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  • il y a 23 heures
Avec Emmanuel Grégoire, député PS de Paris et candidat à la Mairie de Paris

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-01-22##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique
00:03Jean-François Aquili
00:07Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin sur Sud Radio, c'est Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche et des écologistes à Paris et député de Paris.
00:15Bonjour Emmanuel Grégoire, vous allez nous parler de votre projet de zéro enfant dans la rue l'hiver prochain à Paris.
00:22Mais tout d'abord, je ne sais pas si vous avez entendu Rachida Dati qui était interrogé ce matin chez le confin de TF1 sur les alliances.
00:31Est-ce que vous sauriez avec qui vous... Je dirais le deuxième tour, elle répond, grosso modo, moi j'ai une équipe sérieuse, j'ai un projet clair, etc.
00:38Je n'ai pas comme la gauche une équipe de briques et de brocs allant de LFI à Lucie Casté qui a ruiné cette ville. Que lui répondez-vous ?
00:48Que c'est du Rachida Dati dans le texte, c'est-à-dire ce de l'invective, c'est toujours agressif, c'est faux, qui est aussi une caractéristique.
00:57Il n'y a pas de LFI puisqu'il n'y a pas d'alliance avec LFI.
01:00Elle semblait parler de l'héritage, oui.
01:01Non, mais LFI a toujours été dans l'opposition municipale depuis 2001 que la gauche a gagné à Paris et depuis que LFI a été créé, ils ont été toujours concurrents.
01:12Et nous n'avons jamais eu d'alliance avec eux, jamais.
01:14De briques et de brocs.
01:15Et donc, elle ment. Oui, de briques et de brocs.
01:17C'est l'outrance de Rachida Dati et je suis bien plus intéressé par le sujet des enfants à la rue que par Rachida Dati.
01:24Le sujet pour M. Grégoire, pour M. Brossat, pour M. Béliard.
01:27Il y a une attente forte des Parisiens d'une alternance, dit-elle.
01:3125 ans de gauche ont abîmé Paris de manière inédite, comme jamais. Vous réfutez ?
01:37Surtout, moi je sors un livre qui s'appelle Aimer Paris.
01:39Aimer Paris parce que j'aime profondément cette ville, j'aime profondément ses habitants.
01:43C'est vrai qu'il y a des problèmes comme partout dans le monde, pas qu'à Paris.
01:49Mais moi j'aime cette ville, je ne passe pas mon temps à faire du bashing sur cette ville.
01:54Si elle déteste cette ville à ce point, je me demande bien ce qui l'anime, quel est son moteur d'engagement sur cela.
02:01Moi c'est la passion que j'ai pour cette ville et pour ses habitants.
02:04Le reste n'a pas beaucoup d'importance à mes yeux.
02:06Bon, nous n'allons pas éluder les problèmes ce matin, mais tout d'abord, ce zéro enfant dans la rue l'hiver prochain à Paris.
02:12Ça rappelle un peu, vous savez, Yonel Jospin en 2002, ça a été assez prévu.
02:16Ou Emmanuel Macron en 2007, d'ailleurs, au passage.
02:18Également, Emmanuel Macron aussi, ça a pas risqué quand même, comme Paris ?
02:22Alors d'abord, vous comprenez qu'il est formulé sur un objectif prioritaire dont j'imagine et dont j'espère qu'il sera très largement partagé.
02:28Parce que si vous êtes élu, on revient fort dans un an.
02:32Oui, oui, bien sûr. C'est insupportable qu'il y ait des enfants qui soient à la rue. C'est insupportable.
02:38C'est à portée de main. Si j'en prends l'engagement dès l'hiver 2026, c'est bien que je sais que c'est à portée de main.
02:44Ça supposera évidemment un investissement supplémentaire de la ville au nom de cet engagement.
02:50Et je précise que je veux tendre vers aussi l'idée qu'à la fin de la mandature, on puisse offrir des places à tous ceux qui le souhaiteraient.
02:59Mais comment allez-vous faire ?
03:00On va ouvrir des lieux, tout simplement. On va arrêter de savoir de qui c'est la responsabilité.
03:06Est-ce que c'est l'État ? Est-ce que c'est la ville ? Est-ce que c'est les associations ? Etc.
03:09Il n'y aura plus d'enfants à la rue à l'hiver 2026.
03:13C'est un engagement dont je serai comptable dès l'hiver 2026, à Paris.
03:17Oui, à Paris, mais vous courez tout le monde en réalité, pas seulement les enfants.
03:20Non, non, non.
03:20Il y a 3500 personnes dans la rue.
03:22Moi, je ne suis pas un magicien, je n'ai pas de baguette magique.
03:24Il y a ce soir la nuit de la solidarité où nous allons compter le nombre de personnes à la rue.
03:28Ça fait plusieurs années qu'on le fait.
03:30On sait que c'est à peu près 3500 personnes à la rue.
03:34Il y a quelques centaines d'enfants qui sont à la rue.
03:37Je prends l'engagement que tous seront mis en protection à l'hiver 2026.
03:41Vous voyez, je n'ai pas dit que j'allais mettre tout le monde à l'abri tout de suite.
03:43Je ne sais pas faire ça.
03:44Mais quelle est l'idée, Emmanuel Caguar ?
03:45C'est de mettre des centres partout d'accueil ?
03:47Oui, absolument.
03:49Vous avez raison d'insister sur le partout, parce qu'il y en aura partout.
03:53Mais qui pourrait s'opposer à l'idée qu'on crée des lieux d'hébergement pour des enfants qui, aujourd'hui, dorment dans la rue ?
03:58C'est-à-dire dans les quartiers de l'Est, comme dans les beaux quartiers du centre de l'Est ?
04:02Oui, partout, ça veut dire partout.
04:04Il y en aura des petits centres qui seront de qualité et qui seront partout dans Paris.
04:09Vous savez ce qui est dit ? C'est ne faudrait-il pas commencer par contrôler l'immigration dans Paris qui aggrave la situation des sans-abri ?
04:18Je ne partage évidemment pas ce diagnostic.
04:22D'abord, parce que je n'en suis pas comptable, ce n'est pas les villes, ce n'est pas les maires qui sont chargés de la politique migratoire.
04:27Ils n'ont pas la charge de la surveillance extérieure des frontières et ils n'ont pas la charge de la mise en œuvre de la politique migratoire du pays.
04:32Les maires, ils en assument les conséquences, ou plus exactement, les inconséquences de la part de la politique gouvernementale.
04:39Au moins, une inconséquence que je veux souligner, c'est qu'on dit qu'il y a un contrôle migratoire aux frontières, d'accord ?
04:46Deuxième chose, il y a les personnes qui sont en situation irrégulière.
04:49L'incapacité de l'État à régler ce problème, l'espèce de naïveté, pour ne pas dire de cynisme, à ne pas vouloir s'en occuper,
04:57et à ne pas pouvoir pour autant les expulser et mettre en œuvre les OQTF, il y a, de ce point de vue, un impensé de l'État dont les villes subissent l'inconséquence.
05:06Donc, ça veut dire que l'État ne gère pas à vos yeux et vous, vous, vous l'élogez, les personnes en question ?
05:10Nous, on fait les maires, c'est les maires dans leur globalité, ils font ce qui...
05:13C'est un concept compliqué.
05:15Les maires, c'est les maires, c'est ceux qui gèrent l'espace public, qui gèrent ces sujets-là,
05:20qui subissent les problèmes qui sont liés à ces situations de précarité extrême.
05:26Oui, il y a une inconséquence des politiques de droite et, je le dis également, d'extrême droite en la matière,
05:33parce que ces personnes sont ici, elles sont dans une très grande précarité, ne pas les aider,
05:38et non seulement une faute vis-à-vis des risques qu'on leur fait courir,
05:41mais aussi un problème social, parce que si greffe, évidemment, de la grande violence,
05:47si greffe des réseaux mafieux, en laissant les gens dans la très grande pauvreté,
05:51on augmente considérablement le risque qu'ils basculent dans de la délinquance,
05:56dans la soumission ou la menace ou la pression de groupes mafieux.
06:02Et donc, je pense que c'est inconséquent, sur le plan moral et sur le plan de l'ordre public,
06:06de ne pas traiter ce sujet avec sérieux.
06:08L'ordre public, vous évoquez les problèmes tout à l'heure,
06:11vous annoncez recruter 1000 policiers municipaux supplémentaires,
06:18ça veut dire quoi ? Il y aurait 5000 agents, il y aurait 5000 agents à terme ?
06:21C'est ça, 5000 policiers municipaux.
06:23Mais toujours pas armés, pourquoi ?
06:25Parce qu'aujourd'hui, aucune des missions qui sont confiées à notre police municipale
06:30ne justifie l'utilisation d'une arme à feu.
06:32Dans la loi, la police municipale, elle est chargée de lutter contre les incivilités de propreté,
06:38d'améliorer la tranquillité publique, de mettre des amendes de stationnement.
06:43Rien de tout cela, rien de tout cela ne justifie une arme à feu.
06:47Et donc, je ne peux pas décorréler le sujet de l'armement létal de la police municipale,
06:52parce que la police municipale, elle est armée avec des armes,
06:55mais qui ne sont pas des armes létales.
06:56Ils ont des armes d'intervention, ce qui leur permet de faire des interventions
06:59dans des situations compliquées.
07:02Déconnecter cela du sujet des compétences, du partage de compétences.
07:05Qu'est-ce qui relève de la police nationale ?
07:07Qu'est-ce qui relève de la police municipale ?
07:08Mais vous savez que la délinquance a évolué, la violence est accrue.
07:13Là, en l'occurrence, quand vous parlez des centres d'abri,
07:15vous suppléz un peu aux carences de l'État, en ouvrant des centres,
07:19mais là, en ce qui concerne la délinquance, vous dites non, c'est le rôle de l'État.
07:23Non, mais vous ne pouvez pas, pardon, en termes d'armement létal,
07:26si vous suggérez l'idée, c'est bien qu'il y a des circonstances
07:29où on pourrait tirer sur des gens, y compris les blessés gravement,
07:32ou peut-être même les tuer, d'accord ?
07:35C'est de ça qu'il s'agit, un armement létal.
07:37Sinon, c'est de la cosmétique, et peut-être certains le font par pure cosmétique.
07:40À Paris, il y a une compétence particulière,
07:43qui n'est pas exactement celle ailleurs dans les autres villes de France,
07:45qui est liée à la préfecture de police,
07:47et à la mission qu'a la préfecture de police.
07:50Aujourd'hui, les missions qui concernent la lutte contre les trafics,
07:54la lutte contre la délinquance, la lutte contre les vols à l'arraché,
07:57contre les actes violents dans l'espace, relèvent strictement de la police nationale.
08:00Ce serait mettre nos agents en danger de leur donner une arme létale.
08:06La préfecture de police à Paris suffit.
08:07La préfecture de police ne suffit pas.
08:09Puisqu'il y a des baisses d'effectifs de police et de présence sur le terrain.
08:13Et donc, c'est un sujet qui doit être discuté avec la préfecture de police.
08:17Et deuxièmement, qui doit faire l'objet de clarifications légales,
08:20parce que vous savez qu'il y a un projet de loi
08:21qui discutera du partage des compétences entre les polices municipales
08:24et les polices nationales,
08:26qui sera inscrit dès fin janvier au Sénat,
08:29qui est le fameux Beauvau des polices municipales.
08:32Mais je ne mettrai pas une arme létale dans la main d'un policier municipal
08:35tant que la loi ne protégera pas cet agent
08:37et ne protégera pas les conditions d'intervention.
08:39Sinon, c'est dramatique.
08:41Et à ce moment-là, je vais vous le dire, avec le même argument,
08:43vous finissez par donner une justification à l'armement de tout le monde.
08:46Parce que la menace de la violence,
08:48elle s'exprime contre toute personne
08:50et pas seulement contre nos policiers municipaux.
08:52Par vous, avec clarté, Emmanuel Grégoire, ce matin,
08:54vous avez publié un communiqué pour réclamer vérité et justice
08:57pour L.A. Seine Diarras, ce mauritanien de 35 ans,
09:00décédé il y a une semaine dans un commissariat du 20ème,
09:02dans le commissariat du 20ème.
09:05Après interpellation, pour vous, il y a un doute ?
09:08– Écoutez, oui, il y a un doute, les circonstances, les vidéos.
09:12Et donc, il faut qu'il y ait une enquête judiciaire.
09:14Elle doit se faire en toute indépendance.
09:16Mais s'il y a des fautes, elles devront être sanctionnées.
09:18– Les caméras piétons étaient...
09:20– J'ai lu des choses, vous avez lu les choses comme moi,
09:26qui évidemment suscitent du doute, des interrogations,
09:29donc la nécessité d'avoir une enquête indépendante
09:31et d'en tirer toutes les conséquences.
09:33Et je fais confiance au préfet de police
09:36pour en assurer l'indépendance et ensuite la bonne mise en œuvre.
09:41– Vous êtes de ceux qui disent, à gauche, la police tue ?
09:43– Non, je n'utiliserai jamais cette expression.
09:45Elle est caricaturale et trop générale.
09:47En revanche, oui, il y a des situations de violences policières.
09:50Et je pense que c'est préjudiciable à l'image de la police.
09:53Et moi, la police, c'est un corps républicain que je défends.
09:57Mais la condition aussi, c'est qu'il y ait une forme d'exemplarité.
10:00Et lorsqu'il y a des manquements à l'éthique, des manquements au devoir,
10:03eh bien qu'ils fassent l'objet d'investigations et de sanctions,
10:06le cas échéant, quand ça le justifie.
10:07– Emmanuel Grégoire, la campagne parisienne.
10:10Anne Hidalgo, dans les échos, déclare
10:13« J'ai toujours dit que je voterais pour la gauche,
10:15et celui qui conduit la liste, c'est Emmanuel Grégoire. »
10:18Ah, ça y est, elle vous soutient.
10:19– Ben voilà.
10:21J'en suis très heureux.
10:22Et ça me paraît logique.
10:23– Vous dites quoi ? Merci Anne.
10:25– Merci Anne, voilà.
10:26– Et après toutes ces fâcheries,
10:29elle vous a barré la route ?
10:30– Moi, j'ai une relation compliquée avec Anne, vous le savez.
10:33Elle l'a suffisamment dit, avec Anne Hidalgo.
10:35Mais après, il y a des choses qui nous dépassent.
10:38Il y a des choses qui dépassent l'interpersonnel,
10:40qui sont au nom de valeurs partagées,
10:42au nom de grands engagements, au nom d'histoire.
10:44Et moi, je retiens cela.
10:46J'ai une fidélité à une histoire,
10:48qui est celle de la gauche à Paris.
10:50Mon seul objectif, c'est que la gauche reste à Paris.
10:53Non pas pour que nous restions au pouvoir,
10:55mais parce que nous pensons qu'il y a des Parisiennes et des Parisiens
10:57qui ont besoin de la gauche pour être accompagnées,
11:00pour être protégées.
11:00– Vous êtes son héritier ou pas ?
11:02– Parce que tout ce qui dysfonctionne, on va vous l'attribuer.
11:05– Oui, mais bien sûr.
11:06Mais je sais ce qu'on a bien fait.
11:07Je sais aussi ce qu'on a moins bien fait.
11:08Et je peux très librement m'exprimer sur ce qu'on a moins bien fait.
11:11J'ai essayé de faire plein de choses quand j'étais à ses côtés.
11:14Je n'étais pas maire.
11:16Je suis très fier de ce qu'on a fait tous ensemble.
11:18Je sais aussi ce qu'on peut faire beaucoup mieux
11:20en matière de propreté,
11:21en matière d'entretien de l'espace public,
11:23en matière, évidemment,
11:25également de tranquillité publique, de sécurité.
11:27Je le ferai.
11:28Et je le ferai en homme libre et en homme fidèle
11:30à une histoire et à un engagement.
11:32– Merci Anne, vous enterrez la hache de guerre, c'est fait.
11:35– C'est fait.
11:36– Est-ce qu'il vous dépasse au hasard ?
11:38Tiens, deuxième tour,
11:40la question se pose pour vous aussi.
11:42La France Insoumise, Sophia Chikiarouz,
11:44vous pourriez passer un accord si c'était nécessaire ?
11:46– Non, c'est une excellente question.
11:49Parce que ça fait seulement 122 000 fois qu'on me la pose,
11:51donc ça me permet de le repréciser.
11:52– Du coup, elle prend tout son sens.
11:53– Non, pas du tout.
11:54Elle ne prend pas plus son sens aujourd'hui.
11:55Elle le prend même plutôt moins.
11:58Puisque je pense que la LFI ne sera pas au-dessus de 10%.
12:01J'ai toujours été extrêmement clair là-dessus
12:03et je continue à l'être.
12:05Je ne veux pas, d'accord, avec la LFI au deuxième tour.
12:08Mais, pardon, la précision et la clarté de mon propos
12:11n'est pas du tout celui de Rachida Dati,
12:13puisque dans la phrase que vous évoquiez,
12:14qu'elle avait prononcée tout à l'heure,
12:16sur moi et les invectifs qu'elle est avec,
12:19c'était pour noyer le fait de répondre clairement à la question
12:23« Est-ce qu'elle va s'allier avec Sarah Knafo ? »
12:26Ça fait 15 jours qu'il lui est posé la question.
12:29Ça fait 15 jours qu'elle ne répond pas clairement à cette question.
12:32Donc, aussi clairement que j'y réponds,
12:34je l'invite à y répondre.
12:35Et par ailleurs, je l'invite à venir débattre avec nous,
12:37parce qu'à part faire des vidéos TikTok,
12:39elle refuse tout débat avec ses adversaires,
12:42quels qu'ils soient, de droite, de gauche.
12:43Et la démocratie, c'est le débat,
12:45ce n'est pas de rester planqué dans son ministère.
12:47Emmanuel Grégoire, qu'est-ce que vous pensez
12:48de cette campagne éclair de Sarah Knafo ?
12:50Je n'ai pas d'avis sur Sarah Knafo.
12:54C'est l'extrême droite d'Éric Zemmour,
12:56celle qui pense que Pétain a réhabilité les Juifs.
12:58Je n'ai aucun point commun avec cela.
13:01Et je laisse mes adversaires.
13:02C'est aussi la démocratie de les laisser s'exprimer.
13:04C'est un sujet, je le crois,
13:05beaucoup plus pour Rachida Dati que pour moi.
13:07Mais elle est séduisante, cette campagne, vous pensez ?
13:09Dans le cas adverse.
13:12J'ai du mal à dire qu'est séduisant quelque chose
13:16qui vient d'un parti qui considère que Pétain a sauvé des Juifs.
13:20Donc non, ce n'est pas séduisant,
13:21ça ne me séduira jamais.
13:23Je laisse ça démocratiquement se déployer
13:25parce qu'elle en a bien le droit
13:27et les gens ont bien le droit de trouver ça séduisant pour certains.
13:31Je suis convaincu que les Parisiennes et les Parisiens
13:32ne trouveront pas ça séduisant dans leur globalité
13:34parce qu'à Paris, il y a une personne sur quatre
13:37qui n'est pas née en France.
13:39Il y a ici toutes les communautés qui ont trouvé refuge et protection
13:42contre les valeurs de l'extrême droite dans l'histoire.
13:45Je suis très fier de ça et moi, je suis porteur de ça.
13:47Et je suis protecteur de ça,
13:48contrairement manifestement à Rachida Dati
13:51qui est prêt à toutes les complaisances,
13:53à toutes les ambiguïtés
13:54pour essayer de gagner la ville de Paris.
13:56Est-ce qu'elle dépoussière le cas adverse ?
13:58Est-ce qu'elle donne une autre image ?
13:59Est-ce que ça renouvelle un peu le truc ?
14:01Disons que je trouve que Rachida Dati,
14:03qui passe son temps à insulter les autres,
14:06qui passe son temps à dire que Paris, c'est pourri,
14:08pardon, mais je le résume ainsi,
14:10c'est à peine plus subtil.
14:12Je trouve qu'elle se ringardise beaucoup
14:14dans la séquence
14:15parce que c'est quand même mieux
14:17quand on fait une campagne municipale
14:18et c'est ce que je m'efforce de faire
14:20avec tous ceux qui participent à notre union,
14:22c'est de proposer des choses,
14:23de dire ce qu'on veut faire,
14:24pourquoi on veut le faire,
14:25qu'est-ce qui va bien, qu'est-ce qui ne va pas bien.
14:27Moi, notre projet central,
14:29c'est un logement pour tous
14:30et des logements moins chers.
14:32Voilà, c'est ça notre angle principal.
14:34C'est la question de l'alimentation,
14:35c'est la question de la lutte contre la pollution,
14:37de la santé publique,
14:38de la santé mentale,
14:40de la transition économique
14:41et comment on va faire de Paris
14:43une grande ville qui rayonne dans le monde.
14:44On va parler de tout cela
14:46et j'aimerais que cette campagne municipale
14:48rentre dans une phase
14:49qui est moins animée par les petites phrases
14:51et par les invectives,
14:52mais par la vision qu'on veut porter.
14:54Notre vision,
14:54c'est une vision de gauche sociale et écologique.
14:57Nous l'assumons,
14:57nous le porterons
14:58et après,
14:59nous essaierons d'en convaincre
15:00les Parisiennes et les Parisiens.
15:01Merci Emmanuel Cagouin.
15:02Merci à vous.
15:03Merci Emmanuel Grégoire.
15:04Oui, sur le logement,
15:05c'est important
15:05parce que je lisais encore
15:06un article ce matin
15:07de la fuite des familles
15:09notamment qui veulent
15:10essayer de construire une famille,
15:12des familles moyennes
15:12qui doivent pouvoir rester à Paris.
15:15Et qui ne peuvent pas.
15:16Mais ils pourront.
15:18Avec nous, ils pourront.
15:19Bon, tiens, juste une petite question,
15:21Emmanuel Grégoire.
15:22Si vous aviez un petit problème à l'œil
15:23mais que vous deviez mener encore votre campagne,
15:26vous prendriez des Ray-Ban style aviateur ou pas ?
15:29Non, alors je n'ai pas le droit de citer de Marc.
15:31Non, mais moi je cite parce que c'est celle qui...
15:33D'abord, je vais vous dire,
15:34je ne veux pas être trop méchant
15:35avec le président de la République
15:36parce que quand on a un problème de santé
15:38et qu'on y est tous confrontés,
15:40ça nous est tous arrivé
15:40d'avoir un bobo à l'œil,
15:42un bobo, une cicatrice, etc.
15:45J'ai envie de lui souhaiter
15:46bon rétablissement.
15:48Il y a, je pense,
15:49dans la gravité du moment,
15:50plus important que de commenter
15:52sa marque de lunettes.
15:52Mais quand même, non ?
15:54Vous avez essayé ?
15:54Oui, j'ai essayé les lunettes en question
15:58et elles ne me vont pas.
15:59Je n'ai pas l'élégance
16:01et la prestance de Tom Cruise.
16:03Et si vous êtes maire de Paris,
16:04demain vous accueillez
16:05Donald Trump avec les honneurs ?
16:07Ce n'est pas à moi de décider.
16:08Et ça, d'abord,
16:09parce que c'est un chef d'État
16:10et c'est à l'État.
16:11Moi, je ne confonds pas les rôles.
16:12Quand on est maire de Paris,
16:13on est maire de Paris,
16:14on n'est pas président du monde.
16:15Les visites officielles
16:15passent par la mairie de Paris.
16:16Eh bien, moi, j'honorerais
16:18le protocole républicain
16:19qui sera décidé par mon pays
16:20quand il y a une visite d'État
16:22d'un chef d'État étranger.
16:24Si c'est trop compliqué,
16:25eh bien, il n'est pas invité
16:25en visite d'État.
16:27Mais comme maire de Paris,
16:28j'honorerais mon devoir.
16:29Et mon devoir,
16:30c'est que dans un protocole
16:31de visite d'État,
16:32on accueille le chef d'État
16:33à l'hôtel de ville,
16:34y compris avec la liberté
16:35de lui dire deux, trois choses
16:37et deux, trois vérités
16:37sur le sujet des valeurs.
16:38Oui, c'est ça.
16:39Avec ou sans lunettes.
16:40Mais Paris, c'est la capitale
16:40de la France
16:41et j'honorerais ce rang
16:43et la relation intime
16:44qui unit notre ville
16:45et notre pays.
16:46Merci, Emmanuel Grégoire.
16:47Dans un instant,
16:47on va en parler justement aussi
16:49de ce qui s'est passé hier
16:50à Davos.
16:51Et je le disais,
16:53en fait,
16:53il y a peut-être finalement
16:55une vertu,
16:55c'est que ça peut réveiller
16:56un peu l'Europe et la France,
16:58comme le Mercosur.
16:59On était un peu endormi quand même.
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