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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00Bonsoir à tous, Véronique Jacquet, Gilles-Louis-Lamme Golnadel, Richard Millet, Gérard Carrero, Yohann Ouzahi.
00:04Je voulais commencer cette émission par une information tout à fait étonnante,
00:07puisque Nicolas Sarkozy a vendu 88 610 livres entre le 10 et le 14 décembre.
00:17Donc c'est un record absolu.
00:19On dit parfois qu'il y a une crise du livre en France.
00:22Eh bien manifestement non, puisque quand on propose au lecteur un produit qui l'intéresse,
00:28manifestement, il répond présent.
00:30Alors la modestie, votre modestie légendaire va peut-être en souffrir,
00:35cher Gilles-Louis-Lamme Golnadel, parce qu'il vous arrive de vendre beaucoup de livres.
00:39Mais là, 100 000 livres, 100 000 livres.
00:43Je suis content pour lui, très sincèrement.
00:45Non mais 100 000 livres en 4 jours.
00:47Est-ce que ça s'est déjà fait dans un...
00:49Écoutez, manifestement non.
00:51Je ne sais pas faire la part entre l'adhésion et l'intérêt,
00:57encore qu'il ne soit pas incompatible quand ils achètent le livre.
01:00Je pense qu'il y a d'abord...
01:02C'est une rockstar, Nicolas Sarkozy.
01:06Il n'est pas qu'une rockstar, mais c'est aussi une rockstar.
01:09Et il a effectivement des fans, ce qui est très rare dans le monde politique.
01:16Personne d'autre que lui ne déclenche ce type de comportement.
01:19Donc effectivement, il y a l'adhésion et il y a, je pense, beaucoup l'intérêt aussi.
01:25Parce que les gens sont... La prison, c'est quelque chose qui fascine.
01:30Vous l'avez lu, sans doute.
01:31Il raconte par le menu ce qui s'est passé.
01:34Il raconte le rapport avec sa famille, avec Carla Bruni, ses enfants, qui viennent le voir.
01:41Il y a quelque chose de sentimental dans ce livre.
01:44Il raconte son rapport à la prière.
01:47Il raconte sa vie de tous les jours.
01:49Donc c'est écrit très...
01:51C'est ce qu'on appelle un patch-turner.
01:53Tu enchaînes les pages parce que tu commences la lecture
01:58et tu ne peux pas t'arrêter parce que tu as envie de savoir la suite.
02:02C'était un peu une thérapie contre la douleur.
02:04Oui.
02:04Prouvait.
02:05Parce qu'on rigole, mais il l'a très mal pris.
02:08Oui.
02:09Non, non, mais...
02:10Qui ne le prendrait pas mal.
02:11Mais non, mais il y a des gens qui prennent ça à la légère parce qu'il n'a fait que 3 semaines.
02:15Non, non, non, non.
02:16Il l'a très mal vécu.
02:20Et donc je pense qu'en dehors de...
02:23Je pense que ça lui a fait du bien de lutter contre ce mal-là.
02:26Oui.
02:27Et ce qui doit lui faire du bien et lui faire tout simplement plaisir,
02:29c'est de rencontrer les gens qui témoignent son affection, son amour, sa tendresse, que sais-je.
02:36Et il a quelque chose, Nicolas Sarkozy, c'est que tu lis ça, j'ai envie de dire que c'est très simplement écrit.
02:44Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de qualité littéraire, loin de là.
02:46Mais c'est écrit de telle sorte que ça parle aux uns et aux autres.
02:51Oui, mais quand il parle, ce n'est pas quelqu'un qui phrase Sarkozy quand il parle.
02:55Et il y a une construction qui paraît étonnante et ça fait un livre à la fin et tu ne le lâches pas.
03:01Moi, je trouve que son livre est formidable et son témoignage est formidable et il lui ressemble.
03:06Voilà, c'est exactement...
03:08Et bien ceux qui l'ont charrié, pensons pour leur frais.
03:11Écoutez, 100 000, c'est vrai que j'ai vu que...
03:14Oui, bien sûr.
03:15Alors, Richard Millet qui connaît bien l'édition, quand on vend aujourd'hui 50 livres parfois ou 100 livres,
03:22c'est déjà un miracle parfois pour des jeunes auteurs.
03:24Quand on a la chance de passer à la télévision, on ne vend pas forcément beaucoup de livres.
03:29J'ai vu que M. Apathy en avait vendu 2 500.
03:33Fichtre ! C'est déjà beaucoup pour lui.
03:36C'est même inespéré.
03:37C'est inespéré pour lui, oui.
03:39C'est vrai qu'il est tous les jours à la télévision et qu'on a vendu 2 500.
03:42Il y a une grande promotion, M. Apathy.
03:44Oui, je suis d'accord avec vous, il passe partout dans toutes les émissions.
03:48Je pense que la publicité ne sert à rien quand on n'a pas...
03:51A priori...
03:53C'est fini.
03:53Bon, c'est fini.
03:54Gérard Carréau.
03:55Oui, à tout ce que vous avez dit, Pascal Fort, justement, et avec Gilles William,
04:01moi j'ajouterais une dimension qui est que je crois que c'est une forme de référendum populaire
04:08des gens qui n'ont pas supporté ce qu'on lui fait subir.
04:12Et là, quelque part, il se dit...
04:15Moi j'en ai entendu, comme tout le monde, plein se dire « c'est pas possible ».
04:19Et il y a ce réflexe de dire « ben tiens, peut-être aurait-il acheté le livre, mais peut-être ne l'aurait-il pas acheté ».
04:26S'il n'y avait pas eu cette idée, il faut absolument lui apporter la reconnaissance d'une partie du pays par rapport à ce qu'il est et qu'on a essayé de gommer, de supprimer en lui faisant subir des avanies inacceptables.
04:40Mais il y a aussi un côté romanesque chez Nicolas Sarkozy.
04:44Nicolas Sarkozy qui en plus écrit sur sa vie, qui devient un roman, puisqu'il a dit lui-même « on a voulu me tuer, mais je vais renaître ».
04:52Et je crois que c'est aussi cette énergie qui plaît, pas qu'à son fan club, à bien des Français qui s'interrogent.
04:57Il y a une telle apathie dans le monde politique que lui, évidemment, sort du lot avec son magnétisme.
05:02Bon, en tout cas, on ne va pas en parler pendant une heure, parce qu'après, Philippe Bilger va encore dire que je suis sarco-latre.
05:08Je suis certain qu'il est content lui-même.
05:12Enfin, mieux vaut être sarco-latre que Bilger-rolâtre.
05:15Donc, voilà ce qu'on pouvait dire.
05:18Et puis, c'est vrai que 100 000, c'est tout à fait exceptionnel.
05:21Bon, deuxième information que je voulais vous donner, c'est 61 millions d'euros.
05:2661 millions d'euros pour Kylian Mbappé, au Prud'homme.
05:29C'est de l'argent quand même.
05:30C'est rare.
05:31Le Paris Saint-Germain a été condamné à verser près de 61 millions d'euros à Kylian Mbappé, aujourd'hui, par les Prud'hommes de Paris.
05:41Je me demande si ce n'est pas une des sommes les plus importantes versées par les Prud'hommes.
05:4661 millions d'euros.
05:47L'attaquant du Real Madrid dénonçait des salaires, primes et congés, impayés à l'issue de son contrat en 2024.
05:54Bon, ça fera évidemment...
05:56C'est le monde du football.
05:58Quel est le salaire mensuel de Kylian Mbappé ?
06:00Aujourd'hui, Kylian Mbappé, je pense qu'il gagne au Real Madrid à peu près 30 millions d'euros par an.
06:05Donc c'est deux mois de salaire.
06:07On aurait dû faire football.
06:08Oui, alors c'est mieux que ça parce qu'il ne vous a pas échappé que c'est net d'impôts, les Prud'hommes.
06:14Bien sûr, c'est une indemnité.
06:16Net d'impôts.
06:17Une indemnité pour le préjudice.
06:18Ah, vous auriez bien aimé être dans le dossier.
06:20Il n'a rien demandé.
06:23C'est quoi les avocats ?
06:25C'est le pourcentage des avocats ?
06:27Je ne suis pas sûr que l'avocat de Kylian va prendre 10%.
06:31Ça m'étonnerait quand même.
06:32Ah oui ?
06:32Je pense qu'il y a un petit plafond quand même.
06:35Généralement, c'est 10% un avocat ?
06:36C'est un dossier qui méritait d'être plaidé.
06:39Il n'est pas allé pour rien.
06:41Franchement.
06:42Donc c'est quoi ? C'est 10% un avocat ?
06:45Non, mais souvent, on prend 10% du résultat obtenu.
06:48Mais je pense que là, il va y avoir un petit forfait à mon avis.
06:52Ah bon ?
06:52Bon, ben écoutez, c'est...
06:53Mais quand même.
06:54Bon, Emmanuel Macron...
06:56Il appelle, hein.
06:58Oui, mais alors au Prud'homme, tu payes tout de suite.
07:01Ils sont donnés l'exécution provisoire, oui.
07:03Ah, mais toujours au Prud'homme.
07:04Ah oui, exécution provisoire.
07:05Au Prud'homme, tu rendras peut-être l'argent.
07:07Oui, mais maintenant, c'est comme ça partout.
07:10Cherchez pas.
07:10Oui.
07:10Oui, ben oui.
07:13Ben, vous voyez, ça me...
07:1561 millions, ça fait...
07:17Vous avez un peu toussé.
07:21Dis-moi, tonton, pourquoi tu touches ?
07:23Bon, Emmanuel Macron s'est rendu aujourd'hui sur la tombe de Médic et Sassi à Marseille.
07:29Et ce dernier...
07:31Alors là, pardonnez-moi, je suis vraiment désolé.
07:33Ça va pas être facile, hein.
07:33Non, là, je suis vraiment désolé.
07:34Ça fait quand même la deuxième fois.
07:35Oui, je suis vraiment désolé.
07:36En plus, le sujet est dramatique.
07:38Ce dernier, vous le savez, Médic et Sassi a été assassiné il y a un mois.
07:43Son frère, Amine Kessassi, est un militant contre le narcotrafic.
07:46Il a pris la parole, d'ailleurs, et on l'entendra tout à l'heure avec beaucoup de dignité et beaucoup de force.
07:50Je vous propose d'écouter Dunia Tengour, qui était présente à Marseille.
07:55On ne lâche rien.
07:56Il y a des résultats.
07:58Ce sont les mots du président de la République qui persistent et signent ici, à Marseille, défendant son bilan,
08:04tout en indiquant que les trafiquants réagissent, car ils sont attaqués.
08:09Entre inauguration d'un nouveau commissariat ou encore extension du centre pénitentiaire des Beaumettes,
08:14la lutte contre le narcotrafic veut être sa priorité.
08:17Il a promis de s'attaquer aux têtes de réseau, avec notamment une coopération internationale renforcée.
08:23Mais ce qu'il faut retenir, c'est surtout cette critique virulente des consommateurs,
08:28les mettant face à leurs responsabilités.
08:30Il a d'ailleurs annoncé l'augmentation de l'amende à l'encontre des consommateurs de stupéfiants.
08:35Une amende qui va désormais s'élever à 500 euros.
08:38Ça, c'est une petite musique qui montre, qui est nouvelle, qui a, je ne sais pas si elle a 6 mois, elle a 1 an,
08:43elle avait été initiée par Éric Dupond-Moretti, d'ailleurs, c'est de cibler les consommateurs.
08:49Et ça, ça me paraît plutôt intéressant.
08:51Ah bon ?
08:51Oui, mais...
08:52Ah oui, quand même, oui, quand même.
08:54Sauf qu'il y a qu'un tiers des amendes.
08:56Vous pensez que les consommateurs qui ne payaient pas les 300 euros, ils vont payer les 600 euros ?
08:58Mais oui, il n'y a qu'un tiers des amendes qui étaient payées.
09:01Écoutez, c'est quand même...
09:02C'est pas mal de souligner que ceux qui consomment de la cocaïne,
09:08ont les mains, peut-être, il y a du sang sur leurs mains.
09:13On peut le dire comme ça.
09:14C'est un jugement d'ordre moral.
09:16Ah, c'est pas un jugement d'ordre moral.
09:18Moi, je ne sais pas de la morale en disant ça.
09:20Pardon d'avoir raisonné.
09:22Pourquoi vous dites que c'est de la morale ?
09:23Non, mais vous dites qu'ils ont de sang sur les mains.
09:25Pardon ?
09:25Ils entretiennent des réseaux.
09:28Ils entretiennent des réseaux.
09:29Des réseaux criminels.
09:30Pardon de raisonner.
09:32Non, mais pourquoi vous dites que c'est de la morale ?
09:33Mais parce que vous expliquez.
09:35Et pour me répondre, et je n'avais simplement un langage ingrat en termes d'efficacité,
09:41vous me dites qu'ils ont du sang sur les mains, bien entendu.
09:44Ah, moi, je n'ai rien en compte.
09:44S'ils pouvaient payer beaucoup plus, je n'y verrais aucun inconvénient.
09:48Pardon d'avoir une vision utilitaire des choses.
09:51Ils ne payent pas.
09:52Et en plus, il a une vision, pardon de vous le dire,
09:54« Ce seraient des bourgeois ».
09:56Parce que la peur de dire que ça s'est démocratisé.
10:00La parole tourne.
10:01La parole tourne.
10:01J'ai trop parlé.
10:02Non.
10:03Non, j'ai bien senti.
10:05Entendons, écoutons Emmanuel Macron qui a dit,
10:08devant la Provence, d'ailleurs vous reconnaîtrez, je crois,
10:11c'est M. Saadé qui est juste derrière lui.
10:14Et parce que c'était devant la Provence, c'est la Provence,
10:16c'est le propriétaire, c'est M. Saadé.
10:18Ils sont assez proches, non ?
10:20Oui.
10:21C'est ce qu'on dit.
10:21C'est ce qu'on dit, oui.
10:22Ah non, mais je ne sais pas, et là ils étaient de proximité.
10:25Là, M. Saadé représentait la Provence.
10:27D'accord.
10:28Rodolphe Saadé.
10:29Sa présence n'avait rien d'incongreux.
10:31Non, puisqu'il représentait la Provence.
10:32Et il ne vous a pas échappé qu'Emmanuel Macron fait un tour de...
10:35Il était en Provence.
10:36Non, il fait un tour de France de la presse.
10:38L'autre jour, il était à Ouest-France.
10:39D'accord.
10:39Et après, il était...
10:40Il a fait la Voix du Nord.
10:41La Voix du Nord.
10:42C'est son grand tour de la presse.
10:43La Normandie, il s'en fout.
10:44Paris-Normandie, il ne va pas.
10:45Bon, écoutons Emmanuel Macron.
10:51Et moi, j'en ai ras-le-bol d'avoir des jeunes qu'on pleure
10:56et dans des quartiers d'avoir d'autres gens
10:58qui considèrent que c'est festif d'aller acheter de la drogue
11:01et qui ne sont généralement pas des mêmes milieux sociaux.
11:06Alors, il y a quelques années, on disait, il faut qu'il y ait une poursuite pénale.
11:08Comme on n'arrivait pas à faire une poursuite pénale.
11:11Ça prenait un temps fou parce qu'il fallait ramener au poste, etc.
11:13On a mis en place, c'est une innovation des dernières années,
11:17une amende forfaitaire délictuelle.
11:18Tout de suite, on peut vous mettre l'amende.
11:20Ça a permis de commencer à avancer les choses.
11:22Mais maintenant, on va changer drastiquement sur deux trucs.
11:25Un, les procédures de recouvrement.
11:27On va mettre des commissaires de la République
11:28pour aider les finances publiques et la justice à aller recouvrer
11:31parce qu'on a des taux de recouvrement qui ne sont pas satisfaisants.
11:34Deux, on va le passer à 500 euros, l'amende.
11:36500 euros, parce qu'il faut taper au portefeuille
11:39ce qu'on attrape avec de la drogue en vie.
11:42Parce que ça n'est pas festif de se droguer.
11:45Ce n'est pas la même chose que des choses qui sont licites.
11:48Il y a ce qui est licite et illicite dans une démocratie.
11:51Il faut juste que toute personne qui consomme de la drogue se dise bien
11:54qu'elle alimente aujourd'hui le narcotrafic
11:58qui fout nos villes et nos quartiers en l'air.
12:01Écoute, il n'a pas tort.
12:03On pourrait dire simplement qu'il fait, comme souvent chez Emmanuel Macron,
12:05c'est une manière de faire diversion.
12:08Comme il ne peut pas attaquer la narcotrafrique
12:10ou il ne peut pas vaincre les narcotrafiquants,
12:13il attaque les consommateurs.
12:14C'est peut-être plus facile à vaincre.
12:16Mais je crois que vous avez complètement raison.
12:17En l'occurrence, il me semble qu'Emmanuel Macron s'énerve
12:20parce qu'il constate son échec lamentable sur cette question-là.
12:25Il est allé à Marseille pour constater son propre échec.
12:27Il a gravement échoué depuis 8 ans et demi malgré son plan Marseille en grand
12:32vendu à grands renforts de médias, de communications, etc.
12:36Il a échoué sur les questions liées au marché.
12:38Il faut changer de méthode.
12:39Non, mais il faut changer de méthode.
12:41Manifestement, oui.
12:41Il faut changer de méthode et être sur les consommateurs.
12:43Président, en l'occurrence, il a échoué sur la question du narcotrafic,
12:47il a échoué sur la question de l'immigration et sur la question de la sécurité.
12:50Il ne vous a pas échappé que ces trois questions-là sont liées, d'accord ?
12:54Donc pourquoi réussirait-il dans la dernière année qu'il lui reste à l'Elysée
12:57alors qu'il a échoué depuis 9 ans ?
12:59Personne ne croit que son déplacement à Marseille va changer quoi que ce soit.
13:03Personne n'y croit.
13:03Et c'était actuel ce matin parce que Laurent Altesier a rappelé
13:06toutes les sorties d'Emmanuel Macron.
13:08Nous ne céderons rien, etc.
13:09Depuis 2021, 2023, 2024.
13:12Bon, c'est vrai que ça a été inefficace.
13:14Mais il faut changer de méthode et pour les consommateurs
13:15et il faut changer de méthode pour les narcotrafiquants.
13:18C'était évident.
13:19Non, mais il y a deux choses.
13:19Puisque ça ne marchera pas.
13:20Il y a deux choses.
13:21Il faut changer de méthode, mais ça ne marchera que s'il y a une saisie sur salaire.
13:24Les 500 euros, s'il n'y a pas de saisie sur salaire,
13:26je ne vois pas comment ça peut marquer les esprits.
13:28La deuxième chose, c'est que dans le discours politique,
13:30effectivement, il y a quand même une petite avancée.
13:32C'est que Gérald Darmanin, Bruno Retailleau,
13:35avaient mis consommateurs complices.
13:39Il avait stigmatisé les consommateurs.
13:41Emmanuel Macron prend le relais.
13:43C'est déjà pas mal, même si on sait que c'est de la communication.
13:46La troisième chose, c'est qu'on aimerait qu'il aille plus loin.
13:48C'est qu'on aimerait qu'il pourchasse vraiment
13:50ceux qui sont à la tête de la DZ mafia.
13:52C'est qu'on voudrait vraiment qu'il s'occupe du Maroc
13:54parce que c'est eux qui nous arrosent en résine de cannabis
13:57et que pour l'instant, on ne fait rien.
14:00Voilà, il y a des choses concrètes à faire
14:01plutôt que de s'énerver uniquement sur les consommateurs.
14:04Et enfin, dernière chose, évidemment, l'angle mort, c'est la santé publique.
14:07Ça fait plus de 20 ans qu'il n'y a pas une véritable politique
14:09de santé publique digne de ce nom
14:11pour dire la drogue, on a du sang sur les mains.
14:14Amine Kessassi, vous connaissez ce jeune
14:16qui a perdu deux frères.
14:18Et Emmanuel Macron l'a rencontré
14:20et ils sont allés sur la tombe
14:22du frère d'Amin Kessassi
14:24qui est mort il y a quelques jours.
14:27Il est à Marseille.
14:28Il est à Marseille en plus sur des séquences très personnelles
14:30puisque nous sommes allés nous recueillir sur la tombe de mon petit frère.
14:35Aujourd'hui, les choses, elles sont telles que la situation dramatique
14:40que traverse une nouvelle fois ma famille fait que les choses à Marseille
14:44doivent être vues d'une autre façon.
14:46C'est ce que j'ai pu dire au président de la République
14:48en demandant effectivement des moyens supplémentaires
14:50mais un tas d'autres choses.
14:52Et aujourd'hui, j'ai été très touché de cette séquence
14:57puisqu'elle signifie beaucoup qu'un président de la République
14:59décide de se déplacer, de venir un mois après,
15:02de venir sur la tombe de mon frère.
15:05Et d'ailleurs, je remercie les services de protection
15:10qui m'entourent et qui ont mené ce travail
15:12afin que je puisse me rendre sur les lieux.
15:15Et Amine Kessassi qui garde l'espoir
15:16et qui veut effectivement se battre
15:18et qui ne veut pas, contrairement à ce qu'on avait à un moment imaginé
15:22prendre du recul sur ce dossier.
15:24Richard Millet.
15:24Il me semble que là, on est dans une situation de guerre.
15:28De narcotrafic, guerre.
15:31Et donc, autant apporter des solutions aussi de guerre,
15:35me semble-t-il.
15:35Trump le montre avec le Venezuela.
15:39On peut boukeler le montre à sa façon.
15:42On peut aussi envisager...
15:43À sa façon.
15:43Comment ?
15:44Je dis à sa façon.
15:46À sa façon, j'ai bien dit à sa façon.
15:48On peut envisager que les services secrets aussi interviennent.
15:51Je rappelle par exemple qu'on sait que la French Connection
15:55était liée à la guerre d'Indochine.
15:58Que la France, le service secret avait fomenté cette milière marseillaise
16:02pour financer en partie la guerre d'Indochine.
16:05Bon.
16:05On peut envisager des choses un peu plus violentes contre les trafiquants.
16:10J'arrête une seconde.
16:13J'aime beaucoup Israël.
16:15Et j'aime beaucoup la façon dont les Israéliens font sauter
16:17les maisons des terroristes palestiniens.
16:20On pourrait envisager aussi des solutions de ce genre.
16:22Je suis excessif peut-être, mais c'est une guerre.
16:25Bon.
16:25Bon.
16:26C'est un petit peu violent comme méthode.
16:27Non, c'est pas violent.
16:28En fait, c'est...
16:29C'est pas violent.
16:31C'est...
16:31L'école détruite Pascal à Dijon.
16:33Oui, je suis d'accord avec vous.
16:34C'est dire une chose simple.
16:36C'est que toute solution qui évitera la confrontation des narcos et des morts,
16:44tant qu'on n'aura pas fait la preuve que les forces de l'ordre
16:48qui représentent notre société sont capables et auront les ordres
16:53pour aller jusqu'à descendre éventuellement un certain nombre de ces tueurs.
16:59On n'arrivera pas.
17:00Moi, je suis pour l'amende, même à 2000 euros, pourquoi pas plus.
17:04De toute façon, il y en aura très peu.
17:06Alors, vous obligez un travail de modération.
17:08Modération, est-ce qu'effectivement, dans les maisons palestiniennes,
17:11parfois, il y a des enfants et des innocents qui sont là, disons-le.
17:14Vous parlez des terroristes.
17:15Oui, mais vous savez pas...
17:16Donc, la modération ne s'impose pas.
17:16Mais oui.
17:17Vous savez pas qui est dans les maisons toujours et de la même manière...
17:20Ils vident les maisons.
17:21Oui.
17:22Ils détruisent les maisons vides.
17:23D'accord.
17:24Alors, ça, c'est important de le préciser.
17:26Et alors, je...
17:26Bon.
17:27Je ne vais pas jouer les yaka-faucons parce que je ne sais pas précisément ce qu'il faut faire.
17:31En revanche, je sais ce qu'il ne faut pas faire.
17:33Et ce qu'il ne faut pas faire, c'est ce qu'on fait depuis dix ans parce que ça ne marche pas.
17:35Alors, il faut connaître quand même...
17:36On va marquer une pause, si vous le voulez bien.
17:38Je vais simplement dire que les flics, malgré tout, essayent de faire le maximum.
17:42Il ne faut pas croire que les flics baissent les bras.
17:44Ce n'est pas vrai.
17:45Écoutez, avant de la pause, quelques réactions marseillaises à la venue aujourd'hui d'Emmanuel Macron.
17:51Et après, ce sera la pause.
17:52Je pense qu'il n'a pas aussi investi grandement pour Marseille et pour les autres villes, pour moi.
18:02Et voilà.
18:03Donc après, il arrive bientôt en fin de mandat.
18:07Il y aura un bilan à tenir, à démontrer aux Français.
18:11Macron, ils ne pourront pas tout faire.
18:13Ce n'est pas un prophète.
18:14Il y a des choses qu'il peut faire.
18:16Il y a des choses que c'est l'être humain aussi à faire aussi.
18:18Il faut du civisme aussi.
18:19Quand on nous parle de délinquance, de ci, de là, ils veulent faire des conneries.
18:22Il fait des conneries.
18:23Mais je vais payer tous d'autant.
18:24Moins de délinquance, plus de vie associative pour les enfants, plus d'activité pour les enfants,
18:34pour qu'ils sortent un peu du quartier, de la délinquance.
18:38Nous marquons une pause.
18:39Il est 20h26.
18:41A tout de suite.
18:44La colère agricole.
18:45D'ailleurs, je fais juste une parenthèse sur ce que j'écoutais Annie Gennevard ce matin.
18:50Je crois qu'elle était sur Sud Radio ce matin.
18:52Bon, c'est un coup des Russes.
18:53C'est ce qu'elle disait.
18:55Elle disait que les réseaux sociaux manipulent et c'est l'étranger, en l'occurrence,
19:00les Russes qui peuvent manipuler l'opinion sur ce sujet-là.
19:04Donc, je referme la parenthèse parce que ça m'a étonné.
19:06La crise agricole...
19:07Elle a fait des déclarations plus sensées que ça, Mme Gennevard.
19:10Oui.
19:10On peut vous dire que c'est une femme honnête et sincère.
19:13Oui.
19:14Mais je dois reconnaître qu'elle mérite mieux que cette citation.
19:16Oui, il y a 17 millions de bovins en France.
19:19Bon, je crois que les gens ne connaissent pas exactement.
19:22Vous savez, par exemple, pourquoi les bovins ne sont pas vaccinés ?
19:24Oui, parce que l'exportation est rendue difficile quand ils sont vaccinés.
19:28Alors, il y a ça, mais surtout que c'est une maladie tout à fait nouvelle.
19:30Bien sûr.
19:31Donc, c'est une maladie qui existait manifestement de l'autre côté de la Méditerranée,
19:35qui arrivait aujourd'hui, il y a très peu de temps en France.
19:38Tu as 17 millions de bovins et tu n'avais pas l'utilité de vacciner.
19:42Et effectivement, si tu vaccines, à ce moment-là, il y a des pays hors Union européenne
19:47qui ne prennent pas ta viande.
19:49Même au sein de l'Union européenne, il faut attendre plusieurs semaines
19:51pour pouvoir exporter la viande.
19:52Et quand vous dites plusieurs semaines, plusieurs mois.
19:54Plusieurs semaines.
19:55A priori, c'est un mois, un mois et demi.
19:56Et tu ne sais pas si cette viande est contaminée ou pas, même après le vaccin.
20:01Donc, on découvre ça.
20:02C'est pour ça qu'il faut se garder de toute simplification dans ce dossier, franchement.
20:06Bon, j'entends bien.
20:08Voyons le sujet de Sarah Fenzari.
20:11Des tracteurs à l'arrêt, des routes bloquées, des opérations escargots
20:16et une colère qui déborde.
20:19Tout le monde est remonté.
20:22Comme je vous ai dit, on est là pour faire durer le mouvement.
20:26Partout en France, les agriculteurs disent non, non à cette gestion de la dermatose nodulaire,
20:33comme ici, à Villefranche de l'Oragé, en Haute-Garonne,
20:36où ils sont principalement céréaliers.
20:39Pourtant, ils ont choisi de se mobiliser.
20:41On crie un petit peu la colère et soutenir aussi les collègues et le heurts.
20:45Après, nous, il y en a des revendications qui reviennent au derrière.
20:48C'est un temps qui va mal.
20:49En début d'après-midi, les agriculteurs ont investi l'autoroute A61 dans l'idée de faire un maximum de bruit.
20:58A l'aube, même scénario à Mérée, dans les Yvelines.
21:05Des agriculteurs en colère bloquent la Nationale 12.
21:09Une action coup de poing, menée cette fois avec deux revendications en ligne de mire.
21:13Le protocole sanitaire, jugé radical contre la maladie bovine,
21:17et le traité du Mercosur.
21:20On a l'impression de ne pas être écouté par nos politiques.
21:22Il faut qu'ils aillent sur le terrain, il faut qu'ils aillent rencontrer les syndicats.
21:25On sait très bien qu'il y a des produits qui vont arriver de l'étranger
21:27où il y a des coûts de production qui sont 20 fois moins chers que nous on a.
21:31Donc ils vont inonder le marché.
21:32Nous, c'est la fin de l'agriculture française, ce traité.
21:35Une crise sanitaire, devenue crise sociale.
21:38Sébastien Lecornu et ses ministres se sont entretenus plusieurs fois aujourd'hui à Matignon.
21:42Il y a encore deux questions que j'annonce à Matignon.
22:12qu'on accompagne, qu'on abattra tout son troupeau pour une bête malade.
22:15Hors de question.
22:16Ça, si elle ne veut pas l'entendre, on arrachera des routes,
22:18on fera sauter des ponts, ce n'est pas un problème.
22:20Arrêtez-toi ce carnage de l'abattage total.
22:23C'est fou, s'il vous plaît.
22:25Le mépris de l'État continue.
22:26Il nous envoie les chars.
22:28C'est une honte.
22:29Une honte.
22:31C'est des espérants, Christian Convert.
22:33Oui, c'est tout des collègues, ils sont solides.
22:37Quand on en arrive là...
22:38Ça vous fait pleurer ?
22:39Non, mais j'y ai vécu.
22:41Ça nous fait pleurer.
22:42Bon, ce n'est pas du cinéma.
22:44Non, non, mais...
22:44Je déconneille.
22:45Je sais quand même que c'est des solides.
22:46Je vous vois, je vois vos yeux.
22:48Quand on n'arrive pas à sortir d'une situation comme ça,
22:49c'est quoi la suite ?
22:51Il faudra qu'il y ait des morts parmi les gens pour tuer des vaches ?
22:53Non, mais c'est une histoire de fou qu'on est en train de vivre.
22:55Qu'elles ne soient pas capables d'entendre ce qui se passe.
22:57On a des propositions qui sont tout à fait responsables et sérieuses.
23:01Non, il y a de quoi être dégoûté.
23:02Moi, je les comprends.
23:03Je ne sais pas la suite, mais la suite, elle ne va pas être calme.
23:05C'est impossible que ça soit calme quand ça se passe comme ça.
23:08C'était ce matin, vous l'avez compris, chez Jean-Marc Morandini.
23:10Christian Convard réagissait au témoignage d'éleveurs
23:15qui, effectivement, étaient dans un état désespéré.
23:18Mais il y a une chose quand même qui n'a pas été bien éclaircie,
23:21c'est de savoir s'il y a eu véritablement une infiltration importante.
23:25Peut-être qu'il y a eu deux ou trois connards,
23:27mais une infiltration importante par l'ultra-gauche.
23:30Alors justement...
23:30Parce qu'on n'a pas eu...
23:32Le gouvernement a relis ça cet après-midi.
23:35Exactement.
23:36Mais je suis un peu d'accord avec vous.
23:37Je me demande s'il y a instrumentalisation.
23:39Bon, visiblement, l'hélicoptère ne lançait pas des lacrymogènes.
23:43C'était une fake news.
23:44Bon, ça a été dit tout le week-end sur les antennes.
23:47Mais le gouvernement dit non, il n'y avait pas de lacrymogènes.
23:50Et là où vous avez raison, c'est que face à cette violence-là,
23:54le gouvernement dit c'était de l'ultra-gauche.
23:57On a été obligé de réagir comme ça.
23:58Ce qui est légitime dans ces cas-là.
24:00Mais ça ne se trouve pas dans les images.
24:01J'ai regardé toutes les images tournées par toutes les chaînes.
24:05Et franchement, on est habitué maintenant à voir un peu les bandes
24:08de l'extrême-gauche à l'œuvre dans un certain nombre de cités,
24:12de villes, etc., de manifestations.
24:15Honnêtement, alors ce que je dis n'est pas vérifié scientifiquement,
24:19mais ils n'avaient pas des gueules de type d'extrême-gauche.
24:22Écoutez M. Lecornu, parce que c'était cet après-midi,
24:25mais comme on est dans une très grande défiance aujourd'hui
24:27sur la parole publique, j'ai eu le même sentiment que vous.
24:31Écoutez M. Lecornu, est-ce qu'il dit ou non la vérité ?
24:34Un amalgame est en train d'être fait entre les éleveurs de France
24:40et 40 à 50 militants de l'ultra-gauche qui sont venus s'immiscer au milieu des éleveurs,
24:48des vétérinaires, des manifestants, avec des cocktails monotofs et des armes par destination.
24:54Et que, de fait, entretenir cette confusion entre les éleveurs,
25:00les éleveurs qui peuvent légitimement et démocratiquement contester les décisions qui sont prises,
25:06mais qui n'ont rien à voir avec ces militants de l'ultra-gauche,
25:10que vous devez dénoncer, mesdames et messieurs députés de la France insoumise.
25:14Il n'y a pas de place pour cette violence.
25:18Et je tiens à saluer le courage des gendarmes militaires de la gendarmerie
25:24dont trois ont été blessés et un manifestant éleveur
25:30qui lui aussi a été blessé par une grenade agricole.
25:34Disons les choses les plus clairement,
25:37la stratégie sanitaire du gouvernement ne se fera pas par la force.
25:41Mais il faut que celles et ceux qui sont les militants de la violence
25:45et qui n'ont rien à voir avec l'élevage français
25:47se tiennent à distance, justement, de ces opérations.
25:52Pardon de le faire avec ce cri du cœur,
25:55mais on ne peut pas laisser à penser et à croire
25:57que les forces de l'ordre sont utilisées contre les agriculteurs de France.
26:01Les images avaient été tellement violentes, Yohann Ozaï.
26:04Et effectivement, derrière ces images,
26:07il y avait aussi le parallèle avec l'État
26:10qui est parfois faible devant les forts,
26:12et fort avec les faibles, et notamment avec la DZ Mafia.
26:15On n'intervient pas avec la DZ Mafia,
26:17mais on intervient contre les agriculteurs.
26:19Donc est-ce qu'il faut croire, M. Lecornu ?
26:22Je ne sais pas s'il faut le croire.
26:23En tout cas, on sent bien que Sébastien Lecornu
26:25est dans une position délicate.
26:26D'ailleurs, il a repris les choses en main, ça ne vous a pas échappé,
26:28puisqu'il a convoqué une réunion de crise cet après-midi à Matignon,
26:31parce que c'est un test, cette crise.
26:32C'est la première crise du gouvernement Lecornu.
26:34Jusqu'à présent, il n'a parlé que du budget,
26:36c'était son seul souci, sa seule préoccupation.
26:39Il est confronté, là, véritablement, à sa première crise.
26:42Et c'est vrai que ces images, elles ont choisi tout le monde,
26:43parce qu'elles sont scandaleuses,
26:44ces images, naturellement, usées d'autant de violences
26:47face aux agriculteurs.
26:48Marine Le Pen a dit cet après-midi,
26:50nous avons assisté à l'affrontement
26:51de ceux qui nous nourrissent face à ceux qui nous protègent.
26:54Et c'est vrai que beaucoup de Français l'ont ressenti
26:56de cette manière-là,
26:57et ça les a, me semble-t-il, légitimement choqués.
27:00Voilà ce qu'on pouvait dire sur ce sujet.
27:02Je vous ai vu en regardant les images des agriculteurs
27:06avec des componctions, peut-être.
27:10Non, écoutez, moi, en général,
27:14je ne fais pas de cadeau à ce gouvernement
27:17que je n'aime pas.
27:18Mais comme j'essaie toujours,
27:20dans la mesure du possible, d'être juste,
27:23je maintiens que ce dossier est délicat
27:26et que je fais la différence
27:28entre cette affaire-là
27:30où le virus vient d'arriver
27:33et qu'on ne connaissait pas
27:34et l'affaire du Covid
27:36où on faisait venir les Chinois de Chine
27:39alors même qu'on savait
27:40qu'il y avait le Covid en Chine.
27:41Ce n'est quand même pas la même sorte de responsabilité.
27:44J'essaye d'être juste.
27:45En dix secondes, Pascal, si vous me le permettez,
27:47d'un point de vue politique,
27:48je ne sais pas ce qu'il faut faire,
27:49je ne suis pas vétérinaire,
27:50je ne suis pas scientifique,
27:51mais d'un point de vue scientifique,
27:53je peux vous assurer que si le PS
27:54ou si les Républicains
27:56étaient au gouvernement aujourd'hui,
27:57ils auraient appliqué exactement la même stratégie
28:00parce qu'il y a en France
28:01ce qu'on appelle le principe de précaution
28:02qui est utilisé depuis 30 ans
28:04et aucun gouvernement n'aurait pris le risque
28:06d'appliquer une autre politique.
28:08Donc je crois qu'on ne peut pas reprocher
28:10à Annie Gennevar
28:10d'appliquer la méthode qui est la sienne aujourd'hui.
28:13Je ne sais pas si elle a raison ou tort
28:14mais je sais que tous les gouvernements
28:15auraient fait la même chose.
28:16Et ça ne me rend malade d'abattre le...
28:19C'est évidemment pas un argument.
28:21J'ai entendu cet argument, le Covid,
28:22de dire que tous les pays du monde
28:23font la même chose.
28:24Pour moi, ce n'est pas un argument.
28:25Je ne vous dis pas si c'est clair.
28:26Ce n'est évidemment pas un argument.
28:27Sauf qu'ils refusent d'importer la viande.
28:29Sauf qu'ils refusent d'importer la viande
28:31si on ne passe pas sous les fourches collines.
28:33C'est compliqué.
28:34Les voitures thermiques.
28:35Les voitures thermiques.
28:36Parce que ça, je trouve ça extraordinaire.
28:38Les voitures thermiques,
28:39on l'annonce ici depuis des mois
28:41et peut-être même des années.
28:43Donc c'est au tombé cet après-midi.
28:45L'Union Européenne a renoncé aujourd'hui
28:46à imposer aux constructeurs automobiles
28:48de passer au tout électrique en 2035.
28:50Il y a un formidable édito ce matin
28:52dans Le Figaro que vous avez peut-être vu
28:54de Gaëtan de Capel.
28:56Si on avait voulu bousiller,
28:58bousiller une industrie française de pointe,
29:02on ne s'y serait pas pris autrement.
29:04Et là, on annonce aujourd'hui,
29:05comme une fleur,
29:06que finalement, les voitures thermiques,
29:08on va les garder jusqu'en 2035.
29:09Alors qu'on a bousillé la filière.
29:10C'est un peu tard.
29:11C'est un peu tard.
29:12Je vous assure.
29:12C'est vraiment...
29:14Et ça, c'est le diktat écologique.
29:16Pascal, peut-être qu'on peut faire un parallèle
29:18avec la crise du monde agricole.
29:20Là, les voitures thermiques,
29:21on renonce au tout électrique
29:23au nom du principe de précaution.
29:25Par pragmatisme, dit-on.
29:26Parce que justement,
29:27ce n'est pas bon pour l'automobile européenne.
29:29Et on sait très bien
29:30que les Français n'ont pas le budget
29:31pour acheter des voitures électriques.
29:33Donc, il y a un principe de réalité.
29:36Je crois que pour la crise agricole,
29:38c'est un petit peu la même chose.
29:39Pourquoi est-ce qu'on va aussi vite,
29:40même si on comprend que la maladie
29:43est très contagieuse ?
29:44Est-ce qu'il n'y a pas aussi un principe de réalité
29:46qui fait qu'au nom de la dignité humaine,
29:48on peut un petit peu écouter les agriculteurs ?
29:50Est-ce qu'on est capable de faire pour les automobiles,
29:52on ne les fait pas pour les agriculteurs
29:54et leurs troupeaux ?
29:55Richard Millet.
29:55Moi, ça me dépasse.
29:57Richard Millet.
29:58Sur la voiture thermique,
29:59parce que ça m'intéresse, la voiture thermique.
30:01Parce que c'est un exemple
30:02de ce que l'Union européenne produit.
30:04Vous vous rendez compte
30:05que la base, elle est écologique.
30:06La base, elle est idéologique.
30:07C'est-à-dire qu'il faut lutter contre la planète
30:09et l'effet de serre.
30:11Donc la France se punit, l'Europe se punit,
30:13alors qu'elle est responsable des gaz à effet de serre.
30:15Et les Chinois, pourrie.
30:16Et on serre la Chine dans le même temps.
30:18Je veux dire, c'est juste un vraisemblable.
30:20À la base de l'écologie,
30:22il y avait aussi la haine développée
30:25contre les vaches qui, soi-disant,
30:27ont des flatulences.
30:28Bien sûr, exactement.
30:29Vous avez raison.
30:30Vous aviez invité hier matin
30:32Michel Moulin.
30:34Oui.
30:34Qui avait dit exactement ce que vous dites, Véronique.
30:36À savoir que les politiques
30:40auraient dû prévoir,
30:42y compris cette crise de l'automobile.
30:45Et il avait dit, souvenez-vous hier,
30:47qu'il est possible que dans 10 ans,
30:49Renault, Peugeot et tout ça n'existent plus.
30:51Mais vous avez raison.
30:52Oui, mais vous avez le souci.
30:55Ce n'est pas de la faute des entrepreneurs.
30:57Non.
30:57C'est-à-dire que les entrepreneurs,
30:59ils sont soumis à des règles,
31:01parfois, qu'ils ne décident pas.
31:02Et qui sont décidés, en l'occurrence,
31:04par Bruxelles,
31:04pour des raisons purement idéologiques.
31:06Donc, il y a des gens qui disent
31:07plus de voitures électriques.
31:10Plus de voitures thermiques, pardonnez-moi.
31:11Donc, eux, ils sont confrontés
31:13à ces normes-là
31:14et à ces dictats-là.
31:17Donc, ils doivent s'adapter.
31:18Ce n'est pas facile.
31:19Donc, les voitures thermiques,
31:20les constructeurs pourront continuer
31:21avant et après cette date
31:22une part limitée de voitures neuves
31:24équipées de moteurs thermiques ou hybrides.
31:27Et je rappelle que les voitures électriques,
31:29d'abord, ça ne marche pas formidablement.
31:31Et surtout, on n'est pas très compétitifs.
31:32C'est les Chinois
31:33qui sortent des voitures en ce moment
31:35à 15 000 euros extraordinaires.
31:36Aux Etats-Unis, aujourd'hui,
31:38j'ai demandé à mon fils le chiffre,
31:40le nombre de voitures électriques
31:42est inférieur à 8 %.
31:45Disons qu'à part l'Europe,
31:47les Etats-Unis sont le grand pays
31:49de la bagnole.
31:50Le grand pays de la voiture.
31:51Il n'y a pas de voitures électriques.
31:52Alors, il y a les Tesla.
31:54On dit qu'on fait beaucoup de bruit
31:56autour des Tesla.
31:57Mais à part les Tesla,
31:58si vous voulez,
31:59l'Américain,
32:00dans sa grande majorité,
32:01les centaines de millions d'Américains
32:04continuent à acheter des voitures
32:05à l'ancienne.
32:07Le maire de Chessy,
32:09en Seine-et-Marne,
32:09et tous ses adjoués
32:10ont démissionné samedi dernier.
32:11Les élus ont tous refusé
32:12de célébrer le mariage d'un couple
32:14dont l'homme était sous le coup
32:15d'une obligation
32:15de quitter le territoire.
32:17Vous avez vu cette décision ?
32:18Bien sûr.
32:19C'est une honte.
32:19La mairie assume une décision
32:21prise collectivement
32:21et à l'unanimité
32:22au nom de ce qu'elle présente
32:23comme une fidélité à la loi
32:24et à ses convictions.
32:25Le monde à l'envers,
32:26écrit-il.
32:27En mars 2025,
32:28le parquet avait reçu
32:30un signalement de la ville
32:30sur le projet de mariage
32:31entre une ressortissante européenne
32:33et un étranger
32:33sous le coup d'un OQTF.
32:35Je vous assure,
32:36c'est terrible.
32:37C'est des affaires terribles.
32:39Il faut voir l'acharnement
32:40du parquet,
32:41et en l'occurrence
32:41du parquet de mots.
32:43Je ne suis pas le plus mal placé
32:44pour vous dire
32:45que quelquefois
32:46je blâme le parquet
32:47pour manquer de diligence.
32:49Là, il a été jusqu'au bout,
32:51jusqu'aux pauvres maires
32:52qui ont décidé
32:53de démissionner.
32:54C'est vraiment très courageux
32:56pour ne pas commettre
32:57un acte.
32:58immoral
32:59et contraire
33:00à l'intérêt national.
33:02Eh bien,
33:02ça ne suffisait pas.
33:04Le parquet
33:04signale
33:06que si jamais
33:07le maire démissionne,
33:09ça ne changera pas
33:10l'infraction
33:11qu'il aura commise
33:12en refusant
33:14de marier.
33:15Ça va loin,
33:15quand même.
33:16C'est un acharnement
33:18alors qu'il s'agit
33:19encore une fois
33:19d'un OQTF
33:21qui a reconnu
33:22cyniquement
33:23qu'il se mariait
33:24pour des raisons
33:25d'identité.
33:26mais on est
33:28au cœur même
33:29du masochisme
33:30français.
33:30Alors, il y a un texte
33:31de la mairie
33:31de Chessy
33:32pour résumer,
33:34alors je ne vais pas
33:34tout vous lire
33:34pour résumer
33:35parce qu'un préfet
33:36a pris une décision
33:36en l'occurrence
33:37une OQTF
33:37qui n'a pas été exécutée.
33:39Un maire se retrouve
33:39contraint de célébrer
33:40le mariage d'une personne
33:41qui ne devrait pas
33:42être sous le territoire
33:42et si le maire
33:43ne s'exécute pas,
33:44il est condamnable.
33:45Cette sentence-là,
33:46ne doutons pas
33:47qu'elle serait prononcée
33:48et exécuterait
33:49le monde à l'envers.
33:50Bruno Retailleau a réagi.
33:51J'avais choqué
33:52quand j'avais dit
33:52comme ministre de l'Intérieur
33:53que l'État de droit
33:54n'était ni intangible
33:55ni sacré.
33:56Cette lamentable affaire
33:57en est une nouvelle preuve
33:58quand l'État de droit
33:59est incapable
33:59de protéger les Français
34:00et même d'appliquer
34:01tout simplement le bon sens.
34:03Alors, il faut le changer.
34:04Soutien au maire de Chécy
34:05et à ses adjoints.
34:07Valérie Pacres a dit
34:08on marche sur la tête.
34:09Total soutien
34:10au maire de Chécy,
34:11Olivier Bourgeau
34:12et ses adjoints.
34:13Mais il faudrait l'inviter
34:14monsieur Bourgeau
34:15effectivement
34:15parce que c'est
34:17invraisemblable
34:18et vous avez raison
34:18c'est le masochisme français
34:20dont on parle régulièrement.
34:22Brigitte Macron
34:23qui alors
34:24est-ce qu'elle a présenté
34:25ses excuses ?
34:26Est-ce que vous diriez
34:26cela comme ça
34:28ou est-ce qu'elle a
34:29exprimé ses regrets ?
34:31Non, je n'ai pas
34:32le sentiment
34:32qu'elle s'excuse.
34:34Elle a exprimé ses regrets.
34:35En tout cas,
34:35ça sera perçu
34:36comme une forme d'excuse.
34:37On va voir la séquence
34:38parce qu'on se rappelle
34:40qu'elle avait traité
34:42des militantes féminines
34:43de petites connes.
34:45Sale conne !
34:46Faites attention à chaque mot.
34:47Alors, c'était une vidéo
34:48qui était sortie.
34:51C'est un peu compliqué
34:51mais cette vidéo
34:52n'aurait jamais dû sortir.
34:54Il se trouve que
34:54l'agence d'images
34:58qui généralement
35:00est regardée
35:02de très près.
35:03Il se trouve que
35:03ce jour-là,
35:04c'est Nimi Marchand,
35:05elle était dans une période
35:06de deuil
35:07et elle n'a pas vu
35:08ces images.
35:09Et effectivement,
35:09ces images sont sorties
35:11et ont été exploitées
35:12négativement,
35:14j'ai envie de dire.
35:16Et elle n'aurait jamais dû,
35:17effectivement,
35:17c'est une des images privées
35:18qui aurait dû rester privée,
35:20bien évidemment.
35:21L'association
35:22féministe
35:23les tricoteuses historiques
35:24a annoncé avoir déposé
35:25plainte pour un jure public
35:26contre Brigitte Macron.
35:27et je vous propose
35:28d'écouter ce que dit
35:29Brigitte Macron
35:30dans cette vidéo
35:31à Brut.
35:32Et je rappelle que Brut
35:33a été racheté
35:33par Rodolphe Saadé,
35:35c'est important
35:36de le dire aussi.
35:37Je ne peux pas regretter,
35:39je suis effectivement
35:40l'épouse du président
35:41de la République,
35:42mais je suis aussi
35:43avant tout moi-même.
35:44Et quand je suis
35:45dans le privé,
35:46effectivement,
35:47je peux me lâcher
35:48de manière
35:49qui n'est absolument
35:50pas adéquate.
35:52Mais j'avais besoin
35:53de le rassurer.
35:54Je le rassurais
35:54certainement maladroitement,
35:56mais je n'avais pas
35:57d'autre mot
35:58à ma disposition
35:58à l'époque.
35:59Et à ce moment-là,
36:00et puis de toute façon,
36:01je pense qu'on a le droit
36:02de parler,
36:03le droit de penser.
36:04Ce n'est pas l'épouse
36:04du président de la République,
36:05je le répète,
36:06je ne suis pas tout le temps
36:07l'épouse du président
36:08de la République,
36:08j'ai aussi une vie privée.
36:10Et à ce moment,
36:10c'était un moment privé.
36:12Je suis désolée
36:12si j'ai blessé
36:13des femmes victimes.
36:15Ce sont elles,
36:16ce sont elles
36:17et à elles seules
36:17que je pense,
36:19certainement.
36:19et je ne supporte pas
36:21également
36:21qu'on interrompt
36:22un spectacle.
36:23Quelqu'un est sur scène,
36:25il essaie de donner
36:26tout ce qu'il peut donner.
36:28Comment fait-il
36:29pour continuer après ?
36:30Et ça veut dire quoi ?
36:31Cette censure
36:32qu'on exerce
36:32sur les artistes,
36:33c'est quelque chose
36:34que je ne comprends pas.
36:35Nous ne sommes pas
36:35des juges.
36:37Est-ce qu'elle a eu raison ?
36:38Oui, j'avais dit ici
36:39qu'elle avait raison
36:40et je continue à le dire.
36:42Est-ce qu'elle a eu raison
36:43à votre avis
36:43de faire cette vidéo ?
36:45Elle a fait le service
36:46minimum de l'excuse
36:48en exprimant
36:49une sorte de regret.
36:50Elle a très bien fait
36:51et de s'en tenir à ça.
36:52Et de ne pas faire
36:53méa culpa.
36:54Moi, à sa place,
36:55je n'aurais pas prononcé
36:55les mots qu'elle vient
36:56de prononcer.
36:57Très clairement,
36:58j'aurais assumé jusqu'au bout
36:59les propos qu'elle a tenus
36:59parce qu'encore une fois,
37:00elle ne s'attaque pas
37:01aux féministes,
37:02elle s'est attaquée
37:03aux harceleuses
37:03qui ont voulu empêcher
37:05un innocent
37:05de monter sur scène.
37:06Ce n'est quand même
37:07pas tout à fait
37:07la même chose.
37:09Qui s'excuse,
37:11s'accuse.
37:11Oui, enfin bon,
37:15rien ne commandait d'ailleurs.
37:18Je pense que l'opinion
37:20dans sa majorité
37:21avait parfaitement compris.
37:22Sauf l'opinion médiatique.
37:23Ça peut nous arriver
37:23si on est tous les deux
37:25privés de dire
37:26qu'un tel est un sale con.
37:27Jamais.
37:28Ça peut, oui.
37:29Oui, oui, voilà.
37:30Donc voilà,
37:30ça s'appelle la vie
37:33et en l'occurrence,
37:34la formulation me paraît
37:36parfaitement adéquate.
37:38Il ne s'agit pas
37:39de victime,
37:40il s'agit
37:40d'accusatrice
37:43d'un innocent
37:44dont l'innocence...
37:45Moi, ce que je trouve
37:46extraordinaire,
37:46c'est que ces jeunes femmes
37:47n'ont pas été poursuivies.
37:48Elles rentrent dans une salle
37:49de ça que je trouve incroyable.
37:50Mais c'est terrible.
37:51C'est-à-dire que,
37:51alors,
37:52ce n'est pas Harry Habitant
37:53de porter plainte
37:54parce que c'est remettre
37:55pour lui
37:56une pièce dans la machine.
37:58Mais il me semble
37:58que la justice
37:59pourrait défendre
38:00son choix.
38:01C'est-à-dire qu'elle a
38:02proposé un non-lieu
38:03pour Harry Habitant.
38:04Elle pourrait simplement
38:05poursuivre ces jeunes femmes
38:06qui sont rentrées.
38:07C'est illégal ce qu'elles ont fait.
38:08La partie civile
38:09pourrait être le théâtre
38:10ou je ne sais pas
38:10l'établissement
38:12qui a reçu...
38:13Mais est-ce que le parquet
38:14peut...
38:14Oui, mais est-ce que le parquet
38:15pourrait...
38:16Mais vous ne trouvez pas
38:17qu'il devrait se...
38:18Oui, il y a beaucoup de choses
38:19qu'il devrait faire.
38:20Mais oui, mais il y a bien
38:20beaucoup de choses...
38:21En fait, c'est régulièrement
38:23qu'il y a des spectacles.
38:24qui est souvent derrière.
38:27Ce sont ces mêmes femmes
38:29qui ont empêché
38:30d'autres femmes
38:31pendant la manifestation
38:32contre les violences
38:33faites aux femmes
38:34de plaindre
38:36les femmes violées
38:38et assassinées
38:39dans les kibbutz.
38:40C'est la même espèce.
38:41Mais elles ne sont pas
38:42plus vivées.
38:42Donc le mot salcone
38:43ne me paraît pas
38:45totalement irsuit.
38:47Ben oui, modérez-moi,
38:48je vous en supplie,
38:49je suis allé trop loin.
38:50Je suis allé trop loin là.
38:51Non, mais il n'est pas utile
38:52d'insulter les gens.
38:53Ce n'est pas non plus
38:54le sujet.
38:55Mais je vous dis,
38:56elle pourrait simplement...
38:57En fait,
38:58c'est la loi
38:59qui doit nous guider.
39:01En toutes choses,
39:02c'est vrai pour des journalistes,
39:03c'est vrai pour des prises
39:03de parole,
39:04c'est vrai pour des actes.
39:05C'est la loi.
39:05Qu'est-ce qui est légal ?
39:06Qu'est-ce qui est illégal ?
39:07Ça, c'est illégal.
39:08Donc tu rentres dans un spectacle.
39:09C'est illégal,
39:10tu n'es pas poursuivi.
39:10Mais il y a des politiques
39:12qui encouragent ça, Pascal.
39:12Tu n'es pas poursuivi.
39:13Moi, ça me choque.
39:15Vous avez raison.
39:16C'est tout ?
39:16Je trouve ça choquant.
39:17Je ne peux pas vous dire
39:18autre chose.
39:19C'est une parole de bon sens
39:21que j'exprime.
39:23Sidney,
39:24avec ce qu'avait dit
39:26Aurore Berger,
39:28qui avait souligné
39:29que la France Insoumise
39:32avait réagi
39:32très rapidement.
39:34quand vous publiez
39:35tous au même moment
39:36les mêmes mots,
39:37je pense qu'il y a des consignes
39:38qui sont passées en disant
39:39sur ce coup-là,
39:39ce serait bien
39:40qu'on publie tous un message.
39:41Je pense qu'il y a deux ans
39:42de stratégie électorale.
39:46Écoutons la réponse
39:47de Manuel Bompard.
39:48Mme Berger s'étonne
39:55que quand ce terrible drame
39:58a été rendu public,
39:59que nous ayons réagi.
40:00Enfin, il n'y a pas
40:01que la France Insoumise
40:02qui a réagi, heureusement.
40:02C'est le côté coordonné,
40:03effectivement,
40:03quand on a regardé.
40:04Le Blanchard a tweeté
40:05à 11h46,
40:06à midi 3,
40:06vous publiez un tweet
40:07évoquant vous aussi
40:08un horrible attentat
40:09terroriste.
40:09C'est incroyable.
40:10Entre 12h15 et 13h09,
40:12vous tweetiez tous
40:12en même temps
40:13les mêmes termes.
40:13Donc, il fallait quoi ?
40:14Qu'on attende chacun deux heures
40:15alors que le drame
40:17venait d'être annoncé ?
40:18Évidemment que tout le monde
40:18a réagi.
40:19Vous pourriez dire
40:19que j'étais coordonné
40:20avec les membres du gouvernement
40:21qui ont réagi à ce moment-là.
40:23Évidemment que vous réagissez
40:24à partir du moment
40:26où vous apprenez un drame.
40:28Enfin, qu'est-ce que c'est
40:28que cette histoire ?
40:29C'est vraiment
40:30un procès totalement fou,
40:32totalement indigne.
40:33Il y a un drame,
40:34vous réagissez pour dire
40:35votre émotion
40:35et votre indignation.
40:37Évidemment.
40:37Et maintenant,
40:38on vous reproche de réagir
40:39ou de réagir.
40:40Il faudrait, je ne sais pas,
40:41laisser trois heures
40:42entre chaque tweet
40:42pour donner l'impression.
40:43Enfin, qu'est-ce que c'est
40:44que cette histoire ?
40:44Qu'est-ce que c'est que cette attaque ?
40:46C'est absolument indigne.
40:48Mais France Info passe à côté.
40:50Je ne sais pas
40:50s'ils le font ou pas.
40:51Ce n'est pas le problème
40:52de savoir s'ils ont tous réagi.
40:53C'est le problème.
40:54Mais est-ce qu'ils sont légitimes
40:55à réagir lorsqu'ils vont
40:56dans des manifestations
40:57où on crie mort aux juifs
40:59et lorsqu'ils expliquent
41:00que le Hamas
41:01est un mouvement de résistance ?
41:03Tout le reste,
41:03c'est de la littérature.
41:05Moi, je veux dire,
41:05les larmes de Tartuffe,
41:06ça ne m'intéresse pas.
41:07Il faut voir,
41:08il y a votre ami Barthès
41:10sur l'émission,
41:13comment vous l'appelez,
41:14son émission,
41:14que vous aimez beaucoup.
41:15Quotidien.
41:16Quotidien, c'est extraordinaire
41:17ce qu'il a fait aujourd'hui.
41:18Ils ont ri,
41:19je vous assure.
41:21Afati et lui,
41:22vous regarderez après.
41:24Il rit.
41:26Il y a un spectateur,
41:28enfin, il y a quelqu'un
41:28qui assistait au drame
41:29qui parle dans un mauvais anglais.
41:32Il trouve le moyen
41:33de le charrier
41:35parce qu'il parle
41:36dans un mauvais anglais.
41:38Ce drame total
41:39a eu lieu il y a 48 heures.
41:42Ils sont autant
41:43dépourvus de cerveau
41:44que de cœur.
41:45Je vous renvoie à ça,
41:46c'est terrible.
41:47Bon, puisque vous parlez
41:48des médias,
41:49vous avez vu sans doute
41:49ce qui arrive
41:50avec la commission d'enquête.
41:52de l'audiovisuel public.
41:55Ça, c'est le clou.
41:57Donc, monsieur Legrand
41:58devait...
41:59D'abord, madame Veil
42:00va témoigner demain
42:01et monsieur Thomas Legrand
42:02qui est un journaliste
42:03de France Inter
42:03devait être témoigné
42:04après demain.
42:06Bon, il se trouve
42:06que Thomas Legrand
42:07qui est journaliste
42:09à France Inter le jour
42:10et porte-parole
42:11du Parti Socialiste la nuit,
42:12il se trouve
42:13qu'il a rencontré
42:13madame Laurence Bloch,
42:15ex-directeur général
42:16de France Inter.
42:18Et madame Bloch
42:19qui dit qu'elle n'était
42:20mandatée par personne
42:21lui a demandé
42:22de démissionner
42:23de France Inter
42:25dit-elle
42:25pour sauver la station.
42:27Pour sauver la station.
42:28Pourquoi il fallait démissionner ?
42:30Parce que s'il arrive
42:30devant cette commission
42:31d'enquête du service public
42:33alors qu'il n'est plus
42:34membre de France Inter
42:35il peut dire
42:36écoutez, je botte en touche,
42:37je ne suis plus,
42:38je n'ai plus de contrat
42:39aujourd'hui avec France Inter.
42:40Et ça a été révélé
42:41par nos amis d'Europe 1,
42:42en l'occurrence Alexis
42:43de La Fontaine
42:44qui manifestement
42:46a eu ces informations.
42:47Qui a vérifié ?
42:49Qui a appelé
42:49Laurence Bloch ?
42:50Avec Louis Dragnel
42:51ils ont appelé
42:51Laurence Bloch,
42:53ils ont appelé
42:53Thomas Legrand
42:54qui ont d'ailleurs
42:55effectivement dit
42:56bien sûr
42:56cette rencontre
42:57a eu lieu
42:58et qui n'ont pas
42:59démenti l'existence
43:01de cette rencontre.
43:02Alors est-ce qu'elle est
43:03mandatée ou pas
43:04par Sybille Veil ?
43:06Madame Laurence Bloch ?
43:07Oui parce qu'il y a eu
43:08même une répartition
43:09des rôles
43:09si j'ai bien compris.
43:11Patrick Cohen
43:12attaquera l'extrême droite
43:14tandis que
43:14M. Legrand
43:15se chargera de s'expliquer
43:16lui-même.
43:17C'est bien fait.
43:18Bon mais ça arrive
43:20au mauvais moment
43:20parce que Laurence Bloch
43:22je veux dire
43:23c'est pas n'importe qui
43:24alors je disais ce matin
43:26c'est les pieds-niquelés
43:27c'est une stratégie
43:28de pieds-niquelés
43:28on se réunit
43:29dans un pauvre café
43:31du 14ème arrondissement
43:32c'est Ribouleding
43:33Filochard
43:34et Crotignol
43:35non mais je vous jure
43:36que c'est vrai
43:36c'est vraiment ça
43:38enfin c'est l'argent
43:40des français quand même
43:40il y a quelque chose
43:42c'est pas sérieux
43:44donc on attend
43:45En hommage quand même
43:46à Laurence Bloch
43:47j'essaye d'être juste
43:48il reconnaît que les propos
43:49de M. Legrand
43:50étaient tout à fait déplacés
43:51Mais M. Legrand
43:52lui aussi
43:53lui a dit
43:53que dans cet échange là
43:55il dit que les propos
43:56qu'il a tenus
43:57sont peut-être un peu exagérés
43:58lui-même
43:59il le dit
44:00dans cet échange
44:01il le dit plus
44:03à Mme Bloch
44:04qu'à nous-mêmes
44:04oui bien sûr
44:05c'est ce que je veux dire
44:06bien sûr
44:06bon alors affaire à suivre
44:08je ne sais pas
44:08s'il va démissionner
44:09ou pas Richard Myriès
44:10on s'interroge
44:11sur le fait de savoir
44:12s'il va publier un livre aussi
44:13M. Legrand
44:14Mme Bloch a publié un livre aussi
44:17je ne sais pas
44:18oui
44:18elle en a plus
44:19700
44:20elle en a vendu
44:21c'est ça que vous voulez
44:21me faire dire
44:22vous voulez me faire dire
44:22une méchanceté sur Mme Bloch
44:24ça c'est pas gentil
44:25mais elle est passée
44:26moi j'adore ces gens-là
44:27parce que Mme Bloch
44:29mais vous pouvez vérifier
44:30ce que je dis
44:30elle est passée
44:31chez quelle époque ?
44:33sur quelle époque ?
44:34Léa Salamé
44:34un million de personnes
44:36elle est passée
44:37chez Quotidien
44:38un million et demi
44:39de personnes
44:41elle a fait
44:42toutes les antennes
44:43de
44:44sûrement cet avou
44:44elle a dû faire cet avou
44:45cet avou est à partout
44:47Mme Bloch
44:48mais en fait
44:49ce qu'elle écrit
44:50n'intéresse personne
44:51700 personnes
44:52700 personnes
44:54Nicolas Sarkozy
44:55il n'est passé nulle part
44:56il n'en a vendu
44:57mais c'est quand même pas mal
44:58700
44:59quand on réfléchit
44:59oui
45:00oui
45:00c'est pas mal
45:02mais je suis d'accord
45:03avec vous
45:04mais c'est formidable
45:05parce que tu passes
45:06c'est l'espace médiatique
45:08en fait
45:08qu'est-ce que ça montre
45:10ils invitent des gens
45:11qui n'intéressent personne
45:12c'est ça que ça montre
45:13et ils tournent en rond
45:15cet espace médiatique
45:16entre eux
45:17et ils invitent des gens
45:18pour avoir des
45:19on devrait faire une enquête
45:19qui a acheté le livre
45:20de Laurence Bloch
45:21ça serait une bonne enquête
45:22à faire ça
45:22je suis même étonné
45:24qu'elle écrive
45:25moi un livre
45:26je ne vois pas
45:26monsieur Laphati
45:27d'un bloc
45:28ça fait 3000 exemplaires
45:29oui
45:30Jean-Michel Laphati
45:31il avait fait un livre
45:32et pourtant
45:33il avait mis Anouna
45:33en couverture
45:35il pensait que ça marcherait
45:36malheureusement
45:37il en a vendu 2300
45:38monsieur Gauthier Laphati
45:41il est trop jeune
45:42pour écrire un livre
45:43vous êtes trop jeune
45:44pour écrire vos mémoires encore
45:45oui mes mémoires
45:46effectivement
45:46ça serait assez court
45:48faites attention
45:48parce que ça peut aller vite
45:49parfois
45:50mais j'attends les vôtres
45:51avec impatience par contre
45:52ce sera évidemment
45:54quand vous aurez plus de temps
45:56vous pourrez vous mettre
45:56à l'écriture
45:57je ne doute pas
45:58que vous souhaitez
45:58que j'en ai davantage
45:59bon comment ça va
46:03très bien et vous même
46:04Nicolas Sarkozy
46:06100 000 exemplaires
46:07c'est un carton
46:08gigantesque
46:09je vous propose
46:10de revenir en longueur
46:11ce soir sur la crise agricole
46:13on sera en direct
46:14des blocages
46:15avec Miquel Dos Santos
46:16et Fabrice Elsner
46:17on va suivre ce qui se passe
46:18on sera en plateau
46:18avec des agriculteurs
46:19donc on va revenir
46:20en longueur
46:21sur cette crise agricole
46:22qui ne faiblit pas
46:23puisqu'il y a eu
46:23des dernières annonces
46:24ce soir
46:24de la ministre de l'agriculture
46:25mais pas de quoi
46:26calmer la colère
46:27et mettre fin
46:28à ce mouvement
46:28et qu'est-ce qu'il faudrait
46:29idéalement ?
46:31c'est simple
46:31c'est notamment
46:32la coordination
46:32qu'est-ce qu'elle demande ?
46:33on sera
46:34la fin de l'abattage
46:35systématique
46:36des bêtes touchées
46:37par la dermatose
46:38et pour le moment
46:39le gouvernement ne s'aide pas
46:40là-dessus
46:40d'accord
46:41mais les vétérinaires
46:42sont plutôt
46:43sur cette ligne-là
46:47la bataille systématique
46:47les vétérinaires je parle
46:49pas tous
46:49alors pas tous
46:50il y a des divergences
46:51les vétérinaires suivis
46:52par le ministère de l'agriculture
46:53oui
46:53bon a priori
46:54lorsque un cheptel
46:56est contaminé
46:57il y a 10% des bêtes
46:58qui meurent
46:59oui
46:59bon mais les autres
47:01ne seront
47:02celles qui ont été contaminées
47:04ne seront
47:04jamais plus productives
47:06si j'ai bien compris
47:07c'est-à-dire qu'elles ne produiront
47:08plus de lait
47:08la viande ne sera pas bonne
47:10elles seront
47:10et dans l'abattage systématique
47:11vous abattez aussi
47:11celles qui ne sont pas contaminées
47:12par définition
47:13oui
47:13écoutez c'est un sujet grave
47:16et on va vous écouter
47:17bien évidemment
47:18il est
47:19ah mais non
47:20il nous reste encore
47:21un petit peu de temps
47:22alors je voulais
47:23puisqu'il nous reste
47:24un petit peu de temps
47:25je voulais parler
47:26d'une actrice
47:27vous savez bien
47:28que nous aimons
47:29rendre hommage
47:30parfois
47:30aux acteurs
47:32aux actrices
47:33aux artistes
47:33qui s'en vont
47:34et vous connaissez peut-être
47:36la comédienne Françoise Brion
47:37qui avait 92 ans
47:39elle était l'un des visages
47:40populaires des années 60
47:41elle avait donné la réplique
47:42à Jean-Louis Trintignant
47:43et à Eddy Constantin
47:45on la voit ici
47:45avec Françoise Sagan
47:47et puis dans les années 70
47:48elle avait joué dans un film formidable
47:51qui s'appelle Adieu Poulet
47:52avec Lino Ventura et Patrick Devers
47:57qui est un film de granier de fer
47:59où Lino Ventura s'appelle Verja
48:02il est où Verja ?
48:04il est à Montpellier Verja
48:05qui est la dernière scène
48:06et vous savez évidemment
48:08pourquoi il s'appelle Verja
48:09il est le commissaire Verja
48:10Javert
48:11Javert
48:12bien évidemment
48:12et elle joue
48:14la tenancière
48:16d'un bordel
48:19je ne sais pas comment
48:19je n'ai pas d'autres noms
48:20d'une maison close
48:21d'une maison close
48:22certains veulent les rouvrir
48:23en plus
48:23et je crois qu'un de ses
48:24je crois qu'un de ses derniers rôles
48:28c'était dans la bûche
48:30où elle joue avec
48:31Françoise Fabian
48:32un des rôles
48:34donc c'était un visage
48:35peut-être que vous connaissez
48:36on aura une pensée pour elle
48:37Richard Millet
48:38c'est quand même une actrice
48:38qui avait un talent
48:39assez large
48:40puisqu'elle a joué même
48:41dans des films de Rob Grillet
48:42bien sûr
48:43vous dire
48:43l'immortel notamment
48:45mais Rob
48:46parce que Rob Grillet
48:47pour paraphraser
48:48Pierre Desproches
48:50n'a pas écrit
48:50que des conneries
48:51il en a filmé aussi
48:52manifestement
48:53très méchant
48:54très méchant
48:56non
48:57Pierre Desproches
48:59disait ça
49:00en parlant de Marguerite Duras
49:01c'est quand même mieux
49:03que Apathy
49:04vous aimez bien
49:05c'est vrai Rob Grillet
49:06oui
49:06il y a des choses
49:07qui sont bien
49:07la jalousie c'est bien
49:09vraiment c'est bien
49:11ce film j'aime moins
49:12c'est vraiment
49:14c'est le cinéma expérimental
49:16des années 70
49:16mais même dans le roman
49:17parfois
49:18oui
49:18mais l'immortel
49:20c'est bien
49:20elle est tellement belle
49:22dans ce film
49:22elle déambule
49:23dans un cimetière d'Istanbul
49:24Françoise Bruyant
49:25c'est magnifique
49:26non vraiment
49:27écoutez
49:28sensible à ça
49:29vous nous donnez envie
49:30effectivement
49:31de voir ce film
49:32et Pierre Desproches
49:34disait ça
49:34de Marguerite Duras
49:35elle n'a pas écrit
49:36que des
49:37elle en a filmé
49:38aussi
49:39ce mot d'auteur
49:41n'est pas de moi
49:41je le précise
49:42bon
49:43c'était un plaisir
49:44d'être avec vous
49:45ce soir
49:46Kylian
49:47alors nous nous avons
49:47notre Kylian
49:48il n'a pas touché
49:5161 millions
49:52pas 60 millions
49:52mais
49:54il serait contenté
49:55de 100 000
49:56ça pourrait venir
49:56c'est Kylian Salé
49:59qui est avec nous
49:59Jean-Marc Lelouch
50:01était à la réalisation
50:02Mathéo Vinci
50:03était à la vision
50:04merci à Marc Fontaine
50:05Benjamin Aneau
50:06était là aussi
50:06André Malet
50:07toutes ces émissions
50:08sont retrouvées
50:08sur cnews.fr
50:09passez une excellente soirée
50:10avec notre ami Gauthier
50:12à demain
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