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  • il y a 8 mois
Les Vraies Voix qui font tourner la France avec Jean-Baptiste Moreau, ancien agriculteur dans la Creuse et ancien député ; Jean-Louis Marginier, influenceur rural sur les réseaux sociaux ; Stéphane Travert, député EPR de la Manche et ancien ministre de l'Agriculture.
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##LES_VRAIES_VOIX_RESPONSABLES-2025-12-17##

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Transcription
00:00Les vraies voix qui font tourner la France
00:02Et les vraies voix qui font tourner la France
00:05On attend toujours notre ministre Stéphane, notre ancien ministre Stéphane Travers
00:10député du groupe Ensemble pour la République et ministre de l'Agriculture
00:15Jean-Louis Marginier sera avec nous dans quelques instants
00:20influenceur rural sur les réseaux sociaux
00:24et puis vous au 0800 26 300 300
00:27on va revenir dans quelques instants
00:29si vous voulez parler d'agriculture
00:32et si vous êtes par exemple agriculteur ou agricultrice
00:36vous êtes les bienvenus
00:37on va revenir sur cette actualité
00:40que l'on vit avec les agriculteurs depuis une semaine
00:43Oui, le mouvement des agriculteurs a commencé il y a quelques jours
00:47Vous êtes agriculteur, vous êtes dans votre ferme
00:50vous êtes chez vous dans votre salle à manger
00:52en train de préparer le dîner ou dans votre cuisine
00:54vous êtes sur les barrages
00:56où que vous soyez, vous voulez témoigner
00:58Aude et les vrais voix attendent vos appels au 0800 26 300 300
01:03Les vrais voix qui font tourner la France
01:09Les vrais voix qui font tourner la France
01:14Les vrais voix qui font tourner la France
01:16et on est ravis d'accueillir Stéphane Travers
01:19qui est avec nous député du groupe Ensemble pour la République
01:22et ministre, ancien ministre de l'agriculture
01:24Monsieur le ministre, merci d'avoir accepté notre invitation
01:27Merci à vous, bonsoir
01:27Dans quelques instants, Jean-Louis Marginier sera avec nous aussi
01:31influenceur rural et sur les réseaux sociaux
01:34On vous souhaite la bienvenue, on est ensemble jusqu'à 20h
01:36Les vrais voix Sud Radio
01:38Stéphane Travers, on vit en ce moment une période
01:42qui ressemble étroitement à celle de 2023 pour les agriculteurs
01:46On a l'impression que cette question, en tout cas des agriculteurs
01:50et de l'international et même c'est plutôt endogène aujourd'hui
01:56ne s'arrêtera jamais
01:57Qu'est-ce qui se passe ?
01:58Et pourquoi aujourd'hui ces agriculteurs sont encore en colère ?
02:02Est-ce qu'il y a un dysfonctionnement ?
02:03Est-ce qu'il y a une mécompréhension ?
02:05Comment on explique ça ?
02:07Vous savez, l'agriculture elle connaît des crises structurelles,
02:11conjoncturelles depuis que l'agriculture existe
02:14Et qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui le monde agricole est en émoi ?
02:19C'est parce qu'on a un cocktail aujourd'hui
02:21autour de la crise sanitaire que nous sommes en train de vivre
02:24Ce qui va se passer demain à Bruxelles
02:26avec une énorme manifestation contre le Mercosur
02:28pour protéger nos filières viande, nos filières volaille, nos filières sucre, nos filières éthanol
02:33Un certain nombre de taxes européennes sur les engrais
02:38qui menacent nos filières sur les végétaux, etc.
02:44Sur les céréales, voilà
02:46Vous rajoutez à cela des crises liées au changement climatique
02:52Le manque d'eau dans un certain nombre de départements
02:55qui explique aussi quelque part la crise sanitaire que nous sommes en train de vivre
02:59avec la dermatose nodulaire contagieuse
03:02Et vous avez ce cocktail de colère
03:05Et qu'est-ce qui fait que les gens là aussi considèrent qu'il faut soutenir nos agriculteurs
03:10et l'agriculture en général ?
03:12C'est parce que l'agriculture c'est notre alimentation
03:14Trois fois par jour nous nourrissons
03:16Et trois fois par jour nous avons besoin de cette alimentation
03:20et nous avons besoin de soutenir ces agriculteurs
03:22parce que l'agriculture française elle est reconnue dans le monde entier
03:25comme étant la plus sûre, la plus saine et la plus durable
03:27Mais il faut qu'on en la protège
03:29Mais il y a deux ans, les agriculteurs manifestaient
03:31contre la baisse de leurs revenus, la hausse des charges
03:33la concurrence déloyale à cause du libre-échange
03:35On en parle, les normes et réglementations françaises et européennes
03:38On a l'impression que rien n'a bougé
03:40Si, il y a en plus maintenant la dermatose nodulaire contagieuse en plus
03:44Oui, on vient rajouter une crise sanitaire
03:46à une crise économique dans certains secteurs
03:50Il faut couper la France en quatre
03:52Déjà, le discours que je tiens
03:54je le tenais en 2024
03:55lors des grandes manifestations agricoles
03:58en disant qu'il y a des territoires
03:59qui ne vivent pas la même crise
04:02On peut considérer aujourd'hui
04:04que le Grand Ouest et la filière laitière
04:06se portent un peu mieux
04:07qu'il y a quelques années
04:09Les prix du lait se remontaient
04:10Sauf que nous venons de vivre
04:12des épisodes d'épidémie
04:15avec tout ce qui a été autour de la FCO
04:19avec le risque de baisse de naissance
04:24et donc moins de production de lait
04:26moins de production de viande
04:27Vous avez la sécheresse dans le Sud-Ouest
04:29qui pénalise nos viticulteurs
04:32qui pénalise nos céréaliers
04:34et c'est vrai que quand vous rajoutez une crise sanitaire par là-dessus
04:37vous avez ce qui est en train de se passer
04:40une colère des agriculteurs
04:41qui ne comprennent pas tout à fait ce qui se passe
04:44et qui voient aussi une population
04:46qui est à leur côté
04:47Et moi je veux profiter aussi
04:49de cette antenne pour rappeler
04:51parce que mes anciennes fonctions
04:53aussi me disent que
04:55nous avons travaillé depuis
04:57un certain nombre d'années
04:58pour faire progresser notre agriculture
04:59et pour l'emmener le plus haut possible
05:02Nous avons une voix française
05:05au niveau européen aujourd'hui
05:06qui est attendue et qui est entendue
05:07et nous avons besoin de réaffirmer
05:10un certain nombre de principes
05:12C'est ce que nous faisons sur le Mercosur
05:14par exemple
05:14Demain, est-ce que le Mercosur sera signé ?
05:17Nous sommes un certain nombre de pays
05:18à considérer que ce traité
05:20cet accord commercial
05:21ne correspond pas
05:23à ce dont nous avons besoin
05:24Il va fragiliser nos filières
05:26Et donc là aussi
05:27nous devons continuer à
05:29je dirais faire le forcing
05:30et à nous battre
05:31avec toutes celles et tous ceux
05:32qui veulent que l'agriculture française
05:34reste une agriculture de qualité
05:37et une agriculture compétitive
05:39et qui fasse vivre ces agriculteurs
05:41L'ancien député
05:42Jean-Baptiste Moreau
05:45et Éleveur Bovin
05:47est avec nous
05:47Jean-Baptiste Moreau
05:48merci d'avoir accepté
05:49notre invitation
05:51Alors vous, vous êtes agriculteur
05:52ancien député
05:53Vous avez vu les deux côtés
05:56On posait la question
05:57à Stéphane Travers
05:58il y a quelques instants
05:59de se dire
05:59qu'on a l'impression
06:00que tous les deux ans
06:01ou tous les trois ans
06:02ça s'accélère
06:03que les agriculteurs
06:05souffrent de plus en plus
06:06entre les suicides
06:07entre le climat
06:08entre les normes
06:09entre l'Europe
06:11en fait c'est protéiforme
06:14Oui, bonsoir
06:15c'est reconstitution de l'Igdissoute
06:17puisque Stéphane était ministre
06:18à l'époque
06:19et moi rapporteur de l'Alloyé-Galim
06:20Bonsoir, on a essayé
06:22Bonsoir Stéphane
06:23On a justement essayé
06:25d'apporter un certain nombre
06:27de solutions au monde agricole
06:28avec notamment la loi Egalim
06:29en 2018 et à 2020
06:31Bon, voilà
06:33on n'a pas été suffisamment loin
06:34sans doute
06:35cette crise du monde agricole
06:36et notamment du monde de l'élevage
06:37elle remonte à très loin
06:38elle remonte à sans doute
06:40plusieurs dizaines d'années
06:41avec la décapitalisation
06:43des cheptels
06:44avec la diminution
06:45des éleveurs
06:46dans des zones intermédiaires
06:47qui se retrouvent
06:48où les éleveurs sont
06:49de plus en plus isolés
06:50alors que c'est des boulots
06:51quand vous bossez avec les vaches
06:52je suis ancien éleveur
06:53parce que j'ai arrêté il y a deux ans
06:54j'ai transmis à mon ancien salarié
06:56parce que voilà
06:58c'est le prix de mon engagement politique
07:00on va dire
07:01mais je ne le regrette pas
07:02et voilà
07:03mon ancien salarié
07:04travaille très bien aujourd'hui
07:05mais c'est compliqué
07:06pour un éleveur aujourd'hui
07:07de s'en sortir
07:08oui
07:09et effectivement
07:10le traumatisme
07:11de l'abattage total
07:13qui est au cœur
07:14finalement
07:15des revendications
07:16par rapport à la DNC
07:17ne se compensera jamais
07:19par des indemnisations financières
07:21enfin je veux dire
07:21c'est le boulot
07:23de plusieurs générations
07:24d'éleveurs
07:24ses parents
07:25ses grands-parents
07:26voilà
07:26donc il faut l'entendre
07:28il faut le comprendre
07:28maintenant
07:29on entend
07:32sur les barrages
07:33que ce n'est pas
07:33la seule revendication
07:34c'en est une
07:36il faut savoir
07:37si on veut éradiquer
07:37avec d'autres problématiques
07:40qui remontent
07:41bien évidemment
07:41qu'est-ce qu'on veut
07:42l'éradiquer totalement
07:43si on veut l'éradiquer totalement
07:44la seule méthode
07:45c'est celle-là
07:45c'est grâce à celle-là
07:46qu'on a éradiqué
07:47la fièvre afeuse
07:48qu'on a éradiqué
07:49la grippe aviaire
07:51voilà
07:52il n'y en a pas 50
07:52et après
07:53si on veut vivre avec
07:54on peut vivre avec
07:55en vaccinant
07:55comme on fait avec la LCO
07:56mais avec des impacts économiques
07:58et politiques
07:58qui sont assez dramatiques
08:00donc voilà
08:01donc oui
08:02on entend sur le Mercosur
08:03les inquiétudes
08:04je pense que
08:04le président de la République
08:05est assez clair
08:06et le Premier ministre
08:07et la ministre de l'Agriculture
08:08que j'ai vu
08:08à travers une publication
08:11a dit que la France
08:12allait s'opposer au Mercosur
08:13il faut espérer
08:14qu'il y ait une minorité
08:14de blocage
08:15au Conseil de l'Europe
08:16pour s'opposer
08:18pour que ce traité funeste
08:19pour l'agriculture française
08:21ne rentre pas en application
08:22On est avec
08:23Jean-Louis Marginier
08:24qui est influenceur rural
08:26bonsoir Jean-Louis Marginier
08:28Monsieur
08:30Oui
08:31Merci
08:32Merci de vous donner
08:33la parole
08:34Est-ce qu'il y a un mal-être
08:35paysan
08:36et de la France rurale
08:37vous êtes un influenceur
08:39très suivi sur les réseaux sociaux
08:40en tant qu'agriculteur
08:42il y a un mal-être
08:42paysan
08:43et de la France rurale
08:43Oui
08:45il y a un gros malaise
08:46vraiment un gros malaise
08:47je ne sais pas
08:48si les gens se rendent compte
08:49du malaise
08:50qui se passe
08:51actuellement
08:52François
08:53Jean-Louis
08:55vous restez avec nous
08:55Sylvie est avec nous
08:57aussi au 0826
08:58300 300
08:58bonsoir Sylvie
08:59vous nous appelez
09:00de Rodez
09:01vous êtes femme
09:02et mère d'agriculteur
09:03vous vouliez réagir
09:04Oui
09:05parce que
09:06j'entends souvent
09:07des émissions
09:07qui parlent
09:08du mal-être
09:08des agriculteurs
09:09des conditions
09:10de travail
09:11je voulais vous dire
09:13que nous
09:14on est une famille
09:14où on fait la vie
09:16en vache
09:16H24
09:17les week-ends
09:18je vais aider
09:19et malgré tout ça
09:21mon fils
09:22et mon mari
09:23ne peuvent pas
09:24se sortir de salaire
09:25parce qu'en fait
09:26on est lié
09:27au prix du marché
09:28ils font du veau
09:30sous la mer
09:30en filière
09:30la bouche
09:31c'est une production
09:32très qualitative
09:33de niche
09:34mais on est lié
09:35au prix du marché
09:35il y a un seul marchand
09:38qui vient
09:39acheter les bêtes
09:39il prend les bêtes
09:41on ne sait pas
09:41combien il nous les paye
09:42il nous les paye
09:43en fonction du classement
09:45alors les agriculteurs
09:46qui entendent
09:46ils savent que
09:47cette production
09:47c'est une production
09:49qui demande énormément
09:49de travail
09:50d'ailleurs il y a
09:52peu de gens
09:52qui font ça
09:53il faut dire que
09:54le veau que vous achetez
09:55embarquait dans les supermarchés
09:57c'est du veau
09:57qui est élevé
09:58en intégration
09:59ce sont les veaux
09:59des vaches laitières
10:00qui sont ramassés
10:01réunis dans
10:02dans des bâtiments
10:04immenses
10:04nourris avec du lait
10:06en poudre
10:06bourré d'antibiotiques
10:07sortir un produit
10:08très formaté
10:09avec une couleur unique
10:11une taille d'escalope
10:12et de côtelettes
10:13uniformes
10:14mais les animaux
10:15en fait
10:15ils ne sortent pas
10:16d'une chaîne d'usine
10:17ils ont chacun
10:18leur spécificité
10:19et si vous voulez
10:20aider les agriculteurs
10:21il faut favoriser
10:22les surquits courts
10:23il faut aller acheter
10:23directement chez eux
10:24parce que
10:25les intermédiaires
10:26se gardent sur le dos
10:27des producteurs
10:28je rebondis sur ce que
10:30vous dites Sylvie
10:30c'est-à-dire que
10:31lorsque vous ne connaissez pas
10:33à l'avance
10:34le prix
10:34c'est fou
10:35non
10:36attendez
10:37je me retourne vers
10:38Stéphane
10:39la difficulté
10:40effectivement
10:41lorsque l'on a
10:42avec Jean-Baptiste
10:43porté la loi Egalim
10:45c'était
10:45avec l'ambition
10:47de construire
10:48un prix en marche avant
10:49c'est-à-dire partir
10:50de son prix de revient
10:51pour définir
10:53le prix
10:53qui vous permet
10:54de tout simplement
10:55de gagner votre vie
10:56et de bien négocier
10:58alors ça a pu marcher
11:00et c'est vrai que
11:01la loi Egalim
11:01a eu des répercussions
11:03positives
11:04sur la filière laitière
11:06mais on s'aperçoit
11:06effectivement
11:07et Jean-Baptiste
11:07ne me contribuera pas
11:09là-dessus
11:09que sur la filière bovine
11:11le compte n'y est pas
11:13aujourd'hui
11:13nous avons du mal
11:14à contractualiser
11:15dans certains points
11:16de filière
11:17et pourtant
11:17ce sont des produits
11:18de qualité
11:19vous parlez madame
11:20d'élevage de veaux
11:21sous la mer
11:22c'est un produit
11:23qui est recherché
11:24c'est le veau du séguer
11:25qui est là théoriquement
11:26dans l'Aveyron
11:26qui est très qualitatif
11:27et dans l'Aveyron
11:28en particulier
11:29et c'est vrai que
11:29je vois mes deux collègues
11:31de l'Aveyron
11:31qui défendent cette filière
11:32bec et ongle
11:34et qui ont des craintes
11:35qui risquent de se passer
11:37demain avec les traités
11:37internationaux
11:38et donc nous devons
11:39accentuer ce travail
11:40sur la contractualisation
11:42et mettre les éleveurs
11:44au cœur du dispositif
11:45et de la négociation
11:45mais qui décide de ça
11:46Stéphane Travers
11:47parce que j'ai l'impression
11:48qu'on est tous
11:50on n'a pas de poids
11:53là-dessus
11:53qui décide aujourd'hui
11:54de ne pas donner des prix
11:55en avance
11:56alors il y a le travail
11:58de l'interprofession
11:59il y a ce qu'on appelle
12:00sans rentrer dans la technique
12:01les indicateurs
12:02de coût de production
12:02qui doivent permettre
12:03de fixer
12:04les prix
12:05qui permettent
12:05aux éleveurs
12:06de pouvoir
12:07tout simplement
12:08gagner leur vie
12:09et derrière
12:11ce sont effectivement
12:12les marchés
12:14qui ensuite
12:15en fonction de la demande
12:16des clients
12:18qui vont déterminer
12:21les niveaux de prix
12:22mais je crois que
12:23moi je crois que
12:25la contractualisation
12:26reste un modèle
12:27qui peut nous permettre
12:29de mieux anticiper
12:30à la fois
12:31les crises économiques
12:34les besoins
12:34aussi
12:35et on a besoin
12:36de planification
12:36aussi dans l'élevage
12:38dans l'élevage bovin
12:38et c'est aussi
12:40une manière
12:41pour
12:42les producteurs
12:44de pouvoir
12:45mieux négocier
12:46parce qu'ils auront
12:47contractualisé
12:48de mieux négocier
12:49leur prix
12:50en deçà duquel
12:51ils gagneront
12:52leur vie
12:52tout simplement
12:53Jean-Baptiste Moreau
12:54en 1982
12:55vous étiez agriculteur
12:57la France comptait
12:581,6 millions
12:59je ne suis pas si vieux
13:00que ça Philippe
13:01non non
13:01en 1982
13:02j'avais 100 ans
13:02Jean-Baptiste Moreau
13:03c'est 1882
13:05mon père était agriculteur
13:07mais pas moi
13:08en 1982
13:09la France comptait
13:121,6 million
13:14d'agriculteurs
13:14400 000 aujourd'hui
13:16l'agriculture
13:17c'était 7,1%
13:18de l'emploi
13:19en France
13:191,5%
13:21aujourd'hui
13:21alors
13:21outre la mécanisation
13:23mais il y avait déjà
13:23des moissonneuses
13:24batteuses à l'époque
13:25comment expliquer
13:26cet effondrement
13:27du nombre
13:27d'agriculteurs
13:28ben effectivement
13:30et c'est là
13:30que réside
13:31une partie du malaise
13:32c'est ce que je disais
13:33tout à l'heure
13:33aujourd'hui
13:34avant l'agriculteur
13:35il travaillait
13:36avec ses 400 voisins
13:37quand il manipulait
13:38des animaux
13:39et tout ça
13:39aujourd'hui
13:39il se retrouve tout seul
13:40quand il a de la chance
13:41il trouve des salariés
13:42pour faire le boulot
13:43avec lui
13:43parce que
13:43dans les animaux
13:45faire le boulot tout seul
13:46c'est pas simple
13:46donc voilà
13:47mais oui
13:48la raréfaction
13:49elle est due à ça
13:49elle est due
13:50au problème économique
13:51qui fait qu'on n'arrive pas
13:52à vivre de son métier
13:54et que ça a découragé
13:55un certain nombre
13:56d'agriculteurs
13:57notamment les exploitations
13:58les plus petites
13:58il y a eu des regroupements
13:59voilà
14:00il y a des sociétés
14:01aujourd'hui
14:01des geeks
14:01justement pour mieux
14:02organiser le travail aussi
14:03parce que
14:04parce que les nouvelles
14:04générations d'agriculteurs
14:05aujourd'hui
14:06qui sortent de l'école
14:07les jeunes
14:08ils ne veulent pas
14:09forcément bosser
14:10tous les week-ends
14:11jour et nuit
14:12donc si vous avez
14:13deux ou trois associés
14:14vous pouvez vous relayer
14:15c'est moins dur
14:16et ce que disait
14:17madame
14:18sur le veau de lait
14:18il n'y a pas que le veau de ségala
14:19il y a le veau de corésien aussi
14:20mais là dans la veau
14:23c'est plutôt le ségala
14:24à mon avis
14:24Jean-Louis
14:26oui
14:27Jean-Louis Marginier
14:28oui
14:28on parlait du mal-être paysan
14:30souvent vous vous plaignez
14:31des problèmes
14:32de paperasse
14:33parce que l'expression
14:34c'est un peu comme les médecins
14:35qui disent
14:36on passe plus de temps
14:37à faire des tableaux Excel
14:37ou les policiers
14:38ou les policiers
14:39c'est pareil
14:40on passe plus de temps
14:41à faire des tableaux Excel
14:42qu'à s'occuper de notre bétail
14:44ou de nos champs
14:45est-ce que c'est la réalité ?
14:47bon écoutez déjà
14:48je vais vous arrêter
14:48parce que moi je ne suis pas
14:49agriculteur déjà
14:50bon je suis un gars
14:52qui est de la terre
14:54aussi
14:54qui adore la terre
14:55et les animaux
14:56bon
14:57il y a quelques bêtes
14:58dans les ombres
14:59ça j'ai entendu parler
15:00qu'il y a beaucoup
15:01de paperasse
15:02et c'est un petit peu
15:04pas tellement ça
15:05c'est embêtant
15:07beaucoup de papiers
15:08pour rien faire
15:08c'est-à-dire que
15:09comme votre précédent collègue
15:12qui disait
15:13qu'aujourd'hui
15:14il y a de moins en moins
15:15d'agriculteurs
15:16c'est vrai
15:17et moi ce que j'ai remarqué
15:18est-ce qu'il y a de plus en plus
15:19de fonctionnaires
15:21dans les bureaux
15:22c'est-à-dire que
15:23il y a la moitié
15:24des agriculteurs
15:26et il y a le double
15:26de gratte-papiers
15:28comme j'appelle ça
15:29ça c'est une vraie question
15:31on va poser la question
15:32à l'ancien ministre
15:33les agriculteurs
15:34se plaignent donc
15:35de la paperasse
15:35quand le nombre
15:36d'agriculteurs
15:37a été divisé par 4
15:38entre 82 et 2024
15:39le nombre de fonctionnaires
15:41du ministère
15:41de l'agriculture
15:42a été multiplié par 2
15:43passant de 18 000
15:45à 36 000
15:45comment expliquer
15:47cette inflation
15:48d'un côté
15:48cette déflation
15:49de l'autre
15:49et on imagine
15:50qu'ils sont
15:51beaucoup moins productifs
15:52que leurs collègues
15:52d'il y a 40 ans
15:53vous savez moi
15:54je veux rendre hommage
15:55aux fonctionnaires
15:56du ministère
15:56de l'agriculture
15:57parce que
15:58c'est 45 000 fonctionnaires
16:00au ministère
16:00de l'agriculture
16:01mais c'est pas 45 000 fonctionnaires
16:02qui sont dans un bureau
16:03ce sont des fonctionnaires
16:04qui sont sur le terrain
16:05ce sont des fonctionnaires
16:07qui sont dans les directions
16:08départementales
16:09de protection des populations
16:10ce sont des fonctionnaires
16:11qui sont vétérinaires
16:13mais ça explique pas
16:14le fait qu'on les doublait
16:15pour s'occuper
16:16de 4 fois moins de monde
16:16mais là aussi
16:17nous avons besoin
16:20aujourd'hui
16:21de fonctionnaires
16:23bien évidemment
16:23pour faire tourner
16:24la machine
16:25on a besoin
16:26de simplification
16:27et vous parlez
16:28au rapporteur
16:28du projet de loi
16:29de simplification
16:30on a essayé
16:30et vous voyez
16:31c'est toujours la même réaction
16:32quand on parle de simplification
16:33cela fait toujours sourire
16:35parce qu'on part de tellement loin
16:36je suis d'accord avec vous
16:37nous avons un gros travail
16:39là dessus à faire
16:39ça date pas de Macron
16:40ça date de Hollande
16:41à chaque fois
16:41que ça a commencé
16:43sous François Hollande
16:44puisqu'il y avait
16:45un secrétariat d'état
16:46qui était dédié
16:47à ça
16:48avec Clotilde Walter
16:49et Jean-Vincent Placé
16:50qui a été le premier
16:52pour ramener
16:53les choses
16:54à ce qu'elles sont
16:55et donc
16:56nous avons
16:56ce gros travail
16:57de simplification
16:58à mener
16:59et lorsque nous avons
17:00travaillé sur le projet
17:01de loi simplification
17:02il y a encore quelques semaines
17:03au Parlement
17:04et bien nous avions
17:04beaucoup de mal
17:05à simplifier
17:06parce que
17:07vous avez
17:08beaucoup de parlementaires
17:09qui à force d'un moment
17:11viennent recréer
17:12de la norme
17:12et de la norme supplémentaire
17:14et je peux vous dire
17:15que ce n'a pas été
17:16une partie
17:17très très simple
17:17et nous avons besoin
17:19de travailler
17:20à cette simplification
17:21dans les démarches administratives
17:22mais nous avons besoin
17:23de l'accompagnement
17:24administratif
17:25et moi je vais véritablement
17:26rendre hommage
17:27aujourd'hui
17:27avec la crise que nous avons
17:29et notamment la crise sanitaire
17:30nous étions tout à l'heure
17:31à l'Assemblée nationale
17:32à la commission des affaires économiques
17:34que je préside
17:34nous avons auditionné
17:35la directrice
17:36de la direction générale
17:37de l'alimentation
17:38qui nous a expliqué
17:39ce que faisaient
17:41les fonctionnaires
17:42du ministère de l'agriculture
17:43sur le terrain
17:44les vétérinaires
17:45pour aller expliquer
17:46ce qu'ils font
17:47tout au long de l'année
17:48pour
17:49je dirais
17:50enrayer
17:52les différentes
17:53épisodies
17:55que les agriculteurs
17:56peuvent rencontrer
17:57ce sont aussi
17:58les formations
17:59à travers les lycées agricoles
18:00nous avons l'ONF
18:02également
18:02à chaque budget
18:04lorsque
18:05certains
18:06veulent
18:07quelque part
18:08supprimer
18:09des postes
18:10et bien
18:10vous en aurez toujours
18:12pour venir
18:12défendre
18:13le fait que
18:14on a besoin de gens
18:15pour s'occuper de nos forêts
18:16on a besoin de gens
18:17pour s'occuper de notre
18:17sécurité alimentaire
18:19on a besoin de gens
18:20pour surveiller nos frontières
18:21et bien vérifier
18:22si les produits
18:23qui rentrent en France
18:24sont conformes
18:25à nos attentes sociétales
18:26environnementales
18:27sociales
18:28et sanitaires
18:29et donc tout cela
18:30c'est fait par les fonctionnaires
18:31du ministère de l'agriculture
18:32et il faut aussi
18:33leur rendre hommage
18:33mais
18:34comme le dit
18:35notre interlocuteur
18:37influenceur
18:38sur les réseaux
18:40Jean-Louis Marjorie
18:40je veux dire
18:42qu'il a raison
18:44on a un gros travail
18:45de simplification
18:45à faire
18:46mais la montagne
18:47est haute
18:48Sylvie
18:49quand vous écoutez
18:49notre ancien ministre
18:51de l'agriculture
18:52qu'est-ce que vous avez
18:53envie de lui demander
18:53pas grand chose
18:57je pourrais aussi dire
18:58il parle des exploitations
19:00il y a de moins en moins
19:01d'agriculteurs
19:02mais c'est lié au fait
19:03à la pression foncière
19:04et puis aussi
19:05à l'agrandissement
19:06tout le foncier
19:07part à l'agrandissement
19:08c'est parce que
19:09les gens qui sont déjà
19:10bien assis
19:10en veulent encore plus
19:11et ils ne laissent pas
19:13de place
19:13aux exploitations
19:14petites
19:14voire moyennes
19:15mon mari
19:16il a débuté
19:17il avait 10 hectares
19:18familial
19:19après il a
19:20une double activité
19:21il était salarié
19:23dans une entreprise
19:23dans le bâtiment
19:25en faisant
19:25l'exploitation
19:27ensuite il avait
19:28la possibilité
19:28de s'agrandir
19:29on a installé
19:30notre office
19:31il a eu aussi
19:33l'occasion
19:33de s'agrandir
19:34là ils sont à 2
19:35sur 60 hectares
19:35c'est pas beaucoup
19:36ils sont en gaec
19:37mais ce qu'on nous dit
19:39c'est que les agriculteurs
19:40ce sont eux
19:41qui entretiennent
19:42les espaces
19:42et les grosses structures
19:44avec
19:44elles vont travailler
19:48les parties
19:49les plus mécanisables
19:49mais le reste
19:50ça va devenir
19:51des friches
19:51donc autrefois
19:53certes
19:54les petites exploitations
19:55vivaient
19:55avec quelques bêtes
19:57et maintenant
19:58c'est plus possible
19:59mais tant à dire
20:00que l'Europe
20:01les aides de l'Europe
20:02franchement
20:03c'est un bol d'air
20:05pour la trésorerie
20:06quand les primes tombent
20:08on peut la payer
20:11ça il faut le dire aussi
20:12on court un danger
20:14sur la PAC
20:14il y a ça aussi
20:16parce que dans
20:16la colère
20:19qui s'exprime
20:20aujourd'hui
20:20sur le terrain
20:21il y a
20:22la crainte
20:23d'une PAC
20:24qui ne soit pas
20:24à la hauteur
20:25des ambitions
20:25de la politique agricole
20:26que nous souhaitons mener
20:27aujourd'hui
20:28il y a la tentation
20:29au niveau européen
20:30de fusionner
20:31la politique agricole commune
20:33et les politiques de cohésion
20:34ce qui reviendra à dire
20:35que nous aurions
20:35une politique agricole commune
20:37à la carte
20:38qui ne serait plus
20:40à la hauteur
20:41de ce qu'elle est
20:41aujourd'hui
20:42et bien évidemment
20:43aujourd'hui
20:44les agriculteurs
20:44ils ne veulent pas vivre
20:45de subventions
20:46bien évidemment
20:47ils veulent vivre
20:47de leur travail
20:48et ça moi je le partage
20:49totalement
20:49et il ne faut pas opposer
20:51les modèles
20:51les uns aux autres
20:53pour autant
20:53la politique agricole commune
20:55la France en est
20:56un des premiers contributeurs
20:57net
20:58c'est 10 milliards d'euros
20:58qui reviennent
20:59dans nos fermes
21:00tous les ans
21:01avec la politique agricole commune
21:03qui sont bien répartis
21:04ces 10 milliards
21:04alors après il y a la question
21:06de la répartition
21:07c'est une vraie question
21:07premier pilier
21:08deuxième pilier
21:09vous savez que
21:10il y a aussi des aides
21:11ce sont des aides surfaciques
21:12etc
21:12et c'est vrai qu'il y a
21:14un débat aujourd'hui
21:14et nous l'avons
21:15à l'Assemblée Nationale
21:16sur la manière
21:18aujourd'hui
21:19de répartir
21:20la politique agricole commune
21:21et là nous sommes en train
21:22de discuter
21:23la maquette financière
21:24de la politique agricole commune
21:25et aujourd'hui
21:26elle n'est pas suffisamment
21:28ambitieuse
21:28nous ne sommes pas
21:29au rendez-vous
21:29des attentes
21:30à la fois des agriculteurs
21:31mais aussi des attentes
21:31du modèle agricole
21:33que nous souhaitons porter
21:33les uns et les autres
21:34Merci en tout cas
21:35Jean-Louis
21:35d'avoir appelé
21:36au 0826 60 300
21:38merci beaucoup
21:38Sylvie en tout cas
21:39pour votre témoignage
21:41comment on peut
21:42alors Jean-Baptiste Moreau
21:43ou Stéphane Travers
21:44inspiré encore
21:45et comment on peut
21:46cette situation
21:48peut nous permettre
21:49d'avoir demain
21:50des nouveaux agriculteurs
21:51qui pourront s'installer
21:52qui donneront
21:53avec une vision
21:55assez pérenne
21:56en tout cas
21:56de l'agriculture
21:57parce que forcément
21:59ça doit freiner
21:59pas mal de gens
22:00Stéphane Travers
22:00ou Jean-Baptiste Moreau
22:02et qui pourront
22:03nourrir les français
22:04parce que c'est leur objectif
22:05c'est leur objectif
22:06c'est nourrir les français
22:07avec des produits
22:07de qualité
22:08moi quand je me rends
22:09dans les lycées agricoles
22:10et j'en visite
22:11un certain nombre
22:12il y a beaucoup
22:13de jeunes gens
22:14et beaucoup de jeunes femmes
22:14qui sont entrées
22:16dans les lycées agricoles
22:17et ce qu'on appelle
22:19les NIMA
22:19les non-issues
22:20du milieu agricole
22:21et des jeunes femmes
22:22qui viennent
22:22dans les lycées
22:24pour se former
22:24parce qu'elles veulent
22:26apporter du soin
22:27à leurs animaux
22:27et ensuite pouvoir
22:29élever des animaux
22:31et en faire des produits
22:32de qualité
22:33et donner du sens
22:34aussi à leur métier
22:35et je pense qu'on a besoin
22:37de la confiance
22:37quand on a fait
22:39le projet de loi
22:40d'orientation agricole
22:41on a créé le bachelor
22:42le bachelor
22:43c'est comment on donne
22:44des outils
22:44techniques
22:45de formation
22:47aux agriculteurs
22:48parce qu'à un agriculteur
22:49on lui demande aujourd'hui
22:49des capacités agronomiques
22:51bien évidemment
22:52savoir cultiver sa terre
22:53savoir élever ses animaux
22:54mais on lui demande aussi
22:55de savoir gérer une entreprise
22:57d'être un chef d'entreprise
22:58et donc
22:59il faut développer
23:01cela
23:01et nous aurons
23:03la confiance
23:03dès lors où nous saurons
23:04donner des débouchés
23:05commerciaux
23:06aux agriculteurs
23:07dès lors où on leur dira
23:08vous prenez une exploitation
23:10et demain
23:11vous avez un modèle
23:12qui est pérenne
23:13un modèle qui est compétitif
23:14là vous aurez
23:15vous retrouverez
23:16des agriculteurs
23:16suffisamment nombreux
23:17parce que nous avons besoin
23:18de travailler aussi
23:19à notre souveraineté alimentaire
23:20pour ne pas dépendre
23:21des autres pays
23:22il y a une question
23:23comme il se pose
23:24pour une réponse rapide
23:25on parle de l'Europe
23:26est-ce qu'il n'y a pas
23:26quand même une concurrence
23:27déloyale intra-européenne
23:28on l'a vu pour l'élevage bovin
23:30Jean-Baptiste Moreau
23:31où les abattoirs allemands
23:32faisaient travailler
23:33des travailleurs détachés
23:34roumains ou tchèques
23:35à 400 euros par mois
23:36pour 48 heures de travail
23:37par semaine
23:38ce qui a tué nos abattoirs
23:39comme d'où par exemple
23:40non mais ça
23:41ça a progressé justement
23:42ça là-dessus
23:43sur la directive
23:44travailleur détaché
23:45elle a été revue
23:45au niveau européen
23:46mais le mal était fait quand même
23:47le problème des abattoirs français
23:50c'est surtout
23:50qu'il manque de marchandises
23:51c'est qu'il manque d'éleveurs
23:52et donc il manque d'animaux
23:53et c'est pour ça
23:53que nos abattoirs aujourd'hui
23:54ferment parce qu'ils ont pu
23:55suffisamment d'animaux à abattre
23:57et pour compléter
23:58ce que disait Stéphane
23:59ce qu'ont besoin les jeunes
24:00pour avoir envie de s'installer
24:01notamment en élevage
24:02c'est d'une d'avoir du revenu
24:03évidemment parce que
24:04vous n'allez pas expliquer
24:05à un jeune de venir s'installer
24:06sur une ferme
24:07et qu'il vivra avec rien
24:08et sans salaire
24:09et d'amour et d'eau fraîche
24:10ça ne marche pas
24:11et de deux
24:12c'est l'organisation du travail
24:13parce qu'aujourd'hui
24:14les jeunes générations
24:15elles ne veulent pas forcément
24:16comme j'ai pu le faire
24:17pendant 17 ans
24:17ou comme mes parents
24:18mes grands-parents ont pu le faire
24:19bosser nuit, jour, week-end compris
24:21ils veulent une organisation
24:23du travail différente
24:23et dans le monde de l'élevage
24:24il faut qu'on réfléchisse
24:25sur l'organisation du travail
24:26d'ailleurs pour ça
24:27que j'ai créé un cercle de réflexion
24:28il y a deux ans
24:29pour travailler sur ces questions-là
24:30et sur la politique agricole commune
24:31ils ont besoin d'une vision
24:32globalement politique
24:34à moyen et long terme
24:35parce qu'une exploitation agricole
24:36ça ne se pilote pas à deux ans
24:37ça ne se pilote pas à dix ans
24:38vingt ans
24:39parce que c'est des cycles
24:43qui s'expriment
24:44à travers ces révoltes
24:45c'est parce qu'ils ne voient pas
24:47où on veut les emmener
24:48on leur parle de souveraineté
24:50mais en même temps
24:50on ne cesse d'augmenter
24:51les importations
24:52et de diminuer la production
24:53donc voilà
24:54il y a tout ça
24:55qui est dans la colère
24:56qui se met aujourd'hui
24:56Ils veulent des perspectives
24:57Ils veulent des perspectives
24:58et de la visibilité
24:59Voilà, en tout cas
25:00ce sera le mot de la fin
25:01Merci beaucoup Jean-Baptiste Moreau
25:02d'avoir accepté notre invitation
25:04ancien agriculteur
25:05et ancien député
25:07Merci beaucoup Stéphane Travers
25:10de vous être déplacé aussi
25:11député du groupe Ensemble
25:12pour la République
25:13et ministre de l'agriculture
25:15c'était entre 2017 et 2018
25:17Merci beaucoup en tout cas
25:18Dans un instant
25:20Magali Berda
25:21Ah vous êtes là
25:21Monti
25:22Ça va et vous ?
25:23Oui ça va
25:24On ne vit pas dans la même France
25:25On ne vit pas dans la même France
25:26J'espère que vous allez bien
25:27C'est vrai
25:28C'est passionnant
25:29Chaque soir on apprend des choses en plus
25:31Donc nous l'émission
25:32c'est un peu la politique pour les nuls
25:33On parle vraiment
25:34d'une manière très très cool
25:36très simple
25:37mais au moins
25:38on arrive à se faire comprendre
25:39Donc c'est cool
25:40Et ce soir
25:41on va parler d'un sujet
25:42qui est hyper d'actualité
25:43parce que demain
25:44c'est la journée de l'immigration
25:46Et comme c'est la journée de l'immigration
25:48on a décidé de faire un sujet là-dessus
25:50pour savoir ce que vous en pensez
25:51vous, nos auditeurs préférés
25:52Est-ce que la France a perdu le contrôle ?
25:55Oui ou non ?
25:55C'est un vrai débat en ce moment
25:56sur les réseaux sociaux
25:57Il y a beaucoup de gens qui parlent de ça
25:59Il y a beaucoup de gens qui sont pour
26:00d'autres qui sont contre
26:01Et ce soir pour débattre de ce sujet
26:03On reçoit Gamal Albina
26:05qui est confondateur du mouvement des droits civiques
26:08Et il va débattre avec Jean Messia
26:11qui est président du cercle de réflexion Vivre Français
26:14Ils ne sont pas du tout d'accord
26:15Je préfère vous prévenir
26:16Ça va être un grand moment
26:16Allez 0826 300 300
26:19si vous voulez participer au débat
26:21Vous êtes les bienvenus
26:22On vous souhaite une très belle soirée
26:24Merci beaucoup Maxime
26:25Merci Aude
26:26Merci Antoine
26:28Merci François-Louis
26:30Merci Justine
26:31Merci Philippe David
26:32Merci Cécile Léonis
26:33Merci M. le ministre
26:34d'avoir accepté notre invitation
26:35Merci à vous
26:35Merci de notre invitation
26:36Et à bientôt
26:37Et à bientôt
26:37Et tout de suite Magali Berda
26:39Passez une très belle soirée
26:40On se retrouve demain à partir de 18h
26:41Salut
26:46Parlons vrai
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