- il y a 7 mois
Avec Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l'Attractivité
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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-01-09##
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Maxime Liedot.
00:08Il est 8h18 sur Sud Radio et mon invité politique ce matin est ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité.
00:14Bonjour Nicolas Faurissier.
00:15Bonjour.
00:16Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:17Journée où on a forcément besoin de vous entendre au vu de la situation européenne, nationale et internationale.
00:23L'actualité est forcément marquée par le président de la République qui hier en fin de journée a annoncé que la France votera non au traité du Mercosur.
00:31Qu'est-ce que ça change ?
00:33Je pense que ça change beaucoup parce que c'est une, contrairement à ce que j'entends, c'est une position extrêmement forte.
00:38On dit la France est affaiblie etc. C'est l'inverse.
00:41La vérité c'est que le président de la République tire la conséquence de deux choses qui me paraissent essentielles.
00:45La première c'est que la France est un grand pays agricole et ne peut pas, c'est le premier pays agricole de l'Union Européenne
00:52et la France ne peut pas accepter que même s'il y a des avantages dans cet accord Mercosur,
00:57et on pourrait y revenir si vous le souhaitez, des choses intéressantes y compris pour certaines filières agroalimentaires,
01:03il y a des risques qui pèsent sur certaines autres filières.
01:06Je pense notamment à la filière bovine, à la volaille, au sucre notamment, et je pourrais en citer une ou deux autres, le miel par exemple.
01:13Et donc ça on ne peut pas l'accepter.
01:16On a fait un bras de fer, on a exigé un certain nombre de choses, on a obtenu pas mal de choses, je peux vous le dire,
01:21mais c'est pas suffisant, on n'est pas au bout du chemin, on considère que...
01:25On y reviendra, mais Nicolas Faury, c'est une question quand même, quand vous évoquiez tout ce que vous êtes en train de dire,
01:31qu'est-ce que ça va changer concrètement ? Parce que oui, c'est une position...
01:34J'entendais la ministre de l'Église dire, c'est un acte symbolique, mais qu'est-ce qu'on a en plus du symbole ?
01:38Non, non, c'est pas un acte symbolique, c'est ce que je suis en train de vous dire.
01:40On a une position qui est très forte, et donc premier point, le président de la République tire les conséquences du moment où nous sommes,
01:48c'est-à-dire un bras de fer qui nous a permis d'obtenir beaucoup de garanties, y compris l'augmentation du budget de la PAC,
01:53y compris la suppression des surcoûts sur les engrais pour les agriculteurs qui étaient prévus,
01:57ça ce sont des résultats, mais on n'a pas assez, on est loin du compte, et donc on dit non.
02:02Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la France affirme sa position de grand pays agricole, dit non.
02:07Il y a eu d'autres époques, je vous rappelle, y compris si on se rappelle de Jacques Chirac qui claque la porte,
02:13C'est un peu la même chose. Et moi je suis très frappé de voir qu'il y a inévitablement un certain nombre de commentateurs,
02:20un peu démago, disons les choses, un peu populistes, excusez-moi, mais qui disent ah oui, c'est de la faiblesse.
02:26Non, la France est forte en affirmant ce qu'elle est, son identité.
02:30Et la deuxième chose, c'est qu'on tire aussi les conséquences de ce que nous demandent nos parlementaires,
02:35qui sont unanimes à être sur cette position de refus en l'état de l'accord Mercosur,
02:39de ce que nous demandent nos agriculteurs. Et là, moi j'ai participé à toutes les réunions
02:44avec le Premier ministre et Annie Gennevard pour recevoir les organisations professionnelles agricoles.
02:49Je suis moi-même, à titre personnel, un élu, le fils d'éleveur, ancien ministre de l'Agriculture,
02:56élu d'une région d'élevage. Donc pour moi c'est extrêmement important, y compris en termes de conviction personnelle.
03:00Mais on se bat pour les agriculteurs. Moi je veux le dire avec force, on fait tout ce qu'on peut,
03:05on a obtenu beaucoup de choses, et là on dit non, la France est un grand pays agricole,
03:08et nous ne nous sacrifierons pas. Et donc je réponds maintenant à votre question très concrète,
03:13comment ça va se passer dans les jours qui viennent ?
03:15Eh bien la réalité c'est qu'on va avoir un vote vraisemblablement aujourd'hui
03:18qui va autoriser la prise de décision. Ça ne veut pas dire que l'accord Mercosur est applicable demain.
03:24C'est pas ça. C'est simplement un processus qui va nous conduire à une deuxième étape
03:29qui sera celle du Parlement européen.
03:31Alors justement, on va y venir, le Parlement européen, avec notamment ce mécanisme
03:35pour que ce traité puisse ne pas aboutir comme c'est prévu pour l'instant qu'il aboutisse.
03:40Est-ce que la France doit se positionner officiellement pour demander
03:43à ce que la Cour de justice de l'Union européenne se prononce contre le Mercosur,
03:48en tout cas qu'elle soit saisie cette Cour ?
03:49Beaucoup d'élus vous le demandent, que ce soit des députés, que ce soit des représentants politiques.
03:53Vous, en tant que ministre du Commerce extérieur,
03:55est-ce que vous encouragez à ce que la Cour se saisisse de ce dossier ?
03:58Moi je n'ai pas, en tant que ministre, et par définition en tant que représentant de l'exécutif,
04:01à intervenir dans le législatif.
04:03Il y a une séparation des pouvoirs, et c'est très bien comme ça.
04:06Mais moi j'ai compris aussi, et j'observe,
04:08et c'est maintenant dans les mains des parlementaires européens,
04:10et donc des forces politiques, y compris nationales,
04:12qui doivent aller actionner, si je puis dire,
04:14ou discuter avec leurs représentants au Parlement européen,
04:18le Parlement européen a la possibilité de demander la saisine de la Cour de justice européenne.
04:22Est-ce que vous encouragez les députés de votre camp à dire
04:25« c'est important que la Cour se saisisse ? »
04:26Vérifier si effectivement, la façon dont la procédure a été conduite est correcte,
04:32si ce traité a le droit, entre guillemets,
04:36en sens juridique du terme, d'être mis en oeuvre.
04:38Et ça veut dire quoi ?
04:39Ça veut dire que si la Cour de justice est saisie par le Parlement européen,
04:43il y a suspension.
04:45En général, la Cour de justice européenne,
04:47elle rend ensuite ses décisions dans un délai d'un an et demi, un peu plus.
04:51Donc ça veut dire qu'il y a suspension,
04:53et qu'en l'État, l'accord Mercosur ne s'applique pas.
04:56Si la France, en tant qu'État, avait demandé la saisine,
04:59contrairement à ce que j'ai entendu,
05:01ça n'aurait jamais été suspensif,
05:03parce que dans notre cas, ça n'aurait pas été suspensif.
05:05Il n'y a que la demande du Parlement européen qui le rend suspensif.
05:08Donc on va voir si les parlementaires européens...
05:11Vous le souhaitez, vous le dites, vous êtes vous-même un agriculteur.
05:13Moi je souhaite, je vais vous dire, que ce débat s'apaise.
05:17Et si ça peut permettre d'apaiser les choses,
05:19d'engranger, pour nous, Français,
05:21encore plus d'éléments auprès de la Commission européenne
05:24qui protège et qui défend notre agriculture,
05:26ce que nous avons déjà largement fait,
05:28mais il y a encore des choses à obtenir,
05:30si ça nous donne du temps pour le négocier,
05:32moi j'y suis évidemment sensible.
05:33J'aimerais bien avoir du temps,
05:35et je pense que le gouvernement tout entier
05:37souhaite pouvoir continuer à obtenir,
05:39à engranger, à empocher un certain nombre de choses.
05:42– Favorable plutôt que sensible ?
05:44– Je ne peux pas le dire,
05:46parce que moi je suis représentant du gouvernement.
05:48– Autre sujet, puisqu'on a parlé aussi du Parlement européen,
05:51vous avez vu aussi la petite musique qui monte
05:53sur le Parlement national avec ce risque de censure.
05:56Jordan Bardella a assuré que sur ce sujet précisément du Mercosur,
06:00il déposerait une motion de censure.
06:01Est-ce que vous ne craignez pas que le gouvernement
06:03tombe sur cet accord de traité de libre-échange ?
06:05– Mais l'accord de libre-échange,
06:06il est négocié par l'Union Européenne,
06:08le gouvernement dans cette affaire est en défense,
06:10il fait tout ce qu'il peut pour défendre,
06:12comment dire, les agriculteurs français,
06:15ce serait quand même un comble qu'on nous censure,
06:17parce qu'on défend les agriculteurs français.
06:19Enfin, excusez-moi de le dire aussi clairement,
06:20mais la logique, c'est ça en fait.
06:23M. Bardella, le RN, comme d'autres,
06:26il fait du populisme, il fait de la récupération,
06:29il n'y a aucune, me semble-t-il, transparence dans ses propos.
06:32– Vous avez entendu tous ces commentateurs,
06:34mais aussi tous ces économistes qui défendent,
06:35qui disent, mais en réalité, on fait une erreur stratégique,
06:38la France fait le constat de son impuissance,
06:39parce que, vous l'avez esquissé tout à l'heure,
06:41c'est très bon pour énormément de filières,
06:43on a un marché de plus de 300 millions d'habitants,
06:45au vu de notre balance extérieure commerciale,
06:47ce n'est pas formidable.
06:47– Vous avez raison.
06:48– Il est favorable quand même, ce mercredi.
06:49– Vous avez raison.
06:50C'est ça qui me sidère, de la part de M. Bardella
06:53et d'un certain nombre de responsables politiques
06:56qui essayent d'utiliser la colère,
06:58je trouve ça assez...
06:59Personnellement, je trouve ça assez terrible, quoi.
07:02C'est une mauvaise image,
07:04c'est un mauvais fonctionnement de notre débat public.
07:06La vérité, c'est qu'il faudrait dire
07:07ce que nous, au gouvernement, nous disons.
07:08Je suis désolé de le dire.
07:09C'est comme ça, la vérité, c'est quoi ?
07:11C'est que cet accord, il a beaucoup d'intérêt
07:14pour les filières industrielles,
07:16pour l'accès aux services, pour la protection.
07:18Il y a du bon pour le lait, les fromages,
07:21pour le vin, les spiritueux, etc.
07:23Mais il peut être très dangereux
07:25si on n'obtient pas les protections nécessaires
07:27pour les éleveurs bovins en particulier,
07:29les éleveurs de volailles, les producteurs de miel,
07:32les producteurs de sucre, etc.
07:33Et l'éthanol, bon.
07:35Ça, ça veut dire que nous devons souligner
07:38par honnêteté intellectuelle l'intérêt
07:41pour un certain nombre de filières
07:42et globalement pour l'économie.
07:43Mais nous devons aussi nous battre.
07:45Et en l'état, c'est ce que nous faisons.
07:47Et nous n'acceptons pas, parce qu'on n'a pas tout obtenu,
07:49pour protéger les filières sensibles
07:50de l'agriculture française.
07:51Parce que nous sommes un grand pays agricole
07:53et que nous nous battons pour les agriculteurs.
07:54Et toutes les autres paroles,
07:56M. Bardella et quelques autres,
07:57qui sont à l'unisson pour essayer
07:59de récupérer le truc,
08:01moi, je trouve ça extrêmement dommageable.
08:02Nicolas Faurissier, vous avez aussi,
08:04avec vous, des boutons très importants
08:06pour essayer de calmer la colère.
08:07La lettre de Saint-Bastien Lecornu,
08:08il y a quelques heures, on l'a pris.
08:0910 points très structurants
08:10concernant des dossiers clés.
08:12Le Mercosur, notamment la vaccination
08:14sur le cas de la dermatose nodulaire.
08:16Il y a quelques semaines,
08:17vous assuriez pouvoir réduire
08:19ou d'essayer de réduire les délais
08:21entre la vaccination et l'exportation.
08:24Vous l'aviez promis.
08:25Est-ce que vous avez réussi
08:25à avancer sur ce dossier ?
08:26On est en discussion là-dessus.
08:28Vous savez qu'un animal
08:30qui est vacciné dans une zone indemne,
08:33et la France aujourd'hui,
08:34au 4-5ème,
08:35au 90% du territoire national
08:36est indemne aujourd'hui.
08:37Il faut quand même le rappeler.
08:38Il n'y a pas de...
08:39Donc on peut exporter normalement.
08:40Mais si les éleveurs
08:42demandent une vaccination préventive,
08:44à ce moment-là,
08:45l'animal va être restreint
08:47à l'exportation.
08:48Normalement, pour 8 mois,
08:49ce sont les règles qui s'appliquent
08:50au niveau international et européen.
08:52Nous discutons avec les autorités italiennes,
08:55je vais bientôt voir
08:56les autorités espagnoles
08:57et aussi marocaines,
08:58parce qu'il y a un sujet au Maghreb,
08:59pour justement faire en sorte,
09:02comme ça a été le cas
09:03avec les Italiens
09:03à partir des animaux vaccinés
09:06en Savoie,
09:07de réduire ces délais
09:08et de permettre...
09:09De réduire à combien de temps ?
09:10Les Italiens posent,
09:11et ils ont raison,
09:12parce que c'est finalement normal
09:13que les pays importateurs demandent,
09:16c'est ce qu'on demande nous,
09:17de vérifier les normes.
09:18Ils demandent, les Italiens,
09:20par exemple,
09:20un test PCR
09:21pour vérifier que chaque animal,
09:23effectivement,
09:24n'est pas porteur.
09:25Donc il y a un certain nombre
09:26de contraintes,
09:26mais on arrive à exporter normalement
09:28des bovins vivants
09:29depuis les deux Savoies aujourd'hui
09:31et c'est ce qu'on veut continuer
09:32et donc on discute
09:33pour le pérenniser.
09:35Parmi les différentes pistes,
09:36notamment réclamées
09:37par les représentants
09:37du principal syndicat agricole,
09:39il y a la piste
09:40d'une loi spéciale
09:41qui pourrait être consacrée
09:42au secteur agricole.
09:44Est-ce que vous y êtes favori ?
09:45Est-ce que vous pensez
09:45que ça fait partie des mécanismes
09:46que vous avez à portée de main
09:48qui puissent être efficaces ?
09:50Je pense que...
09:50Enfin, je ne suis pas ministre
09:51de l'agriculture,
09:52je ne vais pas parler à la place
09:53et du Premier ministre
09:54et de la ministre de l'agriculture.
09:56À titre personnel,
09:57je pense qu'il faut absolument
09:59qu'on continue,
09:59et c'est la volonté
10:00du gouvernement
10:00et du Premier ministre
10:01à discuter,
10:03à trouver des solutions
10:03très concrètes.
10:05Est-ce que c'est une loi spéciale ?
10:06Il n'appartient pas de le dire.
10:07Ce qui est sûr,
10:08c'est qu'il faut qu'on continue
10:09le boulot
10:09pour clarifier,
10:11renforcer,
10:12assurer le revenu
10:13de nos agriculteurs.
10:14C'était une question
10:15avant qu'on passe
10:15au dossier de l'international.
10:18Tout juste entré,
10:19il y a cette fameuse taxe carbone,
10:20vous savez,
10:21aux frontières,
10:21elle est déjà contestée.
10:23La ministre de l'agriculture
10:24a évoqué,
10:24alors que ça vous concerne,
10:26les fameux engrais
10:26qui pourraient en être exonérés.
10:28Elle a d'abord évoqué
10:29une taxe qui pourrait
10:31puis qui devrait
10:32suspendre les engrais.
10:33Est-ce qu'on va pouvoir réussir
10:35à exonérer nos agriculteurs
10:36absolument
10:37ou c'est simplement
10:37une possibilité ce matin ?
10:39Ce mécanisme
10:40qui contrôle
10:41et qui met une taxe
10:43sur la production de carbone
10:45sur les importations
10:46aux frontières européennes,
10:47c'est quand même
10:47un mécanisme
10:48qui est plutôt vertueux.
10:49On ne peut pas nous demander
10:50de protéger notre marché,
10:51de faire de la préférence européenne,
10:52etc.
10:53Sauf que là,
10:54sur le cas des engrais,
10:56on a un sujet
10:57qui est très concret
10:58et qui est
10:58le fait que
11:00ça renchérit
11:01le coût des engrais
11:02qui sont pour la plupart
11:03importés
11:04pour les agriculteurs français
11:05à un moment
11:05où ils sont déjà fragilisés,
11:06notamment les céréaliers
11:07ou les producteurs
11:09de grandes cultures.
11:09Donc on a obtenu
11:10de l'Union européenne
11:11de neutraliser ce surcoût.
11:12Donc il n'y aura pas de surcoût
11:13ni en 2026
11:14ni en 2027
11:16puisque la plupart
11:16des commandes de 2027
11:18seront faites au prix de 2026.
11:20Ok, donc ça,
11:20on peut déjà le dire.
11:21C'est une grande victoire.
11:22C'est une grande victoire
11:23et vous le dites ce matin.
11:24L'augmentation
11:25de l'enveloppe de la PAC
11:26qui permet de garder
11:27la même enveloppe
11:28de soutien revenu des agriculteurs,
11:30la suppression
11:31du surcoût des engrais,
11:33la clause de sauvegarde
11:33hyper renforcée
11:34sur le Mercosur,
11:35etc.
11:36Ce sont des victoires
11:37pour la France.
11:38Autre victoire
11:38qu'on doit essayer
11:39de décrocher
11:39sur la scène européenne
11:40et internationale
11:41concerne évidemment
11:42les nombreux dossiers,
11:43les déclarations
11:44notamment de Donald Trump.
11:45Hier, le président
11:46de la République
11:47s'est adressé
11:48aux ambassadeurs.
11:48Les mots étaient forts
11:49devant les ambassadeurs.
11:50Il parlait de nouveau
11:51colonialisme de Donald Trump,
11:53de mettre le paquet
11:53sur la maman
11:54et vite instaurer
11:55la préférence européenne.
11:58Est-ce que là aussi
11:59nous ne courons pas
12:00après le président américain
12:01plutôt d'essayer
12:02d'avoir de véritables victoires
12:03au quotidien ?
12:04Non, je pense qu'il y a
12:04un énorme bouleversement
12:06en cours.
12:07C'est vrai
12:08sur le plan géopolitique,
12:09c'est vrai
12:09parce qu'il y a des personnalités
12:11qui cassent tous les codes.
12:12M. Trump,
12:12vous l'avez dit,
12:13M. Poutine a été
12:14un agresseur de l'Ukraine
12:15déjà depuis plusieurs années,
12:16etc.
12:16Est-ce que vous diriez pour autant
12:17que Donald Trump
12:18a été un agresseur
12:19du Venezuela, par exemple ?
12:20Je vais y revenir.
12:21Nous avons des tensions
12:22commerciales
12:23qui sont considérables
12:24et ça conduit
12:26les Européens
12:26à réagir.
12:27Et moi,
12:27je veux le dire
12:28avec force
12:28parce qu'on fait
12:29sans arrêt
12:30de l'Europe bashing,
12:30du France bashing
12:31comme on dit.
12:32C'est-à-dire
12:32on dénique tout le temps,
12:34on n'est pas bon,
12:34on n'est pas fort,
12:35on ne fait pas le boulot.
12:36Ce n'est pas vrai.
12:37Moi, je suis frappé
12:37mais j'ai quand même
12:38un peu d'expérience politique.
12:40On a une espèce
12:41de prise de conscience,
12:46Européenne
12:47et sur les questions
12:48de défense
12:48et sur les questions
12:49économiques
12:50et sur la protection douanière.
12:51C'est ce qu'on a fait
12:52sur les véhicules chinois,
12:53par exemple.
12:53Écoutez,
12:54et tout ça,
12:55la France est hyper motrice.
12:56L'histoire des petits colis,
12:58par exemple,
12:58le fait que l'Union Européenne
12:59enfin...
13:01Beaucoup vous diraient,
13:01par exemple,
13:02c'est de la taxation
13:02mais je reviens sur ça.
13:04Quand vous qualifiez,
13:05quand vous mettez
13:06d'un côté Donald Trump
13:07et ensuite Vladimir Putin,
13:08est-ce que ce qui s'est passé
13:09au Venezuela,
13:10c'est une forme d'agression ?
13:11La France a totalement condamné
13:13le président de la République.
13:13Oui, en deux temps.
13:14Non, non, non, non.
13:15On a dit,
13:16c'est extrêmement clair,
13:17le ministre Jean-Nel Barraud
13:18l'a dit très clairement,
13:20il y a des règles de droit,
13:21nous on défend
13:22la Charte des Nations Unies,
13:24le droit des peuples
13:25à disposer d'eux-mêmes
13:26et on est évidemment
13:27contre l'usage de la force.
13:28Donc ça,
13:29on l'a dit très clairement.
13:30Après,
13:30on ne va pas pleurer,
13:31M. Maduro,
13:31moi je connais beaucoup de monde
13:32au Venezuela,
13:34franchement,
13:34je sais un peu
13:35comment ça se passe.
13:36Bon,
13:36ce que nous demandons,
13:37nous,
13:38ce que la France demande
13:38dans le cadre européen,
13:40c'est qu'il y ait
13:43et pour l'instant,
13:45on est un peu dans l'attente.
13:46Dernière question,
13:46Nicolas Faurissier,
13:47lors de son retour
13:48du voyage en Chine,
13:49Emmanuel Macron avait dit
13:50que si la Chine
13:51ne jouait pas le jeu
13:52avec certains pays européens,
13:53il y allait avoir
13:54des taxes de douane
13:55sur les produits chinois.
13:57On est vraiment prêt
13:58à batailler avec la Chine ?
13:59Je pense qu'il faut
14:00à la fois conserver
14:01cette relation particulière
14:03qui existe entre la France
14:04et la Chine,
14:04je ne vais pas vous refaire l'histoire,
14:05on pourrait y faire une émission,
14:08mais par contre,
14:09il faut aussi réaffirmer
14:10notre fermeté.
14:11Les Chinois,
14:11on se comprend,
14:12on continuera.
14:14Écoutez,
14:14nous,
14:14on a des problèmes
14:15avec les Chinois,
14:15je pense à la crème de lait
14:16par exemple,
14:17on a un peu résolu
14:18le problème sur la viande
14:19de porc et les abats de porc,
14:21et sur le vin spiritueux,
14:22on a un moyen terme
14:23qui ne nous satisfait pas,
14:24donc nous,
14:24on continue,
14:25c'est mon boulot,
14:26les négociations commerciales
14:26avec les Chinois,
14:27il faut le faire
14:27avec fermeté,
14:29avec transparence,
14:30et en expliquant
14:31à nos partenaires chinois
14:31que c'est leur intérêt
14:33en fait de venir produire
14:34en Europe.
14:34Donc la taxation
14:35est toujours sur la table ?
14:35Mais c'est une arme
14:37qu'ils utilisent eux-mêmes ?
14:38Oui, d'accord.
14:38Pourquoi est-ce qu'on ne l'utiliserait pas ?
14:40Le fait que la France
14:41et l'Europe
14:41ne soient plus naïves,
14:43y compris,
14:43et peut-être en particulier
14:45sur le commerce,
14:45c'est une évolution majeure,
14:47c'est ce qu'a dit
14:47le président de la République hier,
14:48c'est ce que je porte
14:49dans ma mission.
14:50Et merci de l'avoir affirmé
14:51aussi franchement
14:52au micro de Sud Radio ce matin,
14:53Nicolas Faurissier,
14:54ministre délégué
14:55chargé du commerce extérieur
14:56et de l'attractivité
14:57de cette conversation.
14:59On la débriefe naturellement
15:00avec Frédéric Dhabi,
15:01Arlette Chabot
15:01et vous,
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