- il y a 8 mois
Avec Lucas Planavergne, Journaliste au JDD, Paul Azibert, Directeur général de Vortigen
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NewsTranscription
00:00Bonjour Lucas Planavergne. Bonjour Maxime, bonjour à tous. Comme chaque samedi on vous retrouve, un journaliste au GDD. Et bonjour Paul Asibert. Bonjour Maxime.
00:08Spécialiste en communication. On voulait vous avoir tous les deux parce que, évidemment, la semaine dernière, priorité aux appels aux agriculteurs qui étaient avec nous sur ce plateau et avec nous naturellement au standard au 0826 300 300.
00:20Un premier regard sur ce qui se passe depuis certes quelques jours mais également quelques heures. On a bien vu qu'il y avait quand même de nouvelles réactions au niveau de l'État avec en plus la signature et le report de la signature du Mercosur qui avait été décalé.
00:33Comment vous regardez ? Pour vous reposer la question qu'on pose également au standard, est-ce que vous faites confiance à ce couple de l'exécutif pour sortir paisiblement et sérieusement de la crise de Lucas Planavergne ?
00:45Alors la première chose que je voulais dire c'est que sur les agriculteurs, on voit que c'est la seule profession sans doute en France qui, lorsqu'elle se mobilise, reçoit le soutien de la totalité de la classe politique.
00:59Forcément, ça interroge, on se dit qu'il y a Anguissou Roche. Et c'est le cas parce que c'est souvent un soutien fin, c'est facile, c'est populaire de soutenir les agriculteurs.
01:09Mais derrière, il y a peu d'actes qui sont mis en place. Sur l'exécutif, on pourrait voir le verre à moitié plein et se dire que son coup de pression à la Commission européenne a permis de reporter le vote sur le Mercosur à janvier.
01:24On pourrait aussi voir le verre à moitié vide et se dire que l'accord passera tout de même et que c'est juste une façon de calmer la tempête avant les fêtes.
01:31Donc comme souvent avec l'exécutif macroniste, il se réveille beaucoup trop tard.
01:35C'était déjà le cas lors de la précédente colère agricole début 2024.
01:45Avec Gabriel Attal sur les bottes de foin.
01:47Il se réveille une fois qu'il y a une contestation forte.
01:50Sur le Mercosur, on a eu, on était dans ce studio il y a quelques semaines pour discuter de la déclaration de Macron au Brésil qui disait qu'il y était favorable après avoir dit pendant des semaines qu'il y était défavorable.
02:00Aujourd'hui, il y a à nouveau défavorable. Les agriculteurs ne comprennent plus rien et évidemment qu'ils n'ont pas confiance en l'exécutif.
02:05Évidemment que les Français n'y comprennent pas grand-chose non plus. Paul Aziber, spécialiste en communication, commence.
02:10Vous observez la séquence qui a eu lieu notamment les dernières heures avec la déclaration hier de la porte-parole du gouvernement qui a assuré que ça y est, l'exécutif, je cite, ne tolérerait plus aucun nouveau blocage.
02:21Fin de citation.
02:22Merci beaucoup Maxime. C'est très intéressant. Alors je rebondis juste sur les propos de Lucas Planavergne.
02:30Moi j'ai tendance quand même à voir le verre à moitié plein juste sur la séquence Mercosur pour une raison simple, c'est que le gouvernement a une chance assez inouïe sur cette séquence
02:39de rattraper peut-être des erreurs de communication, des erreurs de positionnement macroniste, de se dissocier un petit peu du président Macron
02:46parce que je vous rappelle qu'on est censé avoir une assemblée nationale, non pas d'opposition mais en tout cas quasi en cohabitation.
02:54Donc le gouvernement a une chance inouïe de se repositionner au niveau européen, en tout cas dans le regard des Français,
03:00sur un texte extrêmement important, là où on l'accuse d'avoir eu de nombreuses erreurs, d'avoir eu de nombreux renoncements
03:10en termes de compétitivité, en termes stratégiques, en termes de défense, si on prend le SCAF, si on prend l'affaire d'assaut
03:15qui n'a pas été défendue au niveau européen, là le gouvernement a une chance.
03:19Donc j'ai envie de voir le verre à moitié plein parce que c'est intéressant.
03:23Sur les déclarations d'Annie Gennevard, de la ministre sur les blocages, ça a arrivé un petit peu en retard.
03:31En fait, j'ai envie de dire que la coordination rurale, il y a un peu d'Amélie Pion, a fait une communication qui est excellente
03:37depuis le début de cette crise et que autant FNSEA que gouvernement doivent aujourd'hui s'aligner sur la communication
03:47de la coordination rurale et que c'est elle qui tient la corde.
03:520826 300 300, est-ce que vous faites confiance à l'exécutif, notamment Annie Gennevard et Sébastien Lecornu
03:57pour répondre avec sérieux aux revendications des agriculteurs ?
04:01Venez nous le dire, 0826 300 300. Bonjour Mike.
04:04Bonjour, bonjour à tous.
04:06Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Comment vous regardez justement ce qui se passe depuis les dernières heures
04:11avec cette lettre de Sébastien Lecornu et visiblement une volonté, y compris parmi certains syndicats
04:16et au sein en tout cas de l'exécutif, de peut-être entamer une petite trêve de Noël ?
04:20Alors moi, vu qu'on parle de verre, je vais vous dire, je ne vois pas le verre à moitié plein ou à moitié vide.
04:24Pour moi, il est complètement vide. On n'a aucune proposition vraiment concrète et sérieuse.
04:29Comme le disaient vos camarades, il y a une prise de conscience quand il y a quelque chose de vraiment grave qui se passe.
04:35Aujourd'hui, on a des agriculteurs qui font vivre, qui nous font manger, qui sont en eux.
04:39On serait dépendants de l'Europe, du Brésil, les Mercosur. Ma femme est brésilienne, je connais bien le Brésil.
04:46Je peux vous dire que là-bas, les normes, ça n'a rien à voir avec chez nous.
04:49Honnêtement, on est un pays de qualité. On fait de la bonne viande.
04:53On a une bonne gastronomie, on a une bonne bouffe, on est en train de tout détruire.
04:57Pourquoi ? Pour valoriser les accords commerciaux.
04:59On a un gouvernement qui, pour moi, tricote des bouts de ficelle quand les problèmes se présentent,
05:03mais ne présente aucune solution.
05:05Le Mercosur, que Macron dise oui, qu'il dise non, il passera quand même,
05:09parce que c'est l'Europe qui vote.
05:10Il faut une majorité. Aujourd'hui, il y a la France et l'Italie qui peuvent faire éventuellement un peu de barrage,
05:15mais ça passera.
05:16On est tout le temps en train de se faire enfumer.
05:18Et vous, Mike, vous faites partie des Français, notamment, là, qui avez participé au blocage.
05:23Vous avez quoi ? Passé la nuit sur le barrage de Sestas, notamment, c'est ça ?
05:26Ah ouais, moi je les accueille chez moi pour prendre des douches, j'en ai mis du café, je travaille la journée.
05:31Qu'est-ce que vous faites, mon cher Mike ?
05:33Je suis mécanicien à mon compte, je travaille dans le monde agricole, le monde poilouard.
05:38Donc je vois bien les problèmes que tout s'en a.
05:40Maintenant, on parle d'agriculteurs, mais c'est bien plus profond que ça.
05:43C'est la France entière qui est en train de crever la bouche ouverte.
05:47On est en train de vendre notre pays, pièce par pièce.
05:50On est en train de tuer des troupeaux qu'une bête malade,
05:52donc là-bas, 50, 70, 80, 100 vaches.
05:56Aujourd'hui, il faut comprendre un truc, c'est que les agriculteurs qui se battent,
05:58c'est pas les Gilets jaunes, c'est pas la SNCF,
06:00c'est pas des mecs qui se battent pour un billet à 50 balles ou pour une semaine de vacances,
06:04c'est des gars qui se battent pour leur vie.
06:05Comment vous expliquez que ces gens-là,
06:08d'après les informations que j'ai,
06:09c'est le métier qui a le plus grand taux de suicide.
06:12C'est le seul métier qui produit,
06:13qui ne décide pas du prix de vente.
06:15Moi, je suis mécanicien, je choisis le prix de ma main-d'oeuvre.
06:18Un plombier, il choisit combien de factures ?
06:20Un agriculteur, il n'arrive même pas à vivre de son travail.
06:24Les mecs qui bossent des 70-80 heures par semaine,
06:27ils vivent grâce aux subventions de l'Union Européenne.
06:29C'est une honte.
06:30Et racontez-nous un peu comment ça se passe sur le barrage de Sestas
06:34où vous avez passé la nuit, par exemple, Mike.
06:36Qu'est-ce que vous vous dites les uns les autres ?
06:38Qu'il est hors de question d'arrêter la mobilisation ?
06:40Que si vous acceptez peut-être de faire une petite trêve à Noël,
06:43il est hors de question que ça faiblisse en janvier ?
06:45Et donc, vous allez remettre, on va dire, toute l'énergie nécessaire
06:49dès le début de l'année prochaine ?
06:51Racontez-nous un peu les discussions.
06:52C'est partagé.
06:53En réalité, c'est partagé parce qu'il y a des gens qui sont dans le dur,
06:57qui ne veulent rien lâcher.
06:58Après, il y a un peu des consignes qui sont données.
07:00Le problème, c'est qu'il n'y a pas assez de soutien de la part de la population.
07:05S'il y a un affrontement, ça va finir par des drames.
07:11Le souci, c'est ça.
07:12C'est qu'il y a beaucoup de monde qui veut rester,
07:13mais sans le soutien, ça va devenir de plus en plus compliqué.
07:17Est-ce que vous sentez, puisque vous nous dites, mon cher Mike,
07:19et je me permets de vous avoir un peu longtemps au téléphone,
07:22mais pour bien comprendre, vous faites des allers-retours chez vous,
07:24vous prenez des douches, vous apportez un peu les cafés,
07:26les viennoiseries, etc., ça s'entend.
07:28Est-ce que vous sentez, quand j'imagine que vous passez peut-être
07:31prendre deux, trois bricoles ici et là pour le dire,
07:33moi j'amène ça sur le barrage de Sestas,
07:35est-ce que vous sentez qu'il y a un mouvement quand même
07:37de la part des Français totalement pro-agriculture
07:40et qu'ils seraient prêts en effet peut-être même à l'ornier un peu
07:44sur leurs vacances de fin d'année pour les soutenir ?
07:47Non, je pense que la France a perdu, comment on va dire,
07:50l'esprit de cohésion.
07:51Voilà, l'esprit de cohésion.
07:53Je pense que les trois quarts des gens qui travaillent,
07:55ils sont pendus par des crédits, par la peur de perdre,
07:59notamment ce qui leur appartient déjà plus.
08:01Parce que tout est aux banques, tout est...
08:03On va parler vite fait.
08:05Vous achetez une maison, vous la payez 150 000.
08:07Aujourd'hui, dans 30 ans, quand vous allez mourir,
08:09vos enfants vont repayer 150 000 pour la même maison.
08:12Vous voyez ce que je veux dire ?
08:12On n'a plus rien qui nous appartient en France.
08:14Donc les gens, le problème, c'est qu'ils ont la peur de perdre
08:16ce qu'ils ont déjà pu.
08:17Aujourd'hui, on a tellement bien divisé
08:19que c'est chacun pour son bout de gras
08:21et le bon Dieu pour les autres.
08:22Sauf qu'on est tous dans la même merde.
08:24Et ça, on n'arrive pas.
08:25C'est visiblement, certains n'ont pas toujours le choix,
08:27ont tendance à l'oublier.
08:28Merci beaucoup Mike d'avoir été avec nous ce matin
08:31au 0826 300 300.
08:32Et bon courage pour les prochaines heures
08:34et pour les prochains jours, vous êtes chez vous ici à Sud Radio.
08:37Vous n'hésitez pas à nous rappeler dans un instant, bien sûr,
08:39la poursuite de cette conversation avec Paul Aziber,
08:42spécialiste en communication,
08:43Lucas Planavien, journaliste au JDD
08:44et vous, auditeurs au standard 0826 300 300.
08:48Est-ce qu'on peut faire confiance selon vous
08:49à Annie Gennevar, ministre de l'Agriculture
08:51et Sébastien Lecornu, Premier ministre,
08:53pour répondre avec sérieux à cette colère agricole
08:56ou au contraire, ça y est, le feu a été démarré,
08:59il a été mis aux poudres, on ne pourra plus rien arrêter.
09:01Et s'il y a peut-être une trêve de Noël,
09:03il est hors de question que cela faiblisse.
09:05En janvier, vous nous appelez 0826 300 300.
09:08A tout de suite sur Sud Radio.
09:10On est ensemble jusqu'à 9h sur Sud Radio
09:12avec toujours le même numéro 0826 300 300
09:16pour participer à la conversation naturellement.
09:18Et puis peut-être aussi témoigner,
09:20comme l'a fait à l'instant Mike,
09:21qui était en direct du barrage de Cestas
09:24où il y avait passé la nuit.
09:25Qu'est-ce que vous en pensez ?
09:26Venez nous en parler.
09:270826 300 300.
09:29Est-ce que les réponses aussi de l'exécutif,
09:32je m'adresse à vous d'abord,
09:33Luc Alpenaverde, d'un point de vue politique,
09:35est-ce que vous n'avez pas senti quand même un étonnement
09:38après les déclarations hier de Maude Bréjon,
09:40la porte-parole, quand elle dit,
09:41elle utilise ce mot,
09:42on ne tolérera plus de nouveaux blocages ?
09:45Peu excessif, non ?
09:47Oui, c'est excessif.
09:48Après, ils essayent de gérer deux sujets en même temps,
09:53c'est-à-dire la crise agricole et en même temps,
09:55le fait que les fêtes, notamment au Nouvel An,
09:59se passent correctement.
10:01Après, ce que disait Mike,
10:04notre auditeur, il y a quelques minutes,
10:05était très intéressant.
10:07C'est-à-dire que la confiance entre les agriculteurs
10:09et les politiques est rompue depuis bien longtemps.
10:11Aujourd'hui, on voit que Sébastien Lecornu reçoit,
10:14Sébastien Lecornu dialogue, ça il sait faire.
10:16Maintenant, l'exécutif doit faire,
10:18il doit arrêter de dialoguer.
10:20Est-ce que ce n'est pas ce dont on a vraiment besoin là,
10:22précisément, du dialogue,
10:23s'ils ne se sentent pas écoutés ?
10:24Est-ce que ce n'est pas ça qu'il faut faire ?
10:25Tendent la main, tendent la main, tendent la main ?
10:27Je ne crois pas que le problème des agriculteurs
10:29est qu'ils ne se sentent pas écoutés.
10:31Je pense que le problème,
10:32c'est qu'ils ne se sentent pas soutenus par des actes.
10:35Je pense que l'heure n'est plus au dialogue.
10:38Les dialogues, on a constamment ça,
10:39des dialogues aujourd'hui, il faut faire.
10:41Pour rétablir la confiance, c'est le seul moyen.
10:43Et pour rebondir sur ce que disait Mike également,
10:46c'est que la crise n'est pas passagère pour les agriculteurs,
10:48mais c'est une crise qui touche également l'ensemble des Français.
10:51Parce que la souveraineté, ça commence dans l'assiette.
10:54Et aujourd'hui...
10:54Manger, c'est voter, comme disait l'autre.
10:56Aujourd'hui, la crise agricole touche tous les Français.
11:00Et en ne répondant pas à cette crise,
11:02l'exécutif, finalement, lèse l'ensemble de la population.
11:06Paul Ashibert, à l'instant, Lucas Panaverne,
11:08évoquait en effet de temps en temps des professions
11:10au premier rang desquelles les agriculteurs
11:12naturellement demandaient des réponses.
11:14Mais il y a, y compris chez nos auditeurs,
11:15quand ils nous appellent,
11:16la sensation d'un mépris social vis-à-vis des agriculteurs.
11:19Vous qui êtes aussi habitués à ces milieux-là,
11:22qu'ils soient européens, qu'ils soient français,
11:23qu'ils soient internationaux,
11:25est-ce que vous ressentez actuellement,
11:26de la part de nos élites, de nos politiques,
11:27un certain mépris social pour le monde agricole ?
11:30Vous iriez jusque-là, vous aussi ?
11:31Sur le monde agricole,
11:33je pense qu'il y a peut-être un manque d'anticipation
11:36et qu'on ne voit pas les choses venir.
11:39On a eu la crise de l'azote aux Pays-Bas
11:41il y a quelques années.
11:43Aujourd'hui, je ne sais pas si on peut parler
11:45de mépris social.
11:46En tout cas, si c'est ressenti comme tel,
11:47c'est ça qui compte pour les agriculteurs.
11:50On a une des professions qui est la plus chargée émotionnellement.
11:53Les Français aiment l'agriculture.
11:56La France doit aimer l'agriculture,
11:58vu ce qu'elle représente.
11:59C'est le seul texte européen peut-être
12:02sur lequel on peut avoir d'ailleurs une victoire.
12:05Et un vrai poids.
12:06Un vrai poids.
12:06Et quand je dis que c'est chargé émotionnellement,
12:08c'est-à-dire qu'on a quand même pléthore
12:09d'œuvres littéraires de La Terre,
12:12en passant récemment d'ailleurs,
12:14qui j'espère ne présage pas de ce qui va se passer,
12:18Sérotonine, également de Houellebecq,
12:21mais également La Vache et le Président.
12:23On a un nombre d'œuvres autour de l'agriculture.
12:26On aime l'agriculture.
12:29Donc, avec un sujet qui est aussi chargé émotionnellement,
12:31le politique n'a pas droit à l'erreur.
12:32Pour ce qui est de Maud Bréjot,
12:33on en parlait tout à l'heure,
12:35elle est porte-parole du gouvernement.
12:37Donc, elle tient une ligne.
12:38Ça fait assez longtemps qu'elle a apporté la parole
12:40d'un gouvernement qui n'est pas forcément apprécié.
12:42Donc, elle est un peu sur la ligne de front.
12:44Et elle fait ce qu'elle peut là où elle peut.
12:45Elle fait ce qu'elle peut là où elle peut, quelque part.
12:47Mais l'agriculture, en revanche,
12:48on n'a pas intérêt à faire l'erreur.
12:49Et aujourd'hui, une fois de plus,
12:51la coordination rurale a une très bonne position.
12:53On parlait des cheminots avec Mike tout à l'heure.
12:56Contrairement aux grèves des cheminots
12:57et aux grèves qu'on a eu en France,
12:58je pense que les Français soutiennent beaucoup plus
13:00la grève des agriculteurs
13:02et les blocages des barres agriculteurs.
13:03Près de 70%.
13:04Tout simplement parce qu'il y a une compréhension commune aussi.
13:08Et il y a une charge émotionnelle beaucoup plus forte.
13:11Les cheminots bloquent pour les vacances de Noël.
13:13Les agriculteurs appellent à laisser partir en vacances de Noël.
13:16Ça fait une différence notable.
13:17Colère agricole, faites-vous confiance à l'exécutif
13:19pour répondre avec sérieux aux revendications des agriculteurs ?
13:22Non, à plus de 97%.
13:24On a par exemple Patrick qui nous dit
13:25car quand on parle à l'exécutif,
13:27ça rentre par une oreille, hélas,
13:28et ça sort par l'autre.
13:29Et comme on est à 97%,
13:31il y a Laurent qui nous dit
13:32mais qui sont les 3% qui font confiance à l'exécutif ?
13:35Mais que voulez-vous mon cher Laurent ?
13:36Il y a encore des optimistes dans ce monde.
13:380,826, 300, 300 pour participer à la conversation.
13:41Bonjour René.
13:42Oui, bonjour aux auditrices, aux auditeurs
13:44et toute ma solidarité évidemment au monde agricole.
13:49et je partage tout ce qui a été dit
13:52ces dernières minutes sur Sud Radio.
13:54Pour ma part, je considère que l'année 2025
13:58est l'année de toutes les vérités.
14:00Le grand public a découvert
14:02à quel point la perte de toutes les souverainetés
14:06pose un problème de survie à la France.
14:09La crise agricole en est l'illustration.
14:13Nous payons les trahisons
14:15qui se sont succédées depuis 50 ans.
14:18Vous, c'est une succession de trahisons.
14:20Une succession de trahisons.
14:22Évidemment, 2005 est le grand tournant
14:26avec la remise en cause du référendum.
14:29Mais au-delà de ça,
14:30sur la constitution européenne.
14:31On est à la veille de Noël.
14:33Je vais parler d'espoir.
14:35J'espère qu'à Bruxelles,
14:38les mouvements patriotiques
14:41qui défendent les souverainetés des nations
14:44vont prendre de plus en plus d'importance
14:47et qu'on puisse, avant la présidentielle,
14:50par l'action qui est menée à Bruxelles,
14:53de freiner la folie fédéraliste
14:56qui est l'œuvre de Macron et de von der Leyen
14:59qui nous ont amenés à la situation d'insécurité totale,
15:05de perte, d'abaissement de notre économie.
15:10Là, le chaos que nous vivons,
15:12il est grand temps que les Français se réveillent
15:14ainsi que les autres Européens.
15:16Mais on a le droit de mettre un peu d'espoir
15:17en dessous du sapin de Noël.
15:18Merci beaucoup, mon cher René,
15:20de nous avoir appelé au 0826 300 300.
15:22Et bonjour, Frédéric.
15:24Bonjour.
15:24Merci de me prendre.
15:26Écoutez, moi, c'est à peu près la même chose.
15:28Je dirais que moi, je suis très pessimiste sur l'avenir
15:31parce que vous savez, comme disait l'auditeur d'avant,
15:36on a réussi en France à détourner un référendum,
15:39ce qui est quand même quelque chose,
15:40par un monsieur qui sort de prison,
15:42d'ailleurs, entre parenthèses,
15:44quand on est capable d'arriver,
15:45de bousiller quelque chose comme ça,
15:47malheureusement, je crois que les carottes sont cuites pour ça.
15:52Les intérêts sont tellement énormes derrière,
15:54au niveau européen et tout ça,
15:57que la France n'a plus aucun moyen de pression.
15:59Regardez, on est complètement isolés de tous les côtés.
16:03Donc vous ne croyez pas du tout, par exemple,
16:04à une capacité de l'exécutif à essayer de remettre...
16:07Non, absolument pas.
16:08Ils vont endormir.
16:09Regardez les anciens premiers ministres,
16:11Attal et tout ça,
16:12qui avaient été faire son grand truc,
16:14assis sur des ballots de paille et compagnie.
16:16C'est vachement bien les ballots de paille.
16:18On va endormir.
16:20Non, mais c'est d'autant plus dramatique,
16:22je ne sais pas si vous souhaitiez,
16:23dans un passé récent,
16:24quand on parlait de l'Europe,
16:25la France devait être le grenier de l'Europe.
16:28C'est-à-dire que sa production agricole
16:31devait nourrir en grande partie l'Europe,
16:33parce que c'est la France qui est un pays...
16:34C'était la ferme de l'Europe,
16:36selon les mots d'Emmanuel Macron,
16:37il y a encore quelques temps.
16:38Voilà, voilà.
16:39Donc, regardez ce qu'on fait,
16:42on détruit tout.
16:43Alors, malheureusement,
16:45je pense que ça finira très mal.
16:48Mais ils passeront quand même...
16:51Mais mon cher Frédéric,
16:52je vous pose dans ce cas-là
16:54la question qui fera l'objet
16:55de notre discussion avec vous,
16:57les auditeurs,
16:58notamment 0826 300 300.
17:00Est-ce que vous seriez prêt
17:01à aller sacrifier un peu de confort
17:03pour soutenir les agriculteurs ?
17:04Par exemple, retarder un peu...
17:06Oui, bien sûr.
17:06Oui.
17:07Bien sûr, bien sûr, bien sûr.
17:08Comme vous savez,
17:10on va peut-être retrouver quelque chose
17:12comme les Gilets jaunes,
17:13quelque chose comme ça.
17:15Oui, oui, bien sûr.
17:16Bien sûr.
17:17Et vous, notamment,
17:18on me dit, Frédéric,
17:19que hier, notamment,
17:20vous avez été dans l'incapacité
17:21de prendre la route
17:22direction les vacances, c'est ça ?
17:23Ah, ben oui,
17:23parce que, enfin,
17:25c'est celui dans l'autre sens.
17:26Moi, je suis sur Arcachon.
17:27Mais la connexion sur Bordeaux
17:29est coupée, là,
17:30pour l'instant.
17:31Oui, encore coupée.
17:31À part si vous prenez
17:32des petites routes...
17:33Oui, à part si vous multipliez
17:35votre entragé par trois, quoi.
17:36Oui, facile.
17:38Parce qu'à l'arrivée à Bordeaux,
17:39c'est pas triste, vous savez.
17:40On a toutes les grandes applications écologistes.
17:43Faites attention,
17:44Ponnaziver, ici,
17:47ce qui se lève, la vote en contre, Frédéric.
17:49Genre de la semaine prochaine, moi, alors.
17:50Faites attention.
17:51Bon, en tout cas,
17:52si vous prenez la route, Frédéric,
17:53soyez prudents, surtout avec le temps
17:54que nous annonce Rémi et André
17:55depuis quelques heures.
17:56Et merci de nous avoir appelés
17:57au 0826 300 300.
17:59Je vous remercie, Paul Isébert,
18:00d'avoir été avec nous ce matin,
18:02spécialiste en communication.
18:03Et je vous remercie également,
18:04Lucas Palanaverne,
18:05journaliste au JDD,
18:05d'avoir participé à ce débat.
18:080826 300 300.
18:09À partir de 9h30,
18:10on vous posera sept questions,
18:12auditeurs de Sud Radio.
18:13Est-ce qu'en effet,
18:14vous êtes prêts à sacrifier
18:15un peu de confort
18:15pour soutenir les agriculteurs,
18:17retarder votre départ en vacances,
18:19peut-être sacrifier des retrouvailles.
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