- il y a 3 mois
Les clefs d'une vie - Les Chevaliers du Fiel
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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2025-11-06##
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Catégorie
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PersonnesTranscription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:02Les clés d'une vie, celle de mes invités.
00:04Vous êtes de retour à la maison, une maison qui nous est chère et qui vous est chère, Sud Radio.
00:09Vous parlez d'humour avec amour.
00:11On savoure vos paroles qui n'ont pas toujours la douceur du miel, même si ce mot rime avec fiel.
00:17Bonjour Eric, bonjour Francis, bonjour les chevaliers du fiel.
00:20Bonjour, merci de nous accueillir.
00:23Il n'est pas 17h mais 21h, mais on a le bonheur de vous retrouver parce que finalement,
00:27bon, vous êtes de retour à Sud Radio, on va en parler, on vous écoute avec bonheur tous les jours.
00:33Mais votre parcours, il est quand même très important.
00:37Et le principe des clés d'une vie, vous le savez, c'est d'évoquer ce parcours à travers des dates clés.
00:41Donc on va le faire aujourd'hui.
00:43Et je vais commencer par la note du 7 avril 1988, qui ne vous concerne pas directement,
00:48mais c'est les débuts de la deuxième chaîne locale nationale à voir le jour après TVRN, la TLT.
00:54Et je crois qu'elle était importante dans votre parcours.
00:56Ah oui, c'est nos débuts.
00:57On y a fait nos débuts, on a fait beaucoup de créations.
01:01Déjà, on doit dire merci à M. Pietri, qui était un ancien rédact chef de TF1 d'ailleurs,
01:08et qui avait été nommé directeur de Télé Toulouse.
01:12Et j'étais allé le voir en lui proposant de faire une émission sur Télé Toulouse.
01:19Il m'avait dit, on n'a pas d'argent.
01:20J'avais dit, ben, ce n'est pas notre problème là, maintenant, nous, c'est d'avoir une télé pour faire des choses.
01:26Et on avait fait un deal qui a duré longtemps, c'est qu'on ne gagnait pas beaucoup d'argent.
01:32Mais dès que le soir tombait, c'est-à-dire à 21h, que les émissions s'arrêtaient,
01:36on nous donnait les clés de la télé, on nous donnait une équipe, et on pouvait tourner toute la nuit.
01:41C'est génial, ça. Et on l'a fait pendant...
01:44Ah ben, on l'a fait pendant...
01:45Ouais, plus, ouais.
01:46Et ça a été un véritable laboratoire pour nous, parce qu'on a fait notre apprentissage télé à Télé Toulouse.
01:53Et surtout, il y a beaucoup de sketchs qui sont nés de cette télé, et qui sont passés sur scène après.
01:59Notamment, d'ailleurs, Jean-Paul André.
02:00C'est la clinique Saint-Thomas aussi.
02:04La clinique Saint-Thomas de Pinsenguel.
02:05J'ai rencontré, il n'y a pas longtemps, des chirurgiens, des médecins, qui à l'époque étaient étudiants,
02:10et qui, pour eux, c'était culte.
02:12Et nous, on ne se rendait pas compte, parce qu'on travaillait, et on peut le dire, jour et nuit.
02:16Donc, ça a eu un énorme succès dans la région toulousaine, ça.
02:20Mais on ne l'a pas vraiment savouré, parce que le jour, on écrivait en tournée, et la nuit aussi, et en avant.
02:28Alors, il se trouve que, finalement, vous avez deux parcours différents au début.
02:31Éric est né à Gaillac, je crois que c'est la troisième ville du Tarn, après Albi et Castres.
02:35Oui, c'est possible.
02:36Et il y a quelqu'un de très célèbre qui a fait ses études au lycée de Gaillac, c'est Pierre Mondy.
02:41Oui, Pierre Mondy, oui.
02:42Oui, oui, bien sûr.
02:44Au départ, le problème, c'est que vous êtes à l'école tous les jours, et même la nuit.
02:48Oui, avec mes parents, qui étaient profs, et directeurs de collège.
02:53Tu as habité dans l'école.
02:54J'ai habité dans plein d'écoles.
02:57Je crois pour ça aussi que j'arrive à bien parler du milieu enseignant, que j'aime bien, mais dont je connais les travers.
03:04Oui, parce que le problème aussi, c'est que votre mère était l'institutrice, donc elle ne vous passait rien, pas de favoritisme.
03:09Ah non, mais alors, c'était d'une sévérité absolue.
03:12C'est-à-dire, quand moi, en dictée, je faisais trois fautes, j'avais zéro.
03:18Et les autres, c'est quand ils en faisaient dix, qu'ils avaient zéro.
03:20Donc, j'avais très souvent zéro.
03:23Et quand elle me mettait zéro, elle me sortait de la classe.
03:26On était un genre punis dans le couloir.
03:29Et là, elle savait que mon père, qui était prof de français, allait passer et allait me demander ce que je faisais dans le couloir.
03:34Et donc, j'avais une deuxième couche.
03:36Oui, c'était beaucoup plus cool avec le père, d'ailleurs.
03:39Oui, parce que lui, il a failli, alors d'ailleurs, c'est très drôle, il a failli être...
03:44À l'époque, les gens étaient plus modestes que maintenant.
03:48Il était d'une famille vraiment pauvre.
03:49Et il avait réussi deux examens après son bac.
03:54Il avait réussi l'examen de journaliste sportif pour rentrer à Radio Monte Carlo.
03:58Et l'examen de l'école normale.
04:01Et sa mère lui a dit, mais tu ne vas pas aller faire le clown dans une radio.
04:06Tu vas rentrer dans l'éducation nationale.
04:07Donc, en fait, il avait un peu dans l'âme ce côté radio, saltimbanque.
04:12Alors, le problème, c'est que, bon, vous n'avez pas appris l'orthographe, mais la géographie.
04:15Parce que vous avez beaucoup voyagé en France.
04:18Oui, beaucoup.
04:18Alors, déjà, avec mes parents, qui ont déménagé partout, parce qu'ils étaient enseignants.
04:23Donc, bon, bref, ils déménageaient.
04:25Et puis, après, avec les tournées, je crois qu'on a sillonné la France.
04:29Il n'y a pas d'endroit tellement où on n'est pas joué.
04:32Et pour Francis, pour évoquer votre famille, j'ai trouvé une chanson.
04:36Si j'étais un charpentier, si tu t'appelais Marie.
04:42Une chanson de Johnny, de 1906.
04:46Parce que vos parents s'appellent.
04:47Mon père s'appelait Joseph, il était charpentier.
04:50Et ma mère s'appelait Marie.
04:51C'est extraordinaire.
04:51Marie-Anne.
04:52C'est extraordinaire.
04:53Voilà.
04:53Et effectivement, vous, vous êtes né à Toulouse.
04:56Oui, alors, je suis né à Toulouse.
04:58Donc, d'un milieu très modeste, aussi.
05:01Mais j'ai eu la chance, à l'âge de 8 ans, de rentrer dans une chorale,
05:06qui était l'équivalent des petits chanteurs à la Croix de Bois, ici, à Paris.
05:11Et qui sillonnait toute l'Europe.
05:13Donc, grâce à ça, j'ai découvert la scène, les voyages,
05:17et un monde que je ne connaissais pas,
05:19et que je n'aurais pas pu connaître,
05:21vu le milieu social dans lequel j'ai vécu.
05:23Je crois qu'elle s'appelait les petits chanteurs à la Croix Potencée.
05:26Bravo.
05:27C'est ça.
05:28Et c'était les Garons ou les Garonses ?
05:29Et les Garonses qui, après, ont été extraits.
05:32Il a pris 10 chanteurs de la chorale
05:35pour faire un groupe comme les Poppies, à l'époque.
05:39Et donc, on a commencé à faire des émissions de télé.
05:43À l'époque, il n'y avait qu'une chaîne de thé, c'était le RTF.
05:46Et puis, on a fait l'Olympia avec Georges Brassens.
05:50On a fait plein de choses qui étaient extraordinaires, à l'époque.
05:54Il y a 2,45 tours, je crois.
05:56On a mis la musique dans 10 ans.
05:58Oui, vous avez vraiment fouillé, là.
06:02Parce qu'il faut les retrouver, ces disques.
06:03Et Roger, on les retrouve uniquement sur le site Bides et Musiques.
06:06Ah oui ?
06:07C'est incroyable.
06:09Je ne savais même pas qu'on pouvait les retrouver.
06:12Oui, oui.
06:12Et à l'époque, c'était d'abord des paroliers, des auteurs célèbres,
06:19parce qu'ils écrivaient pour Gérard Lenormand et tout ça.
06:21C'est Daniel et Richard Seff qui avaient écrit ces paroles et musiques.
06:26Et qui avaient débuté à Toulouse.
06:28Exactement, dans un célèbre studio où venait Johnny Hallyday,
06:31Sardou et tout le monde enregistrer le Condorcet.
06:35Exactement.
06:36Alors ensuite, c'est les beaux-arts à Toulouse.
06:38Oui.
06:38Parce que ça n'a plus rien à voir avec la chanson.
06:41Non.
06:41Alors, j'avais fait ça parce que, effectivement, j'aimais l'art.
06:46Enfin, dessiner et peindre.
06:48Mais très vite, je me suis aperçu que je n'étais pas fait pour ce métier-là.
06:52Et puis bon, les débouchés sont assez...
06:55À part devenir enseignant, il n'y avait pas beaucoup de solutions.
06:59Mais surtout, la scène m'a manqué très vite.
07:01Donc, avec les premières bourses des beaux-arts, je me suis acheté une batterie.
07:05Et je suis devenu musicien.
07:06Et j'ai commencé à retourner et à retrouver la scène.
07:10Et c'est comme ça que j'ai rencontré Éric.
07:11Voilà, mais on va regarder ce que...
07:12Avec vous, la batterie n'était pas en danger, si j'ose dire.
07:14Mais il y a une chanson qui symbolise, justement, cette époque de votre vie.
07:19Dans les balles populaires, l'ouvrier parisien, la casquette en arrière tourne tout le temps.
07:26Cette chanson a une histoire, Francis.
07:28C'est la première chanson qui a marché, vraiment, pour Michel Sardou, grâce à Jacques Reveau,
07:33qui y croyait, après qu'Eddie Barclay les virait en disant « Vous ne ferez pas carrière ».
07:37Toutes nos carrières sont pavées de grands professionnels qui nous ont prédits le pire.
07:43Exactement.
07:44Alors, les balles populaires, ça vous a appris beaucoup de choses ?
07:46Ah ben oui.
07:47D'abord, j'ai commencé la musique sur un coup de bluff.
07:51Parce qu'en fait, moi, je me suis mis à la batterie très tard.
07:54Avec des méthodes, j'ai appris.
07:58Heureusement, je connaissais un peu le solfège.
07:59Donc, j'ai appris très vite, mais pas suffisamment pour avoir un niveau professionnel.
08:05Mais je suis rentré dessus dans des orchestres.
08:07Et là, les gens qui étaient autour de moi m'ont beaucoup appris.
08:10Et puis, de jouer quatre heures tous les jours,
08:13je veux dire, le métier rentre vite.
08:15Justement, vous décidez-vous de faire un seul en scène, Eric ?
08:19Parce que vous avez envie de faire ça.
08:20Et vous cherchez un musicien à batterie.
08:22Oui, voilà.
08:24En fait, moi, j'ai démarré grâce à un gros radio-crochet à Toulouse.
08:31Oui.
08:32Où, comme j'étais étudiant, je ne sais plus, en 4 ou 5e année ou 6e de sociologie,
08:37on était vraiment fauchés.
08:39Et à l'époque, je jouais dans les bars, dans la guitare, pour faire un peu d'argent.
08:43Et des copains m'ont inscrit à ce radio-crochet.
08:45C'est une histoire banale, mais enfin, c'est vrai.
08:47Et alors, la grande finale, c'était à Toulouse, à La Logrin,
08:50qui est la grande salle de spectacle de Toulouse.
08:51Enfin, à l'époque, c'était la plus grande.
08:53Et là, le jury, dans le jury, il y avait quand même Souchon, Cabrel,
08:57tout ça, c'était un truc de haut niveau.
08:59Et j'ai eu un prix.
09:00Et donc, j'ai commencé mes One Man Show.
09:02Et je me disais, le top du top, c'est, d'accord, raconter des histoires,
09:06faire rire les gens, mais et chanter en même temps.
09:08Et au bout d'un moment, je me suis dit, le top du top, c'est d'avoir des musiciens.
09:11Donc, j'ai engagé des musiciens.
09:13Et puis, un jour, un batteur a arrêté.
09:18Enfin, ça s'est mal passé avec un batteur.
09:20Alors, j'ai appelé le studio le plus connu de Toulouse en disant,
09:23je connaissais le patron, j'ai dit, tu ne peux pas me trouver un batteur
09:25pour trois soirs, j'ai besoin d'un batteur, un remplaçant.
09:28Et c'était Francis.
09:29Voilà.
09:30Et il est resté.
09:31Voilà.
09:31Et au bout de trois jours, vous avez compris que c'était à vie.
09:34Même tout de suite.
09:36Oui, le premier soir, comme on jouait dans une boîte de nuit à l'époque,
09:40dans le Tarn-et-Garonne.
09:42Et en fait, on ne joue pas avant minuit dans une boîte de nuit.
09:46Donc, on est arrivé l'après-midi.
09:47Une fois qu'on a installé le matériel, on s'est retrouvés tous les deux.
09:50Et on a commencé à raconter nos vies, quoi.
09:52C'était sympa.
09:53Et puis, on a de suite compris qu'il y avait une complicité naturelle qui se faisait.
09:57On a bien rigolé.
09:58D'ailleurs, le soir, il est venu dormir chez moi.
10:00Oui.
10:00Et il est resté sur le canapé du salon pendant longtemps.
10:04Oui.
10:04Et bon, voilà.
10:05Et ce qui est curieux aussi, c'est que vous vous êtes découvert plus tard des liens familiaux.
10:08Oui, ça, c'est une histoire incroyable.
10:10Ah oui, ça, c'est une histoire de dingue.
10:11Une histoire de dingue.
10:11Parce qu'en fait, Eric qui venait me chercher, à ce moment-là, j'habitais chez mes parents, toujours.
10:18Je devais avoir 25 ans ou un truc comme ça.
10:20Et il vient.
10:21Et donc, ma mère, lui, pour le faire patienter, je me préparais.
10:26Elle lui montre un album photo.
10:29Et elle raconte un peu sa vie.
10:30Parce qu'elle avait un naturel pour ça.
10:33Et donc, elle lui a montré un album photo où elle montrait sa mère qu'elle n'avait jamais connue et qui vivait en Normandie.
10:39Et là, Eric va vous raconter la suite.
10:41Moi, je vois la photo de sa mère, je me dis, mais c'est incroyable, j'ai l'impression de la connaître.
10:46Et je lui dis, mais alors elle me dit, oui, alors je ne l'ai jamais vu tout ça.
10:49Mais j'ai su qu'elle portait le nom de madame.
10:53Rami.
10:54Elle me dit son nom.
10:56J'ai dit, ce n'est pas possible.
10:57Je vais appeler mon père, qui lui, évidemment, était adulte à cette époque-là, alors que moi, j'étais enfant.
11:03Et je lui dis, tu connais ?
11:05Mais il dit, oui, c'était une de nos voisines en Normandie.
11:09Et je lui dis, écoute-moi bien ce truc.
11:12C'est la grand-mère de Francis que sa mère n'a jamais connue et que lui n'a jamais connue.
11:16Et nous, on la connaissait.
11:18Et dans un petit village à Vimoutier, en Normandie, dans l'Orne.
11:22Et il s'est avéré que c'était cette personne.
11:24C'est incroyable.
11:25C'est incroyable, mais vrai.
11:27Et du côté des choses inconnues de votre parcours, il y en a quelques-unes.
11:31On va continuer à en parler à travers la date du 15 août 1961.
11:35A tout de suite sur Sud Radio, avec les Chevaliers du Fiel.
11:38Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
11:41Sud Radio, les clés d'une vie, mes invités, les Chevaliers du Fiel, Eric et Francis.
11:45Bon, il n'est pas 17h, mais 21h.
11:48Mais vous êtes au micro pour évoquer, bien sûr, votre parcours, cette émission de Sud Radio
11:52et puis votre tournée qui va débuter dans quelques semaines.
11:55Alors, 15 août 1961, pourquoi je parle de cette date ?
11:59Parce que c'est la sortie officielle d'une voiture que vous avez chantée.
12:02Je te prendrai du, dame, la Simca 1000.
12:10Je te prendrai du, dame, la...
12:13Alors, cette voiture a été mise en chantier en 1957 par M. Pigozzi, Henri Pigozzi, patron de Simca.
12:19Et pourquoi a-t-il créé la Simca 1000 ?
12:21C'est parce qu'à la suite de la crise du canal de Suez, sa nationalisation,
12:24il fallait des voitures de moins en moins coûteuses en essence.
12:28Donc, il a créé la Simca 1000.
12:29D'accord.
12:29C'est à cause du canal de Suez.
12:31Ça, c'est incroyable.
12:33Alors, c'est vrai que pour vous, cette chanson a changé votre vie ?
12:36Oui, d'une certaine manière, oui.
12:38Parce que c'est pareil, c'est parti d'un Paris...
12:42Ça commençait à marcher pour nous.
12:44On jouait à Paris au Musée Grévin, au Théâtre du Musée Grévin.
12:47Et un soir, Hervé Hubert, le grand producteur, vient recommander par quelqu'un.
12:53Bref, il vient voir notre spectacle.
12:55On ne se connaissait pas spécialement.
12:56Il vient voir le spectacle et il vient nous voir dans la loge.
12:59Et il nous dit, c'est très bien ce que vous faites.
13:01Au fait, la chanson que vous faites, parce qu'on avait déjà fait cette chanson.
13:04La chanson que vous faites, mais il était aux 3h du matin.
13:06On discutait de tout.
13:08Et il dit, vous devriez en faire un disque.
13:11parce que ce truc réarrangé à House Music, un peu boîte, électro, machin, ça peut marcher.
13:19Et vraiment, je me revois comme c'était hier, c'était Boulevard Montmartre.
13:22Je raccompagne au taxi, c'est 3h du matin.
13:26Et il me dit, alors, on n'a pas reparlé, on le fait ce disque ?
13:29Et moi, j'ai dit, oh d'accord, on le fait.
13:31Mais tu t'occupes de tout.
13:32Parce que nous, bon...
13:34Et là, il me dit, bon, on fait 50-50, comme on dit comme ça en montant la bagnole.
13:40Je dis, ouais, il allait fermer la porte, je rouvre, je dis, non, j'ai quand même écrit les paroles et tout ça, je veux 60-40.
13:46Il dit, ok, 60-40.
13:47Les 10% ont eu leur importance.
13:49Oui, parce qu'en plus, la télévision a diffusé cette chanson grâce à Michel Drucker.
13:57Oui, c'est Drucker qui l'a...
13:59Il voulait repérer lui aussi.
14:00Oui, exactement.
14:00En même moment que ça.
14:03Exactement, c'est à cette époque-là.
14:04Oui, oui.
14:05Et en fait, on avait oublié d'ailleurs cette histoire de disque.
14:08Et c'est donc Hubert qui nous a rappelé...
14:15La veille.
14:15La veille de l'enregistrement.
14:16Il dit, vous n'oubliez pas que...
14:18Deux mois après.
14:18Demain, on va en studio.
14:20On dit, merde, sa chanson.
14:22Parce que nous, on n'y croyait absolument pas.
14:24Et moi, j'avais fait que deux couplets.
14:26Donc, il m'en fallait au moins quatre.
14:28Et on n'avait pas les choristes, enfin bon, etc.
14:31Et donc, pour ne pas le décevoir, on lui dit, oui, d'accord, rendez-vous à 14h à tel studio pour les prises de voix, d'accord.
14:38Et nous, on avait une autre assistante avec nous.
14:42Et puis, bon, on rentre dans le studio.
14:44J'avais écrit les deux couplets dans le taxi.
14:46Et on rentre dans le studio et l'arrangeur nous dit, où sont les choristes ?
14:49On dit, ben, les choristes...
14:52Et donc, le cœur, ça disait, il nous prendra nu dans la Sim Camille.
14:58Et en fait, je lui dis, mais il faut combien de personnes ?
15:00Ben, il dit, on peut doubler même, quadrupler les voix.
15:02Mais il faut au moins un mec et une fille, tout ça.
15:04Donc, il y avait notre assistante.
15:06Et le mec, on ne l'avait pas.
15:08Je cours d'or de trucs.
15:10Il y avait encore le chauffeur de taxi.
15:11Je lui dis, vous voulez gagner sans balle ?
15:14Il me dit, ouais.
15:15Je lui dis, vous rentrez et on vous fait dire, il nous prendra nu à Sim Camille cinq fois de suite.
15:19Et parce qu'on fait un disque et il nous manque un choriste.
15:22Et le mec, il dit, ah ben oui, c'est 100 balles.
15:23Oui, oui, 100 balles.
15:24Et enfin, on ne l'a jamais retrouvé, ce genre de taxi.
15:28Mais il est devenu, voilà.
15:30Et ça fait 400 000 exemplaires au compteur, justement.
15:31Oui, oui, oui.
15:33C'était des...
15:34Et après, évidemment, votre question, c'était, est-ce que ça nous a changé la vie ?
15:38Oui.
15:39Surtout au début, parce que d'un coup, on est sur un autre créneau.
15:44C'est-à-dire qu'on a touché une autre clientèle.
15:46C'est-à-dire qu'on a touché des jeunes qui allaient en discothèque.
15:49On s'est retrouvés dans les boîtes de nuit.
15:50Voilà.
15:51Qui n'avaient rien à voir avec le théâtre dans lequel nous, on exerçait jusqu'à présent.
15:54Donc, tout roule à ce moment-là pour vous.
15:57Mais les débuts ont été plus complexes avec des hauts et des bas.
16:00Et tout a commencé avec ce spectacle.
16:03Revendiquer ! Tu veux des revendications ?
16:05Attends qu'on sache ce que ça veut dire et tu vas voir.
16:07Revendiquer !
16:08C'est ça, Roger Roux.
16:08Le détournement d'avions le plus fou de l'année.
16:10Oui.
16:10Qui est une aventure incroyable.
16:12Parce que j'ai vu des images où on voit le public dans la salle qui lève les mains.
16:17Oui.
16:18Ils sont pris en otage.
16:19Voilà.
16:20En fait, c'était suite à toute une série de détournements d'avions.
16:24Et donc là, le titre du spectacle, le détournement d'avions le plus fou de l'année, c'était presque un happening, les premiers spectacles.
16:31Parce que vraiment, on improvisait au milieu des gens et on faisait nos premières armes.
16:36Mais les gens ont un souvenir, on croise de temps en temps des gens qui ont assisté à ces premières.
16:42Et qui ont gardé un souvenir extraordinaire parce qu'on faisait jouer les gens dans le public.
16:46Mais nous-mêmes, on oublie les mérites des choses.
16:48C'est-à-dire que, c'est pas pour me les attribuer, mais quand on a un bon titre, la moitié du travail est fait.
16:54Et on a beau dire que c'était du happening, il fallait le trouver, le détournement d'avions le plus fou de l'année.
17:00Et comment vous l'avez trouvé ?
17:01Comme ça, à force de voir l'actu qu'il y avait là-dessus.
17:04D'ailleurs, on a eu des problèmes avec ça parce que les détournements à cette époque-là, il y en avait.
17:09Et il y a eu des festivals où on devait jouer et où le jour même, il y avait eu un attentat, un détournement et où on ne pouvait pas jouer.
17:16Donc c'était un peu de la provocation, mais à l'époque, c'était très provocateur.
17:21Alors, j'ai retrouvé le détournement le plus fou de l'histoire.
17:24C'est le 24 novembre 1971.
17:26Dans un avion entre Portland et Seattle, il y a un type masqué qui se fait appeler Dan Cooper.
17:30Il détrousse tous les passagers.
17:33Il prend un parachute, il saute, on ne l'a jamais retrouvé.
17:35Non, c'est vrai.
17:36C'est authentique.
17:37Ah, c'est fabuleux.
17:38Il est parti avec 200 000 dollars, pratiquement.
17:41Ah, mais incroyable.
17:42C'est incroyable.
17:43Ah ouais, ça c'est complètement fou.
17:44Alors, à l'époque, vous êtes trois.
17:46Parce qu'il y a aussi Gilles Petit, qui est devenu producteur de musique de vie.
17:49Comment il est arrivé dans l'histoire ?
17:51Il était pianiste.
17:53Oui, il était pianiste et on l'avait rencontré dans un studio à Caen.
17:55On avait enregistré un 45 tours.
17:59Et puis, lui, il avait envie de redescendre dans le sud.
18:02Donc, il nous a suivis à Toulouse.
18:05Parce qu'il avait une copine.
18:06Oui, qu'il avait sa copine là-bas.
18:08Et voilà, l'aventure a commencé comme ça.
18:10Et on pourrait essayer de...
18:11On a fait un disque ensemble.
18:12Et on a dit, on pourrait essayer.
18:13Alors, quand moi j'ai eu l'idée de ce spectacle qui était à la fois musical et théâtral,
18:18j'ai dit, c'est bon, il y a Francis Kebateur, lui qui est...
18:21Si on rajoute quelques machines, on peut faire de la musique.
18:23Donc, dans le premier spectacle, sous des tournements d'avion, il y avait des sketchs.
18:26Mais il y avait aussi des chansons.
18:28Donc, lui, il jouait du piano.
18:30Et d'ailleurs, le sous-titre de ce spectacle, c'était Les Chevaliers du Fiel.
18:33Oui, exactement.
18:34Parce que c'est comme ça que c'est né.
18:34Le titre...
18:35Exactement.
18:36Bravo.
18:36Vous êtes hyper, hyper travailleur.
18:39Oui, alors ça, on doit ça à quelqu'un qu'on n'a pas vu depuis longtemps,
18:42qui s'appelait M. Léonard, qui était le patron du Festival Of d'avion.
18:47On a joué une première année le détournement d'avion, sous-titre Les Chevaliers du Fiel.
18:50Et puis, le spectacle a pas mal marché.
18:53C'était un succès raisonné, mais quand même un succès.
18:55Et l'année d'après, on vient avec un spectacle qui s'appelle L'Assassin est dans la salle.
18:59Et ça démarre mal.
19:01Et je le croise dans la rue.
19:03Et il me dit, ah, mais vous êtes là cette année ?
19:05Ben, j'ai dit, oui, on est là, ça démarre bien.
19:07Je lui dis, ben, pas trop, mais il dit, ah, mais c'est pour ça,
19:09parce qu'au bureau du festival, beaucoup de festivaliers viennent pour savoir
19:13si Les Chevaliers du Fiel jouent.
19:15Et nous, on s'appelait pas Les Chevaliers du Fiel.
19:17Donc, je lui dis, ben, oui, mais c'était le spectacle d'avant, ça.
19:21Elle dit, ben oui, mais tous les gens, ils croient que c'est votre nom.
19:24Dans la nuit, on a fait imprimer des affiches Les Chevaliers du Fiel dans la salle.
19:29Et ça a démarré à fond.
19:31Alors ça, ça s'est très bien passé.
19:32Je crois qu'il y a eu 150 dates, ça a été un gros succès.
19:34Ça s'est moins bien passé à l'européen, à Paris, en 1995.
19:38En 1995.
19:39Ben, il y a des raisons, hein.
19:40Ben oui, il y a des grèves générales.
19:42C'était le gouvernement du Juppé, là, qui, voilà, qui...
19:45Avec beaucoup de manifestations.
19:46À Paris, la grève des transports, c'est la fin du monde.
19:49Donc, on avait fait un très bon week-end, pour commencer.
19:53On était vachement contents.
19:53On était là pour trois mois, quand même.
19:55Voilà.
19:55On avait mis tout notre argent, surtout celui de la banque.
19:58Et le troisième jour, grève des transports.
20:02C'est-à-dire, c'est fini, quoi.
20:02Il n'y a plus rien.
20:03Il n'y a plus un métro, plus un bus, plus personne ne bouge.
20:06Et nous, chaque jour, parce qu'il ne faut pas croire, c'est un milieu tendre,
20:10chaque jour, on payait la salle et on payait l'affichage dans le métro qui était fermé.
20:14Ouais, ben donc, c'est normal.
20:16C'est la France.
20:16C'est la France.
20:17Donc, ben, ça n'a pas traîné.
20:19Oui, oui.
20:20Moi, j'appelais le banquier tous les lundis, en lui disant, ça démarre à Paris.
20:23Mais ça ne démarrait pas du tout.
20:25Mais c'est fou, parce que ce spectacle, finalement, c'était la digne d'un succès, au départ.
20:30Et oui.
20:31Oui, oui, oui.
20:32Et puis, il a eu du succès, six mois après.
20:35Exactement.
20:35Le même spectacle, on est revenu au Théâtre Grévin en 1996.
20:40Donc, en février ou...
20:43Ah, pas quoi.
20:43Ouais, mars ou avril.
20:44Oui, je ne me rappelle plus.
20:45Et ça a démarré de suite.
20:47Tout de suite.
20:47Et d'ailleurs, c'est là où on a rencontré Drucker et...
20:51Et Foucault.
20:51Et Foucault.
20:52Et tout le monde.
20:53Tout est parti en avalanche après.
20:56Et Drucker, vous lui avez fait la peur de sa vie en pensant...
20:59Il a pensé un soir qu'il faisait sa dernière émission lorsque vous avez chanté Montagne, Montagne.
21:02Oui.
21:03Alors, lui, il adore.
21:04Je le salue, Michel.
21:06Je sais qu'il écoute beaucoup la radio et tout ça.
21:08Donc, il doit nous écouter.
21:10Oui, non, mais là, bien sûr, parce que c'est des chansons hyper provoques que j'avais créées pour la radio, d'ailleurs.
21:17Pour suivre la radio.
21:18Et un jour, je lui ai fait ça.
21:20Et il m'a dit, c'est énorme.
21:24C'est drôle.
21:25C'est vulgaire, mais c'est drôle.
21:27Allez, on le fait.
21:29Et je ne sais pas combien de fois il me l'a fait faire à la télé.
21:31Oui.
21:31Après, un scandale chez lui, on a fait quand même Jésus.
21:33On en a fait.
21:34On a fait Jésus chez lui et on a cru que c'était la fin de tout le monde, là.
21:37Oui.
21:37Parce que c'était un samedi du week-end de Pâques.
21:40Donc, Jésus avec Marie et Jésus en étant droit à linge, ça a fait un énorme scandale.
21:47Il y a eu une question ouverte posée à l'Assemblée nationale sur ce sketch.
21:51Le rapporteur des médias qui s'appelait Griotré.
21:55Oui, il y a la Griotré.
21:56Voilà.
21:57Il a posé une question.
21:58Il n'y avait pas du mou.
21:58Non, il a posé une question au Premier ministre.
22:00Est-ce qu'on peut supporter que la télé publique diffuse ça, ce sketch, à l'Assemblée nationale ?
22:05Du coup, toutes les radios, toutes les télés nous appelaient pour avoir notre avis.
22:10Et notre avis, c'était rien que nous, on avait fait un sketch sur Jésus comme on avait fait un sketch sur les chasseurs, etc.
22:15Bon, c'est un scandale qui a rempli nos salles pendant des mois.
22:17Exactement.
22:18Oui, pendant des mois, oui.
22:19Vous avez continué à remplir les salles.
22:21Il y a une autre date un peu triste, mais qu'il faut évoquer parce qu'elle est importante dans votre parcours et votre cœur, le 21 mars 2004.
22:28A tout de suite sur Sud Radio avec les Chevaliers du Fiel.
22:31Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
22:34Sud Radio, les clés d'une vie, mes invités, les Chevaliers du Fiel.
22:37Nous parlons tout à l'heure de ce rendez-vous quotidien de 17 heures que nous avons la chance de retrouver chaque jour sur Sud Radio.
22:43Une date importante dans votre parcours, 21 mars 2004, la disparition de cet artiste, de cet chanteur mythique.
22:52Au Montaïs, au Toulouse, au Toulouse...
22:59Et c'est vrai que la disparition de Claude Nougaro vous a marqué, Éric Francis.
23:03Oui, bien sûr, parce que bon, avant même qu'on se connaisse, Éric aimait Nougaro, moi aussi, en tant que musicien, c'était quelqu'un qui nous a beaucoup inspirés.
23:13Le seul qui a fait rimer un peu le français avec le jazz.
23:18Et puis, bon, c'est une grande figure toulousaine.
23:21Oui, et puis c'était un mec de scène, c'est-à-dire...
23:23Un bon chère.
23:25Bon, quand Nougaro jouait ou chantait à Toulouse, c'était une messe.
23:28Complètement.
23:29Incroyable.
23:29Et un jour, moi, je m'étais, je ne sais pas comment, débrouillé pour être en coulisses, dans cette fameuse Allograin, là, où il chantait.
23:38Et ce qui m'avait frappé, c'était que l'état physique dans lequel il se mettait au cours du tournochant, qui devenait une espèce de combat de boxe, quoi.
23:48Complètement.
23:48Voilà.
23:49Et donc, je m'étais dit, quel beau métier de pouvoir se lâcher comme ça.
23:54Et quand on a commencé la scène, je me disais toujours, tu dois, tu devrais finir comme lui, il était dans cet état, en trance.
24:01Et le fait est que c'est souvent...
24:03Oui, c'est le cas.
24:05On appelle ça se dépouiller, on se dépouille.
24:07Et on donne tout.
24:07Mais c'est vrai, en plus, au début, il ne voulait pas monter sur scène.
24:10C'est son père qui, un soir de 54, l'a entraîné au Lapin Agile, le plus vieux qui apparaît de Montmartre, et l'a obligé à dire des textes et à chanter.
24:18Sinon, il ne l'aurait pas fait.
24:20Alors, plein de gens croient, parce qu'on a été quand même content pendant un moment, et il n'était pas très, très demandeur de...
24:29Non, il était assez timide et assez réservé comme bonhomme.
24:32Par contre, il laisse un héritage qui est superbe.
24:35Mais qui a chanté aussi bien une ville que lui ?
24:39Exactement, et vous lui avez rendu hommage avec la muse de Nougaro.
24:43Je te donne le début, attention, essaye de trouver la suite, attention, il faut que ça rime.
24:48Dès l'aérogare, j'ai senti le choc.
24:51Essaye de trouver une suite qui rime.
24:53Ce n'est pas facile à faire comme sketch.
24:55Non.
24:55Oui, c'était un hommage...
24:57Et c'est marrant, les trucs.
24:59Je sais où je l'ai écrit, ça.
25:00Je l'ai écrit à Saint-Chamond.
25:02Pendant que Francis réglait sa batterie.
25:04C'est vrai, oui.
25:05Je n'avais rien à faire, moi, parce que les musiciens, ils n'en finissent plus de brancher des trucs, de débrancher des trucs.
25:10Des débutés, l'encrier.
25:11Ils rajoutent des aigus, ils rajoutent des graves, etc.
25:13Et moi, j'étais sur ma table avec un papier.
25:15Et j'ai écrit cet hommage à Nougaro.
25:20Et après, on l'a fait plein de fois avec Francis.
25:21Oui.
25:22Et Toulouse, effectivement, c'est votre ville.
25:24Bon, vous êtes là-bas traité comme des princes.
25:26Les restaurants vous sont ouverts.
25:28Tout le monde vous connaît.
25:29Et c'est presque un peu trop, d'ailleurs, même.
25:31Ils étaient tellement ouverts, les restaurants, qu'on en a ouvert un.
25:33Exactement.
25:35Presque trop.
25:36Non, mais c'est-à-dire, moi, j'avais peur de devenir un ministre local, quoi.
25:41C'est-à-dire, une espèce de sommité du coin.
25:44Et puis, moi, j'avais envie d'aller à la guerre.
25:47C'est-à-dire, vraiment aller lutter dans ce métier.
25:50Avoir ma place, etc.
25:51Donc, on a toujours été très attaché à Toulouse.
25:54Mais on a passé beaucoup de temps loin de Toulouse pour faire notre boulot.
25:58En même temps, vous avez réussi quelque chose qui n'était pas évident.
26:01C'est l'autoproduction.
26:02Auto, je ne parle pas d'Azim Kamil, mais c'est autre chose.
26:04On a été produit.
26:06On avait signé avec un producteur.
26:08Mais peut-être que c'est ça qui nous a précipité.
26:10Moi, un jour...
26:11Éric, il en a eu marre.
26:12Et un jour, il m'a dit, écoute, on va rentrer à Toulouse.
26:15Et on va s'occuper de nous, nous-mêmes.
26:18Mais mieux.
26:18En mieux.
26:18Et le producteur, qui était vraiment un des plus en vue parisiens,
26:23il m'a dit ça.
26:24Il m'a dit, tu ne vas pas y arriver.
26:27Et si tu y arrives, je serai sur ton chemin pour t'en empêcher.
26:30Ce n'était pas cool.
26:30C'est sympa.
26:31Donc, on est parti à Toulouse.
26:33On a plus ou moins loué un théâtre.
26:35On s'est mis à y jouer trois fois par jour pour essayer de payer tout ça.
26:38Et ça a démarré, tout ça.
26:42Évidemment, il a fait partie des gens, une fois que ça a marché,
26:44qui ont dit, je le savais.
26:46Parce que l'élégance ne les étouffe pas, la mémoire non plus.
26:50Mais bon, c'est la vie, c'est comme ça, c'est le métier.
26:53On en a croisé tellement d'autres formidables.
26:57Mais ça a marché parce que vous êtes complémentaire, Eric et Francis,
27:01même dans ce travail d'organisation.
27:02Oui, c'est surtout Eric qui est le moteur de tout ça.
27:07Parce qu'il ne faut pas oublier que moi, je suis monté dans un train en marche.
27:12Donc, c'est lui qui...
27:13Vous êtes devenu une locomotive.
27:14Oui, voilà.
27:15Et donc, mais c'est vrai que, bon, on est complémentaire dans la mesure où,
27:19sinon, je pense qu'on ne serait plus ensemble si ça ne fonctionnait.
27:23Oui, on l'est.
27:23Ça ne va pas fonctionner.
27:24Francis, il me calme dans son attitude qui est plus calme.
27:29Et je trouve qu'il a du bon sens dans des moments où il faut en avoir.
27:33Et moi, j'ai la folie des hyperactifs, tout ça.
27:39Et encore, j'ai l'impression que je me calme.
27:40Mais je ne suis pas sûr que je me calme.
27:43Mais quand même, moi, j'étais inarrêtable.
27:46Oui, tu es toujours hyperactif, mais tu es un peu plus posé.
27:49Oui, voilà.
27:50La preuve, c'est qu'Eric et Francis, vous avez quatre théâtres aujourd'hui.
27:54Oui.
27:54Il y a deux à Toulouse, deux à Avignon.
27:56Oui, alors maintenant, à Avignon, on n'en a plus qu'un,
27:58mais qui est vraiment nous.
28:01Et puis, on a une salle de musique à Toulouse qui s'appelle Le Rex,
28:04qui est vraiment la salle à la mode du moment pour les DJ, l'électro et tout ça,
28:09parce qu'on est quand même éclactique.
28:10Et voilà.
28:12Donc, oui, parce qu'on essaye de faire aussi d'autres choses.
28:16Ce n'est pas la pas du gain, parce que franchement,
28:19je crois que c'était Briali qui disait avoir un théâtre,
28:22c'est savoir perdre de l'argent avec élégance.
28:25Oui, c'est ça.
28:26C'est exactement ça.
28:27C'est-à-dire qu'on ne gagne pas d'argent avec un théâtre,
28:30à part les théâtres subventionnés, mais nous, nous ne sommes pas des artistes d'État.
28:33D'ailleurs, c'était Jérôme Savary qui disait la différence entre un théâtre public et un théâtre privé.
28:38Dans un théâtre privé, les spectateurs connaissent le nom de tous les comédiens,
28:42mais dans un théâtre public, c'est l'inverse.
28:43Oui, c'est l'inverse.
28:44Oui, oui, oui.
28:45C'est ce qu'on disait entre Marseille et Monaco pour le foot.
28:47Exactement.
28:49Alors, il se trouve aussi qu'Avignon a eu beaucoup d'importance dans votre parcours.
28:52Vous y êtes allé à plusieurs reprises.
28:53Et c'est presque une tradition maintenant.
28:55Non, mais il faut quand même savoir.
28:57On ne dit pas assez en France les choses qui sont bien.
28:59Ça, ça m'épate.
29:00Quand les Jeux Olympiques à Paris récemment ont eu lieu,
29:04c'est franchement une réussite incroyable, une réussite mondiale.
29:07On a l'impression que les Français, ça les tord de dire on a réussi ce coup.
29:11Non, on l'a réussi.
29:12Il n'y a pas eu d'attentat, il n'y a pas eu de machin.
29:13Tout a eu lieu.
29:14C'était magnifique, c'était beau, etc.
29:16Et Avignon, le Festival d'Avignon, c'est pareil.
29:19Le Festival Off d'Avignon était le plus grand festival du monde de théâtre.
29:23C'est exceptionnel.
29:24Allez-y.
29:25Il y a 1 500 spectacles par jour aujourd'hui.
29:28C'est formidable.
29:31Il y a du pire au meilleur, oui.
29:32Mais la vie va du pire au meilleur, donc c'est génial.
29:36Nous, si ça n'avait pas existé, parce que nous, on n'avait pas d'argent,
29:38on n'avait pas de famille, on n'avait pas de connaissances,
29:40on n'aurait pas pu faire ce métier.
29:42Et c'est le cas d'autres gens.
29:44Et donc, on est des grands défenseurs d'Avignon,
29:46même si, évidemment, il y a quelques années,
29:49deux ou trois ou quatre, des gens essayaient de mettre la main dessus
29:52pour essayer d'en faire une sale affaire.
29:54Et je me suis occupé personnellement de lutter contre ces gens,
29:59pas pour prendre leur place, parce que je n'y suis strictement rien,
30:02mais parce que ce festival mérite d'appartenir aux comédiens, au théâtre, tout ça.
30:08Il y a une chose qu'on sait peu, c'est les armes du Festival d'Avignon, d'où elles viennent.
30:11Jean Villard, qu'il a créé un peu par hasard, était de Sète.
30:14Il s'est inspiré des joutes de Sète pour créer les armes d'Avignon.
30:19Je ne savais pas.
30:20C'est exactement ça.
30:21C'est fou, ça.
30:22Donc, Avignon doit beaucoup à Sète, donc, à votre région.
30:25D'ailleurs, à une époque, alors, nous, on est vraiment implantés, Avignon,
30:28mais à une époque, les commerçants d'Avignon,
30:32qui, quand même, parce que ça fait venir des centaines de milliers de gens,
30:36donc ça fait, en trois semaines, ils font le chiffre d'affaires d'un an,
30:38mais, quand même, c'était de bonne loi de critiquer
30:42toutes ces espèces de hippies qui venaient faire du théâtre.
30:46Et une année, en 2003, il y a eu grève.
30:48Le Festival, il s'est arrêté.
30:50Et là, ils ont vu leur chiffre d'affaires.
30:52Ils sont tous devenus fans de théâtre.
30:54C'est fou.
30:55Et dans les choses étonnantes que vous avez faites à Avignon,
30:57on est quand même en plein mois de juillet, vous avez fêté Noël.
31:00Ah oui, bien sûr.
31:01Un spectacle sur Noël en plein mois de juillet, il faut oser.
31:03Oui, c'est 45 degrés.
31:05C'est ça, et on faisait Noël d'enfin.
31:06Et nous, on arrivait en doudoune, parce que dans la pièce de Noël,
31:09moi, j'étais avec des skis, un bonnet, tout ça.
31:13Oui, c'est notre métier de faire ces jouvets qui disaient
31:17« Soyez fou, si vous ne l'êtes pas, qui le saura ? »
31:19Et Raymond Moretti, artiste bien connu, détestait Noël,
31:23il fêtait en général le 28 août avec ses copains
31:25dans un restaurant parisien à la Tour de Mont-Léry.
31:27Les deux clients arrivaient, il y avait des stoppins de Noël, des cadeaux.
31:30C'était assez étonnant.
31:31Dans notre restaurant au mois de juin prochain,
31:33il y aura la raclette de juin.
31:34C'est une grande raclette, tout le monde doit venir en doudoune
31:37et tout ça, et bon, voilà.
31:39Mais c'est quand même, la vie est moins pénible
31:41quand on se lâche un peu, non ?
31:42Exactement.
31:43Et vous parliez de l'assassin et dans la salle,
31:45et toujours dans la salle, là aussi,
31:46c'était aussi des spectacles novateurs,
31:49parce que le principe de trouver l'assassin dans la salle,
31:51aujourd'hui, d'autres théâtres se sont inspirés.
31:54Bien sûr.
31:55Et puis à l'époque, on nous disait qu'il ne fallait pas le faire.
31:57Oui, c'était anti-académique, d'aller jouer dans le public.
32:01Aujourd'hui, c'est devenu un genre,
32:03il y a des gens qui font des palais des sports,
32:06en parlant aux gens, alors tu t'appelles Mathieu,
32:08t'as qu'un cheveu sur la tête, etc.
32:10Le fait que le public dans la salle qui intervient comme coupable,
32:14c'est dans d'autres théâtres.
32:15C'est devenu un genre.
32:16Et vous avez inventé ça comme ça ?
32:18On a inventé, on a fait partie des précurseurs, en tout cas de ça,
32:20oui, ça c'est sûr.
32:21D'ailleurs, la police aussi, quelquefois, vous vous êtes fait arrêter
32:24pour des histoires de...
32:26De voitures, de vitesse en voiture.
32:28À la grande époque, on a quand même battu des records.
32:32On a eu des histoires avec les douaniers en Suisse,
32:34et des histoires avec la police en France,
32:36mais bon, ça c'est toujours bien fini.
32:38Oui, parce qu'en fait, voilà, ça paraît banal,
32:41mais même chez les policiers, évidemment,
32:44il y a des gens très sympas et déconnants.
32:47On a une histoire, on a le droit de la raconter,
32:49parce qu'elle est absolument...
32:51C'est vrai.
32:52Un jour, on rentrait avec Francis, rapidement, il faut le dire,
32:54sur l'autoroute de chez Patrick Sébastien.
32:57Exactement, oui.
32:58Et il nous tarde de rentrer à Toulouse.
33:01Bon, bref, on roule, on roule, on roule vite.
33:02On roule trop vite, je le conçois.
33:05Et à un moment, c'est Francis qui conduisait,
33:08et à un moment, je me retourne,
33:09je vois la Subaru, la voiture de course
33:11qu'ont les policiers sur l'autoroute
33:12pour rattraper les gens.
33:14Et bon, moi, dans mon enthousiasme,
33:17je dis à Francis, accélère.
33:18Oui, de toute façon, on a été attrapés par les jumelles.
33:22Il me dit, accélère, tu crèmes plus rien.
33:24Donc, on accélère, évidemment, la Subaru nous colle derrière,
33:28et on arrive au péage.
33:29Au péage, on s'arrête, on n'avait pas pété la barrière,
33:32donc on s'arrête, bam, ils nous coincent,
33:33ils descendent.
33:35Et à l'époque, on était à Sud Radio.
33:36Oui.
33:36Et ils arrivent, ils nous reconnaissent,
33:40et là, le plus grand des deux, il dit,
33:42oh non, c'est pas possible, c'est pas vous.
33:44On dit, bah si, on est désolés,
33:46on commence à essayer de s'excuser, tout ça.
33:48Et puis, ils nous regardent, et puis ils nous disent,
33:49bah, est-ce qu'on va leur supprimer le permis ?
33:52Ils pourront plus faire leur boulot, c'est dégueulasse.
33:54Les mecs, vraiment sympas.
33:56Nous, on leur sort des DVD qu'on avait,
33:57on fait des petits cadeaux, tout ça.
33:58On a dédicacé.
34:00Et puis, ils disent, bah, allez, on va en rester là.
34:02Et puis, ils font deux mètres, ils reviennent,
34:04ils disent, ça, c'est ma carte,
34:06dessus, il y a mon téléphone portable.
34:08Quand vous partez de Toulouse jusqu'à Brive,
34:11avant de partir, vous nous appelez,
34:12vous nous dites, quelle est votre voiture,
34:14qu'on vous pourchasse pas si vous roulez trop vite.
34:16Ce qui fait que pendant un an ou un an et demi,
34:18on roulait comme des fans,
34:20mais ils nous avaient dit, à Brive, c'est fini,
34:21il faut rouler.
34:23C'était une autre époque, aujourd'hui, c'est plus possible.
34:25Et c'était très drôle, on n'en a pas abusé,
34:28mais on l'a fait deux, trois fois.
34:29Il faut dire que la notoriété...
34:30Et une fois, ils nous ont vus passer,
34:31ils nous ont fait les pleins forts,
34:32ils nous ont disant bonjour.
34:33Il faut dire que la notoriété, ça arrange quand même pas mal de choses.
34:36Ils nous écoutaient toute la journée à Sud Radio,
34:38tous les matins, on était à Sud Radio,
34:39donc ils nous écoutaient,
34:40comme on meublait leur matinée,
34:42ils n'ont pas voulu...
34:43Ils vous écoutent aujourd'hui à 17h sur Sud Radio.
34:45Ils doivent se reconnaître,
34:47on les salue encore, merci.
34:48Et puis, il y a aussi un flic célèbre au cinéma
34:50à qui vous devez beaucoup,
34:51c'est Jean-Paul Belmondo.
34:53Ah oui, Jean-Paul Belmondo,
34:55ça a été une super expérience.
34:56C'est, contre toute attente,
34:58c'est lui qui nous a offert son magnifique théâtre,
35:01le théâtre des variétés,
35:03et qui nous a proposé...
35:04Ben justement, on en parlait tout à l'heure de Pierre Mondy,
35:07qui jouait une pièce.
35:09Bon, ça ne se passait pas très bien, je crois, à cette époque-là.
35:12Et donc, il nous a demandé de le remplacer au pied levé.
35:15Et donc, on a joué...
35:17Du coup, on devait jouer trois mois,
35:18et finalement, on a joué cinq mois dans son théâtre.
35:20Et ça a été un grand seigneur,
35:22parce que vraiment, il était adorable avec son frère.
35:27Et il nous a permis surtout de jouer dans son magnifique théâtre
35:31pendant cinq mois, c'était fabuleux.
35:33Et ça a marché bien,
35:37pas autant qu'on l'aurait aimé, ni lui,
35:39mais c'était honnête,
35:41mais pas le triomphe de l'année.
35:42Et quand on a eu fini,
35:45il m'a envoyé un fax,
35:48et il m'a envoyé un fax,
35:51et il m'a mis,
35:51« Cher Eric, je suis juste arrivé un peu trop tôt. »
35:55Exactement.
35:55Super, hein ?
35:56Et deux ans après, ça a explosé de partout,
36:00et il m'a envoyé un fax, je le savais.
36:03Et quelques années plus tard,
36:04on a refait le théâtre des variétés,
36:06et là, par contre, ça a été un franc succès.
36:07Oui, on l'a rempli pendant des mois, oui.
36:09On va parler d'un autre succès,
36:10ce rendez-vous de 17h, avec la date du 1er septembre 2025.
36:14A tout de suite sur Sud Radio,
36:15avec les Chevaliers du Fiel.
36:17Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
36:20Sud Radio, les clés d'une vie,
36:21mes invités, Eric et Francis,
36:23les Chevaliers du Fiel.
36:25On a évoqué votre parcours,
36:26un peu méconnu,
36:27parce qu'il s'est passé tellement de choses
36:29qu'on ne peut pas tout savoir.
36:30Et puis, depuis le 1er septembre 2025,
36:33c'est la fête à Sud Radio,
36:34tous les jours, à 17h.
36:36Les Chevaliers du Fiel,
36:3817h-18h sur Sud Radio.
36:41Donc, le bonheur de revenir à la maison.
36:44Comment s'est arrivé tout ça ?
36:46C'était une rencontre avec Patrick Roger,
36:49qui est le directeur général.
36:52C'était l'an dernier.
36:54Moi, j'étais à côté de vos locaux,
36:57enfin de nos locaux,
36:58parce que j'étais à TF1 pour des réunions
37:01et des projets qu'on a avec eux.
37:03Et il me dit,
37:05il serait bien qu'on se voit
37:06pour parler de la radio, tout ça.
37:07Alors, bon,
37:08mai-juin, c'est la période
37:09où les transferts, ça font,
37:10c'est comme au foot.
37:11Et je lui dis,
37:12ouais, mais bon,
37:13on ferait qu'on se voit à Paris.
37:14Il me dit, vous venez quand à Paris ?
37:15J'ai dit, mais je suis à 50 mètres,
37:17à peu près.
37:18Et il m'a dit, ah ben, génial.
37:19On s'est vus,
37:20et puis on s'est bien plus,
37:21sans doute, je pense.
37:22Voilà.
37:23Et donc, il m'a convaincu.
37:24Après, le soir,
37:25j'ai appelé Francis,
37:25je lui dis,
37:25Francis, c'était pas prévu,
37:27mais ça te dirait
37:28de revenir à Sud Radio
37:30qu'une quotidienne,
37:31on s'est...
37:32Voilà.
37:32Et puis on s'est mis d'accord.
37:33On a dit, ouais, d'accord.
37:34Oui, parce que Sud Radio,
37:35finalement,
37:36bon, vous avez fait beaucoup de radio,
37:37mais Sud Radio,
37:37ça a été tous les horaires possibles
37:39et imaginables.
37:40Oui.
37:41En des années.
37:42C'est vrai.
37:42On a commencé, donc,
37:43en 94, je crois,
37:45la première fois.
37:46Au bout de deux mois,
37:46moi, j'ai dit au patron,
37:48on arrête.
37:49Oui.
37:49Parce que ça me plaît pas.
37:50Je dis,
37:50c'est pas ça me plaît pas,
37:51mais je lui ai dit,
37:52je pense qu'on n'est pas fait pour ça.
37:54Oui.
37:55Et puis finalement,
37:56on est resté trois ans.
37:56Il m'a dit attendez les sondages,
37:57on sait jamais.
37:58On a attendu les sondages,
37:59ça a cartonné,
38:00donc on est resté trois ans.
38:02Ensuite, on est parti sur RMC.
38:05Trois ans.
38:05Trois ans.
38:06On est revenu sur une petite période,
38:09on est revenu à Sud Radio.
38:11Oui.
38:11Ensuite, on a fait rire les chansons.
38:13Ensuite, on est revenu sur Sud Radio,
38:14alors on est resté sept ans.
38:17Et là, on avait notre horaire.
38:18On est passé de...
38:19L'émission qu'on avait sur Sud Radio,
38:21c'était 17h, 18h, je crois.
38:24Et quand on est revenu,
38:26c'était le matin.
38:268h, 10h.
38:278h, 10h.
38:28Ça, c'est plus dur.
38:29Oui.
38:29C'était le direct.
38:30Le direct, fabuleux.
38:31Voilà.
38:32Parce qu'on n'était pas arrêtables tellement.
38:34Et comme ça cartonnait,
38:36vraiment cartonnait,
38:37vous savez comment sont les gens
38:38dans les radios et les télés.
38:39Quand ça cartonne l'audience,
38:41vous êtes le roi du monde.
38:42Et donc, on était les rois
38:44dans cette radio.
38:46On pouvait dire tout ce qu'on voulait.
38:47On pouvait déconner.
38:49Moi, je pouvais me moquer
38:50de tous les patrons de la radio,
38:51des actionnaires.
38:52Tout le monde applaudit ici
38:53en disant, c'est génial.
38:55Et donc, on a vécu
38:56quelques années
38:58de bonheur à Sud Radio.
39:01Eh bien, le bonheur est revenu.
39:03Donc, vous êtes arrivé
39:03et le décor est très simple.
39:05Vous avez vraiment...
39:05Vous êtes installé chez vous,
39:06pratiquement.
39:07Oui, oui.
39:08C'est au...
39:09Pour la plupart des émissions,
39:11on les tourne à Toulouse
39:12dans notre restaurant.
39:14En haut, là.
39:15C'est une pièce qui est en haut.
39:16Et qui est donc aménagée en studio.
39:18Et voilà, ça a lieu là.
39:19Et puis, on va les tourner
39:20à Avignon aussi.
39:22On va les enregistrer.
39:24Et puis, après, on verra.
39:26Peut-être qu'on en fera sur Paris.
39:28On verra.
39:28Oui.
39:29Après, voilà,
39:29il faut que le public suive.
39:32Mais bon, voilà,
39:33c'est un retour.
39:34Il faut un petit peu de temps.
39:35Pour qu'on réinstalle l'émission.
39:37Mais le public, déjà,
39:38suit celui de Toulouse
39:38et est revenu dans le restaurant
39:39pour les enregistrer.
39:40Il y a une fidélité totale.
39:42Ah oui, bien sûr.
39:43Tout à fait.
39:44Alors, il se trouve que c'est...
39:45Vous parlez d'humour,
39:47mais c'est un travail quand même quotidien
39:49parce qu'il faut faire tous les jours
39:50une émission et même
39:51il faut les enregistrer.
39:52Comment ça se passe ?
39:53Déjà, c'est du travail d'écriture.
39:55Éric peut en parler
39:57parce que c'est lui qui s'y colle.
39:59Et alors ?
39:59Il faut écrire des sketchs.
40:00Au moins quatre sketchs par jour.
40:02C'est ouais, c'est...
40:04Voilà.
40:05Vraiment, en ayant beaucoup l'habitude,
40:07en ayant fait que ça de toute ma vie,
40:09je n'ai fait que écrire pour des gens,
40:11pour moi, pour...
40:12Tous les jours, tous les jours, tous les jours.
40:14Aujourd'hui, quatre...
40:16Il y a quatre gros nouveaux sketchs par jour
40:18dans l'heure
40:19et ça représente deux heures d'écriture,
40:22mais deux heures d'écriture inspirées, quoi.
40:24Mais tous les jours.
40:26Mais il faut trouver le sujet.
40:26Mais oui.
40:27Il y a des jours où il n'y a rien.
40:28Non, non.
40:28La nuit, je cherche.
40:30La nuit, je cherche.
40:31Et je cherche l'idée, en fait.
40:36Donc, s'il me réveille une fois ou deux dans la nuit,
40:37je cherche l'idée.
40:38Je me dis...
40:39Et puis, une fois que j'ai l'idée,
40:41c'est dans un tiroir dans ma tête
40:43et après, pour l'écrire, c'est bien plus simple.
40:45Voilà.
40:45En même temps, après,
40:46vous le jouez pratiquement en direct
40:47avec quelquefois deux lignes.
40:49Dans l'air sketch, je vais vous couper deux lignes.
40:52Ah bah ouais, ouais.
40:52Ça peut arriver, oui.
40:53Des fois, on se trompe de page.
40:56Non, non.
40:56Et puis, bon.
40:58Donc, là, on a retrouvé aussi
40:59un vieux complice de début,
41:02Pierre Galibert.
41:03Mais oui, comment il est arrivé ?
41:04Moi, je l'ai connu à Radio Monte Carlo
41:05quand il était animateur.
41:07Après, il a fait des tas de choses.
41:07Comment vous l'avez connu ?
41:08Sur Sud Radio.
41:10Il avait une émission sans nous, d'ailleurs.
41:12Mais on s'est connus.
41:13Et puis, lui,
41:14c'est la première interview radio de ma vie
41:16que j'ai faite.
41:17C'est une radio qui s'appelait
41:17Radio Tarn Sud,
41:19dont il était la vedette.
41:20Mais il y a perpète.
41:21Et il m'avait interviewé.
41:22Donc, quand je le retrouvais
41:23à Sud Radio,
41:24on a dit, ah, l'an prochain,
41:25si on reste,
41:26on pourrait peut-être essayer.
41:28Parce que moi,
41:28je trouvais qu'il nous manquait
41:29un animateur dans l'émission.
41:31Et le patron de la radio,
41:33il me disait, oui, mais qui, comment ?
41:34Et tout ça, mais j'ai dit,
41:34on en a un, lui.
41:35Et en fait, on a travaillé
41:36des années et des années ensemble.
41:37Oui, avec une complicité.
41:39C'est-à-dire que vous n'avez même pas besoin
41:40de vous parler ou de vous regarder.
41:41Non, oui.
41:41Ça fonctionne.
41:42Il sait très bien.
41:43Des fois, il me dit qu'il voit
41:45dans mes yeux la connerie
41:46que je vais dire.
41:47Pas que j'en ai une bonne, quoi.
41:49Et donc, il se dit, ah, ben voilà.
41:50Et donc, il laisse la porte ouverte.
41:52Oui, il nous connaît par cœur.
41:53Il nous a accompagnés
41:54non seulement à la radio,
41:55mais à une époque,
41:56il nous suivait en tournée
41:57et il présentait des spectacles.
42:01Donc, oui.
42:02Il est tout ce qu'on n'est pas.
42:03Voilà.
42:04Il est sérieux,
42:06il est organisé.
42:07C'est un peu votre faux modérateur.
42:09Oui, voilà.
42:10C'est ça.
42:10Mais il aime ça.
42:11C'est un peu notre tête de turc aussi.
42:13C'est un passionné de cirque
42:14et il aime bien faire le clown blanc.
42:15Et là, il est servi
42:16parce que dans notre émission,
42:18il en prend plein la tête.
42:19Oui, mais votre émission
42:19est très structurée
42:20avec des improvisations aussi.
42:23Oui, oui.
42:24Il y a des improvisations.
42:25Il y a des jeux.
42:26Il y a un jeu animé par lui
42:28dans lequel, évidemment,
42:29on joue avec les spectateurs.
42:31Alors, il y a un vrai jeu.
42:32Oui.
42:33Ça ressemble au jeu des mille francs.
42:34Oui, c'est un peu ça.
42:35C'est un quiz.
42:36Enfin, c'est un prétexte
42:37pour déconner aussi.
42:38Et puis, nous, on plaisante.
42:39Et puis, il y a des histoires drôles
42:41qu'on raconte,
42:41qu'on fait raconter aux auditeurs aussi.
42:43D'ailleurs, il y a un concours organisé.
42:46Et puis, l'émission va se nourrir
42:48encore prochainement d'autres matières.
42:52Oui, parce qu'il y a très longtemps
42:52avec Francis,
42:53quand on a commencé ces métiers-là,
42:54parce que c'est des métiers différents,
42:56on s'est dit
42:56le dénominateur commun de tout ça
42:58doit être que personne
43:00ne nous dise qu'on a à faire.
43:01Exactement.
43:02Et en même temps,
43:03non seulement vous vous amusez,
43:04mais ces histoires drôles...
43:05Bon, moi, je viens d'une époque
43:07où les histoires drôles,
43:08il y en avait tout le temps partout.
43:09Il y avait un cabaret à Pigalle
43:10qui s'appelait chez René Labranlette.
43:13Je ne sais pas si vous connaissez.
43:15Non, on est désolé.
43:17Il racontait des histoires salaces
43:19jusqu'à 2h du matin
43:20avec sa femme au comptoir désespérée
43:22parce qu'elle est connaissée par cœur.
43:23C'était plein tous les soirs.
43:25Et aujourd'hui,
43:26ça a changé les histoires drôles.
43:27Il faut parfois les modérer.
43:28Oui, l'autocensure
43:30est devenue un acte majeur
43:34de notre époque.
43:36C'est-à-dire que les gens...
43:38Je disais ça récemment
43:39dans une interview,
43:40mais c'est vrai.
43:40Avant, nous, on faisait des sketchs
43:42en espérant que la télé les prendrait.
43:44Maintenant,
43:45on est engagé par la télé
43:46et on écrit des sketchs
43:47pour la télé.
43:49Et donc,
43:49la limite,
43:50elle n'est plus du tout la même.
43:52Donc, il y a une autocensure terrible.
43:54Alors, les jeunes humoristes,
43:55ils n'aiment pas trop entendre ça.
43:57Et pourtant,
43:58nous, pour avoir connu les deux,
43:59on sait que c'est vrai.
44:00Et vous respectez cette autocensure ?
44:02Le moins possible.
44:03Mais on a des rappels à l'ordre
44:07qu'on n'avait pas avant,
44:08évidemment.
44:09Oui, mais ça risque de passer,
44:11tout ça.
44:11On risque de revenir.
44:12On est quand même
44:12le pays de la gauloiserie.
44:14Oui, mais moi,
44:15j'ai l'impression
44:15qu'on est en train
44:16de s'américaniser
44:17d'une manière rédhibitoire.
44:19C'est-à-dire...
44:21C'est le principe de précaution.
44:23Tout le monde...
44:24Tout le monde a peur
44:25d'avoir un procès
44:25avec tout le monde.
44:27Et du coup,
44:27on n'est plus soi-même.
44:28Ça fait travailler les avocats
44:29tout le monde.
44:30Oui, par contre.
44:31On le dit,
44:32chez les chercheurs d'or,
44:33ceux qui gagnent de l'argent,
44:34c'est ceux qui vendent les pelles.
44:35Alors, il se trouve
44:36qu'il y a quand même
44:36des points communs
44:37avec le passé.
44:38Ce sont les personnages.
44:39Car vos personnages sont restés.
44:40Oui.
44:41Oui, parce que...
44:42Yvonne est bonne.
44:44Violaine,
44:44le petit conservatoire.
44:47D'ailleurs,
44:48par exemple,
44:48pour Violaine,
44:49le petit conservatoire,
44:49on lui a dit,
44:50mais comment vous faites
44:51pour faire un...
44:51Mais j'ai dit,
44:52j'écoute les vrais radios
44:53qui font des émissions culturelles
44:55et mon sketch est fait.
44:56Exactement.
44:57Mais en même temps,
44:57ces personnages,
44:58vous avez créé petit à petit
44:59au fil des spectacles.
45:01Oui, bien sûr.
45:02Bien sûr, bien sûr.
45:03Et moi, je me souviens
45:03de Jean-Pierre Mounier.
45:05Mounier.
45:05Mounier, oui.
45:06Ah oui, homme politique.
45:07Candidat aux élections présidentielles.
45:09Ah oui, c'est le bon exemple
45:10parce que c'était un candidat
45:11fictif, évidemment, présidentiel.
45:14Donc, j'avais fait tout un programme.
45:15On a fait des meetings
45:16avec des milliers de personnes.
45:17Oui.
45:18Et puis là,
45:19comme c'est les municipales,
45:20les prochaines,
45:21enfin j'espère,
45:23eh bien,
45:24je me disais,
45:24comment Mounier,
45:26qui est un candidat national,
45:28peut être municipal ?
45:29Parce qu'on ne peut pas faire
45:30Sud Radio que sur Toulouse,
45:31que sur Bordeaux,
45:32que sur Limoges.
45:33Et en fait,
45:34j'ai trouvé,
45:35Mounier a eu l'idée
45:35que toute sa famille
45:37se présentait dans chacune des villes
45:38inspirée par lui.
45:40Voilà.
45:41Donc, avec une liste
45:43très très pointue
45:44puisque son programme,
45:45c'est Une France qui a des couilles.
45:48Moi, je me souviens
45:48de Ferdinand Loppe,
45:49je ne sais pas si vous en avez entendu parler,
45:50qui était le candidat
45:51permanent aux élections
45:53et qui proposait
45:54l'extinction du paupérisme
45:55après 22 heures.
45:57Nous, par exemple,
45:58pour les retraites,
45:59Mounier,
45:59il propose
46:00l'effaçage
46:02des passages cloutés
46:03à proximité
46:04des maisons de retraite
46:05pour que seules
46:05les plus rudes résistent.
46:07Oui, c'est une...
46:08Voilà.
46:09Il faudrait aussi limiter
46:10la vitesse de la lumière
46:10à 299 km heure.
46:12Voilà.
46:14Alors, il y a aussi Bernardo,
46:15moi, qui m'a beaucoup fravé
46:16parce que je suis un fan de Zorro.
46:17Là aussi, ça vient de Zorro.
46:18Ah oui, c'est Francis.
46:19C'est Francis qui s'est fait.
46:21Sour et muet.
46:22Oui.
46:22Et d'ailleurs, ce personnage,
46:23il est récurrent maintenant
46:24dans les spectacles
46:25et notamment
46:26dans le prochain spectacle
46:28Vacances à Dubaï
46:29et il y sera.
46:30Voilà.
46:31Mais ce qui est étonnant,
46:31justement,
46:32avec Bernardo,
46:32c'est que c'était un comédien
46:33qui s'appelait
46:34Jen Hume.
46:36Alors ça,
46:37vous voyez,
46:37ça, vous nous révélez,
46:38je ne m'en rappelez même pas.
46:39Et son père
46:40avait tourné
46:40dans le film muet.
46:41C'est extraordinaire.
46:43Ah, c'est génial.
46:44Ah, joli.
46:44Et puis il y a Jean-Claude Cabrel aussi,
46:49ça, ce qui fait ma joie aussi.
46:50Ah oui,
46:51le frère de Cabrel
46:52qui est un chanteur raté,
46:54évidemment.
46:56Voilà.
46:56D'ailleurs,
46:57je salue son frère à Cabrel
46:58puisqu'il a un frère
46:59qui n'a jamais essayé de chanter.
47:01On ne peut pas lui en vouloir.
47:02Mais oui,
47:02j'avais inventé
47:02ce Jean-Claude Cabrel
47:03qui chantait comme Cabrel
47:04mais en beaucoup moins bien.
47:06Et Cabrel n'a rien dit,
47:07le vrai ?
47:08Non,
47:08alors,
47:11non,
47:11non,
47:11il n'a rien dit.
47:13C'est très,
47:14très bizarre
47:15parce que les autres artistes,
47:16ils ont,
47:19c'est rare
47:19qu'ils rentrent
47:20complètement dans les délires
47:21parce que quand même
47:23les artistes,
47:24pour la plupart,
47:24ont quand même
47:25un égo assez posé.
47:27Donc,
47:28quand on se moque d'eux,
47:30bon,
47:30ça ne leur fait pas plaisir
47:31à tous.
47:32Ce n'est pas le cas de Cabrel,
47:33il n'a jamais râlé.
47:34Non, je ne pense pas.
47:35Mais à un moment,
47:36je faisais un sketch
47:37sur la femme de Cabrel
47:38qui gueulait
47:39parce qu'il ne faisait
47:40qu'un album
47:40tous les cinq ans
47:41et que pendant quatre ans,
47:42il faisait chier tout le monde.
47:44Et j'ai su par des gens
47:45qu'ils avaient moyennement apprécié
47:47mais ce n'était pas méchant.
47:49On adore Cabrel en plus.
47:51Oui, j'adore.
47:52Vous avez remarqué,
47:53il a commencé
47:53en travaillant
47:54dans un magasin de chaussures
47:55où il écrivait ses chansons.
47:56Oui.
47:57C'est normal
47:57que vous le mettez en boîte.
47:58Sa première chanson,
48:00il le raconte,
48:01il l'a écrite
48:02justement
48:03quand il était,
48:03il gardait le stock
48:05derrière.
48:06Non, mais ce n'est pas Goldman ça ?
48:07Non, c'est Cabrel.
48:08C'est Cabrel.
48:09Parce que Goldman,
48:10il vendait des godasses aussi.
48:11Sa première chanson,
48:12c'est Petite Marie.
48:13Petite Marie.
48:14C'est la première chanson.
48:14Il vendait des chaussures
48:15mais oui,
48:15il ne vendait jamais.
48:16Dans un magasin.
48:18Du côté d'Agent.
48:20Exactement.
48:21Ah, quand même génial.
48:21Alors ça, c'est Sud Radio
48:22mais il y a aussi la tournée
48:23qui débute
48:24avec de nouveau
48:25des Zéniths
48:26et c'est Vacances à Dubaï.
48:28Exactement.
48:29Alors, Vacances à Dubaï
48:30qu'on crée
48:30donc au théâtre
48:32Le Paris à Avignon
48:33pendant une semaine
48:35et ensuite
48:36on enchaînera
48:37avec Toulouse
48:37pour le rodage
48:38et après la tournée
48:39démarre le 15 janvier
48:41à l'aréna de Bordeaux
48:44et puis ensuite
48:45une trentaine
48:46ou quarantaine de villes
48:48des Zéniths,
48:49des arénas.
48:49Oui, on a un nombre public
48:52on a cette chance
48:52depuis des années
48:53et surtout
48:55ils sont contents
48:56d'avoir un nouveau spectacle
48:58hors des nouveaux spectacles
48:59qu'on fait tous les ans
49:00ou tous les deux ans
49:01donc on en a fait
49:02et je ne sais pas combien.
49:0324 je crois.
49:03Oui, voilà.
49:04On en a fait plein.
49:06Il y en a même
49:06qu'on a fait uniquement
49:07pour la télé
49:08et qu'on n'a jamais rejoué
49:09sur scène.
49:09D'ailleurs en parlant de télé
49:10on a signé maintenant
49:12avec TMC
49:13pour la diffusion
49:15de ce spectacle
49:16qui aura lieu
49:16dans quelques mois
49:17et avec le groupe TF1.
49:20Et vacances à Dubaï
49:21qu'est-ce que c'est ?
49:23Alors, c'est une folie.
49:25On retrouve la famille Lambert
49:26qu'on a retrouvée
49:27dans Croisière d'Enfer
49:28dans Vacances d'Enfer
49:29donc toute cette série
49:31Camping Car Forever
49:32et tout ça.
49:32Ils vont à Dubaï
49:33d'une manière inattendue
49:34parce que ce n'était pas prévu
49:35qu'ils aillent à Dubaï
49:35ce n'est pas dans leur culture
49:36et moi
49:38qui ne suis jamais allé à Dubaï
49:39ça m'intéressait
49:40d'écrire ça
49:40parce que je voulais parler
49:42juste de ce qu'en pensent
49:43les gens
49:43enfin du fantasme
49:44de Dubaï
49:45puisque beaucoup de gens
49:46en parlent
49:47mais ils n'y sont pas allés
49:47et donc eux
49:48ils se retrouvent par hasard
49:50à aller à Dubaï
49:50ils vont à Dubaï
49:51ils se retrouvent
49:52dans un très bel hôtel de Dubaï
49:53et c'est la confrontation
49:54de ces gens
49:54avec ce milieu
49:55bling bling
49:56autre.
49:58Ça promet
49:58et bien sûr
49:59ça ne vous empêchera pas
50:00de continuer à 17h
50:01sur la radio
50:03plus que jamais
50:04plus que jamais
50:05écoutez
50:05on vous écoutera
50:06à Sud Radio
50:07et puis ensuite le soir
50:08on ira directement au théâtre
50:09voilà
50:09et puis continuez ainsi
50:11on est vraiment heureux
50:11de vous avoir retrouvé
50:12merci de faire cette belle émission
50:14où les artistes
50:14ont le temps de parler
50:15et c'est un privilège
50:17de vous avoir reçu aujourd'hui
50:18merci beaucoup
50:19merci Eric et Francis
50:21les clés d'une vie
50:21c'est terminé pour aujourd'hui
50:22on se retrouve bientôt
50:23restez fidèles
50:24à l'écoute de Sud Radio
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