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  • il y a 2 mois
Avec Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l'Attractivité

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##L_INVITE_POLITIQUE-2025-11-10##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:07Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin, c'est Nicolas Faorissier,
00:11qui est le ministre délégué en charge du commerce extérieur et de l'attractivité.
00:15Bonjour Nicolas Faorissier et bienvenue.
00:18Vous rentrez de Chine, vous êtes allé à Shanghai,
00:20défendre des produits français à la China International Import Exposition,
00:25c'est bien ça, en pleine crise sur la plateforme de Chine,
00:30Tout d'abord je voudrais vous poser une question qui nous concerne la politique nationale,
00:34juste avec vous, vous êtes membre des Républicains,
00:37la demande de remise en liberté de Nicolas Sarkozy,
00:41c'est aujourd'hui décision de la cour d'appel attendue,
00:43vous espérez le voir rentrer chez lui ce soir ?
00:46Je pense que ce serait bien, ce serait juste.
00:51Il y a eu ce geste extrêmement discuté,
00:55moi il ne me revient pas d'en parler et de le commenter comme on dit,
00:57mais d'un point de vue humain, je suis proche de Nicolas Sarkozy
01:01et je pense que ce serait une bonne chose qui rentre.
01:04De toute façon, il y aura le procès en appel,
01:07les choses vont se dérouler normalement,
01:09il n'y a pas de raison qu'il reste dans cette prison aujourd'hui.
01:13Un ancien président n'a rien à faire.
01:15Au-delà même de la personne de Nicolas Sarkozy,
01:18et je rappelle qu'il est encore une fois présumé innocent,
01:21il espère, il l'a dit, pouvoir faire triompher la vérité,
01:25sa vérité, qu'il est si mettre la vérité.
01:28Moi j'ai toute confiance sur le fond personnellement,
01:31mais ce n'est pas bon, non seulement pour Nicolas Sarkozy évidemment,
01:35ça nous fait mal au cœur, mais ce n'est pas bon pour le pays,
01:37d'avoir un ancien président qui a tellement compté,
01:40qui a honnêtement fait beaucoup avancer ce pays,
01:42de le retrouver ainsi dans ces circonstances.
01:45Donc voilà, oui, évidemment.
01:46On vous en a parlé à Shanghai, de cette détention, non ?
01:50Non, non.
01:50En revanche, vous avez parlé de Cheyenne, j'imagine ?
01:52On a parlé de Cheyenne, oui.
01:53Alors qu'est-ce que vous leur avez dit aux autorités chinoises ?
01:55Non, j'ai simplement rencontré le vice-ministre M. Li Jing du commerce
01:59pour lui dire la position de la France,
02:02qui était de dire, nous engageons une procédure de suspension,
02:06nous attendons de Cheyenne des réponses très précises,
02:08nous estimons qu'une plateforme de commerce,
02:11même si on est ouvert à un commerce fluide,
02:14elle doit respecter nos règles,
02:15elle doit respecter la sécurité,
02:19et elle doit surtout, peut-être plus que tout autre sujet,
02:22respecter les mineurs, l'intégrité morale de ce qu'elle vend.
02:26Donc évidemment, ça a été une grande émotion dans notre pays,
02:31j'ai transmis cette émotion, comme le Premier ministre me l'a demandé,
02:34aux autorités chinoises qui ont été assez sensibles à ce message.
02:37Je peux vous dire qu'ils sont restés fermes,
02:40et assez fermés pour l'instant, sur les sujets,
02:43ce qu'on appelle les irritants commerciaux,
02:45c'est-à-dire les conflits que nous avons sur certaines filières,
02:48je pense à la filière port, je pense à la filière cognac-armagnac,
02:51je pense à la filière lait, où on a de vrais sujets.
02:54Donc là, c'était une discussion commerciale qui reste encore difficile,
02:59il faut qu'on continue, il faut qu'on progresse,
03:00c'est mon boulot de le faire,
03:01mais voilà.
03:02Par contre, sur le message concernant Chine,
03:05je pense que les Chinois eux-mêmes sont inquiets de ce genre de dérives,
03:08vous savez, ils ont...
03:08Parce que c'est pas bon pour le business ?
03:10C'est pas seulement que c'est pas bon pour le business,
03:11il y a un problème de société,
03:12et ils sont aussi concernés par ça.
03:14Je pense qu'il faut,
03:16quand on a un partenaire aussi important que la Chine,
03:18c'est notre quatrième partenaire commercial,
03:21nous avons plus de 2800 entreprises qui sont implantées,
03:24qui vont là-bas.
03:25C'est d'ailleurs le but de mon déplacement,
03:27je suis allé d'abord là-bas pour soutenir nos entreprises
03:29et les mettre en lumière au regard des autorités chinoises
03:32en leur disant,
03:33on se bat, on est là,
03:34on veut avancer et on veut résoudre nos problèmes.
03:36Mais il faut aussi essayer de comprendre
03:37ce qu'est la psychologie de nos interlocuteurs chinois,
03:43que ce soit les autorités publiques,
03:44que ce soit le monde de l'entreprise,
03:47sinon on n'y arrivera pas.
03:48C'est comme ça qu'on fait du commerce.
03:49Vous évoquez les représailles de la Chine,
03:51soit le cognac, le port, les produits laitiers et d'autres,
03:53c'est en riposte au 10% de Bruxelles
03:55sur les importations de voitures électriques chinoises.
03:57Mais qu'est-ce qu'un ministre français peut dire ?
04:00Au fond, on ne pèse rien face à la Chine.
04:02Je pense qu'il ne faut pas dire ça.
04:04On ne pèse pas rien.
04:05On n'a pas de levier de pression sur eux.
04:07Non, Jean-François Aquilier,
04:08la France est un des principaux pays
04:10du premier marché commercial
04:11et de consommation du monde
04:13qui s'appelle l'Union Européenne.
04:14On a 450 millions de consommateurs.
04:16Pour l'instant.
04:17Aujourd'hui.
04:18Aujourd'hui.
04:19D'ailleurs, honnêtement,
04:20un des éléments de mon message,
04:22c'est de dire à nos partenaires chinois,
04:23vous avez besoin du marché européen,
04:28il ne faut pas le casser.
04:29Donc, trouvons des discussions honnêtes,
04:32transparentes,
04:33trouvons effectivement des compromis.
04:35Et vous avez raison de dire
04:36que sur les mesures, entre guillemets,
04:37de rétorsion sur certaines filières,
04:40ce qu'on appelle des enquêtes commerciales,
04:42les Chinois disent qu'il y a du dumping,
04:44qu'il y a des prix qui ne sont pas normaux, etc.
04:46En fait, on sait très bien que ce n'est pas vrai.
04:48Mais c'est surtout une réponse
04:50à ce qui s'est passé au niveau européen
04:54sur les voitures électriques.
04:55Où il ne s'agissait d'ailleurs
04:55que de rétablir un prix normal.
04:57Parce qu'il faut rappeler quand même
04:58que l'industrie chinoise
05:00subventionne massivement
05:01la production de voitures automobiles.
05:03Alors, il y a cette surtaxe de 10%.
05:05Regardez chez nous,
05:06Stellantis Poissy va fermer ses portes.
05:08C'est une catastrophe.
05:09Et BYD, le géant chinois,
05:11ces voitures électriques qui déboulent chez nous,
05:13il s'installe en Hongrie, c'est fait.
05:16L'usine va ouvrir cet hiver.
05:18Il y a cet accord avec la Turquie.
05:19Qu'est-ce qui permet ?
05:20Qui permet de détourner les taxes,
05:22à la fois les 10% et à la fois les 17%
05:25autres de taxes des voitures chinoises.
05:28On ne pourra jamais résister face à ça.
05:31Nous, on veut exporter nos voitures.
05:32C'est quoi ?
05:32C'est 9% l'export des automobiles dans le monde.
05:36Et ils vont nous ravager, en fait.
05:38On est dans une guerre commerciale extrêmement dure
05:40qui s'est tendue considérablement depuis 3 ou 4 ans.
05:43Notamment, pas seulement à cause des Chinois,
05:45mais aussi parce que M. Trump a décidé
05:48de mettre en oeuvre un certain nombre de droits de douane,
05:51les tarifs, comme on dit,
05:52et ceux de façon assez surprenante, brutale, changeante.
05:55Ce qui fait mal à nos vins, d'ailleurs.
05:56Donc, tout est déstabilisé.
05:57Les vins français souffrent de Trump.
05:58Oui, mais bien sûr.
05:59Mais on le sait plus que jamais.
06:01Et ça veut dire qu'il faut que les entreprises françaises
06:04tiennent bon, résistent,
06:05et que le ministre du Commerce extérieur,
06:06et plus globalement, le gouvernement français sait ce qu'il fait
06:09sous l'autorité de Sébastien Le Cordu,
06:12tiennent bon ses positions
06:13et défendent la position de la France.
06:15On n'est pas dans un monde de bisounours
06:17en termes commerciaux, c'est clair.
06:19Et donc, il faut se battre.
06:20C'est ce que je suis allé faire en Chine
06:21et ce que je vais faire,
06:22comme mes prédécesseurs avant,
06:24avec la dernière énergie dans les mois qui viennent.
06:26Alors, il y a le Mercosur, Nicolas Faurissier,
06:28vous avez entendu Emmanuel Macron au Brésil.
06:31Plutôt positif, a-t-il dit,
06:33rectifié par votre collègue,
06:35des Républicains, elle aussi,
06:37Annie Gennevar, c'était dans le journal du dimanche,
06:39qui, elle, a dû pédaler pour dire, grosso modo,
06:43qu'il fallait quand même que les garanties soient assurées
06:47pour que ce Mercosur démarre ?
06:49Oui, mais...
06:49Il a commis une gaffe, Emmanuel Macron ?
06:52Non, pas du tout, il n'a pas commis de gaffe.
06:53Plutôt positif.
06:55Il a simplement, et c'est ce qui a été repris
06:57en oubliant le reste,
06:58c'était l'enseigne que le président a dû à nouveau
07:00revenir sur le sujet pour bien préciser les choses,
07:03parce que ça a été un peu tronqué,
07:05disons les choses, sa déclaration.
07:07Il a simplement dit qu'il y avait eu,
07:08je résume, des avancées
07:10au regard des demandes, des exigences
07:12qui étaient celles de la France
07:13sur le traité du Mercosur.
07:14Mais il a bien dit aussi
07:15qu'il fallait continuer
07:16à avancer sur ces exigences.
07:18Et c'est ce qu'a très bien précisé
07:20au nom du gouvernement
07:21et sur une position qui est extrêmement claire
07:23pour Sébastien Lecornu
07:24et les ministres concernés
07:25et tout le gouvernement, d'ailleurs.
07:26C'est que nous avons trois sujets.
07:28Nous avons ce qu'on appelle
07:30la clause de sauvegarde,
07:31qui est en fait un mécanisme
07:32qui permet d'arrêter tout,
07:35de bloquer les choses
07:36s'il y a une trop grosse dérive.
07:37Encore fausse-t-il pouvant l'activer ?
07:38Voilà, si ça déstabilise une filière,
07:40pas seulement à l'échelle européenne,
07:41mais ça peut être déclaré dans un pays.
07:43Donc c'est très important pour la France.
07:45Là, on veut des garanties,
07:46on veut que ce soit écrit,
07:47on veut que nos amis du Mercosur
07:49l'acceptent expressément.
07:51On veut connaître la façon
07:53dont les choses se déroulent,
07:54préciser un certain nombre de choses.
07:55Donc on est dans une discussion
07:57très exigeante avec la Commission.
07:59Deuxième sujet, les mesures miroirs.
08:01C'est-à-dire ce qu'on appelle
08:02les mesures miroirs,
08:03c'est qu'on impose,
08:05la société impose,
08:06le consommateur demande
08:07à nos producteurs un certain nombre de normes
08:09sur les phytosanitaires,
08:11sur l'alimentation animale,
08:12sur les produits antibiotiques
08:14dont on ne veut pas, etc.
08:15Eh bien, s'il y a des produits,
08:17et ce n'est pas seulement le Mercosur,
08:18qui sont importés de l'extérieur,
08:20ils doivent respecter ces règles.
08:22Sinon, ça veut dire que
08:23on ne respecte pas ce qu'on s'impose à nous-mêmes.
08:25Et en plus, ça crée des différences commerciales.
08:27C'est comme l'ultra fast fashion.
08:29On parlait de la Chine à l'instant.
08:30Ça va être débrouillé chez nous.
08:31On n'a pas les moyens de contrôler.
08:32Mais moi, je rappelle toujours une chose,
08:34c'est qu'on est aussi un grand pays exportateur.
08:36Si on veut pouvoir exporter,
08:37et ça représente un salaire sur quatre dans notre pays,
08:40si on veut continuer à exporter,
08:42et même à conquérir des marchés,
08:43ce qui est quand même l'objectif qu'on doit s'assigner,
08:46il faut accepter d'avoir un commerce ouvert.
08:48Mais, à nos conditions,
08:50on doit cesser d'être naïf,
08:52et donc, c'est vrai au niveau français,
08:53c'est ce qu'a rappelé très bien Annie Gennevar,
08:55c'est vrai au niveau européen,
08:57c'est ce pourquoi on se bagarre.
08:58Annie Gennevar précise,
08:59elle rappelle,
09:00si les conditions sont remplies,
09:01la signature,
09:02Ursula von der Leyen,
09:03il est dit qu'elle voudrait en finir,
09:06allez, le 20 décembre, c'est là.
09:07Si les conditions ne sont pas remplies,
09:09qu'est-ce que le ministre du Commerce extérieur,
09:12les Républicains Nicolas Fauressier, va faire ?
09:14Vous allez rester ?
09:15Non, le ministre du Commerce extérieur dira,
09:17comme Annie Gennevar,
09:18que nous voulons,
09:20nous exigeons la mise en œuvre très précise
09:22des choses qui ont déjà été des avancées,
09:27que nous avons obtenues.
09:28On veut aussi, d'ailleurs, je le dis au passage,
09:30ça concerne y compris la Commission européenne
09:33dans ses moyens,
09:34et y compris même l'administration française dans ses moyens.
09:37On veut des contrôles,
09:38parce que c'est la troisième exigence que nous avons.
09:41Ne pas déstabiliser le marché,
09:43avoir les mêmes normes sur les produits importés
09:45que celles qu'on impose à nos agriculteurs,
09:48mais aussi avoir des moyens de contrôle
09:49qui soient sur place.
09:51Concrètement, les agriculteurs,
09:52ils veulent du concret dans leur cours de ferme,
09:54ils ne veulent pas des paroles.
09:55Et donc, on se bat là-dessus.
09:56Et je pense que nous obtiendrons les résultats,
09:59et on n'arrêtera pas de se battre là-dessus.
10:00– Ce pourrait ne pas être signé,
10:02puisqu'il y a la vigilance dont parle Emmanuel Macron,
10:04ne pas être signé,
10:05ne pas signer la Mercosur.
10:06– Vous savez, c'est un très long processus,
10:08il peut y avoir une décision en décembre
10:10à l'échelle du Conseil européen,
10:13sachant que la France, pour l'instant,
10:15elle n'arrive pas,
10:16elle est un peu isolée,
10:17mais elle n'a pas de majorité,
10:19il y a la Pologne,
10:20il y a certains pays comme l'Autriche
10:21qui sont sur notre ligne,
10:22mais pour l'instant,
10:24les choses ne permettent pas de bloquer le processus.
10:27Donc le processus peut avancer,
10:28néanmoins, vous aurez ensuite,
10:31comment dire,
10:32de longs mois,
10:32et même un an, deux ans,
10:34pour que les choses soient précisées,
10:36ratifiées, etc.
10:37Donc on va continuer le combat,
10:39et on va obtenir ce dont nous avons besoin,
10:43et ce qui est, à mon avis,
10:44totalement obtenable.
10:47Il n'y a pas de raison
10:48qu'on ne précise pas concrètement
10:50toutes les protections
10:52que nous avons demandées,
10:53et qu'on ne les augmente pas,
10:54y compris en termes de moyens de contrôle.
10:55Parce que vous êtes élu de l'Indre,
10:57Nicolas Faureissier,
10:57vous êtes candidat à la Châtre,
10:59à la mairie,
11:00pour les municipales qui arrivent,
11:01j'imagine que vos électeurs,
11:03c'est une terre agricole,
11:04l'Indre,
11:04vous devez leur expliquer tout ça,
11:06quand vous êtes sur le marché de la Châtre,
11:07le samedi matin.
11:08Ça fait des décennies
11:09que je le fais sur le marché de la Châtre
11:11pour expliquer les choses,
11:12et dans les exploitations,
11:13vous savez que le Berry est un grand producteur
11:16de viande,
11:18ça a des temps,
11:20de charolaises,
11:21de limousines, etc.
11:22Donc, bien sûr,
11:24on est extrêmement à l'écoute,
11:27et moi, ça me donne une sensibilité particulière
11:29sur ces dossiers,
11:30et c'est pour ça que je vous dis
11:32que, comme l'a très bien dit Annie Gennevar hier,
11:35c'est la position du gouvernement,
11:36il est hors de question
11:37de lâcher ou de baisser la garde,
11:41de ne plus être vigilant,
11:42comme le dit le Président de la République.
11:43est proactif
11:44pour obtenir
11:45toutes les garanties,
11:48y compris en termes de moyens de contrôle,
11:49que nous demandons.
11:51Je rappelle juste quand même une chose,
11:53c'est que
11:53ce qu'on fait là,
11:54c'est pour défendre certaines filières
11:55qui pourraient être très fragilisées,
11:57c'est la production de viande bovine,
11:59c'est la production de viande volaille,
12:02c'est le carburant,
12:03c'est le miel, par exemple,
12:04mais vous avez aussi des filières
12:06qui vont profiter du Mercosur.
12:08Il faut quand même aussi avoir une lecture positive.
12:10Ce qu'il ne faut pas,
12:10c'est que certains soient sacrifiés
12:12au profit d'autres filières.
12:13Un mot sur le budget,
12:15Nicolas Faurissier,
12:17ça reprend mercredi,
12:18avec la discussion sur la réforme des retraites.
12:21Vous êtes les Républicains,
12:23vous êtes LR,
12:24la suspension de la réforme,
12:26toutes ces taxes qui pèsent sur nos entreprises,
12:28qui pèsent sur la compétitivité
12:30de notre pays,
12:31voire même qui nuient
12:32à l'attractivité de la France.
12:34Mais comment est-ce que vous faites
12:35pour rester dans ce gouvernement
12:36avec ce qui se passe là,
12:37à l'Assemblée nationale ?
12:38J'ai fait le choix
12:39de rentrer dans ce gouvernement
12:40parce que je considère
12:42que la responsabilité
12:43qui doit être la nôtre
12:44est celle des Républicains.
12:45Et c'est d'ailleurs un choix
12:45qui a été soutenu
12:46à la quasi-totalité
12:48des députés du groupe LR
12:49à l'Assemblée,
12:50je le rappelle,
12:51c'est de stabiliser la situation,
12:54de trouver un budget à ce pays
12:55et un budget de la sécurité sociale
12:57à ce pays
12:58et de permettre ainsi
12:59de stabiliser la situation,
13:01de donner de la visibilité
13:02à nos entreprises
13:03et aux Françaises et aux Français.
13:05Et ensuite vous aurez un débat
13:07qui va préparer 2027
13:08et les Françaises et les Français
13:10trancheront.
13:11Et moi je souhaite
13:11que ce débat il ait lieu
13:12enfin sur des faits
13:14de façon transparente.
13:14Vous restez et rendez-vous
13:16en 2027.
13:16Mais en attendant,
13:17il faut gouverner le pays,
13:18on ne peut pas se permettre
13:18de ne pas avoir de budget,
13:19sinon c'est une catastrophe,
13:20je vous le dis tout de suite.
13:21Ultime question très courte,
13:22au moment où je vous parle,
13:23vous savez quoi,
13:23mon regard est attiré
13:24par mon smartphone
13:25qui est éclairé là
13:26et on m'annonce
13:27la livraison d'un colis
13:28dans deux heures.
13:29Est-ce que le ministre délégué
13:31en charge du commerce extérieur
13:32est favorable à la taxation
13:35à 2 euros
13:37des petits colis qui arrivent ?
13:38Est-ce qui est prévu dans le budget ?
13:39Est-ce que vous allez le faire ?
13:40Parce que ça c'est important.
13:41C'est ce qui est prévu dans le budget.
13:42Est-ce qu'on va y arriver ?
13:43Parce que c'est une question
13:44que tout le monde se pose.
13:452 euros pour ces petits
13:46qui viennent souvent de Chine.
13:47Bien sûr, bien sûr.
13:48Non mais d'abord ça a explosé,
13:50ça a posé d'un problème
13:51y compris à nos douanes.
13:53C'est ce qui est prévu
13:54par une proposition du gouvernement.
13:56Donc ça va être, je pense,
13:59voté peut-être.
14:00Il y a eu des amendements
14:01pour augmenter cette somme.
14:02Je ferais remarquer quand même
14:04qu'on est dans un moment
14:05assez exceptionnel
14:06où le Premier ministre lui-même a dit
14:08le Parlement doit s'emparer complètement
14:10et je ne utiliserai pas le 49-3
14:12de la discussion budgétaire.
14:14Et on voit bien qu'il y a
14:15dans chaque groupe
14:16des compromis à faire
14:18mais aussi des avancées
14:19les uns comme les autres.
14:20Quand je vois que
14:21mes amis des Républicains
14:22se sont abstenus,
14:24je pense qu'ils le font
14:25pour marquer leur désaccord
14:27avec un certain nombre de mesures.
14:28mais ils ont aussi revendiqué
14:30un certain nombre
14:30de victoires,
14:32de réussites,
14:33y compris de suppression
14:34d'impôts
14:34où je pense aussi
14:36au fait
14:38de bien indexer
14:39l'étrange du barème
14:41sur le revenu
14:41alors que ce n'était pas prévu.
14:42Il y a un certain nombre
14:43de victoires
14:43de part et d'autre.
14:44Ce qu'il faut,
14:45c'est arriver à stabiliser
14:46tout ça.
14:46Et je compte bien
14:47qu'on va conclure
14:48et de compter les bouses
14:50à la fin du...
14:51À la fin de la fois
14:52qu'on compte les bouses,
14:54c'est ce qu'on dit
14:55dans le Béry, oui.
14:56Mais oui, oui, tout à fait.
14:57Mais l'objectif,
14:58c'est qu'à un moment,
14:59tous les groupes
15:01qui veulent au fond,
15:03comment dire,
15:03assumer leur esprit
15:04de responsabilité
15:05et leur culture
15:06de gouvernement,
15:07ce qui n'est pas le cas
15:08en tout cas de LFI
15:08ou à preuve du contraire
15:11du RN,
15:12eh bien ces groupes
15:13de responsabilité,
15:15ils doivent à un moment
15:16faire effectivement le compte.
15:19Et chacun aura apporté
15:20un peu,
15:21chacun devra aussi
15:22faire des compromis,
15:22on ne peut pas avoir
15:23100% de ce qu'on propose,
15:25mais la priorité absolue,
15:27c'est de stabiliser le pays.
15:28Et je vous le dis
15:29comme représentant,
15:30si je puis dire,
15:31ou défenseur des entreprises
15:32qui se battent
15:34sur les marchés extérieurs
15:35pour créer de l'emploi
15:36en France.
15:36Parce que c'est ça
15:36le sujet derrière.
15:37Pour l'instant,
15:38tout est arrêté.
15:39Donc il faut absolument
15:39qu'on avance
15:41et qu'on stabilise.
15:41Merci à vous Nicolas Faurissier.
15:43Merci.
15:43Oui, vous pensez
15:44qu'on avance en France ?
15:45Vous revenez de Chine
15:46où c'est la vitesse TGV ?
15:48Je pense qu'on a besoin
15:50de stabiliser,
15:51de prendre des décisions claires
15:52et de repartir en avant
15:53parce qu'effectivement,
15:54ça va très très vite
15:55dans le résumant.
15:55Ça ne vous fait pas
15:56un peu peur quand même ?
15:57Vous voyez la Chine,
15:58non mais la Chine
15:59est à 180 km heure TGV
16:02et nous on est à 30 km heure.
16:05Ou 300, non ?
16:06On pourrait dire
16:07à 1000 km heure en Chine
16:08et à 280 ou 300 chez nous
16:10pour le TGV.
16:12Non, non,
16:12je pense qu'il faut absolument
16:14qu'on prenne conscience
16:15que le monde avance
16:16à toute vitesse
16:17mais moi, je ne suis pas pessimiste.
16:19J'estime qu'on doit être combatif.
16:21Je pense qu'on doit se battre,
16:22y compris en termes
16:23de développement
16:24des exportations,
16:25en termes de rayonnement
16:26de la France,
16:27il faut aller chercher
16:27des investisseurs à l'étranger
16:29parce que c'est aussi mon boulot.
16:30On doit se battre,
16:31il ne faut pas être pessimiste
16:32mais il faut juste un minimum
16:33de bon sens
16:34et de stabilité.
16:35Ah, le bon sens !
16:36Tiens, 0826, 300, 300.
16:38Est-ce que vous trouvez
16:39qu'en France,
16:39on en manque de bon sens ?
16:41Qu'est-ce qui peut se passer
16:42aujourd'hui pour Nicolas Sarkozy ?
16:43J'aimerais vous entendre
16:44au 0826, 300, 300.
16:46Il pourrait sortir de prison.
16:48Rien n'est moins sûr
16:48ce que nous disait
16:49un avocat
16:50qui était avec nous ce matin.
16:51Bien sûr,
16:51ça peut durer aussi
16:52quelques jours.
16:54Et puis,
16:55cette affaire du Mercosur,
16:56là aussi,
16:57vous réagissez
16:57ainsi que ce qui s'est passé
16:58à Rieux-la-Pape.
16:59Je sais que ça vous fait réagir
17:00avec ces tirs de mortier,
17:02cet incendie,
17:03avec le tournage
17:04d'un clip sauvage
17:05en pleine ville
17:06ce week-end.
17:07On a entendu ce matin
17:09le ministre de Rieux-la-Pape
17:10sur Sud Radio.
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