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  • il y a 2 mois
Avec Marc Fesneau, député du Loir et Cher et président du groupe Démocrates à l'Assemblée Nationale

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##L_INVITE_POLITIQUE-2025-12-23##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:07Il est 8h12, vous êtes bien sur Sud Radio et l'invité politique de Jean-François Aquili.
00:12Et Marc Fénaud, député du Loir-et-Cher et président du groupe démocrate à l'Assemblée Nationale.
00:16Bonjour Marc Fénaud.
00:16Bonjour.
00:17Il y aura une loi spéciale au pied du sapin de Noël des parlementaires.
00:22Est-ce un échec pour Sébastien Lecornu qui n'a pas réussi à faire voter le budget en bonne et due forme en cette fin d'année ?
00:30C'est un échec d'abord pour les parlementaires.
00:33Les parlementaires, en particulier ceux d'opposition, ont dit laissez-nous faire, pas de 49.3, on est capable de s'entendre.
00:41Force est de constater que nous n'en sommes pas là et que la loi spéciale, je le dis au passage, c'est un pis-aller.
00:47Ce n'est pas une loi qui permet de résoudre du tout les problèmes budgétaires du pays.
00:50Ça permet juste de lever l'impôt.
00:53Oui, de reconduire le budget précédent, de reconduire un certain nombre de dépenses et de payer les fonctionnaires.
00:57Et d'emprunter sur les marchés aussi.
00:59Oui, c'est ce que je veux dire, lever l'impôt, emprunter sur les marchés et faire face à un certain nombre de dépenses obligatoires.
01:05Donc ce n'est pas une solution satisfaisante et ça ne peut pas durer.
01:08Le Premier ministre avait fait le choix à la demande d'un certain nombre de ne pas utiliser le 49.3.
01:12Donc de dire, au fond, les parlementaires sont des êtres adultes, ce que je crois, et doivent être capables de s'entendre.
01:18Et ce n'est pas ce qui s'est passé, parce que chacun essaie de rester sur ses lignes rouges.
01:24Alors reconnaissons qu'on nous avait réussi à le faire sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
01:29Et qu'on pouvait espérer que sur le projet de loi de finance, on pouvait le faire.
01:33Reconnaissons aussi qu'il y avait un certain nombre de points de convergence, y compris entre le Sénat et l'Assemblée nationale.
01:37Oui, mais là, désormais, l'ennemi, c'est le Sénat, c'est le sénateur.
01:39Non, j'ai dit qu'il y avait des points de convergence.
01:40Non, mais pas pour moi, l'ennemi n'est pas le Sénat.
01:43D'abord, il faut respecter les deux chambres.
01:44On peut avoir des désaccords avec le Sénat, on a le droit quand même d'être dans des accords avec le Sénat.
01:48Les prérogatives du Sénat ne sont pas celles de l'Assemblée.
01:50Le dernier mot revient à l'Assemblée, c'est mieux quand l'Assemblée...
01:52Il ne s'est pas entendu avec son ancienne maison, il faut le dire.
01:57Non, enfin, d'abord, il a assez peu siégé dans cette maison.
02:00Donc, on ne peut pas dire que c'est son ancienne maison.
02:02Peut-être que vous pouvez dire que c'est sa future maison, mais son ancienne, c'est un peu...
02:06Peut-être sa future.
02:07Non, mais il est sénateur potentiel, puisqu'il est ministre sénateur, si je peux dire.
02:13Donc, il n'a jamais siégé.
02:14Ça veut dire, ça, quand on dit ça comme ça, ça sent le sapin, pardonnez-moi.
02:17Non, pas du tout.
02:18Ça veut dire censure et retour à la...
02:22C'est la vocation de tout ministre, un jour, de ne pas être ministre,
02:25et tout premier ministre, un jour, de ne pas être premier ministre.
02:26Alors, pour le coup, il faut saluer le travail qu'a fait Sébastien Lecornu,
02:30revenons à des choses sérieuses, pour essayer de trouver un compromis.
02:34Donc, il n'y a pas de querelle entre Sébastien Lecornu et le Sénat.
02:37Il y a une querelle, manifestement, entre les Républicains, parfois.
02:41Entre les Républicains du Sénat et les Républicains de l'Assemblée nationale.
02:44Et on peut en regretter, mais ça, ce n'est pas, au fond, les affaires de tout le monde,
02:48c'est les affaires des Républicains.
02:49Et je pense qu'il y avait moyen de trouver un point de convergence.
02:52Je regrette d'ailleurs qu'au final, le texte du Sénat, sorti du Sénat,
02:56il y avait un déficit qui dépassait les 5%, puisqu'il était à 5,3, 5,4.
02:59Donc, il va falloir se remettre au travail dès la rentrée pour essayer de trouver un budget.
03:02Qu'est-ce qu'il vous a dit, de ce qui est avouable, le Premier ministre, quand il vous a reçu hier ?
03:07Non, mais il n'y a rien d'interdit dans ce qu'a dit le Premier ministre.
03:10Ce n'est pas avouable ou pas avouable.
03:11Il nous a dit ce qu'étaient les points de convergence entre le Sénat et l'Assemblée,
03:17ce qu'étaient les nécessités pour lui de trouver un budget dans des délais qui soient les plus rapprochés possibles,
03:21parce que nous avons des nécessités de dépenses.
03:23Et donc, il nous a enjoint à essayer de trouver les voies d'un compromis entre nous, évidemment,
03:30mais aussi avec les forces politiques qui ne sont pas dans la majorité gouvernementale.
03:34Je pense que le Parti Socialiste sera d'accord pour un 49.3,
03:38déclaration de Philippe Juvin, le député Les Républicains des Hauts-de-Seine,
03:42surtout rapporteur général du budget.
03:45C'est ce qui va finir par arriver.
03:47Marc Fénault ?
03:49Vous m'avez toujours trouvé à être interrogatif sur la question du 49.3.
03:54J'ai toujours dit, est-ce qu'on a besoin de se priver de cet outil qui n'est pas un outil antidémocratique ?
03:58Je rappelle que le 49.3, c'est quoi ?
04:00C'est le gouvernement engage la responsabilité qui est la sienne,
04:04et la responsabilité de son gouvernement sur un texte,
04:06et si les parlementaires ne disent pas « vote contre »,
04:09le gouvernement est renversé.
04:11Si ce n'est pas ça un acte démocratique, je ne sais pas ce que c'est qu'un acte démocratique.
04:14Donc vous, vous aimeriez bien qu'on y ait un...
04:15Non, je n'aimerais pas.
04:16J'aimerais qu'on ait un budget qui soit voté par les forces politiques, de façon naturelle.
04:21Mais si nous n'avons pas de budget voté par les voies normales, si je peux dire,
04:27il reste le 49.3.
04:28C'est vrai que j'entends un certain nombre de socialistes,
04:30j'aimerais mieux qu'ils le disent au micro plutôt que derrière les micros,
04:34que le 49.3 pourrait être en effet une solution.
04:37Mais comme ils en ont fait un espèce de sujet principiel,
04:40ils n'osent plus dire qu'au fond, ils ne sont pas capables d'assumer un budget,
04:43et ils ne sont pas capables non plus d'assumer un 49.3.
04:45Mais la vie politique, à un moment, c'est d'assumer des choix.
04:48Et assumer un choix qui est celui de dire, je ne veux pas voter le budget, ça peut s'entendre.
04:53Mais assumer le choix de, il faut quand même un budget pour le pays, ça peut s'entendre aussi.
04:56Et à ce moment-là, c'est le 49.3 qui s'imposerait.
04:58Donc vous, vous êtes clair, Marc Fénaud, là-dessus, vous l'avez toujours dit,
05:01c'est un outil démocratique, et puis on engage la responsabilité du gouvernement.
05:05Vous êtes d'accord pour dire que depuis le départ,
05:06le Parti Socialiste dit, Olivier Faure,
05:10attention, retenez-moi où je fais un malheur,
05:12et puis on négocie.
05:13Mais là, nous sommes d'accord,
05:15si nous discutons du budget, là, au mois de janvier,
05:18il y a les élections municipales qui arrivent,
05:20et le Parti Socialiste veut se poser en partie responsable devant ses électeurs,
05:25et pas, on va dire, organisateur d'un chaos.
05:28Donc il peut négocier, je ne censure pas,
05:32on règle deux, trois choses,
05:34et tu déballes ton 49.3.
05:37Je ne suis pas dans les têtes, là, vous êtes sur les hypothèses.
05:40Non, tout le monde raconte ça.
05:41Non, non, mais attendez, je vais essayer de répondre à votre question.
05:44C'est une hypothèse sur laquelle on peut sérieusement travailler,
05:47mais je répète, les socialistes, ils sont une soixantaine.
05:50Le bloc central, c'est 200.
05:52Il faut qu'on se parle tous, hein.
05:54Ce n'est pas simplement le choix des socialistes qui va faire le budget,
05:56et c'est le choix, y compris, pardon, de ceux qui soutiennent le gouvernement,
05:59de ceux qui soutiennent Sébastien Lecornu,
06:01parce que la logique des choses, c'est qu'on trouve un point d'équilibre
06:03entre des forces politiques qui ne sont pas d'accord,
06:05et que ce ne soit pas simplement les conditions du Parti Socialiste
06:08qui viennent dicter les choses.
06:09Oui, tout le monde a intérêt à ce que nous entrions dans la séquence municipale,
06:13puis après, on le sait, l'année 2026 sera une séquence pré-présidentielle,
06:17avec cette affaire budgétaire derrière nous,
06:19pour qu'on puisse envisager sérieusement les politiques publiques qu'il faut conduire,
06:23et je sais que Sébastien Lecornu est très attaché à mener un certain nombre de politiques publiques,
06:26il y a les sujets de défense, il y a les sujets de transition,
06:28il y a les sujets de réindustrialisation,
06:30on ne peut pas attendre...
06:31Tous les sujets.
06:31Il y a plein de sujets qui ne peuvent pas attendre 2027,
06:34et sur lesquels je sais que le Premier ministre est très engagé,
06:36et il veut avancer sur ces sujets-là.
06:38Et donc, on a besoin singulièrement d'avoir un budget,
06:41ce que vous décrivez est une voie qui me paraît une voie raisonnable.
06:44– Enfin, c'est ce qui se dit, c'est pas ce que moi je décris, c'est ce que je dis.
06:47– Vous décrivez ce qui se dit, si vous voulez.
06:51– Vous pensez qu'Horizon et Les Républicains pourraient ne pas voter ce budget-là, en janvier ?
06:59– Plus on se rapproche des échéances municipales et présidentielles,
07:02plus le risque est que chacun essaie de marquer son identité.
07:05– Donc c'est une galère, vous êtes d'accord que c'est un cauchemar ?
07:08– Si vous voulez me faire dire que c'est facile et que c'est une navigation…
07:10– C'est un cauchemar de revenir parler du budget-là en janvier.
07:12– Vous voulez me faire dire que c'est une navigation d'eau douce ?
07:14Non, je vous confirme que le moment que nous traversons,
07:17y compris d'un point de vue parlementaire, on n'est pas en navigation d'eau douce.
07:21Ce n'est pas fait pour les marins d'eau douce.
07:22Donc on est plutôt par gros temps et avec pas de majorité.
07:25Bon, oui, c'est une difficulté.
07:28Et donc oui, plus on se rapproche de l'échéance présidentielle,
07:31c'est pour ça que moi je pense qu'il faut aller vite sur les questions budgétaires,
07:35plus on se rapproche de la séquence présidentielle,
07:37plus les écoutiers vont se fermer et plus un certain nombre vont dire
07:40« Moi, c'est mes lignes rouges et rien d'autre »,
07:42en oubliant un peu l'intérêt du pays.
07:44– Est-ce que ce n'est pas l'échec du parlementarisme ?
07:47Est-ce que finalement la bonne solution n'eût pas été de redissoudre ?
07:50Dissoudre une nouvelle fois, qu'on n'en parle plus une bonne fois pour toutes ?
07:53– Ah bah on n'en parle plus une bonne fois pour toutes…
07:55– Une bonne fois pour toutes, excusez-moi de vous dire ça, ça ne veut rien dire.
08:00Parce qu'on revote de temps en temps quand même dans un pays démocratique,
08:03donc ce n'est pas une bonne fois pour toutes.
08:04Deux, l'échec du parlementarisme, c'est justement la dissolution.
08:06C'est quand on est incapable de travailler, on a réussi à le faire
08:11sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
08:13Quand même, on pourrait le dire, non mais on ne regarde jamais les choses qui ont fonctionné.
08:17Le Premier ministre avait souhaité qu'on puisse trouver un terrain d'atterrissage
08:19sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, on l'a trouvé.
08:22Ça, ce n'est pas un échec, c'est une réussite du parlementarisme.
08:25Si à chaque fois qu'on a des embûches, on prend les solutions radicales
08:27en disant « j'évite l'écueil » en faisant la dissolution,
08:31c'est pas sérieux, c'est pas responsable.
08:32Le pire échec, c'est l'échec pour le pays.
08:34Parce que si vous faites une dissolution, vous en avez pour 6 semaines d'élection,
08:36vous ne réglez pas les problèmes de fonds politiques,
08:38parce que vous n'abordez pas les sujets de fonds en 4 à 6 semaines.
08:42Et vous vous retrouvez peut-être dans la même situation
08:44d'un point de vue des équilibres des forces.
08:45Et donc, qu'est-ce que ça change ? Rien, et ça, c'est un échec.
08:47Crise parlementaire, spectacle déplorable dans les deux chambres,
08:52aux yeux des Français.
08:53Mais je vous...
08:54Pardon, je vous trouve un peu dur.
08:58Spectacle déplorable, non ?
08:59Si vous avez assisté au débat sur le projet de loi de financement
09:01de la Sécurité sociale, on a été au fond des dossiers.
09:03Oui, mais attendez, depuis...
09:05Essayons de ne pas nourrir nous-mêmes, pardon Jean-François Ackin,
09:08essayons de ne pas nourrir nous-mêmes l'anti-parlementarisme.
09:10Ça n'était pas un spectacle déplorable.
09:12Ce qui est déplorable parfois, c'est qu'on n'arrive pas à se mettre d'accord.
09:14On a réussi à le faire sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
09:16Je vous rappelle, Marc Fénault, votre leader, François Bayrou,
09:19a pris le même virage il y a un an avec une loi spéciale.
09:22Ça fait des mois et des mois que ça dure, cette histoire.
09:25Les personnes n'y comprennent plus rien.
09:26Même les journalistes spécialisés commencent à s'y perdre aussi.
09:29Donc la question, c'est, vous avez une crise agricole,
09:32la quétanque, on va y venir, le Mercosur qui est toujours sur le grill.
09:36Est-ce que vous ne pensez pas qu'il y a une forme de ras-le-bol aujourd'hui
09:38des Français, des électeurs, et que ça se joue déjà dans les urnes des municipales ?
09:43Alors, vous avez trois questions en une, si je peux me permettre.
09:47Le premier sujet, est-ce que c'est incompréhensible aux yeux de la plupart d'entre nous
09:53ou d'entre ceux qui nous regardent ?
09:54La réponse est oui.
09:56C'est comme ça, parce que les sujets sont complexes
09:58et que la situation politique est complexe.
10:00Deux, il faut essayer pour le coup d'être,
10:04justement, de ne pas se cacher derrière les échéances qui viennent,
10:07mais de regarder ce quels sont les sujets qu'on a maintenant à régler.
10:09Parce que ça, ça donnera le sentiment aux Français
10:11qu'on s'occupe d'eux et pas d'autre chose.
10:13Troisième élément,
10:15oui, il y a un sentiment de colère des Français,
10:17mais un sentiment de colère qui n'est pas dû qu'à la situation budgétaire du moment,
10:21un sentiment de colère générale.
10:22Trois, est-ce que ça peut se traduire dans les urnes ?
10:25Aux municipales, je doute un peu,
10:27moi je suis un élu municipal, comme vous le savez,
10:29je pense qu'aux municipales, les Français répondent à la question municipale.
10:32Et que s'ils ont un bon maire,
10:34ou s'ils ont une bonne équipe qui veut entrer,
10:36ils éliront ces équipes-là.
10:38J'espère, je crois,
10:40qu'ils ne viendront pas importer
10:42le modèle national
10:43de chaos et de bataille
10:45dans l'espace municipal.
10:47Vous estimez au final que Sébastien Lecornu
10:49a mieux réussi que François Bayrou à ce stade ?
10:52C'est le temps long qu'il jugera, je vois bien...
10:54C'est prudent, hein ?
10:56Ce n'est pas une question de prudence.
10:59Je constate que François Bayrou avait réussi une chose,
11:01c'était à mettre autour de la table à l'époque
11:03les socialistes.
11:05Ce qui n'y était pas au démarrage.
11:06Que Michel Barnier avait réussi à mettre autour de la table
11:09les républicains.
11:10Je rappelle que nous venons de 2024,
11:12où républicains et socialistes étaient des adversaires résolus
11:14de ce que nous étions, nous,
11:17espace central,
11:18et du président de la République.
11:19Alors, il reste des opposants
11:20pour un certain nombre d'entre eux,
11:21mais ils ont fait des pas les uns vers les autres,
11:24sans se renier, d'ailleurs.
11:25Donc, François Bayrou avait réussi ça.
11:28Il ne réussit pas à provoquer quelque chose
11:30de l'ordre d'un électrochoc,
11:31et on peut le regretter,
11:32sur la dette et le déficit.
11:34Ce fil n'étant pas rompu,
11:36Sébastien Lecornu réussit à faire voter
11:38un projet de loi de financement
11:39de la Sécurité sociale.
11:40Par ailleurs, on ne réussit pas
11:41sur le projet de loi de finance.
11:42Bon, si vous voulez me faire dire là aussi
11:44que c'est chaotique pour tout le monde
11:45et que c'est chaotique depuis 18 mois,
11:47oui, c'est chaotique,
11:47mais bon an, mal an, on progresse.
11:50Beaucoup trop l'entraînement à mes yeux,
11:51parce que nous sommes un pays
11:52qui ne sait pas ce que c'est que le compromis.
11:53Marc Fénault, la crise agricole,
11:55aujourd'hui, est mal gérée ?
11:58Non, je pense qu'on est...
12:00Elle est gérée comme on a souvent géré
12:02les crises sanitaires, si vous me parlez de ça,
12:03parce qu'elle démarre sur une crise sanitaire.
12:06Il n'y a pas que ça, à mon avis,
12:07dans la crise agricole,
12:09cette crise sanitaire,
12:12elle nécessite de prendre des mesures
12:13qui sont des mesures extrêmement violentes
12:14pour les éleveurs qui sont concernés.
12:16La vérité m'oblige à dire
12:17que ce n'est pas des mesures qui sont nouvelles.
12:19C'est une stratégie scientifique
12:20étayée dans de nombreux pays
12:22qui montre plutôt ses effets.
12:25En tout cas, c'est la moins mauvaise des solutions.
12:28Mais nous sommes dans une société
12:29qui est très facturée.
12:31Certains se servent de ça
12:32pour manier les théories du complot
12:33et inventer des problèmes qui n'en sont pas.
12:36Et il faut écouter la parole d'agriculteurs
12:38qui disent
12:38je n'ai pas envie de voir mon troupeau
12:40abattu totalement.
12:42Et donc, progressivement,
12:43la vaccination gagnant,
12:45peut-être que ça pourra faire évoluer
12:47le protocole sanitaire,
12:48mais nous sommes face à des contraintes.
12:50La ministre,
12:50comme tous les ministres de l'agriculture
12:51qui ont été contraints
12:52à ce type de mesures,
12:54et j'en ai été,
12:56elle essaie de trouver
12:58un point d'équilibre
12:59entre ce que sont
13:00les nécessités sanitaires,
13:01les nécessités économiques
13:02et l'attention qu'il faut porter
13:04aux éleveurs.
13:05Parce que c'est vrai que pour un éleveur
13:06perdre en 24 heures
13:08l'ensemble de son troupeau,
13:09c'est un drame.
13:09Mais ils ont raison
13:10quand ils disent
13:11qu'il faut essayer autre chose,
13:12c'est-à-dire mettre de côté
13:13les bêtes touchées et garder le reste.
13:16Il ne faut jamais être fermé
13:17à la discussion.
13:17Je n'ai jamais...
13:18Attendez, laissez-moi finir.
13:19C'est une urgence.
13:19Non, non.
13:20Non, mais c'est une urgence.
13:22Ce n'est pas parce que c'est une urgence
13:23qu'on fait n'importe quoi,
13:24M. Aquili.
13:24Non, mais tester.
13:25Non, mais on ne va pas tester
13:26pour voir si on emmène
13:27le virus en Bretagne
13:34C'est une maladie
13:375 à 10% de mortalité.
13:39Si toute la France
13:39était contaminée,
13:40attendez,
13:41c'est 900 000 à 1,5 million
13:43de bovins qui meurent.
13:44Donc on ne va pas tester
13:45pour voir.
13:46Il faut qu'on fasse des choses
13:47qui soient scientifiquement
13:48étayées.
13:50On peut regarder
13:51des choses nouvelles,
13:52mais il faut que ça soit
13:53quand même étayé par la science.
13:54Parce que sinon,
13:55on est dans quelque chose
13:56qui ressemble à l'apprenti sorcier.
13:59Un ministre,
14:00un responsable public
14:01ne peut pas être
14:01un apprenti sorcier.
14:02Vous contestez la référence
14:04de la Réunion,
14:051992,
14:06l'abattage avait été partiel.
14:08Enfin,
14:09ça a été remis
14:09au goût du jour
14:10par Véronique Lefoy.
14:11Ils n'auront pas échappé
14:12que la Réunion est une île.
14:13Et que les protocoles sanitaires...
14:15Non, non, mais
14:15qu'à la Réunion,
14:17vous ne pouvez pas faire venir
14:17un certain nombre d'animaux.
14:19Bon,
14:19ne comparons pas
14:21une île
14:22avec ses contraintes
14:23et ses contingences
14:24et ses spécificités
14:25sous un climat
14:26qui n'est pas tout à fait le nôtre,
14:27reconnaissons-le aussi,
14:29à ce qu'est la contingence
14:30de l'Hexagone.
14:30D'accord.
14:31Donc blocage non légitime
14:34je n'ai pas dit non légitime.
14:34Enfin, je ne rentre pas
14:35dans ce genre de considération.
14:37Il y a une émotion
14:38qui est très forte
14:39et je pense qu'il faut
14:40essayer de trouver les mots aussi
14:41pour dire qu'on entend vraiment
14:43et qu'on écoute vraiment.
14:45On a essayé, moi,
14:45quand j'avais eu l'affaire
14:47avec d'autres
14:47de la grippe aviaire,
14:48on avait essayé de regarder
14:49s'il y avait des adaptations
14:50du protocole
14:51qui pouvaient être faites.
14:52Mais on ne peut pas en rabattre
14:53sur les questions sanitaires
14:54parce que c'est l'intérêt.
14:55Personne ne peut croire
14:56que tout ça est fait
14:57pour embêter les éleveurs.
14:59Personne ne peut croire
15:00que c'est fait pour autre chose
15:04On peut ne pas être d'accord
15:05mais au moins, de grâce,
15:06nous ne faisons pas des procès
15:07en mauvaise foi.
15:07On peut ne pas être d'accord.
15:09Et les agriculteurs
15:10sont de bonne foi, Marc Fénaud,
15:11vous le dites.
15:11Oui, oui, bien sûr.
15:12Vous pensez que certains
15:12sont manipulés politiquement ?
15:14Bon, ils sont assez adultes
15:15pour ne pas être manipulés,
15:16me semble-t-il.
15:16Certains essayent de les manipuler, oui.
15:18Certains essayent de jouer.
15:20On voit bien que les extrêmes
15:21par nature,
15:22et d'ailleurs dans une forme
15:22de collusion,
15:23quand on entend la France insoumise
15:24et le Rassemblement national
15:25à l'Assemblée nationale,
15:27oui, je dis bien,
15:28on voit bien que
15:29dès qu'il y a une crise,
15:30ils essayent de s'en saisir
15:31pour s'emparer
15:33de la misère du monde
15:34et pour essayer
15:34d'en faire un objet politique.
15:36Le sanitaire n'est pas un objet politique.
15:36Vous dites que RN et LFI
15:37manipulent la crise agricole ?
15:39Oui, oui, bien sûr.
15:41Pardon, c'est une évidence.
15:42C'est-à-dire,
15:43il suffit de les voir
15:43à l'Assemblée nationale
15:44pour voir qui s'en sont emparés,
15:46venant parer de leurs écharpes,
15:47les mêmes à la France insoumise,
15:49qui empêchent les agriculteurs
15:50tous les matins,
15:51dès qu'on essaie
15:52de lever un certain nombre
15:53d'entraves et de contraintes,
15:54qui empêchent tous les textes
15:56ou qui essaient d'empêcher
15:56tous les textes
15:57qu'on essaie de faire voter
15:58à l'Assemblée nationale.
15:58Donc, on ne peut pas avoir
15:59un double discours dans la vie.
16:01On ne peut pas dire
16:01je défends les agriculteurs
16:02et je laisse à ce point
16:04un certain nombre d'entraves
16:05vis-à-vis de ce que sont
16:07leurs métiers
16:07et de ce que sont leurs contingences.
16:09Marc Fénaud, franchement,
16:10c'est connexe.
16:11L'accord Mercosur,
16:12est-ce qu'il sera signé
16:15en janvier, en réalité ?
16:16Je ne sais rien.
16:16Le président de la République
16:17a fixé un certain nombre
16:18de conditions.
16:19On ne peut pas à la fois dire
16:20qu'il faut que le président
16:21de la République
16:22fixe des conditions
16:24de réciprocité
16:25et des conditions
16:26de clause de sauvegarde.
16:27C'est-à-dire que
16:27si ça déséquilibre les marchés,
16:29hop, on stoppe les importations
16:30et si nous l'obtenions,
16:32dire de toute façon
16:33on ne signera pas.
16:34Par ailleurs,
16:35le sujet commercial,
16:36le mieux dans la vie
16:37en général politique
16:39et en particulier
16:40vis-à-vis des agriculteurs,
16:41c'est de dire la vérité.
16:42Les accords commerciaux,
16:44il y a 27 pays membres.
16:46Il faut qu'on ait
16:46une minorité de blocage.
16:47Donc, le travail
16:48qui a été fait par la France,
16:49si le président de la République
16:50ce n'est pas pour le défendre
16:50en tant que tel,
16:51mais si le président de la République
16:52n'avait pas trouvé
16:53cette minorité de blocage
16:54depuis des années,
16:55le Mercosur serait déjà signé.
16:57Vous voyez bien
16:58que par ailleurs,
16:58nous avons besoin
16:59de pouvoir échanger.
17:01Parce que...
17:02Il y a des filiales
17:03qui ont besoin
17:03de pouvoir échanger.
17:04Ça fait 25 ans
17:04que ça dure.
17:05Le Mercosur ?
17:06Oui.
17:07Attendez,
17:08les mesures miroir,
17:08clause de sauvegarde...
17:09Il y a 25 ans,
17:10on n'en parlait pas.
17:10En parlait,
17:11oui, mais en parlait maintenant,
17:12il est minuit moins une.
17:14C'est au dernier moment.
17:15Parce que vous avez
17:16des éleveurs
17:17et des agriculteurs
17:17dans la rue,
17:18enfin, entre les routes.
17:18C'est le problème
17:19de ces accords
17:19et c'est en particulier
17:20le problème du Mercosur,
17:21c'est des accords qui...
17:23Le démarrage,
17:23je crois que c'était
17:24sous Jacques Chirac,
17:25de la négociation.
17:26Le lancement de la négociation.
17:2725 ans plus tard.
17:29Et donc,
17:29dans l'intervalle,
17:29il s'est passé des choses.
17:31Et donc, en fait,
17:31personne n'est au courant
17:33puis tout d'un coup,
17:33pardon de l'expression,
17:34le périscope sort et dit
17:35Eureka,
17:35on a trouvé un accord.
17:37Là, pour le coup,
17:37il y a un problème de méthode.
17:38Mais globalement,
17:39il y a un problème de méthode.
17:40Mais dès lors qu'on obtiendrait
17:42un certain nombre de choses,
17:43se posera la question.
17:44Et par ailleurs,
17:45on peut être tout seul contre
17:46et ça ne change rien
17:47dans l'espace européen.
17:48Donc, il vaut mieux dire la vérité
17:49et essayer de trouver
17:50les mesures qui nous correspondent
17:51pour éviter
17:52de frapper l'agriculture.
17:54Et par ailleurs,
17:54le problème de fond
17:55de l'agriculture,
17:56c'est un problème
17:56de compétitivité.
17:58Il faut qu'on arrive
17:58à rendre plus compétitif.
18:00Donc, c'est la question
18:01de l'accès à l'eau.
18:01C'est la question des charges.
18:02C'est la question des contraintes.
18:03Nous verrons bien
18:03la signature Mercosur
18:05dans les semaines qui viennent,
18:06jours qui viennent.
18:07Marc Fénaud,
18:07dernière question.
18:08Comment va François Bayrou ?
18:09Il va bien.
18:10Écoutez,
18:11il est comme beaucoup de Français
18:12qui ont une grippe
18:13et cette année,
18:14la grippe est singulièrement
18:15mauvaise.
18:18Est-ce qu'il faut rendre
18:20ce vaccin,
18:20tiens, obligatoire,
18:21de la grippe ?
18:22Vous voyez bien
18:23que dès qu'on a commencé
18:24à rendre quelque chose
18:24d'obligatoire,
18:25en tout cas,
18:26c'est plutôt une invitation
18:27pour chacune
18:27et chacun d'entre nous
18:28à la vaccination.
18:29On est dans un pays
18:30qui veut toujours
18:32des obligations
18:32et dès qu'on met
18:33des obligations
18:33qui dit qu'il ne veut pas
18:34d'obligation.
18:35Et si on faisait confiance
18:36à la responsabilité collective ?
18:38C'est un peu une urgence.
18:39Que dites-vous
18:39de l'urgentiste
18:40Mathias Vargon
18:41qui va jusqu'à proposer
18:42de faire payer
18:43les patients non vaccinés ?
18:46Non,
18:46je comprends
18:48ce qu'il veut dire.
18:49C'est-à-dire
18:49de dire
18:50que la responsabilité
18:51s'arrête
18:52au moment où
18:52vous venez charger
18:53les urgences
18:53parce que vous avez été
18:55vous-même
18:55un peu irresponsable.
18:57Moi,
18:57je fais plutôt confiance
18:58à l'esprit de responsabilité.
18:59Est-ce que vous diriez
19:00au final
19:00que François Bayrou
19:01a payé
19:01de longs mois
19:03à Matignon
19:03et la folie budgétaire ?
19:06Ça a pesé finalement ?
19:07C'est un responsable politique
19:08qui a un sens
19:09de responsabilité
19:10qui est rompu
19:11à l'exercice
19:11de la pression.
19:12Après,
19:13on peut avoir une grippe
19:13et une grippe
19:14peut se surinfecter.
19:15C'est un être humain
19:16comme les autres.
19:17Merci,
19:17Marc Fénaud.
19:18Merci à vous.
19:18Merci beaucoup,
19:19Marc Fénaud,
19:19d'avoir été dans ce studio
19:20ce matin au micro
19:21de Jean-François Aquili.
19:22Je rappelle que vous êtes
19:22le député du Loir-et-Cher
19:23et président du groupe
19:24Démocrate
19:25à l'Assemblée nationale.
19:26Mon cher Jean-François,
19:27vous retrouve naturellement
19:27entre 9h et 10h
19:28pour la vérité en face
19:29dans un instant.
19:300-826-300-300
19:32on va notamment évoquer
19:33ce qui vient de se dire
19:34ici dans cette interview politique.
19:36Certes,
19:37la loi spéciale
19:37mais le 49-3
19:39faut-il à un moment
19:40ou à un autre
19:40que Sébastien Lecornu
19:41utilise cet outil législatif
19:43pour éviter que
19:44tous les débats
19:45ressemblent à un jour sans fin.
19:460-826-300-300
19:48et puis dans quelques instants
19:49on fera aussi un petit tour
19:50du côté des grands tabous
19:51de l'histoire.
19:52Vous êtes bien sur Sud Radio.
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