00:00Le dimanche, j'aime bien, vous savez, vous proposer de prendre un peu de hauteur et de parler de la France,
00:05de parler de son identité, de son histoire, de ses racines.
00:08Rappelez-vous, la semaine dernière, on a fait notre première heure,
00:11et je vous posais cette question, est-ce que la France est méconnaissable ?
00:14Est-ce que, chers auditeurs d'Europe 1, vous reconnaissez la France dans laquelle vous avez grandi ?
00:18C'est très intéressant d'avoir les témoignages des auditeurs d'Europe 1
00:22qui s'inquiètent de voir cette France changer.
00:24Je vais vous proposer une déclaration que vous n'entendrez nulle part ailleurs,
00:30bien évidemment, puisque ça n'intéresse pas les grands médias,
00:33et pourtant ça a son importance.
00:35C'est un candidat à la France insoumise, il est candidat à Grenoble,
00:39il était en meeting, il s'appelle Alain Brunon,
00:42Alain Brunon était en quelque sorte adoubé par peut-être son mentor Manuel Bompard
00:49que vous avez entendu entre 10h et 11h sur Europe 1.
00:52Manuel Bompard était présent au meeting d'Alain Brunon hier,
00:56et ce fameux Alain Brunon nous a expliqué que l'identité française n'existe pas.
01:04Il n'y a pas d'identité française.
01:06Écoutons Alain Brunon.
01:08Alors il faudrait nous expliquer ce qu'est l'identité française,
01:11ça ne veut rien dire et ça n'existe pas.
01:13Il n'y a un seul peuple, une seule nation,
01:16c'est celle héritée de la grande révolution de 1789
01:19qui a donné un schéma au monde
01:22et qui s'inscrit désormais dans tous les mouvements sociaux.
01:26Elle n'existe pas l'identité française.
01:30Elle est née en 1789.
01:31Sébastien Ligné, bien sûr.
01:34Non mais écoutez, de la part d'un parti qui défend l'idée d'une nouvelle France créolisée
01:38et d'un grand remplacement qui est maintenant assumé par Jean-Luc Mélenchon,
01:41ce n'est pas étonnant qu'ils essayent d'imposer une nouvelle identité à la France.
01:45Bon, je rappellerai à ce monsieur que, un, en effet, la France n'est pas née le 14 juillet 1789
01:50mais qu'il y a des millénaires d'histoires avant cela
01:53et qu'il faut accepter d'en parler et de ne pas la caricaturer en permanence
01:57comme lors de la cérémonie des Jeux Olympiques
01:59où on a vu que la France pré 1789 était parfois masquée ou invisibilisée.
02:06Et puis ensuite, la France, qu'est-ce que c'est ?
02:07C'est une langue, des frontières, une religion historique,
02:11un patrimoine, une culture.
02:16Et le problème, c'est qu'on parle beaucoup de la France insoumise
02:18mais quand Emmanuel Macron disait qu'il n'y a pas une culture française
02:21mais des cultures françaises, on voit bien que c'est une image.
02:25Il y a finalement un pont idéologique entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.
02:30Vous avez entièrement raison.
02:32Alors, Alain Brunon, personne ne le connaît, du moins pas beaucoup de grand public,
02:36mais je n'ai pas oublié que c'était une personnalité qui était venue perturber
02:41un hommage à Philippines.
02:45C'était en Isère.
02:46Vous vous souvenez du drame de Philippines
02:49qui a été tué dans des conditions atroces
02:51par un individu qui était sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français.
02:56Un drame qui avait sidéré la France, bien sûr.
02:58Et la benjamine de l'Assemblée nationale, Anane Mansouri,
03:04avait décidé de rendre hommage à Philippines, en Isère, à Vienne, très précisément.
03:09Et cet hommage avait été perturbé.
03:12La minute de silence avait été perturbée par une cinquantaine de dix antifas,
03:17dont ce fameux Alain Brunon, qui ne sait pas ce que c'est l'identité française.
03:23Vous lui répondez quoi ?
03:24Quand on vous dit identité française, vous dites quoi, cher Crevel ?
03:27L'identité... J'allais faire de l'humour, mais je ne vais pas en faire,
03:30parce que sinon je vais peut-être un peu déraper.
03:32Mais l'identité française, c'est assez simple.
03:35Sébastien l'a rappelé.
03:37C'est un patrimoine, c'est une culture.
03:39C'est des frontières, malheureusement, qui ont disparu, quand même.
03:42Et puis c'est aussi une identité qui a su se fondre avec d'autres apports.
03:48Puisqu'on parlait d'immigration tout à l'heure.
03:50L'immigration des années 60-70, c'est une immigration espagnole,
03:56italienne, polonaise.
03:59Mais toutes ces immigrations avaient un point commun très fort, quand même,
04:03par rapport à ce que nous connaissons aujourd'hui.
04:05C'est que ces immigrations de pays latins partageaient un commun,
04:11partageaient les mêmes valeurs, partageaient la même identité,
04:15la même religion.
04:16et tout cela, ça s'est quand même fondu dans la culture française.
04:22Mais l'identité française, lorsqu'on la nie comme ce monsieur
04:25que vous rappeliez tout à l'heure, dont j'ai oublié le nom.
04:28Alain Brunon.
04:29Voilà, oui, pas Brugnon, Brunon.
04:30Non, Brunon.
04:31Eh bien, en fait, on voit bien quel est le dessin politique.
04:34C'est de faire croire, en effaçant cette identité française,
04:39qu'il serait légitime, puisqu'il n'y aurait pas d'identité française pour ces gens,
04:43qu'elle soit remplacée par celle du multiculturalisme et de la créolisation.
04:49Donc le dessin, il est politique.
04:50Mais vous imaginez, il n'y a pas l'identité française.
04:54L'identité française, ça ne veut rien dire.
04:57Mais vous imaginez, alors que vous avez...
04:59Et en plus, c'est ça que je ne comprends pas,
05:01c'est que vous avez plus de 80% des Français qui se considèrent comme patriotes.
05:04Donc quand vous êtes patriote, vous êtes profondément attaché, évidemment,
05:08à l'identité française.
05:09Éric est en direct avec nous.
05:11Cher Éric, merci, vous nous appelez du Rhône.
05:1301, 80, 20, 39, 21.
05:16Le dimanche, j'aime bien commencer par ce qui nous rattache à notre histoire.
05:19Nos racines, notre culture, notre art de vivre, notre identité française.
05:25Ce n'est pas un gros mot, l'identité française, Éric.
05:28Oui, bonjour, Eliott.
05:29Bonjour tout le monde.
05:30Merci de me laisser la parole.
05:32Oui, non, ce n'est pas un gros mot, bien évidemment.
05:33Il faut garder cette identité française.
05:36Mais c'est tout le problème, si vous voulez, depuis des années.
05:40Et depuis, moi, je remontais à la jeunesse de tout ça.
05:42Depuis 1981, François Mitterrand, avec Jacques Attali, tous ces gens-là,
05:47ont mis en place l'internationalisme.
05:49Ils ont voulu mettre en place tout ça et ça a fonctionné.
05:52Parce qu'en gros, l'idéologie et Jean-Luc Mélenchon,
05:55on est effectivement, comment dirais-je, l'héritier de tout ça.
05:58Ou la forme radicale de ce mondialisme.
06:02C'est ça que vous voulez dire, j'imagine.
06:04C'est ça.
06:05C'est ça.
06:06Lutte ouvrière, ils sont toujours là.
06:08Il y a toujours des partisans.
06:09Lutte ouvrière, c'est le trotskisme, l'internationalisme, tout ça.
06:13Mais ça fonctionne dans la tête des gens, dans la tête des étudiants, dans les lycées,
06:17dans les facultés, tout ça.
06:19Mais moi, ce que j'aimerais dire, si vous voulez, c'est que pour envoyer...
06:22Cher Éric, je pense que ça fonctionne chez une minorité extrêmement bruyante, extrêmement active.
06:28Peut-être que vous vous trompez.
06:29Peut-être que je me trompe.
06:31Mais peut-être que vous vous trompez, Éric.
06:32Et peut-être que je suis optimiste.
06:36Pourquoi je vous dis ça ?
06:37Parce que je pense qu'il y a une nouvelle génération des jeunes qui sont attachés à l'idée de la nation,
06:44qui sont attachés à l'idée de la France, son identité,
06:47qui voient autour d'eux que les choses sont en train de bouger,
06:52que c'est une France en perte de repères,
06:54et qui, pour retrouver cette identité française,
06:58ils se replongent dans notre histoire, dans notre culture, dans nos mœurs.
07:01Et il ne faut pas penser que c'est toute la jeunesse qui balaie d'un revers de main notre histoire, Éric.
07:09Non, vous n'avez pas dit ça.
07:10Non, non, je n'ai pas dit ça.
07:12J'ai dit simplement que vous êtes très optimiste.
07:14Moi, je partage vos idées.
07:15Je partage ces idées-là.
07:16Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je interviens.
07:19Mais effectivement, je pense que c'est une erreur aussi.
07:21Souvent, vous êtes trop optimiste.
07:23Et effectivement, je vais rebondir sur quelque chose.
07:25Alors, je ne vais pas parler des personnalités politiques de gauche,
07:28parce que bon, c'est acquis.
07:29Mais par contre, les idées que je partage avec les politiciens de droite,
07:34qui, eux, justement, n'ont pas assez de radicalité dans leur discours.
07:38Et en fait, ils jouent le jeu de leurs opposants.
07:40Ils jouent leur jeu de leurs opposants.
07:42Et en gros, si vous voulez, pareil, vous êtes très optimiste dans le discours.
07:46Aujourd'hui, si vous voulez, par exemple, toute la classe politique de droite,
07:49à mon sens, n'a pas ce courage politique.
07:52Et une question que je me pose, c'est pourquoi ils n'utilisent pas cette radicalité ?
07:56Ils ont une peur bleue de la diabolisation.
07:59Et c'est pour ça qu'effectivement, je pense qu'aujourd'hui,
08:02moi, je rejoins les idées de Michel Onfray,
08:04c'est-à-dire l'abstentionniste.
08:05Pour ma part, effectivement, j'ai une grande défiance,
08:07pourtant, envers ces politiciens,
08:09avec lesquels je partage leurs idées,
08:12mais ils n'arrivent pas à battre leurs opposants.
08:15Et c'est une question que je me pose.
08:16Comment se fait-il que depuis des années, ces gens qui sont bardés de diplômes,
08:21qui sont bardés de communicants,
08:23je parle de tout le monde, Eric Zemmour, Marion Maréchal,
08:25effectivement, ils n'arrivent pas à battre leurs opposants.
08:28Je me pose une question, quand même,
08:29parce qu'en face d'eux, il y a quand même des incompétents
08:31qui ont mis la France à feu et à sac.
08:33Et effectivement, ils n'arrivent pas à les battre.
08:35Donc, c'est la première question que je me pose.
08:37Vous prenez l'exemple de Marion Maréchal,
08:42ou sinon d'Éric Zemmour et Sarah Knafow.
08:44Éric Zemmour, il a commencé la politique en 2022.
08:48Donc, c'est extrêmement récent, cher Éric.
08:52Mais au-delà de ça, ça va au-delà des prénoms,
08:55des noms, des personnalités que vous présentez.
08:58Moi, je pense que ça dépasse même ses transpartisans, ce que je vous dis.
09:01Je pense que c'est pour ça.
09:03Alors, peut-être que je suis un grand optimiste.
09:05Mais je préfère l'aide.
09:07Je n'ai pas envie de voir ce tableau extrêmement sombre
09:11d'une France qui va oublier son identité dans les prochaines années
09:15ou qui la malmène suffisamment.
09:17Vous savez, il y a suffisamment d'endroits où on malmène la France,
09:21son histoire, ses codes, sa culture,
09:24et qui essayent aujourd'hui de confronter des générations,
09:29de confronter des populations,
09:31de les mettre face à face plutôt que d'embrasser un maximum de personnes
09:34avec comme poumon, vous savez,
09:36c'est notre pays, notre nation, tout simplement.
09:39Et donc,
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