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  • il y a 2 mois
Avec François-Xavier Bellamy, député au parlement européen et vice-président délégué des Républicains

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##L_INVITE_POLITIQUE-2025-12-08##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:07Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin sur Sud Radio, c'est François-Xavier Bellamy,
00:12député au Parlement européen et vice-président délégué des Républicains.
00:16Bonjour à vous François-Xavier Bellamy, nom à l'état policier, la police blesse et tue.
00:23Votre réaction ce matin à ces slogans projetés samedi à Lyon sur la façade du musée des Beaux-Arts
00:30lors de la fête des Lumières, revendiquée par les soulèvements de la terre ?
00:35Ces slogans sont évidemment totalement indécents.
00:38Ils sont évidemment d'une stupidité sans nom quand on pense que ceux qui les ont projetés
00:43seront les premiers à être heureux d'appeler la police et la gendarmerie
00:46au moment où ils se trouveront placés en danger ou menacés d'une quelconque manière.
00:52Mais au-delà du caractère totalement immature de cet acte, il y a une provocation infiniment dangereuse
01:00parce qu'en faisant cela, les militants des soulèvements de la terre mettent une cible dans le dos
01:06des policiers et des gendarmes.
01:08Dire que la police tue, pratiquer, alors que pendant des années, les mêmes militants sans doute
01:13étaient les premiers à dire qu'il faut refuser l'amalgame, pratiquer un amalgame aussi grossi,
01:18aussi lamentable, une accusation aussi absurde, c'est en fait mettre,
01:22en danger la vie de ceux qui nous protègent tous les jours.
01:24Moi je voudrais dire que je pense aujourd'hui non seulement à ceux qui portent l'uniforme,
01:28aux policiers, aux gendarmes, mais aussi à tous ceux qui les entourent, à leur famille,
01:32à leurs compagnes, à leurs conjoints, à tous ceux qui aujourd'hui les voient partir le matin
01:36avec l'inquiétude de savoir s'ils reviendront demain.
01:39Il suffit de penser au nombre de policiers, de gendarmes blessés ou tués dans l'exercice
01:43de leurs devoirs au cours des dernières années pour mesurer la réalité de l'indécence d'une telle...
01:49Quand on voit ce qui se passe ce week-end à Rennes, à Échirol, ces victimes du narcotrafic,
01:54ces échanges de coups de feu, ces fusillades, ce pays dans un drôle de climat,
01:58François-Xavier Bellamy, il y a qui la faute ?
02:00Mais la preuve que c'est la meilleure réponse possible au soulèvement de la terre,
02:04ce qui tue dans ce pays, ce n'est pas la force de l'État, mais c'est la faiblesse de l'État.
02:08Ce qui tue, ce n'est pas la police et la gendarmerie,
02:11mais c'est le manque de moyens donnés à nos forces de l'ordre pour agir,
02:15le manque de volonté, parfois le manque de moyens, en tout cas de la justice, pour sévir
02:20et pour sanctionner ceux qui aujourd'hui, en effet, sèment la terreur partout dans nos quartiers.
02:25Vous appelez une réponse pénale forte contre les auteurs de ces messages, toujours recherchés, hein ?
02:29Bien sûr, mais c'est absolument évident, parce que le rétablissement de l'autorité de l'État passera aussi par là.
02:37François-Xavier Bellamy, il y a le contexte politique, le budget de la Sécu, il n'est pas votable,
02:42répète Bruno Retailleau, qui annonce que les députés de l'Assemblée nationale,
02:47demain, auront le choix de l'abstention ou de voter contre les députés LR.
02:53Pourquoi est-ce que le patron des Républicains n'appelle pas à voter contre, tout simplement ?
02:58Le président des Républicains n'est pas député à l'Assemblée nationale, il est au Sénat,
03:02où il mène le combat contre, avec les sénateurs, comme nos députés, contre toutes les dérives des budgets proposés par le gouvernement.
03:09Pourquoi s'abtenir, c'est la question ?
03:11Mais d'abord, le premier message, c'est que ce budget n'est pas votable, en effet.
03:15C'est-à-dire qu'il est impossible de souscrire à un budget qui ne traduit que l'expression de l'ampleur du déni de réalité
03:21qui pèse sur notre vie politique aujourd'hui.
03:24Moi, vous savez, j'ai l'occasion de faire une expérience quotidienne qui consiste, comme je vais le faire après vous avoir quitté ce matin,
03:32à partir à Bruxelles.
03:33Je prends le train, je fais une récarte de train et j'arrive au Parlement européen.
03:37Et je suis sidéré de l'ampleur de la distance qui existe entre l'ambiance de notre débat en France
03:43et le regard que portent les Européens sur la situation du pays.
03:47La France est en train de s'enfoncer dans le déni de réalité.
03:51Et cette espèce d'insouciance a quelque chose de stupéfiant,
03:55alors que tous les Européens angoissent aujourd'hui du moment où le pays pourrait être pris dans une crise de la dette.
04:01Cette crise de la dette peut arriver à n'importe quel moment.
04:03Et je pense, moi, à ceux qui... Je pense aux retraités, je pense à tous les chefs d'entreprise,
04:09les artisans, les commerçants, je pense à tous ceux qui subissent directement les conséquences
04:13de cette immense incertitude créée par une discussion budgétaire
04:17qui n'est que l'expression d'une forme de démagogie improbable.
04:20Oui, il va falloir affronter la réalité de notre déficit.
04:23Oui, quand on est à 5% de déficit public sur le PIB,
04:25on ne peut pas s'affranchir de la nécessité de réformer notre système de retraite.
04:29Si le budget de la Sécu est rejeté demain, François-Xavier Bellamy,
04:32Sébastien Lecornu, clairement, doit-il partir démissionner ?
04:36En tous les cas, ça voudra dire que le gouvernement aura échoué
04:40sur la manière dont il espérait jusque-là survivre,
04:43c'est-à-dire littéralement, comme l'a dit l'un des ministres récemment,
04:46s'acheter du temps, acheter du temps, acheter du temps du côté du pouvoir,
04:49du côté des ministères, quitte à brader les réformes dont la France a besoin
04:54pour pouvoir, elle, se projeter dans la durée.
04:57Mais que dites-vous, François-Xavier Bellamy ?
04:58Est-ce qu'il doit partir, oui ou non ? Parce que ce serait un échec pour lui.
05:01Ce serait évidemment un échec, mais ce serait surtout, je le redis,
05:05l'échec salutaire d'une manière de tenter de survivre
05:10en cédant sur l'essentiel.
05:12Vous ne répondez pas à la question, parce que vous avez écrit,
05:15c'était dans le Figaro de mémoire, c'était à la mi-octobre,
05:17vous aviez écrit une tribune, vous disiez,
05:19si j'étais député à l'Assemblée nationale,
05:21je voterais pour la censure du gouvernement.
05:24C'est clair quand même, je ne sais pas si vous maintenez toujours...
05:26Alors si demain il n'y a pas de vote, si le vote échoue demain,
05:30est-ce que le Premier ministre peut décemment rester en place ?
05:33Mais ce vote n'est pas un vote de censure.
05:36Si le Premier ministre engagait son gouvernement
05:37sur la suspension de la réforme des retraites,
05:39sur un budget qui augmente les impôts sans réduire les dépenses,
05:42si le Premier ministre engagait la responsabilité de son gouvernement
05:44sur l'orientation générale du budget qu'il propose aujourd'hui,
05:49oui, je le redis, je voterais la censure si j'étais à l'Assemblée nationale.
05:53Je ne le suis pas, mais il me semble que l'intuition que je partageais
05:55il y a quelques semaines maintenant, au début de ce débat budgétaire,
05:59n'a cessé de se confirmer.
06:00Et je voudrais dire un instant, que ce budget soit voté ou non,
06:05le mal que cette discussion budgétaire aura fait au pays.
06:09Je vois tous les chefs d'entreprise, encore une fois,
06:11je vois tous ceux qui ont pour mission de porter notre économie,
06:14qui hésitent à investir, qui renoncent à s'engager,
06:17qui parfois projettent de quitter le pays.
06:20Je les vois se décourager.
06:22Je vois beaucoup de Français qui travaillent, qui travaillent dur,
06:24et qui n'arrivent plus à savoir à quelle sauce ils vont être mangés,
06:27comment leurs impôts vont évoluer.
06:28Le mal a été terrible, et donc il est temps d'arrêter les frais.
06:31Donc, pas importe s'il reste ou s'il s'en va, Sébastien Lecornu, ça vous est égal ?
06:35C'est pas que ça m'est égal, parce que je me préoccupe de l'avenir du pays,
06:38mais ce qui compte, c'est sur quelle base ?
06:39Et c'est ça le plus important.
06:40Et moi, je crois qu'aujourd'hui, la responsabilité d'un gouvernement,
06:43c'est de prendre les Français à témoin en leur disant
06:45« Voilà quelle est la situation du pays,
06:47voilà dans quelle direction nous devons aller,
06:49si nous voulons, non pas tenter de gagner quelques semaines
06:52dans le concours de démagogie organisé par les socialistes
06:55et la France Insoumise à l'Assemblée,
06:56mais si nous voulons gagner des années de prospérité future
06:59pour nos enfants et nos petits-enfants. »
07:01François-Xavier Bellamy, c'est l'événement politique de la semaine,
07:04cette sortie mercredi du journal d'un prisonnier
07:06de Nicolas Sarkozy chez Fayard.
07:09L'ancien président évoquant son échange téléphonique
07:11avec Marine Le Pen annonce qu'il prendra position
07:14contre un front républicain à l'encontre du rassemblement national.
07:18Est-ce que vous l'approuvez ?
07:20Moi, j'ai toujours défendu la position
07:24qu'au deuxième tour, le vrai danger pour la France,
07:27et nous le constatons aujourd'hui tous les jours,
07:29le vrai danger pour la France,
07:30c'est cette alliance entre la gauche et la France Insoumise.
07:35Vous parliez à l'instant de ces projections
07:37des soulèvements de la terre qui appellent à tuer des flics.
07:39La vérité, c'est que s'allier avec cette mouvance politique,
07:44parce que les soulèvements de la terre, évidemment,
07:46sont du côté de LFI,
07:47et que LFI prospère sur cette radicalité,
07:50s'allier avec cette vision de la politique,
07:52c'est s'allier avec le pire.
07:54Et donc, moi, je suis heureux que Nicolas Sarkozy
07:56prenne cette position,
07:57puisqu'en fait, c'est aussi celle que j'ai défendue dans le passé.
08:00Ça m'a été parfois reproché.
08:01Je n'ai aucun problème pour assumer de continuer à la défendre.
08:04Maintenant, la vraie question, Jean-François.
08:05La digue est en train de sauter, donc.
08:07Mais ce n'est pas que la digue est en train de sauter.
08:10La digue, pardon, mais la digue qui a sauté depuis longtemps
08:13et avec des conséquences désastreuses,
08:16c'est celle que la gauche a acceptée
08:18de faire exploser en seulement quelques heures
08:22après la dernière dissolution, par exemple,
08:25quand Olivier Faure a signé un accord avec Jean-Luc Mélenchon.
08:28On ne peut pas en permanence reprocher à une droite
08:31qui continue de défendre ses couleurs
08:32et qui s'est présentée aux élections législatives
08:35sous ses couleurs indépendantes et libres.
08:37On ne peut pas reprocher à la droite
08:38de faire sauter quelques idiques que ce soit
08:40quand les socialistes dans ce pays,
08:42au premier tour, au premier tour,
08:43se sont alliés avec la France insouïse.
08:45Vous vous rendez compte que Martine Vassal,
08:47candidate à Marseille pour les Républicains,
08:49notamment, a dit
08:50« On verra bien pour deuxième tour la semaine dernière. »
08:52Elle y suit depuis une tempête nationale.
08:54Elle l'a dit ici même, à votre place.
08:56La droite est prête à ça ?
08:58Enfin, à s'allier avec le RN ou pas ?
09:01Martine Vassal, et c'est le point le plus important
09:03que je voulais soulever, Jean-François Aquilly.
09:05Martine Vassal, elle défend nos couleurs.
09:07Elle défend ses couleurs.
09:09Elle défend le projet politique
09:10qui, d'ailleurs, est le seul qui puisse gagner à Marseille demain.
09:13Parce que si nous ne sommes pas là,
09:14si la droite ne fait pas son travail,
09:16si elle ne se reconstruit pas,
09:18alors demain, le grand risque, effectivement,
09:19c'est que la gauche continue de l'emporter
09:21comme elle l'a fait au moment des dernières élections législatives.
09:24Nous avons vu le Rassemblement National arriver premier au premier tour
09:27et troisième au deuxième tour.
09:29La vraie question, c'est comment faire en sorte
09:30qu'on sorte de cette situation désastreuse
09:33dans laquelle une majorité silencieuse de ce pays
09:36n'arrive pas à trouver de traduction politique.
09:38Vous ne voulez pas dialoguer officiellement avec le RN, chez LR ?
09:40Toujours pas.
09:41Mais ce n'est pas une question de dialogue.
09:42La vraie question pour nous, c'est
09:44est-ce qu'une force politique qui assume d'être la droite
09:46et de porter un programme cohérent à droite
09:49et qui a réuni, au cours des dernières décennies,
09:52des majorités dans ce pays
09:53pour pouvoir faire avancer la France ?
09:55Est-ce que cette force politique a disparu aujourd'hui ?
09:57Moi, je ne le crois pas.
09:58Et Marine Le Pen, de ce pendu-là, a un point commun avec Emmanuel Macron.
10:02Emmanuel Macron, vous vous en souvenez, disait
10:03que la gauche et la droite, ça n'existait pas.
10:06Il disait en même temps de gauche et de droite.
10:08Marine Le Pen dit exactement la même chose.
10:10Elle dit qu'elle n'est ni de gauche ni de droite.
10:12Mais pas Jordan Bardella, elle ne dit pas la même chose.
10:14Je ne sais pas, pour l'instant, c'est un seul parti
10:16et, a priori, une seule ligne.
10:18Nous, nous disons très simplement qu'il y a dans ce pays
10:20une gauche qui s'assume et qui assume sa radicalité
10:22et qu'il faut une droite qui s'assume aussi
10:23pour pouvoir offrir à ce pays l'alternance dont il a besoin.
10:26Union des droites de Gérald Darmanin à Sarah Knafo,
10:29comme le propose Laurent Wauquiez, c'est oui ?
10:32C'est non ?
10:33En fait, la vraie question, c'est
10:34y a-t-il un monde possible dans lequel
10:37Gérald Darmanin soutiendra Sarah Knafo
10:40ou Sarah Knafo Gérald Darmanin ?
10:41Pour moi, la vraie question n'est pas celle des appareils,
10:43ce n'est même pas celle des personnalités.
10:44Non, il faudra trouver un candidat à un moment donné.
10:46Bien sûr, il faudra trouver un candidat.
10:48Une primaire, par exemple, ça peut régler le problème.
10:51La force d'une candidature, ce n'est pas d'être un empilement
10:53de strates électorales ou une addition de clientèle.
10:57La force d'une candidature, c'est de partir d'un projet
10:59suffisamment convaincant pour le pays
11:01qu'il puisse rassembler derrière lui.
11:02Et ma conviction profonde, c'est qu'aujourd'hui,
11:06c'est d'abord cela que nous avons le devoir de porter.
11:09Retrouver le projet clair qui fera que la France
11:12pourra retrouver confiance en l'avenir.
11:13Donc vous ne savez pas si vous avez envie d'une primaire ou pas ?
11:15Mais ce n'est pas ça, c'est que pour ma part,
11:17je ne vois pas comment une primaire de cette nature
11:19pourrait avoir lieu demain.
11:21Je ne vois pas comment les personnalités que vous venez de citer
11:23pourraient signer pour se soutenir l'une l'autre
11:26dans un accord de primaire.
11:28Et surtout, je ne crois pas que le point le plus important
11:31soit de réussir à les mettre d'accord.
11:33Je pense que le plus important, c'est d'abord
11:35de construire le projet dont la France a besoin.
11:36Parce que vous savez, l'essentiel n'est même pas
11:38de gagner la présidentielle.
11:39Je suis peut-être un peu dur en disant ça.
11:42L'essentiel n'est pas de gagner la présidentielle.
11:44Tellement de candidats ont mis la victoire avant tout.
11:47Le plus important n'est pas la victoire.
11:48Le plus important, c'est de fonder cette victoire
11:50sur la vérité pour en faire quelque chose d'utile au pays demain.
11:52François-Xavier Bellamy, Emmanuel Macron qui menace la Chine
11:55de droit de douane, il le dit dans les échos ce matin,
11:58à l'instar des Etats-Unis, je le cite.
12:01Il fait du Trump, Macron, il en a les moyens ?
12:04La France, malheureusement non.
12:06L'Europe en aurait les moyens.
12:08Et même l'Europe en aurait le devoir.
12:10Mais le vrai problème, c'est qu'en Europe, la France est le pays
12:13qui peut le moins se permettre de donner des leçons
12:16sur le commerce international.
12:17On parle souvent en ce moment du déficit budgétaire de la France
12:20et on a raison d'en parler.
12:21Mais le déficit le plus préoccupant peut-être
12:23pour la vie de notre pays, c'est notre déficit commercial.
12:26Ce qui veut dire qu'en aggravant chaque année
12:29le déficit commercial, chaque année nous importons plus
12:33et nous exportons moins.
12:34Et donc c'est très difficile pour les Français
12:36dans une Europe qui elle est excellentaire commercialement,
12:38une Europe qui exporte et notamment vers la Chine,
12:41c'est très difficile pour les Français
12:42d'expliquer aujourd'hui aux Européens
12:45comment ils devraient faire pour gérer le commerce mondial.
12:48Oui, manque de muscle.
12:48Toute dernière question, François-Xavier Bellamy.
12:50L'effacement civilisationnel prédit par l'administration Trump,
12:55celui de l'Europe, vous y croyez vous ?
12:57Mais le risque que connaît l'Europe, il est existentiel
13:01et on nous regardait peut-être avec le sourire il y a quelques années
13:04quand nous tentions de défendre précisément les racines
13:06sur lesquelles l'Europe est construite.
13:08Moi je crois que ça a été une erreur historique
13:09de ne pas mentionner les racines de l'Europe
13:11dans le projet qui devait former le traité
13:14qui régit aujourd'hui le fonctionnement de l'Union Européenne.
13:17Parce qu'un continent qui oublie ses racines,
13:19une civilisation qui oublie son histoire,
13:21c'est une civilisation qui aura du mal à trouver son avenir.
13:24Et je le dis sur un débat qui est très concret et très immédiat,
13:26nous allons, dans quelques jours, nous allons fêter Noël.
13:29Il y a quelques années au Parlement européen,
13:31j'avais dû batailler pour interdire à la Commission européenne
13:34d'interdire à ses fonctionnaires de se souhaiter Joyeux Noël.
13:37La Commission voulait que souhaiter Joyeux Noël soit exclu
13:40parce que ce serait excluant.
13:42Eh bien moi je crois l'inverse.
13:44Je crois qu'assumer nos racines,
13:45assumer nos valeurs,
13:46assumer notre histoire,
13:47assumer notre identité,
13:48c'est la condition de notre avenir
13:49et la condition de toute liberté pour demain.
13:51Merci à vous François-Xavier Bellamy.
13:53Merci à vous.
13:54Merci Jean-François Kelly,
13:56François-Xavier Bellamy.
13:57Alors belle fête ou Joyeux Noël ?
13:58Joyeux Noël, bien sûr.
13:59Joyeux Noël, bien sûr.
14:00Absolument.
14:01Bon, écoutez, est-ce que vous êtes d'accord
14:02avec ce qu'a dit François-Xavier Bellamy ?
14:04En fait à l'instant,
14:05notamment autour de la déclaration de Nicolas Sarkozy
14:09dans son livre concernant Marine Le Pen,
14:12pas de front républicain contre le RN.
14:17C'est donc visiblement la tendance de Nicolas Sarkozy.
14:21Bruno Rotaillot l'a laissé entendre aussi hier soir
14:23lors d'une intervention sur BFM TV.
14:26Qu'en pensez-vous ?
14:270826 300 300.
14:29Et puis évidemment la Chine.
14:31On peut y revenir tout à l'heure.
14:33Est-ce qu'Emmanuel Macron veut faire du Trump
14:35après l'avoir critiqué ?
14:37Il avait dit
14:37« Oh, c'est une décision brutale et infondée.
14:40On ne corrige pas les déséquilibres commerciaux
14:42avec des tarifs et des taxes. »
14:44C'est ce qu'il avait dit le 3 avril 2025.
14:47Très précisément.
14:48Aujourd'hui, il dit qu'on peut peut-être faire ça
14:51contre les Chinois.
14:52Qu'en pensez-vous ?
14:520826 300 300.
14:54C'est ce qu'il avait dit.
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