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  • il y a 6 semaines
Les clefs d'une vie - Jean-Jacques Debout

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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2025-11-19##

Catégorie

Personnes
Transcription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:06En plus de 65 ans de carrière, vous avez signé 1500 chansons.
00:11Vous demeurez plus que jamais dans la note,
00:13à en juger par le succès de vos adieux,
00:15que vous prolongez pour un soir en attendant les suivants.
00:19Bonjour Jean-Jacques Debout.
00:20Bonjour Jacques.
00:21Je vous ai reçu, voici quelques mois, lorsque vous étiez passé au bal Blomé.
00:25Et là, ça a tellement marché que vous récidivez le 30 novembre au Café de la Danse.
00:29Voilà.
00:29On va en parler, notamment du programme que vous proposez.
00:32Mais, je vous ai reçu plusieurs fois,
00:34mais j'ai encore trouvé de nouvelles choses sur vous
00:36pour évoquer votre parcours à travers des dates clés.
00:39Et la première que j'ai trouvée, c'est le 19 juin 1964.
00:43Ce soir-là, vous triomphez avec cette chanson.
00:46Nos doigts se sont croisés.
00:53La Rose d'Or à Antibes,
00:54où il y avait ce soir-là Charles Level, Jacqueline Boyer, Franck Fernandel,
00:58et Jean-Jacques Debout qui remporte la Rose d'Or.
01:02Oui. Et Madame Legrand, la maman de Michel Legrand,
01:07qui amène depuis Paris dans sa voiture,
01:10une petite jeune fille qui va devenir Chantal Goyard.
01:12Oui. En fait, vous deviez la prendre à Paris et puis vous n'avez pas prise.
01:16Non.
01:16Elle est venue passer pour moi.
01:17Ce n'est pas que je n'ai pas voulu la prendre.
01:19Mes partitions pour l'orchestration dirigées par l'orchestre de Raymond Lefebvre,
01:25il me manquait des partitions qui n'étaient pas finies d'être écrites.
01:28Donc, il a valu que j'aille porte dorée avant de prendre mon avion.
01:31Et là, j'étais un peu paumé, comme on dit.
01:34Donc, je me suis dépêché.
01:35Elle m'avait dit peut-être que je passerai, j'irai avec vous.
01:38Et puis, elle a sonné.
01:40Elle est tombée sur mon père qui lui a dit
01:41« Oh, mais vous savez, ça fait déjà deux heures qu'il est parti. »
01:44Et là, comme la semaine d'avant,
01:47en me promenant avec elle devant la salle Playel,
01:52on est tombé sur Marcel Legrand,
01:54qui était la maman de Michel Legrand,
01:56et qui me connaissait.
01:57Et alors, je lui ai présenté Chantal.
02:00Je lui ai dit « Madame Legrand, je vous présente une amie. »
02:05Elle vit à Londres.
02:06Et peut-être qu'elle va travailler pour Daniel Filippaki
02:09comme journaliste pour le journal « Salut les copains ».
02:13Et mademoiselle Ashtandre.
02:14Et mademoiselle Ashtandre.
02:15Et finalement, elle vient là.
02:17Alors, cette rose d'or, c'était un événement à l'époque.
02:20Et vous avez gagné ce que vous n'auriez jamais imaginé au départ.
02:22Non, pas une seconde.
02:25Et alors, quand j'ai eu fini ma répétition,
02:28donc la veille,
02:30il y avait Dario Moreno qui était là.
02:32Tout comme il y avait aussi dans l'hôtel
02:34les compagnons de la chanson, que j'aimais beaucoup.
02:37Il y avait Henri Salvador et sa femme que vous avez connue, Jacqueline.
02:42Alors, elle me disait « Tu sais, t'as eu une chance
02:44parce que j'aime beaucoup ta chanson. »
02:46Même Henri m'a dit « Oh, elle est quand même pas mal, sa chanson. »
02:50Ah bon, alors...
02:51Et en même temps, l'arrivée de Chantal,
02:53tout d'un coup, je me dis...
02:55Et puis Dario Moreno, il m'avait dit au bord de la piscine
02:58« Oh, Jean-Jacques, moi, si j'avais ta chanson,
03:01je serais sûr de gagner la rose d'or. »
03:03Je lui dis « Écoute, moi, je peux bien te la donner, si tu veux. »
03:08Parce qu'en réalité, moi, je suis toujours très traqueur.
03:13Le traque m'habite beaucoup.
03:15Et je me disais, au fond,
03:16si Dario y croit tellement,
03:18ce serait mieux que ce soit lui qui la chante.
03:21Et puis, c'était presque fait.
03:23Et puis, je dis à Chantal, qui venait d'arriver,
03:26« Je n'avais qu'une envie, moi, c'était de partir à Saint-Tropez avec elle. »
03:30Et alors là, Jacqueline Salvador me dit
03:33« Tu sais, si jamais Claude Tabet apprend ça,
03:36je peux te dire qu'il va te faire un procès. »
03:38« Non, non, non, non, il faut que tu chantes, toi, ta chanson. »
03:41Alors Dario, il était là, puis il disait
03:43« Mais oui, c'est mieux, c'est mieux. »
03:44Et c'est comme ça que vous avez gagné.
03:46Alors, il se trouve que Chantal Goya est devenue ensuite,
03:49non pas journaliste, mais chanteuse.
03:50Elle était la brune de Daniel Philippaqui.
03:52Et la blonde, c'était Sylvie Vartan.
03:54Et il y a un duo avec elle qui est devenu mythique.
03:58La peinture en couleur, avec une évocation d'Auguste Renoir.
04:12« J'incarne Renoir. »
04:13Exactement.
04:14Et Renoir, ce qu'on ne sait pas,
04:15c'est qu'il a commencé dans la vie en prenant des cours de musique
04:17avec Charles Gounod.
04:19Non.
04:19Si, si, à 13 ans, il prenait.
04:21Et Gounod lui a dit « Vous êtes fait pour la musique. »
04:23Et il a choisi la peinture.
04:24Ah oui, mais la peinture va avec la musique.
04:27Exactement.
04:28Hein ?
04:28Et effectivement, la peinture vous a toujours passionné.
04:31Toujours.
04:32Et encore de plus en plus.
04:34Et d'ailleurs, si elle s'appelle Chantal Deguerre,
04:35elle est venue Chantal Goya,
04:37c'est à cause ou à grâce à la peinture.
04:38Oui.
04:39Et puis, j'avais fait aussi une chanson à l'époque,
04:41ce qui faisait rire Charles Trenet,
04:44que vous avez bien connue.
04:46Parce que j'avais écrit une chanson qui s'appelait
04:48« Les mariés » pour Juliette Gréco.
04:50Oui.
04:50Alors, Charles, des fois, il me disait
04:52« Alors, t'as Goya d'un côté et t'as Gréco de l'autre.
04:55Alors, tu vas avoir qui comme peintre maintenant ? »
04:59Il me disait.
05:01Et c'est vrai que cette chanson est devenue
05:03une chanson mythique des Carpentiers.
05:04Vous avez collaboré chaque semaine à ses numéros 1
05:07sans imaginer qu'il deviendrait mythique.
05:11À l'époque, je ne me rendais pas compte.
05:13Parce que c'était un travail de fou.
05:14Vous faisiez 12 chansons par semaine.
05:16Bah oui.
05:17C'est-à-dire, chaque lundi après-midi,
05:19on se réunissait là-bas,
05:23devant le jardin du Luxembourg.
05:24Rue Guine-Mer.
05:25Oui, rue Guine-Mer.
05:26Au dernier étage.
05:27Et au premier étage, François Mitterrand
05:29avait habité pendant quelques années.
05:31Bah oui.
05:31Ça, je ne l'avais pas rencontré encore.
05:34Et puis...
05:36Et puis, il se trouve...
05:39Et puis, c'était formidable.
05:40Parce qu'il y avait Jean Poiret.
05:42Il y avait Jacqueline Maillan.
05:44Il y avait, tout d'un coup,
05:45Jodacin qui arrivait.
05:48Jacques Martin.
05:50Et puis, on mélangeait tout.
05:52Et puis, moi, je disais
05:53« Bah voilà, ça commencerait comme ça. »
05:55Et puis, il y a eu un jour
05:56où Mariti m'a confié
05:58le fameux numéro 1 spécial
06:00pour Sylvie Vartan
06:01que j'ai appelé
06:03« Je chante pour Soigny. »
06:06Et...
06:07Mariti m'a dit
06:09« Ta carte blanche, tu fais ce que tu veux. »
06:12Et ce numéro 1 a eu tellement de succès
06:14qu'il est repassé, je ne sais pas,
06:15à l'époque,
06:16je ne sais pas combien de fois
06:17à la télévision.
06:18Mais à chaque fois,
06:19c'était un travail énorme
06:20faire 12 chansons par semaine.
06:21Oui.
06:22Oui, mais on s'en...
06:22Vous savez,
06:23on ne se rendait pas compte.
06:26On fonçait, on fonçait, on fonçait.
06:28Et c'était entre amis,
06:29il n'y avait pas 15 agents
06:30et attachés de presse
06:31qui étaient derrière vous ?
06:32Non, j'avais écrit à l'époque
06:34une chanson
06:35qui s'appelait « Harry »
06:38qui était l'histoire
06:38de deux soldats américains
06:40qui sont à Paris
06:41au moment de la libération.
06:43Et puis,
06:43ils voient une pin-up
06:44sur un camion
06:45qui exhibe
06:46ses jolies jambes.
06:48Et puis,
06:49j'avais demandé à Johnny
06:51qu'il fasse un GI.
06:53Et puis,
06:53Sardou était là.
06:54Et Michel,
06:55il me dit,
06:56et moi,
06:56je lui dis,
06:56toi, tu vas faire le copain
06:58du GI.
06:59Et puis,
06:59tu dragues la fille aussi
07:00qui est sur le camion.
07:02Alors,
07:02ah bon ?
07:04Et je lui dis,
07:05oui,
07:05mais tu seras libre
07:06demain à 3 heures
07:07pour venir au studio
07:09pour l'enregistrer.
07:10Et je ne connaissais même pas
07:11sa tonalité ni rien.
07:12Il est venu,
07:13il n'y a pas eu d'histoire.
07:15Aujourd'hui,
07:15tu ne peux plus faire ça.
07:16Tu as 3 agents différents,
07:18il faut s'adresser aux agents,
07:20machin.
07:21Et le lendemain,
07:23il était là.
07:23Et la séquence
07:24a eu un succès fou.
07:26Du reste,
07:27j'ai repris la musique
07:28après pour aller faire,
07:29pour m'en servir,
07:30pour aller chanter
07:32avec Mickey.
07:33Et que c'était la même musique.
07:35Et il se trouve aussi
07:36qu'il y a un gros succès
07:37dans votre répertoire,
07:38mais on ne sait pas
07:39que c'est vous
07:40qui chantez.
07:41J'aime bien ce nid,
07:43en choisie,
07:44c'est une vie.
07:45Et tous les jeudis,
07:47en churpe,
07:47c'est un petit scart.
07:49Oh là !
07:49Chouchou,
07:50dans Salut les Copains,
07:51qui était la mascotte
07:52de Salut les Copains.
07:53Oui.
07:53Un petit personnage,
07:54qui ensuite a été vendu
07:56sous forme de porte-clés,
07:57de posters et autres.
07:58Et cette chanson,
07:59qui est le premier 45 tours
08:00de Chouchou,
08:00au temps de Salut les Copains,
08:01c'est vous qui chantez
08:02et votre voix a été accélérée.
08:04Eh bien,
08:04je ne m'en souvenais plus.
08:05Voilà.
08:06Parce que c'est vrai
08:06que je ne la reconnais pas,
08:07là.
08:08Enfin.
08:08C'est votre voix accélérée,
08:10vous aviez écrit la chanson
08:11et c'était
08:13au temps de Salut les Copains.
08:14Vous me connaissez mieux
08:16que je ne me connais,
08:17alors.
08:18Mais à l'époque,
08:18on pouvait tout faire.
08:19Tout.
08:20Tout.
08:20Mais c'est vrai.
08:21C'est vrai.
08:22Et c'est vrai que Chouchou,
08:23ça a été un moment,
08:24ça a été quelque chose
08:24d'important.
08:25Et le personnage
08:26qui a inspiré Chouchou,
08:28c'était un directeur
08:28d'une maison de disques,
08:29Claude Lemoyne,
08:30et c'est le père de Jordi.
08:32Ah, Jordi que j'avais vu
08:34à New York un jour.
08:36Oui.
08:36Et à l'époque,
08:38Jean-Marie Rivière
08:39venait de monter un...
08:42Un spectacle,
08:43une revue.
08:43Oui,
08:44qui s'appelait
08:45Captain Banana.
08:46Oui.
08:47Et puis j'ai amené Jordi
08:48avec son père et sa mère.
08:50Et puis Jean-Marie
08:52se demandait
08:52ce qu'il faisait là
08:53à New York.
08:54Alors il l'a mis sur scène
08:55et puis il avait chanté
08:56sa fameuse chanson
08:57de l'époque.
08:58Exactement,
08:58le dur dur d'être un bébé.
09:00Dur dur d'être un bébé.
09:01Et puis quand même
09:01un événement
09:02dans votre jeune carrière
09:03dans ces années-là,
09:04c'est la photo du siècle
09:05prise par Jean-Marie Perrier.
09:06Vous êtes sur la photo du siècle.
09:08Jean-Marie.
09:09Jean-Marie
09:10à qui je dois
09:10beaucoup de choses.
09:12Je lui dois
09:12de m'avoir
09:13regonflé le moral
09:14parce que je ne suis pas
09:16quelqu'un
09:16qui moralement
09:17est toujours
09:18au zénith
09:20du moral.
09:21Et il a toujours
09:22été fidèle.
09:23J'adore Jean-Marie.
09:25C'est quelqu'un de fidèle
09:26qui donne...
09:27Qui à l'époque,
09:28qui je vois moins
09:29maintenant,
09:30bien entendu,
09:31puisque il habite...
09:32Maintenant,
09:33il habite dans le sud.
09:35Mais il m'a toujours
09:37donné des très bons conseils.
09:39Et puis il avait ce côté...
09:41Si la photo,
09:42par exemple,
09:43ne plaisait pas
09:43toujours à l'artiste
09:45qu'il avait photographiée,
09:46il lui montrait.
09:47Il ne lui imposait pas
09:48des photos
09:48comme maintenant
09:49on t'impose tout.
09:50Tu peux être photographié
09:52en tirant la langue.
09:53Ça ne les dérange pas.
09:54Ils font paraître la photo.
09:56Bon, Jean-Marie,
09:57non.
09:57Jean-Marie,
09:58c'est un chef-d'oeuvre.
09:59C'est un grand,
10:00grand, grand photographe.
10:01Un grand artiste.
10:02Et cette photo du siècle,
10:03Johnny était au dernier rang
10:04le plus grand.
10:06En fait,
10:06pour être le plus grand,
10:06on avait mis
10:07une petite échelle en dessous
10:08et il y avait
10:08deux marges de plus.
10:09Absolument.
10:11On n'imaginait pas
10:11que cette photo
10:12serait la photo du siècle
10:13à l'époque.
10:14Je suis entre Serge Gainsbourg
10:15avec qui je faisais du cabaret
10:17puisque
10:18Cora Vauquer
10:19venait de reprendre
10:20ce cabaret
10:21que vous avez forcément
10:23pas connu
10:24mais entendu parler
10:26qui s'appelait
10:27À Montparnasse.
10:29Oui, oui, tout à fait.
10:30Où Johnny et Charles Trenet
10:32ont démarré.
10:33Absolument.
10:35Et moi,
10:37je chantais
10:37Les Boutons Dorés
10:38et Serge chantait
10:40Le Poissonneur des Lilas.
10:41Et après,
10:43j'attendais
10:43et on traversait
10:45la rue
10:45et on allait dîner
10:47à la coupole.
10:48Et puis,
10:49toutes vos chansons
10:50ont été des succès.
10:51Il y en a une
10:51qui a eu moins de succès
10:52mais pour ceux
10:53qui vous aiment,
10:53c'est une des plus belles chansons
10:55que vous ayez écrite
10:56et composée.
10:56Elle a
10:58les plus beaux yeux
10:59du monde
11:01Ses lèvres
11:03sont les plus jolies
11:06Son sourire
11:08à chaque seconde
11:12Changer
11:12C'est vrai,
11:13cette chanson,
11:14elle a un public.
11:16Oui.
11:17J'avais écrite
11:18à la terrasse du...
11:19Enfin, l'idée m'en était venue
11:20à la terrasse
11:23du café de Flore.
11:25Oui.
11:25Du reste,
11:26c'est le café de Flore.
11:27Quand je parle du café
11:28de Saint-Germain-des-Prés
11:29dedans,
11:30c'était une petite Américaine
11:31qui était un peu...
11:33Pas perdue à Paris
11:34mais j'avais compris
11:36qu'elle venait de rompre
11:37avec son petit copain
11:38qui était un Français
11:39que j'ai rencontré
11:41par la suite.
11:42Je ne sais pas comment
11:42il savait
11:42que je l'avais rencontrée.
11:43Et en fait,
11:46elle était...
11:47Elle était magnifique.
11:49Elle avait un beau sourire
11:50et tout.
11:51Moi, j'avais envie
11:52de l'emmener voir
11:54des coins de Paris
11:54qu'elle ne connaissait pas encore.
11:56Et puis,
11:58au bout d'une heure et demie,
12:00elle est repartie.
12:01Il fallait qu'elle se prépare
12:02pour aller reprendre
12:03un avion
12:04qui la remmenait aux Etats-Unis.
12:06Et j'en ai fait cette chanson.
12:07Et les chansons,
12:08comme ça,
12:08naissent sur une idée.
12:10Vous mettez au piano,
12:11c'est arrivé plusieurs fois
12:12et la chanson est faite
12:13quelques minutes plus tard.
12:14Oui, mais en général,
12:16ce sont les meilleures chansons, ça.
12:18Enfin, en général,
12:19ce sont les chansons
12:20qui touchent aussi le public.
12:23Et vous en avez fait
12:24plus de 15 cents.
12:25C'est énorme.
12:26Oui, mais parce que
12:28pendant 11 ans,
12:29j'ai quand même fait
12:30entre 14 et 16 chansons
12:33pour les Carpentiers.
12:36Enfin, on dit
12:37Marie-Thiche Gilbert.
12:38Et puis,
12:39plus pour des artistes
12:41que je connaissais
12:41qui me demandaient
12:42des chansons.
12:44Alors,
12:44pendant 11 ans,
12:46les Carpentiers
12:46plus les disques
12:47plus tout ça
12:48ont fait qu'un jour
12:49je me suis retrouvé.
12:50C'est vrai.
12:51Mais comme en ce moment,
12:52j'ai un problème
12:53à cause du café
12:56de la danse.
12:58Parce que
12:58dans les anciennes
13:00et dans les nouvelles,
13:02on en parlera tout à l'heure,
13:03enfin les nouvelles
13:03qui ne sont pas
13:04des nouvelles chansons,
13:05mais je vous expliquerai
13:05pourquoi je reprends
13:07des chansons
13:08des guinguettes.
13:09j'avais enregistré ça
13:11il y a une quinzaine
13:11d'années,
13:12les grands succès
13:13des guinguettes.
13:14J'avais eu envie
13:15de les enregistrer
13:17parce que
13:17comme moi je suis né
13:19en 1940
13:20et qu'on a été tout de suite
13:23à Saint-Aignan-sur-Cher
13:24chez ma grand-mère
13:25qui avait un petit presbytère
13:26à Cégy exactement.
13:28Cégy qui est une petite
13:29bourgade
13:29qui est juste à côté
13:30de Saint-Aignan,
13:31qui touche Saint-Aignan.
13:32Il y avait une île-plage,
13:33l'île-plage de Saint-Aignan
13:34devant laquelle
13:35Marcel Dassault
13:36avait construit
13:38une maison
13:39qui s'appelait
13:39le Clos Dassault
13:40et je le revois
13:42lui se promenant
13:42sur cette île-plage
13:43avec sa femme
13:44et des petits-enfants
13:45vraiment en bas âge.
13:47Et bien ça,
13:47on en reprendra tout à l'heure
13:48parce qu'entre temps
13:49il y a eu d'autres choses,
13:50d'autres chansons
13:51pour les autres
13:51et on va les évoquer
13:52à travers la date
13:53du 30 mai 1965.
13:55A tout de suite
13:56sur Sud Radio
13:56avec Jean-Jacques Debout.
13:58Sud Radio,
13:59les clés d'une vie,
14:00Jacques P6.
14:01Sud Radio,
14:01les clés d'une vie,
14:02mon invité Jean-Jacques Debout,
14:03le Café de la Danse
14:05le 30 novembre,
14:06une date à ne pas manquer
14:07puisque c'est une fois de plus
14:09vos seconds adieux sur scène
14:11avant les suivants.
14:12Alors,
14:13on a évoqué vos débuts
14:14dans la chanson
14:14mais vous avez écrit
14:151500 chansons
14:16dont beaucoup
14:17pour d'autres.
14:19Et le 30 mai 1965
14:21dans Discorama
14:22de Denise Gazer,
14:23une jeune chanteuse
14:24interprète
14:25pour la première fois
14:26ce qui va devenir
14:27un succès
14:27du Huit Parade.
14:28C'est ma sœur
14:31qui a tout rapporté
14:33à maman
14:34Christine Lobail.
14:36Christine Lobail,
14:37La Permission de Minuit,
14:38une chanson de Jean-Jacques Debout
14:39qui a été un gros succès
14:39de Huit Parade.
14:40Oui, oui, oui.
14:41Et un gros succès de Radio.
14:43Exactement.
14:43Oui.
14:44Et elle avait eu
14:45un premier succès
14:45avec Si les livres d'école
14:47parlaient d'amour.
14:48Et vous avez écrit
14:49cette chanson
14:50pour cette jeune chanteuse
14:51qui faisait partie
14:52de ce qu'on appelait
14:53le temps des yéyés.
14:54Oui, c'était une yéyée
14:55mais mignonne comme tout.
14:56Et elle avait été remarquée
14:58à la suite de Radio Crochet.
14:59Elle avait enregistré
15:00un 45 tours.
15:01et comment ça se fait
15:02qu'on vous proposait
15:03comme ça des chansons
15:03pour elle et pour d'autres ?
15:06Eh bien, à l'époque,
15:06c'était Lucien Maurice
15:07qui m'avait contacté
15:12en me demandant
15:13de passer le prendre
15:14à l'Europe numéro 1
15:16qui dirigeait.
15:19On a été dans le petit café
15:20à côté de la station
15:22et puis il m'a dit
15:24voilà,
15:28j'ai repéré
15:29une jeune fille,
15:32une petite jeune fille
15:33qui chante
15:33« Je la trouve bien. »
15:36Est-ce que tu peux pas...
15:37Parce qu'il travaillait
15:38avec Daniel Philippaki
15:40qui venait d'être nommé
15:41directeur des disques RCA
15:43à l'époque ?
15:44Alors,
15:45on lui cherche des chansons
15:46« Est-ce que tu veux pas
15:47lui en écrire une ou deux ? »
15:49Et c'est comme ça
15:49que je lui avais écrit
15:50« La permission de minuit ».
15:51Exact.
15:52Et la permission de minuit
15:53à l'époque,
15:53c'était quelque chose
15:54d'important.
15:55Ça a très bien marché.
15:56Non, mais surtout
15:56pour les familles,
15:58les enfants n'avaient pas
15:58le droit de sortir
15:59après minuit,
16:00ce qu'on ne peut pas
16:00imaginer.
16:00parce qu'il pouvait prendre...
16:03Même Chantal,
16:04son père n'était pas aimable
16:06si elle dépassait minuit
16:07quand elle habitait
16:08à Ruppelport.
16:09Oui, chez son père.
16:11Elle me disait
16:12« Il est très dur,
16:12il est très dur. »
16:13Sa maman était plus cool,
16:15mais il paraît que son père
16:16piquait des crises terribles,
16:17elle me dit.
16:18Et puis,
16:19à cette époque-là,
16:19vous avez écrit des chansons
16:20pour Franck Alamo,
16:21pour Chantal Kelly
16:22qui vit aujourd'hui en Corse,
16:24élève des animaux.
16:25Oh, elle était gentille.
16:27Dany Saval,
16:28vous avez écrit pour Dany Saval ?
16:28Oh, j'adorais Dany,
16:29mais je l'aime toujours,
16:30Dany Saval.
16:31Elle chantait à l'époque ?
16:32J'étais à l'école avec elle,
16:33j'étais au cours Simon avec elle.
16:35Et puis,
16:35on rentrait en métro
16:36tous les deux.
16:37Et puis,
16:38dans le métro,
16:38à l'époque,
16:40les gens faisaient un peu
16:42la gueule,
16:44ils trouvaient que le métro
16:45n'allait pas assez vite,
16:46ou alors des fois,
16:47même,
16:47ils tombaient en panne
16:48entre deux stations.
16:49Alors moi,
16:50pour détendre un peu
16:52l'atmosphère du wagon,
16:55j'aurais imité
16:56Luis Mariano
16:56dans Mexico.
16:58Et Dany,
16:58elle me disait,
16:58mais tais-toi,
16:59tais-toi,
16:59mais tu te rends compte,
17:00on va se faire marquer et tout.
17:02Et quand je la rencontre
17:03et quand je la revois,
17:04elle me dit,
17:04tu te souviens
17:04quand tu chantais Mexico
17:06dans le métro et tout.
17:07Vous aviez écrit
17:0824 heures de toi pour elle.
17:09Et puis,
17:10Allez Homme pour Mireille d'Arc.
17:11Vous avez fait chanter
17:12Mireille d'Arc.
17:12Oui, oui, oui, oui.
17:13Un jour,
17:14dans une émission
17:15de Raoul Sangla.
17:17J'adorais Raoul Sangla.
17:18Qui était le réalisateur
17:20de Denise Lazer.
17:21Exactement.
17:21Et puis aussi,
17:22Jean-Jette Lemaire,
17:23l'un de ses grands succès,
17:24l'un de ses rares succès,
17:25c'est les tambours
17:25que vous avez écrits aussi.
17:27Oui, les tambours
17:27et vous étiez belle madame.
17:29Exactement.
17:29Dont Pascal Sevran
17:31avait fait les paroles
17:32et moi la musique.
17:33Et puis il y a Dany aussi
17:34à ses débuts,
17:35le petit lapin.
17:36Oh, les petits lapins.
17:38Dany, c'est moi
17:39qui l'avais ramené
17:40de Perpignan à Paris.
17:41Et puis à Paris,
17:43je lui ai présenté
17:43Jean-Marie Rivière
17:44qui à l'époque
17:45n'avait pas encore ouvert
17:46l'Alcazar.
17:47Et Jean-Marie,
17:48il lui disait,
17:50mais je vais vous prendre,
17:50je vais vous prendre
17:51pour mener une partie
17:53de ma revue et tout.
17:54En fait,
17:55elle a plu tout de suite
17:56à Jean-Marie
17:57qui l'a fait chanter
17:58dans sa première revue
18:00à Saint-Tropez
18:01qui faisait depuis le balcon
18:03du Café des Arts
18:04sur la place à Saint-Tropez.
18:05Avant de trouver
18:06une imprimerie désaffectée
18:07qu'il a transformée
18:08en l'Alcazar de Paris.
18:09C'est ça.
18:10Et là aussi,
18:10vous étiez là tous les soirs
18:11pour assister
18:12parce que c'était une folie.
18:13Et puis j'avais écrit
18:14un final,
18:14j'avais écrit une ouverture.
18:16On se partageait
18:17un peu les chansons
18:19avec Frédéric Botton.
18:26Exactement.
18:26Et vous avez écrit
18:27Paris Broadway
18:28pour Minka
18:28qui était la danseuse vedette
18:30de l'Alcazar.
18:31Paris Broadway,
18:32si tu veux.
18:33Ah oui, oui.
18:34Et puis,
18:34vous avez écrit aussi
18:35une chanson
18:35pour une des soeurs
18:37de Céline Dion,
18:38Claudette Dion.
18:39Oui.
18:40C'est qui s'appelle
18:40Pour cet amour.
18:42Ah oui,
18:43Pour cet amour,
18:44oui.
18:45Ça aussi,
18:45comment vous l'avez rencontré ?
18:48J'ai rencontré
18:50parce que Barbara
18:51m'avait emmené
18:52chanter avec elle
18:53pendant deux mois
18:54à Montréal
18:56dans ce qu'on appelait
18:58une boîte à chansons
18:59qui s'appelait
19:00Le Patriote.
19:02Et un soir,
19:03il y a une jeune fille
19:04très gentille
19:05qui est venue
19:05et qui m'a dit
19:06vous ne pourriez pas
19:07m'écrire une chanson.
19:08et là-bas,
19:11Barbara avait une chambre
19:13qui touchait la mienne
19:14et elle avait fait mettre
19:16un petit piano droit.
19:18Et je lui avais dit
19:19écoutez,
19:19je pense que demain soir
19:21la chanson sera finie.
19:22Et je lui avais écrit
19:23sur le piano de Barbara
19:24dans la chambre
19:25de l'hôtel La Salle
19:26là-bas à Montréal,
19:27je lui avais écrit
19:28cette chanson.
19:29Et un jour,
19:30c'est Robert Charlebois
19:33que je connais bien
19:34et qui venait nous voir
19:35même chanter là-bas
19:36souvent avec qui on allait dîner
19:37avec Barbara et lui
19:38qui m'a dit
19:39mais tu sais que ta chanson
19:40marche bien,
19:41elle passe à la radio,
19:42on l'entend,
19:43c'est très bien.
19:44Et je lui disais
19:45mais c'est pas vrai.
19:45Et c'est Robert Charlebois
19:46qui m'avait ramené le disque.
19:48Moi, j'avais même pas
19:49le disque à Paris.
19:50C'est Robert
19:50qui me l'avait ramené.
19:51Et puis,
19:52il y a une autre chanson
19:52que tout le monde connaît
19:53et qui a traversé
19:54les générations
19:55et la musique
19:55est aussi debout.
19:56Comme le disait
19:57la Miss Tenguet
19:58Je suis comme le bon Dieu
20:00ma fête
20:00et c'est très bien
20:01comme ça
20:02Comme le disait
20:05la Miss Tenguet
20:05Et là aussi,
20:06personne ne sait
20:07que vous avez écrit
20:09cette chanson
20:09composée cette chanson
20:10pour Dalida,
20:11Jean-Jacques Debout.
20:11Oui,
20:12et c'était encore
20:13pour un numéro 1
20:14de Marity et Gilbert Carpentier.
20:18Et puis,
20:19j'avais peur
20:21parce que je la connaissais bien,
20:22Dalida.
20:22J'avais déjà fait
20:234 tournées avec elle
20:25dans ses premières parties.
20:26Elle me prenait souvent
20:27dans ses premières parties.
20:29Mais,
20:30c'était une telle
20:31vedette.
20:34Évidemment,
20:34le mot vedette,
20:35ça veut dire
20:36beaucoup de choses
20:37et en même temps,
20:37vous le savez,
20:38pas grand-chose.
20:39Enfin,
20:40c'est quoi une vedette ?
20:42Hein ?
20:43Mais Dalida,
20:45c'était vraiment
20:47une artiste
20:47qui appartenait
20:48à la vie du public.
20:50Déjà.
20:52Quelque part,
20:53moi,
20:53je lui disais,
20:55je lui disais,
20:55tu sais,
20:56elle me rappelait un peu
20:57les rapports
20:58qu'avait Edith Piaf
20:59avec son public.
21:01Piaf n'avait pas
21:01un rapport normal
21:02avec son public.
21:04Les gens allaient voir
21:04Edith Piaf
21:05comme s'ils allaient voir
21:06chanter leur sœur
21:07ou leur fille.
21:09C'était plus fort
21:10que d'aller voir
21:11un artiste.
21:12Et Dalida
21:13avait ce même phénomène
21:14avec elle
21:15et le public.
21:16Et elle aurait été
21:16une excellente
21:17meneuse de revue.
21:18D'ailleurs,
21:18elle préparait
21:18avant sa mort
21:19une revue
21:21à partir
21:21de la vie de Cléopâtre.
21:22Ah oui.
21:23Et elle aurait été formidable.
21:24Et le casino de Paris,
21:26justement,
21:26Miss Tinguette,
21:27Miss Tinguette
21:28a fait les beaux soirs
21:29du casino de Paris
21:29au lendemain
21:30de la Première Guerre mondiale
21:31en remplaçant
21:32Gaby Delis
21:33qui était une chanteuse
21:34qui avait disparu
21:34et qui était venue
21:35avec Harry Pilser,
21:36un danseur de New York
21:37qui a inventé
21:38le jazz à Paris.
21:39Ah mais je l'ai connu, lui.
21:40Oui.
21:41Qui a continué à dire.
21:42Je l'ai connu
21:42parce que c'était
21:43un grand ami
21:43de Charles Trenet.
21:44Exactement.
21:45Il se voyait souvent
21:45à Deauville
21:46où il a dit ça.
21:47Et il se trouve
21:48que vous avez composé
21:49une revue
21:50pour le casino de Paris
21:51d'une revue
21:51de Roland Petit
21:52qui a été
21:53une de vos premières revues aussi.
21:54Ah oui,
21:55c'est ma première revue importante.
21:57Et puis alors là,
21:58ce qui était formidable,
21:59c'est que Roland Petit
22:01m'avait dit
22:01venez tous les jours
22:04à partir de deux heures
22:05car il y aura
22:06un couturier
22:08qui va faire des dessins
22:09sur vos chansons,
22:10sur les nouvelles chansons
22:11que vous allez écrire
22:13pour Zizi Jean-Mère.
22:15Et puis ce couturier,
22:16c'était Yves Saint-Laurent.
22:18Exactement.
22:19Avec qui j'ai lié
22:21une amitié indestructible
22:23et avec qui
22:26j'ai eu la joie
22:28de pouvoir travailler
22:29et cette revue
22:30a duré deux ans et demi.
22:32Elle est restée à l'affiche
22:33deux ans et demi.
22:35Ce qui est un record
22:35pour l'époque.
22:36Exactement.
22:37Et puis il se trouve aussi
22:38qu'il y a une chanson
22:38qui a traversé les générations.
22:41Capitaine Flamme,
22:49tu ne m'es pas
22:50de notre galace.
22:51Car Capitaine Flamme,
22:52les enfants d'aujourd'hui connaissent
22:54et c'est Jean-Jacques Debout.
22:54Oui.
22:55C'était Bruno Huchez
22:57qui était un...
22:58C'est lui qui avait aussi
22:59lancé Golderak.
23:01Oui.
23:01Et puis un jour,
23:02il m'appelle,
23:03il me dit
23:03voilà,
23:03je viens d'acheter une série
23:04il y a 59 épisodes
23:06et ça va s'appeler
23:09Capitaine Futur
23:11et moi je...
23:14C'est marrant.
23:15Et est-ce que vous pouvez
23:16me faire la chanson ?
23:17Parce qu'il y a une chanson
23:17en japonais
23:18qui n'est pas du tout faite
23:19pour les oreilles des Français.
23:21Et comme j'avais déjà
23:23un peu travaillé pour lui,
23:24pour Chantal aussi,
23:26alors c'était pour lui
23:27que j'avais fait
23:27Bouba,
23:29qui avait bien marché.
23:31Alors il m'avait rappelé
23:32pour ça
23:32et puis je lui dis
23:33est-ce que vous pouvez pas
23:34changer...
23:34On peut pas changer le nom
23:35au lieu de l'appeler
23:36Capitaine Futur
23:38je voudrais l'appeler
23:38Capitaine Flamme.
23:40Il m'avait dit
23:40oh si vous voulez
23:41ça vous rend service
23:42pour la chanson
23:43bien sûr.
23:44Et c'est comme ça
23:45qu'un dimanche matin
23:47je me rends au studio
23:48du Palais des Congrès
23:49chez Jean-Claude Dubois
23:50et puis
23:51je commence
23:54avec mes musiciens
23:55à écrire la chanson
23:57et c'est devenu
23:59ce que vous venez de passer.
24:00Oui, chanté par Richard Simon
24:01et c'est devenu
24:02un de vos plus grands succès.
24:04Ah ça a été
24:05dans le monde entier.
24:07Oui,
24:07et puis il y avait
24:0856 épisodes
24:10qui à chaque fois
24:10le jouaient.
24:11Exactement.
24:12Et d'ailleurs
24:12au départ
24:12Capitaine Futur
24:13c'est une revue trimestrielle
24:15avec un héros fictif
24:16dans les années 30
24:17un mutant doté
24:18de pouvoirs
24:19comme être invisible
24:20ou être télépathe.
24:21Et c'est à partir de ça
24:22que les japonais
24:23ont adapté la série
24:24et qu'ensuite
24:24vous êtes arrivé.
24:25Ben oui.
24:26Alors ça c'est
24:26le passé hors chanson
24:28mais le passé chanson
24:30avec notamment
24:30le Café de la Danse
24:31on va l'évoquer
24:32à travers une autre date
24:33le 9 décembre 2013.
24:35A tout de suite
24:36sur Sud Radio
24:37avec Jean-Jacques Debout.
24:38Sud Radio
24:39Les Clés d'une Vie
24:40Jacques P6
24:41Sud Radio
24:42Les Clés d'une Vie
24:42mon invité
24:43Jean-Jacques Debout
24:44une date importante
24:45à retenir
24:45le 30 novembre
24:46au Café de la Danse
24:47à Paris
24:48un récital
24:49un concert
24:50Jean-Jacques Debout
24:51après le succès
24:51du Balblow.
24:52mais dépêchez-vous
24:52de prendre des places
24:53parce que je crois
24:54que ça part très très vite
24:55Jean-Jacques Debout
24:55il en reste quelques-unes
24:57encore.
24:57Enfin
24:58ce matin on m'a dit
24:59il en reste une quarantaine.
25:01Bon alors dépêchez-vous
25:02alors il y aura
25:04dans ce concert
25:04une première partie
25:05qu'on évoque
25:06à la date
25:07du 9 décembre 2013
25:09le cadeau de Noël
25:10de 2013
25:11ça a été un album
25:13où vous évoquez
25:14une époque d'insouciance
25:15au bord de la Marne.
25:16Cet album
25:30des guinguettes
25:31ça a été un énorme succès
25:33Jean-Jacques Debout
25:33Oui
25:34puisque
25:34j'ai atteint
25:36pas loin
25:37le chiffre
25:38de 1 million de ventes
25:39ce qui est quand même
25:40c'était un double album
25:43il existe toujours
25:45chez Sony Music
25:46et il se vend toujours
25:48il y a toujours des gens
25:49qui le commandent
25:50et qui le demandent.
25:51Et comment est née l'idée ?
25:52L'idée
25:53j'étais en tournée
25:55à l'époque
25:55dans la tournée
25:56à Chetendre
25:57et ce jour-là
25:59on chantait
26:00sur un bateau
26:01à Istanbul
26:02sur un bateau
26:03qui restait
26:04deux jours
26:05à Istanbul
26:05et qui après
26:06prenait la mer
26:07pour aller
26:08visiter
26:09toute la mer
26:10Égée
26:10et là
26:13il y avait un monsieur
26:14qui s'appelait
26:15monsieur Gorse
26:17qui à l'époque
26:18travaillait chez Sony
26:20Musique
26:21et puis
26:23on nous avait mis
26:24une pièce
26:25dans le bateau
26:26pour les artistes
26:27pour qu'on puisse rigoler
26:28entre nous
26:29et puis manger
26:30un petit truc
26:31parce que
26:32le spectacle
26:33durait 4 heures
26:34sur le bateau
26:34c'était
26:35une époque
26:37où vous savez
26:37il y avait 30 artistes
26:39qui chantaient
26:39et puis
26:41à un moment
26:42il me regarde
26:43et il m'écoute
26:43et puis
26:44je ne sais pas
26:45j'étais avec Hervé Villard
26:46en train de rigoler
26:47je lui disais
26:48celle-là
26:48tu t'en souviens
26:49de cette chanson-là
26:50alors il me disait
26:51parce que Hervé
26:51c'est un puits de science
26:54de chansons
26:54il connait tout
26:55alors
26:56je lui disais
26:57et celle-là
26:58et puis on était arrivé
27:00à un moment
27:00où je lui chantais
27:02Domino
27:03et puis
27:04Cerisez Rose
27:05et Pommier Blanc
27:06et je lui dis
27:07tu sais
27:08moi j'adore
27:09ces chansons-là
27:09parce que
27:10j'avais 6 ans
27:12sur l'île
27:13plage de Saint-Aignan
27:15dont j'ai parlé tout à l'heure
27:17avec l'orchestre
27:17de Roger Guillet
27:18et il me faisait monter
27:20à côté de lui
27:21pour chanter
27:22Cerisez Rose
27:23et Pommier Blanc
27:23Domino
27:24et
27:25toutes ces
27:26toutes ces chansons
27:28des guinguettes
27:29qui ont fait
27:29chanter la France
27:30et danser la France
27:31et qui les a aidés
27:33à oublier
27:33les horreurs
27:34de la guerre
27:35qu'on venait de vivre
27:35voilà
27:36et donc c'est comme ça
27:37qu'est né cet album
27:38les guinguettes
27:39d'ailleurs ça vient du mot
27:40guinguet
27:40qui désigne un petit vin
27:41blanc aigre
27:43et bon marché
27:44produit en Ile-de-France
27:45ça vient de là
27:46alors ça tombe bien
27:47moi qui vis dans le Berry
27:48ça tombe bien
27:49je vais en faire
27:50donc vous allez faire un album
27:51un album d'ailleurs
27:52et vous allez évoquer
27:53certaines de ces chansons
27:54au Café de la Danse
27:56ah oui
27:56oui parce que c'est
27:59bah d'une part
27:59ça me fait plaisir
28:00parce que c'était
28:01les chansons
28:02c'est ces chansons-là
28:03qui m'ont amené un jour
28:04à vouloir écrire
28:05des chansons
28:06et à chanter
28:07et je leur dois tout
28:09à ces chansons des guinguettes
28:11parce que
28:12tout gosse
28:13ma grand-mère
28:14m'emmenait avec ma mère
28:15sur l'île-plage
28:16de Saint-Aignan
28:17et c'est là
28:18où je les apprenais
28:19et c'était des chansons
28:20où vous accompagnaient
28:21à l'accordéon
28:21et où c'était la fête permanente
28:23tout le permanent
28:24mais bien sûr
28:25donc vous en avez choisi
28:26certaines que vous chanterez
28:27au Café de la Danse
28:28dont celle-ci
28:29c'est la java bleue
28:32la java la plus belle
28:36celle qui en sorcelle
28:40et que l'on danse les yeux
28:42chansons du film
28:43Une java
28:44qui a fait le retour de Fréel
28:45en 1938
28:46après une période très difficile
28:49et cette chanson
28:50elle vous a marqué ?
28:51Oui
28:51ma mère écoutait beaucoup Fréel
28:54à l'époque
28:55c'était des phonos
28:56à manivelles
28:56et elle avait des disques
28:58de Fréel
28:59et alors moi
29:00j'étais petit
29:01mais j'écoutais la voix
29:02de Fréel
29:02qui me prenait
29:03comme ça
29:04et j'ai même parlé
29:06de Fréel un jour
29:07un jour où Edith Piaf
29:10m'avait invité
29:11Boulevard Lannes
29:12pour me présenter
29:13Théo Sarrapeau
29:14qu'elle allait épouser
29:16et on a fini la soirée
29:18en parlant de Fréel
29:19figurez-vous
29:19Fréel a été une immense star
29:21juste après la guerre
29:23elle était très liée
29:24je dirais
29:24avec la cousine du Tsar
29:26et avant 1917
29:27elle est partie en Russie
29:28où elle donnait
29:29des concerts incroyables
29:30jusqu'à la chute du Tsar
29:31on lui lançait un bouquet de fleurs
29:33il y avait un diamant dedans
29:34c'était hallucinant
29:35et elle a fini tristement
29:36comme au Louvre alors
29:37exactement
29:37et elle a fini tristement
29:39mais c'est vrai que
29:40les guinguettes
29:40pour vous
29:41c'est aussi une période
29:41de votre vie
29:42parce que vous êtes promené
29:43dans les guinguettes
29:44même du côté de Nogent
29:45j'ai habité
29:46au début
29:47quand j'ai rencontré Chantal
29:48on avait loué
29:50un pavillon à Nogent
29:51qui n'était pas très loin
29:53de chez Gégen
29:54et on y allait dîner
29:55très souvent
29:56alors dans le pavillon
29:57il y avait mon copain
29:58Roger Dumas
29:59qui à l'époque
30:01venait de se marier
30:02avec Marie-Jodénate
30:03la petite comédienne
30:04si belle
30:05et talentueuse
30:06et alors
30:07Roger il me dit
30:08je ne sais pas
30:10où habiter
30:11il cherchait
30:11il voulait déménager
30:13de là où il était
30:13je lui ai dit
30:14écoute viens Nogent
30:15on a loué
30:16un pavillon
30:17il y a trois étages
30:19tu vas prendre un étage
30:20et puis
30:21et puis voilà
30:23c'est là que Chantal
30:24un jour a été appelée
30:25par Jean-Luc Godard
30:26pour tourner
30:26masculin et féminin
30:27exactement
30:27et ces guinguettes
30:29aujourd'hui
30:29les Gégen
30:29les propriétaires ont disparu
30:31donc elle est fermée
30:32pour l'instant
30:33ah bon ?
30:33oui dans l'attente
30:34d'un nouveau propriétaire
30:35parce que ça fait partie
30:36des choses importantes
30:37et puis à côté
30:38du café et de la danse
30:39il y a le balajot
30:40de Joffrance
30:41qui était aussi un lieu
30:42comme dans les guinguettes
30:44où l'on dansait
30:44au son de l'accordéon
30:45que j'ai très bien connu
30:46parce que
30:47j'allais au balajot
30:49en douce
30:49avec mon copain
30:50Jean-Paul Goud
30:51on y allait le samedi
30:52après-midi
30:53on devait être à l'époque
30:55en 53-54
30:57et ce qui était formidable
31:01au balajot
31:01c'est qu'il y avait de tout
31:02il y avait le musette
31:04il y avait aussi des jazzmans
31:05il y avait le fameux
31:06Tony Murena
31:07qui dirigeait en fait
31:10toute la partie musicale
31:11du balajot
31:12et alors
31:13j'ai vu aussi
31:14des grands musiciens
31:15de jazz
31:16y jouer
31:17et puis il y avait
31:18des artistes
31:18qui étaient attirés
31:19par le balajot
31:20parce que c'était
31:21un endroit
31:21artistiquement important
31:23pour la musique
31:24pour tout
31:25pour plein de choses
31:26pour des rencontres
31:27et j'ai toujours aimé
31:29la rue de l'Ape
31:30de toute façon
31:31c'est là qu'est né
31:31le magnifique
31:32Francis Lemarque
31:33dont je vais chanter
31:35rue de l'Ape
31:36qui est une des chansons
31:37justement
31:38du Francis
31:39du balajot
31:40et le balajot
31:41c'était Jo France
31:41qui ensuite
31:42a sauvé le Moulin Rouge
31:43en le reprenant
31:44après la guerre
31:45avec des artistes
31:46comme Ligne Renaud
31:47et quelques autres
31:48qui venaient chanter
31:48c'est formidable
31:49et Charles Trenet
31:50d'un récital
31:51aussi au Moulin Rouge
31:53et Charles Trenet
31:53bien sûr
31:54vous allez l'interpréter
31:55comme dans cet album
31:56des guinguettes
31:57un film de Jean Boyer
32:11romance de Paris
32:12et là aussi
32:14ça fait partie
32:14de vos souvenirs
32:16j'adore cette chanson
32:17pourquoi ?
32:18parce que je trouve
32:19que le texte
32:20est sublime
32:21le texte
32:22si on l'écoute vraiment
32:23c'est une histoire
32:24d'aujourd'hui
32:24comme toutes les chansons
32:26de Trenet
32:27qui n'ont pas pris
32:28une ride
32:28et oui
32:29et d'ailleurs
32:30quand il a fait
32:30le Châtelet
32:31il a demandé
32:31à 12 accordéonistes
32:32de venir l'accompagner
32:33au Châtelet
32:34pour la romance
32:35de Paris
32:35je me souviens
32:36vous me le dites
32:37oui je me souviens
32:38mais c'était
32:39c'était un phare
32:41Charles Trenet
32:42il nous a bien éclairé
32:44je veux dire
32:44il a éclairé
32:45le monde de la chanson
32:46d'une façon
32:47extraordinaire
32:48et puis encore une fois
32:49il a été le premier
32:50à vous découvrir
32:51oui c'est lui le premier
32:52qui m'a dit
32:53vous devriez chanter
32:54à Montmartre
32:56un concours de chant
32:57organisé
32:58par le journal
33:00l'humanité
33:00parce que
33:01la maman de ma maman
33:02c'est à dire
33:03ma grand-mère maternelle
33:04rue du Croissant
33:06dirigeait
33:07l'imprimerie
33:09de l'humanité
33:10c'est à dire
33:10elle prenait son service
33:11à 9h du soir
33:12et elle n'en sortait
33:13qu'à 2h de l'après-midi
33:14et j'allais chez elle
33:17j'avais une petite chambre
33:18à côté de la sienne
33:19parce qu'à Saint-Mandé
33:22c'était bien
33:22mais je rigolais moins
33:23que rue du Croissant
33:25où il y avait
33:25les petites baraques
33:26et puis les grands boulevards
33:27puis elle avait toujours
33:27des places pour aller
33:28à la baissée
33:29c'est comme ça que j'ai vu
33:30j'ai assisté à la création
33:31de la route fleurie
33:32à la baissée
33:33avec Annie Cordy
33:34Bourville
33:35et Georges Guettari
33:36j'ai connu tous ces gens-là
33:38j'étais encore un gosse
33:39et puis dans ce récital
33:41dans cette soirée
33:41donc au café de la danse
33:43il y a un autre
33:44air connu
33:45que vous allez interpréter
33:47Paris
33:48mais c'est la tour Eiffel
33:51avec sa poème
33:53qui monte
33:54au ciel
33:55pour la pleine
33:56qui a commencé
33:57dans l'orchestre
33:57de Raymond Legrand
33:58le père de Michel Legrand
33:59avant de monter
33:59son grand orchestre
34:00avec Fleurs de Paris
34:01et Paris Tour Eiffel
34:02où il y avait
34:03Irène de Trébert
34:04exactement
34:04et il y avait
34:05Zapimax et Ginette Garcin
34:06qui débutaient
34:07dans cette orchestre
34:08et là cette chanson
34:09est importante pour vous aussi
34:10oui très
34:10parce que cette chanson
34:12m'a fait rêver
34:12quand j'étais enfant
34:13j'la chantais à Saint-Aignan
34:16sur l'île-plage
34:17et si je reprends
34:20ces chansons-là
34:21évidemment que
34:22quand je suis allé voir
34:23le café de la danse
34:24tout de suite
34:25j'ai pensé
34:26à ces chansons-là
34:27je me suis dit
34:28tu peux pas aller chanter
34:29au café de la danse
34:30et ne pas remettre
34:32ces chansons
34:32de ton enfance
34:33qui ont été
34:35qui ont fait partie
34:36pas partie
34:37qui ont été
34:38vraiment le choc
34:39du départ
34:41pour la chanson
34:43exactement
34:43et il y avait
34:44Jean-Marco
34:45qui était l'interprète
34:46de ces chansons
34:46un chanteur de chars
34:48formidable
34:48qui a ouvert la boîte
34:49qui s'est tué
34:50malheureusement
34:50après avoir chanté
34:52à Saint-Aignan
34:53exactement
34:53il s'est tué
34:54parce qu'il y avait
34:55une roulotte
34:56qui n'était pas éclairée
34:57en pleine nuit
34:58et elle n'était pas éclairée
35:00il ne l'a pas vue
35:01il est rentré dedans
35:01il est mort sur le coup
35:02c'est vrai que
35:03Jean-Marco
35:04a été quelqu'un
35:05de très important pour vous
35:06mais toute cette époque
35:07il y avait des créations
35:08qu'on ne peut plus imaginer
35:09aujourd'hui
35:09c'est dit
35:12la musique a changé déjà
35:14enfin c'est plus
35:15tout à fait
35:16les mêmes chansons
35:17mais
35:18moi je pars du principe
35:21comme vous
35:22je pense
35:22qu'à partir du moment
35:23où une chanson
35:24est bien née
35:25bien écrite
35:26il n'y a pas de mode
35:27pour une chanson
35:28c'est la mode
35:29qui se démode
35:30mais pas la chanson
35:30oui
35:31et c'est le cas
35:32de Chantal Goya
35:32parce que
35:33quand vous voyez
35:33aujourd'hui
35:34le succès
35:34de Chantal Goya
35:35sur scène
35:36qui remplit
35:38des zénithes
35:39est-ce que vous n'imaginiez pas
35:40voici quelques années
35:41très franchement
35:42non
35:42non non
35:43je n'imaginais pas
35:44je pensais même pas
35:45non
35:45je pensais qu'elle était bien
35:48parce que
35:48je m'étais rendu compte
35:50qu'elle s'accrochait
35:51la pauvre
35:52à l'époque
35:53elle était
35:54je vous racontais
35:56juste très vite
35:57comme ça
35:57son premier dix
35:59c'est bien Bernard
35:59le plus vénard
36:00de la bande
36:01elle ne savait pas
36:02où démarrer la chanson
36:03Daniel Filipaki
36:05lui avait donné
36:06un guitariste
36:07Bobby Baker
36:08qui avait été
36:09le guitariste
36:10Elvis Presley
36:11il l'avait engagé
36:13pour trois ans
36:14à Paris
36:15pour faire des arrangements
36:16pour ses artistes
36:16pour sa maison de disques
36:17RCA
36:18et puis
36:19dont Chantal
36:20et dans le studio
36:22moi évidemment
36:24j'étais
36:25comme d'habitude
36:26très nerveux
36:27et en même temps
36:27un peu dépressif
36:28et puis
36:30je me disais
36:31et puis
36:32elle n'arrivait pas
36:32à démarrer
36:33au bon endroit
36:34et là
36:34il y avait un garçon
36:36qui était là
36:36et
36:37qui était ami
36:39avec le guitariste
36:41Baker
36:43Bobby Baker
36:45oui
36:45et
36:47ce garçon
36:48il me dit
36:49oh mais vous savez
36:49moi je vais me mettre
36:51à côté d'elle
36:52vous allez me donner
36:52un casque
36:53je vais lui pincer
36:54le bras
36:55au moment où
36:56elle doit commencer
36:56à chanter
36:57et
36:58ce garçon
36:59c'était Joe Dassin
37:00il va devenir
37:02Joe Dassin
37:02et c'est ça
37:03parce que
37:03cette chanson
37:04est tout de suite
37:04rentrée au hit parade
37:05et du jour au lendemain
37:06Chantal Goya
37:07est devenue
37:08une vedette
37:09de la chanson
37:09mais elle n'imaginait pas
37:11qu'un jour
37:11elle deviendrait
37:12la vedette des enfants
37:13et là aussi
37:14c'est votre esprit
37:14parce que pour inventer
37:15tous ces spectacles
37:16depuis 50 ans
37:18là aussi
37:19c'est un esprit
37:19très particulier
37:20Jean-Jacques Debout
37:20je le dois
37:23à cet esprit
37:24à la chance
37:28d'avoir rencontré
37:29c'est vrai
37:30quand j'ai fait
37:30le concours
37:31organisé par l'humanité
37:33à Montmartre
37:34où Patachou
37:35était la présidente
37:38d'avoir rencontré
37:39Charles Trenet
37:40qui est venu vers moi
37:41j'ai gagné le prix
37:42je chantais à l'époque
37:46en avril à Paris
37:47parce que ça se passait
37:48le 1er avril
37:49et j'avais choisi
37:50de chanter en avril à Paris
37:51et puis je ne m'attendais
37:53pas à gagner
37:53là franchement
37:54il s'est amené avec
37:56il est arrivé avec au bras
37:58une petite femme
37:58que vous avez évidemment
38:00très bien connue
38:01madame Breton
38:02la marquise
38:02dit la marquise
38:04et puis il m'a dit
38:05écoutez
38:05on ne se connait pas bien
38:07mais
38:08je suis Charles Trenet
38:09et je lui dis
38:11monsieur Trenet
38:11je vous ai reconnu
38:13et je vous remercie
38:14de prendre le temps
38:15de venir me parler
38:16et de me féliciter
38:17mais il me dit
38:18vous savez
38:19cet avril à Paris
38:21vous la chantez
38:22beaucoup mieux que moi
38:22vous devriez en faire le disque
38:24et la petite femme
38:25qui était là
38:26madame Breton
38:27elle dit
38:28oh Charles
38:28vous avez raison
38:29vous avez raison
38:30mais du reste
38:30on va se revoir monsieur
38:32on va se revoir
38:32et puis vous allez venir
38:34à l'édition
38:35et puis
38:35et puis si on ne trouve pas
38:37de maison de dix
38:37tant pis
38:38on vous produira
38:39et c'est ce qu'il a fait
38:40ce que Raoul Breton
38:41a fait plus tard
38:42quand j'ai chanté
38:44les boutons dorés
38:44mon premier succès
38:46et c'était le point de départ
38:47de tout ce qui a suivi
38:48et qui va continuer
38:49le 30 novembre 2025
38:51au Café de la Danse
38:52on en parle dans quelques instants
38:53sur Sud Radio
38:53avec Jean-Jacques Debout
38:54Sud Radio
38:56les clés d'une vie
38:57Jacques Pessis
38:58Sud Radio
38:58les clés d'une vie
38:59mon invité Jean-Jacques Debout
39:01donc je vous reçois
39:02il y a quelques mois
39:03pour le bal blommet
39:04pour une soirée d'adieu
39:05et puis il se trouve
39:06que ça marche tellement bien
39:07que le 30 novembre prochain
39:08vous jouez les prolongations
39:10pour cause de succès
39:11si j'ose dire
39:11au Café de la Danse
39:12c'est vrai que ce succès
39:14vous ne l'imaginiez pas au départ
39:15quand vous avez décidé
39:16de remonter sur scène
39:17bah non
39:17parce que ça faisait
39:18à peu près 11 ans
39:19que je n'avais pas
39:20vu la scène
39:21et puis je me disais
39:23oh
39:23tu vas quand même
39:25sur 86 ans
39:27vous savez
39:28nous on est un peu
39:30des clowns quelque part
39:31c'est comme un clown
39:32qui fait le dernier tour
39:34en trop quoi
39:34j'avais pas envie
39:36de faire le dernier tour
39:37de piste en trop
39:38donc je m'étais dit
39:39bon bah
39:41tu vis à la campagne
39:44t'es pas trop malheureux
39:45tu écris encore
39:48pour Chantal
39:48et tu mets en scène
39:49ces spectacles
39:50pour ces tournées
39:51bah toi
39:53tu vas la mettre
39:55un peu en veilleux
39:55et puis c'est pas en veilleux
39:57c'est carrément
39:57puis personne
39:59parce que la dernière fois
40:00que j'avais chanté
40:01c'était dans la tournée
40:02Ashton
40:02dont on a parlé
40:03tout à l'heure
40:04bah là-bas
40:06à Istanbul
40:07oui
40:07et puis depuis
40:10j'étais pas revenu
40:11sur scène
40:11et le hasard a fait
40:12que monsieur Cornu
40:14le directeur
40:16et le sauveur
40:16du Balblommet
40:18m'a proposé
40:19de chanter
40:21un soir au Balblommet
40:22et il y a eu
40:22un miracle
40:23oui
40:24la salle pleine
40:25et le public
40:26ne vous laissait pas partir
40:27non
40:27mais moi j'en revenais pas
40:29bon
40:30je m'attendais pas
40:31non plus à ce qu'on me siffle
40:32mais
40:32je m'attendais pas
40:34à un succès comme ça
40:35donc prolongation
40:36au café de la danse
40:37qui est un lieu
40:38que vous ne connaissiez pas
40:39si je le connaissais
40:41pour être passé devant
40:42oui
40:42et puis j'y avais vu
40:43il y a longtemps
40:44une chanteuse
40:47qui s'appelait
40:48je ne sais plus
40:48malheureusement son nom
40:50si
40:50Stéphane
40:52Stéphane oui
40:53oui
40:53je l'avais vu chanter
40:54et
40:55je voyais
40:56où était le café de la danse
40:57parce que
40:58moi j'avais
40:59j'avais mes cousins
41:01qui habitaient rue Saden
41:02dont le père
41:03avait une usine
41:05de décolletage
41:05rue Saden
41:06alors je me promenais
41:07dans tout le quartier
41:08et puis avec mon copain
41:10Jean-Paul Goude
41:11on allait tout le temps
41:11à la foire à la ferraille
41:12donc je connais bien l'endroit
41:14et là
41:16une fois de plus
41:16donc il y aura en première partie
41:17les classiques
41:19des guinguettes
41:20et en seconde partie
41:21des chansons
41:22tirées de votre répertoire
41:23mais là aussi
41:23le choix est difficile
41:24très
41:25ah très
41:26parce que je m'arrache les cheveux
41:27en ce moment
41:27je ne dors pas beaucoup
41:29pourquoi ?
41:29mais parce que
41:30je me dis
41:30si je mets celle-là
41:31je ne peux pas mettre celle-là
41:32si je mets celle-là
41:34elle va se contredire
41:35un peu avec l'autre
41:36c'est très compliqué
41:38je fais un choix
41:39qui
41:41je n'ai pas encore décidé
41:42le choix
41:43complètement
41:44de la seconde partie
41:45de ce que je vais chanter
41:46parce que
41:47je ne sais plus
41:48où j'en suis
41:48mais en même temps
41:49il y a les chansons
41:50et un récit toujours
41:52car vous faites partie
41:52de ceux qui parlent
41:53sur scène
41:53entre deux chansons
41:54ah oui
41:55mais si je ne parle pas
41:56j'ai l'impression
41:56de
41:57non non non non
41:58c'est très important
41:59bah oui
42:00j'aime parler
42:01alors
42:02et puis en plus
42:03je raconte un peu ma vie
42:06à travers mes chansons
42:08exactement
42:08mais je me souviens
42:09de Tino Rossi
42:10qui ne parlait pas
42:11entre les chansons
42:11et qui dit un soir
42:12à son accompagnateur
42:13Pierre Spears
42:14ce soir je vais parler au micro
42:15donc il arrive sur scène
42:17Pierre Spears
42:18est étonné
42:19bien connu
42:20et il dit
42:21et Tino Rossi fait
42:23quelle belle soirée
42:24et il se retrouve
42:25à Pierre Spears
42:26et il dit on y va
42:27c'était le seul mot
42:28qui voulait lancer
42:29c'est extraordinaire
42:29ah oui
42:30j'ai bien connu Tino
42:31je l'aimais beaucoup
42:32alors parmi les chansons
42:34moi j'ai fait mon propre choix
42:35parce qu'il fallait bien
42:36que quelqu'un le fasse
42:36avant que vous le décidiez
42:37et il y a celle-ci notamment
42:39qui devrait être au programme
42:40Berlin pour Mariette Riche
42:51parce que Mariette Riche
42:52est liée elle aussi
42:53à votre vie
42:53mais bien sûr
42:55elle m'avait
42:55elle m'avait vu par hasard
42:58le jour de son arrivée
42:59elle arrivait de New York
43:01où elle avait triomphé
43:03à Broadway
43:03avec un tour de chant
43:04accompagné par
43:05cet homme formidable
43:07que vous connaissez
43:08Bert Bachrach
43:09oui
43:09et Bruno Cocatrix
43:12va la chercher
43:12à Orly
43:13et il la met
43:15à l'hôtel
43:16c'est un hôtel
43:20près de la rue de Berry
43:21oui le Warwick
43:22non
43:23ça recommence
43:25mais enfin
43:26un hôtel important
43:29où il lui avait pris une suite
43:31et puis
43:32en arrivant dans l'hôtel
43:34elle dit à sa secrétaire
43:36qui s'appelait
43:36Marty Stevens
43:37qui était la fille
43:38du producteur américain
43:40Stevens
43:42elle lui dit
43:44oh
43:45je voudrais voir
43:46les nouvelles
43:46de la France
43:48quand même
43:48mais
43:49allume la télé
43:50alors
43:51Marty lui dit
43:52je sais pas trop
43:54comment ça marche
43:55et tout
43:55appelle le concierge
43:56le concierge
43:57est monté
43:58et puis
44:00il a branché
44:00la télévision
44:01le hasard a fait
44:02qu'elle est tombée
44:03sur moi
44:03dans une émission
44:05de Jacqueline Joubert
44:05qui s'appelait
44:07le magazine de la chanson
44:09et où je chantais
44:10les boutons dorés
44:11et elle m'a regardé
44:12étonné
44:14et elle a dit
44:14à Marty Stevens
44:15qui me l'a répété
44:16après Marty
44:17tu vois
44:18ce garçon
44:20chante une chanson
44:21qui aurait été très bien
44:22à Gabin
44:23quand il était jeune
44:24pourquoi
44:25on appelle pas
44:26Bruno Cockatrix
44:27pourquoi je ne mettrais pas
44:28dans ma première partie
44:29à l'Olympia
44:31elle était venue
44:32deux mois avant
44:33pour préparer
44:33ce fameux Olympia
44:35qui a eu lieu
44:36au mois de mai
44:37en 60
44:39je crois
44:4060
44:40mais en même temps
44:41elle était d'une précision
44:42incroyable
44:42elle repassait
44:43elle-même
44:44ses robes en coulisses
44:45avant le spectacle
44:45absolument
44:46elle vérifiait
44:47le rideau
44:47il fallait que le rideau
44:47soit parfait
44:48et puis elle me maquillait
44:48parce qu'elle m'avait vu
44:50à la répétition
44:50elle m'avait dit
44:51vous savez
44:52vous ressemblez
44:54sur la scène
44:55à un mort
44:57qu'on vient de sortir
44:57de l'eau
44:58au dernier moment
44:59vous êtes trop pâle
45:01vous allez
45:01vous allez ficher le cafard
45:03à toute la salle
45:04alors venez une heure
45:05avant de chanter
45:06moi je vous maquillerai
45:08j'ai un make-up
45:09formidable américain
45:10alors elle me maquillait
45:11à chaque fois
45:12avant que j'aille sur scène
45:13Marlène
45:14c'était formidable
45:15une précision
45:16une précision diabolique
45:17effectivement
45:18et puis il y a une autre chanson
45:19à mon avis
45:19elle est obligatoire
45:20dans cette soirée
45:21au café de la danse
45:22pour un jour
45:24une nuit
45:25redeviens
45:26Virginie
45:28laisse-la ta vie
45:30pour vivre
45:32une chanson
45:33qui nous a donné envie
45:34Jean-Jacques Debout
45:35de faire un spectacle
45:36que vous avez mis
45:3718 ans à créer
45:38oui
45:38au théâtre de Paris
45:39on a monté la pièce
45:42et ça a eu
45:45pendant 4 mois
45:47ça a eu un très très bon succès
45:49malheureusement
45:50je trouve que ça aurait pu se jouer
45:54plus
45:55et puis on n'a pas pu aller en tournée
45:57parce qu'il y avait des problèmes
45:59des problèmes de production
46:00malheureusement
46:01Jacques
46:01vous savez très bien
46:02que les artistes
46:04s'il n'y a pas un producteur solide
46:06qui les épaules
46:07malheureusement
46:08il peut arriver
46:09des petits incidents de parcours
46:11il y en a eu un
46:12mais je ne désespère pas
46:14un jour
46:14de le remonter
46:15surtout que cette chanson
46:17Virginie
46:18est née
46:19lorsque vous avez débarqué
46:20à l'île Maurice
46:20avec Johnny
46:21je crois
46:21oui
46:21en réalité
46:23on allait à la Réunion
46:24et puis
46:26il est tombé à faune
46:27en arrivant
46:28à la Réunion
46:29donc
46:29son passage
46:31à Saint-Denis
46:32de la Réunion
46:32dans le stade
46:34de Saint-Denis
46:35a été remis
46:36d'une semaine
46:37et pendant une semaine
46:38on se disait
46:40qu'est-ce qu'on va faire
46:41qu'est-ce qu'on va faire
46:42et puis on avait trouvé
46:43un coiffeur très gentil
46:45qui allait se marier
46:46et qui avait
46:46un petit voilier
46:48enfin un bon voilier
46:49sympathique
46:50et il nous dit
46:50mais pourquoi
46:51pendant trois jours
46:52le week-end
46:53je pars à l'île Maurice
46:54avec mon voilier
46:55je vous emmène
46:56je vous invite
46:56je vais vous faire découvrir
46:58l'île Maurice
46:58et on est arrivé
46:59sur une plage
47:01et sur cette plage
47:04il y avait marqué
47:05sur une pierre
47:06très simplement
47:07que c'était là
47:08que s'était déroulée
47:11la fameuse tempête
47:12dans laquelle
47:13Virginie
47:14va y rester
47:15où Paul essaye
47:16de la sauver
47:17aidée de Domingue
47:19ce fameux roman
47:20écrit par
47:21Bernardin de Saint-Pierre
47:23qui l'a vécu
47:24et qui a écrit
47:27ce roman magnifique
47:28Paul et Virginie
47:29ce qui m'en a donné
47:29l'idée
47:30de faire une chanson
47:31que j'ai écrite
47:32dans l'avion
47:32qui nous ramenait
47:33à Paris
47:33et Johnny
47:34quand j'ai fait le disque
47:36quand j'ai fini
47:37de faire le disque
47:38il avait amené
47:39le disque
47:40avec sa moto
47:41à Monique Lemarcy
47:42qui quand elle a
47:43entendu la chanson
47:44elle a dit
47:45ah alors là
47:45quelle belle chanson
47:46moi j'étais pas là
47:48c'est Johnny
47:48qui me l'a répété
47:49et elle lui
47:51dit à Jean-Jacques
47:52que je vais vraiment
47:53lui programmer
47:54sa chanson
47:54et je dois
47:55ce succès
47:56aussi à Monique Lemarcy
47:58et vous avez chanté
47:58à l'Olympia en 75
48:00lorsque vous avez fait
48:00l'Olympia en vedette
48:01avec en première partie
48:03un inconnu
48:03dont personne ne voulait
48:04qui était Alain Souchon
48:05ben oui
48:06j'avais demandé
48:07oui parce qu'on était
48:08dans la même maison de disque
48:09RCA
48:09et il avait déjà
48:12ce magnifique talent
48:13qu'on lui connait
48:14et j'avais demandé
48:15à Bruno Cocatrix
48:17si on pouvait pas mettre
48:19Alain Souchon
48:20il m'avait dit
48:21je n'y vois pas
48:21d'inconvénient
48:22mais à la répétition
48:23il y a eu un problème
48:24Bruno Cocatrix
48:26c'est dans la salle
48:27et la répétition commence
48:29et à la fin du passage
48:33d'Alain Souchon
48:33il me fait signe
48:36de m'approcher près de lui
48:37j'arrive
48:38et puis il me dit
48:39écoutez
48:40Jean-Jacques
48:42si demain soir
48:46donc le lendemain
48:46c'était la première
48:47votre ami
48:50monsieur Souchon
48:51vient chanter
48:53comme ça
48:53avec un pantalon
48:54bleu
48:55un pantalon d'ouvrier
48:56je vous dis tout de suite
48:58que je ferai baisser
48:59le rideau sur lui
49:00pendant qu'il sera
49:00en train de chanter
49:01alors là
49:02je lui dis
49:03Bruno
49:03vous pouvez pas faire
49:04une chose comme ça
49:05en plus ça va être
49:06son premier passage
49:07dans un grand musical
49:08parisien
49:10vous pouvez pas
49:11ah mais non
49:12je vous promets
49:13alors
49:14tout de suite
49:16je suis allé voir Alain
49:17je lui ai dit
49:17il faut que je te parle
49:18et puis Alain
49:19il m'a dit
49:20écoute
49:20s'il veut faire ça
49:21moi dis lui tout de suite
49:23que tant pis
49:24bah je passerai pas
49:25ça me dérange pas
49:27alors je lui dis
49:28non non non
49:28et puis on a été
49:30Rucot-Martin
49:31où il y avait un marchand
49:32de pantalons
49:33et qui vendait aussi
49:35des jeans
49:35en velours côtelé
49:36noir
49:37j'en ai offert un
49:39et
49:39Cocatrix
49:41n'a pas baissé le rideau
49:42sur lui
49:42pendant qu'il chantait
49:43dans votre dernier album
49:44il y a une chanson
49:45sur Frida Kahlo
49:46qui sera bien sûr
49:46au programme
49:47bah oui
49:47mais il y a aussi
49:48une autre chanson
49:49qui évoque Barbara
49:51qui s'appelle
49:52Trop tard
49:53c'est vrai que Barbara
50:12c'est un souvenir
50:12cher à votre cœur
50:13vous avez fait plusieurs
50:14chansons avec elle
50:15il y a eu le Zinzin
50:16qui évoque
50:16un village du Burguina Faso
50:18et cette chanson
50:20trop tard
50:20et hop là
50:21et hop là
50:21c'est vrai que Barbara
50:22elle a été une des premières
50:24à croire en vous aussi
50:25oui
50:26oh j'adorais
50:27mais Barbara
50:28j'allais la voir
50:29à l'époque de l'écluse
50:30et puis
50:31j'attendais qu'elle ait fini
50:32son tour de chant
50:33et puis après
50:34bah on allait
50:35on allait manger
50:37un petit truc
50:38au bar du chat qui pêche
50:40du reste dans la chanson
50:42hop là
50:42qu'on a fait tous les deux
50:43elle en parle
50:45du chat qui pêche
50:46Barbara était une femme
50:47très drôle dans la vie
50:48très
50:49ce qu'on ne sait pas forcément
50:50oui
50:51elle était très drôle
50:53et puis
50:54c'est une femme formidable
50:56enfin
50:56ça ne veut rien dire
50:58de dire de quelqu'un
50:58qu'il est formidable
50:59mais
51:00c'est une
51:02elle fait partie
51:04de ces artistes
51:05qu'on ne pourra
51:05qu'on ne pourra
51:07jamais remplacer
51:07elle vivait la nuit
51:09dans une maison
51:10toute en noir
51:10à Précis-sur-Marne
51:11absolument
51:12et régulièrement
51:14elle emmenait les enfants
51:14de Précis-sur-Marne dans un cas
51:16pour venir voir les spectacles
51:17de Chantal Voyard
51:17ah oui oui
51:18puis à la fin
51:18elle montait sur scène
51:19elle prenait Chantal
51:21dans ses bras
51:21puis elle lui disait
51:22je veux partir dans la lune
51:23avec toi
51:24parce qu'il y en avait
51:25où Chantal partait
51:27dans la planète merveilleuse
51:28alors je veux aller
51:29sur ta planète merveilleuse
51:31avec toi
51:31puis elle prenait Chantal
51:32dans ses bras
51:33elle était
51:34Barbara
51:36si elle nous entend
51:38je pense
51:40tous les jours
51:40à Barbara
51:41et puis
51:42dans ce récital
51:43la chanson du final
51:44qui j'espère
51:45n'est qu'un au revoir
51:46mais pas un adieu
51:47au revoir
51:47mais pas adieu
51:48le rideau est tombé
51:49mais moi
51:50je ne vous oublierai pas
51:51même si chacun
51:53doit suivre sa route
51:55au revoir
51:57mais pas adieu
51:59chanson
52:00dessinée à Jules Pédebecker
52:01que vous avez rencontrée
52:02tout petit
52:02oui
52:03à Saint-Aignan
52:05sur Cher
52:05toujours
52:06sur l'île-place
52:07de Saint-Aignan
52:07sur Cher
52:08ma grand-mère
52:10était amie
52:11avec l'organisateur
52:12et elle était venue
52:13chanter
52:13et elle arrivait
52:16à l'époque
52:16tout droit
52:18de son château
52:19des Milandes
52:20des Milandes
52:20bien sûr
52:21et puis moi
52:22j'étais sur ma petite chaise
52:24
52:24enfin
52:25puis je la regardais
52:26chanter
52:26et à un moment
52:28elle descend dans la salle
52:29à un moment
52:30où elle chantait
52:31qui veut
52:31mon bouquet
52:32de violettes
52:33mesdames
52:34c'est un porte-bonheur
52:36et elle avait
52:36un petit bouquet
52:36de violettes
52:37qu'elle offrait
52:38au spectateur
52:39devant lequel
52:40elle s'arrêtait
52:41en chantant
52:41et puis elle s'est arrêtée
52:43devant moi
52:43puis elle me dit
52:43oh mon petit garçon
52:45tiens je te donne
52:46mon petit bouquet
52:47de violettes
52:47mais quel âge as-tu ?
52:49alors je lui dis
52:49j'ai 6 ans
52:50madame
52:51et tu t'appelles comment ?
52:53Jean-Jacques Debout
52:54oh ben
52:55elle me dit
52:55avec un nom comme ça
52:57tu feras sûrement
52:58quelque chose de bien
52:59et puis elle m'a embrassé
53:00et puis elle a continué
53:01son tour de chant
53:02et j'ai gardé le bouquet
53:03jusqu'à ce qu'il devienne
53:05de la poussière
53:06je revois mon père
53:07s'énerver à Saint-Mandé
53:09en disant
53:09à ma mère
53:10mais écoute
53:11il a ce bouquet
53:12dans le verre
53:13c'est devenu de la poussière
53:14mais il est fou
53:15parce que je voulais
53:17je voulais pas m'en séparer
53:18et ma mère a fini
53:21elle a été obligée
53:22après de
53:22voilà
53:23le 30 novembre
53:24vous serez au café
53:25de la danse
53:25mais on est tous d'accord
53:27pour dire qu'il faut
53:28continuer
53:29parce que
53:29vous êtes la dernière mémoire
53:31d'une époque
53:31Jean-Jacques Debout
53:32oh
53:34bah oui
53:35oui mais enfin
53:37oui peut-être
53:39je ne sais pas
53:40bon
53:40le 39 au café de la danse
53:41un récital
53:42et puis d'autres peut-être
53:43en 2026
53:44oui
53:45je pense qu'il y aura aussi
53:47peut-être le théâtre
53:50du Palais Royal
53:51on en parle en ce moment
53:53enfin
53:53mon producteur
53:55et puis
53:56et puis voilà
53:59si la vie veut bien
54:00bah
54:00je referai encore
54:02quelques
54:02quelques tours de chant
54:06par-ci par-là
54:08parce qu'à 86 ans
54:10on peut pas rêver
54:11non plus
54:11de
54:11non mais enfin
54:12vous êtes encore
54:13en pleine jeunesse
54:13avec plein de souvenirs
54:14intacts
54:15et chaque fois
54:16que vous ferez un récital
54:17vous reviendrez
54:17dans la clé d'une vie
54:18parce que côté mémoire
54:19vous êtes intarissable
54:20merci
54:21merci Jacques Debout
54:22donc rendez-vous le 39 au café de la danse
54:24dépêchez-vous de louer
54:25les dernières places
54:26et puis à bientôt
54:27à très bientôt Jacques
54:28l'éclat d'une vie
54:29c'est terminé pour aujourd'hui
54:30on se retrouve bientôt
54:31restez fidèles
54:32à l'écoute de Sud Radio
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