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##LA_VERITE_EN_FACE-2025-12-12##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Maxime Liedot.
00:06Très heureux d'être avec vous pendant encore une heure et non pas une émission spéciale,
00:10mais une émission où on va davantage parler avec vous, auditeurs de Sud Radio,
00:13avec cette actualité qui n'est pas anecdotique, un petit sentiment,
00:18une petite sensation de colère agricole qui monte et qui monte,
00:22notamment après ce qui s'est passé hier dans la Riège,
00:25alors qu'un troupeau de vaches devait être abattu.
00:27Plusieurs agriculteurs menés par différents syndicats agricoles naturellement
00:30ont décidé de se mobiliser pour bloquer l'accès à cette ferme en disant
00:35non, il n'y a aucune vache qui sera abattue aujourd'hui.
00:38Mobilisation des forces de l'ordre, nous avons vu des échanges de lacrymogènes,
00:42des insultes, des scènes même de violence entre les forces de l'ordre et les agriculteurs.
00:46Première question, est-ce que l'État en a trop fait ?
00:49Est-ce qu'il a montré la force de manière disproportionnée ?
00:53Vous venez réagir et vous nous donnez votre avis au 0826-300-300,
00:57mais en réalité, plus profondément, c'était François-Xavier à l'instant au standard,
01:01au 0826-300-300 qui nous disait
01:03« Mais moi, je pense en réalité que la colère des agriculteurs peut mettre le feu aux poudres ».
01:09Et quand il disait « Le feu aux poudres », ça voulait dire que derrière,
01:12les agriculteurs pouvaient emporter avec eux toutes les colères qui sont en train de bouillir dans le pays.
01:17Comment vous regardez ce sujet ? Est-ce que vous craignez que les agriculteurs représentent l'aune d'une nouvelle révolution ?
01:22Vous nous appelez 0826-300-300, le site sudradio.fr, ainsi que l'application et les réseaux sociaux de Sud Radio.
01:31Vous en avez l'habitude, mais je le répète, 0826-300-300, vous nous appelez, bien sûr,
01:37pour participer à la conversation, interagir avec nous, nous interpeller également.
01:41Si vous habitez dans ces coins-là, si vous connaissez, si vous êtes vous-même agriculteur,
01:46n'hésitez pas, Sud est votre radio.
01:48Bonjour Nathalie.
01:49Bonjour à tous.
01:50Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
01:52Oui, merci de nous donner la parole, enfin de me donner la parole.
01:56Je ne suis pas agricultrice, je suis fonctionnaire territoriale,
02:00mais j'ai des animaux, pas des vaches, mais j'ai des chevaux.
02:03J'ai ma fille qui est vétérinaire, j'ai mon beau-fils qui était hier sur la ferme en question,
02:08parce qu'il est en armes, en intervention.
02:11Je suis en colère, extrêmement en colère, et je suis très triste,
02:14parce qu'à l'heure où on se parle, ils sont en train d'abattre toutes ces vaches,
02:18parce que l'État n'a pas fait les choses comme il fallait.
02:23Encore une fois, l'État nous montre les uns contre les autres.
02:27Hier, j'ai tremblé pour mon beau-fils.
02:29La semaine dernière, je tremblais pour la collègue de ma fille,
02:32qui a été réquisitionnée pour aller abattre un autre troupeau situé ailleurs.
02:36Et je tiens juste à manifester combien nous sommes en colère,
02:41et on n'est pas forcément des agriculteurs, on est des Français,
02:43de voir qu'on décime toutes les choses qui sont belles,
02:46toutes les choses qui sont bonnes dans notre pays.
02:49Je voulais le signifier, j'en ai pleuré, je me suis mis vraiment dans tous mes États,
02:53parce que je tremble pour les miens, je me tremble pour nos animaux,
02:56je tremble pour mon pays.
02:58Il ne faut pas oublier que les révoltes partent souvent de choses comme ça.
03:02Les jacqueries, on en a entendu parler.
03:04Et enfin, dernière chose, c'est illogique,
03:08parce que cette maladie, on n'arrivera pas à l'endiguer,
03:11parce que cette maladie, c'est comme le frelon asiatique,
03:13c'est comme la STO qui touche les ovins.
03:16Cette maladie, il faut laisser l'immunité se faire, il faut vacciner.
03:20Et on sait très bien que ce n'est pas contagieux, ça ne va pas faire...
03:23J'en perds ma voix.
03:25On sait très bien que ça ne va pas nous faire mourir, nous les hommes,
03:28et les autres pays européens, on n'en parle pas.
03:30Ils ont réussi à éradiquer la maladie, tant d'abattre les troupeaux.
03:34Mais Nathalie, on vous sent en colère, on vous sent émue aussi, naturellement.
03:39Est-ce que vous pensez, vous, dans l'état du pays,
03:41que les agriculteurs peuvent emmener avec eux,
03:44on va dire, le restant de la colère de Dieu, comme on dit ?
03:46C'est-à-dire tous ceux actuellement qui se sentent en colère,
03:48qui se sentent révoltés.
03:50Alors, je vais vous dire, je suis partagée entre deux,
03:54comme tout le monde, mais au fond de moi,
03:56au fond de moi, à l'âge que j'ai, je l'espère,
03:59je l'espère, et j'espère que les gendarmes,
04:02dont mon beau-fils, qui a été contre son gré,
04:05parce qu'ils ne savent pas, quand on les envoie quelque part,
04:07où ils vont, quand j'ai su qu'il était hébergé sur Toulouse,
04:10et ensuite j'ai su, j'ai communiqué avec lui qu'il était dans le camion,
04:13j'ai dit, s'il te plaît, n'interviens pas, s'il te plaît,
04:16ne fais pas contre nous-mêmes, nos racines, nos Français, nos vaches.
04:21Il m'a dit, t'inquiète pas, pour le moment,
04:23c'est les CRS qui sont devant.
04:24Devoir trembler, d'être écartelé,
04:27entre les agriculteurs que j'aime et qui sont dans ma famille,
04:30les vétérinaires qui sont dans ma famille,
04:33et les gendarmes qui sont dans ma famille,
04:34dans nos familles, l'État, qu'est-ce qu'il fait ?
04:36Alors qu'il y a d'autres solutions, elles existent.
04:40Et là, Annie Génevard, je la déteste.
04:43Et ce gouvernement qui ne se penche pas sur nos agriculteurs,
04:45qui vont bientôt devoir manger au Secours Populaire,
04:48ou bien au Resto du Coeur,
04:50je suis très en colère.
04:53Voilà, ça me dépasse.
04:54Et j'espère, oui, que les agriculteurs vont emmener
04:57tous les gens censés,
04:58et qui vont obliger le gouvernement
05:00à prendre d'autres dispositions que la vache systématique.
05:03Qu'est-ce que ça va être demain ?
05:04Et pendant le Covid, on n'a pas abattu systématiquement les hommes,
05:07heureusement.
05:08Pourquoi on abat systématiquement les vaches,
05:10alors qu'on peut sauver ?
05:11En tout cas, c'est la solution qui semble être prise,
05:14et qui semble être prouvée pour le moment,
05:15ma chère Nathalie.
05:16Je vous remercie en tout cas d'avoir partagé,
05:18et surtout exprimé votre colère,
05:20comme il se doit ce matin, sur Sud Radio.
05:22Et je vous souhaite une belle journée.
05:230826 300 300, pour poursuivre la conversation,
05:27le dialogue.
05:27Bonjour Philippe.
05:29Oui, bonjour Sud Radio,
05:31et merci de nous faire discuter,
05:34dialoguer dans les campagnes de différentes personnalités
05:37de ce pays-là.
05:38Moi, je voulais compléter,
05:40je voulais compléter ce n'est,
05:41je comprends déjà le monde,
05:43mais le premier faut-il dans tout ça,
05:45je pense qu'il faut déjà qu'on appelle à la raison,
05:46tout le monde,
05:47et le premier faut-il dans tout ça,
05:48qui manque de dialogue,
05:50c'est l'État.
05:50L'État est en train de laisser partir
05:53le feu au pouce dans les campagnes,
05:55chez les agriculteurs,
05:56chez les artisans,
05:57chez les commerçants,
05:57chez les entrepreneurs.
05:59Là, vous avez l'impression que tout est lâché,
06:01mon cher Philippe,
06:01c'est-à-dire que ça va partir des agriculteurs,
06:03et que ça va atteindre tout le monde.
06:04Là, aujourd'hui, vous savez,
06:06vous savez, je vais vous dire,
06:07le président de la République,
06:08avec le ministre de l'Agriculture,
06:09devait se rendre dans la riège aujourd'hui,
06:11et aller discuter avec le monde agricole,
06:14et dire qu'est-ce qu'ils vont faire,
06:16où ils veulent aller,
06:17et qu'est-ce que ça va donner.
06:19Parce qu'aujourd'hui, tout le monde,
06:20vous savez, les réseaux sociaux,
06:21on entend de tout,
06:23ils se disent de ces choses,
06:24mais alors,
06:24mais c'est imprésemblable.
06:27Et on laisse partir le feu au pouce dans les campagnes.
06:30Alors, il y a des gens qui souffrent,
06:31il y a des gens qui souffrent,
06:32et je pense que l'État est fautif
06:34de laisser faire comme ça,
06:35d'envoyer des forces de l'ordre.
06:36Je pense qu'il faut aller à la raison
06:37et prendre la discussion.
06:39Parce qu'on ne va jamais rien régler
06:41avec la force.
06:42Je veux dire, aujourd'hui,
06:43il y a des hommes et des femmes
06:43qui nourrissent le pays.
06:44On est en train de montrer à nos enfants
06:46une image catastrophique.
06:47Dans le monde,
06:48on a une image catastrophique.
06:50Je crois qu'on est la meilleure,
06:53on a les meilleurs produits agricoles du monde,
06:55tout le monde le sait,
06:56et on est en train de se dégrader.
06:58Donc, je pense que l'État,
06:59je vais reprendre la main
07:00et remettre le dialogue
07:01au centre du pays.
07:02et qu'on arrête de se tirer dessus.
07:04Je pense que l'image qu'on a vu hier
07:06et qu'on voit encore aujourd'hui,
07:07attention,
07:08j'espère que ça ne pourrait pas démarrer
07:10une vraie ambélie de manifestation
07:13dans le pays,
07:14parce que ce n'est pas bon.
07:14On est à deux mois
07:15du salon de l'agriculture,
07:16et ce n'est quand même pas bon.
07:17Je pense qu'il faut reprendre la raison.
07:18Vous avez raison de rappeler cette échéance,
07:19Philippe,
07:19à deux mois seulement du salon de l'agriculture.
07:22Voilà.
07:23Et reprendre de la raison,
07:24et je pense que l'État,
07:25le ministre et le président
07:25de l'Ouest sera sur les lieux,
07:27et discuter avec le monde agricole
07:28et arrêter cette protection.
07:30C'est des gens comme les autres,
07:31nos élus.
07:32Ils sont élus,
07:32demain,
07:32ce sera quelqu'un d'autre.
07:33Il faut qu'ils aillent
07:34dans les campagnes,
07:36en Lauser,
07:36dans le Lod,
07:37dans la Creuse,
07:37dans la Riège.
07:38Il faut qu'ils aillent voir
07:39ce qui se passe.
07:40Merci beaucoup, Philippe,
07:41d'avoir passé cet appel,
07:42peut-être,
07:43au retour au terrain
07:44et à la réalité
07:45sur Sud Radio,
07:46où vous avez parlé vrai.
07:470826 300 300.
07:49Je souhaite une très belle journée.
07:50Bonjour, René.
07:52Oui, bonjour.
07:53Bonjour, René.
07:54Merci d'être avec nous ce matin.
07:55Comment allez-vous ?
07:55Très bien, et vous ?
07:57Oui, très, très bien.
07:58Merci beaucoup
07:59de nous avoir appelés ce matin
08:00au 0826 300 300.
08:02Quel regard vous vous portez
08:03sur cette colère agricole
08:05qui gronde,
08:05qui gronde
08:06et qui risque quand même
08:07d'entraîner énormément
08:08d'autres colères
08:09avec eux ce matin.
08:12Je crois que vous ne mesurez pas bien
08:14la gravité de la situation
08:15parce qu'au jour d'aujourd'hui,
08:18face aux agriculteurs,
08:19ils ont mis la garde mobile.
08:21La garde mobile ne pourrait intervenir
08:23que sur les zones
08:24au plus haut niveau
08:25de l'État.
08:29C'est de la garde mobile,
08:30ce sont des gens
08:30qui se diraient sur les pieds noirs
08:31en Algérie,
08:32sur les gosses.
08:33Pour vous,
08:33c'était disproportionné
08:34d'envoyer même des forces de l'ordre
08:36avec les agriculteurs,
08:37on aurait dû...
08:37C'est pas disproportionné, monsieur.
08:38C'est pas disproportionné, monsieur.
08:41Quand on dit la garde mobile,
08:43c'est le mot gentil.
08:44La garde mobile,
08:45c'est l'armée.
08:47Bien sûr.
08:48Mais donc,
08:48ça vous semblait...
08:49Ça vous semblait déplacé, René.
08:52Non, mais monsieur,
08:54c'est disproportionné, monsieur.
08:55Vous vous rendez compte,
08:56on envoie l'armée
08:57contre des agriculteurs ?
08:58On va, là.
09:00C'est quoi, là ?
09:01Je vous demande, justement,
09:02le mot que vous utilisez,
09:03vous, pour qualifier ça,
09:04mon cher René.
09:06Ah, monsieur,
09:06c'est une déclaration de guerre.
09:09C'est comme ça
09:09que vous le prenez,
09:10vous,
09:10une déclaration de guerre.
09:11Monsieur,
09:12c'est la garde mobile.
09:13On peut se mettre
09:14à la place du préfet
09:15qui a vu beaucoup...
09:15Quand l'État a envoyé
09:15la garde mobile,
09:16dites-moi-le.
09:17Non, mais on peut se mettre
09:19à la place du préfet, René,
09:20et se dire,
09:21quand on voit 200 agriculteurs
09:22débarquer pour...
09:22Ah, mais monsieur,
09:22c'est pas le préfet,
09:23la garde mobile,
09:24c'est pas le préfet.
09:26Intervention à la garde mobile,
09:27renseignez-vous,
09:28c'est au plus haut niveau
09:28de l'État.
09:29Ça peut être une demande
09:30de l'État par le préfet.
09:36Écoutez, monsieur,
09:37on peut jouer sur les mots.
09:41On peut jouer sur les mots,
09:42mais aujourd'hui,
09:43l'État a envoyé l'armée
09:45contre les agriculteurs.
09:47Et quand vous dites
09:48déclaration de guerre,
09:49à l'instant, René,
09:49est-ce que vous pensez,
09:50comme par exemple
09:51Nathalie ou François-Xavier,
09:53que le reste du pays
09:54quand même va se ranger
09:55derrière ces agriculteurs ?
09:58Mais de toute façon,
09:59le reste du pays
09:59est d'ores et déjà
10:00derrière les agriculteurs.
10:04La question ne se pose
10:06de même pas.
10:07Oui.
10:07Pour vous, c'est spontané.
10:08Toute la France
10:09est toujours derrière
10:09les agriculteurs.
10:11Mais monsieur,
10:12mettez-vous à leur place.
10:14Vous avez un troupeau
10:15de 200 vaches,
10:16on vous bousille les 200 vaches
10:18et vous,
10:19qu'est-ce que vous faites ?
10:20Oui, forcément.
10:22Merci beaucoup,
10:23mon cher René,
10:23d'avoir été avec nous
10:24et d'avoir été aussi clair.
10:26On sentait votre émotion
10:27et la colère.
10:280826 300 300.
10:30On poursuit la conversation,
10:32notamment entre 9h30 et 10h.
10:33Vous nous appelez
10:34et vous êtes nombreux
10:35à le faire.
10:36c'est Emmanuel au standard
10:38qui est en train
10:38de gérer tous vos appels
10:39pour qu'on puisse
10:40vous écouter,
10:41vous entendre,
10:42vous le savez.
10:43Sud est votre radio.
10:44A tout de suite.
10:46Le Grand Matin Sud Radio,
10:48la vérité en face,
10:50Maxime Liedot.
10:51Il est 9h19,
10:52on poursuit le dialogue
10:53ensemble sur cette crise agricole
10:55et cette colère
10:56qui monte
10:57et qui monte.
10:57c'est vous témoigner
10:58au 0826 300 300
11:00sur l'application
11:00et le site
11:01sudradio.fr.
11:03Mais pour l'heure,
11:03on vous retrouve,
11:04Félix Mathieu.
11:05Rebonjour.
11:05Rebonjour Maxime,
11:06bonjour tout le monde.
11:07C'est quoi le problème ?
11:08Une mesure qui provoque,
11:09on y vient une fois de plus,
11:10la colère,
11:11mais cette fois-ci,
11:12non pas des agriculteurs,
11:13mais des acteurs du tourisme.
11:14Ce sont des sénateurs
11:15qui veulent mettre en place.
11:16Écoutez bien,
11:17une taxe sur les croisiéristes.
11:2015 euros par touriste
11:21et par escale
11:22quand les gros paquebots
11:23s'arrêtent,
11:23par exemple,
11:23à Marseille ou à Bordeaux,
11:25le Sénat a adopté
11:25cette mesure portée
11:26par le sénateur LR
11:27des Alpes-Maritimes,
11:28Jean-Marc Delia.
11:29Elle est soutenue
11:30notamment par les écologistes,
11:31cette mesure d'un sénateur LR.
11:33Alors reste à voir
11:34si après le Sénat,
11:34ça passera vraiment.
11:35Le gouvernement n'est pas pour
11:37et le débat budgétaire
11:38va revenir à l'Assemblée nationale.
11:39Mais en tout cas,
11:40sur le fond,
11:40l'argument se veut écologique.
11:42Un paquebot émettrait
11:43chaque année
11:43l'équivalent de 10 000 voitures.
11:46Des habitants,
11:46des écologistes
11:47se plaignent
11:48des nuisances
11:48liées à ces pollutions
11:49quand les immenses
11:50paquebots font escale.
11:52Sauf que dans ces mêmes villes
11:53comme Bordeaux
11:54ou bien Marseille,
11:55d'autres mettent en avant
11:55l'importance économique
11:56de ces croisiéristes.
11:58À Bordeaux, par exemple,
11:59la Chambre de Commerce
11:59et d'Industrie
12:00estimait dans Sud-Ouest
12:01que les escales représentent
12:02en quelques heures
12:03une cinquantaine d'euros
12:04dépensés par touristes
12:05en moyenne,
12:06voire plus de 80 euros
12:08quand ça implique
12:08des visites
12:09ou des sorties
12:10liées au vin
12:10à l'eunotourisme.
12:12Et la colère gronde également
12:13du côté de Marseille
12:14où le sujet
12:15provoque des interrogations
12:17et c'est un euphémisme.
12:17Oui, l'invité avec qui
12:18nous serons dans un instant,
12:19Christophe Madrol,
12:20s'est battu avec la région
12:21Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur
12:22pour obtenir
12:23l'électrification
12:24des quais des paquebots
12:25à Marseille
12:25pour justement
12:26qu'il cesse de polluer
12:27pendant les escales.
12:28Et lui, il parle
12:29de verdir le secteur
12:30plutôt que de le taxer
12:31vu l'enjeu économique
12:33qu'il y a derrière.
12:34Mais notez qu'une ville
12:35plus petite comme La Rochelle
12:36a décidé, elle,
12:37pour la première fois,
12:38de passer au zéro escale
12:40de paquebots
12:41dès l'été prochain.
12:42Un plan, je cite,
12:43de décroissance raisonnée.
12:45Ce sont les termes
12:46du Grand Port Maritime
12:47au nom de l'écologie.
12:49Les travaux d'électrification
12:50des quais
12:50qui vont être bientôt
12:52obligatoires
12:53auraient coûté
12:53en même temps trop cher.
12:55C'est aussi ça la raison
12:56de ne pas engager
12:56ces travaux.
12:58En tout cas,
12:59ce repli français
13:00des croisières,
13:01il ne se retrouve pas
13:02vraiment ailleurs dans le monde
13:03avec une croissance
13:04du secteur de 9%
13:06l'année dernière
13:06et même de 57%
13:08sur les dix dernières années.
13:09Et de ce sujet,
13:10justement, mon cher Félix,
13:11vous allez en parler
13:11avec votre invité.
13:12Avec Christophe Madrol
13:13qui est conseiller régional
13:14Union des centristes
13:16et écologistes
13:16pour la région
13:17Sud-Provençal-Pecot d'Azur
13:18et président
13:19de la commission
13:20Maire et Transition écologique.
13:22Bonjour Christophe Madrol.
13:24Bonjour Félix,
13:25comment allez-vous ?
13:26Très bien,
13:26j'espère que vous aussi.
13:28Merci beaucoup
13:28d'être avec nous
13:29dans La Vérité en Face.
13:31Toujours un plaisir
13:31d'être avec Sud Radio.
13:33Bonjour Maxime.
13:34Bonjour mon cher Christophe.
13:37Un plaisir, par contre,
13:38pas pour vous
13:38cette idée de taxes
13:40de 15 euros
13:41par touriste
13:42et par escale.
13:43Ça, vous jugez
13:43cette idée plutôt catastrophique
13:45si j'ai bien compris.
13:46Mais les sénateurs
13:47sont des fous furieux.
13:48Félix,
13:49c'est des fous furieux.
13:50Imaginez,
13:51nous travaillons
13:52avec Renaud Muselier
13:53depuis des années
13:54pour que les touristes
13:57viennent à Marseille.
13:59Marseille est la place
14:00où il faut être aujourd'hui.
14:02Tous les magazines
14:02mondiaux et nationaux
14:04disent que Marseille,
14:06malgré le narcotrafic,
14:07est une ville accueillante
14:09et agréable
14:09au bord de la Méditerranée.
14:10Il faut faire venir
14:12les touristes
14:13et les croisiéristes
14:14font partie
14:14de ces touristes.
14:15Donc,
14:16taxer à 15 euros
14:17par passager
14:19les croisiéristes,
14:20ça va faire effondrer
14:22le nombre d'escales
14:23dans les ports
14:23de Méditerranée
14:24et dans les ports
14:25français
14:26et ça va créer
14:27de fait
14:27des licenciements
14:29massifs
14:29dans le secteur
14:30et l'approprèvement
14:31des villes.
14:32Vous me comparez
14:32la Rochelle
14:33à Marseille.
14:34J'adore la Rochelle,
14:35j'adore l'île de Ré.
14:36Mais comparons
14:37ce qui est comparable.
14:38Marseille doit être
14:39une capitale
14:40de la Méditerranée.
14:42Tout le tourisme
14:43aujourd'hui
14:44lié à la croisière
14:44se développe
14:45en Méditerranée.
14:46Par contre,
14:47vous l'avez dit
14:48avec la région sud,
14:49nous électrifions
14:50les navires
14:51à quai.
14:52Nous devons créer
14:53des circuits touristiques
14:54adaptés
14:55au sur-tourisme.
14:56On doit miser
14:57sur une clientèle
14:58qui vienne enrichir
14:59nos commerçants
15:00à Marseille.
15:01Et nous le voyons bien.
15:02vous parliez
15:04de Bordeaux.
15:04Aujourd'hui,
15:05on estime
15:05à 60 à 70 euros
15:08dépensés
15:09par les touristes
15:10qui viennent
15:11en centre-ville
15:11de Marseille.
15:12C'est ça l'avenir.
15:13Ce n'est pas...
15:14Et pourtant,
15:15vous le savez,
15:15sur le radio
15:16et nos amis
15:18le savent,
15:19je suis écologiste.
15:21Depuis 35 ans,
15:23je me bats
15:23pour le bien-être
15:24en Méditerranée.
15:26Mais arrêtons
15:27de faire
15:27des faux débats
15:28et des critiques
15:29stupides.
15:29Donc, messieurs
15:30et mesdames
15:31les sénateurs,
15:32revoyez votre copie
15:33et arrêtez
15:34de nous embêter.
15:36Oui, vous êtes
15:37de l'union
15:37des centristes
15:38et écologistes,
15:39on la rappelle.
15:40C'est possible,
15:41justement,
15:41vous dites,
15:41de verdir
15:42les paquebots
15:43plutôt que de les taxer.
15:45C'est là-dessus
15:45que vous avez travaillé
15:46notamment sur la question
15:47de l'électrification
15:48des quais
15:48du côté de Marseille.
15:49C'est bien ça ?
15:51C'est exactement ça.
15:51Vous savez,
15:52on part d'un principe
15:52avec Renaud Muselier,
15:54lui qui est médecin,
15:55moi qui suis travailleur social.
15:57Avant de condamner,
15:59avant de punir,
16:01on essaie de trouver
16:01des solutions.
16:03Et en matière
16:03de croisiériste,
16:05on a lancé
16:05un grand projet
16:06en mettant
16:07des millions d'euros
16:08avec la région,
16:10avec la métropole,
16:12avec l'État.
16:13Et aujourd'hui,
16:13un tout petit peu
16:14de la ville de Marseille,
16:16sans rentrer
16:16dans une polémique,
16:18vraiment un tout petit peu
16:19pour pouvoir électrifier
16:20les quais.
16:21Comme ça,
16:21quand les bateaux
16:22de croisière
16:23viennent dans le port
16:24de Marseille,
16:25ils se branchent
16:25à quai
16:26et ne polluent pas
16:27l'atmosphère
16:30de la ville de Marseille.
16:31Oui.
16:33J'imagine alors
16:34que les partisans
16:35de cette taxe
16:36vous répondront
16:37que l'électrification
16:38des quais
16:39ne changerait
16:39en fait
16:40que ces paquebots
16:41restent polluants
16:42par ailleurs,
16:43en haute mer.
16:45Vous savez,
16:45on a baissé.
16:46La France est passée,
16:47on va pas entendre
16:48des détails
16:48très techniques,
16:49mais on est passé
16:50en zone Néca,
16:51où le soufre
16:52a été baissé.
16:53Aujourd'hui,
16:54tous les bateaux
16:55qui naviguent
16:55en Méditerranée,
16:57comme dans les mers
16:58du Nord,
16:59doivent avoir
16:59un soufre
17:00très décarboné.
17:02Donc,
17:02on doit aller
17:03dans ce sens-là.
17:04Demain,
17:04on aura du transport
17:06de passagers
17:07à la voile.
17:08Demain,
17:08on aura des passagers
17:09avec des bateaux
17:11de croisière électriques
17:12et solaires.
17:14L'avenir
17:15est là aussi.
17:17Il ne faut plus
17:17imaginer
17:18le croisière
17:20comme égal
17:21polluant,
17:22égal
17:22salaud.
17:23On doit penser
17:24différemment.
17:26Le tourisme
17:27durable
17:28a changé.
17:29On n'est plus
17:30dans les années
17:3070
17:31où on prenait
17:32la voiture
17:33pour aller
17:33sur la côte d'Azur.
17:35Aujourd'hui,
17:35il y a un autre
17:36tourisme
17:36qui s'installe
17:37et vous l'avez
17:38dit très justement,
17:39Félix,
17:40dans le monde entier,
17:41le croisière
17:41est une manne financière
17:43pour les villes
17:44qui sont
17:45au bord
17:45des mers.
17:47Donc,
17:47ce n'est pas
17:47un vœu pieux
17:48de verdir
17:49les transports
17:51quand on parle
17:51de verdir
17:52les paquebots.
17:54C'est un peu
17:54comme quand on parle
17:54de verdir
17:55les avions.
17:56il y a dans les rangs
17:57écologiques
17:57beaucoup d'écologistes,
17:59beaucoup de sceptiques
18:00qui n'y croient pas vraiment.
18:01C'est une réalité,
18:02ce n'est pas un slogan
18:03la croissance verte
18:05quelque part.
18:06Vous savez,
18:06la famille écologique,
18:07c'est comme la famille LR
18:08ou la famille socialiste,
18:09elle est divisée.
18:10Moi,
18:11je fais partie
18:11des écologistes positifs
18:13qui sont des écologistes
18:14raisonnables,
18:16qui s'appuient
18:17sur la science,
18:17sur la raison.
18:19Aujourd'hui,
18:19dans tous les séminaires
18:21où j'ai,
18:21dans tous les colloques
18:22à l'international,
18:23j'étais à Oslo
18:24il n'y a pas longtemps
18:25où il y avait un colloque
18:26sur la décarbonation
18:27du transport maritime
18:29et des croisières,
18:30ce n'est pas un vœu peu.
18:32Toute l'innovation
18:33aujourd'hui
18:34en matière
18:35du transport maritime
18:35est au cœur
18:36de tous les process.
18:38On le voit
18:38avec CMACGM,
18:40on le voit
18:40avec Corsica,
18:42on le voit
18:43avec les croisières Costa,
18:45ils sont tous
18:46à la recherche
18:46d'un carburant propre.
18:48Le carburant propre,
18:49100% propre,
18:50n'existe pas.
18:51Mais demain,
18:52je vous dis,
18:53et ça commence,
18:53on aura du transport.
18:55J'ai vu le ponant,
18:57le patron du ponant
18:58il y a 15 jours
18:59qui me parle
19:00de croisières
19:01véliques
19:02à la voile
19:02pour pouvoir
19:04et en mettant
19:04du solaire
19:06également
19:06comme carburant.
19:08Eh bien,
19:08merci,
19:08merci beaucoup.
19:09Donc,
19:10verdir les paquebots
19:11plutôt que les taxer,
19:12c'est un peu votre message
19:13ce matin,
19:14Christophe Madrol.
19:14Merci d'avoir passé
19:15la tête dans la vérité
19:17en face
19:17sur Sud Radio.
19:18Ça a été un plaisir
19:19d'être avec vous.
19:20On rappelle que vous êtes
19:20conseiller régional,
19:22union des centristes
19:23écologiques et écologistes
19:24à la région Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur
19:26et vous présidez
19:27la commission maire
19:28et transition écologique
19:29à la région.
19:29Et merci à vous,
19:30Félix Mathieu,
19:31qu'on retrouve donc
19:31tous les jours
19:32dans la matinale
19:33et dans la vérité en face
19:34pour C'est quoi le problème ?
19:35Je vous souhaite
19:36un bon week-end
19:36bien mérité.
19:37En attendant,
19:38on poursuit la conversation
19:39plus que les autres jours.
19:40L'antenne de Sud Radio
19:41vous est ouverte,
19:42auditeur 0826 300 300.
19:45La colère agricole
19:46qui s'exprime,
19:47qui monte,
19:48qui semble s'amplifier.
19:49Comment vous la regardez ?
19:51Est-ce que vous soutenez
19:51les agriculteurs ?
19:53Et notamment après ces images
19:54où on envoie les forces de l'ordre,
19:55est-ce que vous trouvez
19:56que l'État est trop sévère ?
19:57Utilise-t-il la force
19:59de manière trop disproportionnée ?
20:01Et puis,
20:01il y a cette petite question aussi.
20:03C'est Nathalie,
20:04c'est Laurence
20:04et François-Xavier
20:05au standard tout à l'heure
20:06qui nous ont dit
20:07mais au fond,
20:08je pense que les agriculteurs
20:09vont réussir à entraîner
20:11le reste de la colère du pays.
20:13Cette colère sourde
20:14comme on la qualifie souvent.
20:15Est-ce que c'est votre pensée aussi ?
20:17Venez la partager.
20:180826 300 300.
20:20C'est une grande tentacule
20:21au prénom d'Emmanuel
20:22qui est en train de gérer
20:23le standard
20:23et qui réceptionne
20:24tous vos appels.
20:25A tout de suite.
20:26Le Grand Matin Sud Radio,
20:28la vérité en face,
20:30Maxime Liedot.
20:32Merci d'être avec nous
20:33sur l'antenne de Sud Radio
20:34et de dialoguer
20:35au 0826 300 300.
20:37Vous connaissez évidemment
20:38nos réseaux sociaux
20:39puis le site internet
20:41sudradio.fr
20:42ainsi que l'application.
20:43On va parler ensemble
20:44de cette colère agricole
20:46qui peut-être,
20:47comme le disaient
20:47nos différents auditeurs
20:49au 0826 300 300
20:50dans l'heure précédente,
20:52peut allumer la mèche
20:53en réalité d'autres colères
20:54qui grondent,
20:55que ce soit les patrons,
20:56que ce soit parfois
20:56les forces de l'ordre,
20:57que ce soit les enseignants,
20:59que ce soit les PME,
21:00les TPE
21:00ou même le monde médical.
21:02Vous avez le numéro
21:03plus que tout
21:04Sud et votre radio
21:050826 300 300.
21:07Bonjour Céline.
21:08Oui, bonjour.
21:09Merci beaucoup
21:10d'être avec nous ce matin.
21:12Merci à vous
21:12de me laisser m'exprimer.
21:14Dites-le,
21:14comment vous regardez-vous
21:15cette colère agricole
21:17qui monte ma chère Céline ?
21:18On vous écoute.
21:19Alors du coup,
21:19moi il faut savoir
21:20que je suis la femme
21:20de l'agriculteur
21:21qui a tout perdu
21:22dans le dos
21:22le 2 décembre
21:23et donc du coup
21:25on a suivi très près
21:26ce qui s'est passé
21:26en Ariège.
21:27Je voulais dire
21:28que vraiment
21:28on a été tout cœur avec eux
21:29parce qu'on sait
21:29ce qu'ils sont en train
21:30de vivre.
21:30C'est juste...
21:31Il n'y a pas de mots
21:32pour dire l'horreur
21:33en fait
21:33que l'État
21:33nous fait subir.
21:36Voilà.
21:36Nous,
21:37on s'est retrouvés
21:38avec des CRS partout.
21:39Enfin,
21:39les services de l'ordre,
21:40les forces de l'ordre
21:41qui sont complètement
21:42disproportionnées
21:43ce qu'ils font vivre.
21:44On n'est pas des criminels,
21:45on n'est pas des terroristes.
21:47On en fait moins.
21:48Nous,
21:49à Dijon,
21:49on a deux évadés
21:50qui se sont échappés.
21:51Il n'y a pas eu tout ça
21:52en fait.
21:53On les a mis en place
21:53pour les retrouver.
21:54Et là,
21:55en fait,
21:55ils étaient tous chez nous
21:56donc du coup
21:56les autres étaient tranquilles.
21:58Pour qu'on comprenne bien
21:59pardon Céline,
22:00c'est qu'on a abattu
22:01une partie
22:02voire la totalité
22:03de votre troupeau,
22:03c'est ça ?
22:04La totalité
22:05de notre troupeau.
22:0583 bêtes
22:06ont été abattues
22:07le 2 décembre
22:07dont un petit bébé
22:09et un petit veau
22:09qui n'avait même pas
22:11trois jours.
22:12Voilà.
22:13Et c'était juste
22:15impensable
22:15sachant que nous,
22:16nos bêtes
22:16étaient vaccinées.
22:17On nous avait promis
22:18qu'avec la vaccination
22:19il y aurait plus carnage.
22:20Et en fait,
22:21quand le cas
22:22était testé positif
22:23chez nous,
22:24ils sont revenus
22:25sur leur parole
22:26en disant
22:26non,
22:26de toute façon,
22:27peu importe
22:27le nombre de jours
22:28de vaccination,
22:30on abattra le troupeau
22:31que ça fasse
22:32une semaine,
22:3215 jours,
22:33un mois,
22:33six mois.
22:34On abatou.
22:35En fait,
22:35la vaccination
22:36ne protège pas
22:36nos bêtes.
22:37Vous avez eu
22:38des explications
22:39peut-être,
22:39Céline,
22:40vous et votre mari
22:41sur la réalité de ça,
22:42c'est-à-dire
22:43qu'ils n'étaient pas
22:43sûrs du calcul.
22:44Vous sentez
22:45qu'ils ne vous ont pas
22:46dit toute la vérité
22:47pour justement
22:48avoir un maximum
22:49de vaccination.
22:50Comment ça s'est passé ?
22:51Comment ils ont expliqué
22:52tout d'un coup
22:52le retournement
22:53de situation ?
22:54Alors,
22:55en fait,
22:55il faut savoir
22:56qu'en fait,
22:56l'ADNC chez les vaches
22:57pour imaginer,
22:58pour ceux qui ne sont pas dedans,
23:00c'est un peu comme
23:00le Covid chez les humains.
23:01On peut être asymptomatique,
23:03on peut l'avancer
23:03sans se rendre compte
23:04et on peut le donner.
23:05Sauf qu'en fait,
23:06nous,
23:07nos vaches,
23:07elles allaient très bien.
23:08La vache qui a été testée positive,
23:10en fait,
23:10elle était en train
23:11de s'en remettre
23:11quand elle a été abattue.
23:12Elle allait très bien
23:13au milieu des troupeaux
23:14où on n'aurait pas pu
23:15deviner laquelle c'était
23:16si on ne les avait pas.
23:18Donc,
23:18nos vaches,
23:18en fait,
23:19ont développé
23:19une immunité
23:20face à ce maladier
23:21et nous,
23:21ce qu'on le demande,
23:22c'est qu'en fait,
23:22il faut apprendre
23:23à vivre avec
23:24et les services
23:25vétérinières européens
23:27disent bien
23:27qu'il faut arrêter
23:28l'abattage total.
23:29Alors,
23:29pourquoi est-ce que
23:30notre ministre
23:30s'entête là-dedans
23:32et à la limite,
23:33là,
23:33elle est où en fait ?
23:34Parce que ça fait
23:35comme chez nous.
23:35Chez nous,
23:36elle a été aux abonnés absents.
23:37En arrière,
23:38j'ai été aux abonnés absents.
23:39Mais c'est facile
23:40de ne laisser pas venir
23:41à une heure de chez nous
23:42devant les pompiers
23:43pour la sainte d'orbe
23:44et puis de ne pas venir
23:45soutenir ses agriculteurs.
23:46Elle est quand même
23:47payée pour ça, quoi.
23:48Est-ce que je peux me permettre
23:49de vous poser
23:49une question personnelle,
23:50ma chère Céline,
23:51en vous demandant
23:51comment va votre mari
23:52et comment vous arrivez
23:53à surpasser ?
23:54C'est quoi aujourd'hui
23:55le programme
23:56des prochaines semaines ?
23:57Comment vous allez réussir
23:58à surmonter ça ?
23:59Alors,
24:00le programme
24:00des prochaines semaines,
24:01c'est la désinfection
24:02de l'étable.
24:04Parce qu'en plus,
24:05il faut savoir que nous,
24:06après,
24:06on a reçu un mail
24:07avec le protocole
24:07et débrouillé-vous
24:08avec ça.
24:09C'est à nous
24:09de faire tous les deux vies.
24:10C'est à nous
24:10de prendre les rendez-vous
24:11pour qu'ils viennent
24:12désinfecter l'étable.
24:14C'est à nous
24:14d'avancer la trésorerie.
24:16L'État nous rembourse
24:17après, bien sûr,
24:17mais voilà,
24:18c'est quand même
24:18à nous d'avancer.
24:19On parle d'environ
24:2020 000 euros,
24:21ce qui n'est quand même
24:22pas rien.
24:23Voilà.
24:24Après, nous,
24:24psychologiquement,
24:25comment on va,
24:26c'est très très dur.
24:27Nous, ce qu'on a pu voir hier
24:28parce qu'on a suivi
24:29après les réseaux
24:29ou parce qu'on ne pouvait pas
24:30se rendre sur place,
24:32ça nous a fait revivre
24:33ce qu'on a vécu.
24:34Autant dire qu'hier,
24:35on a passé une journée
24:35vraiment noire avec eux.
24:38Psychologiquement,
24:39on tient parce que
24:39le mouvement
24:40et tout ce qui se passe autour,
24:41le soutien qu'on reçoit
24:42de tout le monde
24:42nous aide à tenir.
24:44Par contre, voilà,
24:44quand en fait,
24:45ça va être un peu plus calme,
24:46là, on va avoir le contre-coup
24:47et là, je pense qu'en fait,
24:48on va prendre très cher moralement.
24:50Et bien, dans ce cas-là,
24:51ma chère Céline,
24:52vous pourrez toujours
24:52appeler Sud Radio
24:53et on sera toujours là pour vous.
24:55Je vous souhaite
24:55un bon courage
24:56pour les jours
24:57et les semaines arrivent
24:58dans cette période difficile
25:00que vous traversez
25:01et que vous allez traverser.
25:01Merci au milieu
25:02de ces heures difficiles
25:04d'avoir pris le temps
25:04de nous appeler
25:05pour nous raconter
25:05votre quotidien.
25:060 826 300 300.
25:08Bonjour Émilie.
25:09Oui, bonjour.
25:10Merci beaucoup
25:11d'être avec nous
25:11sur Sud Radio ce matin.
25:12Vous allez bien ?
25:13Oui, ça va.
25:14Je vous remercie.
25:15La nuit a été très vite écourtée.
25:18Alors justement,
25:19racontez-nous
25:19parce que vous êtes
25:21entièrement concernée,
25:22vous,
25:22par les événements d'hier,
25:23ma chère Émilie.
25:24Oui, c'est ça.
25:25Moi, je suis commerciale,
25:26en fait.
25:26et j'étais sur ma tournée
25:28de l'Ariège,
25:29donc du coup,
25:30hier et aujourd'hui.
25:31Et donc,
25:32étant donné que ce n'est
25:33pas à côté de chez moi
25:34puisque je suis originaire
25:35de Narbonne,
25:35je suis obligée
25:36de dormir à l'hôtel.
25:37Et l'hôtel
25:38dans lequel j'étais à Foy,
25:40j'ai appris qu'il a été
25:41réquisitionné
25:42par la gendarmerie
25:43lorsque je suis arrivée
25:45à la réception hier soir.
25:46Ah, mais alors
25:47comment ça s'est passé ?
25:48Il était réquisitionné
25:48pourquoi ?
25:49Pour faire dormir
25:49les forces de l'hôte
25:50qui intervenaient
25:50sur l'affaire en Ariège ?
25:52Oui, c'est ça.
25:52Oui, c'est ça.
25:55Donc, du coup,
25:55ils sont revenus
25:58à 4h moins 10
26:00cette nuit.
26:02C'était un joyeux bordel.
26:03Vraiment,
26:04je peux vous dire
26:04que ça a tous été fort.
26:05Les gaz,
26:06aussi,
26:06ils les ont respirés
26:07parce qu'apparemment,
26:07ils ont beaucoup gazé
26:08sur la ferme.
26:10Mais au vu de la toux
26:11qu'ils avaient,
26:12je peux vous dire
26:12qu'ils en ont ramassé aussi.
26:14Vous avez pu entendre
26:18en croiser quelques-uns,
26:19ils n'étaient pas trop
26:20dépités d'avoir dû intervenir ?
26:22Je ne suis pas sortie,
26:23je ne vous cache pas
26:23que j'étais très en colère.
26:25J'étais très en colère,
26:26je n'ai pas compris.
26:27Pourtant, je suis pro-flic,
26:29je suis pro-respect des lois
26:30et tout,
26:30mais là, je suis choquée
26:31de ce qui se passe.
26:33Je ne comprends pas
26:34comment ils ont pu
26:35aller aussi loin
26:36avec des agriculteurs
26:37alors qu'au final,
26:39dans les banlieues,
26:40on n'en fait pas autant.
26:42Moi, mon message...
26:43C'est la sensation
26:43de n'avoir jamais
26:44la bonne force
26:45au bon moment,
26:46en fait, Emile.
26:46Oui, c'est ça.
26:48Et puis là,
26:48on fait face aux gens
26:50qui travaillent
26:51pour nous nourrir,
26:52en fait.
26:53Moi, je trouve
26:55que c'est trop grave
26:56ce qui se passe
26:57dans le sens où
26:58qu'est-ce qu'on va donner
26:59à manger à nos enfants ?
27:00Comment on va se nourrir
27:01si on met faim
27:03à nos cheptels,
27:04si on fait crever
27:07notre agriculture ?
27:08Moi, je ne vous cache pas
27:09qu'auparavant,
27:10j'étais fromagéra.
27:11J'avais mon entreprise,
27:13j'avais mon commerce.
27:14J'ai travaillé au plus près
27:16du coup des producteurs
27:17puisque forcément,
27:17j'ai fait des fromages
27:18aux producteurs locaux.
27:20Et puis, voilà,
27:21je connais bien
27:22les interprofessions,
27:23tout ça.
27:24Et je me dis
27:25qu'il va falloir
27:26que les interprofessions,
27:27les syndicats
27:28se lèvent
27:28par rapport à ça
27:30parce que finalement,
27:31ça communique peu.
27:33Le gouvernement,
27:33il considère peut-être
27:35qu'il a gagné
27:36cette bataille-là,
27:37d'avoir gagné
27:37contre ces 200 bêtes
27:40et cet agriculteur
27:41qui va tout perdre.
27:43Mais il faut que la mobilisation
27:45suive, en fait,
27:46derrière.
27:46C'est ce que vous nous dites.
27:46La mobilisation,
27:47si vous voulez,
27:48il va falloir qu'elle suive
27:48parce que pour moi,
27:49c'est la pointe visible.
27:50Que les institutionnels
27:50se mettent à suivre.
27:51Oui, c'est la pointe visible
27:52de l'iceberg.
27:53Moi, j'invite
27:53la Fédération des Fromages
27:55et de France,
27:56les syndicats des bouchers,
27:58l'UMI pour les restaurateurs.
27:59Mais bougez-vous,
28:00les gars.
28:00Bougez-vous.
28:01Il va falloir que vous vous réveillez
28:03parce que sinon,
28:04l'an prochain,
28:04dans les vitrines,
28:06il n'y aura plus rien
28:07à la hauteur
28:08de notre agriculture.
28:10Et à la hauteur
28:10de nos produits
28:11et de ce qu'on aime
28:12en France manger,
28:13respecter.
28:13Merci beaucoup, Émilie,
28:14d'avoir partagé
28:15votre expérience
28:16et d'avoir eu le réflexe
28:17d'appeler Sud Radio
28:18pour nous raconter
28:18cette nuit un peu mouvementée.
28:20J'espère que vous aurez
28:20l'occasion de faire
28:21une petite sieste.
28:220826 300 300.
28:24Une belle journée,
28:25ma chère Émilie.
28:25Bonjour, Jérémy.
28:27Bonjour.
28:27Merci beaucoup d'être
28:28avec nous ce matin
28:29sur Sud Radio.
28:29Vous êtes agriculteur, Jérémy.
28:31Oui, tout à fait.
28:32Et j'imagine
28:34Eh bien, en colère,
28:36je suis agriculteur,
28:37je n'ai pas de vaches,
28:37mais voilà, en colère,
28:39comme tous les Français,
28:40je pense,
28:41de voir des choses
28:41comme ça à la télévision.
28:43Qu'est-ce qui vous leurre,
28:44Jérémy ?
28:44C'est tout simplement
28:45le sort qu'on fait,
28:46tout simplement.
28:47Le sort qu'on fait subir
28:48aux agriculteurs,
28:49c'est les scènes d'affrontement,
28:50c'est peut-être l'agacement
28:52qu'on ne comprenne pas encore
28:53que les agriculteurs
28:54soient en danger dans ce pays.
28:55Qu'est-ce que c'est, Jérémy ?
28:56Un peu tout.
28:58Tout ce que vous avez dit.
28:58Déjà, le bon sens,
29:00abattre des vaches
29:00qui ne sont pas malades,
29:02au lieu de mettre en quarantaine,
29:05de vacciner,
29:06de trouver...
29:07Parce que là,
29:07on parle de 200 vaches,
29:08mais il ne faut pas oublier
29:08qu'il y a 70 veaux,
29:10il y a des vaches
29:10qui sont pleines.
29:12Après, on dit
29:12que l'agriculteur a signé,
29:13mais il faut voir aussi pourquoi.
29:15Il est contraint
29:155 000 euros d'amende par jour,
29:17vous vous rendez compte ?
29:19Moi, ce que je trouve aberrant,
29:20c'est toute cette armée
29:21contre ces pauvres agriculteurs
29:22qui nous nourrissent,
29:23il ne faut pas oublier ça.
29:24Les hélicoptères qui tournent
29:25toute la nuit
29:2540 000 euros de l'heure,
29:27je veux dire,
29:28où on sort de l'argent,
29:30c'est démesuré.
29:32C'est démesuré, vous dites ?
29:33C'est honteux, c'est honteux.
29:35Et vous,
29:36vous faites partie
29:37justement des agriculteurs
29:38et même des spectateurs
29:39de ce triste spectacle,
29:40Jérémy,
29:41qui disent
29:41mais en réalité,
29:42on met la pression
29:43sur les agriculteurs
29:43pour qu'ils cèdent par moment,
29:45une pression financière,
29:45une pression politique,
29:46mais une pression quand même ?
29:48Eh bien oui,
29:49tout à fait.
29:50Une pression
29:50et on a l'impression
29:51qu'on est impuissants.
29:53Voilà,
29:54et face à cette armée
29:55qui, comme disait Adam avant moi,
29:56même dans les banlieues,
29:57ils n'envoient pas
29:58toute cette armada.
29:59Donc, je veux dire,
30:00qu'est-ce qu'on attend ?
30:01On attend quoi ?
30:03Une guerre civile ?
30:03Il faut arrêter.
30:05Et moi,
30:05ce que je voudrais dire aujourd'hui,
30:06c'est que je pense,
30:07je pense,
30:08on ne le dit pas assez,
30:09il faudrait boycotter
30:10les agriculteurs.
30:11Il ne faudrait pas y aller,
30:12que personne n'amène les vaches.
30:13Il faut le boycotter,
30:14il faut montrer
30:14que vraiment maintenant,
30:15il y en a assez.
30:16Stop,
30:16il faut dire stop.
30:17Et puis qu'on fasse
30:17de ce qui est un grand événement
30:19pour la fierté de l'agriculture,
30:20un vrai rendez-vous
30:21qui exprime la colère
30:27et à votre profession
30:28qui traversait,
30:28on l'a bien compris,
30:30des jours et des périodes difficiles.
30:31Merci beaucoup,
30:32mon cher Jérémy.
30:330826 300 300.
30:34Bonjour, Daniel.
30:36Bonjour.
30:36Merci beaucoup
30:37d'être avec nous ce matin.
30:38Comment vous regardez,
30:39vous, cette actualité ?
30:41L'actualité,
30:41je la regarde
30:42avec grave souci.
30:46Grave souci.
30:47Je suis moi-même
30:48avec Mitter
30:48et le Verboving.
30:51Du côté d'Albi,
30:51c'est ça, Daniel ?
30:52Voilà.
30:53On est au cœur du problème.
30:55Après, voilà,
30:56à nos lieux,
30:57on nous parle d'écologie,
30:58on nous parle de plein de trucs.
31:01Quel est à même mieux
31:02qu'un acteur à faire d'écologie ?
31:04Tous ces beaux paysages
31:05que l'on a dans tout le Sud-Ouest,
31:08demain, s'il n'y a plus de vaches,
31:10il n'y aura plus de paysages.
31:11Ça, ils ne se rendent pas compte de ça.
31:13Après, la colère,
31:15elle est partout.
31:17Dans toutes les fermes,
31:19il y a une colère.
31:20Une colère qui...
31:22On tue des vaches,
31:23mais au final,
31:24on ne sait pas pourquoi.
31:25parce que cette maladie,
31:27il faut prendre des protocoles,
31:30vacciner,
31:30voir comment elle évolue.
31:32Et là,
31:32on fera des choses intéressantes,
31:34mais pas en tuant tout un cheptel.
31:36C'est ce que disait Céline tout à l'heure.
31:39Son mari,
31:40Agulter,
31:41la semaine dernière,
31:42a tout perdu.
31:43C'est plus de 80 vaches
31:44tout d'un coup
31:44qui disparaissent,
31:45alors que visiblement,
31:46celles qui avaient été vaccinées
31:47étaient atteintes du virus,
31:48mais elles étaient très en forme.
31:49C'est-à-dire,
31:50elle dit,
31:50il faut qu'on apprenne
31:51à vivre avec ce virus.
31:52C'est un peu ce que vous semblez dire
31:53aussi, Daniel.
31:54Mais tout à fait,
31:55tout à fait.
31:56Après,
31:57il y en a eu plein d'autres maladies
31:58qui auraient été plus ou moins gérées,
32:01mais ce n'est pas en se faisant comme ça.
32:03Après,
32:04on ne parle pas aussi,
32:05là,
32:05on parle des bêtes abattues,
32:07tout ça,
32:07mais on ne parle pas de ces gens
32:09qui ont tout perdu,
32:10parce qu'ils ont tout perdu,
32:12et ils ne se remonteront jamais.
32:14Jamais,
32:14parce qu'on ne peut pas remonter
32:16un cheptel de 200 vaches
32:17ou même de 50 vaches.
32:19En trois ans,
32:19il y en a pour 4 ou 5.
32:20Encore moins en France,
32:21on sait que le nombre de vaches
32:22à disposition
32:22est quand même excessivement réduit.
32:24Voilà.
32:25Donc,
32:25on vous donne,
32:26on va vous dire,
32:27on vous donne 2 000 euros.
32:28Et si vous remettez des vaches,
32:29on va vous donner 3 000 euros.
32:30Mais aujourd'hui,
32:31le prix de vache,
32:31ce n'est pas 3 000.
32:33Pour retrouver les mêmes vaches
32:34qu'il avait,
32:34il faudra mettre 4 ou 5 000 euros.
32:36Donc,
32:37financièrement...
32:38Donc,
32:39en plus,
32:39financièrement,
32:39c'est terrible.
32:40C'est terrible.
32:41Et le pire,
32:43c'est,
32:44moralement,
32:45moralement,
32:46on ne parle pas
32:47de tous ces gens
32:47quand on leur coupe,
32:49on leur détruit
32:50leurs moyens de production
32:51qui,
32:52demain ou après-demain,
32:53tombent dans des dépressions,
32:54se suicident.
32:55On n'en parle pas de ça.
32:56Et donc,
32:57on évoque,
32:57forcément,
32:58on provoque la détresse
32:58des agriculteurs.
32:59Merci beaucoup,
32:59Daniel,
33:00d'avoir été avec nous ce matin
33:01au 0826 300 300.
33:03Vous êtes nombreux à nous appeler.
33:05Continuez.
33:05On poursuit ensemble
33:06la discussion
33:07jusqu'à 10 heures.
33:08A tout de suite
33:08sur Sud,
33:09qui est votre radio.
33:10Le Grand Matin Sud Radio,
33:12la vérité en face,
33:14Maxime Liedot.
33:160826 300 300,
33:18on est ensemble
33:18pendant encore
33:19une dizaine de minutes
33:20toujours sur ces thématiques
33:21agricoles.
33:22Vous nous appelez,
33:23vous réagissez,
33:23vous nous interpellez.
33:240826 300 300,
33:26est-ce que vous soutenez
33:27bien sûr les agriculteurs ?
33:28Est-ce que vous pensez
33:29que cette colère
33:30qui gronde dans nos campagnes,
33:31comme disait l'autre,
33:32peut atteindre
33:33d'autres professions,
33:34d'autres secteurs
33:35et mobiliser davantage ?
33:370826 300 300,
33:38le site, bien sûr,
33:39sudradio.fr,
33:40l'application,
33:41ainsi que les réseaux sociaux.
33:42Bonjour Richard.
33:44Bonjour à tous.
33:45Merci beaucoup
33:45d'être avec nous ce matin.
33:47Merci à vous
33:48de donner la parole
33:48à tous les gens.
33:50Comment vous regardez,
33:51vous, cette problématique,
33:52mon cher Richard ?
33:53Vous êtes inquiet,
33:54vous êtes au cœur
33:55de l'événement,
33:56racontez-nous.
33:56Je suis inquiet, oui.
34:00Moi, personnellement,
34:01je suis d'agriculteur,
34:03donc très touché.
34:05J'ai l'émotion, là,
34:07je m'excuse.
34:09Très touché,
34:09parce qu'on est dans
34:10un département
34:11d'élevage,
34:12nous, chez nous.
34:13Si on n'a plus de vaches,
34:14on n'a plus de bêtes,
34:16c'est un département
34:16qui est mort.
34:18Voilà.
34:19Je vais vous expliquer
34:20deux, trois points
34:21sur la maladie,
34:21parce que je crois
34:22qu'on n'en parle pas assez.
34:23La DNC,
34:25c'est une maladie
34:26qui n'est pas transmissible
34:27à l'homme.
34:29Je ne comprends pas
34:29le protocole
34:30que fait l'État,
34:31parce que là,
34:32vraiment,
34:32c'est de l'acharnement.
34:34Il faut arrêter
34:34ce massacre.
34:36La viande est consommable,
34:37le lait,
34:38le fromage est consommable.
34:40Les études le prouvent.
34:42Christian Converse
34:43a parlé dans les médias
34:44l'autre jour
34:46que les vétérinaires
34:49sont rassemblés européens,
34:50bon, je ne sais pas trop,
34:51mais qu'il faut arrêter
34:53l'abattage systématique
34:54en France.
34:55Total,
34:56c'est le choix arrêté.
34:56Donc, on en fait trop
34:57pour vous
34:58et on met à mort
34:59non seulement des professions,
35:00mais également
35:01des paysages
35:02et des régions.
35:03C'est tout un tissu économique
35:05qu'on met par terre,
35:06vous vous rendez compte,
35:07parce qu'un agriculteur
35:08fait vivre beaucoup de monde.
35:10Un éleveur,
35:10je dis bien un éleveur,
35:12même tout le monde,
35:13fait vivre beaucoup de monde
35:14pour moi.
35:16Moi,
35:17comment je vois chez moi,
35:19je vais vous raconter
35:19comment ça a été fait.
35:21il y a 20 ans en arrière,
35:2330 ans en arrière,
35:27quand mes parents
35:27se sont installés,
35:28on était une dizaine
35:29de paysans.
35:30Je dis paysans
35:31parce qu'on est
35:31tout le monde paysans.
35:32On n'est pas...
35:34Voilà.
35:34On était une dizaine
35:35de paysans,
35:36il y avait du lait,
35:36il y avait...
35:37Voilà.
35:37Aujourd'hui,
35:38on n'est plus que trois
35:38sur le village.
35:39On voit la perte
35:41absolument inimaginable
35:42et c'est là où on voit
35:43que vous parlez
35:44d'une économie
35:45et de tout un tissu
35:45qui s'effondre.
35:46Merci beaucoup,
35:47mon cher Richard,
35:48de nous avoir appelé
35:48au 0826 300 300
35:50et de nous avoir partagé
35:51non seulement
35:51votre activité
35:53au cœur du réacteur,
35:54mais également
35:54votre émotion.
35:560826 300 300.
35:58Bonjour Alain.
35:59Oui, bonjour.
36:00Je vous remercie.
36:01Merci beaucoup
36:01d'être avec nous ce matin.
36:03Comment vous regardez,
36:03vous,
36:03cette actualité,
36:05cette colère agricole,
36:05mon cher Alain ?
36:06Il y a un vieux
36:07proverbe agricole
36:08et ils ont tous du sens
36:09et qui dit
36:10qu'ils s'aiment récolte.
36:11Je ne comprends pas
36:12le gouvernement
36:13qui emploie la force.
36:15C'est démesuré
36:16et c'est paradoxalement,
36:18on va dire,
36:19on a des narcotrafiquants.
36:21Alors,
36:22évidemment,
36:22en haut lieu,
36:23on consomme,
36:24mais on n'a jamais envoyé
36:26des blindés
36:26sur les narcotrafiquants.
36:29Donc,
36:30taper sur les paysans
36:31qui nourrissent le monde,
36:33c'est un non-sens
36:35parce que le gouvernement
36:36met sur un plateau
36:37toutes les conditions
36:38pour démarrer une révolution.
36:41Vous parlez de révolution,
36:43mon cher Alain,
36:43vous n'avez pas peur du mot.
36:45Non,
36:45parce que
36:46toutes les professions,
36:47il y a trois jours de ça
36:48sur votre antenne,
36:50j'entendais du côté d'Avignon
36:51un camionneur,
36:53enfin un chef d'entreprise
36:53qui avait six employés
36:54et qui a dit,
36:55moi,
36:55je vais repartir travailler
36:57en employé
36:59parce qu'on n'y arrive plus.
37:01Combien de professions
37:01s'écrasent ?
37:03Là,
37:03hier,
37:03il y avait une liquidation
37:05de deux magasins,
37:08alors,
37:09chaussures du château
37:10et l'autre pour les petits,
37:11je ne me rappelle plus
37:12comment ça s'appelle
37:12le magasin,
37:13pour les petits,
37:14une grande marque,
37:16mais les deux magasins
37:17ferment,
37:18tout ferme,
37:19on s'aperçoit,
37:20c'est une catastrophe.
37:20la gestion du pays
37:22et alors,
37:23utiliser la violence,
37:24c'est un ensemble.
37:25Et donc forcément,
37:25on met le feu aux poudres
37:26comme on le disait tout à l'heure.
37:28Ça ne touche pas,
37:29ça affole le peuple
37:32parce qu'on tape sur les paysans
37:33mais ils savent bien
37:34que le beurre,
37:35le lait,
37:35tout vient de là
37:37à part que ça vient d'ailleurs.
37:38On tape ceux qui nous mettent
37:40de la nourriture
37:41et des produits,
37:42des bons produits
37:42qui plus est dans nos frigos.
37:43Merci beaucoup Alain
37:44d'avoir été avec nous
37:45au 0826 300 300.
37:47On termine avec vous.
37:48Bonjour Jean-Claude.
37:49Allô, oui bonjour
37:51à Sud Radio.
37:52Merci beaucoup
37:52d'être avec nous ce matin
37:53mon cher Jean-Claude.
37:54Oui.
37:55Comment vous regardez
37:56cette actualité ?
37:57Je la regarde tous les jours
38:00et chez vous là
38:01à Sud Radio,
38:02je suis dégoûté complètement.
38:04Aller taper sur des agriculteurs
38:06qui travaillent jour et nuit
38:07et on envoie l'armée.
38:11Par contre,
38:11les narcotrafiquants,
38:12je veux me répéter
38:13parce que tout le monde
38:14vient de le dire,
38:16mais là,
38:17s'ils auraient fait ça
38:17avec les narcotrafiquants,
38:19mais il n'y en aurait plus un,
38:21les gendarmes,
38:21ils vont s'emmerder
38:22tellement qu'il n'y aura
38:24plus rien à faire.
38:25Par contre,
38:25avec les agriculteurs,
38:27au bout d'une heure,
38:28ça y est,
38:29la garde mobile,
38:29tout le monde arrive.
38:30C'est l'expression un peu,
38:32non pas que les agriculteurs
38:33soient faibles,
38:33mais c'est un peu
38:34être fort avec les faibles.
38:35C'est ça mon cher Jean-Claude,
38:35on saisit la moindre opportunité
38:37pour montrer les muscles.
38:38C'est un peu ça
38:38que vous nous dites ce matin ?
38:39Voilà, c'est ça.
38:40Être fort avec les faibles,
38:42voilà.
38:43Et être faible avec l'effort.
38:44Et vous,
38:45vous pensez,
38:46comme tous ceux
38:46qui nous ont appelés,
38:47je pense à Laurent,
38:48je pense à Émilie,
38:49je pense à François-Xavier,
38:49je pense à Céline,
38:50que les agriculteurs
38:51peuvent être,
38:52d'une certaine manière,
38:53la tête de proue
38:54de certaines manifestations,
38:56de certaines mobilisations,
38:57en tout cas,
38:57de l'expression
38:58d'une certaine colère
38:58qui gronde depuis des semaines,
39:00des mois dans le pays ?
39:01Ah oui,
39:02ça va déclencher
39:03parce que moi,
39:04je suis d'Albi
39:04et là,
39:05j'avais rendez-vous à Toulouse
39:07et tous les ronds-points,
39:08ils ont mis
39:09des balles de paille,
39:10ont fait un peu de tout.
39:13Là déjà,
39:14à Toulouse,
39:15c'est les agriculteurs
39:16qui ont bien occupé
39:17les espaces
39:18comme les ronds-points,
39:19c'est ça que vous nous dites ?
39:20Voilà,
39:20en allant jusqu'à Toulouse,
39:22Albi,
39:23c'est blindé de...
39:24Tous les ronds-points,
39:25ils sont blindés
39:25de balles de paille,
39:27je pense qu'ils vont revenir.
39:28Et vous,
39:29par exemple,
39:29Jean-Claude,
39:30citoyen,
39:30qu'est-ce que vous faisiez,
39:31qu'est-ce que vous faites
39:32encore dans la ville,
39:32mon cher Jean-Claude ?
39:34Moi,
39:34je suis à la retraite,
39:36donc ça ne fait pas longtemps,
39:37ça ne fait que deux ans.
39:38J'ai travaillé à la mine
39:39et après,
39:41j'ai fait 33 ans
39:42de région,
39:43voilà,
39:44dans les lycées.
39:45Et vous,
39:45par exemple,
39:45si demain,
39:46les agriculteurs
39:46viennent sur le rond-point
39:47d'à côté,
39:48vous êtes capable
39:48d'aller les rejoindre,
39:49Jean-Claude ?
39:50Mais oui,
39:50quand il y a eu
39:51les gilets jaunes,
39:52j'étais votre transmetteur
39:54à Albi,
39:54c'est moi qui vous transmettez
39:56des infos,
39:56vous m'aviez appelé.
39:57Eh bien,
39:58je vous remercie,
39:58mon cher Jean-Claude,
39:59de l'avoir fait
39:59et peut-être que
40:00vous le ferez à nouveau
40:01pour cette mobilisation agricole.
40:03Merci en tout cas
40:04de nous avoir appelé
40:04du côté d'Albi,
40:06mon cher Jean-Claude,
40:06au 0826 300 300.
40:08Vous étiez nombreux
40:09à nous appeler
40:10mais vous étiez également
40:11très nombreux
40:11à nous envoyer
40:12un SMS,
40:13mais un SMS intéressé,
40:15bien sûr,
40:15un SMS au 7 20 18
40:17pour envoyer le mot sapin
40:19et vous pouviez gagner
40:20une machine à café luxe
40:22de la marque Ninja
40:23et j'aperçois au loin
40:24sur mon écran
40:25une certaine Maïva.
40:26Bonjour Maïva.
40:28Bonjour.
40:28Merci d'être avec nous
40:29sur Sud Radio ce matin.
40:31Vous avez été non seulement
40:32présélectionné,
40:33ma chère Maïva,
40:33mais vous êtes également
40:34la grande gagnante
40:35de ce cadeau.
40:36Oui,
40:37c'est cool,
40:38merci.
40:39Mes félicitations,
40:40vous remportez
40:40la machine à café luxe
40:42café de la marque Ninja.
40:43C'est une machine à café
40:44qui vous a fait
40:44une véritable expérience
40:45de barista.
40:46Alors je vous préviens Maïva,
40:47plus aucune excuse
40:48parce que là,
40:49vous allez pouvoir faire
40:49de l'expresso,
40:50de l'americano,
40:51du latté,
40:52du cappuccino.
40:53Vous allez transformer
40:53en bar à café
40:55à vous toute seule,
40:56ma chère Maïva.
40:57Oui, c'est ça,
40:57ça tombe bien en plus
40:58de changer de machine à café.
40:59C'est parfait.
41:00Vous voyez,
41:01Sud vous rend service
41:02et c'est un peu
41:02le cadeau de Noël
41:03à l'avance.
41:03Merci d'être à l'écoute
41:04de Sud Radio.
41:06Merci,
41:06c'est votre fidélité
41:07qui est récompensée
41:08et pendant toute cette période
41:10des fêtes jusqu'à Noël,
41:11il faudra envoyer
41:12le mot sapin
41:12pour cette 20-18.
41:14Le Père Noël est venu
41:15et a décidé
41:16de pourrir réellement
41:17et de recouvrir
41:18de cadeaux
41:19toutes les émissions
41:19de Sud Radio.
41:20Bonjour,
41:21Madame Valérie Expert.
41:22Bonjour,
41:24cher Maxime.
41:25On vous retrouve
41:25de 10h à midi
41:26pour Mettez-vous d'accord.
41:27Absolument.
41:28Écoutez,
41:28on va continuer.
41:29J'ai entendu tous ces appels
41:32reçus qui expriment
41:35la colère des agriculteurs,
41:37de nos auditeurs,
41:38donc la répression injustifiée.
41:41On va vous poser la question.
41:42On a entendu
41:42les témoignages déchirants
41:44de certains agriculteurs
41:45qui ont vu
41:46de nombreuses bêtes tuées.
41:49Donc on va en reparler
41:50avec vous,
41:51auditeurs de Sud Radio.
41:52On va parler également
41:53de la baisse de la natalité.
41:55Comment l'expliquer ?
41:56Est-ce qu'il faut donner
41:58plus d'argent
41:59avec les allocations familiales
42:01pour les aides aux familles ?
42:03Et puis,
42:03Shein encore et toujours
42:05avec ce lobbying
42:06fait par Christophe Castaner.
42:08Ce sont des révélations
42:09de l'émission
42:10complément d'enquête hier.
42:11Est-ce que votre avis
42:12a changé
42:13à propos de cette marque ?
42:14A tout de suite
42:15au 0826 300 300.
42:17Très belle matinée
42:18sur Sud Radio de mon côté.
42:19J'aurai le plaisir
42:20de vous retrouver
42:21dès demain à 7h.
42:22à 7h.
42:23Sous-titrage Société Radio-Canada
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