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Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00:00Également dans l'actualité ce soir, il y a évidemment aussi l'affaire Epstein et ses mots d'Emmanuel Macron.
00:00:05Ce jeudi, il dit vouloir comprendre pourquoi la clarté n'a pas été faite plus tôt concernant le diplomate français cité dans les dossiers.
00:00:12Ce diplomate, c'est Fabrice Aydan. Son nom apparaît plus de 200 fois.
00:00:16Il aurait notamment transmis des documents confidentiels à Jeffrey Epstein et il était visé en 2013 par une enquête américaine pour consultation d'images pédopornographiques.
00:00:26On écoute le président de la République.
00:00:27C'est inacceptable et il faut comprendre pourquoi ça n'a pas été fait plus tôt.
00:00:31Le ministre a eu raison de prendre les dispositions qu'il a prises et je lui ai demandé qu'il fasse toute la clarification pour savoir comment,
00:00:38compte tenu de ce qui apparemment était su, les dispositions n'ont pas été prises plus tôt.
00:00:42Mais moi je réagis comme vous, j'ai découvert comme vous cette affaire.
00:00:46Je pense que la réaction qui a été prise a été la bonne là.
00:00:49Mais s'il est vrai que l'administration avait des informations il y a plusieurs années, des choses auraient dû être faites.
00:00:54Et donc là-dessus, j'ai demandé aux ministres qu'ils puissent lancer l'inspection et qu'on puisse faire la carter sur tout cela.
00:00:59Pour en parler en plateau, on est avec Anne-Elisabeth Moutet, éditorialiste pour le Daily Télégraphe.
00:01:04Bonsoir à vous, Ulysse Gosset. Bonsoir, Yves Tréard. Bonsoir, Yves.
00:01:08Bonsoir, Jolie.
00:01:08Sergueï Gironov nous a rejoint, ancien officier de renseignement du KGB, auteur de L'Ombre des Légendes.
00:01:13Bienvenue à vous sur ce plateau. On est ravis d'accueillir également Christian Flech, ancien directeur de la police judiciaire de Paris.
00:01:21Merci d'avoir accepté notre invitation.
00:01:22Et Dominique Rizet, bonsoir à tous les six.
00:01:27Ce que dit Emmanuel Macron ce soir, c'est en gros, je ne comprends pas pourquoi rien n'a été fait plus tôt.
00:01:32Exactement, et ça va sans doute titiller le procureur de la République et tous ceux qui enquêtent sur cette affaire désormais.
00:01:39Si le président de la République dit que tout cela est inacceptable et qu'il ne comprend pas, il va falloir lui expliquer ce qui s'est passé.
00:01:45Et effectivement, il y a un mystère.
00:01:47Pourquoi en 2013, le quai d'Orsay n'a pas pris de mesures administratives au minimum ou disciplinaires à l'égard de ce jeune diplomate ?
00:01:56Peut-être qu'on peut refaire le point justement sur Fabrice Aydan.
00:02:00J'allais vous le dire.
00:02:00Voilà, pour ceux qui prennent cet épisode en cours de route.
00:02:04Alors, il faut rappeler effectivement, c'est un jeune diplomate qui est affecté aux Nations Unies, détaché du quai d'Orsay.
00:02:10C'est-à-dire qu'il reste dans les effectifs du quai, mais détaché comme beaucoup de fonctionnaires publics le font.
00:02:17Et il est affecté aux Nations Unies.
00:02:19C'est dans ce cadre-là, avec son patron qu'il rencontre, Jeffrey Epstein.
00:02:24Et puis, c'est surtout dans ce cadre-là qu'il est l'objet d'une enquête du FBI qui, selon les informations dont nous disposons, démontrerait qu'il était un habitué de certains sites pédoportographiques.
00:02:37Le FBI prévient les Nations Unies, le secrétaire général des Nations Unies, le service de sécurité des Nations Unies, qui, à leur tour, préviennent l'ambassadeur de France aux Nations Unies, en l'occurrence Gérard Harrault.
00:02:47Que fait l'ambassadeur de France ? Il le convoque et il lui dit qu'il faut rentrer tout de suite, dans les 48 heures.
00:02:55Et le jeune diplomate, donc Fabrice Aydan, part par le Canada pour éviter un contrôle éventuellement à JFK, l'aéroport international.
00:03:04Il arrive en France et là, que fait-il ? Il n'est pas réintégré au quai d'Orsay.
00:03:10Il part pour l'UNESCO, où il restera quatre ans.
00:03:13Après ces quatre années, il est toujours détaché, et cette fois, il est engagé par le gérant de l'énergie, Engie, en tant que directeur des affaires internationales.
00:03:23Alors la question, c'est...
00:03:24Donc il fait des allers-retours publics, privés, pendant toutes ces années, mais il reste, d'ailleurs encore aujourd'hui, un fonctionnaire du quai d'Orsay.
00:03:32Oui, alors on verra ce qui se passe dans les jours qui viennent.
00:03:34Et c'est ce qu'Emmanuel Macron prend du doigt.
00:03:35Voilà, on verra ce qui se passe, parce qu'il y a une enquête qui est donc commanditée par Jean-Noël Barrault lui-même,
00:03:40qui a saisi le procureur de la République, et qui veut savoir ce qui s'est passé.
00:03:44Et pourquoi, en 2013, quand Gérard Harrault lui dit qu'il faut rentrer à Paris,
00:03:49et il dit qu'il faudrait qu'il soit l'objet d'un suivi psychologique, pourquoi n'y a-t-il pas eu de suivi ?
00:03:55Le quai d'Orsay a manqué, au pire, a voulu faire... comment dire...
00:04:02a voulu étouffer le scandale, ou a manqué de clairvoyance.
00:04:05En tout cas, ce n'est pas normal.
00:04:06Et donc, sur la scellette, ce soir, il n'y a pas simplement ce fonctionnaire.
00:04:10Il y a les responsables de l'administration de l'époque, le DRH, le secrétaire général de l'administration du Quai d'Orsay,
00:04:16deux hauts diplomates.
00:04:17L'un est aujourd'hui le président de l'Institut Pasteur, l'autre est ambassadeur de France en Thaïlande.
00:04:22Très certainement, si l'enquête est diligentée rapidement, comme le demande visiblement le président de la République,
00:04:27eh bien, il va falloir que ces responsables disent ce qu'ils savent.
00:04:31Et une dernière chose que l'on peut ajouter, j'ai pu rejoindre Laurent Fabius, qui était le ministre des Affaires étrangères à l'époque.
00:04:39Que vous a-t-il dit ? Comment justifie-t-il qu'on ait pu laisser cet homme en poste pendant autant d'années, sans qu'il n'y ait d'enquête ?
00:04:49Alors, lui dit, je n'étais pas au courant et je n'ai aucun souvenir de cette affaire.
00:04:54Là, je le cite, je n'ai aucun souvenir de cette affaire, je n'étais pas informé, je n'ai jamais rencontré Geoffrey Epstein de ma vie.
00:05:00Et le cas de ce diplomate ne m'a pas été signalé.
00:05:03Sous-entendu, enfin, il ajoute, ce type d'affaires n'est pas directement remonté au niveau du ministre.
00:05:10Ce qui est possible ou pas ? C'est possible parce qu'effectivement, les hauts fonctionnaires du quai sont là pour protéger leur ministre, entre guillemets,
00:05:18et théoriquement, ils règlent ces affaires discrètement.
00:05:20Mais est-ce qu'il y a eu plus un étouffement de l'affaire, une volonté de cover-up, comme disent les Américains ? C'est toute la question.
00:05:28Il est possible réellement, Yves, pardon, est-ce qu'il est possible réellement que Laurent Fabius n'ait pas été au courant de la situation de cet homme
00:05:36visé par une enquête du FBI pour consultation de sites pédopornographiques ?
00:05:41Oui, peut-être que c'est possible, mais il y a quand même une chose qui est tout à fait étonnante.
00:05:45C'est que vous avez un journal qui s'appelle le Journal du Dimanche, qui en 2016 fait un article pour dire et pour relater les faits
00:05:53comme quoi un homme, un diplomate français est mêlé à une affaire.
00:05:58Et Epstein répercute, via les dossiers, les nombreux dossiers, les milliers de dossiers qu'on découvre aujourd'hui,
00:06:07répercute justement l'existence de ces articles de presse pour dire qu'il y a un diplomate français qui est mêlé à tout ça,
00:06:15qui est mêlé à des connexions dans des sites pédopornographiques en 2013,
00:06:23puisque c'est en 2013 que le FBI découvre la trace de ce diplomate.
00:06:28Mène l'enquête en tout cas.
00:06:30Voilà. Et là, personne ne dit rien. Absolument personne.
00:06:34Donc si vous voulez, c'est une espèce d'oberta qui est exercée,
00:06:37et il est évident que personne n'avait intérêt à ce que ça soit su et révélé.
00:06:42Il est là le sujet.
00:06:44Le regard de Christian Flech, ancien directeur de la police judiciaire de Paris,
00:06:49ça vous surprend lorsque le FBI mène une enquête sur un diplomate français,
00:06:55certes de l'autre côté de l'Atlantique, mais quand même, on en a la connaissance en France,
00:07:01et rien n'est fait pour suivre cette enquête en France ?
00:07:05J'écoute ça avec amusement, parce que je pense que l'enquête interne qui est diligentée par le ministère des Affaires étrangères
00:07:11va être très intéressante pour essayer de comprendre tout ça.
00:07:13J'imagine pas que le ministre ne soit pas au courant que quelqu'un qui est rattaché à l'ONU,
00:07:19auprès d'un proche du secrétaire général,
00:07:22et qui a des soucis avec l'autorité qu'il accueille aux Etats-Unis,
00:07:28que cette information ne remonte pas, surtout si en plus il y a eu un article dans un journal peu de temps après.
00:07:35Vous parlez là de cet article ?
00:07:38Il y a même eu un livre.
00:07:39Il y a eu un livre qui s'appelait « La face cachée du quai d'Orsay »,
00:07:42dans lequel le journaliste Vincent Jauvert avait révélé cette affaire,
00:07:45mais comme il n'y avait pas eu de charge contre lui de la part du FBI,
00:07:52il y avait juste eu une enquête qui a été signifiée à l'ONU.
00:07:55Il a préféré, et c'est à son honneur, de mettre simplement X,
00:07:59parce qu'il ne pouvait pas prouver ce qu'il avançait.
00:08:02Donc, si vous voulez, quant au ministre, c'est vrai qu'un ministre devrait tout savoir,
00:08:06mais est-ce qu'il savait tout ? Est-ce que vous ne pensez pas que ces hauts dirigeants
00:08:13qui s'occupaient des DRH et de l'administration du quai ont voulu le préserver de ce scandale ?
00:08:18On verra.
00:08:19Mais ce que je remarque, c'est qu'il est évacué par le Canada,
00:08:22ce qui est quand même aussi un peu curieux si on veut rentrer directement en France.
00:08:26Et on peut avoir une opération de ping-pong,
00:08:28les Etats-Unis pensant qu'il va être poursuivi en France et ne faisant rien.
00:08:32Il y a un sujet d'immunité diplomatique aussi.
00:08:35– Il avait l'immunité en tant que fonctionnaire des Nations Unies.
00:08:38– Voilà. Donc, ça peut être un sujet par rapport à l'autorité américaine.
00:08:42Et après, arriver en France sachant qu'il n'a pas été poursuivi aux Etats-Unis,
00:08:45ça peut être aussi la question de se dire qu'il n'a pas été poursuivi.
00:08:48Ça peut être un jeu de dieu.
00:08:50– Je n'arrive pas à croire à cette version.
00:08:52Quand Ulysse, tu dis qu'on ait voulu préserver le ministre,
00:08:54on ne le préservait pas. Au contraire, on le met encore plus en danger.
00:08:56– Absolument.
00:08:57– En ne lui disant pas, monsieur le ministre, voilà ce qui se passe.
00:08:59Si on vous en parle quelque part, à vous de…
00:09:02Et si on en parle au ministre, le ministre est obligé de bouger.
00:09:04Je suis d'accord avec ce que dit Christian.
00:09:05On ne peut pas imaginer que le ministre des Affaires étrangères
00:09:08ignore toute cette affaire.
00:09:10Et je vous rappelle quand même, vous le disiez tout à l'heure,
00:09:12que dans une autre affaire concernant…
00:09:14En tout cas, où on avait cité le nom de Laurent Fabius,
00:09:17l'affaire du sang contaminé, il était Premier ministre,
00:09:20eh bien, il avait dit, moi, je ne suis au courant de rien.
00:09:23Et c'est vrai qu'il avait pris sur elle Georgina Dufoy,
00:09:24qui avait des responsables, mais pas coupables.
00:09:26Donc, ça peut être le même moyen de défense et le même argument à chaque fois.
00:09:30Ça paraît totalement invraisemblable.
00:09:32– Et on a le sentiment, Anne-Elisabeth Mouzet, dans cette affaire,
00:09:35d'une sorte d'amnésie collective.
00:09:37Tout le monde se défausse sur l'eau.
00:09:40D'ailleurs, même Gérard Harraud dit, moi, j'ai fait ma part,
00:09:43je l'ai renvoyé en France.
00:09:44Oui, je l'ai renvoyé en France.
00:09:46Il dit, voilà, il y a eu un suivi.
00:09:48J'ai demandé, est-ce qu'il y a un suivi psychologique ?
00:09:50– Non, non, c'est bon, après, c'est délicat d'Orsay.
00:09:51– Il n'y a rien dans le dossier.
00:09:52– Je ne sais pas si c'est à moi pour la demander, moi, je crois.
00:09:56– J'ajoute l'information, il n'y a rien dans le dossier.
00:09:58C'est très bizarre, effectivement.
00:10:00Il faut prendre la parole, il faut se battre.
00:10:01– Anne-Elisabeth Mouzet.
00:10:02– On lui pardonne, à Ulysse.
00:10:06– Toujours.
00:10:08– Il y a tout de même un problème un peu embêtant,
00:10:11qui est que c'est une défense qui est pratiquement juridique,
00:10:13qui consiste à dire, j'ai oublié.
00:10:15J'ai oublié, c'est acceptable,
00:10:17et c'est une défense qui souvent vient dans des enquêtes difficiles,
00:10:20parce que c'est le seul moyen de s'en tirer sans être censé parjurer.
00:10:26Mais que ce diplomate parte au Canada,
00:10:31soit exfiltré au Canada,
00:10:32et que le FBI ne s'en rende pas compte, ça me surprend aussi.
00:10:35Et donc j'ai un peu l'impression qu'on l'a laissé partir.
00:10:39Parce que, pour des raisons qui ne sont probablement pas,
00:10:41en tous les cas, je n'ai pas d'informations exclusives sur les raisons,
00:10:44mais les Américains savent très bien
00:10:46comment on fait sortir les gens des États-Unis,
00:10:48quand ils ont voulu d'ailleurs attraper Ghislaine Maxwell,
00:10:50aucun problème, ils étaient vraiment efficaces.
00:10:53Et là, on dirait qu'il y a une espèce de tolérance.
00:10:55Il y a une autre chose qui est que,
00:10:56il y a une immunité diplomatique
00:10:58qui est invoquée par beaucoup de diplomates des Nations Unies,
00:11:02il n'y a presque aucun moment
00:11:04de l'histoire politique américaine
00:11:06où les États-Unis ont eu des bons rapports
00:11:08avec les Nations Unies.
00:11:09Donc c'est très différent de protéger un diplomate français
00:11:12et de protéger un diplomate qui est des Nations Unies.
00:11:16Donc, je trouve que c'est un petit peu invraisemblable.
00:11:20C'est tout ce que je peux dire pour le moment.
00:11:22Sergei Girnau.
00:11:24En fait, moi j'ai travaillé dans les relations internationales
00:11:28après avoir fait les études dans l'école diplomatique de Moscou.
00:11:32Et donc, je peux vous expliquer en fait
00:11:34pourquoi ça s'est passé comme ça.
00:11:35parce qu'il a été détaché du Quai d'Orsay.
00:11:39Ça veut dire que le Quai d'Orsay
00:11:39ne le comptait pas parmi ses fonctionnaires.
00:11:43Il était fonctionnaire des Nations Unies.
00:11:46Donc c'est aux Nations Unies,
00:11:47aux ressources humaines des Nations Unies
00:11:50parce qu'il avait le passeport bleu,
00:11:52bleu clair des Nations Unies.
00:11:55Et donc en fait,
00:11:57entre le Quai d'Orsay, il dit
00:11:58nous, Gérnaud-Arraud n'avait pas de prise
00:12:02sur le fonctionnaire des Nations Unies.
00:12:03Le fonctionnaire des Nations Unies,
00:12:05son patron, c'est le secrétaire général des Nations Unies.
00:12:07Ce n'est pas l'ambassadeur de son pays.
00:12:09C'est Ben Kiboun à l'époque.
00:12:11Oui, je crois.
00:12:12Donc ça explique pourquoi administratifement,
00:12:15en fait, le Quai d'Orsay ne s'est pas senti
00:12:17peut-être très concerné par cette affaire.
00:12:19Mais Gérnaud, pourquoi s'est exprimé ?
00:12:21Il aurait pu s'exprimer en disant
00:12:23que ce n'est pas mon affaire.
00:12:24Le FBI fait l'enquête sur un diplomate
00:12:26qui est couvert par l'immunité diplomatique.
00:12:29Ils savent que quoi qu'il arrive,
00:12:31il ne sera pas jugé aux États-Unis.
00:12:32Il pourra être expulsé,
00:12:34déclaré personne non grata,
00:12:36et donc expulsé des États-Unis.
00:12:39Mais aucunement,
00:12:40on peut engager la procédure aux Nations Unies
00:12:43pour lui demander d'enlever la diminution.
00:12:45Mais il ne pourrait pas être jugé aux États-Unis
00:12:47à cause de son immunité diplomatique.
00:12:49Il y a eu des diplomates étrangers
00:12:52qui ont été mis en cause
00:12:54pour toutes sortes d'affaires,
00:12:55y compris des affaires purement griveleuses,
00:12:57de vol, de machin,
00:12:58de non-paiement d'amende.
00:12:58Je ne dis pas que ça aboutit,
00:13:02mais il y a eu des tas d'exemples aux États-Unis
00:13:04depuis très longtemps
00:13:04de la police à tous les niveaux,
00:13:08du FBI à la police de New York,
00:13:10pour pousser contre justement cette immunité diplomatique.
00:13:13Mais ils savent très très bien
00:13:14qu'en fait, les Nations Unies,
00:13:15le bâtiment à New York,
00:13:17les policiers à New York,
00:13:18ils détestent ce bâtiment
00:13:19parce que ces gens-là,
00:13:21ils se gardent n'importe où,
00:13:22ils font n'importe quoi, etc.
00:13:24Mais donc, votre hypothèse,
00:13:25c'est dire potentiellement,
00:13:26le FBI, il s'est dit,
00:13:27en fait, ça ne sert à rien
00:13:28puisque nous, on n'aura pas la main dessus,
00:13:30on ne pourra pas être jugé,
00:13:30on fait ensemble
00:13:31ceux qui repartent en France.
00:13:33Et puis, comme il disparaît,
00:13:33à la limite, ils disent,
00:13:35ouf, loin des yeux, loin du cœur.
00:13:38Et le passage par le Canada,
00:13:40là aussi, c'était facile,
00:13:42avec le passeport diplomatique.
00:13:43Donc, pas besoin de visa,
00:13:44quoi que ce soit,
00:13:45et il n'y a pas de contrôle.
00:13:46Canada, la frontière entre...
00:13:47Vous savez, moi, en tant qu'espion,
00:13:49je vous dis que Mexique,
00:13:51c'est compliqué.
00:13:52Ancien espion, je crois,
00:13:56en tout cas, ça...
00:13:57Jou respion toujours.
00:13:58Voilà.
00:14:01Dominique.
00:14:03Sergueï.
00:14:04Mais, en fait,
00:14:06la frontière entre le Canada
00:14:07et les États-Unis,
00:14:08elle n'existe quasiment pas.
00:14:10Surtout avec un passeport diplomatique.
00:14:13Donc, c'est la façon facile...
00:14:15Elle existe si on veut.
00:14:15Ce qu'on peut dire avec certitude.
00:14:17Je l'ai franchi pas mal de fois.
00:14:18Elle existe si on veut.
00:14:20On peut arrêter les autobus,
00:14:21on peut arrêter les gens.
00:14:21C'est parfaitement possible
00:14:23d'arrêter les gens.
00:14:23Simplement, on laisse couler.
00:14:25C'est un peu comme
00:14:25entre la France et la Suisse.
00:14:27Oui.
00:14:28La seule certitude,
00:14:29c'est qu'effectivement,
00:14:30Gérard Harrault
00:14:31a voulu éviter le scandale.
00:14:33Il a convoqué le diplomate.
00:14:35Il lui a dit
00:14:35« Ce n'est pas possible.
00:14:37Tu dois partir.
00:14:38Tout de suite. »
00:14:39Je te donne 48 heures.
00:14:40Et il est parti.
00:14:41Et effectivement,
00:14:42en ne passant pas par JFK,
00:14:43on évitait le zèle
00:14:44d'un policier américain
00:14:45de l'aéroport
00:14:46qui aurait pu...
00:14:47Alors qu'effectivement,
00:14:48la frontière canadienne,
00:14:49c'est...
00:14:50Souvenez-vous,
00:14:50pendant la guerre du Vietnam,
00:14:51c'est tous ceux
00:14:51qui voulaient échapper
00:14:52au service militaire
00:14:52qui passaient la frontière
00:14:54sans problème.
00:14:54Elle peut être strictement
00:14:56contrôlée aujourd'hui
00:14:57avec Donald Trump,
00:14:57mais à l'époque,
00:14:58ce n'était pas le cas.
00:14:59Je voudrais simplement
00:14:59dire une autre chose,
00:15:00c'est qu'en 2013,
00:15:01aujourd'hui,
00:15:02on s'offusque en disant
00:15:03pourquoi on n'a rien fait,
00:15:04etc.
00:15:04Mais le scandale Epstein
00:15:06n'avait pas du tout
00:15:07la même ampleur à l'époque.
00:15:09D'une part...
00:15:10Pardon ?
00:15:10On n'est pas sur le scandale Epstein,
00:15:12non.
00:15:12On est sur les consultations
00:15:13d'images pédagogiques.
00:15:14Exactement,
00:15:15c'est ce que j'allais dire.
00:15:15Non, mais justement.
00:15:16Mais si vous voulez,
00:15:17si on était en plein
00:15:19scandale Epstein
00:15:19et qu'on trouve
00:15:20un diplomate français
00:15:21qui regarde
00:15:22des sites pornographiques...
00:15:23Alors, Gérard Harrault
00:15:24a dit que c'était
00:15:25très documenté,
00:15:26c'est-à-dire qu'on connaissait
00:15:26les heures,
00:15:27que l'FBI avait fait
00:15:28une véritable enquête.
00:15:30Donc, il faudrait retrouver
00:15:30les dossiers transmis
00:15:32aux Nations Unies
00:15:33qui n'ont pas pu être
00:15:34transmis à la France.
00:15:35Ça, c'est important.
00:15:36Parce que l'ONU
00:15:37ne l'a pas voulu.
00:15:38Donc, on ne peut pas avoir
00:15:39aujourd'hui,
00:15:40sauf une demande spéciale,
00:15:41les dossiers
00:15:42qui sont certainement
00:15:43dans les archives
00:15:43des Nations Unies.
00:15:44On est bien d'accord.
00:15:44C'est les Nations Unies
00:15:45qui gardent...
00:15:47Pardon, mais ça,
00:15:48c'est étrange quand même.
00:15:50Sur des soupçons
00:15:53aussi graves,
00:15:54l'ONU
00:15:55fait de la rétention,
00:15:57entre guillemets,
00:15:58de documents.
00:16:00Et Harrault,
00:16:01pourquoi est-ce que Harrault
00:16:02dit quelque chose
00:16:03aux diplomates ?
00:16:03Il ne dépend pas de lui,
00:16:05il dépend de Ban Ki-moon
00:16:06et il dépend des Nations Unies.
00:16:07Non, mais il ne faut pas faire
00:16:09la faute non plus historique.
00:16:11Ça veut dire,
00:16:12l'atmosphère
00:16:13d'intolérance
00:16:14actuellement
00:16:15pour ce genre de crime
00:16:17n'est pas la même
00:16:18il y a 15 ans,
00:16:20il y a 20 ans,
00:16:20il y a 30 ans.
00:16:21En 68,
00:16:22avec la révolution sexuelle,
00:16:24je ne vous parle pas.
00:16:26Mais bien sûr,
00:16:27il y a quand même
00:16:27une chose qui est...
00:16:27Je reviens quand même
00:16:29à quelque chose
00:16:30qui est tout à fait étonnant
00:16:30parce que ça,
00:16:31ça ne se passerait plus
00:16:32comme ça aujourd'hui.
00:16:33Quand vous avez
00:16:33un article de presse
00:16:35comme celui
00:16:35qui figurait en 2016
00:16:37dans la presse française,
00:16:39évidemment que ce n'est pas passé
00:16:41vous savez,
00:16:42à travers
00:16:42que les policiers
00:16:45et la justice
00:16:47ne sont pas passés
00:16:47à travers simplement.
00:16:49Ça concernait
00:16:50la diplomatie,
00:16:52ça concernait
00:16:52le cas d'Orsay
00:16:53et évidemment
00:16:54que là,
00:16:55il y a eu une retenue.
00:16:56C'est évident.
00:16:57Et là encore,
00:16:58il y avait...
00:16:59Parce que c'est un article
00:17:00qui est long
00:17:00et qui a été
00:17:02signalé
00:17:03par Epstein
00:17:04lui-même
00:17:05à l'intéressé.
00:17:06Oui,
00:17:07mais à l'époque,
00:17:07on n'avait pas
00:17:08les mails d'Epstein.
00:17:09Il y avait autre chose
00:17:09parce que là aussi,
00:17:11c'est quelque chose
00:17:11de particulier
00:17:12parce que pendant 4 ans,
00:17:14l'UNESCO,
00:17:14il n'est pas au Quai d'Orsay,
00:17:16il est à l'UNESCO,
00:17:17il est un fonctionnaire
00:17:17international
00:17:18dans une autre organisation
00:17:19internationale,
00:17:20certes à Paris,
00:17:21mais il ne dépend pas
00:17:22de Quai d'Orsay.
00:17:23Il faut acheter une chose
00:17:24quand même.
00:17:24D'un mot,
00:17:24d'un mot,
00:17:25d'un mot,
00:17:25et je vous redonne le micro
00:17:26derrière Uli,
00:17:26je vous promets,
00:17:27mais vous étiez
00:17:28à la PJ en 2013,
00:17:30vous n'aviez à l'époque
00:17:31reçu aucun signalement
00:17:32sur ce diplomate-là.
00:17:33Non,
00:17:34parce qu'on ne peut pas
00:17:35le recevoir des Etats-Unis
00:17:37si les Etats-Unis,
00:17:37par exemple,
00:17:38ont décidé
00:17:39qu'ils allaient classer
00:17:40l'affaire parce que,
00:17:41peut-être,
00:17:41on leur a dit
00:17:42qu'il serait poursuivi
00:17:43en France.
00:17:43Après,
00:17:44pour avoir les renseignements
00:17:45aux Etats-Unis,
00:17:46il faut les demander.
00:17:47Et donc,
00:17:47si quelqu'un,
00:17:49si personne ne l'a demandé,
00:17:50les Etats-Unis...
00:17:50Alors,
00:17:51attendez,
00:17:51ce qu'il dit dans l'article,
00:17:52c'est que le FBI,
00:17:54non,
00:17:54non,
00:17:55c'est écrit dans l'article,
00:17:56le FBI aurait signalé
00:17:59l'existence de ce dossier
00:18:01à la justice française.
00:18:04La justice française
00:18:05qui risque
00:18:06de s'intéresser
00:18:08un peu plus
00:18:08à un appartement,
00:18:10l'appartement
00:18:10du 22 avenue Foch
00:18:12dans le 16e arrondissement
00:18:13de Paris.
00:18:14Un appartement
00:18:15que Jeffrey Epstein
00:18:16a acquis en juin 2002.
00:18:19On est avec
00:18:19Laurence Haïm,
00:18:20journaliste spécialiste
00:18:21des Etats-Unis.
00:18:22Bonsoir,
00:18:23Laurence,
00:18:23on est ravie de vous retrouver.
00:18:25Est-ce qu'on peut parler
00:18:26un peu
00:18:26de cet appartement ?
00:18:28800 mètres carrés,
00:18:29un appart extrêmement luxueux
00:18:31qui a d'ailleurs déjà
00:18:33été perquisitionné
00:18:34en 2019
00:18:35au moment
00:18:36de l'affaire
00:18:37Jean-Luc Brunel.
00:18:38L'enquête ensuite
00:18:39a été refermée
00:18:42au moment de son suicide.
00:18:43Mais que sait-on
00:18:44de cet appartement ?
00:18:45Je ne sais pas
00:18:45si vous les voyez,
00:18:46vous, Laurence,
00:18:46les images,
00:18:47mais est-ce qu'on peut
00:18:47les commenter ?
00:18:48Oui, je vois tout à fait
00:18:49les images
00:18:49et je peux vous dire
00:18:50qu'à l'époque,
00:18:50j'ai travaillé
00:18:51sur cet appartement.
00:18:52J'ai passé
00:18:52de nombreuses journées
00:18:53après l'arrestation
00:18:54de Jeffrey Epstein
00:18:55à être devant
00:18:57l'immeuble 22
00:18:58Avenue Foch
00:18:58pour essayer,
00:19:00comme certains journalistes,
00:19:02de voir ce qu'il y avait
00:19:03à l'intérieur
00:19:03de l'appartement
00:19:04parce que,
00:19:04je rappelle
00:19:05aux téléspectateurs
00:19:06et à vous
00:19:06que Jeffrey Epstein
00:19:08a été arrêté
00:19:09après avoir séjourné
00:19:11dans cet appartement
00:19:12de Paris.
00:19:13Il a pris son avion privé
00:19:15au Bourget
00:19:16et ensuite,
00:19:17quand il est arrivé
00:19:18dans le New Jersey,
00:19:18il arrivait directement
00:19:19de Paris.
00:19:20Et donc,
00:19:21pour la brigade des mineurs
00:19:22en France,
00:19:22à l'époque,
00:19:23il y avait un étonnement,
00:19:25c'est que cet appartement
00:19:26ne soit pas perquisitionné
00:19:28très rapidement.
00:19:29Et cet appartement
00:19:30n'a pas du tout
00:19:31été perquisitionné
00:19:32après l'arrestation
00:19:33de Jeffrey Epstein
00:19:34le 6 juillet 2019.
00:19:36Ça n'a pas été
00:19:37perquisitionné en août,
00:19:38ça a été perquisitionné
00:19:40fin septembre
00:19:41et entre juillet
00:19:42et septembre,
00:19:44il y a eu
00:19:44de nombreuses personnes
00:19:45qui ont eu accès
00:19:46à l'intérieur
00:19:47de cet appartement,
00:19:48notamment les domestiques
00:19:50qui étaient toujours payés
00:19:51par le comptable
00:19:54de Jeffrey Epstein
00:19:55qui interdisait
00:19:56à tous les journalistes
00:19:57de pénétrer même
00:19:58à l'intérieur
00:19:59de l'immeuble.
00:20:01Et donc,
00:20:01les policiers en France
00:20:03qui commençaient
00:20:04à se rendre compte
00:20:05à quel point
00:20:06l'affaire Epstein
00:20:06était importante,
00:20:07qui avaient des contacts
00:20:08avec les agents du FBI
00:20:09à New York,
00:20:10se demandaient toujours
00:20:11lorsque vous étiez
00:20:12avec eux
00:20:12mais pourquoi
00:20:13l'appartement
00:20:14de Jeffrey Epstein
00:20:15n'est pas
00:20:16perquisitionné rapidement.
00:20:18Vous restez avec nous
00:20:19Laurence,
00:20:20qu'est-ce qui a été saisi
00:20:21dans cet appartement
00:20:23donc en septembre 2019 ?
00:20:25C'était le 23 septembre
00:20:262019,
00:20:26perquisition,
00:20:28donc on est au 22
00:20:28Avenue Foch,
00:20:29deux ordinateurs,
00:20:30des Mac
00:20:31qui appartiennent
00:20:32à M. Epstein,
00:20:33plusieurs clés USB,
00:20:34de nombreuses photos
00:20:35de jeunes femmes,
00:20:36voire très jeunes femmes,
00:20:37un cédérum
00:20:38avec 62 noms
00:20:40de femmes,
00:20:414500 mails
00:20:42dans la boîte
00:20:43d'Epstein
00:20:43qui font référence
00:20:44à Jean-Luc Brunel.
00:20:46Tout ce matériel
00:20:47a été saisi
00:20:48et je vous rappelle
00:20:48qu'à la mort
00:20:50de Jean-Luc Brunel
00:20:50qui se suicide
00:20:51à la prison
00:20:52de la santé,
00:20:53c'est le 19 février
00:20:552022,
00:20:57extinction de l'action publique,
00:20:59l'enquête
00:20:59s'arrête
00:21:00et la question aujourd'hui
00:21:01est que se posait
00:21:02l'avocate
00:21:02d'innocence en danger
00:21:04qui était avec nous
00:21:05tout à l'heure,
00:21:05que sont devenus
00:21:06ces scellés ?
00:21:07Est-ce que ces scellés
00:21:08ont été conservés
00:21:09au greffe du tribunal
00:21:11à Paris
00:21:12où la question
00:21:13est posée maintenant ?
00:21:15Est-ce que
00:21:15dans ces documents
00:21:16qui sont nécessaires
00:21:17à l'enquête
00:21:17pour mieux la comprendre
00:21:18puisqu'il y a
00:21:19des implications
00:21:20sûrement d'autres noms
00:21:21et des éléments
00:21:22de référence
00:21:23indispensables
00:21:24à l'enquête,
00:21:25est-ce que ces éléments
00:21:26ont été gardés
00:21:27par le greffe
00:21:28du tribunal
00:21:29auquel on a dit
00:21:30cette affaire
00:21:31est classée sans suite ?
00:21:33On imagine
00:21:34qu'ils ont été conservés ?
00:21:35Il faut l'espérer.
00:21:36Normalement,
00:21:36ils sont conservés
00:21:37sur un délai aussi court.
00:21:38À mon avis,
00:21:39ils sont conservés.
00:21:41Ils sont conservés.
00:21:43Peut-être arrêtons-nous
00:21:44quand même
00:21:44sur cet appartement.
00:21:48Il y avait
00:21:49une réaction intéressante
00:21:51dans la tribune dimanche.
00:21:52Quelqu'un qui avait participé
00:21:53à cette perquisition
00:21:54de 2019
00:21:55et qui dit
00:21:55la chose suivante
00:21:56quiconque est entré ici
00:21:57ne peut ignorer
00:21:59les déviances
00:22:00d'Epstein.
00:22:01Dominique Rizet,
00:22:02qu'est-ce que
00:22:03cette personne-là
00:22:04a voulu dire ?
00:22:05Parce que dans cet appartement,
00:22:06il y a un salon de massage
00:22:08un peu particulier.
00:22:10Monsieur Epstein
00:22:11se faisait masser
00:22:12selon son secrétaire
00:22:14ou un assistant
00:22:15jusqu'à quatre fois par jour
00:22:17parce qu'il y a
00:22:18des photos
00:22:20de femmes nues
00:22:20quasiment
00:22:21dans tout l'appartement
00:22:23et qu'on peut penser,
00:22:25d'après ce que raconte
00:22:26ce journaliste
00:22:27et des policiers
00:22:28qui sont entrés
00:22:29dans cet endroit,
00:22:30qu'il y avait
00:22:31des parties
00:22:32de cet appartement
00:22:33800 mètres carrés
00:22:34qui étaient
00:22:36réservées
00:22:37à des orgies sexuelles.
00:22:41Voilà,
00:22:41on va dire les choses
00:22:42clairement
00:22:42parce que tout
00:22:43était configuré
00:22:44pour qu'on puisse
00:22:46se livrer
00:22:47à ce genre
00:22:47d'exercice.
00:22:48J'ai mis 36 guillemets.
00:22:49Laurent Saïm,
00:22:50je crois que vous souhaitez
00:22:51réagir.
00:22:52Quiconque
00:22:52avait mis les pieds
00:22:53dans cet appartement
00:22:55savait qu'il s'y passait
00:22:56des choses
00:22:57entre guillemets
00:22:58Panette.
00:22:59Alors,
00:23:00je suis un petit peu
00:23:01plus prudente
00:23:02parce que Paris
00:23:03pour Epstein
00:23:04c'était surtout
00:23:05aussi un endroit
00:23:06où il devait
00:23:07networker
00:23:08et il voulait rencontrer
00:23:09des gens très importants
00:23:10et il a souvent
00:23:11fait venir
00:23:11à l'intérieur
00:23:12de cet appartement,
00:23:13alors c'est grand
00:23:14800 mètres carrés,
00:23:15des gens pour faire
00:23:16des affaires
00:23:16et notamment
00:23:17des gens du Proche-Orient.
00:23:18Petite information
00:23:19pour vous
00:23:19qui est quand même
00:23:20assez étonnante,
00:23:21c'est qu'on a appris
00:23:22au moment de l'arrestation
00:23:23d'Epstein
00:23:24que dans l'immeuble
00:23:25du 22 Avenue Foch
00:23:26il avait des voisins
00:23:27et au deuxième
00:23:28ou troisième étage
00:23:29de cet immeuble,
00:23:30il y avait une chaîne
00:23:31de télévision
00:23:32qui avait son siège
00:23:34social là
00:23:35et qui est spécialiste
00:23:37de diffuser
00:23:39des défilés
00:23:40de mannequins
00:23:40de mode
00:23:41et donc
00:23:42les dirigeants
00:23:43d'une chaîne
00:23:43de télévision
00:23:44spécialiste
00:23:45de mannequins
00:23:46étaient dans
00:23:47le même immeuble
00:23:48qu'Epstein
00:23:48et ça
00:23:49c'est un détail
00:23:50que les enquêteurs français
00:23:51trouvaient assez étonnant.
00:23:53Encore une fois,
00:23:53Epstein
00:23:54c'était un network,
00:23:55il y avait
00:23:56les enregistres
00:23:58sexuels
00:23:58qu'ils faisaient
00:23:59et il y avait aussi
00:24:00le network.
00:24:02Ce qui est intéressant
00:24:02dans l'histoire
00:24:03de l'appartement
00:24:03Avenue Foch
00:24:04si je peux me permettre
00:24:05c'est que les enquêteurs
00:24:06français à l'époque
00:24:07ont exactement
00:24:09la même réaction
00:24:10que les policiers
00:24:11de Palm Beach
00:24:12en 2005
00:24:13et 2006
00:24:14au moment où
00:24:14les premières plaintes
00:24:16commencent
00:24:16il y a une division
00:24:18dans la police
00:24:19de Palm Beach
00:24:19qui dit
00:24:20on nous empêche
00:24:20de faire notre travail
00:24:21on nous empêche
00:24:22d'aller voir
00:24:23ce qui se passe
00:24:23on nous empêche
00:24:24de faire des perquisitions
00:24:25et il y a une partie
00:24:26des policiers
00:24:27de Palm Beach
00:24:27qui vont même fouiller
00:24:28les poubelles
00:24:29de Jeffrey Epstein
00:24:30devant sa maison
00:24:31à Palm Beach
00:24:32pour essayer
00:24:33de récupérer des choses
00:24:34par rapport
00:24:35à des jeunes filles
00:24:36qui sont allées
00:24:37au commissariat
00:24:37de Palm Beach
00:24:39parler de sévices sexuels
00:24:40et bien là
00:24:41en août 2019
00:24:42en France
00:24:44quand vous interviewez
00:24:46les enquêteurs
00:24:48de la brigade des mineurs
00:24:49il y avait le même sentiment
00:24:50de frustration
00:24:51ils ne comprenaient pas
00:24:52pourquoi
00:24:53encore une fois
00:24:53cet appartement
00:24:54n'était pas perquisitionné
00:24:56rapidement
00:24:56et oui
00:24:57des ordinateurs
00:24:58ont été récupérés
00:24:59mais il y a quand même
00:25:00des avocats
00:25:00des amis
00:25:01des proches
00:25:02de Jeffrey Epstein
00:25:03qui pendant deux mois
00:25:04ont pu aller librement
00:25:05dans cet appartement
00:25:06parisien
00:25:07là-dessus
00:25:07Christian Flech
00:25:08effectivement
00:25:09Laurence rappelait
00:25:10les dates
00:25:10Epstein
00:25:10qui est arrêté
00:25:12en rentrant de Paris
00:25:14en juillet 2019
00:25:15la perquisition
00:25:15n'a lieu que
00:25:16fin septembre 2019
00:25:18deux mois
00:25:19durant lesquels
00:25:20deux-trois mois même
00:25:21durant lesquels
00:25:22des proches
00:25:24etc
00:25:24ont pu aller et venir
00:25:25effacer des preuves
00:25:26comment expliquer
00:25:29ce décalage
00:25:30alors je ne sais pas
00:25:31parce que je ne connais pas
00:25:32exactement le contexte
00:25:33et le dossier
00:25:34dans quel cadre
00:25:35les policiers
00:25:36enquêtaient
00:25:37moi je ferais simplement
00:25:38remarquer
00:25:38c'est que des années plus tard
00:25:40on retrouve les éléments
00:25:41ça veut dire qu'aujourd'hui
00:25:42si on retrouve les scellés
00:25:43par exemple
00:25:44notamment
00:25:44les boîtes mail
00:25:45on devrait être capable
00:25:46de dérouler une enquête
00:25:47avec un minimum
00:25:48de difficulté
00:25:51selon ce que
00:25:54Dominique nous a raconté
00:25:55quand même
00:25:56deux ordinateurs
00:25:57avec les clés USB
00:25:58il y a de quoi
00:25:59il y a de quoi
00:26:01et c'est la preuve aussi
00:26:02qu'ils ne se sentaient
00:26:04peut-être pas menacés
00:26:05parce que
00:26:06c'était très facile
00:26:07de se débarrasser
00:26:08de ces preuves
00:26:09il y a autre chose aussi
00:26:10franchement
00:26:11cet appartement là
00:26:12si c'est en état
00:26:14où nous sommes en train
00:26:15de regarder les vidéos
00:26:16on voit
00:26:18cette salle de massage
00:26:19il y a juste
00:26:20des photos
00:26:20de femmes nues
00:26:21mais vous savez
00:26:22au musée d'Orsay
00:26:23au Louvre
00:26:24ou dans les parcs de Paris
00:26:25vous avez des statues
00:26:26de femmes nues
00:26:27qui ne diffèrent pas
00:26:28de ça
00:26:29ça veut dire
00:26:29qu'on n'a pas vu
00:26:30d'images
00:26:32pédopornographiques
00:26:33c'est un grand appartement
00:26:36et c'est ce que dit
00:26:36très bien
00:26:37notre consoeur
00:26:39Laurence Aïm
00:26:40c'est qu'il y avait
00:26:41une partie
00:26:41qui était probablement
00:26:43très présentable
00:26:44dans lesquelles
00:26:44il accueillait
00:26:45ses visiteurs
00:26:47pour des dossiers
00:26:49d'affaires
00:26:50financiers
00:26:52et puis une autre partie
00:26:53qui était la partie
00:26:54copine
00:26:55si je puis dire
00:26:55et d'après ce qu'on sait
00:26:57d'ailleurs comme
00:26:58dans ses locaux
00:26:59à New York
00:27:00puisque hier
00:27:00nous avons reçu
00:27:01sur ce plateau
00:27:02une mannequin
00:27:05qui a failli
00:27:06tomber dans les griffes
00:27:07de Epstein
00:27:08mais qui au dernier moment
00:27:09a réussi
00:27:10à s'enfuir
00:27:11et bien
00:27:12elle racontait
00:27:13que c'était couvert
00:27:14de photos
00:27:15exactement
00:27:16même pas suggestives
00:27:17c'était des photos
00:27:18c'était des photos
00:27:18alors des jeunes femmes
00:27:19souvent nues
00:27:20dénudées
00:27:21partout partout
00:27:23dans les salons
00:27:24les couloirs
00:27:24les toilettes
00:27:25parfois à l'intérieur même
00:27:26des placards
00:27:27et dans certaines
00:27:28de ces photos
00:27:30on aperçoit
00:27:31par exemple
00:27:31Jeffrey Epstein
00:27:32avec trois femmes nues
00:27:33dans une autre
00:27:34on voit le prédateur sexuel
00:27:35allongé avec deux femmes
00:27:36en culottes
00:27:37assises sur lui
00:27:38et c'est ça apparemment
00:27:40qui a vraiment interpellé
00:27:42les enquêteurs
00:27:43qui s'y sont rendus
00:27:44en 2019
00:27:45ça n'en fait pas
00:27:46des infractions
00:27:47donc il faut après
00:27:48derrière déterminer
00:27:49s'il y a eu des infractions
00:27:50c'est-à-dire
00:27:50est-ce qu'il y a eu viol
00:27:51est-ce qu'il y a eu
00:27:52des agressions
00:27:53sur des personnes mineures
00:27:55ça ce sont des infractions
00:27:56après ça c'est
00:27:57mais alors question
00:27:58Dominique nous disait
00:28:00il y a
00:28:01des photos
00:28:02des disques durs
00:28:03des ordinateurs
00:28:04qui ont été
00:28:05qui ont été
00:28:06perquisitionnés
00:28:08Jean-Luc Brunel
00:28:09l'agent de mannequin
00:28:10qui rabattait
00:28:12des femmes
00:28:13pour Jeffrey Epstein
00:28:15meurt
00:28:15ce suicide
00:28:16en 2022
00:28:17là l'enquête
00:28:17est refermée
00:28:19et on ne fait rien
00:28:20donc
00:28:20de tous ces éléments
00:28:22dont on dispose
00:28:22alors il faut voir
00:28:24parce que l'enquête
00:28:24a été ouverte
00:28:25il y a une extinction
00:28:26de l'action publique
00:28:27comme le disait
00:28:27Dominique
00:28:28par la mort
00:28:28de Brunel
00:28:29parce que l'enquête
00:28:30devait être ouverte
00:28:31contre lui
00:28:31après il y a une possibilité
00:28:33de continuer cette enquête
00:28:34sur les personnes
00:28:35qui sont autour
00:28:36comme complices
00:28:37voire comme co-auteurs
00:28:38éventuellement
00:28:38c'est toujours possible
00:28:40oui
00:28:40mais quand on a
00:28:41une telle matière
00:28:42on ne sait pas
00:28:44ce qu'il y a
00:28:44comme matière
00:28:44justement
00:28:45il y a des éléments
00:28:46il y a des disques durs
00:28:48il y a des mails
00:28:48après il faut les exploiter
00:28:49vous voyez bien
00:28:50que la masse d'informations
00:28:51qui arrivent
00:28:52des Etats-Unis
00:28:53il faut les exploiter
00:28:54on sort un nom
00:28:55on ne sait pas du tout
00:28:55ce que ça présente
00:28:56bien sûr
00:28:56mais moi je suis presque surprise
00:28:57à ce moment-là
00:28:59en 2022
00:29:00quand il meurt
00:29:00on a tous ces éléments
00:29:01que Dominique a cités
00:29:02et qu'on se dise
00:29:03bon ben ça y est
00:29:04il est mort
00:29:04on referme la page
00:29:06ça c'est normal
00:29:06c'est la loi aussi
00:29:07vous savez
00:29:08il y a une procédure
00:29:09qui est ouverte
00:29:10contre une personne
00:29:11particulière
00:29:12si cette personne
00:29:13décède
00:29:14en fait l'action publique
00:29:16c'est thème
00:29:16et personne ne poursuit
00:29:17l'enquête par ailleurs
00:29:18on peut
00:29:18mais il faut avoir
00:29:20un procureur
00:29:21qui est intéressé
00:29:22il faut avoir
00:29:22dans la partie pénale française
00:29:24la justice française
00:29:27aurait pu s'intéresser
00:29:28à un autre personnage
00:29:29qui était Jean-Luc Brunel
00:29:30puisqu'il y a
00:29:31donc je vous ai dit
00:29:32c'est 4500 mails
00:29:33dans la boîte
00:29:33d'Epstein
00:29:34qu'il a échangé
00:29:35avec Brunel
00:29:37pardon je voulais dire
00:29:38Siad
00:29:38il y a
00:29:39à la mort
00:29:40pardon
00:29:40de Jean-Luc Brunel
00:29:42en février 2022
00:29:45un personnage
00:29:46qui apparaît
00:29:46dans son entourage
00:29:47qui est le fameux
00:29:48Daniel Siad
00:29:50il vient de publier
00:29:50une interview
00:29:51dont on a parlé
00:29:52cette semaine
00:29:54avant-hier
00:29:54qui vient de publier
00:29:55une interview
00:29:56dans laquelle il dit
00:29:56je n'ai rien à voir
00:29:57avec cette affaire
00:29:58mais Daniel Siad
00:29:59il est actif
00:29:59dans le recrutement
00:30:00de jeunes femmes
00:30:01dans l'entourage
00:30:02d'Epstein
00:30:03son nom apparaît
00:30:052000 fois
00:30:05dans des échanges
00:30:07avec Epstein
00:30:08ça c'est intéressant
00:30:09et il y a des choses
00:30:10qui sont
00:30:11sans équivoque
00:30:12le 2 juin 2009
00:30:16un mail
00:30:16de Daniel Siad
00:30:17à Epstein
00:30:19qui lui
00:30:19il parle d'une femme
00:30:21je viens d'en trouver
00:30:22une incroyable
00:30:22elle a 20 ans
00:30:23mais elle paraît plus jeune
00:30:24elle vient de Lettonie
00:30:25et il lui envoie
00:30:26cette photo
00:30:27donc ça veut dire
00:30:28Christian
00:30:28que même si
00:30:30Jean-Luc Brunel
00:30:32s'est suicidé en prison
00:30:33la justice peut continuer
00:30:35à exploiter
00:30:36des informations
00:30:36elle peut aussi continuer
00:30:37à partir du moment
00:30:38où je crois
00:30:38qu'il y a une plainte
00:30:39contre lui
00:30:40et que donc
00:30:40si c'est traité en France
00:30:41on peut utiliser
00:30:42les éléments
00:30:43qui ont été saisis
00:30:44sous scellés
00:30:45on peut les récupérer
00:30:46et exploiter globalement
00:30:47pour essayer
00:30:48de voir d'abord
00:30:49s'il y a une infraction
00:30:49et ensuite
00:30:50si ceci est fait
00:30:51sont ou non prescrits
00:30:52alors cette plainte
00:30:53elle est posée
00:30:54par Eba Carlson
00:30:55qui a parlé
00:30:55sur BFM TV
00:30:57une Suédoise
00:30:58de 56 ans
00:30:59qui a reconnu
00:31:00Siad
00:31:0236 ans plus tard
00:31:04grâce à ses fichiers
00:31:05elle avait 20 ans
00:31:05en 1990
00:31:06à Cannes
00:31:07elle va rejoindre
00:31:08Siad
00:31:09qui lui fait
00:31:11miroiter
00:31:12une histoire
00:31:12de séance photo
00:31:13et là
00:31:14elle arrive dans une maison
00:31:15elle est seule
00:31:16avec lui
00:31:17et elle raconte
00:31:18qu'il s'installe
00:31:19il dorme
00:31:20il doit dormir
00:31:20dans le cabanon
00:31:21de la piscine
00:31:22et que là
00:31:23il va la violer
00:31:24elle a déposé plainte
00:31:25mais la plainte
00:31:27est prescrite
00:31:27enfin l'affaire
00:31:28est prescrite
00:31:281990
00:31:29donc
00:31:31est-ce que
00:31:32cet élément
00:31:33va permettre
00:31:33de faire
00:31:35ressurgir
00:31:36le dossier
00:31:37via
00:31:38Daniel Siad
00:31:39est-ce que
00:31:39la justice
00:31:40peut quand même
00:31:40malgré que les faits
00:31:41soient prescrits
00:31:43entendre
00:31:43monsieur Siad
00:31:44entendre la victime
00:31:45oui
00:31:45oui peut-être
00:31:46ça dépend
00:31:47de la volonté
00:31:48déjà de savoir
00:31:49qui est compétent
00:31:49parce que ça s'est passé
00:31:50à Cannes
00:31:51à Cannes
00:31:52oui
00:31:52donc déjà
00:31:53c'est un autre parquet
00:31:54donc il va falloir
00:31:55une discussion
00:31:56je pense que ce serait
00:31:58en tout cas utile
00:31:59puisque ce monsieur
00:32:01fait une interview
00:32:01peut-être qu'il soit
00:32:02entendu par la justice
00:32:03pour savoir ce qu'il a
00:32:04dit
00:32:04alors ce qui ressort
00:32:06quand même
00:32:07on est quoi
00:32:07une semaine
00:32:08après le début
00:32:08de ces publications
00:32:13en tout cas
00:32:14ces révélations
00:32:15de l'administration
00:32:16américaine
00:32:17Laurent Saïm
00:32:17vous êtes toujours
00:32:18avec nous
00:32:19on a l'impression
00:32:20qu'il y a clairement
00:32:21un volet français
00:32:22dans cette affaire
00:32:24que le lien
00:32:26avec la France
00:32:27avec Paris
00:32:28il est là
00:32:28on vient de parler
00:32:29de deux rabatteurs
00:32:31présumés
00:32:32en France
00:32:33il y a un volet français
00:32:34c'est clair
00:32:35dans cette affaire Epstein
00:32:36alors écoutez Julie
00:32:38ce que je peux vous affirmer
00:32:39c'est qu'il y a un volet français
00:32:40extrêmement important
00:32:41pas simplement à Paris
00:32:42ce sont
00:32:43c'est un volet français
00:32:45des gens
00:32:46qui vivaient
00:32:46dans les années 90
00:32:48à New York
00:32:49à Manhattan
00:32:50il y avait beaucoup de fêtes
00:32:51à l'époque
00:32:52qui étaient faites
00:32:53il y avait beaucoup de jolies filles
00:32:55c'était une époque
00:32:55complètement différente
00:32:57il y avait des mannequins
00:32:58qu'on appelait
00:32:58les super top modèles
00:33:00il y avait des restaurants français
00:33:02et il y avait
00:33:02ces hommes très riches
00:33:04avec une bande
00:33:05qui était
00:33:06la Jet Set
00:33:07de New York
00:33:08qui aimait être
00:33:09comme il le disait
00:33:10avec l'euro trash
00:33:11et ces gens
00:33:13faisaient tous la fête
00:33:14Epstein
00:33:15faisait partie
00:33:16de cette bande
00:33:16et dans
00:33:18les noms
00:33:18qui vont commencer
00:33:19à circuler
00:33:20il y avait évidemment
00:33:21Jean-Luc Brunel
00:33:22dont vous venez de parler
00:33:22qui a tout vu
00:33:24qui a présenté
00:33:25on le sait
00:33:26des jeunes filles
00:33:27mineures
00:33:28à Jeffrey Epstein
00:33:29avec son ami
00:33:30Guylaine Maxwell
00:33:31il y a une photo
00:33:31de Jean-Luc Brunel
00:33:32qui existe
00:33:33avec Guylaine Maxwell
00:33:34et Jeffrey Epstein
00:33:35dans l'avion
00:33:36comme vous l'avez dit
00:33:37Jean-Luc Brunel
00:33:38s'est suicidé
00:33:38mais ce que je peux vous dire
00:33:40dans le milieu français
00:33:41des années 90
00:33:42qui travaillait à New York
00:33:43il y a beaucoup de gens
00:33:44qui ont fréquenté Epstein
00:33:45il y a beaucoup de gens
00:33:46qui ont fréquenté
00:33:47cette petite bande
00:33:48il y a beaucoup de gens
00:33:49qui ont fait la fête
00:33:50avec des mannequins
00:33:51souvent très jeunes
00:33:52il y a des coiffeurs
00:33:53il y a des architectes
00:33:55il y a des restaurateurs
00:33:57il y a beaucoup de français
00:33:58et évidemment
00:33:59tout le monde
00:34:00en ce moment
00:34:00est en train de se protéger
00:34:01en disant
00:34:02on ne savait rien
00:34:03on ne savait pas
00:34:04on est parti
00:34:04laissez-nous tranquille
00:34:06ces gens savaient
00:34:08et parfois participaient
00:34:09et il y a un dossier français
00:34:11extrêmement important
00:34:13sur les français
00:34:14qui vivaient aux Etats-Unis
00:34:15à l'époque
00:34:16où Epstein faisait la fête
00:34:17Christian Flèche
00:34:18vous souhaitiez réagir
00:34:19parce qu'en dehors
00:34:20de tout ce que vient de dire
00:34:21Laurent Saïm
00:34:22il ne faut pas oublier
00:34:23qu'il y a aussi une enquête
00:34:24qui est ouverte en Norvège
00:34:25avec des points
00:34:26qui sont très importants
00:34:28et puis aussi
00:34:29l'enquête
00:34:30qui peut être ouverte
00:34:31sur le comportement
00:34:32de M. Haydn
00:34:32qui ramène aussi
00:34:34sur cette adresse
00:34:35de l'avenue Foch
00:34:35puisque je crois
00:34:36qu'il y a des gens
00:34:37qui ont les codes
00:34:38aussi d'accès
00:34:38et qui peuvent permettre
00:34:40d'utiliser ce qui a été
00:34:41saisi à l'avenue Foch
00:34:42pour faire progresser
00:34:43les enquêtes
00:34:44dans ce même volet français
00:34:46d'autres noms surgissent
00:34:48notamment celui
00:34:49du chef d'orchestre
00:34:50Frédéric Chasselin
00:34:51vous le voyez là
00:34:53du pianiste Simon Graichi
00:34:54qui visiblement
00:34:56aurait cherché
00:34:58de jeunes et jolies
00:34:59assistantes personnelles
00:35:01pour Jeffrey Epstein
00:35:04des mails
00:35:06sont ressortis
00:35:07des échanges
00:35:08entre le chef d'orchestre
00:35:10et Jeffrey Epstein
00:35:11dont un
00:35:12qui date du 12 septembre 2013
00:35:14voilà ce que lui dit
00:35:16donc Frédéric Chasselin
00:35:17à Jeffrey Epstein
00:35:18j'ai trouvé une super fille
00:35:20pour ton prochain séjour
00:35:21à Paris
00:35:21étudiante en philosophie
00:35:2321 ans
00:35:24ressemble un peu
00:35:25à l'actuelle femme
00:35:25de Polanski
00:35:26on parle d'Emmanuel Seignier
00:35:29il s'est expliqué
00:35:32Frédéric Chasselin
00:35:33derrière
00:35:34je vous laisse regarder
00:35:35ce petit extrait
00:35:36il est totalement inadmissible
00:35:39et faux d'insinuer
00:35:40que j'aurais trouvé
00:35:40une fille
00:35:41pour Jeffrey Epstein
00:35:42la réalité
00:35:43est simple
00:35:44et vérifiable
00:35:44il m'avait demandé
00:35:45de lui recommander
00:35:46une interprète
00:35:47afin de l'accompagner
00:35:48dans la visite
00:35:49de musée parisien
00:35:50voilà
00:35:51il le nie
00:35:52complètement
00:35:53mais
00:35:54le mail est là
00:35:56on a reçu tout à l'heure
00:35:57sur ce plateau
00:35:58une jeune femme
00:35:58qui a eu affaire
00:36:00à monsieur Chasselin
00:36:01qui est une soprano
00:36:02qui a travaillé
00:36:04enfin qui l'a approché de près
00:36:06et qui a été approchée
00:36:07par Chasselin
00:36:08et qui lui a
00:36:09lui aurait
00:36:10puisque c'est
00:36:11toujours être prudent
00:36:12quand même
00:36:13parce que là
00:36:13on balance des noms
00:36:14mais il faut quand même
00:36:15avoir
00:36:15oui il faut rester
00:36:16il y a la présomption
00:36:17d'innocence
00:36:18qui existe encore
00:36:19qui lui aurait envoyé
00:36:21des SMS
00:36:22des messages
00:36:23sur son téléphone portable
00:36:24qui ne laisserait aucun doute
00:36:26si vous voulez
00:36:27sur les échanges
00:36:28qu'il voulait avoir
00:36:29avec elle
00:36:29et depuis donc
00:36:31elle a décidé
00:36:32de porter plainte
00:36:34elle a décidé
00:36:35de révéler cette affaire
00:36:37et qui lui fait dire
00:36:39que
00:36:40et bien c'est pratique
00:36:41que voulait lui demander
00:36:43ce chef d'orchestre
00:36:45ami
00:36:45ou en tous les cas
00:36:46contact régulier
00:36:48de
00:36:49Jeffrey Epstein
00:36:51et bien
00:36:52comme dans le milieu
00:36:53du cinéma
00:36:53ce qui a été découvert
00:36:54il y a quelques années
00:36:55dans le milieu
00:36:56de la musique classique
00:36:57vous parlez du tout
00:36:58quand vous êtes une femme
00:36:59oui oui
00:36:59quand vous êtes une femme
00:37:00vous pouvez difficilement
00:37:01travailler
00:37:02s'il n'y a pas
00:37:03dit-elle
00:37:03encore une fois
00:37:04il n'y a pas
00:37:05des échanges
00:37:06à caractère
00:37:06sexuel
00:37:07sexuel
00:37:08donc
00:37:08c'est ce qu'elle dit
00:37:10non mais Dominique
00:37:11tu étais là
00:37:12elle a déposé
00:37:13on était ensemble
00:37:13avec Yves
00:37:14elle a déposé plainte à Paris
00:37:15il y a une semaine
00:37:17pour harcèlement sexuel
00:37:18parce qu'elle avait échangé
00:37:20avec lui
00:37:20enfin il avait échangé
00:37:21avec elle
00:37:21des SMS
00:37:22qui n'étaient pas du tout
00:37:23le genre de SMS
00:37:24auquel elle s'attendait
00:37:26puisqu'il lui avait proposé
00:37:27de travailler avec lui
00:37:28de chanter
00:37:29alors qu'il était chef d'orchestre
00:37:31et elle dit
00:37:32les SMS ont envie de dériver
00:37:33sur autre chose
00:37:34mais moi il y a
00:37:35une question
00:37:35je me pose comme depuis tout à l'heure
00:37:37parce que
00:37:37je ne sais pas si c'est
00:37:38Laurent Saïm
00:37:39elle est toujours avec nous
00:37:39oui je crois qu'elle est toujours avec nous
00:37:42quelqu'un disait tout à l'heure
00:37:43que Epstein avait choisi la France
00:37:45parce qu'il faisait aussi des affaires
00:37:48ou il souhaitait faire des affaires
00:37:49avec le Moyen-Orient
00:37:50et que c'était pratique pour lui
00:37:52de recevoir
00:37:53Paris était un lieu pratique
00:37:55pour recevoir
00:37:56des visites
00:37:57de dignitaires
00:37:58de princes arabes
00:37:59qui pouvaient se rendre jusqu'à Paris
00:38:01et que c'était un mi-chemin
00:38:02entre les Etats-Unis
00:38:04mais il y a autre chose aussi
00:38:05vous savez
00:38:05la France
00:38:06pardon je vais être d'une brutalité
00:38:08est un peu un pays
00:38:09de pédos
00:38:11et de pédocriminels
00:38:11on a eu des réseaux en France
00:38:13qui ont été des réseaux
00:38:14très importants
00:38:15je vous rappelle
00:38:16le réseau des pédophiles d'Angers
00:38:17on y a consacré
00:38:18un fait entrer l'accusé
00:38:19il suffit de le voir
00:38:21il y avait
00:38:2162 personnes
00:38:23des adultes
00:38:23qui ont été arrêtées
00:38:24je ne sais pas
00:38:25si c'était une affaire police
00:38:26ou gendarmerie
00:38:2740 enfants
00:38:28qui étaient
00:38:28concernés
00:38:29par des agressions sexuelles
00:38:31attouchements
00:38:32ou viols
00:38:33qui avaient entre
00:38:34quelques mois
00:38:35et l'âge de 12 ans
00:38:37il y a eu
00:38:38tout un tas de réseaux
00:38:39pédophiles
00:38:39qui ont été démantelés
00:38:40par la police
00:38:41mais quels liens
00:38:41faites-vous avec
00:38:42c'est peut-être un endroit
00:38:44c'est peut-être un endroit
00:38:45où il y avait
00:38:46une atmosphère
00:38:50un terreau
00:38:51merci
00:38:51Sergueï
00:38:53pour que
00:38:54Epstein
00:38:55s'installe
00:38:56voilà
00:38:56il y a peut-être aussi
00:38:57cette question
00:38:58je ne sais pas
00:38:59si on peut faire le lien
00:39:00et parler d'un pays
00:39:01je ne sais pas
00:39:02je ne sais pas
00:39:02je ne sais pas
00:39:03mais je me pose des questions
00:39:05mais enfin
00:39:06vous imaginez
00:39:07le côté glauque
00:39:08d'un réseau
00:39:08de pédophiles
00:39:09à Angers
00:39:09ça n'a rien à voir
00:39:10même si les deux
00:39:11sont parfaitement condamnables
00:39:12je ne crois même pas
00:39:13que
00:39:13je n'oserais pas utiliser
00:39:15l'expression d'interpénétration
00:39:16mais enfin
00:39:16je ne crois pas
00:39:17que ce sont des gens
00:39:17qui se rencontrent
00:39:18ce n'est pas la même classe sociale
00:39:19c'est important
00:39:20tout le même
00:39:20oui mais c'est un pays
00:39:21c'est pas le même sexe
00:39:23non mais c'est un pays
00:39:24où on a
00:39:24beaucoup d'affaires
00:39:25en France
00:39:26il y en a aussi
00:39:26honnêtement Dominique
00:39:28il y a peut-être
00:39:30il y a effectivement eu
00:39:32et vous les connaissez
00:39:32mieux que moi
00:39:33des affaires
00:39:33après je ne pense pas
00:39:35qu'on puisse faire le lien
00:39:35avec cette affaire
00:39:36Epstein
00:39:38juste on est avec
00:39:39Claire Ménial
00:39:40correspondante aux Etats-Unis
00:39:42pour Le Point
00:39:42merci beaucoup
00:39:43d'avoir accepté
00:39:44notre invitation
00:39:45on voulait vous entendre
00:39:46ce soir
00:39:46parce que vous
00:39:47vous avez enquêté
00:39:48et on a parlé à l'instant
00:39:49de la résidence parisienne
00:39:51de Jeffrey Epstein
00:39:52vous vous avez enquêté
00:39:54sur son île privée
00:39:57située dans les îles vierges
00:39:59des Etats-Unis
00:40:00l'île qu'on appelle
00:40:01l'Eton St. James
00:40:03est-ce que vous pouvez
00:40:04nous la décrire
00:40:04on voit les images
00:40:05là à l'antenne
00:40:07qu'est-ce que
00:40:09vous avez pu y voir vous ?
00:40:12alors c'est une île
00:40:13qui a dû être extrêmement sauvage
00:40:14avec une végétation
00:40:16luxuriante
00:40:16comme on peut voir
00:40:17sur les îles à côté
00:40:18c'est-à-dire
00:40:19Saint-John
00:40:19et Saint-Thomas
00:40:22mais qui a été rasé
00:40:24il a tout redessiné
00:40:27paysagé
00:40:28donc c'est tiré au cordeau
00:40:29ça a été assez bétonné
00:40:31et il avait eu d'ailleurs
00:40:32à l'époque
00:40:32pas mal d'amendes
00:40:34pour
00:40:34la population
00:40:37des normes environnementales
00:40:38qu'il a soit
00:40:39pu faire réduire
00:40:40soit ne pas payer
00:40:41parce qu'en fait
00:40:42il avait acheté
00:40:43le gouvernement local
00:40:44des îles vierges
00:40:44en fait c'est surtout ça
00:40:45l'histoire
00:40:46donc il a tout acheté
00:40:48c'était à lui
00:40:50et est-ce qu'on sait
00:40:52combien de personnes
00:40:53vivaient sur cette île privée ?
00:40:55alors lui il y allait peut-être
00:40:57deux, trois fois par mois
00:40:59il y avait une petite centaine
00:41:01de gens
00:41:02qui travaillaient sur l'île
00:41:03des jardiniers
00:41:05il y avait toujours
00:41:06une équipe minimum
00:41:07de gens dans la cuisine
00:41:08qui étaient là
00:41:09au cas où il arrive
00:41:10parce qu'il ne prévenait pas
00:41:10il pouvait arriver dans l'heure
00:41:11il ne prévenait pas
00:41:12quand il allait arriver
00:41:13il y avait une chambre froide
00:41:15avec des fleurs
00:41:16au cas où il arrive
00:41:17voilà donc il y avait
00:41:18cette équipe minimum
00:41:19et qui était tenue au secret
00:41:21les gens devaient signer
00:41:22des NDS
00:41:23des engagements
00:41:24de silence
00:41:26ils n'avaient pas le droit
00:41:28de parler à l'extérieur
00:41:30et s'ils étaient approchés
00:41:32pour des interviews
00:41:33des interrogatoires
00:41:35ils devaient immédiatement
00:41:36le dire à Jeffrey Epstein
00:41:37mais surtout
00:41:38ce qui est important
00:41:39de savoir
00:41:40c'est qu'il y a tout ce réseau
00:41:41dans les îles Vierges
00:41:42autour
00:41:43qui l'a protégé
00:41:45parce qu'en fait
00:41:46il employait
00:41:47la femme du gouverneur
00:41:48qui gérait son entreprise
00:41:50qui était localisée
00:41:51à Saint-Thomas
00:41:52donc il l'a payé
00:41:53200 000 dollars par an
00:41:55pour gérer
00:41:56sa propre entreprise
00:41:57il avait acheté
00:41:58la police
00:41:59il offrait
00:42:00des down
00:42:00de Thanksgiving
00:42:01aux douaniers
00:42:02de l'aéroport
00:42:03donc vous pensez bien
00:42:04qu'il n'y en a aucun
00:42:05qui vérifiait
00:42:05les passeports
00:42:06des jeunes filles
00:42:07même si le FBI
00:42:08avait déjà des doutes
00:42:09c'est vrai
00:42:10pour des sénateurs
00:42:11c'est vrai
00:42:12pour toute la politique locale
00:42:15donc un système
00:42:16il avait mis en place
00:42:16un système
00:42:17complètement corrompu
00:42:18pour pouvoir commettre
00:42:20ces crimes
00:42:20en toute impunité
00:42:22complètement corrompu
00:42:25et donc ce qui est intéressant
00:42:26c'est qu'après sa mort
00:42:27les îles Vierges
00:42:28ont attaqué sa banque
00:42:30JP Morgan
00:42:30en disant
00:42:31vous étiez au courant
00:42:32parce qu'il y a eu
00:42:32des virements
00:42:33à des jeunes filles
00:42:34à des adolescentes
00:42:35qui n'étaient pas justifiés
00:42:36vous ne pouviez qu'être
00:42:37au courant
00:42:38ce qui se passait
00:42:38et JP Morgan
00:42:39a répliqué
00:42:40en disant
00:42:40attendez
00:42:41vous étiez complètement
00:42:42au courant aussi
00:42:43la première dame locale
00:42:45était à la tête
00:42:46des entreprises
00:42:47en 2009
00:42:48alors que
00:42:48Jeffrey Epstein
00:42:49il était emprisonné
00:42:52même si c'était
00:42:53un régime très laxe
00:42:54en Floride
00:42:56il servait sa sentence
00:42:57la première dame
00:42:58a certifié
00:42:59qu'il était bien
00:43:00résident des îles Vierges
00:43:01pour qu'il puisse
00:43:02continuer à bénéficier
00:43:03de son abattement fiscal
00:43:04ce qui est un abattement fiscal
00:43:05de 90%
00:43:06pour les entreprises
00:43:07qui s'installent là-bas
00:43:08et qui satisfait
00:43:09certains critères
00:43:10qui satisfont
00:43:11certains critères
00:43:12donc c'était vraiment
00:43:13tout un système
00:43:14très verrouillé
00:43:15qui lui a permis
00:43:16évidemment
00:43:16de faire débarquer
00:43:18des jeunes filles
00:43:20à l'aéroport
00:43:22et y compris
00:43:23sur la marina
00:43:23il avait acheté
00:43:2449% de la marina
00:43:25donc vous imaginez bien
00:43:26que le système de sécurité
00:43:27est votre employé
00:43:28dans ces cas-là
00:43:29et personne ne va
00:43:30vous poser de questions
00:43:31sur ce que vous faites
00:43:32avec vos bateaux
00:43:33et sur qui on débarque
00:43:34et donc tout le monde
00:43:35savait
00:43:35vous parlez d'une centaine
00:43:37d'employés
00:43:38rien que sur cette île privée
00:43:39sans compter
00:43:40tout ce qu'il avait
00:43:41acheté
00:43:42aux alentours
00:43:44tout le monde savait
00:43:45mais tout le monde
00:43:47avait signé
00:43:47ce contrat en arrivant
00:43:49tous ces employés-là
00:43:50ils signaient ce contrat
00:43:50qui disait
00:43:51en gros si vous dites
00:43:52la moindre chose
00:43:54sur ce qui se passe
00:43:55sur cette île
00:43:55derrière il se passe quoi
00:43:57vous êtes viré ?
00:43:59surtout
00:44:00les gens
00:44:00étaient très très bien payés
00:44:01donc cette omerta
00:44:04elle s'explique aussi
00:44:05par la capacité
00:44:07à payer extrêmement généreusement
00:44:08moi j'ai interviewé
00:44:09son pilote d'hélicoptère
00:44:11qui transportait Epstein
00:44:13et les filles
00:44:15comme il me l'a dit
00:44:16depuis l'aéroport
00:44:17de St. Thomas
00:44:18jusqu'à l'hélipad
00:44:20de Little St. James
00:44:22et lui il m'a certifié
00:44:24pardon qu'elles étaient
00:44:25absolument toutes majeures
00:44:26qu'elles étaient
00:44:26extrêmement contentes
00:44:27et surtout
00:44:28quand je lui demandais
00:44:29il vous payait bien Epstein
00:44:30il m'a dit oui absolument
00:44:31Anna-Elisabeth Lemoyne
00:44:33vous aviez une question
00:44:33Lemoyne
00:44:34il faut que j'arrête
00:44:34pardon
00:44:35Moutet
00:44:35vous aviez une question
00:44:36ça fait plaisir d'être célèbre
00:44:37alors j'ai deux réflexions à faire
00:44:40la première c'est que
00:44:41signer un NDA
00:44:42Non Disclosure Agreement
00:44:44c'est un truc parfaitement classique
00:44:45dans beaucoup de professions
00:44:46paradoxalement
00:44:47quand vous travaillez
00:44:48pour la famille royale
00:44:49aux Grandes Bretagnes
00:44:50vous signez aussi un NDA
00:44:51et ça a été un des arguments
00:44:53de Meghan Markle
00:44:53pour faire taire
00:44:55des gens qui travaillaient pour elle
00:44:56quand ils se sont pleins d'elle
00:44:57la deuxième chose
00:44:58c'est que je vois
00:44:59de plus en plus l'étendue du train de vie
00:45:01de Jeffrey Epstein
00:45:02dont la fortune est estimée
00:45:05à 500 millions de dollars
00:45:06et je vais peut-être un peu choquer
00:45:07en disant ça
00:45:08mais
00:45:08on n'a pas un train de vie pareil
00:45:11avec plusieurs avions
00:45:12hélicoptères
00:45:13avec
00:45:13200 personnes
00:45:15dans un endroit
00:45:16à son service
00:45:17etc
00:45:17un appartement à Paris
00:45:18tel qu'il est
00:45:19on n'a pas ce genre
00:45:20de train de vie
00:45:21avec les impôts
00:45:22qui vont avec
00:45:22New York en particulier
00:45:24avec 500 millions de dollars
00:45:26avec 500 millions de dollars
00:45:27t'as plus grand chose
00:45:28et donc
00:45:29il y avait de l'argent
00:45:30qui venait d'ailleurs
00:45:30moi je crois que
00:45:31enfin je crois pas
00:45:32et derrière
00:45:32Laurent Saïd nous attend
00:45:33on ira là
00:45:34je crois que ce qui est intéressant
00:45:35et ce qu'il faut
00:45:36essayer de percer
00:45:39c'est que
00:45:40la technique
00:45:41de Jeffrey Epstein
00:45:42c'était
00:45:43de rendre dépendantes
00:45:44les personnes
00:45:46qui étaient
00:45:47à son contact
00:45:47c'était ça
00:45:48le but du jeu
00:45:49que ça soit
00:45:50pour des rapports financiers
00:45:51ou des rapports sexuels
00:45:53et d'ailleurs
00:45:54les deux se mélangeant
00:45:55et
00:45:57il
00:45:58il prenait en otage
00:45:59en fait
00:45:59les relations
00:46:00avec lesquelles
00:46:01il travaillait
00:46:02et
00:46:03le marché
00:46:05était simple
00:46:05c'était
00:46:06vous me donnez tel marché
00:46:07moi je vous donne des filles
00:46:08ou vice et versa
00:46:09et c'est ce qu'il a fait
00:46:11avec des personnalités
00:46:12très connues
00:46:13c'est ce qu'il a fait
00:46:14avec des anonymes
00:46:15c'est ce qu'il a fait
00:46:16malheureusement
00:46:16avec des très jeunes femmes
00:46:18qui cherchaient un travail
00:46:19et on a reçu
00:46:20il n'y a pas très longtemps
00:46:21hier
00:46:22une jeune
00:46:23mannequin
00:46:25à qui il a promis
00:46:27monts et merveilles
00:46:28contre
00:46:30et bien
00:46:30en échange
00:46:32il fallait qu'elle se soumette
00:46:34et c'est ça
00:46:35la technique
00:46:36c'est la technique
00:46:37du pervers
00:46:37de la dépendance
00:46:39notamment dépendance
00:46:40et il y a des personnalités
00:46:42très très connues
00:46:42parce qu'on n'est pas
00:46:43au bout du coup
00:46:44on n'est pas au bout
00:46:45de la liste
00:46:45des personnalités
00:46:46très très connues
00:46:46qui sont tombées
00:46:47dans ce piège là
00:46:48la dépendance
00:46:48notamment financière
00:46:49juste d'un mot
00:46:49Claire Ménal
00:46:50est-ce qu'on savait
00:46:51combien gagnaient
00:46:51les employés
00:46:53les cuisiniers
00:46:54les jardiniers
00:46:56est-ce que vous avez pu
00:46:57enquêter là-dessus ?
00:46:59Non, j'ai pas pu enquêter
00:47:00là-dessus
00:47:01mais en revanche
00:47:03ce que tout le monde
00:47:03a accepté de me dire
00:47:04parce qu'il faut bien
00:47:05imaginer que c'est
00:47:06très très compliqué
00:47:06d'approcher les gens
00:47:07ils ne sont pas fiers
00:47:09il y en a certains
00:47:10qui vous disent
00:47:10oui
00:47:11on soupçonnait un peu
00:47:12il y en a plein
00:47:13qui vous disent
00:47:13non pas du tout
00:47:14j'ai jamais rien vu
00:47:14de visa
00:47:15mais ce qu'ils vous disent
00:47:17c'est que c'était
00:47:18très très bien payé
00:47:19mais j'ai pas réussi
00:47:20à savoir les montants
00:47:22Laurence Haïm
00:47:22Laurence
00:47:24que pouvez-vous nous dire
00:47:25vous
00:47:26sur
00:47:26cette île privée
00:47:29donc
00:47:29appartenant
00:47:30à Jeffrey Epstein
00:47:32Claire Ménal
00:47:34l'a très bien expliqué
00:47:35l'île privée
00:47:35c'est là
00:47:36où les crimes sexuels
00:47:38vont se passer
00:47:39le plus possible
00:47:40et pour les gens
00:47:40qui travaillent
00:47:41depuis des dizaines d'années
00:47:42sur l'affaire Epstein
00:47:43je vous signale
00:47:44qu'en 2007
00:47:45il y a eu un procès
00:47:46qu'il a encore
00:47:47et toujours été condamné
00:47:48à un an de prison
00:47:49qu'il a été enregistré
00:47:50comme délinquant sexuel
00:47:52on voit bien
00:47:53que dans les années 90
00:47:54et dans le début
00:47:55des années 2000
00:47:56c'est là
00:47:57où des jeunes filles
00:47:58sont abusées
00:47:59elles vont en avion privé
00:48:01on leur promet
00:48:02de faire la fête
00:48:03on leur prend
00:48:04leur passeport
00:48:05en arrivant
00:48:06et là
00:48:06en toute impunité
00:48:07puisqu'on est sur une île
00:48:08on ne peut pas échapper
00:48:09d'une île
00:48:10et bien
00:48:11il y a des orgies
00:48:12avec des pratiques
00:48:13sadomasochistes
00:48:14qui ont été
00:48:15très bien décrites
00:48:16dans les dépositions
00:48:17de victimes
00:48:18moi ce qui m'a intéressé
00:48:19récemment
00:48:19dans les dossiers Epstein
00:48:20c'est ce que j'appelle
00:48:21l'hypocrisie française
00:48:23autour du dossier Epstein
00:48:25à un moment donné
00:48:26il y a des français
00:48:27qui sont allés
00:48:28sur cette île
00:48:28non pas pour commettre
00:48:29des crimes sexuels
00:48:31mais pour travailler
00:48:32et dans les dossiers Epstein
00:48:33on s'aperçoit
00:48:34qu'en 2015
00:48:352016
00:48:362016
00:48:362018
00:48:36Jeffrey Epstein
00:48:38et sa compagne
00:48:39de l'époque
00:48:39demande à des décorateurs français
00:48:42à des architectes français
00:48:43de venir sur l'île
00:48:45pour refaire des choses
00:48:46ils payent à ces personnes
00:48:48des billets d'avion
00:48:49de Paris
00:48:51à Saint-James
00:48:52en business
00:48:53et donc
00:48:54ces gens
00:48:54ont vu
00:48:55un lieu
00:48:56où les crimes sexuels
00:48:58se sont passés
00:48:59et bien
00:48:59lorsque vous appelez
00:49:00ces français
00:49:00qui ont toujours
00:49:01pignon sur rue
00:49:02à Paris
00:49:03c'est la loi du silence absolu
00:49:05être associé à Epstein
00:49:06en ce moment
00:49:07et bien c'est quelque chose
00:49:08de terrible
00:49:08et on aimerait tous
00:49:10nous journalistes
00:49:11dire à ces gens
00:49:11qui ont été associés
00:49:12professionnellement
00:49:14à Epstein
00:49:15à l'univers Epstein
00:49:16de parler
00:49:16parce que
00:49:17lorsque vous parlez
00:49:18aux victimes
00:49:18c'est ce qu'elle demande
00:49:20qu'on sache vraiment tout
00:49:21dans les moindres détails
00:49:22de comment étaient les lieux
00:49:24où Jeffrey Epstein
00:49:25et sa petite bande
00:49:26commettaient leurs crimes sexuels
00:49:28et vous vous dites
00:49:28Laurence
00:49:29qu'on ne pouvait pas
00:49:30être architecte
00:49:31et venir travailler
00:49:32pour Jeffrey Epstein
00:49:33sur cette île
00:49:33et ne pas voir
00:49:34et de ne pas être témoin
00:49:37des crimes
00:49:37qu'il commettait
00:49:38Julie
00:49:39je voudrais
00:49:40très rapidement
00:49:41si vous me le permettez
00:49:42revenir sur les faits
00:49:43parce que
00:49:44vous savez
00:49:45vous en France
00:49:45vous découvrez
00:49:46l'affaire Epstein
00:49:47vous découvrez aussi
00:49:48l'univers Epstein
00:49:49vous découvrez
00:49:50le monde d'Epstein
00:49:51aux Etats-Unis
00:49:52lorsque vous êtes
00:49:53dans le tout New York
00:49:53le tout Los Angeles
00:49:54les gens très puissants
00:49:56vous savez très bien
00:49:57depuis des années
00:49:57qui étaient Epstein
00:49:59mais restons sur les faits
00:50:01et ça va nous éclairer
00:50:02il y a une photo
00:50:04du prince Andrew
00:50:05marchant dans Central Park
00:50:06avec Jeffrey Epstein
00:50:07qui a été publiée
00:50:09par nos confrères
00:50:10du New York Post
00:50:10fin janvier 2011
00:50:12à l'époque
00:50:14Jeffrey Epstein
00:50:14est sorti de prison
00:50:16il est enregistré
00:50:17comme délinquant sexuel
00:50:19et cette photo
00:50:20publiée à la une
00:50:21du New York Post
00:50:22de Jeffrey Epstein
00:50:23marchant avec
00:50:24le prince Andrew
00:50:25fait un véritable
00:50:27scandale à New York
00:50:28et aux Etats-Unis
00:50:29et Epstein
00:50:31est totalement
00:50:32infréquentable
00:50:33et donc
00:50:34lorsque vous étiez
00:50:35à New York
00:50:36ou lorsque vous étiez
00:50:36dans ce monde
00:50:37de gens extrêmement riches
00:50:38puissants
00:50:39vous n'étiez pas
00:50:40sur la lune
00:50:41vous saviez
00:50:41à partir de 2011
00:50:43que Epstein
00:50:44avait fait la lune
00:50:45avait été en prison
00:50:46et était qualifié
00:50:47de pervers
00:50:48et il était
00:50:48complètement
00:50:49pour de nombreux
00:50:50Américains
00:50:51infréquentable
00:50:52et il va y avoir
00:50:52un volet politique
00:50:53sur l'affaire Epstein
00:50:54vous en France
00:50:55vous parlez du volet français
00:50:56vous ne parlez pas encore
00:50:57du volet politique
00:50:58mais si on s'aperçoit
00:50:59que par exemple
00:51:00un homme comme Donald Trump
00:51:01après 2006
00:51:03après 2008
00:51:04où Epstein
00:51:05est enregistré
00:51:06comme délinquant sexuel
00:51:07si un homme politique
00:51:08célèbre aux Etats-Unis
00:51:09a vu Epstein
00:51:10après cette date
00:51:11et bien il aura
00:51:12de gros problèmes
00:51:13parce que l'affaire Epstein
00:51:14comme vous le savez
00:51:15il y a de nombreuses
00:51:16ramifications
00:51:17c'est une affaire
00:51:18de crime sexuel
00:51:19c'est une affaire
00:51:20d'influence
00:51:21c'est une affaire
00:51:22de réseau
00:51:22et on voit
00:51:23jour après jour
00:51:24à quel point
00:51:25cette affaire Epstein
00:51:26s'étend
00:51:27et touche le monde entier
00:51:28Et qui sont ceux
00:51:29dont on a la certitude
00:51:31parmi les figures publiques
00:51:33qu'ils sont bien allés
00:51:34sur cette île ?
00:51:35Vous nous parlez
00:51:36du prince Andrew
00:51:37est-ce qu'on a d'autres noms
00:51:38de personnalités connues
00:51:40qui s'y sont rendues ?
00:51:42Oui absolument Julie
00:51:43on a d'autres noms
00:51:44c'est sorti
00:51:45pendant le procès
00:51:45de Ghislaine Maxwell
00:51:46tout a été enregistré
00:51:48d'abord pour aller sur l'île
00:51:50il fallait prendre
00:51:50l'avion privé d'Epstein
00:51:51et vous ne montiez pas
00:51:53dans un petit aéroport
00:51:54dans un avion privé
00:51:55sans que votre nom
00:51:56ne soit enregistré
00:51:57sur ce qui s'appelle
00:51:58la liste des passagers
00:51:59pendant des mois
00:52:01des journalistes
00:52:02ont enquêté
00:52:02sur la liste
00:52:03de ces passagers
00:52:04alors parfois
00:52:05il y avait des initiales
00:52:06par exemple
00:52:07le prince Andrew
00:52:07on l'a vu
00:52:08une ou deux fois
00:52:10dans l'avion
00:52:10avec des français d'ailleurs
00:52:12et lorsque récemment
00:52:13j'ai appelé
00:52:14une française
00:52:15qui se trouvait
00:52:16à bord de cet avion
00:52:17avec le prince Andrew
00:52:19et Jeffrey Epstein
00:52:20évidemment la personne
00:52:21m'a raccroché au nez
00:52:22pour que son nom
00:52:23ne soit jamais associé
00:52:24en tout cas sur l'île
00:52:25il y a les mêmes noms
00:52:27qui reviennent
00:52:28qui vont sortir
00:52:29qui ont été
00:52:30dans les dépositions
00:52:31qui ont été
00:52:32sur la liste des passagers
00:52:33alors il y a une grande question
00:52:35qui se pose
00:52:36c'est est-ce que Bill Clinton
00:52:37ou non
00:52:38a été sur l'île
00:52:39parce que c'est encore
00:52:40et toujours
00:52:41là sur l'île
00:52:42que les crimes sexuels
00:52:44sont les plus pratiqués
00:52:45Bill Clinton a toujours affirmé
00:52:47qu'il n'a jamais été sur l'île
00:52:48mais c'est pas tout à fait clair
00:52:51et on attend tous
00:52:52avec impatience
00:52:53la déposition de Bill Clinton
00:52:54qui sera fin février
00:52:55devant la commission
00:52:56de surveillance
00:52:57au congrès américain
00:52:58où Bill Clinton
00:52:59a promis
00:53:00de s'expliquer sur tout
00:53:01mais en tout cas
00:53:02les mêmes noms
00:53:03et qui sera d'ailleurs
00:53:03Laurence
00:53:04et qui sera
00:53:04il y a un nombre de gens
00:53:05qui reviennent
00:53:06et Jean-Luc Brunel
00:53:07a été souvent sur cette île
00:53:09ça c'est une certitude
00:53:10et cette audition
00:53:12de Bill Clinton
00:53:13elle sera suivante
00:53:13il a demandé
00:53:15est-ce qu'elle soit publique
00:53:15c'est bien ça
00:53:16qu'on puisse assister
00:53:18à cette audition
00:53:19alors Julie
00:53:21c'est une bataille
00:53:22Bill Clinton
00:53:24d'abord
00:53:24avec Hillary Clinton
00:53:25ça fait des mois
00:53:26qu'ils ne veulent pas
00:53:27comparaître devant la commission
00:53:29ils ont fait jouer
00:53:30les avocats
00:53:30et puis là
00:53:31c'était plus possible
00:53:32compte tenu de l'ampleur des choses
00:53:33et donc les élus
00:53:34de la commission
00:53:35ont dit
00:53:35voilà
00:53:36c'est un outrage
00:53:37aux américains
00:53:38de ne pas venir
00:53:39donc pour les Clinton
00:53:39il fallait qu'ils comparaissent
00:53:40maintenant Bill Clinton
00:53:41dans une communication
00:53:42très à droite
00:53:43dire
00:53:43mais je n'ai rien à me reprocher
00:53:45je vais tout dire
00:53:45mettez les caméras en direct
00:53:47à l'heure où je vous parle
00:53:48on ne sait pas
00:53:49si il y aura
00:53:50une déposition en direct
00:53:51il y a une bataille
00:53:52entre les avocats
00:53:53et les élus de la commission
00:53:54vraisemblablement
00:53:55les caméras seront
00:53:57à l'intérieur de la salle
00:53:58où Bill et Hillary Clinton
00:54:00témoigneront
00:54:00mais il y a une question
00:54:01de savoir
00:54:02si
00:54:03cette audition
00:54:04sera diffusée en direct
00:54:05je vous signale
00:54:06qu'hier
00:54:06la ministre de la justice
00:54:08Pam Bondy
00:54:09était devant la commission
00:54:10ça a été diffusé en direct
00:54:11et aux Etats-Unis
00:54:13et bien c'est la une
00:54:14partout parce qu'il y a eu
00:54:15des échanges absolument
00:54:16incroyables
00:54:17une violence verbale
00:54:17incroyable
00:54:18entre les élus de la commission
00:54:20et la ministre de la justice
00:54:21de Donald Trump
00:54:22sur l'affaire Epstein
00:54:23je rappelle aussi
00:54:23que la ministre de la justice
00:54:25de Donald Trump
00:54:25n'a pas eu
00:54:26un regard
00:54:28pour les victimes
00:54:29qui se trouvaient
00:54:29dans la salle
00:54:30Claire Ménal est toujours
00:54:31avec nous
00:54:32vous avez enquêté
00:54:33pour le point
00:54:34sur cette île
00:54:35l'Étour St-James
00:54:37non mais surtout
00:54:39j'ai couvert
00:54:40les 4h30
00:54:40de cette audition
00:54:41hier avec Pam Bondy
00:54:42et j'ai parlé aux victimes
00:54:44pendant et après
00:54:46cette audition
00:54:47et ça m'a beaucoup marqué
00:54:49ce que certaines m'ont dit
00:54:50elles m'ont dit
00:54:51quand on était
00:54:52chez Epstein
00:54:52et notamment
00:54:54c'est qu'ils m'ont parlé
00:54:54de la villa en Floride
00:54:56mais elles me disaient
00:54:57tout le monde refusait
00:54:58de nous regarder
00:55:00dans les yeux
00:55:01ils ne voulaient pas
00:55:04créer de contact visuel
00:55:05alors qu'il y a tellement
00:55:06de gens qui nous ont vus
00:55:07les femmes de ménage
00:55:09les jardiniers
00:55:10les gens de la sécurité
00:55:11tous ces gens-là
00:55:11nous ont vus
00:55:12refuser de nous voir
00:55:13et là le fait
00:55:14que Pam Bondy
00:55:14refuse de se retourner
00:55:16pour ne serait-ce que
00:55:16prendre acte
00:55:18de leur existence
00:55:18c'était une blessure immense
00:55:20et là-dedans
00:55:21je peux vous dire
00:55:22qu'il y en a
00:55:22qui ont voté pour Trump
00:55:23il y a plusieurs femmes
00:55:25parmi les victimes
00:55:26qui ont voté pour lui
00:55:27et c'était
00:55:28un moment
00:55:29vraiment très fort
00:55:31Dominique Rizet
00:55:32sur le plateau
00:55:32Dominique Rizet
00:55:34une question à vous poser
00:55:34je crois
00:55:35est-ce qu'on sait
00:55:37ou est-ce qu'on imagine
00:55:39qu'un jour Epstein
00:55:40ait pu faire pression
00:55:42sur des gens
00:55:42avec des vidéos
00:55:43des documents
00:55:44dont il disposait
00:55:45les mettant en cause
00:55:46dans ces orgies
00:55:48ou ces agressions
00:55:49ou ces viols
00:55:51c'est la théorie
00:55:53qui circule
00:55:53mais pour l'instant
00:55:54on n'en a
00:55:54aucune preuve
00:55:56mais bien sûr
00:55:56que c'est l'une des théories
00:55:57qui circule
00:55:58en revanche
00:55:58ce que je voulais dire
00:55:59sur Bill Clinton
00:56:00il aurait été obligé
00:56:02de passer par
00:56:02ce pilote d'hélicoptère
00:56:04à qui j'ai parlé
00:56:05qui m'a dit
00:56:06qu'il ne l'avait
00:56:06jamais amené sur l'île
00:56:08en fait le couple Clinton
00:56:09louait à Megan's Bay
00:56:10qu'ils avaient une villa
00:56:12à Saint-Thomas
00:56:13tout près
00:56:13et donc
00:56:14en fait
00:56:15Bill et Hillary
00:56:16séjournaient
00:56:17mais ce pilote me disait
00:56:19si Bill Clinton
00:56:20avait dû être
00:56:21déposé sur l'île
00:56:23il y aurait eu
00:56:23une interdiction
00:56:24de voler
00:56:24tout autour
00:56:25au-dessus de l'île
00:56:26etc.
00:56:26lui me soutient
00:56:28que c'est absolument
00:56:28impossible
00:56:29qu'il y soit allé
00:56:30en revanche
00:56:31il a fait voler
00:56:33Sergey Brin
00:56:34avec sa femme
00:56:35il a fait voler
00:56:36Alan Dershowitz
00:56:37donc ça c'est des noms
00:56:38qui sont connus
00:56:39Clinton il m'a dit
00:56:40sincèrement
00:56:41très très très compliqué
00:56:42c'est trop compliqué
00:56:43de bloquer l'espace aérien
00:56:44Anne-Elisabeth Moutet
00:56:46c'est intéressant ça
00:56:47que chaque personne
00:56:48qui soit allée
00:56:49sur cette île
00:56:50ait vu son nom
00:56:51enregistré
00:56:52c'est qu'il y a quand même
00:56:52il y a eu une forme
00:56:54d'inconscience aussi
00:56:55de la part de ces gens
00:56:56qui savaient
00:56:57qu'ils laissaient
00:56:57une trace
00:56:58de leur venue
00:56:59sur cette île
00:56:59où on commettait des crimes
00:57:00oui je dirais presque
00:57:01que c'est un aveu
00:57:02d'innocence quelque part
00:57:03c'est à dire que
00:57:04encore une fois
00:57:06il ne faut jamais oublier
00:57:07que quand
00:57:07quelqu'un dont vous pensez
00:57:09qu'il est multimilliardaire
00:57:10dit venez donc
00:57:11sur mon île privée
00:57:12en prenant mon jet privé
00:57:13et vous aurez des vacances sympathiques
00:57:14il y a des gens
00:57:15qui disent oui
00:57:16et là ensuite
00:57:17la période
00:57:17il s'agit de savoir
00:57:18à quelle période
00:57:18est-ce que ça s'arrête
00:57:19et à quelle période
00:57:21est-ce qu'on est censé
00:57:21être au courant
00:57:22de ce qui s'est passé
00:57:23et 2011
00:57:23n'est pas une mauvaise date
00:57:24l'autre chose
00:57:26c'est qu'il y avait
00:57:27des caméras
00:57:27enregistrant
00:57:28ce qui se passait
00:57:29dans les chambres
00:57:30dans les salles de bain
00:57:31partout
00:57:31de tous les domiciles
00:57:33de Epstein
00:57:34et l'idée
00:57:35qu'il fasse ça
00:57:36uniquement
00:57:36parce qu'il avait envie
00:57:37de se faire
00:57:37une bibliothèque vidéo
00:57:39personnelle
00:57:40ça ne me paraît pas possible
00:57:41donc la possibilité
00:57:43qu'il soit un maître chanteur
00:57:44est une des premières choses
00:57:46qui a été
00:57:46absolument examinée
00:57:48par tout le monde
00:57:49et on peut faire chanter
00:57:49les gens sur plusieurs choses
00:57:50on peut les faire chanter
00:57:51sur le sexe
00:57:52on peut les faire chanter
00:57:52sur des actes de trahison
00:57:54on peut les faire chanter
00:57:55sur des crimes
00:57:56qu'ils auraient commis
00:57:56enfin les possibilités
00:57:58sont infinies
00:57:59et naturellement
00:58:00son intérêt à lui
00:58:01c'était d'avoir barres
00:58:02sur les gens
00:58:03et peut-être qu'il fait chanter
00:58:04Donald Trump
00:58:05c'est pas impossible
00:58:07en tout cas
00:58:08on sait qu'il a proposé
00:58:09à la Russie
00:58:10apparemment
00:58:12une partie de son archive
00:58:13et donc
00:58:14il a insisté
00:58:14à plusieurs reprises
00:58:15à rencontrer
00:58:16Vladimir Poutine
00:58:16et il a essayé
00:58:18de passer
00:58:19par le ministère
00:58:20des affaires étrangères
00:58:21déjà par l'ambassadeur russe
00:58:23auprès des Nations Unies
00:58:24Tchurkine
00:58:25qui était à l'époque
00:58:26d'ailleurs
00:58:26qui est décédé
00:58:27aux Nations Unies
00:58:28après
00:58:28enfin
00:58:29je crois que ce n'est pas lié
00:58:31mais bon
00:58:32vous avez quand même
00:58:33pas mal de morts
00:58:33qui sont un peu
00:58:34il y a Maxwell
00:58:36qui est mort
00:58:37sur son yacht
00:58:38qui a disparu
00:58:38et jamais retrouvé
00:58:39il y a Tchurkine
00:58:40qui est mort aux Nations Unies
00:58:41il y a ce directeur
00:58:44de l'agence
00:58:44Manquin à Paris
00:58:45qui est en prison
00:58:46de la santé
00:58:47il y a Epstein
00:58:48qui s'est suicidé
00:58:49dans la prison
00:58:49enfin vous voyez
00:58:51en fait
00:58:52c'est comme en Russie
00:58:53actuellement
00:58:54où il y a 60
00:58:55ou 50 cadavres
00:58:56exquis
00:58:57qui se jettent
00:58:58par la fenêtre
00:58:59qui disparaissent
00:59:00qui se suicident
00:59:01là aussi
00:59:02dans cette affaire
00:59:03il y a quand même
00:59:03pas mal de gens
00:59:04qui disparaissent
00:59:05à commencer d'ailleurs
00:59:07par le père
00:59:08de Guylaine Maxwell
00:59:09Robert Maxwell
00:59:10qui avait donc des liens
00:59:11et qui est tombé
00:59:11de son yacht
00:59:12c'est la version officielle
00:59:13après on n'a jamais
00:59:15retrouvé le corps
00:59:15donc on n'en sait rien
00:59:17ce qui s'est passé
00:59:17bien sûr qu'on a retrouvé
00:59:18le corps
00:59:19le corps s'est échoué
00:59:20le corps a ensuite
00:59:21il y a eu une autopsie
00:59:23en tous les cas
00:59:25il était noyé
00:59:25à un moment
00:59:26il s'est noyé tout de même
00:59:27on ne sait pas
00:59:27ce qui l'a amené
00:59:28à tomber dans la mer
00:59:29il n'a pas pouvoir nager
00:59:30et le corps a été enterré
00:59:31au cimetière du Mont des Ouviliers
00:59:33le corps
00:59:33il a flotté
00:59:35jusqu'à un endroit
00:59:36aux Açars
00:59:36et donc Epstein
00:59:38a voulu
00:59:39dans
00:59:40vers 2016
00:59:42en fait
00:59:43et on sent
00:59:44qu'il s'est brouillé
00:59:45avec Trump
00:59:45à cette époque-là
00:59:47il est vraiment
00:59:48cherché à faire mal
00:59:49au Trump
00:59:50et c'est pour ça
00:59:51d'ailleurs
00:59:51qu'il s'est retrouvé
00:59:52après en prison
00:59:52lorsque Trump
00:59:53est devenu
00:59:53président
00:59:54des Etats-Unis
00:59:56et donc il a proposé
00:59:57à Tchurkine
00:59:58il a proposé à Lavrov
00:59:59il est passé
01:00:00par un ancien
01:00:01premier ministre
01:00:01de Norvège
01:00:02pour essayer
01:00:03de contacter Poutine
01:00:05et de lui vendre
01:00:06cette partie
01:00:06de l'archive
01:00:07on sait aussi
01:00:08vous avez parlé
01:00:09de volet français
01:00:10dans cette affaire
01:00:10il y a un volet russe
01:00:12dans cette affaire
01:00:12parce qu'il y avait
01:00:13les filles
01:00:14qui venaient
01:00:14de la Russie
01:00:15de Pologne
01:00:16de l'Ukraine
01:00:16de Biélorussie
01:00:17il y avait les filles
01:00:18y compris dans son appartement
01:00:19au 22 Foch
01:00:20il y a des filles
01:00:21qui venaient
01:00:21et c'est là aussi
01:00:22c'est à mi-chemin
01:00:23entre les Etats-Unis
01:00:25et donc c'est beaucoup
01:00:25plus près de Russie
01:00:26donc c'est plus commode
01:00:27et notamment
01:00:28et on va reparler
01:00:29Sergei un peu plus tard
01:00:30des filles
01:00:31des assistantes
01:00:33qui étaient
01:00:33très très proches
01:00:34du Kremlin
01:00:35et des Psy
01:00:37et des Psy
01:00:38exactement
01:00:39et qui sont de fait
01:00:40devenues des assistantes
01:00:41et donc très proches
01:00:42des Psy
01:00:42et je voudrais poser
01:00:42une question à Sergei
01:00:43c'est la Russie
01:00:44qui avait inventé
01:00:45les opérations
01:00:45Compromat
01:00:46c'était ça
01:00:47qu'est-ce que c'était
01:00:48ces opérations
01:00:48ce que j'y pensais
01:00:50c'était de mettre
01:00:51installer des défis
01:00:55dans la vie de quelqu'un
01:00:56une relation illégale
01:00:58c'est ça
01:00:58c'était quoi
01:00:59dans le lit de quelqu'un
01:01:02Compromat classique
01:01:04c'est créer une situation
01:01:05dans laquelle
01:01:06vous tombez
01:01:07dans quelque chose
01:01:07qui vous déplaît
01:01:09très souvent
01:01:10c'est le sexe
01:01:11donc
01:01:11run et trap
01:01:13donc
01:01:14la trappe nigo
01:01:15par les filles
01:01:16ou par les garçons
01:01:17pour certains
01:01:18et donc
01:01:20filmer
01:01:20et donc à Moscou
01:01:21il y avait
01:01:22bien évidemment
01:01:23le KGB
01:01:23il mettait aussi
01:01:24les prostituées
01:01:25dans les chambres
01:01:26des hôtels internationaux
01:01:27où il y avait des caméras
01:01:28audio et vidéo
01:01:31tout était enregistré
01:01:32et puis après
01:01:33on faisait chanter
01:01:33ces gens-là
01:01:34voilà
01:01:35à cette époque-là
01:01:36où on pouvait
01:01:37les faire chanter
01:01:38et c'est ça
01:01:39le Compromat
01:01:39Compromat
01:01:40c'est compromettre
01:01:41quelqu'un
01:01:41en russe
01:01:42dans le Chine
01:01:43a fait ça aussi
01:01:43avec la fameuse
01:01:44histoire du diplomate
01:01:45amoureux
01:01:46qui ne s'est jamais
01:01:47rendu compte
01:01:47que la jeune chinoise
01:01:48magnifique
01:01:48qu'il fréquentait
01:01:49dont il était tombé
01:01:50amoureux
01:01:50et qu'il voulait épouser
01:01:51était un chinois
01:01:52l'ambassadeur de Jean
01:01:53français
01:01:54ambassadeur à Moscou
01:01:55du temps de De Gaulle
01:01:56est tombé
01:01:57dans le piège
01:01:58avec le KGB
01:01:59c'est une histoire
01:01:59très connue
01:02:00et dans le volet
01:02:01le volet français
01:02:02on a parlé
01:02:03de ceux
01:02:05qui avaient établi
01:02:06des liens
01:02:07parfois d'amitié
01:02:08avec Jeffrey Epstein
01:02:09on a beaucoup parlé
01:02:10ces derniers jours
01:02:10de Jack Lang
01:02:11de sa fille aînée
01:02:12on vient de parler
01:02:13de ses musiciens
01:02:15ce chef d'orchestre
01:02:16il y a ceux aussi
01:02:17Ulysse Gosset
01:02:18qui
01:02:19entre guillemets
01:02:20ont résisté
01:02:21n'ont pas cédé
01:02:22à la pression
01:02:23le patron d'Hermès
01:02:25Axel Dumas
01:02:26raconte aujourd'hui
01:02:28à nos confrères
01:02:28de l'AFP
01:02:29à quel point
01:02:30Jeffrey Epstein
01:02:31a fait le forcing
01:02:32a tout fait
01:02:34pour essayer
01:02:34de le rencontrer
01:02:35et à chaque fois
01:02:36Axel Dumas
01:02:38a refusé
01:02:39a mis un point d'honneur
01:02:40à ne pas le rencontrer
01:02:41sauf une fois
01:02:42mais parce que
01:02:43il ne savait pas
01:02:44qu'il était sur la liste
01:02:45des invités
01:02:45alors allez-y
01:02:46Yves Fréard
01:02:47non effectivement
01:02:48il cherchait à rentrer
01:02:49avec Axel Dumas
01:02:51qui est le gérant
01:02:53de Hermès
01:02:53comme vous savez
01:02:54Hermès appartient
01:02:56à une famille
01:02:56et Axel Dumas
01:02:58est celui
01:03:00qui dirige
01:03:00l'entreprise
01:03:01et à plusieurs reprises
01:03:02Jeffrey Hermès
01:03:04Jeffrey Hermès
01:03:05Jeffrey Epstein
01:03:06a cherché
01:03:07à rentrer
01:03:07en contact
01:03:08avec
01:03:08avec Axel Dumas
01:03:10et un jour
01:03:12il a réussi
01:03:13à s'introduire
01:03:14via Woody Allen
01:03:16auprès
01:03:17d'Axel Dumas
01:03:18et d'ailleurs
01:03:19est resté
01:03:19de cette rencontre
01:03:22une photo
01:03:23célèbre
01:03:23où on voit
01:03:24deux profils
01:03:25Axel Dumas
01:03:26et à côté de lui
01:03:28Woody Allen
01:03:29et Epstein
01:03:31et
01:03:32Axel Dumas
01:03:33alors a fait quelque chose
01:03:34qu'aurait dû faire
01:03:35la plupart de ceux
01:03:36qui ont fréquenté
01:03:37ou que Epstein
01:03:38voulait fréquenter
01:03:39parce que c'est Epstein
01:03:40évidemment
01:03:41qui voulait
01:03:41rentrer en contact
01:03:42avec Dumas
01:03:43et bien Axel Dumas
01:03:44s'est un peu renseigné
01:03:45sur l'intéressé
01:03:46et il a très vite vu
01:03:48que c'était quelqu'un
01:03:49qui n'était peut-être
01:03:49pas très fréquentable
01:03:50et à chaque fois
01:03:51que
01:03:52M. Epstein
01:03:53envoyait
01:03:54des courriers
01:03:57des adresses
01:03:58à Hermès
01:03:59pour essayer
01:03:59de rentrer en contact
01:04:00avec Axel Dumas
01:04:01Axel Dumas
01:04:02refusait
01:04:03et demandait
01:04:04à son assistante
01:04:05de ne pas
01:04:06l'associer
01:04:08de lui dire
01:04:09que son agenda
01:04:10était trop chargé
01:04:11et que n'avait pas le temps
01:04:12ce qu'il faut savoir aussi
01:04:13c'est que
01:04:14tous les agissements
01:04:15et les condamnations
01:04:17parce qu'il a été condamné
01:04:18au tournant
01:04:19des années 2000
01:04:19enfin juste avant
01:04:20les années 2000
01:04:212018
01:04:21de 2008
01:04:22M. Jeffrey Epstein
01:04:25tout ça était visible
01:04:26vous faisiez son nom
01:04:28sur Google
01:04:28et il était référencé
01:04:30pour les crimes sexuels
01:04:32qui lui étaient reprochés
01:04:33d'où les refus
01:04:34du patron d'Hermès
01:04:36de le rencontrer
01:04:36de beaucoup de personnes
01:04:38beaucoup de personnes
01:04:39alors il y a deux choses
01:04:41qu'il faut dire
01:04:41au sujet de Hermès
01:04:42une c'est un petit peu
01:04:43anecdotique
01:04:43mais c'est pas faux
01:04:44c'est qu'il ne faut pas
01:04:45faire ça à un protestant
01:04:46ils ont des principes
01:04:47et la deuxième
01:04:48c'est que Hermès
01:04:49a été l'objet
01:04:50de tentatives
01:04:51de rachats
01:04:52notamment par Bernard Arnault
01:04:54mais pas que
01:04:54parce que c'est l'une
01:04:55des derniers fleurons
01:04:56du luxe français
01:04:57et l'un des plus célèbres
01:04:58et les plus valorisés
01:05:01en plus
01:05:01c'est une boîte extraordinaire
01:05:03à beaucoup de points de vue
01:05:04et le résultat
01:05:05c'est que
01:05:05on se méfie
01:05:06d'autant plus
01:05:07qu'on peut
01:05:07que vos ennemis
01:05:09vos adversaires
01:05:10dans le jeu boursier
01:05:11sont parfaitement capables
01:05:13d'utiliser ce genre
01:05:13de choses
01:05:14pour saisir votre entreprise
01:05:16et donc Axel Dumas
01:05:17il a agi
01:05:18en bon protestant
01:05:19mais aussi en bon patron
01:05:20il dit
01:05:20Axel Dumas
01:05:22j'ai été la cible
01:05:23de Jeffrey Epstein
01:05:25et il le qualifie
01:05:27de prédateur
01:05:28financier
01:05:29oui
01:05:31oui parce que
01:05:32il a de l'argent
01:05:33Epstein
01:05:35et puis il peut très bien
01:05:36servir
01:05:36comme l'a très bien dit
01:05:37Elisabeth
01:05:37il peut servir de relais
01:05:38si ce n'est un relais
01:05:41intellectuel
01:05:41ça peut être un relais
01:05:42financier
01:05:43pour un prédateur
01:05:45évidemment
01:05:45et détruire la réputation
01:05:47du patron
01:05:48on peut dire
01:05:48ça met en place
01:05:49dans un état épouvantable
01:05:50c'est vraiment
01:05:51c'est l'action psychologique
01:05:53qui permet
01:05:53de déconsidérer
01:05:54une des entreprises
01:05:56les plus prestigieuses
01:05:56on est avec
01:05:59la présidente
01:06:00d'Innocence en danger
01:06:01Omayara Selyer
01:06:02merci d'être avec nous
01:06:04comment réagissez-vous
01:06:07vous
01:06:08à ce
01:06:09à ce volet français
01:06:11qui
01:06:12chaque jour
01:06:14semble dévoiler
01:06:15un nouveau nom
01:06:17vous vous avez dit
01:06:19très tôt
01:06:19qu'il fallait absolument
01:06:21rouvrir une enquête
01:06:22en France
01:06:23est-ce que vous êtes
01:06:24quand même satisfaites
01:06:24de voir que les choses
01:06:25avancent
01:06:26Emmanuel Macron
01:06:27aujourd'hui
01:06:27est monté au créneau
01:06:28le ministre
01:06:29des affaires étrangères
01:06:31Jean-Noël Barraud
01:06:32a saisi la justice
01:06:33on prend conscience
01:06:35en France aussi
01:06:36de l'ampleur
01:06:38de cette affaire
01:06:39écoutez
01:06:41je suis très contente
01:06:42de l'évolution
01:06:42que je vois
01:06:44effectivement
01:06:44tous les jours
01:06:45et je voudrais
01:06:46quand même dire
01:06:47qu'il y a des zones
01:06:48d'ombre
01:06:49qui selon moi
01:06:50soit ont été
01:06:51enquêtées
01:06:52pendant l'enquête
01:06:53qui a duré
01:06:54jusqu'à 2022
01:06:55ou 2023
01:06:56à l'enquête
01:06:56qui a été lancée
01:06:57suite à mon signalement
01:06:58de 2019
01:06:59par exemple
01:07:00une chose
01:07:01très simple
01:07:01quelqu'un disait
01:07:02tout à l'heure
01:07:03que les filles
01:07:04des pays de l'Est
01:07:04transitaient
01:07:05depuis Paris
01:07:06parce que c'était
01:07:07plus facile
01:07:07pour aller après
01:07:08notamment aux Etats-Unis
01:07:11etc.
01:07:12mais Jeffrey Epstein
01:07:14venait à Paris
01:07:1512 fois par an
01:07:16en moyenne
01:07:17ça fait 24 vols
01:07:19par an
01:07:20ça fait quelques 300 vols
01:07:22en 11 ans
01:07:23depuis 2008
01:07:24où il était considéré
01:07:26comme un délin
01:07:26consensuel
01:07:27et déjà
01:07:28le fils
01:07:29il y a des délin
01:07:30consensuels
01:07:31est-ce qu'il était
01:07:32dedans ou pas
01:07:33et pourquoi
01:07:34est-ce que ça n'a pas
01:07:35inquiété
01:07:36ne serait-ce que
01:07:36Bourget
01:07:37même s'il arrivait
01:07:37avec son jet privé
01:07:38à Bourget
01:07:39je pense que
01:07:41normalement
01:07:41ce type de personne
01:07:42aurait dû être
01:07:43signalé
01:07:44mais passons
01:07:45il aurait dû
01:07:47à chaque vol
01:07:47donner le nom
01:07:49le numéro
01:07:51de passeport
01:07:52et toutes les informations
01:07:54concernant les personnes
01:07:55qui étaient avec lui
01:07:57lors des vols
01:07:58en arrivant
01:07:59et lors des vols
01:08:00en partant
01:08:00est-ce que ça a été fait
01:08:02est-ce qu'on sait
01:08:03aujourd'hui
01:08:03ou pas
01:08:04s'il y avait
01:08:05des mineurs
01:08:06dans ces vols
01:08:08et une autre question
01:08:09de nouveau
01:08:10ça a été dit
01:08:10un peu plus tôt
01:08:11pour comment
01:08:13il agissait
01:08:13dans ses propriétés
01:08:14aux Etats-Unis
01:08:15il avait des domestiques
01:08:18c'est pas lui
01:08:18qui pilotait
01:08:19il y avait des hôtesses
01:08:20de l'air
01:08:20dans son appartement
01:08:21de Paris
01:08:22il y avait des chauffeurs
01:08:23des cuisiniers
01:08:24des femmes de ménage
01:08:25etc.
01:08:26est-ce que
01:08:26toutes ces personnes
01:08:27ont été
01:08:28interrogées
01:08:30à l'époque
01:08:30est-ce que l'enquête
01:08:31a porté sur tout ça
01:08:33ou pas
01:08:33si ça portait
01:08:34sur tout ça
01:08:35et que ça n'a rien donné
01:08:36ce serait quand même
01:08:37très surprenant
01:08:38je ne mets pas en doute
01:08:39je dirais
01:08:41le travail
01:08:41de cette enquête
01:08:42mais je trouverais ça
01:08:43étonnant
01:08:43qu'on soit obligé
01:08:45d'imaginer
01:08:46qu'Ebstein
01:08:47faisait tout ça
01:08:48dans ses propriétés
01:08:49américaines
01:08:50mais quand il traversait
01:08:52l'océan
01:08:52pour arriver à Paris
01:08:53seul pays au monde
01:08:55où il avait une propriété
01:08:56était la France
01:08:58qu'il laissait tout ça
01:08:59à la maison
01:09:00et qu'il venait ici
01:09:01pour faire totalement
01:09:02il avait une vie chaste
01:09:04je ne peux pas
01:09:05le croire
01:09:06j'ai entendu
01:09:07au début
01:09:08en 2019
01:09:09qu'il y avait
01:09:10des vidéos
01:09:10et des photos
01:09:11etc
01:09:11où sont-elles
01:09:13est-ce qu'elles ont été
01:09:14enquêtées
01:09:15est-ce qu'elles ont été
01:09:15vues
01:09:16donc je suis très heureuse
01:09:18de ce qui se passe
01:09:19aujourd'hui en France
01:09:20mais je pense
01:09:21que
01:09:22évidemment
01:09:23l'opinion publique
01:09:24les victimes
01:09:25la justice
01:09:26doit faire son travail
01:09:27et répondre
01:09:28à ces questions
01:09:29alors c'est vrai
01:09:30que la réouverture
01:09:32de l'enquête
01:09:32est une chose
01:09:33mais également
01:09:34peut-être
01:09:35de dire
01:09:37aux personnes
01:09:39aux français
01:09:39ce que les 4 ans
01:09:41d'enquête
01:09:41ont donné
01:09:42est-ce que les 4 ans
01:09:43d'enquête
01:09:43ont été
01:09:44complètement
01:09:45donnés
01:09:46ont rien donné
01:09:47et pourquoi
01:09:48est-ce que l'enquête
01:09:49a été seulement
01:09:50sur Jean-Luc Brunel
01:09:52qui était un petit maillon
01:09:54cette affaire
01:09:56est beaucoup plus grande
01:09:57j'aurais espéré
01:10:00j'espère encore
01:10:01une enquête
01:10:02un peu plus générale
01:10:03pas sur des gens
01:10:04qui sont morts
01:10:05aujourd'hui
01:10:05on dit qu'ils sont morts
01:10:06tous les deux
01:10:07donc sur un
01:10:08vous lancez un appel
01:10:09vous souhaitez absolument
01:10:11que la France
01:10:13se saisisse
01:10:13de ce dossier
01:10:14merci beaucoup
01:10:15Omaïra Selyer
01:10:17merci beaucoup
01:10:17d'avoir répondu
01:10:18à nos questions
01:10:19il y a un aspect
01:10:20qu'on a commencé
01:10:21à aborder tout à l'heure
01:10:22il y a
01:10:24le volet français
01:10:25évidemment
01:10:26mais c'est une affaire
01:10:28et c'est dans ça
01:10:28qu'elle est tentaculaire
01:10:29qui touche
01:10:30une grande partie
01:10:32de la planète
01:10:32et notamment la Norvège
01:10:33Ulysse Gosset
01:10:35la princesse héritière
01:10:37Medmarit
01:10:38qui est abondamment citée
01:10:40dans ses documents
01:10:41dévoilés par
01:10:42l'administration
01:10:43américaine
01:10:44qu'est-ce qu'on lui reproche
01:10:46à elle
01:10:46précisément ?
01:10:48d'avoir été l'ami
01:10:49de Jeffrey Epstein
01:10:49d'avoir correspondu
01:10:51avec lui
01:10:51pendant des
01:10:52pendant des années
01:10:53et d'avoir
01:10:54donc adressé
01:10:56des mails
01:10:56à Jeffrey Epstein
01:10:57elle a dû d'ailleurs
01:10:58s'excuser publiquement
01:10:59pour dire
01:11:00à son peuple
01:11:01même si elle n'est
01:11:02que princesse héritière
01:11:03qu'elle avait eu tort
01:11:04c'est grave
01:11:05parce que ça touche
01:11:06la Norvège
01:11:07et qu'elle est supposée
01:11:08prendre un jour
01:11:09le pouvoir
01:11:11la couronne
01:11:12de Norvège
01:11:12et certains pensent
01:11:14en Norvège
01:11:14que cette affaire
01:11:15pourrait compromettre
01:11:16justement son arrivée
01:11:17aux plus hautes fonctions
01:11:18et donc c'est un scandale
01:11:19si vous voulez
01:11:20qui révèle
01:11:21effectivement
01:11:22combien Jeffrey Epstein
01:11:23vous parlait tout à l'heure
01:11:23de la façon
01:11:25dont il avait
01:11:25tenté d'approcher
01:11:26un important
01:11:28homme d'affaires français
01:11:29du luxe
01:11:29Hermès
01:11:30monsieur Dumas
01:11:30mais il essayait
01:11:32d'approcher aussi
01:11:35des dirigeants politiques
01:11:35il a voulu d'ailleurs
01:11:37approcher
01:11:38Emmanuel Macron
01:11:39à l'Elysée
01:11:39ça n'a jamais abouti
01:11:40et donc
01:11:41la princesse héritière
01:11:43de Norvège
01:11:44alors le ton
01:11:45de ces échanges
01:11:46qui étaient entre
01:11:462011 et 2014
01:11:47ont été
01:11:48le contenu
01:11:50a été révélé
01:11:51dans la presse
01:11:52norvégienne
01:11:53alors voilà
01:11:53le genre de choses
01:11:55qu'elle pouvait lui dire
01:11:56dans ses emails
01:11:57elle lui demande
01:11:59s'il est inapproprié
01:12:00pour une mère
01:12:00de suggérer
01:12:01comme fond d'écran
01:12:02pour son fils
01:12:02de 15 ans
01:12:03une image
01:12:03de deux femmes nues
01:12:04portant une planche
01:12:05de surf
01:12:05et elle lui dit
01:12:06qu'il est très charmant
01:12:07voilà ça fait partie
01:12:08des contenus
01:12:09qui ont été dévoilés
01:12:11et puis elle lui dit
01:12:12alors que Jeffrey Epstein
01:12:13dit être à Paris
01:12:14en quête d'une épouse
01:12:15elle lui répond
01:12:16la capitale française
01:12:18c'est bien pour l'adultère
01:12:19mais les Scandinaves
01:12:20font de meilleures femmes
01:12:21voilà le genre de contenu
01:12:22révélé par la presse norvégienne
01:12:24et on comprend
01:12:24à quel point
01:12:25ça la met dans l'embarras
01:12:26son mari
01:12:27le prince héritier
01:12:29s'est exprimé
01:12:30on l'écoute
01:12:30elle comprend que
01:12:34beaucoup de gens
01:12:35souhaitent avoir
01:12:36de ses nouvelles
01:12:36elle trouve cela
01:12:37tout à fait normal
01:12:38elle aimerait en parler
01:12:40mais pour l'instant
01:12:41elle n'en a pas
01:12:41la possibilité
01:12:42et je lui ai dit
01:12:43qu'elle n'y était pas autorisée
01:12:44elle a besoin de temps
01:12:45pour se ressourcer
01:12:46et ensuite
01:12:47elle sera heureuse
01:12:48de parler davantage
01:12:49nous espérons
01:12:50que chacun comprendra
01:12:51qu'elle a besoin
01:12:51d'un peu de temps
01:12:52ça peut aller jusqu'où
01:12:55Anne-Elisabeth Moutet
01:12:56la princesse héritière
01:13:00qui est empêtrée
01:13:02dans ce scandale
01:13:03en plus le timing est mauvais
01:13:05puisque son fils
01:13:06s'apprête à être jugé
01:13:07pour viol
01:13:08on comprend que tout ça
01:13:11est très compliqué
01:13:11pour elle en ce moment
01:13:12tout ça est extrêmement
01:13:13compliqué pour elle
01:13:14et puis c'est d'autant
01:13:15plus compliqué pour elle
01:13:16que c'est la femme
01:13:17du prince héritier
01:13:17donc elle sera la reine
01:13:19comme la princesse de Galles
01:13:22sera reine d'Angleterre
01:13:23mais elle apporte
01:13:26un discrédit
01:13:27sur la famille royale
01:13:28dont elle n'est pas issue
01:13:29alors ça crée tout de même
01:13:30un problème
01:13:31pour les gens
01:13:33qui comptent là-dessus
01:13:34il est certain
01:13:35en tout cas
01:13:35qu'on se moque
01:13:38un petit peu
01:13:38des monarchies scandinaves
01:13:39parce qu'elles ont moins
01:13:40de pompes que d'autres
01:13:41mais ce sont
01:13:43des monarchies scandinaves
01:13:44comme la Grande-Bretagne
01:13:45des monarchies constitutionnelles
01:13:47qui fonctionnent
01:13:48l'attachement au roi
01:13:49fait partie
01:13:50du fait qu'on est
01:13:52absolument persuadé
01:13:53qu'on a une garantie
01:13:54démocratique neutre
01:13:55à la tête du pays
01:13:56que le roi ne prendra pas parti
01:13:57et dans certains cas
01:13:59par exemple au Danemark
01:14:00le roi Christian de Norvège
01:14:02avait refusé
01:14:03avait porté
01:14:04l'étoile jaune
01:14:04quand les allemands
01:14:05quand ils ont occupé le Danemark
01:14:06ont essayé
01:14:07de faire porter l'étoile jaune
01:14:08aux juifs du Danemark
01:14:09et le roi est sorti
01:14:10sur son cheval
01:14:11avec une étoile jaune
01:14:12quand il y a
01:14:14des décisions symboliques
01:14:17à prendre
01:14:17le rôle du monarque
01:14:18qui est très important
01:14:19quand il y a même plus loin
01:14:20par exemple Juan Carlos d'Espagne
01:14:22la restauration
01:14:23d'une monarchie
01:14:24qui avait été interrompue
01:14:24par le franquisme
01:14:25le roi Juan Carlos d'Espagne
01:14:27s'adresse à la télévision
01:14:29aux putschistes
01:14:30qui veulent recommencer
01:14:31une démocratie franquiste
01:14:32et qui ont maintenu
01:14:34les cortèses
01:14:35c'est-à-dire le parlement espagnol
01:14:36sous la menace des armes
01:14:37et le roi dit arrêtez
01:14:38ne faites plus ça
01:14:40rendez-vous
01:14:40et ça ça compte aussi
01:14:42les espagnols
01:14:43qui n'aiment pas Juan Carlos
01:14:44aujourd'hui
01:14:44pour d'autres raisons
01:14:45de sa vie privée
01:14:46se rappellent que c'est l'homme
01:14:47qui a sauvé la démocratie
01:14:48donc c'est pas uniquement
01:14:49des paillettes
01:14:50et des histoires sentimentales
01:14:51toucher à l'intégrité
01:14:53et à la neutralité
01:14:55d'une famille royale
01:14:57quand ça marche
01:14:57c'est très important
01:14:58pour la nation en question
01:14:59surtout que la famille royale
01:15:01est aux prises
01:15:01aujourd'hui avec la justice
01:15:02parce qu'un des fils
01:15:03des petits-fils
01:15:04est accusé de quatre viols
01:15:06donc il y a aujourd'hui
01:15:08un très très gros
01:15:09je dirais contentieux
01:15:11entre la justice
01:15:12et la famille royale
01:15:14et par ailleurs
01:15:15le patron aux Nations Unies
01:15:19de Fabrice Edan
01:15:21donc ce diplomate français
01:15:22était norvégien
01:15:23c'est un ancien ministre norvégien
01:15:26qui s'appelait monsieur
01:15:27qui s'appelait monsieur
01:15:30Terj Rod Larsen
01:15:31et auquel écrivait justement
01:15:35et c'est le courrier
01:15:36dont je vous faisais tout à l'heure
01:15:37l'état
01:15:38le courrier de Epstein
01:15:40en 2016
01:15:41à à la fois Fabrice Edan
01:15:44et à ce diplomate
01:15:45en poste Nations Unies
01:15:48norvégien
01:15:49et il lui dit
01:15:51donc il lui transfère le lien
01:15:53avec le journal du dimanche
01:15:55qui écrit
01:15:55ce journal du dimanche
01:15:57comme le mis en cause
01:15:58n'a été ni condamné
01:15:59ni officiellement sanctionné
01:16:00on ne peut pas citer son nom
01:16:02et le journal de poursuivre
01:16:04il s'agit d'un jeune diplomate
01:16:05détaché récemment
01:16:06du quai d'Orsay
01:16:07au siège des Nations Unies
01:16:09à New York
01:16:11et alors que l'homme
01:16:12aurait pu être mis
01:16:13par la France
01:16:14à la justice américaine
01:16:16il est simplement rappelé à Paris
01:16:18on le prévient
01:16:19qu'il ne sera plus jamais
01:16:21envoyé à l'étranger
01:16:22mais il n'est poursuivi
01:16:24ni licencié
01:16:25il est alors chargé
01:16:27de gérer les réseaux sociaux
01:16:28d'une direction de la maison
01:16:29avant d'être recruté
01:16:31dans une prestigieuse banque d'affaires
01:16:33alors s'agit-il d'aidant
01:16:34mais je pense que c'est ça
01:16:36d'une banque d'affaires
01:16:38par un ancien diplomate
01:16:39de haut rang
01:16:40en outre
01:16:40l'homme n'a pas été rayé
01:16:42des cadres
01:16:42du ministère
01:16:44puisque son nom
01:16:45apparaissait récemment
01:16:46on est en 2016
01:16:48dans un jury
01:16:49de concours
01:16:50interne
01:16:51du Quai d'Orsay
01:16:51il faisait passer
01:16:52des concours
01:16:53à l'intérieur
01:16:54du Quai d'Orsay
01:16:55et des échanges
01:16:57avant 2016
01:16:58des échanges
01:17:00ont eu lieu
01:17:01entre la justice française
01:17:03et américaine
01:17:04Oui ça
01:17:05donc je résume
01:17:07il me reste
01:17:08juste un peu de temps
01:17:09mais en gros
01:17:11ça c'est Jeffrey Epstein
01:17:12qui envoie
01:17:13cet article
01:17:14qui parle du diplomate
01:17:16qui était visé
01:17:18par le FBI
01:17:18pour une enquête
01:17:19le diplomate français
01:17:20pour une enquête
01:17:21sur des soupçons
01:17:22de pédophilie
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