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  • il y a 2 mois
Avec Frédéric Arnoult, Secrétaire générale de la FDSEA Île-de-France, présent hier à la rencontre avec la ministre de l’agriculture dans les Yvelines



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##A_LA_UNE_WK-2025-12-20##

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Transcription
00:00Sud Radio, le grand matin week-end, 6h-10h, Maxime Liedot.
00:05Il est 8h17 sur Sud Radio et à la une ce matin, bien sûr, la mobilisation agricole,
00:10alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu essaye d'apaiser les troupes en envoyant une lettre
00:15et promet un fonds de soutien de 11 millions d'euros.
00:18Bonjour Frédéric Arnoux.
00:19Bonjour.
00:20Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:21Vous êtes le secrétaire général de la FDSEA I de France
00:24et vous étiez présent hier à la rencontre avec la ministre de l'Agriculture
00:28qui a eu lieu dans les Yvelines.
00:31Une première réaction, d'abord, avant que vous puissiez nous raconter cet entretien,
00:34le Premier ministre Sébastien Lecornu a donc publié une lettre,
00:37c'est un fonds de soutien qui est promis avec 11 millions d'euros de débloqués
00:42et une clause de revoyure, si je puis me permettre, avant le salon de l'agriculture.
00:47Est-ce que c'est suffisant ? Est-ce que ça va dans le bon sens selon vous Frédéric Arnoux ?
00:51Non, non, mais pour l'instant c'est clairement pas suffisant.
00:54Aujourd'hui, on a deux sujets.
00:56On a des sujets conjoncturels, que sont le Mercosur, la taxe sur les engrais
01:04ou encore le budget de la PAC.
01:07Et aujourd'hui, les réponses que nous a apportées la ministre,
01:10ce sont simplement des positions françaises.
01:13En revanche, on n'a aucune certitude sur ce qui va se passer au niveau européen.
01:19Moi, j'aimerais juste vous donner un exemple.
01:20Moi, j'ai fait le calcul sur mon exploitation.
01:22La taxe en gré plus le budget de la PAC, la baisse du budget de la PAC,
01:26c'est 20 000 euros de revenus en moins, juste par deux décisions politiques.
01:30Donc en fait, aujourd'hui, le compte n'y est clairement pas.
01:33Et puis, on attend autre chose.
01:34Depuis deux ans, les dernières actions en 2024,
01:37on avait demandé à avoir une vision pour l'agriculture,
01:40une vision pour les 10 ans à venir.
01:42Et c'est une vision que vous n'avez pas retrouvée ?
01:44Elle ne sait pas qu'on ne l'a pas retrouvée,
01:46c'est qu'elle n'a même pas eu une once de réflexion pour l'instant sur le sujet.
01:50C'est-à-dire que hier, quand vous rencontrez la ministre,
01:55hier notamment Frédéric Arnault,
01:57quand elle se déplace sur le terrain, qu'est-ce qui se passe ?
01:59C'est-à-dire que les échanges que vous pouvez avoir,
02:01que vos équipes ont hâte avec elle, vous ressentez quand même,
02:04parce que vous le savez toujours, il y a la partie médiatique,
02:06il y a les coulisses des choses.
02:07En coulisses, elle se montre quoi ?
02:08Compréhensive ? Lucine ?
02:10Ou vous sentez, comme vous décrivez à l'instant, un manque de vision ?
02:13Je pense que c'est une ministre qui a la volonté de vouloir avancer pour le monde agricole.
02:18Seulement, la réalité des choses, c'est qu'aujourd'hui,
02:21les arbitrages au sein de son gouvernement
02:22et vis-à-vis du président de la République,
02:25elle ne les a pas, déjà première chose.
02:27Deuxième chose, les sujets européens la dépassent
02:30et on a un président de la République
02:31qui ne prend pas ses responsabilités pour sauver l'agriculture française
02:36et l'agriculture européenne.
02:37Ça voudrait dire quoi prendre ses responsabilités, Frédéric Arnault ?
02:39Refuser définitivement l'accord, l'annuler ?
02:42Le Mercosur, ça serait le refuser, ça serait à un moment donné.
02:45En fait, nous, ce qu'on demande, c'est assez simple.
02:47Aujourd'hui, dans le contexte géopolitique tel qu'il est,
02:51le poids et le pouvoir de l'alimentation
02:53devraient prendre le pas sur tout.
02:56On a la chance en Europe d'être le grenier du monde
02:59et on n'est pas capable d'à un moment donné
03:02faire valoir ce pas de l'alimentaire
03:04et on est en train de le complètement détruire.
03:06Ça, c'est pour l'aspect Mercosur, Frédéric Arnault,
03:09mais pour l'aspect...
03:10Mais pas que Mercosur !
03:10Mais bien sûr, mais pour les enjeux sanitaires sur cette crise-là,
03:15quelles sont les solutions que pourrait apporter
03:16très rapidement le gouvernement ?
03:20À un moment donné, il va falloir que la France
03:24prenne clairement du poids au niveau de l'Europe.
03:26Moi, je ne suis pas au gouvernement,
03:28donc en fait, je ne sais pas ce qu'ils sont capables de faire.
03:31Moi, j'ai entendu hier aussi M. Lecornu
03:34nous sortir une lettre, etc.
03:36C'est 11 millions d'euros
03:37et c'est une nouvelle réunion,
03:39première semaine de janvier.
03:41Non, mais en 2024, on nous a sorti une lettre aussi
03:43et puis en fait, qu'est-ce qu'il en est sorti au bout de deux ans ?
03:45Donc là, prioritairement, je pense à tous ceux
03:46qui nous écoutent, Frédéric Arnault,
03:48essayons d'être concrets.
03:49Dans quelques jours, ce sont les festivités de Noël.
03:51Est-ce que vous allez poursuivre quand même les blocages,
03:54vous faire une fameuse trêve de Noël
03:55et repartir, on va dire, début janvier ?
03:58Écoutez, la décision ne m'appartient pas, en fait.
04:01Ça sera les agriculteurs, le réseau, la base
04:05qui va décider de s'en faire.
04:05Mais vous, est-ce que vous le souhaitez ?
04:06Si vous ne l'organisez pas, est-ce que vous le souhaitez ?
04:08Je pense que ça serait une bonne chose
04:10parce qu'en fait, le mois de janvier,
04:12ça va s'annoncer quand même très, très compliqué
04:13d'un point de vue syndical.
04:15Et je pense que tout le monde reprenne un peu d'énergie
04:17pendant une semaine, ça ne ferait pas de mal.
04:20On se met sur pause pendant la période de Noël.
04:22Maintenant, la décision, ça sera la base.
04:24Et moi, je suivrai toujours ce que ma base
04:27me dira de faire, en fait.
04:29Ce n'est pas moi qui vais dire, c'est eux.
04:30Et comment vous réagissez, par exemple,
04:32au ministre de l'Intérieur et à la porte-parole
04:34encore ces dernières heures qui disaient
04:36écoutez, nous n'accepterons plus aucun nouveau blocage.
04:40Et le ministre de l'Intérieur qui poursuivait
04:41en disant qu'il y avait, on va dire,
04:43toute une opération pour faire en sorte
04:45que les anciens points de blocage,
04:47d'une certaine manière, ne s'étalent plus davantage.
04:51Non, mais vous avez vu les images en arrière
04:53des forces de l'ordre face aux agriculteurs.
04:56Peut-être qu'il y avait des casseurs,
04:59mais c'est juste inacceptable.
05:01On est dans un pays où il y a deux poids, deux mesures.
05:03On envoie des forces de l'ordre sur des agriculteurs.
05:06Par contre, quand il y a des gens qui font des rêves parties
05:08ou face à des gens du voyage ou autre,
05:11là, on n'envoie personne parce qu'on risque
05:13d'avoir de plus grosses difficultés.
05:16Non, mais dans quel monde on vit ?
05:17Dans quel monde on vit ?
05:19Mais moi, le message qu'on a fait passer hier à la ministre,
05:22ce n'est pas qu'un message de détresse économique,
05:24c'est un message de détresse psychologique.
05:27Et je pense qu'ils sont à 100 000 lieux,
05:30ils ne comprennent pas,
05:30ils ne mesurent pas le désarroi
05:33dans lequel sont les agriculteurs.
05:34Moi, il ne se passe pas une semaine
05:35sans que j'ai des agriculteurs qui m'appellent
05:38parce qu'ils ont des problèmes de trésorerie,
05:40parce qu'ils n'en peuvent plus,
05:41parce qu'ils sont au bout du rouleau.
05:43Et c'est ça la grosse différence par rapport à 2024.
05:46En 2024, on avait encore quelques filières
05:48qui tenaient un peu la route économiquement.
05:51Mais là, aujourd'hui,
05:53on est au bout du bout.
05:56Moi, j'aimerais qu'on ait une vision
05:58pour l'agriculture à 10 ans.
06:00Mais en fait, moi, mon rôle aujourd'hui,
06:02c'est de savoir si dans un an,
06:02je vais encore avoir des agriculteurs
06:03qui seront capables de faire leurs moissons.
06:05C'est ça la réalité aujourd'hui.
06:07Je vous propose qu'on s'arrête sur ça
06:08parce que vous dessinez absolument l'ampleur du problème.
06:11Merci beaucoup Frédéric Darnot
06:13d'avoir été avec nous ce matin
06:14secrétaire général de la FDSEA.
06:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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