- il y a 3 jours
Avec Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer
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NewsTranscription
00:00Jean-François Akili
00:03Et Jean-François Akili, votre invité politique ce matin est Naïma Moutchou, la ministre des Outre-mer.
00:08Bonjour à vous Naïma Moutchou.
00:10Bonjour.
00:10Nous allons évoquer avec vous le budget des Outre-mer et l'avenir de la Nouvelle-Calédonie.
00:14Mais tout d'abord cette question, la France insoumise est-elle devenue communautariste ?
00:20Vous vous êtes récemment inquiété, fin décembre, de ce communautarisme assumé par LFI aux élections municipales.
00:26Vous avez écrit, on en arrive à expliquer qu'il faudrait voter en fonction de la couleur de la peau,
00:31à se féliciter d'avoir des candidats racisés.
00:34Ça vous choque ?
00:35Absolument, absolument.
00:36Je suis particulièrement choquée.
00:38Je dénonce depuis quelque temps déjà la stratégie de la France insoumise de M. Mélenchon
00:43qui consiste, et maintenant il n'y a plus aucun doute là-dessus, à opposer les Français entre eux.
00:47Vous voyez, consiste à dire qu'on est Français parce qu'on est de telle ou telle origine avant tout.
00:53D'ailleurs, M. Mélenchon ne parle plus à des citoyens, il parle à des communautés.
00:57Et moi, je le combat évidemment avec force parce que je sais ce que ça veut dire.
01:02Je viens moi-même d'une petite ville de la banlieue parisienne, de parents immigrés marocains.
01:08Et vous voyez, moi la République, elle ne m'a pas construite en me demandant d'où je venais,
01:11mais en me demandant ce que je voulais devenir, ce qui fait une sacrée différence.
01:14Et donc quand j'entends les mots « grand remplacement » ou « Nouvelle-France »…
01:17Ce de Jean-Luc Mélenchon, c'est le discours de Toulouse.
01:19Absolument, c'est le M. Mélenchon il y a quelques jours. Je suis très inquiète, particulièrement inquiète.
01:25D'abord, c'est un vocabulaire qui n'a aucune place au sein de la République.
01:29On emprunte quand même à des obsessions identitaires particulièrement violentes.
01:33Donc c'est le calcul de M. Mélenchon qui consiste à dire
01:35« Je mise sur l'excitation des identités pour essayer de gagner quelques voix. »
01:39Manuel Bompard vous a répondu, le coordinateur de la France Insoumise.
01:42Qu'y a-t-il de problématique, dit-il, à dire qu'il est essentiel pour la démocratie
01:46que les élus soient davantage représentatifs de la population ?
01:49Ce n'est pas le sujet, la représentativité de la population.
01:51Moi, ce n'est pas contre ça que je me bats.
01:52Évidemment qu'il faut de la représentativité.
01:55C'est la liberté de vote de chacun.
01:57Ça ne veut pas dire qu'il faille en faire une politique.
01:59Ça ne peut pas être un projet politique.
02:01L'origine, l'ethnie, ça n'est pas entendable dans la République qui donne sa chance à tous.
02:07Vous voulez dire quoi ? On va vers une fracturation de la société avec ce type de discours ?
02:10Effectivement, c'est la politique de la fracture, M. Mélenchon.
02:13C'est la politique de la division.
02:14C'est la politique qui consiste à attiser la haine pour quelques voix encore.
02:18C'est le calcul cynique de LFI qui consiste à dire
02:21« On va aller prendre des voix dans les quartiers
02:23et donc on va jouer sur le ressentiment d'une partie de la population
02:26pour essayer d'accéder au second tour de la présidentielle. »
02:29Vous diriez, Naïma Mouchou, que LFI est un parti raciste.
02:32Ça, c'est entendu aujourd'hui.
02:34Je l'ai dit.
02:35Je l'ai dit, M. Aquilini, et je l'assume,
02:36puisque c'est une forme de racisme, effectivement.
02:39Alors, sous couvert de progressisme,
02:40puisque M. Bompard et l'équipe de M. Mélenchon
02:44présentent ça comme une lutte contre les discriminations.
02:46Absolument pas.
02:47À partir du moment où vous essentialisez les gens
02:50sur la base de ce qu'ils sont, de ce qu'ils pourraient être,
02:53c'est du racisme.
02:54J'ai passé ma vie comme avocate au sein de la LICRA
02:56à me battre contre ça.
02:58Donc, je ne laisserai pas passer.
02:59Avec des insultes à la clé, je vous exprimez.
03:01Vous êtes l'arabe de service, pardon.
03:02C'est ce qui est écrit sur les réseaux sociaux.
03:04Absolument, je suis l'arabe de service.
03:05Parce que je dénonce, effectivement, le comportement de LFI,
03:08je subis des vagues de cyberharcèlement, d'insultes.
03:10Mais je vais vous dire, je prends ma responsabilité.
03:12Et ce n'est pas ça qui me fera reculer.
03:14Je continuerai à dire ce que je pense.
03:16La même France insoumise, Naïma Moutchou,
03:18qui va rejeter aujourd'hui le texte qui est proposé
03:20par Laure Miller, la députée Ensemble pour la publique,
03:22pour interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans.
03:25Évidemment, LFI, c'est la poupée qui dit non toute la journée.
03:27Quoi que vous leur mettez sous le nez,
03:30LFI dit non, non et non.
03:32Sur un sujet aussi important, c'est grave.
03:34C'est grave, c'est l'avenir de nos enfants,
03:35c'est la santé mentale de nos enfants.
03:37On ne peut pas tous dire en cœur
03:39que la santé mentale, c'est la priorité nationale.
03:43Et puis en même temps,
03:44quand vous avez des propositions de loi
03:46ou des projets de loi qui vont permettre demain
03:48d'essayer, en tout cas de nous efforcer,
03:52lutter contre la violence des réseaux sociaux,
03:55dire non.
03:55Il y a une contradiction ici.
03:57Enfin, je n'en suis pas étonné,
03:58puisque effectivement, la France insoumise,
03:59c'est aussi la stratégie de l'opposition permanente.
04:02La poupée qui dit non, non, non.
04:04Naïma Moutchou, la Nouvelle-Calédonie à présent,
04:06va-t-elle rester française ?
04:07Je vous pose la question,
04:08parce qu'il y a cet accord baptisé Élysée-Oudino,
04:12c'est assez complexe,
04:13mais on peut finalement répondre assez simplement aux questions.
04:15Ça a été décidé il y a une semaine.
04:17Il reconnaît l'identité canaque
04:19aux côtés d'une identité calédonienne.
04:22Grosso modo, la France va donner
04:23tous les pouvoirs régaliens à la Nouvelle-Calédonie,
04:28mais pas l'indépendance.
04:29Du coup, le FLNKS, le parti indépendantiste,
04:32a claqué la porte.
04:33Qu'est-ce que vous dites ce matin au FLNKS ?
04:35Alors, d'abord, je dis au FLNKS que la porte reste ouverte.
04:39Elle l'a toujours été.
04:41Aujourd'hui, elle le sera demain.
04:42Mais ils ne sont pas là, vous le savez.
04:44Je regrette l'absence du FLNKS,
04:45mais je ne peux pas me contenter
04:48de l'absence du FLNKS
04:50et croiser les bras,
04:51et dire on ne va rien faire.
04:52Il faut rappeler d'où on vient.
04:54L'année 2024 pour la Calédonie
04:56a été une année terrible.
04:57Les Calédoniens ont beaucoup souffert,
04:59et souffrent encore.
04:59Il y a encore des cicatrices.
05:01Ils ont vécu des violences,
05:02c'était le mois de mai,
05:03les émeutes, les fameuses émeutes.
05:04Le territoire ne s'en est pas encore remis.
05:06L'économie est à plat.
05:07Vous avez des familles qui n'ont pas retrouvé d'emploi,
05:09des jeunes qui ont décroché sur le plan scolaire.
05:12Donc, il faudrait attendre le retour du FLNKS.
05:14Non, moi je demande au FLNKS
05:15de prendre ses responsabilités.
05:17S'ils souhaitent se raccrocher au processus,
05:18il y a une place.
05:19Mais cette Nouvelle-Calédonie, à terme,
05:20est-ce qu'elle va rester française ?
05:22Ce n'est pas ce que nous écrivons.
05:24L'accord qui a été signé,
05:26Élisée Oudino, il y a quelques jours,
05:28c'est une étape importante
05:29pour permettre au territoire
05:30de retrouver de la stabilité.
05:32Vous savez ce qui se passe en Calédonie.
05:34Il y a des aspirations très différentes
05:35entre ceux qui sont indépendantistes
05:37et ceux qui veulent rester dans la République.
05:39Moi, mon rôle,
05:40c'est de ramener de la lisibilité et un cap,
05:42de faire en sorte que le territoire ait des perspectives.
05:45Ce n'est pas de trancher ce sujet-là.
05:47Vous dites non à l'indépendance, en clair, vous ?
05:50Nous avons mis en place
05:53les moyens qui permettent au territoire
05:55de se projeter.
05:56Donc il y a un transfert de compétences
05:58qui peut demain avoir lieu
06:00si le territoire le souhaite.
06:01C'est-à-dire qu'on transmet au territoire
06:03les compétences régaliennes demain.
06:05Éventuellement, si les garanties sont mises en œuvre,
06:07ils pourront avoir la défense, la sécurité.
06:10Mais il y a des conditions à remplir.
06:12Jamais l'indépendance,
06:13si j'entends bien ce que vous dites...
06:15Ce n'est pas ce que nous avons écrit.
06:16Nous permettons à ces différents projets
06:18de continuer à vivre.
06:19Il faut une révision constitutionnelle,
06:21il faut les 3 cinquièmes du Parlement.
06:22Vous n'y arriverez jamais, en réalité.
06:25C'est un calendrier qui est très serré, là, en plus.
06:28Il faudrait que ça survienne là, maintenant.
06:30La forme ne doit pas être un problème.
06:32L'État est au travail.
06:34Nous avons proposé un calendrier indicatif.
06:36Il est tenable, il est réaliste.
06:38Nous l'avons travaillé.
06:38C'est-à-dire quoi ?
06:39Au printemps ?
06:41Ça démarre dans quelques semaines.
06:43Le projet de loi constitutionnelle
06:45sera examiné par le Sénat
06:47d'ici la mi-février ou fin février.
06:49Et après, le processus est lancé.
06:51On ne peut pas avoir demandé des efforts
06:53aux Calédoniens,
06:54aux forces politiques calédoniennes
06:55qui ont trouvé un accord global.
06:56Vous avez une trajectoire politique institutionnelle
06:58et une trajectoire économique.
07:00Et après dire que le Parlement
07:01ne ferait pas, lui, son travail.
07:03Il faut que les députés et les sénateurs
07:04prennent leurs responsabilités.
07:06Il faut qu'eux-mêmes soient à la hauteur
07:07des défis calédoniens.
07:08Je vous ai rappelé la situation du territoire.
07:10On ne peut pas laisser tomber,
07:11on ne peut pas abandonner les Calédoniens.
07:12Et là, donc, du coup,
07:15s'il n'y a pas de congrès à Versailles,
07:18il y aura des élections ordinaires,
07:20provinciales, qui vont arriver.
07:22Elles sont mécaniquement programmées,
07:24en quelque sorte.
07:25Et là, il risque d'y avoir
07:26de nouvelles violences en Nouvelle-Calédonie.
07:27Moi, je donne la chance
07:28au processus qui vient d'être lancé.
07:30Moi, j'y crois.
07:31Les forces politiques calédoniennes y croient.
07:33Cinq forces politiques sur six
07:35dans un processus parlementaire
07:37et ensuite démocratique.
07:38Il manque l'essentiel sur les Calédoniens, vous le savez.
07:39Il donnera la voix aux Calédoniens à la fin.
07:42Les Calédoniens seront consultés
07:43sur les accords qui viennent d'être élaborés.
07:45Ils auront voix au chapitre.
07:47Le budget des Outre-mer, Naïma Moutchou,
07:49il était à la baisse au départ de la discussion.
07:52Là, il y a les 49,3 qui passent.
07:55C'est quoi ? C'est la hausse ?
07:56C'est la hausse.
07:57Absolument, c'est la hausse.
07:58C'est une victoire pour les Outre-mer.
08:01Ce qui montre bien que les Outre-mer
08:03sont une priorité à la fois pour le Premier ministre,
08:04pour le gouvernement, pour moi-même.
08:06Nous nous sommes battus pour obtenir
08:07ces augmentations de budget pour tous les territoires.
08:10Un territoire pour tous les territoires.
08:12Ils pourront en bénéficier dans le domaine de la santé.
08:15Principalement pour la Nouvelle-Calédonie et Mayotte.
08:17Notamment pour la Calédonie et Mayotte,
08:19qui sont des urgences, bien sûr.
08:20La Calédonie, on vient d'en parler.
08:21Mais Mayotte et la reconstruction.
08:22Combien de la progression du budget ?
08:24Il y a un chiffre ou pas ?
08:25Un milliard de plus.
08:26Un milliard d'euros de plus, oui.
08:27Qui s'ajoute à ?
08:28Oui, qui s'ajoute aux deux,
08:30un peu plus de deux milliards, effectivement.
08:31Sachons que c'est une enveloppe,
08:33ça c'est l'enveloppe Outre-mer.
08:33Mais l'effort de l'État, c'est plusieurs dizaines de milliards en tout.
08:37Parce que vous savez que c'est très interministériel.
08:38Il faut aller chercher dans les différents ministères.
08:41Mais c'est un effort.
08:43Le mot n'est peut-être pas trouvé d'ailleurs.
08:45Parce qu'effort, ça donnera l'impression, effectivement,
08:46qu'on est dans un ministère social.
08:48Alors que c'est un ministère de souveraineté.
08:49Nous mettons les moyens parce que c'est un ministère de souveraineté.
08:51Il faut sauver les Outre-mer Naïma Mouchou ?
08:53Il faut les sauver ?
08:54Ils ont toujours été laissés pour compte ?
08:56Ce sont des territoires fragiles.
08:57Oui, ils ont été fragilisés dans le temps.
08:59Ça, il faut le reconnaître.
09:00Ce n'est pas moi qui dirais le contraire.
09:03Mais les Outre-mer ont une place essentielle dans la République.
09:06Ce sont des territoires de souveraineté.
09:08Vous voyez bien ce qui se passe dans le monde aujourd'hui.
09:10Dans un monde de rapports de force.
09:12Dans un monde où tout est remis en cause.
09:13Nous avons besoin des Outre-mer aussi
09:15pour être aux avant-postes de ce qui se passe.
09:17Vous dites souveraineté.
09:19Il y a Saint-Pierre-et-Miquelon.
09:20Vous avez vu les inquiétudes d'Annick Girardin.
09:22Puisque cet archipel,
09:24on pense au Groenland,
09:25que Trump convoite,
09:27doit partager son espace aérien
09:29ou va être récupéré par le Canada.
09:31C'est vrai ou c'est faux ?
09:33Alors, effectivement,
09:34Annick Girardin a...
09:36Ancienne ministre des Outre-mer
09:37qui est sénatrice, désormais.
09:38Oui, tout à fait.
09:39Ancienne ministre des Outre-mer
09:40qui a posé une question au gouvernement sur le sujet
09:43et que nous avons tenté de rassurer.
09:44Il n'est pas question
09:45de lorgner sur la souveraineté territoriale
09:48de nos territoires ultramarins,
09:49que ce soit Saint-Pierre-et-Miquelon
09:50ou d'autres.
09:52Vous allez partager l'espace aérien
09:54avec le Canada de Saint-Pierre-et-Miquelon.
09:55Oui, mais la coopération
09:56que nous pouvons avoir
09:56avec les Canadiens
09:57ne remet pas en cause
09:58la souveraineté territoriale.
10:00Naïma Moucho,
10:02tout à fait autre chose.
10:03Édouard Philippe
10:04veut-il faire perdre la droite
10:06et le centre à Paris ?
10:07C'est Rachida Dati
10:08qui l'affirme,
10:10elle l'a dit hier sur Radio-J.
10:12Votre parti Horizon
10:13avec Ensemble pour la République
10:15soutient la candidature
10:16de Pierre-Yves Bournazel
10:17pour la ministre de la Culture.
10:20Le candidat d'Édouard Philippe
10:22à Paris n'a qu'un objectif,
10:24c'est me faire perdre.
10:25Que lui dites-vous ce matin ?
10:27La campagne est lancée.
10:29Je connais,
10:29j'ai des liens d'amitié
10:30avec Rachida Dati
10:32mais aussi avec Pierre-Yves Bournazel
10:34qui est notre candidat
10:35au sein d'Horizon.
10:38Je ne doute pas
10:39que nous serons capacités
10:41de discuter dans les prochaines semaines
10:43pour trouver un accord.
10:45Vous êtes d'accord
10:46que cette candidature
10:47fragilise Rachida Dati à Paris ?
10:50Oui, mais attendez.
10:50Pierre-Yves Bournazel
10:52candidat d'Horizon
10:54a aussi une ambition
10:55pour le territoire.
10:57Il a un projet pour Paris.
11:00Il est tout à fait légitime
11:01à le présenter,
11:02à se battre
11:02pour ses convictions,
11:03pour ce qu'il a envie de faire
11:05pour la capitale.
11:06Ça, on ne peut pas lui reprocher.
11:07Il y a d'autres candidats.
11:09Ce qu'il va compter,
11:10c'est ce qui se passera ensuite.
11:12Qu'est-ce qui va se passer ?
11:13Alors, on verra.
11:14C'est ça le problème.
11:15Je peux vous dire
11:15que moi,
11:16je ne suis pas dans les discussions
11:17d'abord.
11:17que ça concerne effectivement
11:19au premier plan
11:20Rachida Dati
11:21et Pierre-Yves Bournazel.
11:24Vous savez,
11:25c'est comme dans toute campagne.
11:26Qu'il y ait des ambitions individuelles,
11:28c'est bien normal.
11:29Puis à la fin,
11:29il y a des choix de responsabilité
11:30qui sont faits.
11:31Elle dit,
11:32Edouard Philippe,
11:33il veut faire gagner
11:33la gauche à Paris.
11:34Il devrait rendre des comptes
11:35aux électeurs.
11:35elle est votre collègue
11:37au gouvernement.
11:38C'est chaud quand même
11:39au gouvernement.
11:41Non ?
11:42Vous connaissez le franc-parler
11:43de Rachida Dati.
11:44Vous êtes collègue.
11:46Il faut qu'elle...
11:47C'est une situation
11:48un peu difficile à tenir quand même.
11:49Vous reconnaissez-le.
11:50Elle vous accuse ?
11:51Elle accuse Horizon d'où vous...
11:52Elle ne m'accuse pas moi, mais...
11:55Donc non,
11:55il faut...
11:57On ne touche à rien.
11:58Non, mais...
11:59Pour moi,
11:59c'est le chemin normal
12:00de la campagne.
12:01Chacun fait valoir sa position.
12:02Chacun fait valoir son projet,
12:04ses convictions.
12:04Et puis ensuite,
12:05il y a des discussions
12:05qui se tiennent.
12:06Donc, je ne suis pas inquiète.
12:08Je peux vous dire
12:09que je ne suis pas inquiète.
12:10Je connais...
12:10Je les connais tous les deux.
12:12Je sais aussi
12:12la volonté d'Edouard Philippe
12:13de rassembler.
12:15Donc, je n'ai pas de doute.
12:18L'ultime...
12:19Non, autoriser l'exploration
12:29pétrolière en Guyane.
12:31Il y a une proposition
12:34de loi d'un sénateur
12:36des Outre-mer là-dessus.
12:37Oui ou non ?
12:39Il y a une forme
12:39de désaccord là-dessus.
12:40Oui, alors...
12:41Oui, vous faites référence
12:42à la position
12:42de la ministre de la Transition
12:43écologique,
12:44Monique Barbu,
12:45qui est défavorable
12:46et qui est cohérente
12:46avec la position
12:47qu'elle défend depuis toujours.
12:48Bon, il se trouve
12:49que moi aussi,
12:49je suis cohérente.
12:50Je défends une autre ligne.
12:51Je défends une ligne
12:52qui consiste à dire
12:52attention à ne pas tout décider
12:55depuis Paris
12:55pour des territoires
12:56qui sont loin
12:57et de prendre des décisions
12:59qui iraient à l'encontre
13:00des élus
13:01ou de la population.
13:02Il faut qu'on arrive
13:03à trouver cette voie
13:05qui consiste à la fois
13:06à défendre
13:06une écologie exigeante
13:08et je la défends aussi,
13:09mais qui soit aussi
13:10aux prises avec le réel.
13:12La Guyane,
13:13c'est un territoire extraordinaire
13:14mais c'est aussi
13:15un territoire pauvre,
13:16parmi les plus pauvres
13:17de la République,
13:18entouré d'ailleurs
13:18de pays qui exploitent
13:20des hydrocarbures,
13:21du pétrole.
13:21Donc je pose la question
13:22de la méthode.
13:23Il faut y aller donc.
13:24Il faut explorer le pétrole.
13:25Moi je l'ai dit,
13:26ma position elle est favorable.
13:28Je considère que
13:29ce serait un atout
13:30pour la Guyane.
13:32On pourrait tout à fait exploiter
13:33avec nos normes d'ailleurs
13:34environnotales.
13:35Nous sommes nous-mêmes,
13:36nous avons des niveaux
13:37d'exigence en France
13:39qui sont importants,
13:40bien au-dessus de la moyenne.
13:41La question est posée
13:42mais c'est l'exécutif
13:43qui tranchera
13:43et moi je me soumettrai
13:44la décision qui sera donnée.
13:46Mesdames Dati et Barbus
13:47avaient deux sujets
13:47de désaccord quand même.
13:48Ça fait beaucoup
13:49au sein du gouvernement.
13:50Mais non,
13:50il y a des discussions
13:51et c'est tout à fait normal
13:52et vous savez aussi
13:52que je suis une femme politique libre
13:55et donc je dis moi aussi
13:56ce que je pense.
13:56Merci à vous Naïma Moutchou.
13:58Merci Naïma Moutchou.
14:00On l'a compris.
14:01Donc il devrait y avoir un accord.
14:03Vous avez dit
14:03Edouard Philippe
14:04veut rassembler.
14:06Donc ce qui veut dire
14:07que Rachida Dati
14:08ne doit pas être inquiète alors.
14:10Personne ne doit être inquiet.
14:12Dans cette équation
14:13je reste persuadée
14:14que nous gagnerons Paris.
14:15Nous gagnerons Paris.
14:16Alors attendez,
14:17nous c'est la droite
14:20et le centre.
14:21Contre la gauche.
14:21C'est bien l'objectif, oui.
14:23Ah c'est bien l'objectif.
14:24C'est bien l'objectif.
14:25C'est dit après évidemment
14:26ce qu'on a vu hier
14:27c'est-à-dire ce sondage
14:28IFOP fiducial
14:29pour LCI le Parisien
14:30et Sud Radio
14:32qui montre que c'est
14:33extrêmement serré
14:34évidemment
14:35entre Emmanuel Grégoire
14:37d'un côté
14:37et puis Rachida Dati
14:39c'est quasiment du 50-50
14:41et puis après
14:41ça dépend beaucoup
14:42des alliances
14:43comme on l'a vu.
14:44Allez, dans un instant
14:45nous poursuivons
14:46évidemment
14:460826 300 300
14:48avec Philippe David
14:50et Françoise de Gois
14:51notamment cette
14:52proposition de loi
14:54aujourd'hui
14:55pour ou contre
14:56l'interdiction des réseaux sociaux
14:57au moins de 15 ans.
14:59Qu'est-ce que vous en pensez ?
15:01J'aimerais vous entendre.
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