- il y a 7 semaines
Avec Edouard Bergeon, Réalisateur spécialisé dans le monde agricole, Thomas Gibert, Porte-parole de la Confédération Paysanne, Étienne Fourmont, Agriculteur à Viré-en-Champagne dans la Sarthe et YouTubeur (EtienneAgriYoutubeurre), Bertrand Loup, Vice-président des “Ultras de l’A64” et 1er vice-président de la chambre d’agriculture de Haute-Garonne, Pierrick Horel, Président des Jeunes Agriculteurs
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NewsTranscription
00:00Et pour commencer, je suis très heureux d'accueillir en studio Edouard Bergeon.
00:05Bonjour !
00:05Bonjour !
00:06Réalisateur spécialisé dans le monde agricole.
00:08On vous avait notamment connu quand vous avez explosé les compteurs avec ce film
00:12qui s'appelait « Au nom de la terre » avec dans le rôle principal Guillaume Canet.
00:15Je crois plus de trois nominations au César, c'était ça ?
00:17Oui, deux millions d'entrées, ce n'était pas prévu, surtout vu la thématique.
00:21Et le film s'était inspiré de votre histoire familiale ?
00:24Oui, le parc de mon père qui avait malheureusement mis fin à ses jours.
00:27Donc forcément, on ne s'imaginait pas faire autant d'entrées.
00:31Mais les gens, les ruraux, sont venus se voir au cinéma, sur le grand écran.
00:35Et c'est un peu ce qu'il se raconte en ce moment en bloquant un pont d'autoroute.
00:41C'est que, écoutez-nous, on est au fond de la France, mais on subit des abattages.
00:47Il y a quelque chose de très émotionnel en ce moment.
00:49On a vu hier Jérôme Bayle qui est entré sur l'autoroute, le leader charismatique,
00:54avec l'agriculteur du Sud-Ouest, qui est revenu sous le pont de l'A64,
00:57le même qui avait été bloqué il y a près de deux ans.
00:59Il est revenu quand même accompagné des maires locaux en écharpe.
01:04Et j'entendais Carole Delga, la présidente de la région PS, à la radio hier,
01:07qui soutenait également ses élus, et Jérôme Bayle,
01:10pour venir tous à la table des négociations,
01:11pour se dire que ce n'est pas possible d'abattre le cheptel du Sud-Ouest.
01:20La Haute-Garonne fait partie des revenus agricoles les plus faibles de France.
01:25Mais c'est aussi un endroit où on a demandé beaucoup aux agriculteurs.
01:28Ils ont été les premiers à passer au bio, à faire des marchés fermiers.
01:31Et les premiers aussi où les consommateurs peut-être se sont détournés de ces marchés-là.
01:35Donc ils n'ont pas de réserve, ils n'ont pas de sécurité.
01:38C'est pour ça qu'aujourd'hui, on leur abat leur vache.
01:39Ils ne comprennent pas, en fait.
01:41Donc peut-être qu'il faudrait venir leur expliquer,
01:43peut-être qu'il faudrait qu'il y ait un geste fort de l'État,
01:45et peut-être que la ministre, il faudrait qu'elle descende rassurée,
01:48expliquée à ces agriculteurs, ces agricultrices,
01:52leur décennie de travail et leur histoire.
01:54Parce qu'abattre un troupeau, c'est abattre plusieurs générations de travail.
01:58Parce qu'il y a beaucoup de génétique dans un troupeau,
02:00il y a des histoires familiales.
02:02Et puis c'est du tout, c'est un travail fou, tout simplement.
02:04C'est vivant un troupeau.
02:06On fait ça en famille.
02:07Donc aujourd'hui, il y a vraiment beaucoup de douleurs et d'incompréhensions.
02:12Et puis, si vous êtes là également, c'est que dans quelques mois,
02:15mars, c'est ça, vous sortirez un documentaire, précisément.
02:18Le 4 mars.
02:19Le 4 mars, qui s'appelle Rural,
02:20où précisément vous suivez notamment Jérôme Bayle dans toutes ses activités.
02:25Alors Jérôme Bayle, oui, le seul leader charismatique
02:26qui a bloqué le pays il y a près de deux ans,
02:29et son collectif d'agriculteurs et d'agricultrices.
02:32Je l'ai suivi pendant un an et demi.
02:34Et c'est un portrait très humain, très authentique, très drôle,
02:38parce que le mec est vraiment sincère et drôle.
02:41Il a une vraie intelligence de la situation.
02:43Et ce film raconte les racines de ce qui se passe aujourd'hui,
02:47sur fond, à l'époque, de crise sanitaire qui était la MHE,
02:49la maladie hémorragique épisodétique.
02:51Aujourd'hui, c'est la DNC, c'est la dermatose nodulaire contagieuse.
02:54Alors tout ça, c'est des noms un peu barbares.
02:56Mais tous les ans, aujourd'hui, les agriculteurs sont frappés par une épisodétique,
02:59une crise sanitaire.
03:00Dans les poulets, il y a la grippe aviaire.
03:01C'est-à-dire qu'ils sont tout le temps en danger.
03:03En fait, c'est un cycle de crise interrompu.
03:04Ça ne va pas s'améliorer avec le réchauffement climatique.
03:07Là, ce sont des moucherons qui piquent les vaches.
03:09C'est extrêmement compliqué.
03:11Donc j'ai suivi Jérôme, sa maman,
03:14un modèle familial très fragile.
03:18C'est ça que j'ai montré.
03:20Et j'ai la chance d'avoir commencé à montrer le film la semaine dernière,
03:22lundi, à Carbone, avec justement tout le collectif de Jérôme.
03:25C'est fou que ça se passe en ce moment.
03:27Je me demande des fois s'ils ne font pas la promo du documentaire qui sort dans trois mois.
03:30Ou si vous faites en sorte de provoquer une actualité pour vendre les films.
03:33En tout cas, je suis allé à Carbone, à côté Dupont.
03:35Je suis allé à Toulouse, dans l'hypercentre, dans un public très urbain.
03:37Et ensuite, je suis allé à Saint-Gaudens.
03:39On a fait 400 entrées payantes à Saint-Gaudens.
03:41Et c'était un public, c'est beaucoup en fait.
03:43C'est un public très rural.
03:45Et certains n'étaient pas venus depuis justement mon film Au Nom de la Terre.
03:49Ça veut dire quoi ?
03:49Ça veut dire que les ruraux, en venant voir mon film,
03:52viennent se voir sur grand écran.
03:53Et il y a une attente surtout de ça, de se dire qu'on est enfin représentés, écoutés, regardés.
03:57C'est ça.
03:58Et en fait, on a fait 1200 entrées sur quatre jours.
04:01Mais enfin, raison gardée, c'est un documentaire, il sort dans trois ans.
04:04Mais on se dit, mais qu'est-ce qui se passe ?
04:06C'est-à-dire qu'en gros, les gens viennent se voir en fait.
04:08C'est là qu'il y a une déconnexion.
04:09C'est pour ça que je dis que c'est important de se remettre sûrement à la table des négociations,
04:12de faire de la pédagogie et de descendre,
04:14que l'État, que le gouvernement descendent voir ces agriculteurs-là.
04:18Parce que là, la maman de Jérôme, elle parle du fond de la France.
04:23Mais ça raconte beaucoup quand même.
04:25Et c'est exactement quelque chose, bien sûr.
04:26Et donc, ça s'appelle Rural Documentaire, par vous, Édouard Bergeon, au cinéma le 4 mars.
04:31Et vous restez en studio, vous allez nous accompagner dans ces...
04:33Je crois que je connais quelques agriculteurs qui arrivent.
04:35C'est possible que vous en connaissiez quelques-uns.
04:37A commencer par vous, Thomas Gibert, bonjour.
04:40Bonjour.
04:40Porte-parole de la Confédération Paysanne.
04:42Merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.
04:45D'où vous nous appelez, mon cher Thomas ?
04:47Je vous appelle du sud de la Haute-Vienne,
04:50où je suis installé sur une ferme en polyculture élevage.
04:53Et comment ça se passe pour vous, ces prochains jours, ces dernières heures ?
04:57Comment elles se sont passées ?
04:58Est-ce que vous allez vous mobiliser, vous, dans les prochains jours, dans les prochaines heures ?
05:01Racontez-nous un peu.
05:03Moi, j'étais présent lors du blocage de l'abattage en Ariège.
05:08Et bien sûr, ça a été un moment très fort et très compliqué.
05:14Derrière nous, bien sûr, la colère ne faiblit pas.
05:18On appelle largement au blocage partout en France,
05:23parce que, clairement, on voit bien que cette politique sanitaire, elle ne fonctionne pas.
05:30Et on n'en peut plus, en fait, des décisions qui sont prises froidement au nom...
05:36Vous, c'est votre sensation, Thomas Gibert, c'est-à-dire que la façon dont a été décidé l'abattage systématique des troupeaux
05:42à chaque fois qu'il y avait un cas de contamination, pour vous, ça a été annoncé froidement ?
05:45Il n'y a pas eu suffisamment de dialogue, de consultation, de proximité ?
05:49Oui, tout à fait.
05:51Et pour répondre à Édouard Bergeon, en fait, on n'a pas besoin d'explications.
05:55On comprend très bien ce qui se passe.
05:57Et justement, en fait, on a des propositions alternatives
06:00qui sont tout à fait scientifiquement viables,
06:03qui sont portées par plusieurs instituts,
06:06notamment l'EFSA, qui montre très bien qu'avec une couverture vaccinale suffisante,
06:11la différence entre l'abattage total et l'abattage partiel,
06:15il n'y a pas de différence.
06:17On voit aussi que la Fédération des vétérinaires d'Europe porte le même discours.
06:22Donc, en réalité, ce que l'on nous fait croire,
06:24c'est qu'il y a cette politique qui serait obligatoire
06:27au nom de la sacro-sincte exportation, libéralisation,
06:32alors même qu'on sait très bien que si on vaccine l'ensemble du troupeau européen,
06:37il n'y aura qu'un frein de quelques mois,
06:41de deux à trois mois des exportations.
06:43Et encore, on peut très bien négocier avec l'Espagne et l'Italie
06:46de continuer les exportations.
06:49Donc aujourd'hui, on tient à souligner aussi la responsabilité
06:52de Arnaud Rousseau, président de la FNSEA,
06:56qui, lui, est clairement aux manettes de cette politique sanitaire.
06:59La ministre n'est qu'un pantin de M. Arnaud Rousseau.
07:02Je parle vraiment des dirigeants de la FNSEA,
07:04pas des conseils adhérents de la FNSEA.
07:05Vous, c'est ça que vous dites.
07:06Vous avez l'impression qu'Arnaud Rousseau, que vous l'entendez,
07:07parce qu'il était notamment sur la chaîne BFM TV hier soir pour s'exprimer,
07:11vous dites que c'est Mme la ministre et le pantin d'Arnaud Rousseau.
07:16C'est honteux parce que, clairement, sur place,
07:19on voit bien qu'il y a des adhérents de la FNSEA
07:21qui portent le même discours que nous,
07:24puisqu'ils ont la même sensibilité à soutenir les éleveurs et les éleveuses.
07:27Mais les dirigeants de la FNSEA, c'est eux qui dirigent
07:31et donc c'est eux qui sont responsables de cette situation.
07:35Et ça, il va falloir le dire à un moment donné.
07:37Clairement, quand on parle du 18 décembre,
07:41attention, c'est une convergence FNSEA.
07:43Et pour l'instant, la FNSEA, elle est positionnée pour cette politique sanitaire.
07:49Donc, ce qu'on tient à dire quand même,
07:50c'est qu'il y a des responsables, c'est toujours les mêmes,
07:54qui ne défendent que leurs propres intérêts
07:56et qui sont en train d'être une décennie très grave française.
07:59Et donc, on oublie le reste des agriculteurs
08:00et ceux qui, peut-être, ont des syndicats un peu moins puissants que la FNSEA.
08:03Merci beaucoup, Thomas Gibert, d'avoir été avec nous.
08:05Je rappelle que vous êtes le porte-parole de la Confédération Paysanne.
08:09Dans un instant, on continue à vous parler avec vous,
08:11les grandes voix de l'agriculture.
08:13Edouard Bergeon, réalisateur et vraiment spécialiste de ce monde agricole
08:16qui sort son nouveau documentaire qui s'appelle
08:18« Rural au cinéma dans les grandes salles »,
08:20comme on dit à partir du 4 mars.
08:21« Reste avec nous ».
08:22On sera dans un instant avec Étienne Faumont,
08:24je ne sais pas si vous le connaissez, lui.
08:26Oui, dans la salle, Étienne.
08:27Exactement, qui est le fameux agri-youtuber
08:29qui essaye de démocratiser au mieux son métier.
08:31On sera avec lui, justement,
08:33pour essayer de comprendre également ce qui se passe.
08:34On sera également avec le président des jeunes agriculteurs,
08:37Pierrick Aurel, dans un instant, sur Sud Radio.
08:38A tout de suite.
08:39Sud Radio.
08:40Sud Radio.
08:41Parlons vrai.
08:41Parlons vrai.
08:42Sud Radio.
08:43Parlons vrai.
08:45Critères.
08:45À chacun son style.
08:47Accompagner un dîner de fête,
08:49sublimer un apéritif
08:50ou apporter une touche raffinée à un cocktail.
08:53Et vous, quel est votre critère ?
08:55Plutôt critère brut,
08:56avec sa robe brillante au reflet or et ses bulles fines ?
08:59Ou encore critère rosé,
09:00fruité, frais et gourmand ?
09:02Sa grande finesse en bouche
09:03se marie à merveille avec les desserts.
09:06Critères.
09:06L'excellence à la française,
09:08en toute occasion.
09:10Critères.
09:10À chacun son style.
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11:206h-10h,
11:21Maxime Liedot.
11:22Bienvenue, si vous nous rejoignez
11:23sur Sud Radio,
11:24il est 8h47.
11:25Et pendant encore une bonne vingtaine de minutes,
11:27on dialogue avec les grandes voix
11:29de l'agriculture
11:29pour essayer de comprendre
11:30ce qui se passe,
11:31notamment parmi les points de blocage.
11:33On voit que plusieurs axes
11:34sont toujours bloqués,
11:35notamment l'autoroute Toulouse-Bayonne,
11:37l'A64,
11:38la fameuse A64
11:39est toujours compliquée.
11:41Et puis,
11:41il va y avoir des mobilisations
11:42un peu partout en France.
11:43Vous voulez réagir ?
11:44Nous interpeller ?
11:450826 300 300.
11:47Tiens,
11:47notamment si vous pensez
11:48que la mobilisation agricole
11:49peut déclencher
11:50une vraie convergence des colères
11:51quand on voit le ras-le-bol fiscal,
11:53le ras-le-bol plus largement
11:55dans le pays
11:55qui concerne les artisans,
11:57les petits,
11:57les moyens,
11:58les grands patrons,
11:59le monde médical,
12:00le monde des artisans,
12:01le monde du bâtiment.
12:02Est-ce que vous pensez
12:02que ce mouvement agricole
12:04peut déclencher
12:04un véritable suivi derrière eux ?
12:06Et puis,
12:07est-ce que plus largement
12:08vous pensez
12:08que la colère va durer,
12:09va embraser le pays ?
12:110826 300 300.
12:12Toujours avec Edouard Bergeon.
12:14Merci beaucoup
12:14d'être avec nous en studio ce matin.
12:17Le film rural,
12:18tout simplement,
12:19documentaire,
12:20qui sort dans les salles
12:21le 4 mars
12:21et que vous pouvez
12:22déjà prévisionner dans les salles
12:24parce que vous entamez
12:25une tournée dans les prochains mois
12:26absolument partout en France.
12:26Oui, je vais à la rencontre du public
12:27parce que ça suscite du débat
12:28à l'agriculture.
12:29C'est ça qui est passionnant
12:29et on va le voir certainement
12:30au standard ce matin.
12:31Rural-lefilm.fr
12:33si vous voulez voir
12:33où est-ce qu'on avait en première
12:34votre documentaire.
12:35En Bretagne,
12:35en Normandie,
12:36dans le Nord,
12:36dans toutes les zones d'élevage
12:37principalement, oui.
12:38Et donc,
12:39c'est précieux
12:39de vous avoir avec nous ce matin.
12:41Nous sommes au téléphone
12:42avec Étienne Fourmont.
12:43Bonjour Étienne.
12:44Bonjour.
12:45Merci beaucoup
12:46d'être avec nous ce matin.
12:46Vous êtes,
12:47comme on dit,
12:48agri-youtubeur
12:48et plus précisément
12:50agriculteur dans la Sarthe
12:52avec votre chaîne YouTube
12:53Étienne Agri-youtubeur,
12:55beurre comme celui qu'on prend
12:57et que certains d'entre vous
12:58sont certainement déjà
12:59en train d'étaler
12:59sur leur tartine de pain.
13:01Comment vous,
13:01vous regardez la situation
13:03mon cher Étienne,
13:04sachant qu'il y a visiblement
13:06votre point de vue
13:07qui est la défense de la science,
13:08la défense du protocole
13:09qui est excessivement critiquée.
13:12Et on dit que la ministre
13:13de l'Agriculture
13:14n'est que le pantin
13:15d'Arnaud Rousseau,
13:16le président de la FNSEA,
13:18syndicat majoritaire.
13:20C'est votre regard aussi ?
13:21C'est votre pensée,
13:21Étienne Fourmont ?
13:23Alors là,
13:24je vais vous décevoir.
13:26La maladie s'en fout
13:29que tu sois agriculteur
13:30à la Conf,
13:31à la CR,
13:32à la FNSEA
13:33ou au JA.
13:34La maladie,
13:34elle va toucher tout le monde.
13:35Elle va toucher tous les troupeaux.
13:37Donc,
13:37ramener ça à un combat syndical
13:39ou à un combat politique
13:42ça commence aussi
13:44à m'énerver un petit peu.
13:45Ce n'est pas moi qui ramène,
13:46mais Thomas Ghibert tout à l'heure,
13:47le porte-parole
13:47de la Confédération Paysanne.
13:49Ce sont ses mots
13:49en disant que le syndicat
13:51fait n'importe quoi
13:51avec ce protocole.
13:52Il ne fait que diriger
13:53la ministre du bout
13:54de son fil de pantin.
13:56Voilà.
13:57Donc,
13:57il dit ce qu'il veut.
13:58Honnêtement,
13:58je m'en fous.
13:59Moi,
14:00je regarde un peu
14:01ce qui se fait
14:01au niveau scientifique,
14:02ce qui se fait sur le terrain.
14:03C'est ça qui m'intéresse.
14:05Et quand on regarde
14:06ce qui se fait
14:07et quand on regarde
14:07les avis,
14:08les avis divergent.
14:10Surtout,
14:10je ne dis surtout pas le contraire.
14:12Pour l'instant,
14:13il y a un consensus
14:14sur le fait
14:15que d'abattre les troupeaux,
14:17c'est la solution
14:18la plus efficace
14:19à l'heure où on parle.
14:20Je parle bien
14:21à l'heure où on parle.
14:22En France,
14:23encore une fois,
14:23c'est la solution
14:24la plus efficace
14:25pour éradiquer la maladie.
14:26On l'a vu dans le Jura,
14:27on l'a vu dans le Doubs.
14:27Ces deux zones-là,
14:28maintenant,
14:29pour l'instant,
14:30les cas ont été arrêtés.
14:33Moi,
14:33j'ai la chance
14:34de pouvoir aller
14:35dans le Jura
14:36et dans le Doubs
14:36la semaine prochaine
14:37pour aller voir
14:38des éleveurs
14:38qui ont été touchés
14:39et qui ont commencé
14:40à reteupler,
14:41parce qu'ils ont eu
14:42la maladie.
14:44Écoutez ces gens-là aussi,
14:46je pense que ça va être intéressant.
14:47Maintenant,
14:48on est tombé
14:49dans l'émotionnel,
14:51le combat syndical
14:52et je comprends.
14:53Franchement,
14:54je comprends très bien
14:54la situation.
14:55Je suis agriculteur,
14:56je suis éleveur,
14:56j'ai des vaches et tiers,
14:57j'ai un troupeau
14:58de 120 vaches et tiers.
14:59Je ne veux évidemment pas
15:01que la maladie tombe chez moi,
15:02ça serait horrible.
15:03Mais j'essaye
15:04d'être pragmatique,
15:06de raisonner
15:07à grande échelle,
15:08à long terme.
15:09Pour vous,
15:09c'est la moins pire
15:10des solutions
15:11ce qui est en train
15:11de se passer,
15:12l'abattage systématique
15:13à chaque fois qu'il y a un cas.
15:14Etienne Fourmont,
15:14c'est ça ?
15:15Voilà,
15:17c'est mon avis,
15:17c'est la moins pire
15:18des solutions.
15:18Encore une fois,
15:18je l'entends bien,
15:20je comprends
15:21qu'elle soit très compliquée
15:22à entendre,
15:23c'est mon avis,
15:23encore une fois,
15:23ce n'est que mon avis,
15:25je précise.
15:26Mais oui,
15:26pour moi,
15:27c'est dans la situation actuelle
15:28et vu ce qu'on sait
15:29au niveau scientifique,
15:32vétérinaire,
15:36l'habitude d'utiliser
15:37votre chaîne YouTube,
15:38les réseaux sociaux
15:38pour essayer d'être
15:39le plus pédagogique possible.
15:41Est-ce qu'il n'y a pas,
15:42on va dire,
15:42quelque chose d'inquiétant
15:43à voir des mobilisations,
15:44certes,
15:45avec toute l'émotion
15:45qui la légitime naturellement,
15:47mais voir en réalité
15:48énormément de syndicats,
15:50d'agriculteurs,
15:51même,
15:52on les entend ici,
15:53d'auditeurs
15:53qui sont passionnés
15:54par ce milieu de l'agriculture,
15:55ne plus faire confiance du tout
15:57ni aux recommandations européennes,
15:59ni aux recommandations politiques,
16:00ni aux recommandations scientifiques
16:01établies ?
16:02Est-ce que ce n'est pas ça,
16:03aujourd'hui,
16:03la véritable inquiétude ?
16:05C'est un grave problème,
16:06c'est un très très grave problème,
16:07mais c'est le problème
16:08de notre société en règle générale.
16:09Je ne pense pas
16:09que ça touche
16:10que le monde agricole.
16:11Moi, je suis très,
16:12comme vous le disiez,
16:13très actif sur les réseaux sociaux,
16:14je discute avec énormément
16:15d'éleveurs.
16:17Quand j'entends,
16:19alors, c'est marrant,
16:19enfin c'est marrant,
16:20non, c'est triste,
16:21quand j'entends,
16:22c'est fait exprès
16:23parce qu'il y a le maire
16:24qu'aux sueurs qui arrive,
16:25il me dit qu'on est tombé
16:26très très bas,
16:27j'entends aussi beaucoup,
16:29et ça, on va en parler
16:30dans les mois qui viennent
16:30beaucoup d'antivax,
16:32même chez les agriculteurs,
16:33alors, pas encore des tonnes,
16:35mais même chez les agriculteurs,
16:36nous dire,
16:37non, le vaccin,
16:37RN messager,
16:38la puce 5G,
16:39c'est horrible,
16:40tout ce qu'on entend.
16:41Moi, je trouve ça horrible
16:42et ça m'inquiète énormément
16:43pour le futur.
16:45Bien sûr.
16:45Merci beaucoup,
16:46Étienne Fourmont,
16:47d'avoir été avec nous,
16:47agriculteur,
16:48avion en champagne dans la Seine
16:49et youtubeur.
16:50Les méthodes qui ont été utilisées
16:51pour endiguer la DNC
16:53dans le Jura,
16:54en Savoie,
16:55et qui ont fonctionné,
16:56justement,
16:57en abattant,
16:57ne sont peut-être pas celles
16:59qui peuvent marcher
17:00dans le sud-ouest
17:01puisque c'est vraiment
17:02une agriculture
17:02et un élevage différent.
17:03Totalement différent.
17:04Là, on parle de vaches
17:05qui sont toutes à l'herbe.
17:07Imaginez,
17:08rien que pour vacciner les vaches,
17:09le temps qu'il va falloir
17:10que ça prenne,
17:12aller dans les champs,
17:14le faire,
17:14et puis,
17:15je vous le disais tout à l'heure,
17:16ça reste l'Ariège,
17:18la Haute-Garonne,
17:19ce sont des départements
17:20où les revenus
17:21sont vraiment faibles.
17:21Ils n'ont pas de sécu,
17:22en fait,
17:23alors qu'il y a des agricultures
17:25où ça va un petit peu mieux
17:26quand il y a du lait
17:26ou des...
17:28Légèrement plus diversifiés.
17:29Comme le comté.
17:30Oui, mais ils ont un peu de sécurité.
17:31Là, ils n'en ont pas du tout.
17:32En fait,
17:33il y a vraiment la conjonction
17:34de plein de facteurs
17:35qui font que là,
17:36le sud-ouest est en train
17:37de s'embraser.
17:37Ce n'est pas la même chose
17:38chez Étienne Fourmont non plus
17:40dans la Sarthe.
17:42Donc,
17:42ce n'est pas que c'est mieux
17:43ou moins bien,
17:43mais c'est que c'est différent
17:44et ça explique
17:45les différentes colères.
17:46Exactement.
17:470826 300 300
17:48pour participer,
17:49bien sûr,
17:50à cette mobilisation
17:51jusqu'à 9h,
17:52les grandes voies
17:52de l'agriculture.
17:52Bonjour Bertrand Lou.
17:54Bonjour.
17:55Merci beaucoup
17:56d'être avec nous ce matin.
17:56Vous êtes le vice-président
17:57des ultras de la 64
17:58et le premier vice-président
18:00de la chambre d'agriculture
18:01de Haute-Garonne.
18:02Vous êtes encore là
18:03sur les blocages
18:04au niveau de la 64
18:05ce matin
18:05quand vous nous appelez ?
18:07Oui, oui, tout à fait.
18:08J'ai dormi sur place.
18:10Racontez-nous un peu
18:10comment ça se passe
18:11sur place,
18:11que vous échangez,
18:12comment s'organise
18:13autour de vous
18:14les prochaines heures
18:15cette mobilisation ?
18:18Écoutez,
18:18nous,
18:19on a été...
18:20on a un simple appel
18:21à nos collègues.
18:23On a créé un mouvement
18:25de plus de 120 tracteurs
18:27qui sont rentrés
18:28sur l'autoroute
18:28en trois heures de temps
18:30seulement.
18:31On était...
18:32Au moment où on est rentrés,
18:33on était 200 agriculteurs.
18:34Hier soir,
18:34on était 500.
18:36Là, le matin,
18:37c'est toujours plus calme
18:38parce que les agriculteurs
18:39viennent chez eux,
18:40les éleveurs viennent
18:40rentrer pour soigner
18:42leurs bêtes.
18:43Et puis, nous,
18:43on tient un peu ce relais
18:45pour tenir la vigie ici.
18:47Et puis, là,
18:49on a des habitants
18:50qui nous amènent à manger
18:51parce qu'on a
18:51un gros soutien populaire.
18:53On a les artisans boulangers
18:55qui viennent nous amener
18:56de quoi nous restaurer.
18:58On a les bouchers
18:58qui viennent aussi
18:59nous fournir de la viande,
19:01de la charcuterie.
19:02On a des artisans locaux
19:04qui viennent nous mettre
19:05à disposition,
19:06nous proposer leurs locaux.
19:08Donc, on se dit que quand même,
19:09malgré ce que disent certains,
19:10ce que j'entends,
19:12on est dans le vrai,
19:12je pense.
19:14Oui,
19:14ça nous donne l'impression
19:17au moins qu'on est dans le vrai
19:18ou pas le problème.
19:19Édouard Bergeon
19:19a une question pour vous.
19:21Salut,
19:22bonjour Édouard.
19:23Je sais que tu es un habitué
19:24et que tu vous savais faire
19:25puisque je vous ai filmé
19:27pour mon prochain film rural
19:28justement il y a deux ans,
19:30déjà lors du premier blocage.
19:32En fait,
19:33c'est la suite.
19:35Oui, tu vois,
19:35tu peux,
19:37tu as la suite
19:37de ton premier film
19:39sur nous.
19:40Tu peux recommencer.
19:42Il y a l'épisode 2
19:43qui est là,
19:43malheureusement.
19:43Bertrand était à l'avant-première
19:45à Carbone lundi
19:45et avec sa famille
19:46mercredi à Saint-Gaudens
19:47pour voir le film.
19:49Donc c'est en ça
19:50que je disais
19:51que c'est perturbant
19:51mais les colères
19:53en fait grandissent.
19:54Mais Bertrand Lou,
19:55ce qui est très frappant
19:56quand même,
19:56c'est ce que vous venez
19:57d'évoquer à notre antenne
19:58qu'on ne précise pas suffisamment,
20:01c'est quand même
20:01et de manière assez naturelle
20:02le soutien
20:04de ce que vous pouvez avoir
20:05autour de vous,
20:06les bouchers locaux,
20:07les maraîchers,
20:08les habitants directement.
20:09Mais qu'est-ce qu'ils vous disent
20:10quand ils viennent vous apporter
20:11un peu de nourriture,
20:12de quoi tenir la nuit,
20:13de quoi faire ce petit siège
20:14au niveau de la 64
20:15d'une certaine manière ?
20:16Ils vous disent quoi ?
20:18En fait,
20:18ils viennent nous dire
20:19de ne pas lâcher.
20:20Ils viennent nous dire
20:21que notre combat est juste,
20:23qu'ils ne veulent pas
20:23nous voir disparaître
20:24parce qu'ils ont bien compris
20:25qu'on était en danger.
20:27On a des petites fermes
20:30de 60 vaches,
20:31nous,
20:32ça fait partie
20:34de l'aménagement
20:34du paysage
20:35et du territoire local.
20:37Le tissu d'agriculteurs
20:39et même de paysans,
20:40vous savez,
20:40on fait un peu figure
20:41d'artisans,
20:41nous,
20:41sur notre zone.
20:44Comme disait Edouard
20:45tout à l'heure,
20:46dans une région
20:48qui est compliquée,
20:49difficile
20:50et on a déjà du mérite
20:52de la travailler.
20:55Et donc,
20:56eux,
20:56ils ne veulent pas
20:56qu'on disparaisse
20:57parce qu'ils sont attachés
20:59à ce qu'on représente,
21:00c'est-à-dire
21:00la culture locale,
21:02l'histoire
21:03et la tradition
21:04qu'on connaît chez nous.
21:05Et puis,
21:06la peur que nos agriculteurs
21:07disparaissent.
21:08Merci beaucoup Bertrand Lou,
21:09vice-président des Uldras
21:09de la 64.
21:10Bon courage Bertrand.
21:11Et premier vice-président
21:12de la Chambre d'agriculture
21:13de Haute-Garonne
21:14qui se mobilisent.
21:15Merci beaucoup.
21:16Si je peux me permettre
21:17juste un dernier mot.
21:19J'ai écouté juste avant
21:21que ce qui était expliqué
21:25sur la maladie,
21:26qu'on nous présente
21:27des solutions scientifiques,
21:30celles-là,
21:30elles étaient bonnes
21:31quand on essayait
21:33d'étouffer
21:33la maladie dans l'œuf.
21:34Mais une fois
21:36qu'on a été pris
21:36des vitesses
21:37comme on en est aujourd'hui
21:37et qu'on a deux ou trois cas
21:39qui sortent tous les jours,
21:40on ne peut pas accepter
21:41ce protocole d'abattage.
21:42On doit changer notre fusil d'épaule.
21:43Sinon, on n'a pas
21:43un million de bovins.
21:45Et c'est ce que dit
21:45la ministre de l'Agriculture.
21:46Merci beaucoup Bertrand Lou
21:47d'avoir été avec nous.
21:48Et vous le savez,
21:49Sud et votre radio,
21:50n'hésitez pas à intervenir.
21:510826 300 300.
21:52Merci beaucoup Edouard Bergeon
21:53d'avoir été avec nous ce matin.
21:55Je rappelle,
21:55votre prochain film rural,
21:56ce sera dans les salles
21:57le 4 mars.
21:58Et pour tous ceux
22:04c'est rural-lefilm.fr
22:06pour aller réserver ses plaies.
22:08Et la bande-annonce évidemment.
22:09Merci beaucoup
22:09d'avoir été avec nous ce matin.
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