18Quelqu'un est sur scène,
00:11:19il essaie de donner
00:11:21tout ce qu'il peut donner.
00:11:22Comment fait-il
00:11:23pour continuer après
00:11:24et ça veut dire quoi ?
00:11:25Cette censure
00:11:26qu'on exerce
00:11:27sur les artistes,
00:11:28c'est quelque chose
00:11:28que je ne comprends pas.
00:11:29Nous ne sommes pas des juges.
00:11:31Allez, dans un instant
00:11:32donc, page spéciale
00:11:32autour des agriculteurs
00:11:33qui menacent
00:11:34de bloquer la France
00:11:35mais auparavant,
00:11:36comme tous les jours,
00:11:37les tops et les fleurs d'audience,
00:11:38c'est avec Bistardudience.
00:11:39Aïe,
00:11:40Skivin,
00:11:40va-t'en.
00:11:41Et à ce soir,
00:11:42c'est TF1
00:11:43qui est arrivé en tête
00:11:44et haut la main.
00:11:45La fiction panique
00:11:46au grand magasin
00:11:46a bien marché
00:11:47en frôlant les 4,5 millions
00:11:49de téléspectateurs.
00:11:50France 2 est deuxième
00:11:51avec un million
00:11:52de personnes de moins.
00:11:53Le téléfilm
00:11:53La fille de l'assassin
00:11:54rassemblait 2,865,000 personnes.
00:11:57Sur M6,
00:11:58c'était le deuxième épisode
00:11:59des 20 ans
00:11:59de l'amour
00:12:00et dans le pré.
00:12:01Mais petite déception
00:12:02pour cette soirée
00:12:02qui affiche une petite baisse
00:12:03d'audience
00:12:04avec un score
00:12:04qui reste tout de même
00:12:05correct à 2,6 millions.
00:12:07Pour France 3,
00:12:08en revanche,
00:12:08c'est une grosse déception.
00:12:09Dunton à B2,
00:12:11une nouvelle ère
00:12:11n'a tiré qu'un million
00:12:12et demi de personnes.
00:12:13Toutes les autres chaînes
00:12:14sont sous le million.
00:12:15Arte est à la cinquième place
00:12:17avec le film Miséric
00:12:18qui a rassemblé
00:12:18874,000 personnes
00:12:20avec le film Pulp Fiction
00:12:22TMC à 652,000.
00:12:24RMC Découverte et W9
00:12:26ferment ce classement
00:12:26autour des 500,000
00:12:28avec le doc Toulon,
00:12:29la base au techno
00:12:30top secrète
00:12:31et le film Twilight
00:12:32chapitre 3,
00:12:33hésitation.
00:12:34Mister Audience vous dit
00:12:35à demain.
00:12:36Allez, je vous présente
00:12:37mes invités
00:12:37qui vont m'accompagner
00:12:38en direct jusqu'à
00:12:39midi.
00:12:39Jordan Florentin,
00:12:40bonjour,
00:12:40merci d'être avec nous.
00:12:41Journaliste à frontière,
00:12:42Maître-Yves Toledano,
00:12:43bonjour.
00:12:44Bonjour Marc.
00:12:44Maître Maxime Thiebaud,
00:12:45bonjour.
00:12:46Et Rayed Shaibi,
00:12:47bonjour,
00:12:47président de la coopération
00:12:49de l'amitié
00:12:49entre la France
00:12:50et la Tunisie.
00:12:51Puis Olivier Benkemoun
00:12:51nous a rejoint également.
00:12:53Bonjour Olivier,
00:12:53journaliste politique
00:12:54à CNews.
00:12:55On va commencer
00:12:55en parlant des agriculteurs
00:12:56et justement,
00:12:57Christian Convert
00:12:58également nous a rejoint.
00:12:59Bonjour,
00:12:59merci d'être avec nous,
00:13:00agriculteur,
00:13:00ancien secrétaire général
00:13:01de la coordination rurale
00:13:03parce que la tension
00:13:03est en train de monter.
00:13:05C'est le moins
00:13:05qu'on puisse dire
00:13:06depuis quelques jours
00:13:07et visiblement,
00:13:07les rencontres
00:13:08qui ont eu lieu
00:13:08avec la ministre
00:13:09n'ont pas donné grand-chose.
00:13:11On entendra
00:13:11quelques agriculteurs
00:13:12vraiment désespérés.
00:13:13Ils m'ont vraiment touché hier.
00:13:14On les entendra
00:13:15dans un instant
00:13:16mais depuis une vingtaine
00:13:18de minutes,
00:13:18il y a une réunion
00:13:19qui a débuté à Matignon
00:13:20justement pour tenter
00:13:21de sortir de cette crise.
00:13:22Réunion autour du Premier ministre
00:13:23Sébastien Lecornu.
00:13:25On part tout de suite
00:13:25en direct.
00:13:26On retrouve Félix Perrolas
00:13:27pour CNews
00:13:28qui est avec les images
00:13:29d'Anne Charlène Lutin.
00:13:31Félix,
00:13:31la réunion a donc débuté
00:13:32depuis une vingtaine de minutes.
00:13:34Quel est l'objectif
00:13:34de cette réunion
00:13:35et qui est là ?
00:13:39Pour tout vous dire,
00:13:41je remarque
00:13:41qu'elle a plutôt démarré.
00:13:42Il y avait un peu de retard.
00:13:43Elle a démarré
00:13:43il y a quelques minutes.
00:13:45Alors l'objectif,
00:13:46il est simple,
00:13:47c'est de faire le point
00:13:47sur la situation agricole
00:13:49alors que la colère
00:13:50continue de retentir
00:13:52que des autoroutes
00:13:53sont toujours bloquées
00:13:55par des agriculteurs
00:13:56un peu partout en France.
00:13:57Et c'est aussi l'occasion
00:13:59pour le gouvernement
00:14:00de trouver des solutions
00:14:01et d'essayer
00:14:02de sortir de la crise
00:14:03avant Noël.
00:14:04Alors des ministres
00:14:05seront présents,
00:14:06dont Annie Gennevar,
00:14:07ministre de l'Agriculture.
00:14:09Laurent Nunez
00:14:09sera représenté
00:14:11par un membre
00:14:12de son ministère.
00:14:13Même situation
00:14:14pour Gérald Darmanin
00:14:15qui sera également
00:14:16représenté
00:14:17par un membre
00:14:18de son ministère.
00:14:19Et donc,
00:14:20ce que je peux vous dire aussi,
00:14:21c'est que plusieurs
00:14:22préfets de départements
00:14:24touchés
00:14:24par la dermatose nodulaire
00:14:26sont également invités.
00:14:27on pense à ceux
00:14:28de l'Ariège,
00:14:29de l'Aude
00:14:30ou encore du Gers.
00:14:31Mais à ce stade,
00:14:32il n'y a pas encore
00:14:33de prise de parole
00:14:34de prévue
00:14:35par le Premier ministre.
00:14:36On suit ça en tout cas.
00:14:37Merci beaucoup,
00:14:37Félix Pérolas,
00:14:38en direct de Matignon.
00:14:39Christian Convert,
00:14:40vous attendez quelque chose
00:14:41de cette réunion ?
00:14:42Il faudrait quand même
00:14:43que ça sorte quelque chose.
00:14:44Pour l'instant,
00:14:45on est en train...
00:14:45La ministre hier,
00:14:46en fait,
00:14:47on pensait qu'on allait avoir
00:14:48une solution pour le soir.
00:14:50En fait,
00:14:50elle n'a fait que rajouter
00:14:51de l'huile sur le feu.
00:14:52Donc là,
00:14:53aujourd'hui,
00:14:53il y a trois problèmes
00:14:54maintenant dans ce dossier.
00:14:56Un problème politique,
00:14:57un problème économique
00:14:58et un problème sanitaire.
00:15:00Donc la ministre,
00:15:01je comprends,
00:15:01on peut comprendre
00:15:02qu'elle n'arrive pas
00:15:02à se dédire.
00:15:03Hier matin,
00:15:03on a cru que l'évolution
00:15:04allait être faite
00:15:05pour ce qu'on demandait,
00:15:06l'abattage sélectif
00:15:07avec toutes les garanties
00:15:08pour la suite.
00:15:11Hier soir,
00:15:12elle ne veut pas bouger
00:15:13dans Iota.
00:15:14Donc elle rajoute
00:15:15forcément de l'huile
00:15:16sur le feu
00:15:16en faisant comme ça.
00:15:18Donc,
00:15:19la décision pour moi,
00:15:20elle appartient
00:15:20au Premier ministre.
00:15:21Bon,
00:15:21les agriculteurs,
00:15:22moi,
00:15:23je ne souhaite pas
00:15:23et je pense qu'ils sont
00:15:24nombreux à dire ça,
00:15:26ils ne veulent pas passer
00:15:26Noël sur les ronds-points.
00:15:27Je pense qu'ils en ont assez
00:15:28eu comme ça
00:15:28pour cette année.
00:15:30Bon,
00:15:30on entend les problèmes
00:15:31au niveau du Parlement.
00:15:33Il y a un vote
00:15:34qui doit avoir lieu aujourd'hui.
00:15:35Il va y avoir un vote
00:15:35sur le budget bientôt.
00:15:37Je pense que,
00:15:38voilà,
00:15:38on a des élus,
00:15:39est-ce qu'ils seront encore,
00:15:40enfin,
00:15:40nos représentants,
00:15:41est-ce qu'ils seront encore là
00:15:42à la fin de l'année ?
00:15:43Est-ce qu'ils n'auront pas
00:15:43tous été censurés ?
00:15:44Il y a un moment,
00:15:44il faut qu'on sorte des problèmes.
00:15:45Donc on est là
00:15:46pour apporter aussi
00:15:47des propositions.
00:15:48Elle ne veut rien entendre.
00:15:50Mais alors,
00:15:50je vois que la tension monte
00:15:51parce que là,
00:15:52j'ai fait un petit point
00:15:53avant de venir en plateau.
00:15:54Blocage à Nîmes
00:15:54sur la 69,
00:15:55sur la 54,
00:15:56sur la 64 en Haute-Garonne,
00:15:57dans l'Aveyron,
00:15:58sur la 75,
00:15:59en Dordogne,
00:15:59sur la 89,
00:16:00les Périnées-Atlantiques
00:16:01sur la 65,
00:16:02l'axe ferroviaire Toulouse-Narbonne
00:16:04est bloqué également.
00:16:05Est-ce qu'elle a la volonté
00:16:06de bloquer la France ?
00:16:08Il y a les préfets
00:16:09qui sont là aujourd'hui.
00:16:10Je pense que les préfets,
00:16:10ils vont bien quand même
00:16:11lui faire remonter la situation.
00:16:13Là,
00:16:13elles laissent les préfets
00:16:14en première ligne.
00:16:15Aujourd'hui,
00:16:15on ne sait pas encore
00:16:16qui c'est qui a décidé
00:16:17d'envoyer les forces de l'ordre
00:16:18que vous avez vues
00:16:19contre les agriculteurs.
00:16:20Ça ne doit pas être le préfet.
00:16:21Ça m'étonnerait
00:16:22que ce soit à ce niveau-là,
00:16:23que ce soit décidé.
00:16:23Donc les préfets,
00:16:24ils mesurent quand même
00:16:25bien la situation.
00:16:26Mais on dirait
00:16:26qu'il n'y a aucune écoute.
00:16:28Il n'y a aucune écoute.
00:16:30C'est pire que le statu quo
00:16:31ce qu'elle fait là.
00:16:32Je vous repose ma question.
00:16:33Est-ce que la volonté,
00:16:34c'est de bloquer la France aujourd'hui ?
00:16:35De la part des agriculteurs ?
00:16:37Non.
00:16:37C'est de la part du gouvernement
00:16:38aujourd'hui.
00:16:39Mais est-ce que la conséquence,
00:16:40ce sera ça alors,
00:16:40pour le dire autrement ?
00:16:41La conséquence,
00:16:42ça peut être ça,
00:16:42mais je pense que ce n'est pas du tout
00:16:43ce que recherchent les agriculteurs.
00:16:45C'est la conséquence, ça.
00:16:46Les agriculteurs,
00:16:47quand ils sont chez eux,
00:16:48qu'ils se défendent de manière,
00:16:50on va dire,
00:16:50tout à fait calme,
00:16:51parce que chaque fois
00:16:52qu'il y a eu des charges
00:16:53comme vous avez vu,
00:16:54il faut savoir qu'au préalable,
00:16:55on a discuté avec les forces de l'ordre
00:16:57en disant,
00:16:57écoutez, nous,
00:16:58on ne veut surtout pas s'affronter
00:17:00avant de passer à l'abattage.
00:17:01On veut par exemple l'analyse
00:17:02sur l'ensemble du troupeau.
00:17:03Vous faites l'analyse,
00:17:04on s'en va.
00:17:05Voilà.
00:17:05Donc, c'est les résultats,
00:17:06c'est les tests qui parleront.
00:17:08Ils nous ont dit,
00:17:08ben oui,
00:17:09c'est assez logique
00:17:09ce que vous demandez.
00:17:11Ben, retournez-vous
00:17:13de votre hiérarchie,
00:17:13puis un petit moment après,
00:17:14ben, ce n'est pas possible.
00:17:15Donc, on va se battre.
00:17:16Donc, ce n'est pas nous
00:17:17qu'on agresse.
00:17:17Non, mais c'est parce que
00:17:18la seule question était
00:17:19est-ce que pour les gens
00:17:20qui nous regardent,
00:17:21on peut aller vers un blocage
00:17:22de la France ?
00:17:23Parce que là,
00:17:23j'ai cité à peu près
00:17:31qui ont été déjà
00:17:32complètement tendu.
00:17:33Le Mercosur,
00:17:34la PAC,
00:17:35qui sont en même temps.
00:17:37La crise agricole,
00:17:38la dermatose
00:17:39qui arrive là-dessus,
00:17:40où c'est...
00:17:41Non, elle dit que c'est
00:17:42tout sous contrôle
00:17:42et que c'est bien géré.
00:17:43Ce n'est pas bien géré
00:17:44quand les agriculteurs
00:17:45réagissent comme ça.
00:17:46On est en face,
00:17:47c'est ce que j'ai déjà dit
00:17:48plusieurs fois,
00:17:48de sachants
00:17:49qui sont à Paris,
00:17:50qui savent tout sur tout,
00:17:52qui ne veulent rien
00:17:52écouter du terrain.
00:17:54Donc, c'est pour ça
00:17:55que ça ne marche pas.
00:17:56Les choses,
00:17:57on peut les faire ensemble.
00:17:59Il y a moyen
00:17:59de trouver une solution.
00:18:01Ce qui manque,
00:18:01c'est la volonté.
00:18:02Alors, on va écouter
00:18:03les agriculteurs.
00:18:03Moi, je vais vous dire,
00:18:04j'ai vu ces réactions
00:18:05d'agriculteurs hier
00:18:06et franchement,
00:18:07c'est très touchant.
00:18:08Ils sont sortis de la Réunion,
00:18:10ils étaient au bord des larmes,
00:18:11effondrés au bord des larmes.
00:18:13Vous allez les voir
00:18:14et franchement,
00:18:15c'est un peu long,
00:18:15ça dure deux minutes,
00:18:16ce qui est beaucoup
00:18:17normalement sur un format télé,
00:18:19mais j'ai voulu
00:18:20qu'on les regarde en entier
00:18:21parce que franchement,
00:18:22ils sont très touchants.
00:18:23Regardez les agriculteurs
00:18:24hier à la sortie de la Réunion
00:18:25entre colère et larmes.
00:18:27On sent la colère.
00:18:28Non, non, là, je suis...
00:18:29Moi, j'ai pris un millier
00:18:30de grenades en Ariège.
00:18:32Il est hors de question que...
00:18:33Il est hors de question
00:18:38que j'annonce à ma compagne
00:18:41qu'on abattra tout son troupeau
00:18:42pour une bête malade.
00:18:43Hors de question.
00:18:44Ça, si elle ne va pas l'entendre,
00:18:45eh bien, on arrachera des routes,
00:18:47on fera sauter des ponts,
00:18:47ce n'est pas un problème.
00:18:48Et s'il faut en arriver
00:18:49plus loin avec les gendarmes mobiles,
00:18:51eh bien, tant pis.
00:18:52Si elle nous y pousse,
00:18:53on les fera.
00:18:53Mais aujourd'hui,
00:18:54il faut qu'elle comprenne
00:18:54que la détresse agricole
00:18:55et la colère agricole,
00:18:56elle les a mises jeudi dernier.
00:18:58Aujourd'hui, on ne discute plus.
00:18:59Elle a qu'à appliquer
00:19:00la suspension des abattages.
00:19:02C'est le seul moyen
00:19:03qu'elle a de sortir
00:19:03la tête haute de ça.
00:19:04C'est tout.
00:19:05Après, nous, on rigole plus,
00:19:06c'est fini.
00:19:07Donc là, vous restez en l'état ?
00:19:09Mais il n'y a rien du tout.
00:19:10Moi, je vais me taper
00:19:11trois heures de route,
00:19:12deux heures de réunion,
00:19:13pour rien.
00:19:14J'ai autre chose à faire.
00:19:15J'ai la mise en place
00:19:16de la vaccination
00:19:16à faire chez moi,
00:19:17protéger des élevages
00:19:18et peut-être dire aux éleveurs
00:19:20de cacher des animaux malades
00:19:21pour ne pas perdre
00:19:21tous leurs troupeaux.
00:19:22Voilà.
00:19:23Elle a trois mois de retard
00:19:24en Ossitanie sur la vaccination.
00:19:26On a trois mois de retard
00:19:27sur la maladie.
00:19:28Elle ne veut rien entendre.
00:19:29Demandez aux autres
00:19:30ce qu'ils vont en penser.
00:19:30Vous allez voir
00:19:31comment la colère, elle y est.
00:19:32On va continuer
00:19:32à buter les vaches pour rien
00:19:33dans ce pays.
00:19:34Des vaches saines.
00:19:35Ils nous font chier.
00:19:36Ils n'écoutent rien
00:19:36de ce pays de merde.
00:19:37Des éleveurs,
00:19:38ils vont s'avancer
00:19:39au bout des cordes, tout ça.
00:19:40Des bons à rien.
00:19:41Des bons à rien.
00:19:41Je n'ai pas d'autre mot.
00:19:48Madame la Ministre,
00:19:50moi j'appelle l'opinion publique
00:19:52à nous suivre.
00:19:54Il y en a marre.
00:19:55On ne veut rien
00:19:56que manifester
00:19:57pour travailler.
00:19:58C'est fou dans ce pays.
00:20:00Alors, j'appelle
00:20:01tout le monde
00:20:02à nous rejoindre.
00:20:04La population,
00:20:05les jeunes dans les lycées,
00:20:07s'il vous plaît,
00:20:08venez nous aider
00:20:09les agriculteurs.
00:20:10On va tous crever.
00:20:11Avec cette ministre,
00:20:13stop, stop,
00:20:14arrêtez-toi ce carnage
00:20:15de l'abattage total.
00:20:16C'est fou, s'il vous plaît.
00:20:18Le mépris de l'État
00:20:19continue.
00:20:20Il nous envoie les chars.
00:20:21C'est une honte.
00:20:22Une honte.
00:20:24C'est des espérants
00:20:25qui sont convers.
00:20:27Oui,
00:20:27c'est tous tes collègues,
00:20:28ils sont solides.
00:20:30Mais quand on en arrive là...
00:20:31Ça vous fait pleurer
00:20:32de les voir comme ça ?
00:20:33Non, mais j'y ai vécu.
00:20:35Ça nous fait pleurer.
00:20:36Bon, c'est pas du cinéma.
00:20:37Non, non, mais...
00:20:38Je déconneille.
00:20:39Je sais quand même
00:20:39que c'est des solides.
00:20:40Je vous vois,
00:20:40je vois vos yeux.
00:20:41Quand on n'arrive pas
00:20:41à sortir d'une situation
00:20:42comme ça,
00:20:43c'est quoi la suite ?
00:20:44Il faudra qu'il y ait des morts
00:20:45parmi les gens
00:20:45pour tuer des vaches ?
00:20:46Non, mais c'est une histoire
00:20:47de fou qu'on est en train de vivre.
00:20:49Qu'elles ne soient pas capables
00:20:50d'entendre ce qui se passe.
00:20:51On a des propositions
00:20:51qui sont tout à fait
00:20:52responsables et sérieuses.
00:20:54Non, il y a de quoi
00:20:55être dégoûté.
00:20:55Moi, je les comprends.
00:20:56Je ne sais pas la suite,
00:20:57mais la suite,
00:20:57elle ne va pas être calme.
00:20:58C'est impossible
00:20:59que ça soit calme
00:21:00quand ça se passe comme ça.
00:21:02On va peut-être
00:21:02prendre la première dame
00:21:03pour aller lui parler
00:21:04à la ministre de l'Agriculture
00:21:05puisqu'elle a les mots
00:21:05pour lui dire.
00:21:07Incroyable, cette affaire.
00:21:14Quand les propositions
00:21:15diront continue,
00:21:17ils veulent l'affrontement.
00:21:19C'est clair et net.
00:21:19Ils veulent l'affrontement
00:21:20puisque ce qu'on propose
00:21:21c'est tout à fait sérieux
00:21:22sur le plan sanitaire.
00:21:25On est en hiver
00:21:26et on voit déjà
00:21:27arriver le printemps
00:21:28puisque c'est des mesures
00:21:29qui ne sont pas prises
00:21:30en période d'hiver
00:21:31par rapport à la vaccination.
00:21:33On peut penser
00:21:34que si ça continue comme ça,
00:21:36quand ça va arriver le printemps,
00:21:37ça va exploser de partout.
00:21:38Ça va exploser de partout.
00:21:39On ne sait pas
00:21:40ceux qui ont vacciné les premiers,
00:21:42les vétérinaires nous disent
00:21:42qu'il faudrait sans doute
00:21:43revacciner au printemps
00:21:44puisqu'il y a un rappel à faire.
00:21:45On n'aura sans doute
00:21:46pas les doses pour le faire.
00:21:48Mais il n'y a plus d'État,
00:21:49ce n'est pas possible.
00:21:50Il n'y aurait plus d'État,
00:21:51on se démerderait mieux.
00:21:52Mais ce qui est terrible,
00:21:53c'est que là,
00:21:53contrairement à beaucoup
00:21:54d'autres conflits
00:21:55quand c'est des agriculteurs,
00:21:56vous jouez votre vie.
00:21:57Et c'est pour ça
00:21:58que c'est autant dans vos tripes,
00:22:00c'est autant dans vos chers.
00:22:01C'est pour ça qu'il y a
00:22:02autant de réactions comme ça.
00:22:04On l'a vu.
00:22:04Moi, je n'ai jamais vu ça
00:22:05à la sortie d'une réunion
00:22:06à ce moment-là
00:22:06d'une réunion avec une ministre.
00:22:08Je n'ai jamais vu des gens
00:22:09qui parlaient autant
00:22:10avec leur cœur.
00:22:11Et puis vous,
00:22:11encore une fois,
00:22:12votre réaction,
00:22:13les larmes aux yeux,
00:22:14c'est parce que vous savez
00:22:15qu'ils jouent leur vie.
00:22:16Ils jouent leur vie.
00:22:18On y a vécu.
00:22:19Quand il n'y a pas moyen
00:22:19de discuter,
00:22:20tu te dis,
00:22:20il faut faire quoi ?
00:22:23C'est quoi ?
00:22:24Il n'y a plus que l'affrontement.
00:22:25Et l'affrontement,
00:22:25ça va mener à quoi ?
00:22:26C'est ce qu'on a dit
00:22:26aux forces de l'ordre.
00:22:27On ne va pas se taper dessus.
00:22:28La prochaine fois,
00:22:29nous, on est capables
00:22:29d'être violents.
00:22:31On a les outils pour le faire.
00:22:33On ne va pas sortir les fusils.
00:22:34Mais je pense que
00:22:35si on pousse
00:22:35avec le matériel qu'on a,
00:22:37on va écraser des véhicules.
00:22:37On va écraser peut-être des gens.
00:22:39C'est vers ça qu'il faut aller ?
00:22:41Non.
00:22:41Je pense que
00:22:42les forces de l'ordre,
00:22:43elles sont...
00:22:43Non.
00:22:43On a les mêmes combats
00:22:45qu'eux en général.
00:22:47Non.
00:22:47On est dégoûté
00:22:48de devoir commencer à appréhender.
00:22:49C'est tout.
00:22:50Olivier Benkemoun,
00:22:51politiquement,
00:22:52il y a un vrai enjeu.
00:22:54Et puis,
00:22:55alors on va dire les choses.
00:22:56De toute façon,
00:22:56je crois que le cœur
00:22:57de la majorité des Français
00:22:59voilà, on est avec eux
00:23:01et quand on voit ce désespoir,
00:23:02quand on voit cette détresse,
00:23:04voilà, enfin,
00:23:05on est tous bouleversés par ça.
00:23:07L'enjeu,
00:23:07vous le voyez,
00:23:08d'abord,
00:23:08il y a plusieurs gens
00:23:09qui ont l'enjeu politique
00:23:10parce qu'il y a
00:23:11la crise sanitaire,
00:23:13arrive aussi la question
00:23:14du Mercosur
00:23:14qui va être encore
00:23:16plus de tristesse.
00:23:18Mais enfin,
00:23:19c'est attendu.
00:23:20Je veux dire,
00:23:20si à la fin de la semaine,
00:23:22l'Italie n'a pas rallié
00:23:23la cause de la France
00:23:25pour repousser
00:23:26la question du Mercosur,
00:23:28le texte est
00:23:29et signé,
00:23:31Marden van der Leyen
00:23:32va au Brésil
00:23:32et puis s'en est terminé.
00:23:34Donc ça aussi,
00:23:35ça va être une colère abominable.
00:23:36Là,
00:23:36la raison
00:23:37de la réunion ce matin,
00:23:39vous voyez qui est là,
00:23:40il y a huit ministres,
00:23:41huit ou neuf préfets
00:23:43qui sont là
00:23:43pour dire
00:23:43qu'est-ce qui se passe
00:23:44si jusqu'à Noël,
00:23:46il y a ce genre
00:23:46d'affrontement
00:23:48sur les routes
00:23:49ou de points de blocage.
00:23:51Qu'est-ce qu'on fait ?
00:23:51Comment on le gère ?
00:23:52Est-ce qu'on le gère
00:23:52avec la force
00:23:53ou est-ce qu'on le gère
00:23:54avec douceur ?
00:23:55Est-ce qu'on laisse faire ?
00:23:56En général,
00:23:57il n'y a pas d'affrontement
00:23:58avec la police
00:23:58mais c'est ça
00:23:59qui est en train
00:24:00d'être discuté
00:24:01en ce moment
00:24:02avec le ministère
00:24:03de l'Intérieur.
00:24:04Aussi,
00:24:05les questions
00:24:05de remboursement
00:24:06avec la ministre
00:24:08des Finances
00:24:09et des Comptes Publics,
00:24:10etc.
00:24:11C'est ces questions-là
00:24:11qui sont là.
00:24:12Est-ce qu'on va devoir
00:24:13avoir un affrontement
00:24:15direct
00:24:16avec les agriculteurs
00:24:17ou on va laisser faire ?
00:24:18On va laisser les choses
00:24:19pouvoir...
00:24:21La colère s'exprimer,
00:24:22disons.
00:24:22Mais ça va être
00:24:23très très dur.
00:24:24Anne-Yuzian-Var,
00:24:25elle joue quelque chose,
00:24:26d'une partition
00:24:26qui est très compliquée
00:24:27qui, à mon avis,
00:24:28elle ne va pas pouvoir
00:24:29continuer à avoir
00:24:30cette même position
00:24:31parce qu'elle est intenable.
00:24:32Je veux dire,
00:24:33la détresse qu'on a vue,
00:24:34c'est absolument fou.
00:24:35C'est absolument fou
00:24:36et c'est pour ça
00:24:36que c'est important
00:24:37de la montrer.
00:24:38On va continuer
00:24:38à en parler dans un instant.
00:24:39On fait le CNU d'Info
00:24:40tout de suite
00:24:40avec Sommayel Abidi.
00:24:43C'est la dernière ligne droite.
00:24:45Sauf surprise,
00:24:46l'Assemblée nationale
00:24:47devrait adopter définitivement
00:24:48le budget
00:24:49de la Sécurité sociale
00:24:50dès cet après-midi.
00:24:52Le plus grand enjeu
00:24:53désormais pour Sébastien Lecornu
00:24:54reste l'adoption
00:24:55du budget de l'État
00:24:56alors qu'approche
00:24:57la date butoir
00:24:57du 31 décembre.
00:24:59Constat sans appel
00:25:00ce matin sur notre antenne
00:25:02de l'ancien chef
00:25:03d'État-major des armées,
00:25:04le général Pierre Devilliers.
00:25:06Les Français
00:25:06n'ont plus confiance
00:25:07dans leur autorité,
00:25:08dans leurs gouvernants.
00:25:09Il y a un fossé
00:25:10qui s'est creusé
00:25:11et qui est énorme
00:25:12entre ceux qui décident
00:25:13et ceux qui vivent
00:25:14ces décisions sur le terrain.
00:25:16Citons en exemple
00:25:17le déplacement
00:25:17d'Emmanuel Macron
00:25:18à Marseille
00:25:19sur le thème du narcotrafic
00:25:20et de l'autre,
00:25:21les paysans
00:25:22qui continuent
00:25:22à bloquer le pays.
00:25:23Et puis une attaque
00:25:25motivée par l'idéologie
00:25:27du groupe État islamique.
00:25:28Déclaration du Premier ministre
00:25:30australien
00:25:30Anthony Albanese
00:25:31deux jours après
00:25:32l'attentat antisémite
00:25:33commis par un père
00:25:34et son fils
00:25:35sur une place de Sydney
00:25:36qui a fait,
00:25:36je vous le rappelle,
00:25:3715 morts
00:25:37et plus de 40 blessés.
00:25:40Merci beaucoup Samaï.
00:25:41On vous retrouve tout à l'heure
00:25:42à 11h30.
00:25:42On continue à suivre
00:25:43ce qui se passe
00:25:43bien évidemment
00:25:44du côté de ce conflit
00:25:45des agriculteurs.
00:25:46Jordan Florentin,
00:25:47c'est vrai qu'on sent
00:25:49la pression monter,
00:25:50on sent les barrages.
00:25:51On verra dans un instant
00:25:52ce qui se passe
00:25:53en ce moment
00:25:53avec de nombreux barrages
00:25:54partout en France
00:25:55mais surtout
00:25:56on sent la détresse
00:25:56et c'est ça
00:25:57qui est assez incroyable
00:25:58dans ce conflit
00:25:59parce qu'on va dire les choses
00:26:00quand il y a d'autres conflits
00:26:01quand on a les conflits
00:26:02à la SNCF
00:26:03ce type de conflits
00:26:04on ne sent pas
00:26:05la même détresse.
00:26:06Là on sent la détresse
00:26:07de ces gens
00:26:07qui encore une fois
00:26:08jouent leur vie
00:26:09parce que ça fait des années
00:26:10qu'ils bossent
00:26:11pour leurs animaux
00:26:11ça fait des années
00:26:12qu'ils essaient
00:26:13de créer un cheptel
00:26:14et là
00:26:15ils sont en train
00:26:15de tout perdre.
00:26:17Je veux dire Jean-Marc
00:26:17la moindre larme
00:26:18d'un agriculteur
00:26:19devrait conduire
00:26:20le président de la République
00:26:21à déclarer un état d'urgence
00:26:22agricole et rural
00:26:22pour cette profession.
00:26:24Il y a bien seul homme
00:26:25qui peut être derrière tout ça
00:26:26et qui peut créer
00:26:26une telle brutalité
00:26:27Monsieur se demandait
00:26:28tout à l'heure
00:26:28c'est Emmanuel Macron
00:26:29qui a envoyé des CRS
00:26:30à travers son ministre
00:26:31de l'Intérieur
00:26:31et peut-être le préfet
00:26:33gazés depuis leurs hélicoptères
00:26:34des piques.
00:26:35Non, ça ne s'est pas fait
00:26:35depuis les hélicoptères
00:26:36ça a été démenti hier.
00:26:37On a vu des images
00:26:38absolument terribles
00:26:39de CRS face
00:26:40et de gendarmes
00:26:41face aux agriculteurs
00:26:42et aux paysans
00:26:42il n'y a qu'un homme en France
00:26:48les gilets jaunes
00:26:49on a eu les soignants
00:26:50à qui on n'a pas voulu
00:26:50faire confiance
00:26:51sur la crise Covid
00:26:51il n'y a qu'un homme
00:26:52qui peut être responsable
00:26:53de tout ça
00:26:53c'est Emmanuel Macron
00:26:54mais également
00:26:54les petits hommes gris
00:26:55de Bruxelles
00:26:55et de la rue de Varennes
00:26:56qui croient à chaque fois
00:26:57mieux savoir
00:26:59que les Français
00:26:59et notamment ici
00:27:00les agriculteurs
00:27:01comment gérer une situation.
00:27:03Ça devrait tous
00:27:04nous révolter
00:27:05et cette tolère agricole
00:27:06ça ne date pas d'hier.
00:27:07Vous savez qu'un agriculteur
00:27:08je regardais
00:27:09Monsieur pourra me témoigner
00:27:11mais je crois que c'est
00:27:128000 euros parfois
00:27:13le maximum d'un revenu annuel
00:27:15d'un agriculteur
00:27:15c'est même pas le salaire
00:27:16de la ministre de l'Agriculture
00:27:17pardon
00:27:17c'est un petit peu populiste
00:27:19mais je suis désolé
00:27:20quand vous avez
00:27:20des agriculteurs
00:27:21qui se suicident tous les jours
00:27:22200
00:27:23enfin des exploitations
00:27:25je crois que c'est 20 par semaine
00:27:26qui disparaissent
00:27:26mais c'est juste
00:27:27il n'y a rien qui est fait
00:27:29ça fait 2 ans
00:27:29qu'ils demandent
00:27:30qu'on reporte les prêts
00:27:31qu'on arrête
00:27:32ces normes européennes
00:27:32et là on fait un zèle incroyable
00:27:33parce qu'il y a des choses
00:27:35comme la vaccination
00:27:35enfin il y a des choses
00:27:37que l'État français
00:27:38est en train de faire du zèle
00:27:39en sur-exploitant
00:27:40des normes européennes
00:27:41qui ne sont même pas demandées
00:27:42on n'arrive plus ensuite
00:27:43à exporter
00:27:43on importe pourtant
00:27:44vous allez dans n'importe quel commerce
00:27:45vous avez des produits
00:27:46des fruits qui viennent d'Espagne
00:27:48du Maroc
00:27:48alors qu'en fait
00:27:49on n'a même plus de produits français
00:27:50on ne peut pas exporter notre viande
00:27:51tout ça parce qu'on a une vache
00:27:53qui est malade
00:27:53et on va nous dire quoi
00:27:54parce qu'une vache est malade
00:27:55je reprends les mots
00:27:56d'un agriculteur de Gironde
00:27:57qui me dit
00:27:57qu'est-ce qu'on fait
00:27:58si on a un membre de la famille
00:27:59qui est malade
00:28:00on va abattre tout le reste de la famille
00:28:01non mais je veux dire
00:28:02et le problème
00:28:03c'est ce qui était dit
00:28:04moi j'étais très interpellé
00:28:05parce qu'elle était dit
00:28:06par certains agriculteurs
00:28:07qui ont dit
00:28:07on ne va plus le signaler
00:28:09pour ne pas que le troupeau
00:28:11soit abattu
00:28:11on ne va plus signaler
00:28:12qu'on a un animal de malade
00:28:14ça c'est important
00:28:14on s'est planté de A à Z
00:28:15sur le Covid
00:28:15et on recommet les mêmes avoirs
00:28:17Christian Convert
00:28:18oui mais on est dans
00:28:19la surtransposition
00:28:19effectivement
00:28:20puisqu'on est victime
00:28:22quand même
00:28:23du fait
00:28:23du principe de précaution
00:28:26qui a été inscrit
00:28:27dans la constitution
00:28:28et c'est ça
00:28:28qui nous fout de non
00:28:29on va dire les choses clairement
00:28:30parce qu'en Italie
00:28:31ils ont abattu
00:28:32le premier troupeau
00:28:33après ils ont fait recours
00:28:34immédiat au conseil d'état
00:28:35du coup ils n'ont plus le droit
00:28:36d'abattre les animaux
00:28:37en totalité
00:28:38ils n'abattent plus
00:28:39que les animaux sélectifs
00:28:40sauf qu'en France
00:28:40c'est pas possible
00:28:42à cause de ce fameux principe
00:28:43de parapetui
00:28:44dans la constitution
00:28:45donc c'est pour ça
00:28:46qu'on en est là
00:28:46après
00:28:47la question qu'on a posée
00:28:49qui semble de bon sens
00:28:50et là même la ministre
00:28:51dit écoutez
00:28:52donc donnez-nous un délai
00:28:54à partir
00:28:54de la date de vaccination
00:28:56combien de temps après
00:28:57on arrête d'abattre
00:28:58les animaux
00:28:58voilà
00:28:59ben elle refuse
00:29:01de nous donner un délai
00:29:01voilà
00:29:02donc ça ça pose
00:29:03un vrai problème
00:29:04ça veut dire que
00:29:04on a vu le cas dans le Doubs
00:29:06c'était 38 jours après
00:29:07dans les Savoies par exemple
00:29:09on est
00:29:09depuis le mois de juillet
00:29:10ça fait 4 mois
00:29:11si on a un animal
00:29:12qui ressort demain matin
00:29:14la question elle est
00:29:16est-ce qu'on continue
00:29:16peut-être dans les mêmes troupeaux
00:29:18d'abattre une deuxième fois
00:29:19ou est-ce qu'on continue
00:29:20d'abattre 4 mois après
00:29:21ben la réponse
00:29:22oui c'est le protocole
00:29:23effectivement
00:29:25si vous avez une bête de malade
00:29:27ils sont coupés des réalités en fait
00:29:28on dit mais écoutez
00:29:29oui mais voilà
00:29:30moi ce que je me demande
00:29:31si vous avez déjà une réponse comme ça
00:29:32c'est déjà une réponse
00:29:34mais
00:29:34l'impression qu'on a quand même
00:29:36c'est que
00:29:37ces gouvernements
00:29:37cette isomgrie
00:29:38comme vous le disiez
00:29:39comme aime le dire Pascal Praud aussi
00:29:40n'aiment pas les agriculteurs
00:29:42au fond
00:29:42on a le sentiment
00:29:43on a le sentiment
00:29:44que les français aiment
00:29:45les agriculteurs
00:29:46mais que
00:29:47les gens du pouvoir
00:29:48n'aiment pas les agriculteurs
00:29:49ils s'en foutent
00:29:50ils s'en foutent
00:29:51ils s'en foutent en fait
00:29:52ouais c'est ça
00:29:53ils s'en foutent
00:29:54Maxime
00:29:54en fait c'est terrible
00:29:55parce qu'on est en train de passer
00:29:55d'une crise sanitaire
00:29:56agricole
00:29:57à une crise politique
00:29:58tout simplement
00:29:59parce que le politique
00:30:00est déconnecté du réel
00:30:01c'est la guerre
00:30:02entre le pays légal
00:30:03et le pays réel
00:30:03et il est d'autant plus présent
00:30:05cette guerre
00:30:05que je suis étonné
00:30:06que ce soit Annie Gennevar
00:30:07quand même
00:30:07qui représente aussi bien
00:30:08ce pays légal
00:30:09face à la réalité
00:30:10du pays réel
00:30:11parce qu'elle a quand même
00:30:13été mère de mortaux
00:30:14elle est inscrite dans le doux
00:30:16c'est une femme politique
00:30:17qui avait les pieds sur terre
00:30:18et là elle est complètement déconnectée
00:30:19on a l'impression
00:30:20qu'elle a complètement été grisée
00:30:21par les dorures de la république
00:30:22et qu'elle s'est fait bouffer
00:30:24par la bureaucratie
00:30:24Est-ce qu'elle connaît les dossiers ?
00:30:26Je pense qu'elle connaît
00:30:26parfaitement les dossiers
00:30:27mais qu'elle est tiraillée
00:30:28entre d'une part
00:30:29sa volonté de rester
00:30:31dans une sorte
00:30:32de légalité gouvernementale
00:30:34une sorte de loyauté
00:30:35envers ce gouvernement
00:30:36et d'autre part
00:30:37une réalité du terrain
00:30:38où elle se rend compte
00:30:38que ça ne va pas
00:30:39parce qu'effectivement
00:30:40ce qui se passe
00:30:41mais c'est comme
00:30:41les dossiers de tuberculeuse
00:30:42vous avez une exacerbation
00:30:44du principe de précaution
00:30:46qui fait qu'on se dit
00:30:47c'est pas grave
00:30:48parce qu'en fait
00:30:49une vache c'est quoi ?
00:30:50c'est une valeur numéraire
00:30:50donc on va lui donner 2000 euros
00:30:52moi j'ai souvenir
00:30:53devant le tribunal administratif
00:30:54de Poitiers
00:30:54pour un agriculteur
00:30:55vous avez abattu sa vache
00:30:56j'arrive devant
00:30:57le juge administratif
00:30:58j'ai la DSV
00:30:59donc les services sanitaires
00:31:00qui sont l'administration
00:31:01à côté de moi
00:31:02et qui disent
00:31:02mais je ne comprends pas
00:31:03comme ça
00:31:04pourquoi monsieur est gêné
00:31:06on va lui donner 1800 euros
00:31:08mais je dis
00:31:08mais vous n'avez pas compris
00:31:10que pour un agriculteur
00:31:10son cheptel sa vache
00:31:11c'est des années de travail
00:31:12c'est des mois
00:31:13c'est de l'amour
00:31:14c'est qu'on travaille des bêtes
00:31:15pour avoir des animaux
00:31:16qu'ils soient sains
00:31:17qu'ils puissent produire
00:31:18c'est comme si vous alliez voir
00:31:21je ne sais pas
00:31:21un ébéniste
00:31:22et que vous lui retirez
00:31:23tout son bois
00:31:24tout son atelier
00:31:25il y a un moment
00:31:26il faut une réalité
00:31:27et en fait
00:31:27on a une déconnexion
00:31:28d'une part
00:31:29entre une bureaucratie
00:31:30qui est soumise
00:31:31effectivement à des normes
00:31:32qui sont déconnectées
00:31:33de la réalité
00:31:34et d'autre part
00:31:35des agriculteurs
00:31:36comme vous
00:31:36comme la pulette mon client
00:31:38qui eux n'attendent
00:31:39que d'une chose
00:31:39c'est de la part de l'Etat
00:31:41un petit peu de compréhension
00:31:42et tout simplement
00:31:43d'avoir les pieds sur terre
00:31:43et ça on l'entend
00:31:44avec Christian Convert
00:31:45et on va aller sur le terrain
00:31:46justement
00:31:46on va partir tout de suite
00:31:47en direct à Villefranche
00:31:48de Loraguet
00:31:48où on retrouve
00:31:50Jean-Luc Thomas
00:31:50qui est avec Clément Lopez
00:31:52Jean-Luc avec
00:31:53les manifestations
00:31:54qui prennent de l'ampleur
00:31:55des manifestations
00:32:00qui prennent de l'ampleur
00:32:01autour de Toulouse
00:32:02il y a à peu près
00:32:0310-15 points
00:32:05de blocage
00:32:06et ici nous sommes
00:32:07à 35 km de Toulouse
00:32:09Villefranche de Loraguet
00:32:11vous le voyez
00:32:11la ligne SNCF
00:32:13entre Carcassonne
00:32:14et Toulouse
00:32:15est tout simplement
00:32:17bloquée
00:32:17aucun train
00:32:18ne circule
00:32:20mais ici
00:32:20c'est un point stratégique
00:32:22parce qu'un petit peu plus loin
00:32:23il y a
00:32:24la départementale
00:32:25qui relie là encore
00:32:26Toulouse
00:32:27à Carcassonne
00:32:28elle est bloquée
00:32:29et puis vous allez voir
00:32:30il y a une cinquantaine
00:32:31d'agriculteurs
00:32:33qui sont là
00:32:34et juste après
00:32:35et bien
00:32:36il y a
00:32:37l'autoroute
00:32:38à 61
00:32:38et
00:32:39les agriculteurs
00:32:41attendent
00:32:41d'avoir
00:32:42le feu vert
00:32:43du gestionnaire
00:32:45de l'autoroute
00:32:46et de la préfecture
00:32:47pour pouvoir faire
00:32:48un point de blocage
00:32:49sur l'autoroute
00:32:50à 61
00:32:51et comme vous le disiez
00:32:52les agriculteurs
00:32:54ici nous sommes
00:32:55dans une zone
00:32:56céréalière
00:32:57mais ils veulent absolument
00:32:58être solidaires
00:33:00avec
00:33:00les éleveurs
00:33:02et tant que
00:33:04rien ne sera réglé
00:33:05et bien
00:33:06ils resteront
00:33:06en place
00:33:07c'est ceux
00:33:08qui nous ont dit
00:33:08tout à l'heure
00:33:09ils sont très remontés
00:33:11et le fait
00:33:12qu'Annie Genevard
00:33:14soit venue hier
00:33:14en préfecture
00:33:15à Toulouse
00:33:16et n'ait pas dit
00:33:17grand chose de plus
00:33:19et surtout
00:33:20que le protocole
00:33:21qu'avait proposé
00:33:22l'ensemble
00:33:23des syndicats
00:33:24agricoles
00:33:25et bien
00:33:26ne soit pas
00:33:27ou peu regardé
00:33:28et bien
00:33:29vraiment
00:33:30ça a mis
00:33:30encore plus en colère
00:33:32les agriculteurs
00:33:33de Haute-Garod
00:33:34C'est beaucoup
00:33:34Jean-Luc Taumont
00:33:35direct de Villefranche
00:33:35de Loraguet
00:33:36avec les images
00:33:36de Clément Lopez
00:33:37pour ce point
00:33:38de situation
00:33:39Christian Converse
00:33:40on s'aperçoit
00:33:41d'une chose
00:33:41en tout cas
00:33:41très importante
00:33:42c'est qu'il y a
00:33:42une solidarité
00:33:43des agriculteurs
00:33:44et comme
00:33:44nous le disait
00:33:45Jean-Luc Thomas
00:33:46à l'instant
00:33:47les agriculteurs
00:33:47qui sont en train
00:33:48de faire des barrages
00:33:49ce n'est pas des éleveurs
00:33:50c'est des céréaliers
00:33:51donc ça veut dire
00:33:52qu'il y a une vraie solidarité
00:33:53et ça c'est très dangereux
00:33:55pour le gouvernement
00:33:55ils sont embarqués
00:33:56dans le même navire
00:33:56avec l'histoire
00:33:57du Mercosur
00:33:58non mais la ministre
00:33:59pour revenir
00:34:00à ce qui a été dit
00:34:01c'est son environnement
00:34:02qui pose problème
00:34:02parce que je pense
00:34:03qu'elle doit comprendre
00:34:04à peu près la chose
00:34:05l'environnement
00:34:06tel qu'il est
00:34:07ils ne veulent pas écouter
00:34:09d'autres vétérinaires
00:34:10qui ont d'autres avis
00:34:10les vétérinaires
00:34:12qui parlent
00:34:12ils sont condamnés
00:34:14par l'ordre des vétérinaires
00:34:15qui est un peu
00:34:16l'arcom pour le service public
00:34:17vous voyez de quoi je parle
00:34:18donc il n'y a plus
00:34:20que les anciens
00:34:20qui arrivent à parler
00:34:21parce qu'ils savent
00:34:22qu'ils ne risquent pas
00:34:22leur métier
00:34:23il y a d'autres approches
00:34:25de cette maladie
00:34:26c'est ce qu'il faut écouter
00:34:28c'est ce qu'il faut écouter
00:34:29on verra
00:34:31vous êtes pessimiste
00:34:33si ça ne sert à rien
00:34:34de cette journée là
00:34:35aujourd'hui c'est une journée
00:34:36clé pour vous
00:34:37soit aujourd'hui ça bouge
00:34:38soit ensuite ça explose
00:34:41bon là aujourd'hui
00:34:41on est sur l'aspect politique
00:34:43donc normalement
00:34:43ça devait se résoudre aussi
00:34:44sur l'aspect scientifique
00:34:45ça fait deux mois
00:34:46qu'on demande
00:34:47de réunir des scientifiques
00:34:48qui ne sont pas alignés
00:34:49sur cette position
00:34:50de la ministre
00:34:51c'est par là
00:34:51que ça doit bouger
00:34:52elle ne le fait pas
00:34:54donc là
00:34:55s'il y a une décision
00:34:55qui est prise aujourd'hui
00:34:56elle sera uniquement politique
00:34:57mais disons
00:34:58il faut trouver la sortie de crise
00:34:59parce qu'effectivement
00:35:00on va vers des blocages
00:35:01on approche des vacances de Noël
00:35:02la question se pose
00:35:04chez nous aussi
00:35:04voilà
00:35:05on ne va pas empêcher
00:35:06les gens de venir au ski
00:35:07je ne sais pas
00:35:08en tout cas
00:35:09depuis 10h30
00:35:09il y a une réunion à Matignon
00:35:10réunion qu'on suit
00:35:11on va voir s'il en sort quelque chose
00:35:12Yves Toledano
00:35:13c'est vrai
00:35:14qu'aujourd'hui
00:35:15le gouvernement
00:35:16est dans un moment clé
00:35:18soit il arrive à éteindre
00:35:19rapidement
00:35:19cette colère
00:35:20soit le pays
00:35:21risque de s'enflammer
00:35:22deux choses
00:35:23c'est vrai que moi
00:35:25par exemple
00:35:25je fais des divorces régulièrement
00:35:26des gens viennent pour divorcer
00:35:27me disent
00:35:27voilà on veut divorcer
00:35:28on ne s'entend pas
00:35:29ou alors il y a des adultères
00:35:30des violences
00:35:31mais généralement
00:35:32les gens quand ils se séparent
00:35:33c'est parce qu'il y a
00:35:34un manque de communication
00:35:35un manque de considération
00:35:37un manque d'écoute
00:35:37honnêtement
00:35:38c'est ce qui rend
00:35:39le plus courant
00:35:40les séparations
00:35:40là on a la même chose
00:35:41on a un gouvernement
00:35:43un état
00:35:43qui n'écoute pas
00:35:44les agriculteurs
00:35:45quand on écoute monsieur
00:35:46ça peut paraître évident
00:35:48ce qu'il dit
00:35:48c'est juste le bon sens
00:35:49quand vous avez un animal
00:35:50qui est atteint
00:35:51je ne suis pas spécialiste
00:35:52je ne suis pas vétérinaire
00:35:53mais on peut comprendre
00:35:54tout le monde peut comprendre
00:35:54que quand un animal
00:35:55est malade
00:35:56on va l'isoler
00:35:57on va l'euthanasier
00:35:58malheureusement
00:35:58les autres on vérifie
00:35:59on les vaccine
00:36:00pourquoi effectivement
00:36:01abattre tout le troupeau
00:36:03ça peut paraître tellement évident
00:36:04parce que j'entends
00:36:05depuis plusieurs jours
00:36:05des discussions
00:36:06chacun a sa position
00:36:07mais quand on pose
00:36:08les choses avec du bon sens
00:36:09on ne comprend pas
00:36:10donc il faut vraiment
00:36:11qu'il y ait d'abord une écoute
00:36:12les agriculteurs subissent
00:36:13le Mercosur
00:36:14subissent un taux de suicide
00:36:15incroyable
00:36:16subissent des difficultés
00:36:17financières terribles
00:36:18aujourd'hui je pense
00:36:19qu'au-delà de cette histoire
00:36:20de dermatose
00:36:21vous avez besoin
00:36:22ils ont besoin
00:36:22que l'état
00:36:23le gouvernement
00:36:24les écoute
00:36:25qu'ils se posent
00:36:25qu'ils se sentent compris
00:36:27et je pense que des solutions
00:36:28peuvent apparaître
00:36:29intermédiaires
00:36:29mais là on a deux blocs
00:36:30qui ne se rongeront pas
00:36:31mais Olivier Benkéboune
00:36:32j'ai un peu de mal
00:36:33à comprendre
00:36:34Annie Gennevard
00:36:35qui est allée hier
00:36:36pour rien dire
00:36:36enfin en 2025
00:36:37vous n'êtes pas le seul
00:36:38mais oui
00:36:39parce qu'en 2025
00:36:40honnêtement
00:36:40on sait comment ça marche
00:36:41on connait la com
00:36:42on connait tout ça
00:36:43elle y va
00:36:44elle dit rien
00:36:44quasiment rien
00:36:45pourquoi ?
00:36:46à quoi ça sert
00:36:47à part énerver les agriculteurs ?
00:36:49c'est à dire qu'elle n'a pas
00:36:49les mains libres
00:36:50elle se sent pas libre
00:36:51mais dans ce cas là
00:36:51elle se sent redevable
00:36:54à mon avis
00:36:54du protocole
00:36:56elle est dans le protocole
00:36:57il y a un protocole
00:36:58et puis
00:36:58il y a cette question
00:37:00de protéger absolument
00:37:03le principe de précaution
00:37:05qui est inscrit aujourd'hui
00:37:06dans la constitution
00:37:07c'est un mantra
00:37:07absolu
00:37:08mais
00:37:09dans cette façon de faire
00:37:12elle manque de douceur
00:37:14elle manque de compréhension
00:37:15et c'est évidemment
00:37:17un euphémisme
00:37:17de le dire
00:37:19c'est à dire que
00:37:19la réunion d'hier soir
00:37:20la fois la réunion
00:37:21qu'il y a eu à Toulouse
00:37:22et puis en préfecture
00:37:23elle n'est pas allée sur le terrain
00:37:24me semble-t-il
00:37:25elle n'est pas allée à la rencontre
00:37:26il n'y a pas
00:37:27il n'y a pas de réunion
00:37:28formelle avec les agriculteurs
00:37:30et des scientifiques
00:37:31en disant
00:37:31voilà où on en est
00:37:32voilà ce qu'on sait
00:37:33la décision
00:37:34un protocole vétérinaire
00:37:36a été pris en juillet
00:37:37c'était l'urgence
00:37:38il fallait absolument
00:37:39arrêter les choses très vite
00:37:41on a commandé des vaccins
00:37:43est-ce qu'aujourd'hui
00:37:43on a assez de vaccins
00:37:44comment on peut faire
00:37:45est-ce qu'on peut changer le protocole
00:37:46est-ce qu'on peut avoir
00:37:47une nouvelle réunion de vétérinaires
00:37:48mais tout ça
00:37:49ça ne se fait pas
00:37:49donc on est dans des choses
00:37:53cadrées
00:37:54où elle ne veut pas sortir de cadre
00:37:55en se référant bien sûr
00:37:56à Bruxelles-Or
00:37:57et on l'a dit
00:37:58ce qu'a prévu
00:37:59parce que c'est une maladie grave
00:38:00je veux dire
00:38:01catégorie A etc
00:38:02il y a une question d'épidémie
00:38:03sur les animaux
00:38:05c'est très très très important
00:38:07c'est important de dire
00:38:08que c'est que les animaux
00:38:09en même temps
00:38:10bien sûr
00:38:10mais donc
00:38:11il y a des choses à faire
00:38:12c'est important
00:38:13que l'Etat prenne en main
00:38:15les choses
00:38:15simplement
00:38:16on ne peut pas
00:38:17on ne peut pas traiter comme ça
00:38:18de cette manière
00:38:19il y a de l'humain
00:38:19en fait
00:38:20dans ces animaux
00:38:20il y a de l'humain
00:38:21et c'est ça qui n'est pas géré
00:38:23il y a énormément d'humains
00:38:24et on va regarder justement
00:38:26la colère des agriculteurs
00:38:27qui ne comprennent pas
00:38:28ce qui s'est passé hier
00:38:29qui ne comprennent pas
00:38:30Annie Gennevard
00:38:31et donc résultat
00:38:32les blocages
00:38:32on vous le dit depuis tout à l'heure
00:38:33les blocages
00:38:34s'accentuent partout en France
00:38:35Abrité sous un pont
00:38:37sur l'autoroute A63
00:38:39ces agriculteurs
00:38:40ont suivi les annonces
00:38:41de leur ministre
00:38:42Annie Gennevard
00:38:43a décidé
00:38:44l'élargissement
00:38:45de la zone de vaccination
00:38:46contre la dermatose nodulaire
00:38:48dans le sud-ouest
00:38:48entre 600 000
00:38:50et un million de bêtes
00:38:51seront ainsi bientôt protégés
00:38:52contre cette maladie mortelle
00:38:54et contagieuse
00:38:55pour les animaux
00:38:56les agriculteurs
00:38:57jugent cette mesure
00:38:58insuffisante
00:38:59ce qu'on veut
00:39:00nous le monde paysan
00:39:01c'est qu'elles disent
00:39:03on arrête l'abattage
00:39:04systématiquement
00:39:05des vaches
00:39:05et qu'on tue
00:39:09la vache
00:39:09qui est malade
00:39:09et qu'on met
00:39:10les vaches
00:39:12sous quarantaine
00:39:13et qu'on regarde
00:39:14comment elles se comportent
00:39:15en fait
00:39:16ce ne sont pas des annonces
00:39:17c'est juste
00:39:17histoire de calmer le feu
00:39:18à mon avis
00:39:18en 92
00:39:19à la réunion
00:39:20ils ont réglé le problème
00:39:21avec la vaccination
00:39:22et de l'abattage ciblé
00:39:23pourquoi on ne le fait pas
00:39:24installé depuis hier matin
00:39:26à hauteur de l'échangeur
00:39:27de Cestas
00:39:28il compte poursuivre
00:39:29la mobilisation
00:39:30on a des contacts
00:39:31qui viennent nous appeler
00:39:33qui veulent rejoindre
00:39:34notre mouvement
00:39:35d'autres syndicats
00:39:36donc là
00:39:37non non
00:39:37c'est pas prêt
00:39:37de s'arrêter
00:39:38selon le ministère
00:39:40de l'intérieur
00:39:4045 actions
00:39:41auraient été organisées
00:39:42hier sur tout le territoire
00:39:44impliquant au moins
00:39:453000 personnes
00:39:46c'est trois fois plus
00:39:47que dimanche
00:39:48vous avez le sentiment
00:39:52aujourd'hui quand même
00:39:53que ça risque de péter
00:39:54ils font tout pour
00:39:56enfin
00:39:56il y a eu plusieurs rendez-vous
00:39:58à chaque fois
00:39:59ça s'est mal passé
00:39:59donc il y a eu les rendez-vous
00:40:00pour les abattages
00:40:01ils ont fait charger
00:40:02les CRS
00:40:03il y a eu les rendez-vous
00:40:04hier
00:40:04hier c'était un vrai rendez-vous
00:40:05on aurait pu discuter
00:40:06elle ne dit rien
00:40:07on peut aller vers
00:40:08des tests massifs
00:40:10on peut aller vers
00:40:11des tests massifs
00:40:11est-ce qu'on les a les tests ?
00:40:12est-ce qu'on a les moyens
00:40:13de faire ça ?
00:40:14bien sûr
00:40:14les laboratoires sont là pour ça
00:40:15donc on teste
00:40:16il y a un animal qui est malade
00:40:18on refuse de tester tout le reste
00:40:19donc on risque pas d'avancer
00:40:20et d'avoir le regard
00:40:21et on nous parle justement
00:40:22le pourquoi
00:40:23c'est parce qu'il y a des animaux
00:40:25asymptomatiques
00:40:26donc qui sont difficiles
00:40:27à détecter
00:40:27ils existent ces animaux
00:40:29on les a
00:40:30on les aura demain
00:40:31et ceux-là on aura le droit
00:40:32de les commercialiser
00:40:33si vous suivez la logique
00:40:34donc ils vont forcément
00:40:36s'y met la maladie
00:40:38ailleurs
00:40:39donc c'est la vaccination
00:40:41c'est la vaccination
00:40:43et au départ
00:40:44le contrôle
00:40:45c'est pour ça qu'il faut
00:40:46contrôler le maximum d'animaux
00:40:47mais quand vous en tuez 200
00:40:49alors que vous n'en avez testé qu'un
00:40:50on ne peut pas dire
00:40:51qu'on a le recul suffisant
00:40:52c'est le bon sens
00:40:53c'est tellement du bon sens
00:40:54non mais on est con
00:40:56ou on ne peut pas
00:40:57il y a un souci quoi
00:40:59non moi je partage complètement
00:41:01ce qu'a dit
00:41:02Maître Toledano
00:41:03et Olivier Benkemun
00:41:04à savoir qu'on a l'impression
00:41:06que la ministre
00:41:06est complètement
00:41:07c'est même pas une impression en plus
00:41:08qu'elle est complètement enfermée
00:41:09dans un carcan administratif
00:41:11technocratique
00:41:12et qu'elle n'entend malheureusement
00:41:15pas la colère des agriculteurs
00:41:16on en parlait d'ailleurs
00:41:17tout à l'heure en coulisses
00:41:18il y a des solutions qui existent
00:41:20qui éviterait qu'on abatte
00:41:22ou qu'on euthanasie
00:41:22tout un troupeau
00:41:24et qu'on détruise
00:41:25toute une vie de travail
00:41:27c'est complètement aberrant
00:41:28après si le Premier ministre
00:41:30Sébastien Lecornu
00:41:30a décidé de reprendre
00:41:31le dossier en main
00:41:32c'est qu'à mon avis
00:41:32ce dossier ne pourra pas
00:41:33se régler au niveau
00:41:34du ministère de l'Agriculture
00:41:35d'autant plus que
00:41:36là encore
00:41:37comme l'a dit Olivier Benkemun
00:41:38en plus de ce problème
00:41:41de dermatose
00:41:41il y a le sujet
00:41:42du Mercosur
00:41:43et puis il y a le sujet
00:41:44également de la baisse
00:41:45du budget
00:41:46de la politique agricole commune
00:41:48cette convergence des colères
00:41:49effectivement
00:41:50nécessite une reprise en main
00:41:51directe par le Premier ministre
00:41:52Alors c'est vrai qu'on s'est demandé
00:41:53pourquoi il fallait abattre
00:41:54tout le cheptel
00:41:55à chaque fois
00:41:55puisque ce sont les mots
00:41:56normalement de la ministre
00:41:58alors regardez
00:41:58ce reportage
00:41:59qu'on a réalisé
00:42:00pour essayer de vous expliquer
00:42:01pourquoi il fallait abattre
00:42:02le cheptel complet
00:42:03à chaque fois que la maladie
00:42:04était détectée
00:42:05chez l'un de ces animaux
00:42:06Fièvre
00:42:08lésions cutanées
00:42:09chute de production
00:42:10si rien n'est fait
00:42:11la dermatose nodulaire
00:42:12non transmissible à l'homme
00:42:13pourrait toucher
00:42:14jusqu'à 45%
00:42:15des animaux
00:42:16des troupeaux
00:42:16avec une mortalité
00:42:17estimée à 10%
00:42:18pourtant aujourd'hui
00:42:20tous les bovins
00:42:21sont euthanasiés
00:42:21même ceux qui
00:42:22semblent en parfaite santé
00:42:23Le problème
00:42:24c'est que certains bovins
00:42:25sont porteurs sans symptômes
00:42:27et peuvent quand même
00:42:28propager la maladie
00:42:29Ces abattages massifs
00:42:30sont fondés
00:42:30sur le droit européen
00:42:31qui imposent
00:42:32l'éradication immédiate
00:42:34d'une maladie
00:42:34jugée absente
00:42:35du territoire
00:42:36mais sur le terrain
00:42:37la méthode choc
00:42:38depuis juin dernier
00:42:393000 bovins
00:42:41ont été abattus
00:42:41pour une maladie
00:42:42qui touche aujourd'hui
00:42:43que 0,02%
00:42:45du cheptel français
00:42:46Pour éradiquer
00:42:47ce mal transmis
00:42:48par la mouche
00:42:48Stomox et le temps
00:42:49certains agriculteurs
00:42:51appellent à une campagne
00:42:52de vaccination massive
00:42:53des près de 16 millions
00:42:54de bovins français
00:42:55mais cela rendrait
00:42:56toute exportation
00:42:57de bêtes impossible
00:42:58nul ne pourrait savoir
00:43:00si les anticorps
00:43:00présents dans les animaux
00:43:01sont le fait du vaccin
00:43:03ou d'une exposition
00:43:04à la maladie
00:43:04En 2016
00:43:06la Grèce et la Bulgarie
00:43:07touchés par la même épidémie
00:43:08avaient réussi
00:43:09à l'éradiquer en deux ans
00:43:10en vaccinant
00:43:11et en abattant
00:43:11D'autres
00:43:12qui n'avaient fait
00:43:13que vacciner
00:43:13avaient mis
00:43:14un à deux ans supplémentaires
00:43:16à s'en débarrasser
00:43:16On va continuer
00:43:19à suivre ça
00:43:20bien évidemment
00:43:21Yves Théleudeno
00:43:21c'est vrai que
00:43:22c'est Matignon
00:43:23les choses vont se jouer là
00:43:25à Matignon
00:43:25et on a compris
00:43:26que c'était très important
00:43:26ce qui était en train
00:43:27de se jouer
00:43:28même si on a assez peu
00:43:29d'espoir
00:43:30qu'ils s'en convertent
00:43:30on l'a bien compris
00:43:31On a la réponse
00:43:32certains sont
00:43:33asymptomatiques
00:43:34mais on n'a qu'à les tester
00:43:34C'est pas parce qu'on n'a pas
00:43:35de symptômes
00:43:36qu'on ne peut pas
00:43:36déceler à la maladie
00:43:37C'est juste ça
00:43:38Depuis le mois de juillet
00:43:40on dit ça
00:43:40Merci Christian Converge
00:43:42d'avoir été avec nous
00:43:43On va continuer
00:43:43à suivre ce dossier
00:43:44bien évidemment
00:43:45On va revenir maintenant
00:43:46sur cette explosion
00:43:47qui a eu lieu hier
00:43:48dans l'1
00:43:48parce que dans quelques secondes
00:43:51le ministre
00:43:52va prendre la parole
00:43:53le ministre de l'Intérieur
00:43:54Laurent Nunes
00:43:54qui est sur place
00:43:55On ira en direct
00:43:56sur place d'abord
00:43:56On vous rappelle les faits
00:43:59Sur ces images amateurs
00:44:00les dégâts réalisés
00:44:01par l'explosion
00:44:02Ce lundi vers 17h30
00:44:04un immeuble de 4 étages
00:44:05a été soufflé
00:44:06une déflagration
00:44:07entendue par tous les riverains
00:44:09J'étais chez moi
00:44:10j'ai tendu un bruit épouvantable
00:44:12j'ai cru que c'était un avion
00:44:13qui tombait
00:44:13Ça a fait tout trembler
00:44:16Je crois qu'il y a des vitres
00:44:17qui sont cassées
00:44:18Du coup le lycée
00:44:20a été évacué
00:44:21par tout le monde
00:44:21Dans la soirée encore
00:44:23les pompiers étaient
00:44:24à pied d'oeuvre
00:44:24pour porter secours
00:44:25aux victimes
00:44:26Une cinquantaine d'hommes
00:44:2736 engins
00:44:28et des secours médicalisés
00:44:29étaient mobilisés
00:44:30La préfète
00:44:31a dressé
00:44:32un premier bilan provisoire
00:44:33Malheureusement
00:44:34nous avons
00:44:35deux décédés
00:44:36des enfants
00:44:37des jeunes enfants
00:44:38qui ont été déclarés
00:44:40décédés
00:44:41après les tentatives
00:44:42de réanimation
00:44:43par les équipes
00:44:45de secours
00:44:46Nous avons encore
00:44:47des victimes
00:44:48qui sont en cours
00:44:50de prise en charge
00:44:51Pour les 7000 habitants
00:44:52de la commune
00:44:53comme pour le maire
00:44:54l'émotion est vive
00:44:55C'est les pompiers
00:44:56qui m'ont appelé
00:44:56J'étais en réunion à Bourg
00:44:58donc je suis venu tout de suite
00:44:58et ce qui est encore plus difficile
00:45:00c'est que ça concerne
00:45:00des enfants
00:45:01C'est dramatique
00:45:02pour les familles surtout
00:45:03et pour ceux qui aujourd'hui
00:45:05sont dans le deuil
00:45:06C'est compliqué
00:45:07Une cellule d'urgence
00:45:09a été activée
00:45:10Les habitants de l'immeuble
00:45:11ont été abrités
00:45:12dans un gymnase
00:45:13à proximité
00:45:14Voilà
00:45:15Et Laurent Nunes
00:45:16est sur place
00:45:16il devrait prendre la parole
00:45:17dans quelques secondes
00:45:19Olivier Benkemoun
00:45:20C'est vrai que Laurent Nunes
00:45:20n'est pas à la réunion
00:45:21avec les agriculteurs
00:45:23puisque ce sont des membres
00:45:24de son cabinet
00:45:24qui y sont
00:45:25En revanche
00:45:26il est allé dans l'Inde
00:45:27pour essayer de faire un point
00:45:28dans quelques secondes
00:45:29pour savoir ce qui peut se passer
00:45:30C'est absolument dramatique
00:45:31ce qui s'est passé
00:45:32donc c'est le rôle
00:45:33du ministre de l'Intérieur
00:45:35d'être là
00:45:35Je remarque
00:45:36qu'il est sur place
00:45:37alors qu'Annie Junbar
00:45:38a mis du temps
00:45:39à aller sur le terrain
00:45:41comme le ministre
00:45:43de l'Enseignement
00:45:43a mis du temps
00:45:44à aller à Dijon
00:45:46pour
00:45:47après
00:45:49ce collège
00:45:51ait pris feu
00:45:52donc c'est important
00:45:53Laurent Nunes
00:45:54en tout cas
00:45:55en matière de politique
00:45:56montre
00:45:56qu'il a une certaine
00:45:58habileté
00:45:59donc il est très important
00:46:01qu'il essaye
00:46:03de donner
00:46:03des explications
00:46:05deux enfants
00:46:06à chaque fois
00:46:09qu'il y a eu
00:46:09une explosion
00:46:10dans des immeubles
00:46:12d'ailleurs
00:46:12l'Etat
00:46:13se déplace
00:46:15je me souviens
00:46:16à Marseille
00:46:17les ministres
00:46:19de l'Intérieur
00:46:19n'aient pas
00:46:19hésité
00:46:20comment aujourd'hui
00:46:22on peut avoir
00:46:23des bâtiments
00:46:25qui explosent
00:46:25en tout cas
00:46:26je trouve que
00:46:27c'est le rôle
00:46:27effectivement
00:46:28des ministres
00:46:29aussi de faire ça
00:46:30détestent
00:46:32quand ils montrent
00:46:33leur impuissance
00:46:33mais en tout cas
00:46:34voilà
00:46:35je pense que
00:46:36et essayer de comprendre
00:46:36ce qui s'est passé hier
00:46:37puisqu'on va revoir
00:46:38les images
00:46:39pendant qu'on parle
00:46:40on va revoir
00:46:40les images
00:46:41qui ont été tournées
00:46:42images de cette explosion
00:46:44deux enfants
00:46:44sont donc décédés
00:46:45dans cette énorme
00:46:46explosion
00:46:47qui s'est produite
00:46:48dans l'un
00:46:49il y a également
00:46:49de nombreux blessés
00:46:50il y a
00:46:5150 sapeurs-pompiers
00:46:52si on peut montrer
00:46:53les images
00:46:53merci
00:46:5450 sapeurs-pompiers
00:46:55qui ont été mobilisés
00:46:5736 engins
00:46:58ainsi que
00:46:59des secours médicaux
00:47:00qui ont été
00:47:01mobilisés
00:47:02l'explosion
00:47:02s'est produite
00:47:03au rez-chaussée
00:47:04d'un bâtiment
00:47:05usage d'habitation
00:47:06de 4 étages
00:47:07le gaz pourrait être
00:47:08à l'origine
00:47:09de ce drame
00:47:10et c'est vrai
00:47:10qu'on voit
00:47:11de par l'importance
00:47:12des moyens
00:47:12qui ont été mobilisés
00:47:13à quel point
00:47:14c'est un drame
00:47:17qui s'est produit
00:47:18il faudra
00:47:18mettre
00:47:19Toledano
00:47:19il faudra
00:47:20trouver assez vite
00:47:21quelles sont les causes
00:47:22de ce drame
00:47:22même si l'hypothèse
00:47:23principale
00:47:24alors qu'il est
00:47:24c'est le gaz
00:47:25bien évidemment
00:47:26mais c'est vrai
00:47:27que les dégâts
00:47:28sont monstrueux
00:47:28quand on voit
00:47:29les images
00:47:30ça fait froid
00:47:30vraiment
00:47:31c'est horrible
00:47:32il y a deux enfants
00:47:33qui sont décédés
00:47:34les parents
00:47:34je crois eux
00:47:35sont sortis indemnes
00:47:36donc on pense
00:47:37évidemment à cette famille
00:47:38oui le gaz
00:47:39bon l'enquête
00:47:40va le déterminer
00:47:41si c'est le gaz
00:47:41ou pas
00:47:42et si c'est le gaz
00:47:42pourquoi
00:47:43c'est surtout ça
00:47:43est-ce que c'est un accident
00:47:45comme cela peut se produire
00:47:46est-ce qu'il y a un problème
00:47:47d'insalubrité
00:47:48plus grave
00:47:49il faut évidemment regarder
00:47:50c'est malheureusement
00:47:51pas le premier immeuble
00:47:52qui explose
00:47:52en raison des problèmes de gaz
00:47:54on sait qu'il y a
00:47:55une vraie question
00:47:55sur le logement
00:47:56à se poser
00:47:57donc pour l'instant
00:47:57on ne sait pas pourquoi
00:47:58donc on ne va pas
00:47:59faire de projection
00:48:00mais évidemment
00:48:00l'enquête sera très importante
00:48:02parce que ça ne doit plus exister
00:48:03des immeubles qui explosent
00:48:05en raison de problèmes de gaz
00:48:06en raison d'incélébrité
00:48:07ça c'est plus possible
00:48:08Maître Toledano
00:48:09il va falloir chercher
00:48:09les responsables aussi
00:48:10parce qu'il y a quand même
00:48:11une recherche de responsabilité
00:48:12à chaque fois
00:48:13dans des cas comme celui-là
00:48:16effectivement
00:48:16alors on va regarder
00:48:17si les différentes normes
00:48:19ont été respectées ou pas
00:48:20et c'est l'enquête
00:48:21qui va le déterminer
00:48:22mais on se souvient
00:48:22qu'à chaque fois
00:48:24qu'il y a eu des explosions
00:48:25c'est plusieurs années d'enquête
00:48:27c'est parfois des familles
00:48:28qui ont mis les années
00:48:28avant d'être convenablement relogées
00:48:30donc malheureusement
00:48:32c'est un parcours du combattant
00:48:33qui est aujourd'hui
00:48:34en train de se présenter
00:48:35pour l'ensemble
00:48:36de ces personnes concernées
00:48:37moi j'aurais une pensée
00:48:38pour les parents
00:48:40de ces deux enfants décédés
00:48:41parce que
00:48:42je pense que
00:48:43le reste c'est du matériel
00:48:44mais la vie de ces deux enfants
00:48:46malheureusement
00:48:46elle est partie à jamais
00:48:47Alors on va faire
00:48:48on attend
00:48:49vous allez revoir l'image en direct
00:48:51on attend le ministre
00:48:52qui doit parler
00:48:52dans les minutes qui viennent
00:48:53ce qu'on va faire
00:48:54peut-être
00:48:54on va faire une pause
00:48:55de plus rapide
00:48:55d'une minute
00:48:56et puis on va se retrouver
00:48:57juste après
00:48:58et le ministre devrait être sur place
00:49:00donc on fait la pause de pub
00:49:01et on se retrouve juste après
00:49:03avec sans doute
00:49:03les premiers mots
00:49:04de Laurent Nunes
00:49:05le ministre sur place
00:49:06à tout de suite
00:49:0611h28 sur ces news
00:49:13merci d'être en direct
00:49:14avec nous
00:49:14on continue à suivre
00:49:16ce qui se passe
00:49:16du côté de l'Ain
00:49:17et on attend donc
00:49:17dans les minutes qui viennent
00:49:18Laurent Nunes
00:49:19et on attend également
00:49:20dans une autre ville
00:49:21à Marseille
00:49:22cette fois l'arrivée
00:49:23d'Emmanuel Macron
00:49:23aujourd'hui
00:49:24puisqu'Emmanuel Macron
00:49:25doit arriver à Marseille
00:49:27dans une petite demi-heure
00:49:28en théorie
00:49:29il doit faire le bilan
00:49:30de Marseille en grand
00:49:32c'est un nouveau déplacement
00:49:33d'Emmanuel Macron
00:49:35je vous propose donc
00:49:36de faire un premier bilan
00:49:38de ce qu'a été
00:49:38cette grande action
00:49:39sur Marseille
00:49:40pour essayer d'avoir
00:49:41moins de drogue
00:49:43plus de sécurité
00:49:45dans la ville
00:49:45regardez
00:49:46alors normalement
00:49:54on devrait avoir
00:49:54le sujet sur Marseille
00:49:55puisqu'Emmanuel Macron
00:49:56va arriver à Marseille
00:49:58à partir de midi
00:50:00c'est pas la première fois
00:50:00Olivier Benquemoun
00:50:01qu'il arrive à Marseille
00:50:02effectivement
00:50:03parce que ça doit faire
00:50:03une quinzaine de fois
00:50:04qu'il vient
00:50:05à chaque fois
00:50:05vous dites une quinzaine
00:50:07même la presse
00:50:07c'est pas exactement
00:50:08même la presse
00:50:10c'était pas exactement
00:50:11c'était 11, 12, etc
00:50:12enfin il y a
00:50:13ces milliards
00:50:14qui ont été promis
00:50:15alors ce qui est intéressant
00:50:16c'est ce que dit
00:50:17la cour des comptes
00:50:18de Marseille en grand
00:50:19parce que jamais
00:50:19il y a eu autant d'argent
00:50:21dépensé pour une ville
00:50:225 milliards
00:50:23vous le savez
00:50:23et la cour des comptes
00:50:24a sorti un rapport
00:50:25qui est effroyable
00:50:26pour la manière
00:50:28dont les choses
00:50:29et l'argent
00:50:30va aux uns
00:50:31aux autres projets
00:50:31etc
00:50:32un exemple
00:50:33il y avait
00:50:34dans le projet
00:50:35Marseille en grand
00:50:35188 écoles
00:50:37qui devaient être
00:50:38faites
00:50:38soit bâties
00:50:40soit rénovées
00:50:42on en est
00:50:43une quinzaine
00:50:44donc il y a
00:50:45beaucoup de travail
00:50:46qui est fait
00:50:47le gros
00:50:47c'est aussi
00:50:48les transports en commun
00:50:49vous savez
00:50:49qu'il y a des enjeux
00:50:50très importants
00:50:51pour le tram
00:50:52etc
00:50:52bon
00:50:52où va l'argent
00:50:53comment est piloté
00:50:55l'argent
00:50:56comment il est dirigé
00:50:57etc
00:50:57il y a un grand flou
00:50:58mais Emmanuel Macron
00:50:59il y va pour faire
00:51:00ce bilan
00:51:01il va aller également
00:51:02parler sans doute
00:51:03de narcotrafic
00:51:05parce que
00:51:05là on nous annonce
00:51:07quand même
00:51:08une grande rencontre
00:51:08avec les français
00:51:09pour parler des problèmes
00:51:10des réseaux sociaux
00:51:11voilà
00:51:11je ne suis pas sûr
00:51:12qu'à Marseille
00:51:12l'essentiel des soucis
00:51:13des gens
00:51:13que ce soit
00:51:14les réseaux sociaux
00:51:14non
00:51:15évidemment
00:51:16vous avez raison
00:51:17il va aussi
00:51:18inaugurer un commissariat
00:51:19tout beau
00:51:19tout neuf
00:51:20avec une centaine
00:51:21de policiers
00:51:22qui sont installés
00:51:23qui a un centre de titres
00:51:24etc
00:51:24je vous rappelle
00:51:24qu'à Marseille
00:51:25il y a 500 policiers
00:51:26qui sont attendus
00:51:27il y en a à peine 300
00:51:28qui sont là
00:51:29et encore
00:51:30quand on vous donne
00:51:30ces chiffres
00:51:31on ne dit pas
00:51:31combien sont partis
00:51:32évidemment
00:51:32donc la question
00:51:33à Lili
00:51:34et à celle de
00:51:35on va suivre
00:51:36bien évidemment
00:51:36l'arrivée également
00:51:37d'Emmanuel Macron
00:51:38à Marseille
00:51:38on voit ça dans un instant
00:51:39tout de suite
00:51:39le CNews Info
00:51:40et c'est avec
00:51:40Sommayel Abidi
00:51:41Réunion depuis 10h30
00:51:46ce matin
00:51:46à Matignon
00:51:47au menu
00:51:47la crise agricole
00:51:48qui s'amplifiait
00:51:49s'étend un peu partout
00:51:50en France
00:51:51négociant
00:51:52un compromis
00:51:52sur la politique sanitaire
00:51:53à adopter
00:51:54face à la DNC
00:51:55dermatose nodulaire contagieuse
00:51:57mais aussi le Mercosur
00:51:58qui doit être ratifié
00:51:59ce samedi par Bruxelles
00:52:00alors que Paris
00:52:01réclame un report
00:52:02en 2026
00:52:0350e homicide
00:52:05de l'année
00:52:06en Guadeloupe
00:52:06le parquet de Pointe-à-Pitre
00:52:07a annoncé
00:52:08qu'une enquête
00:52:09pour assassinat
00:52:09avait été ouverte
00:52:10après la mort d'hier
00:52:11d'un homme de 26 ans
00:52:12tué par balle
00:52:14à Cours Amiens
00:52:14un quartier sensible
00:52:16de la commune
00:52:17et puis l'Australie
00:52:18compte à un deuxième héros
00:52:19des images exceptionnelles
00:52:21filmées par une caméra
00:52:22embarquée
00:52:22montre un homme âgé
00:52:24plaquant au sol
00:52:25l'un des terroristes
00:52:26de Bondi
00:52:26s'agit d'Akram
00:52:27et lui arrachant son arme
00:52:28des mains
00:52:29quelques instants
00:52:30avant d'être abattu
00:52:31par le tireur de 50 ans
00:52:32près d'un véhicule gris
00:52:33avec un drapeau de Daesh
00:52:35étendu sur le pare-brise
00:52:36voilà
00:52:37on n'a pas beaucoup vu l'image
00:52:38parce qu'il y avait le bandeau
00:52:39qui cachait
00:52:39l'intervention de l'homme
00:52:42mais on vous fait confiance
00:52:42sur parole
00:52:43merci beaucoup
00:52:44Somaïa Labidi
00:52:45Marseille donc
00:52:45avec l'arrivée
00:52:46d'Emmanuel Macron
00:52:47qui est attendu
00:52:48dans la cité
00:52:49faussée
00:52:50c'est à nouveau
00:52:51le Marseille en grand
00:52:52qui l'avait promis
00:52:53et qui le promet
00:52:53depuis 8 ans
00:52:54où en sommes-nous
00:52:55vraiment le point
00:52:56un plan colossal
00:52:58est lancé
00:52:59en grande pompe
00:53:00en 2021
00:53:01mais des résultats
00:53:02sur le terrain
00:53:03qui se font
00:53:04toujours attendre
00:53:05le plan Marseille en grand
00:53:07prévoyait
00:53:07une lutte inédite
00:53:08contre le narcotrafic
00:53:10et l'insécurité
00:53:11avec notamment
00:53:12un renforcement
00:53:13des moyens
00:53:14et des effectifs
00:53:15de police
00:53:15en tout
00:53:165 milliards d'euros
00:53:18devaient être mobilisés
00:53:193 ans plus tard
00:53:21sur place
00:53:22le président
00:53:23avait pu constater
00:53:24par lui-même
00:53:24la persistance
00:53:25de ce trafic de drogue
00:53:27il n'y a pas de discours
00:53:27de défaite
00:53:28parce qu'on n'a pas le droit
00:53:28d'avoir un discours
00:53:29de défaite
00:53:29l'objectif
00:53:30c'est rendre l'avis
00:53:31des trafiquants
00:53:32des dealers
00:53:33de toute la criminalité
00:53:34qui les accompagne
00:53:35impossible
00:53:35un volontarisme présidentiel
00:53:38qui peine à masquer
00:53:39les retards
00:53:40dans son rapport
00:53:41publié en octobre 2024
00:53:43la cour des comptes
00:53:44dressait un bilan sévère
00:53:46l'organisation
00:53:47du plan Marseille en grand
00:53:48est insuffisante
00:53:49au regard des enjeux
00:53:50qu'il porte
00:53:50et des enjeux
00:53:51qui le caractérisent
00:53:52en fin d'année
00:53:53les sommes décaissées
00:53:54par l'Etat
00:53:55se limitent à 1,31%
00:53:57du montant total annoncé
00:53:58cet après-midi
00:53:59Emmanuel Macron
00:54:00devrait faire
00:54:01un nouveau point d'étape
00:54:02du plan Marseille en grand
00:54:03depuis son arrivée
00:54:05à l'Elysée
00:54:05le chef de l'Etat
00:54:07s'est rendu
00:54:07une quinzaine de fois
00:54:08dans la cité fosséenne
00:54:10alors on va partir
00:54:12justement tout de suite
00:54:13en direct à Marseille
00:54:14on va rejoindre
00:54:14Dunia Tingour
00:54:15pour CNews
00:54:16avec les images
00:54:17de Charles Bagé
00:54:17Dunia
00:54:19le président de la République
00:54:20est attendu
00:54:21et vous êtes d'ailleurs
00:54:22visiblement dans la salle
00:54:22de la Provence
00:54:23qui est le quotidien local
00:54:25où va se tenir
00:54:26la première rencontre
00:54:27avec des lecteurs du journal
00:54:28Exactement Jean-Marc
00:54:33c'est une visite
00:54:34très attendue
00:54:35ici à Marseille
00:54:36quoi qu'on en dise
00:54:37puisque le chef de l'Etat
00:54:38a prévu
00:54:39plusieurs séquences importantes
00:54:41on peut qualifier
00:54:42son programme
00:54:43de très chargé aujourd'hui
00:54:44parce qu'il y a tout d'abord
00:54:45vous l'avez vu derrière moi
00:54:46cette enseigne
00:54:48de la Provence
00:54:49puisqu'il va continuer
00:54:50cette fameuse tournée
00:54:52de la presse régionale
00:54:53avec une rencontre
00:54:54avec les lecteurs
00:54:55toujours au sujet
00:54:56de cette vigilance
00:54:58autour des fausses informations
00:54:59c'est un tour de France
00:55:00de l'information
00:55:01donc pas vraiment
00:55:02au plus près
00:55:03des préoccupations
00:55:04sans doute des Marseillais
00:55:05mais le volet le plus attendu
00:55:07vous en avez déjà parlé
00:55:08en plateau
00:55:08c'est celui qui est
00:55:10autour de la lutte
00:55:11contre le narcotrafic
00:55:12parce que c'est là
00:55:13qu'Emmanuel Macron
00:55:14est attendu
00:55:14le président de la République
00:55:15a prévu deux séquences
00:55:17importantes aujourd'hui
00:55:18avec tout d'abord
00:55:18l'inauguration
00:55:19d'un commissariat
00:55:20du 13e et 14e arrondissement
00:55:23et la visite
00:55:24du centre pénitentiaire
00:55:26des Beaumettes
00:55:26donc deux moments forts
00:55:27qui permettront
00:55:28sans doute
00:55:29au président de la République
00:55:30de faire un bilan
00:55:31sur son plan
00:55:32Marseille en grand
00:55:33qui vous l'avez rappelé
00:55:34dans ce sujet
00:55:35juste avant
00:55:36qui a été lancé en 2021
00:55:37avec 5 milliards d'euros
00:55:38qui ont été mis
00:55:40par l'Etat
00:55:41et on attend encore
00:55:43les résultats
00:55:44de ce Marseille en grand
00:55:45alors ce qu'on nous dit
00:55:46du côté de l'Elysée
00:55:48c'est que ce n'est pas
00:55:49un échec
00:55:50comme ce qu'on veut faire croire
00:55:52parce qu'il y a des effectifs
00:55:53concrets
00:55:53qui ont été mis
00:55:54on a parlé
00:55:55je vais vous donner
00:55:56des chiffres précisément
00:55:57pour qu'on comprenne
00:55:58il y avait une promesse
00:56:00500 policiers
00:56:01en plus
00:56:02des policiers nationaux
00:56:03et finalement
00:56:03ce n'est que 350 policiers
00:56:06qui ont été déployés
00:56:07ici dans les bouches du Rhône
00:56:08on parle également
00:56:09de 30 magistrats supplémentaires
00:56:11mais vous en doutez
00:56:12Marseille a besoin
00:56:13de bien plus que ça
00:56:14Merci beaucoup Donia Tengoua
00:56:15en direct de Marseille
00:56:16avec les images
00:56:16de Charles Bagé
00:56:18Jordan Florentin
00:56:19ce n'est pas un échec
00:56:20dit Emmanuel Macron
00:56:21son programme
00:56:22Marseille en grand
00:56:23Je vais vous dire
00:56:23oui non mais alors
00:56:24annoncer Marseille en grand
00:56:25qu'on mène une politique
00:56:26aussi petite
00:56:26c'est quand même assez risible
00:56:27je vais vous dire
00:56:28je trouve ça gênant
00:56:29à un point
00:56:29si j'étais Emmanuel Macron
00:56:30vraiment j'aurais honte
00:56:31de retourner à Marseille
00:56:33pour constater
00:56:33mes propres échecs
00:56:35en fait c'est ça
00:56:35Emmanuel Macron
00:56:37c'est d'aller faire croire
00:56:37qu'il réussit
00:56:38là où en fait
00:56:39c'est l'intégralité
00:56:40de sa politique
00:56:40qui est remise en question
00:56:41et pourquoi ?
00:56:42parce qu'à chaque fois
00:56:42c'est des annonces
00:56:43en grande pompe
00:56:43et c'est comme sur
00:56:44les agriculteurs
00:56:45ce qu'on nous annonce
00:56:45depuis deux ans
00:56:46et trois ans
00:56:46et on revient
00:56:47trois ans après
00:56:47on se rend compte
00:56:48qu'en fait rien
00:56:48n'a été mis en place
00:56:49pourtant à la différence
00:56:50des agriculteurs
00:56:51où là il est pied
00:56:52émanillé par l'Union Européenne
00:56:53là il pourrait agir
00:56:54Emmanuel Macron
00:56:55on nous augure
00:56:56effectivement un nouveau commissariat
00:56:57avec je crois
00:56:58à peu près 700 cellules
00:56:59qui vont être inaugurées
00:57:00mais c'est risible
00:57:01vu au égard
00:57:02au nombre de cellules de prison
00:57:03qui manquent en France
00:57:04parce qu'il faut savoir
00:57:05que 20% des détenus
00:57:06dans les prisons françaises
00:57:07le sont pour des raisons
00:57:09liées au trafic de stupéfiants
00:57:10combien parmi eux
00:57:10d'ailleurs pourraient être expulsés
00:57:12il faut se poser cette question
00:57:12ensuite on nous promet
00:57:14des milliards
00:57:14dans ces quartiers
00:57:15mais c'est pas la question
00:57:16de la richesse
00:57:17ou de la pauvreté des quartiers
00:57:18qui va combattre
00:57:19ou la question du trafic de drogue
00:57:20on a des populations
00:57:22qui ont pris d'assaut
00:57:24ces quartiers
00:57:25et on a beau mettre
00:57:25autant de policiers
00:57:26qu'on veut
00:57:27à quoi ça sert
00:57:28ils ne peuvent pas rentrer
00:57:29dans ces quartiers
00:57:30donc vous pouvez en mettre
00:57:30autant que vous voulez
00:57:31tant qu'on ne mènera pas
00:57:32une politique extrêmement ferme
00:57:34où on osera
00:57:35aller dans ces quartiers
00:57:36et à chaque fois
00:57:37on prend souvent l'exemple
00:57:38vous savez du Salvador
00:57:39beaucoup de Français
00:57:40prennent cet exemple
00:57:40en disant
00:57:41il nous faudrait une politique
00:57:42aussi ferme
00:57:43mais les pouvoirs publics
00:57:44ont peur
00:57:45parce qu'ils ne veulent pas mener
00:57:46en fait c'est une guerre
00:57:46qu'il faut mener
00:57:47contre le narcotrafic
00:57:48ils ne veulent pas
00:57:49parce qu'ils ont la trouille
00:57:50parce que derrière
00:57:51oui ça va être compliqué
00:57:52oui il va falloir assumer
00:57:53mais tant qu'on n'assumera pas
00:57:54tant qu'on n'aura pas la main ferme
00:57:55on ne pourra rien faire
00:57:56On est avec Kauter Benouhamed
00:57:58qui est président de Marseille en colère
00:57:59bonjour
00:58:00merci beaucoup
00:58:00d'être en direct avec nous
00:58:01vous attendez vraiment
00:58:02quelque chose
00:58:03de cette visite
00:58:04d'Emmanuel Macron ?
00:58:07Avant de vous dire
00:58:08si j'attends quelque chose
00:58:09je suis horrifiée
00:58:09par ce que je viens d'entendre
00:58:10par l'intervenant
00:58:11qui vient de parler
00:58:11parce qu'on voit
00:58:12par cette intervention
00:58:13qu'il ne maîtrise absolument pas
00:58:15ni le territoire
00:58:15ni le sujet
00:58:16voilà
00:58:17ceci étant dit
00:58:18Qu'est-ce qui est faux
00:58:19dans ce qu'il a dit ?
00:58:20Je vais vous le dire
00:58:22si la politique de la répression
00:58:23était la solution
00:58:23ça fait très longtemps
00:58:24avec tous les plans
00:58:25dont Marseille a bénéficié
00:58:26depuis 30 ans
00:58:27que le crime aurait été organisé
00:58:29qu'il aurait été éradiqué
00:58:30organisé ou pas d'ailleurs
00:58:31Et vous faites quoi ?
00:58:32Vous autorisez ça ?
00:58:33On laisse parler
00:58:33Je ne vous ai pas coupé monsieur
00:58:36donc qu'est-ce que vous avez dit
00:58:36qui était faux
00:58:37ou qui était du moins incomplet ?
00:58:39Nous avons
00:58:39moi je suis travailleuse sociale
00:58:40depuis 1995 monsieur
00:58:42depuis 1995
00:58:43on alerte sur l'entrée de la drogue
00:58:45dans ces quartiers
00:58:45parce qu'avant
00:58:46quand moi j'étais petite
00:58:47et quand moi j'ai commencé
00:58:48à travailler dans ces quartiers
00:58:49c'était la honte
00:58:50de se droguer
00:58:51et c'était la honte
00:58:52de vendre de la drogue
00:58:52et qu'on ne
00:58:53Alors on a une petite coupure
00:58:57et on va partir
00:58:58on vous reprend dans un instant
00:58:59on va vous rappeler
00:58:59et on va partir
00:59:01dans l'un
00:59:02on jongle un peu
00:59:04avec les directs
00:59:04mais Laurent Nunes
00:59:05est en train de prendre la parole
00:59:06après l'explosion d'hier
00:59:07Une explosion d'un immeuble
00:59:12qui a apprené le décès
00:59:13de deux jeunes enfants
00:59:14de 3 et 5 ans
00:59:16donc évidemment
00:59:17il y a une dizaine de blessés
00:59:20également
00:59:20mais qui sont en urgence relative
00:59:22on a 53 personnes impliquées
00:59:26donc je suis choqué
00:59:27voilà pour ce qui est du bilan
00:59:29Alors on a un petit problème de son
00:59:32avec Laurent Nunes
00:59:33on va peut-être essayer
00:59:35de le retrouver
00:59:36puisqu'il est en train
00:59:36de faire le bilan
00:59:37le bilan après l'explosion
00:59:39qui s'est déroulée
00:59:40dans l'un
00:59:40on peut peut-être essayer
00:59:41d'y retourner
00:59:42et de voir si ce problème
00:59:43de son est résolu
00:59:45Laurent Nunes
00:59:45en direct
00:59:46dans l'un
00:59:47qu'on retrouvera
00:59:48sans doute plus tard
00:59:48Est-ce qu'on a retrouvé
00:59:50Kauter Ben-Mouamed
00:59:50en revanche président
00:59:51de Marseille
00:59:52en colère
00:59:52on avait une petite coupure
00:59:53avec vous
00:59:53Oui
00:59:55excusez-moi
00:59:55je ne suis pas responsable
00:59:56du réseau
00:59:57et donc je vous disais
00:59:58que moi je répète
00:59:58depuis 30 ans
00:59:59et je le répète
01:00:00souvent sur votre plateau
01:00:01M. Morandini
01:00:01c'est qu'il y a
01:00:03qu'on le veuille ou non
01:00:04il faut l'assumer
01:00:05à un moment donné
01:00:05une hausse de la consommation
01:00:07si les jeunes et les plus jeunes
01:00:08de drogue de plus en plus dure
01:00:09pas que de cannabis
01:00:10il y a le LSD
01:00:11il y a le crack
01:00:12il y a l'héroïne
01:00:13qui revient sur le marché
01:00:15malheureusement
01:00:15et que c'est une manne financière
01:00:17qui échappe à toute fiscalité
01:00:18et à tout contrôle
01:00:18ça c'est le petit 1
01:00:19mais qu'en parallèle
01:00:20parce que moi je suis travailleuse sociale
01:00:21et que je m'intéresse aux gens
01:00:22parce que je les gère tous les jours
01:00:23et que je les accompagne tous les jours
01:00:25nous avons une hausse
01:00:26ces 5 dernières années
01:00:27de 62%
01:00:29de consommation
01:00:31de narcolectique
01:00:32et d'antidépresseurs
01:00:33dans notre pays
01:00:33et que donc
01:00:34si on fait le parallèle
01:00:35de la hausse
01:00:36de la consommation
01:00:37d'antidépresseurs
01:00:39d'alcool
01:00:39et de drogue
01:00:40qui sont interdites par la loi
01:00:41comme le crack
01:00:43ou le shit
01:00:44on voit que la population
01:00:46va mal en fait
01:00:46et
01:00:47il n'y a aucune politique publique
01:00:50de santé publique
01:00:50et de prévention
01:00:51qui ne serait-ce
01:00:52qu'imaginée par le président
01:00:53de la république
01:00:54et tant qu'il y aura
01:00:55un seul consommateur
01:00:57et croyez-moi
01:00:57si vous allez sur les points de deal
01:00:58il n'y a pas qu'un seul consommateur
01:00:59de toute catégorie sociale
01:01:01y compris les cadres sucres
01:01:02et y compris
01:01:02on l'a vu par exemple
01:01:03par rapport à l'actualité
01:01:05chez certains politiques
01:01:06aussi dans les hautes instances
01:01:07du Sénat
01:01:08et d'ailleurs
01:01:09qu'il y a des consommations
01:01:10de drogue
01:01:10et que donc
01:01:11tant qu'il y aura des consommateurs
01:01:13tant que les gens iront mal
01:01:14tant qu'ils auront la pression
01:01:15qu'ils auront besoin
01:01:15de prendre un rail de croque
01:01:16ou de fumer
01:01:17pour être plus performants
01:01:18à l'école
01:01:18tant que ceux qui seront en dépression
01:01:20et qui ne prennent pas
01:01:21d'antidépresseurs
01:01:21et qui fument
01:01:22on ne réglera pas leurs problèmes
01:01:23d'un point de vue de santé
01:01:24d'accompagnement
01:01:25et surtout
01:01:26d'accompagnement
01:01:27pour sevrer
01:01:28ceux qui veulent être sevrés
01:01:29et qu'ils en sont dépendants
01:01:30il y aura toujours des consommateurs
01:01:32il y aura toujours des points de vue
01:01:32donc c'est ce que vous attendez
01:01:33de la part d'Emmanuel Macron
01:01:34aujourd'hui
01:01:34une politique d'accompagnement
01:01:35une politique de répression
01:01:36des consommateurs
01:01:37c'est une politique
01:01:39que je demande depuis 30 ans
01:01:40à tous les gouvernements
01:01:42et c'est pas la même chose
01:01:43tant qu'on ne désenclave pas
01:01:44les quartiers
01:01:45tant qu'à ces jeunes
01:01:47parce que vous savez
01:01:47moi je suis éduxpé
01:01:48il n'y a plus d'éduxpé
01:01:48dans les quartiers
01:01:49Mohamed Benbedour
01:01:50qui vient souvent sur votre plateau
01:01:50il est l'un des rares encore
01:01:53à être dans des quartiers
01:01:53sans moyens financiers
01:01:55et sans moyens humains
01:01:56pour accompagner ces jeunes
01:01:57et il faut dire la vérité
01:01:58c'est qu'aujourd'hui
01:01:59malgré les millions
01:02:00les milliards
01:02:01qui ont été injectés
01:02:02dans certains territoires
01:02:05mais qui ont mal été injectés
01:02:07pas contrôlés
01:02:07aujourd'hui
01:02:08certains territoires
01:02:09de notre République
01:02:09sont des déserts
01:02:10au niveau de la culture
01:02:11de l'éducation
01:02:12donc c'est pas du tout
01:02:13un problème de force de l'ordre
01:02:15c'est pas du tout
01:02:15un problème de policiers
01:02:16c'est pas du tout
01:02:17un problème de place de prison
01:02:18c'est un problème culturel
01:02:19simplement pour vous
01:02:20c'est pas qu'un problème
01:02:22de place de prison
01:02:22c'est pas pour moi
01:02:23parce que vous ne l'avez pas
01:02:24évoqué du tout
01:02:25au contraire
01:02:25vous l'avez évacué dès le début
01:02:26en disant
01:02:27c'est pas ça le souci
01:02:28vous me parlez de consommateurs
01:02:30vous me parlez de culture
01:02:31vous me parlez de bibliothèque
01:02:32parce que
01:02:33parce que la répression
01:02:34parce que là
01:02:35parce que le ministère
01:02:35pour moi à mon sens
01:02:36moi habitante des quartiers populaires
01:02:38et personne engagée
01:02:38depuis 35 ans
01:02:39je suis certaine
01:02:41je suis certaine
01:02:42que monsieur Nunez
01:02:43et monsieur Darmanet
01:02:44ont au rôle à jouer
01:02:45mais que ces deux ministères
01:02:46sont le dernier maillon
01:02:47de la chaîne
01:02:47et que tant qu'on n'aura pas fait
01:02:49de manière coordonnée
01:02:50tout ce travail en amont
01:02:52mais pas sur un seul mandat
01:02:53sur un plan marchal
01:02:54j'en appelle de tous mes voeux
01:02:55depuis 30 ans
01:02:56sur un plan marchal
01:02:57sur plusieurs années
01:02:58voire plusieurs décennies
01:02:58on ne pourra sauver personne
01:03:00et on n'éradiquera pas
01:03:01un commerce
01:03:02un business
01:03:03qui génère
01:03:048 milliards d'argent
01:03:05dans notre territoire
01:03:06et près de 700
01:03:07au niveau international
01:03:08merci beaucoup
01:03:09Kauter Benouamen
01:03:09merci d'avoir été en direct
01:03:10avec nous Maxime Thiebaud
01:03:11est-ce que vous êtes d'accord
01:03:12avec ce qui vient d'être dit
01:03:13que le problème
01:03:14c'est avant tout
01:03:15un problème de désenclaver
01:03:16les cités
01:03:17c'est un problème de culture
01:03:18et c'est un problème
01:03:18de s'attaquer aux consommateurs
01:03:19non mais c'est un problème
01:03:20qui est polymorphe
01:03:21donc avant tout
01:03:22tout est problématique
01:03:23il n'y a pas assez
01:03:23de places de prison
01:03:24effectivement
01:03:24il n'y a pas assez de policiers
01:03:25il n'y a pas assez de magistrats
01:03:26il n'y a pas assez de politiques
01:03:27de santé publique
01:03:28c'est l'ensemble de l'état
01:03:29qui est absent
01:03:30et il est tellement absent
01:03:31qu'il y a des zones
01:03:31de non-droit
01:03:32qui se sont mises en place
01:03:32et aujourd'hui
01:03:33un frère d'un élu
01:03:34de la république
01:03:35a été tué par les narcotrafiquants
01:03:37c'est ça la réalité de Marseille
01:03:38vous avez deux agents administratifs
01:03:39mais la réalité c'est
01:03:39qu'il n'y a que 6000 personnes
01:03:40qui se sont mobilisées
01:03:41pour y aller
01:03:42il y a un autre exemple
01:03:43qui est passé un peu
01:03:44je trouve sous silence
01:03:45c'est quand même
01:03:45ces deux agents administratifs
01:03:46du tribunal judiciaire de Marseille
01:03:48qui ont été mis en examen
01:03:49et écroués
01:03:49parce qu'ils trafiquaient
01:03:50avec les trafiquants de drogue
01:03:52ça c'est aussi un exemple
01:03:52de la corruption
01:03:53qui est présente
01:03:54on sait que l'inspection générale
01:03:55de la police nationale
01:03:56l'IGGN font un travail
01:03:57très fort pour lutter
01:03:58contre cette corruption
01:03:59mais en même temps
01:04:00ils font face à une réalité
01:04:00qui est incroyable
01:04:01vous avez des narcotrafiquants
01:04:02qui tiennent des millions
01:04:03qui sont capables
01:04:05d'aller retourner
01:04:06l'esprit d'agent public
01:04:07et on a un état en face
01:04:08qui vient se vanter
01:04:10de mérites qu'il n'a pas
01:04:11parce qu'en fait
01:04:11c'est ça qui est dramatique
01:04:12dans le déplacement
01:04:13de monsieur Macron
01:04:13c'est qu'il ferait mieux
01:04:14de dire je suis désolé en fait
01:04:15mais l'état a complètement
01:04:17abandonné Marseille
01:04:18j'en suis triste
01:04:19on a beau un jeté de l'argent
01:04:20il vous dit le contraire
01:04:21il vous dit c'est sa priorité
01:04:22ça fait 8 ans
01:04:23qu'Emmanuel Macron vous dit
01:04:24c'est ma priorité Marseille
01:04:25quand on ne met pas de mots
01:04:26sur les mots
01:04:27on participe au malheur du pays
01:04:29et c'est ça la difficulté
01:04:30aujourd'hui d'Emmanuel Macron
01:04:31c'est qu'il participe
01:04:32au malheur de ce pays
01:04:33parce qu'il est incapable
01:04:34de mettre des mots sur les mots
01:04:35s'il était allé à Marseille
01:04:36en disant je suis désolé
01:04:37mais toutes les bonnes volontés
01:04:38on doit se relever
01:04:38parce que là il y a vraiment
01:04:39une vraie urgence
01:04:40s'il allait
01:04:41un discours de vérité
01:04:43tout le monde le soutiendrait
01:04:44vous le prenez
01:04:45tout le monde
01:04:45on serait là à dire
01:04:46on est d'accord avec vous
01:04:47mais la difficulté de monsieur Macron
01:04:48c'est qu'il nous annonce
01:04:50en fait il fantasme
01:04:52sa vie politique
01:04:52il est convaincu
01:04:53que ce qu'il annonce
01:04:54et ce qu'il fait
01:04:55c'est réalisé
01:04:55c'est faux
01:04:56c'est faux
01:04:57c'est un désastre ambulant
01:04:59il a échoué sur l'agriculture
01:05:00il a échoué sur la sécurité
01:05:02il a échoué sur le sanitaire
01:05:03c'est un échec
01:05:04il fait partie dans l'histoire
01:05:05de la France moderne
01:05:07du président le plus nul
01:05:08qu'on ait connu
01:05:09il serait allé à Marseille
01:05:11sur un instant de vérité
01:05:12il aurait peut-être gagné
01:05:13un petit peu en honnêteté
01:05:14malheureusement
01:05:14c'est pas le cas
01:05:15c'est la grande réception
01:05:16là il va à Marseille
01:05:17il va inaugurer
01:05:18l'aile supplémentaire
01:05:19de la prison
01:05:20il va inaugurer un commissariat
01:05:21également
01:05:21donc voilà
01:05:22il va dire vous voyez
01:05:22ce que je fais
01:05:23je gesticule
01:05:24regardez justement
01:05:25ce nouveau commissariat
01:05:26qui arrive dans les quartiers nord
01:05:27ce commissariat flambant neuf
01:05:31a été inauguré
01:05:31il y a quelques jours
01:05:32dans les quartiers nord de Marseille
01:05:33mais pour les habitants
01:05:35des cités voisines
01:05:35aucun changement concret
01:05:37ne se fait encore sentir
01:05:39dans leur quotidien
01:05:39a priori non
01:05:40il n'y a rien à faire
01:05:41un trafic de drogue
01:05:42c'est pas fini
01:05:43on n'est pas sorti de l'auberge
01:05:45c'est pas la peine
01:05:46à quelques kilomètres au-delà
01:05:48la cité fond vert
01:05:49mardi dernier
01:05:50les forces de l'ordre
01:05:51y étaient mobilisées
01:05:52lors d'une vaste opération
01:05:54anti-narco
01:05:55aujourd'hui
01:05:56postés au pied de leur résidence
01:05:58nous rencontrons deux hommes
01:05:59d'une trentaine d'années
01:06:01ils vivent ici
01:06:02depuis leur naissance
01:06:03moralement
01:06:04ça reste un plan
01:06:05c'est difficile
01:06:06parce qu'on n'a pas
01:06:07de pays en guerre
01:06:08tout ça et tout
01:06:08mais après
01:06:09ça devient une habitude
01:06:10habitude de quoi ?
01:06:12de voir quoi ?
01:06:13tout ce sang
01:06:14par terre
01:06:14comme on dit
01:06:15à Marseille
01:06:15c'est une pression constante
01:06:17qu'ils ont mis
01:06:17les trafiquants
01:06:19après
01:06:19les rôles
01:06:19ils ont changé
01:06:20avant c'était l'état
01:06:21maintenant
01:06:21c'est le narcotrafic
01:06:23comme on dit
01:06:23cet autre habitant
01:06:25nous alerte
01:06:26exaspéré
01:06:27dans la nuit
01:06:28des jeunes trafiquants
01:06:29ont allumé un feu
01:06:30pour se réchauffer
01:06:31juste devant
01:06:32une canalisation de gaz
01:06:33le feu là
01:06:34ça c'est la chaufferie
01:06:35ils vont nous faire
01:06:35un feu d'hiver
01:06:36ils vont nous faire
01:06:36sauter le perquet
01:06:37et c'est quoi ces jeunes ?
01:06:38ils font quoi ici ?
01:06:39d'après vous
01:06:39ils veulent de la drogue
01:06:40qu'est-ce qu'ils font ?
01:06:41nous ce qu'on veut
01:06:41c'est qu'on paye notre loyer
01:06:43on veut la sécurité
01:06:43là il y a mon fils
01:06:44il ne sort pas tout seul
01:06:45de la maison
01:06:46ces Marseillais
01:06:47qui subissent au quotidien
01:06:48les nuisances
01:06:49et les violences
01:06:50des trafiquants
01:06:50abordent cette nouvelle visite
01:06:52du président Emmanuel Macron
01:06:53sans grande illusion
01:06:54pour beaucoup
01:06:56rien ne changera
01:06:57ils espèrent quitter la ville
01:06:59dès qu'ils en auront les moyens
01:07:00alors on va repartir
01:07:02en direct à Marseille
01:07:03où Emmanuel Macron
01:07:04va arriver d'ici
01:07:05une dizaine de minutes
01:07:06on est en direct
01:07:06avec Amel
01:07:07qui est chef d'entreprise
01:07:08à Marseille
01:07:08bonjour Amel
01:07:09merci d'être en direct
01:07:10avec nous
01:07:10c'est vrai que cette visite
01:07:12d'Emmanuel Macron
01:07:13certains se disent
01:07:14voilà c'est encore du vent
01:07:15c'est encore de la gesticulation
01:07:17qu'est-ce que vous en pensez vous ?
01:07:19non moi je pense que c'est
01:07:21il y a un bilan à faire
01:07:23à l'heure d'aujourd'hui
01:07:24et il y a 4 ans
01:07:25ils se sont écoulés
01:07:26il y a eu un avancement
01:07:28il y a eu un engagement
01:07:29donc de milliards d'euros
01:07:32donc non
01:07:33je trouve que c'est très bien
01:07:34que la venue du président
01:07:36est positive
01:07:37et qu'est-ce que vous attendez
01:07:39alors si c'est une venue positive
01:07:40qu'est-ce que vous attendez
01:07:41du président
01:07:41parce qu'on sait
01:07:42à quel point c'est difficile
01:07:44on avait eu l'occasion
01:07:45on parlait ensemble
01:07:46déjà il y a quelque temps
01:07:46vous nous expliquiez
01:07:47à quel point
01:07:48la vie au quotidien
01:07:50devient difficile
01:07:51dans certains quartiers
01:07:52dans certaines cités
01:07:53qu'est-ce que vous attendez
01:07:54de lui aujourd'hui ?
01:07:56déjà aujourd'hui
01:07:57il y a l'inauguration
01:07:59de ce commissariat
01:08:01donc c'est une bonne nouvelle
01:08:03il y a aussi
01:08:06je sais qu'il doit aller
01:08:08sur l'extension
01:08:10des beaux-mètres
01:08:10donc de la prison
01:08:11donc ça aussi
01:08:12c'est un résultat
01:08:13qui est positif
01:08:14et il y a également
01:08:16donc le grand chantier
01:08:19de la gare Saint-Charles
01:08:21mais est-ce que vous
01:08:23depuis 8 ans
01:08:23vous avez vu Marseille
01:08:24s'améliorer ?
01:08:26puisque ça fait 8 ans
01:08:27qu'il fait des promesses
01:08:28depuis quelques années
01:08:29non depuis quelques années
01:08:31la ville ne s'est pas améliorée
01:08:33et vous le savez très bien
01:08:34oui moi je le sais
01:08:35mais comme vous me dites
01:08:36que vous espérez beaucoup
01:08:37d'Emmanuel Macron
01:08:38j'ai envie de dire
01:08:38ça fait 8 ans
01:08:39qu'il fait ses promesses
01:08:39aux Marseillais
01:08:40et moi dans le quotidien
01:08:42quand je vais à Marseille
01:08:42je suis loin de voir
01:08:43une amélioration
01:08:44donc pourquoi est-ce que
01:08:45cette fois ça marcherait
01:08:46alors que depuis 8 ans
01:08:46ça ne marche pas ?
01:08:47ça ne fait pas 8 ans
01:08:48il y a quelques années
01:08:49en arrière
01:08:50donc depuis
01:08:51la nouvelle municipalité
01:08:53qui a eu cette chance
01:08:55d'avoir cette somme
01:08:56colossale
01:08:57et historique
01:08:58donc non
01:09:00ça ne fait pas 8 ans
01:09:02ça fait 5 ans
01:09:04et malheureusement
01:09:06l'État fait
01:09:07mais la municipalité
01:09:09à Marseille
01:09:10a du mal
01:09:11à gérer la gestion
01:09:13d'accord
01:09:14pour vous c'est un problème
01:09:14de gestion
01:09:15de la part de la municipalité
01:09:16merci beaucoup Amel
01:09:17merci chère d'entreprise
01:09:18merci d'avoir été avec nous
01:09:19et Chahibi
01:09:20ça vous faisait réagir
01:09:21ce que vous entendiez
01:09:22oui parce que
01:09:22hélas aujourd'hui
01:09:23le plan c'est plus Marseille
01:09:24en grand
01:09:24c'est la déception en grand
01:09:25ça me paraît évident
01:09:26et d'ailleurs
01:09:27Kauther Ben Mohamed
01:09:28l'a très bien dit
01:09:30en réalité
01:09:30le problème doit être pris
01:09:32d'un bout à l'autre
01:09:33de la chaîne
01:09:34il y a des défaillances
01:09:35malheureusement
01:09:35dans ce blanc
01:09:36que ce soit dans la gouvernance
01:09:37que ce soit sur le plan
01:09:38de l'éducation
01:09:38de la résorption
01:09:40de l'habitat indigne
01:09:41bref
01:09:41aujourd'hui
01:09:43les marseillaises
01:09:43ils ne veulent plus voir
01:09:44des ministres
01:09:45ou des présidents défilés
01:09:45ils veulent voir
01:09:46des actions concrètes
01:09:47or aujourd'hui
01:09:48il y a très très peu
01:09:49d'actions concrètes
01:09:49et notamment
01:09:50s'agissant du narcotrafic
01:09:51on voit bien
01:09:52que le résultat n'est pas là
01:09:53et qu'à mon avis
01:09:53d'ailleurs ce sujet là
01:09:54en plus de la lutte
01:09:56contre le
01:09:56comment dirais-je
01:09:57la corruption
01:09:58qui malheureusement
01:10:00a gangréné aussi
01:10:01certains services publics
01:10:02il faut qu'il y ait
01:10:03une stratégie
01:10:03clairement internationale
01:10:04sur ce problème
01:10:05bon voilà ce qu'on pouvait
01:10:06vous dire sur l'actualité
01:10:08dans un instant
01:10:08vous allez retrouver
01:10:09Sonia Mabrouk
01:10:12bien évidemment
01:10:13qui sera avec nous
01:10:14j'étais en train de me dire
01:10:14qu'en fait elle va suivre
01:10:16avec vous à la fois Marseille
01:10:17l'arrivée d'Emmanuel Macron
01:10:18à la fois également
01:10:18ce qui se passe à Matignon
01:10:19avec les agriculteurs
01:10:20donc tout ça c'est dans un instant
01:10:22restez avec nous
01:10:23sur CNews
01:10:23l'actualité se poursuit
01:10:25à demain
01:10:2610h35
01:10:26bye bye
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