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  • il y a 4 mois

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Transcription
00:007h, 9h, Europe 1 matin, et à 7h21 sur Europe 1, c'est l'heure de retrouver Laurent Tessier.
00:06Bonjour Laurent. Bonjour à tous.
00:07Alors vous vous êtes intéressé à Emmanuel Macron et son langage guerrier.
00:10Oui, parce que dans la même semaine, nous avons eu le discours du chef d'état-major des armées françaises,
00:14Fabien Mandon, sur un conflit à l'horizon 2030 avec la Russie,
00:18qu'il faut accepter de perdre ses enfants, le guide de survie mis en ligne hier.
00:22Alors, vraie menace, stratégie de la peur, on peut s'interroger,
00:25parce que depuis qu'Emmanuel Macron est président de la République, chef des armées,
00:28il a mis le mot « guerre » à toutes les sauces dans ses déclarations.
00:31Tiens qu'en le 26 septembre 2017, il parlait de l'Europe souveraine dans un discours à la Sorbonne.
00:35Au lieu de perdre nos débats dans une guerre civile européenne,
00:39car de débats budgétaires, en débats financiers, c'est bien de cela dont il s'agit.
00:43Et dans un discours au Parlement européen le 17 avril 2018.
00:47Une forme de guerre civile européenne réapparaît.
00:49Emmanuel Macron et le mot « guerre », vous vous en souvenez au moment du Covid,
00:52dans une allocution le 16 mars 2020 ?
00:54Nous sommes en guerre, en guerre sanitaire certes,
00:57mais l'ennemi est là, invisible, insaisissable, qui progresse.
01:01Nous sommes en guerre.
01:02Et il avait insisté quelques jours plus tard, le 25 mars 2020,
01:04dans un déplacement à l'hôpital militaire de Mulhouse.
01:07Lorsqu'on engage une guerre, on s'y engage tout entier.
01:10Et parce que dans cette guerre, nous devons faire bloc, être unis.
01:14La guerre pour parler de l'Europe, la guerre sanitaire contre le Covid-19.
01:17Le 20 février dernier, dans son bureau à l'Elysée,
01:19le chef de l'État s'exprimait en direct sur les réseaux sociaux au sujet de la menace russe.
01:23Ben, je vais vous dire, on est en guerre quelque part.
01:26Et on doit préparer les guerres possibles à venir et dissuader.
01:29Et ça marche pour tous les sujets.
01:30Quand le président de la République parle de la France insoumise et du rassemblement national,
01:34il arrive à parler de guerre,
01:36comme dans le podcast « Génération Do It Yourself » le 24 juin 2024,
01:39une semaine avant les élections législatives.
01:42Quand on va au bout de votre raisonnement,
01:43le pays explose ou c'est la guerre civile ?
01:45Et c'est ça mon grand désaccord avec les deux extrêmes et ceux qui les suivent.
01:48Et quand il ne sort pas ce mot,
01:50il peut adopter un discours anxiogène d'une autre façon,
01:52comme en août 2022 et juillet dernier.
01:54Accepter de payer le prix de notre liberté.
01:57Et sans doute jamais, depuis 1945,
02:01la liberté n'avait été si menacée,
02:03et jamais à ce point.
02:04La guerre pour l'Europe, la guerre sanitaire,
02:06la guerre et la Russie, la guerre pour LFI et l'ERN,
02:08et un petit nouveau depuis la semaine dernière,
02:10le mercredi 12 novembre,
02:11pour l'inauguration du commandement de l'espace à Toulouse.
02:14La guerre d'aujourd'hui se joue déjà dans l'espace,
02:16et la guerre de demain commencera dans l'espace.
02:19Soyons prêts.
02:20Emmanuel Macron et le langage guerrier,
02:21c'est une habitude depuis qu'il est élu.
02:23On peut nous accuser de minimiser.
02:25Mais ce mot « guerre » très grave et galvaudé
02:27perd à force de la valeur.
02:28Comment alors pouvons-nous nous rendre compte
02:30de la gravité de chaque situation ?
02:31Le chef des armées et le président de la République
02:33parlait de guerre, c'est son domaine.
02:34Intéressant.
02:35Merci beaucoup Laurent Tessi.
Commentaires
1
Henri Massonil y a 2 mois
C'est lui qui s'était vanté, le 9 avril 2017, devant Ruth Elkrief, d'être "un guerrier, un combattant", ce que ni Eisenhower ni de Gaulle, tous deux généraux puis présidents, d'une tout autre stature, n'auraient jamais eu le culot de dire. Il en avait même fait un tweet. Et c'est lui qui a laissé un criminel de guerre sous mandat d'arrêt survoler la France à plusieurs reprises.

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