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Pierre de Vilno reçoit le coordinateur de La France Insoumise, Manuel Bompard, dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos

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00:00Bonjour à tous, bienvenue sur le plateau du grand rendez-vous Europe 1 C News, Les Echos.
00:04Bonjour Manuel Bompard, vous êtes député LFI des Bouches-du-Rhône, coordinateur de la France Insoumise.
00:09Avec vous, nous allons bien sûr d'abord évoquer la situation en Iran.
00:13Nous parlerons aussi du budget, ce budget 2026 que vous réfutez et contre lequel vous allez vous opposer.
00:18Encore demain avec une nouvelle motion de censure, nous évoquerons les chiffres de la délinquance,
00:22la colère des policiers et les municipales avec les différents meetings LFI,
00:26notamment ce grand meeting encore hier à Roubaix avec Jean-Luc Mélenchon, venu soutenir le candidat David Guiraud.
00:33Pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont-Des Echos, bonjour.
00:35Bonjour.
00:36Et Mathieu Bocoté, bonjour Mathieu.
00:37Bonjour.
00:38L'explosion hier à Bandarabas sur le détroit d'Hormuz a suscité tout de suite l'inquiétude.
00:44Difficile encore de dire ce qui s'est passé, en tout cas ce matin les forces armées iraniennes sont en alerte,
00:49l'armada américaine est au large, Téhéran juge les armées européennes comme terroristes.
00:54Quelle est la position de la France insoumise sur les régimes iraniens et sur la réponse à y apporter ?
01:00Notre position est très claire depuis des années et des années, y compris depuis l'arrivée au pouvoir de ce régime.
01:07Moi personnellement je n'étais pas né à l'époque, mais Jean-Luc Mélenchon déjà prenait position évidemment en opposition absolue
01:12avec ce qui est aujourd'hui une théocratie et contre laquelle il faut lutter,
01:16contre laquelle d'ailleurs le peuple se révolte et se rebelle.
01:20Maintenant la question qui est posée c'est comment faire en sorte qu'on puisse tourner la page de ce régime ?
01:27Et moi je fais partie des gens et la France insoumise fait partie des organisations politiques
01:30qui disent qu'il n'y aurait rien de pire entre guillemets qu'une intervention armée étrangère
01:35parce qu'elle ne permettrait pas de régler le problème et la question.
01:38D'ailleurs on voit bien que Donald Trump n'a que faire de la nature du régime iranien
01:43et de la situation de la population iranienne.
01:45Et ce qu'il cherche à obtenir c'est un nouvel accord stratégique
01:49pour pouvoir accéder aux ressources naturelles et au pétrole en particulier.
01:52Pour lui c'est business first à votre avis.
01:54Évidemment.
01:54Je pense qu'il me semble qu'à peu près tout le monde a compris
01:58que Donald Trump n'a strictement rien à faire.
02:01Le point d'interrogation avec ça c'est que vous dites d'un côté il faut soutenir le peuple iranien,
02:05de l'autre côté effectivement les interventions étrangères, militaires, ont leur bilan depuis 25 ans.
02:12Donc que veut dire soutenir le peuple iranien au-delà de l'appui moral dans les circonstances ?
02:15Vous avez raison. Il y a un entre-deux quand même.
02:17Pour ça je vous demande comment le pensez-vous ?
02:18Moi je pense que la France devrait saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies.
02:23Moi je pense que s'il y a des négociations puisqu'il semble dorénavant, en tout cas ces dernières heures,
02:29que ce soit la voie diplomatique qui soit explorée,
02:32il ne faut certainement pas laisser Donald Trump mener la voie diplomatique.
02:35Parce que, pardon, si Donald Trump mène la voie diplomatique,
02:38c'est pour obtenir un accord sur les ressources et pas du tout un accord sur le régime.
02:43Et peut-être qu'il pourrait y avoir une autre diplomatie qui consiste à négocier
02:46l'organisation d'élections libres pour que le peuple iranien puisse choisir librement son ami.
02:50Mais comment comprenez-vous le déploiement de la flotte américaine là-dedans ?
02:53Vous ne voyez pas venir le moment où les Américains décideraient de frapper ?
02:56C'est une possibilité, vous avez raison.
02:58Alors la question est de savoir, est-ce que c'est une manière de faire pression de la part de Trump,
03:03d'un rapport de force, comme il l'a fait sur le Groenland par exemple,
03:08pour ensuite essayer d'obtenir un accord dans lequel Trump gagnerait, je sais quoi,
03:13un accord privilégié sur l'accès au pétrole ou des choses comme ça,
03:17ou est-ce que ce sont les préparatifs d'une opération militaire ?
03:19Mais en tout cas, on ne peut pas laisser Trump à la manœuvre tout seul sur ce sujet.
03:22L'ONU, ça existe quand même.
03:24Est-ce que vous n'êtes pas un peu naïf sur cette option diplomatique ?
03:27Le régime d'Emola, vous le disiez, il est là depuis 1979.
03:29Si ces gens-là avaient envie de négocier ou d'organiser des élections,
03:32il l'aurait fait depuis longtemps.
03:33Évidemment qu'ils n'ont pas l'intention d'organiser des élections libres.
03:38Mais réunir le Conseil de sécurité des Nations Unies, ça ne sert à rien.
03:40Ah bon ? Vous avez essayé ?
03:42Il y a déjà eu des réunions sur l'Iran, ça n'a jamais débouché sur rien,
03:45parce que les Russes sont bloqués comme à chaque fois.
03:47Est-ce que vous pensez qu'une intervention militaire extérieure, ça sert à quelque chose ?
03:50C'est pas ce que je vous dis.
03:51Pardon, mais je veux dire, c'est les mêmes décors.
03:52Mais est-ce que c'est l'un ou l'autre, ou est-ce que c'est encore le travail de la diplomatie ?
03:54Parce que vous conviendrez, Emmanuel Bompard, que dernièrement, les dernières,
03:59comme je vous reprends les propos de Stéphane,
04:00les dernières réunions à l'ONU n'ont pas servi à grand-chose.
04:02Il y a beaucoup de bruit pour rien à l'ONU aujourd'hui.
04:04Je ne vous ai pas dit, il suffira de saisir le Conseil de sécurité de l'ONU pour régler le problème.
04:09Je ne vais pas vous expliquer, parce qu'on l'a compris comme ça.
04:11Vous l'avez mal compris, on pourrait le faire quand même.
04:13On pourrait au moins saisir le sujet,
04:15faire en sorte qu'il y ait une discussion internationale sur la question.
04:18Ensuite, on apporte notre soutien.
04:20Il y a des sanctions contre les dignitaires du régime.
04:24Enfin, on peut faire un certain nombre de choses sans déclarer la guerre à un pays.
04:29L'inscription des gardiens de la révolution au niveau de l'Union européenne
04:33en tant qu'organisation terroriste, c'est une bonne chose ?
04:35Mais il y a un an, il y a eu une résolution qui a été soumise au vote à l'Assemblée nationale
04:38de soutien au peuple iranien.
04:39Nous l'avions voté et dans cette résolution, il y avait cette demande et cette exigence.
04:43Donc, ça va dans la bonne direction.
04:45Ça va dans la bonne direction, mais par exemple,
04:46votre collègue Rima Hassan à l'Union européenne s'est opposé à ça.
04:49Elle a même pris un amendement contre cette résolution.
04:51Écoutez, franchement, regardez, vérifiez l'information que je vous ai donnée.
04:54Il y a un an, il y a eu une résolution votée à l'Assemblée nationale.
04:57Là, vous parlez de l'EFI.
04:59Oui, Rima Hassan, elle est membre de la France insoumise.
05:01Donc, je ne sais pas à quoi vous faites référence.
05:03Je ne connais pas cet amendement.
05:04Mais en tout cas, notre position sur ce sujet,
05:08c'est celle que nous avons votée à l'Assemblée nationale.
05:10C'est le mérite d'être clair.
05:10Est-ce que vous ne craignez pas dans la séquence actuelle,
05:13parce que lorsqu'il y a une insurrection et qu'il y a répression,
05:15quand la répression frappe fort, l'insurrection se dissout,
05:17est-ce que vous ne craignez pas à terme, encore une fois,
05:19que le régime des Molas se maintienne,
05:21que le soulèvement des Iraniens soit encore une fois balayé ?
05:24Est-ce que vous ne craignez pas, finalement,
05:25que le régime en profite pour se renforcer dans les circonstances ?
05:28Si, bien sûr.
05:30Et par ailleurs, mon point de vue,
05:31c'est que les opérations extérieures militaires
05:34sont aussi très dangereuses,
05:36parce qu'évidemment, elles soudent la population
05:38autour, je ne vais pas dire, de ses dirigeants.
05:41Parce qu'en Iran, je pense qu'il y a une telle colère légitime
05:45et un tel rejet dans une grande partie de la population iranienne.
05:49Mais le risque d'une opération extérieure,
05:51c'est aussi celle-là.
05:52C'est pourquoi il faut trouver,
05:53je ne vous dis pas que c'est facile,
05:55je ne vous dis pas que quelqu'un a la baguette magique,
05:56mais il faut trouver le chemin qui permet d'appuyer
05:59la révolte du peuple iranien,
06:01mais pas de la dénaturer par une intervention militaire.
06:04Rappelez-vous l'Irak, quand même.
06:06Rappelez-vous l'Irak.
06:07Rappelez-vous l'Irak.
06:07Avec les conséquences qu'il y a derrière.
06:09Avec les conséquences qu'on a connues.
06:09En tout cas, on ne sait pas ce que va faire Donald Trump.
06:11On sait qu'il y a une deuxième armada
06:12qui est au large de l'Iran.
06:13Donald Trump qui, en même temps,
06:15prend beaucoup de place sur la scène internationale,
06:17sur différents sujets.
06:18Il a moqué Emmanuel Macron à plusieurs reprises,
06:21le président français.
06:22Et dans le même temps,
06:23c'est un fleuron de l'équipement militaire français
06:26qui quitte la France pour les Etats-Unis.
06:28LMB, spécialiste des ventilateurs militaires
06:31qui équipent notamment les Rafales,
06:32les sous-marins nucléaires, les Tigres.
06:35Que dites-vous, vous, patron d'LMB ?
06:37D'abord, je dis que c'est une honte
06:38que la France laisse et autorise cette opération.
06:42Je ne sais pas si vous le savez,
06:43mais le ministre de l'Économie
06:46a le pouvoir de s'y opposer.
06:48Il a dit qu'il n'avait pas de leçon à recevoir
06:50pour ceux qui critiquaient cette décision.
06:52Oui, ça, ce n'est pas un argument, ça.
06:54Il reconnaît donc...
06:56Je ne dis pas que c'est un argument.
06:57Il reconnaît donc...
06:58Il le dit pour nos téléspectateurs et auditeurs.
06:59Ce que dit le ministre,
07:00c'est qu'il y a des conditions extrêmement strictes
07:02qui ont été mises,
07:02ce qu'on appelle une golden share
07:04qui va permettre de bloquer les décisions stratégiques.
07:06Personne n'y croit.
07:07Et la production va rester en Corrèze,
07:08si j'ai bien compris.
07:09Mais personne n'y croit
07:10puisque les conditions,
07:11peut-être elles existent aujourd'hui sur le papier
07:13et puis si demain, elles ne sont pas respectées.
07:15Enfin, vous vous rappelez de General Electric
07:17qui a racheté une partie d'Alstom.
07:19Il y avait des conditions très strictes.
07:21Elles n'ont pas été respectées.
07:22En tout cas...
07:23La France autorise encore cette semaine
07:26la vente, je ne sais pas si vous en avez entendu parler,
07:29de ce qu'on appelle Exaion
07:29qui est une filiale d'EDF
07:32qui est spécialisée dans le calcul haute performance.
07:35Et dans la vente, il y a une clause
07:37qui dit que EDF s'engage pendant deux ans
07:39à ne pas avoir d'opération de calcul haute performance.
07:42Et M. Lescure n'y voit aucun inconvénient.
07:44Et autorise cette vente.
07:46Écoutez, je vais vous dire,
07:46depuis des années et des années,
07:48il y a une série de décisions qui ont été prises
07:50et qui ont renforcé notre dépendance
07:52vis-à-vis de l'Amérique de Donald Trump.
07:54Et moi, je demande,
07:55et nous allons déposer avec mes collègues
07:57insoumis à l'Assemblée nationale,
07:59une commission d'enquête sur les responsabilités
08:01dans ces dépendances qui ont été renforcées
08:03entre la France et les Etats-Unis d'Amérique
08:05et sur les moyens à mettre en œuvre
08:06pour petit à petit couper ces chaînes de dépendance.
08:09Une commission d'enquête parlementaire.
08:10Bien sûr.
08:11Écoutez, comment vous pouvez accepter ces décisions-là ?
08:13Comment vous pouvez accepter
08:14que le cloud de la SNCF a été confié à Amazon ?
08:18Comment vous pouvez accepter
08:19que dans un certain nombre de ministères
08:21de l'Éducation nationale, de l'intérieur,
08:23il y a des contrats avec Microsoft
08:24qui ont accès à toutes les données
08:25de nos ministères ?
08:27Et donc, évidemment,
08:28quand Donald Trump, ensuite,
08:29a une politique impérialiste,
08:31extrêmement brutale, extrêmement violente
08:33et menace de s'attaquer au Groenland,
08:36qui est quand même un territoire
08:38d'un pays allié,
08:40forcément, on se retrouve dans la difficulté
08:43parce qu'on est dépendant des États-Unis d'Amérique.
08:45Ces gens-là ont une très lourde responsabilité
08:47d'avoir renforcé ces dépendances
08:48et il faut faire la lumière
08:49sur les décisions qui ont été prises.
08:51Donc, vous parlez de la responsabilité,
08:53mais comment expliquez-vous
08:54ces concessions, ces sacrifices de souveraineté,
08:56si je comprends bien votre point de vue ?
08:57La souveraineté française est sacrifiée.
08:59Comment expliquez-vous
09:00les raisonnements des dirigeants actuels, alors ?
09:01Ils sont dans une forme d'aveuglement atlantiste.
09:04Encore aujourd'hui ?
09:05Oui, c'est du bruit.
09:08Vous avez des gens qui disent
09:09« Non, non, on va cultiver notre indépendance ! »
09:12Et puis, une semaine plus tard,
09:14ils vendent des fleurons
09:15comme LMB Aerospace ou Ex-Iron
09:18à des entreprises américaines.
09:20Et puis, vous avez y compris en dehors.
09:21LMB, c'est une vieille histoire
09:22parce que je reviens sur ce que disait Stéphane
09:24qui parlait d'une Golden Share.
09:26Moi, j'ai retrouvé un article de 2017 du Figaro
09:28qui disait ceci.
09:29LMB Aerospace et PME française,
09:32leader des ventilateurs aéronautiques,
09:33travaillent avec tous les grands noms
09:34de l'aéronautique civile et militaire.
09:36Elle s'est installée en Floride,
09:38donc déjà, 2017,
09:40pour se rapprocher de ses clients américains
09:41et n'exclut pas de produire sur place.
09:44Alors, on est pratiquement dix ans après.
09:45Mais attendez, c'est une chose
09:47de faire des affaires
09:49et de vendre à des clients américains.
09:52S'installer sur place, ça veut dire
09:53qu'on quitte la Corrèze
09:53pour aller produire aux Etats-Unis.
09:55Ils ont dit qu'ils n'excluaient pas par ailleurs
09:56d'avoir une production sur place.
09:58Enfin, après, moi, je ne suis pas l'avocat
09:59de LMB Aerospace.
10:00Je veux juste dire que
10:01la question de à qui appartient
10:03l'entreprise,
10:05sur des secteurs aussi stratégiques,
10:06c'est quand même décidif.
10:07Ce que je veux dire,
10:07c'est quand vous êtes à la tête
10:08d'un fleuron,
10:09qui est notamment un fleuron militaire,
10:11puisqu'ils équipent des armes militaires,
10:13il y a quand même une conscience
10:14à avoir, même avant
10:15d'avoir l'aval du ministre
10:17ou de l'État
10:18ou du président de la République,
10:19de se dire,
10:20on travaille quand même,
10:21on a une question de souveraineté
10:22soi-même.
10:23Ça, j'entends que vous
10:24puissiez avoir cette appréciation.
10:25Mais là, en l'occurrence,
10:26on est dans le débat politique.
10:27Et le débat politique,
10:28c'est la question de la responsabilité,
10:29des décisions politiques
10:30qui sont prises.
10:31Et cette responsabilité,
10:32c'est celle du gouvernement.
10:33Ça cogne un petit peu
10:34avec les images
10:35qu'on a vues ces derniers jours
10:36de l'affrontement
10:36entre Donald Trump
10:37et Emmanuel Macron.
10:38Vous dites que Emmanuel Macron
10:38est atlantiste,
10:40qu'on vend les bijoux de famille
10:42à l'Amérique.
10:43Regardez,
10:44il y a plus d'un an,
10:45il y a eu un débat
10:46sur le budget militaire français.
10:49Et à l'époque,
10:50M. Lecornu,
10:51qui était ministre de la Défense,
10:52disait,
10:52mais non,
10:52mais 5% du PIB
10:54dans les dépenses militaires,
10:55ça n'a aucun sens.
10:56M. Lecornu disait ça.
10:57Puis,
10:58deux mois plus tard,
10:58Trump a dit,
10:59si vous ne mettez pas 5%
11:00de votre PIB
11:01en dépenses militaires,
11:02ça va très mal se passer.
11:03Puis après,
11:04M. Lecornu et M. Macron
11:05ont dit,
11:06d'accord,
11:06on va mettre 5%
11:07de notre PIB
11:07en dépenses militaires.
11:08Il y a eu le conflit ukrainien,
11:09il y a eu des États européens
11:12comme le...
11:13M. Devignot,
11:13il y a un an.
11:14Il y a eu des États
11:15comme la Pologne,
11:15l'Ukrainien,
11:16il avait déjà commencé.
11:16La France est aux ordres
11:18de l'Amérique.
11:19Au mois de juin,
11:20M. Trump dit,
11:21on va vous mettre
11:2130% de droits de douane.
11:23Mme von der Leyen
11:24court le voir
11:25et négocie un accord
11:27où elle accepte 15%
11:28sans aucune contrepartie.
11:30Donc,
11:30il y a une série de décisions
11:31et moi,
11:31je vais vous dire,
11:32les décisions d'Emmanuel Macron
11:33et de Mme von der Leyen
11:34ont donné à Donald Trump
11:36une autorisation
11:37de nous agresser,
11:38une autorisation
11:39de nous menacer
11:40puis qu'il se rend compte
11:41qu'à chaque fois,
11:41on cède.
11:42Donc,
11:42pourquoi vous voulez
11:42qu'il change d'avis ?
11:43Voilà,
11:44c'est avec ça
11:44qu'il faut tourner la page
11:45et c'est la raison
11:46pour laquelle je souhaite
11:47cette commission d'enquête
11:48pour que,
11:49stop,
11:49à un moment,
11:49on détermine les responsabilités
11:51et on crée enfin
11:52les conditions
11:53de notre indépendance.
11:54On crée enfin
11:55les conditions
11:55de notre indépendance
11:56parce qu'on ne peut pas
11:57être souverain
11:57si on n'est pas indépendant.
11:58Une pause
11:58et on revient tout de suite
11:59au Grand Rendez-vous.
12:03Toujours sur le plateau
12:03du Grand Rendez-vous
12:04Europe 1 CNews
12:05Les Échos
12:05avec Manuel Bompard,
12:06coordinateur de la France Insoumise.
12:08On va parler du budget
12:09et de cette motion de censure
12:10que vous allez présenter
12:11demain à nouveau
12:12pour vous y opposer.
12:13Juste une petite question
12:14puisqu'on était
12:14sur le chapitre international
12:15de Jean-Luc Mélenchon
12:16qui, cette semaine,
12:18a dit qu'il voulait remettre
12:18la Russie dans le concert
12:19des nations.
12:20Il souhaite que les gazodiques
12:21Nord Stream soient remis en route.
12:22Pourquoi cette prise
12:23de position maintenant ?
12:24Jean-Luc Mélenchon
12:25parle d'abord
12:26de la nécessité
12:27d'arrêter la guerre
12:28entre l'Ukraine et la Russie
12:29et ensuite
12:30dresse une perspective
12:31à plus long terme
12:33qui est un peu
12:34la perspective
12:35qui était celle
12:35du général de Gaulle.
12:36Je ne sais pas si vous vous rappelez,
12:37le général de Gaulle disait
12:37l'Europe de l'Atlantique
12:38à l'Oural
12:39et il considérait
12:40que la Russie
12:41devait être un partenaire
12:42de cette construction.
12:42Alors évidemment,
12:43on en est loin aujourd'hui
12:44au vu de la situation
12:45en Ukraine
12:45mais oui,
12:46il faut créer cette perspective.
12:48Racheter du gaz à la Russie
12:51pour qu'elle finance
12:52son effort de guerre.
12:53Vous avez entendu
12:54ce que j'ai dit ou pas ?
12:55Oui, j'ai entendu.
12:56Après la guerre.
12:56À terme.
12:57Maintenant,
12:58quand la guerre
12:58n'existera plus.
13:00Sinon,
13:00si vous préférez acheter
13:01du gaz de schiste américain
13:02qui est fait
13:03par fracturation hydraulique
13:04avec des risques
13:05sur l'environnement
13:06qui sont énormes,
13:07après, évidemment
13:07que tout ça doit aller
13:08avec une lutte
13:09contre les dépendances
13:11aux énergies fossiles
13:12de manière très générale.
13:13Mais est-ce que ce n'est pas
13:14une position qui est quand même
13:14très, j'allais dire,
13:16en contre
13:17avec les positions européennes
13:19qui sont très pro-ukrainiennes
13:20et qui ne sont pas du tout
13:21en réconciliation
13:21avec un dialogue
13:22avec Vladimir Poutine ?
13:23Non, mais on parle
13:24de deux temporalités différentes
13:25et la première des temporalités
13:27c'est créer les conditions
13:28pour arrêter la guerre.
13:28Pour arrêter la guerre,
13:29il faut des garanties
13:30de sécurité mutuelle
13:31et il faut que cette discussion
13:32aille jusqu'à son terme
13:33et on a besoin
13:33le plus rapidement possible
13:34que cette guerre s'arrête.
13:36Mais ensuite,
13:36mais nous, notre position
13:37elle n'est pas alignée
13:38sur la position européenne.
13:39J'en ai fait la démonstration
13:40sur les Etats-Unis
13:41et d'ailleurs,
13:42ça sera un des grands enjeux
13:43de la prochaine élection présidentielle.
13:45Quelle position
13:45sur la scène internationale ?
13:47Nous, on défend un principe
13:47d'indépendance
13:48et de non-alignement.
13:49Je vois bien
13:50qu'Emmanuel Macron
13:50est totalement aligné
13:51sur les Etats-Unis
13:52et je veux quand même dire
13:54que si Jordan Bardella
13:55était élu président de la République,
13:57il ferait de la France
13:58sans doute le 51e état
13:59des Etats-Unis
14:00de Donald Trump.
14:01Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
14:02Ses positions sur le sujet,
14:04il a salué
14:04l'arrivée au pouvoir
14:05de Donald Trump.
14:07Donc, vous voyez
14:08à quel point
14:08ce serait extrêmement dangereux
14:10qu'une telle personne
14:11soit à la tête du pays.
14:12Mais permettez-moi
14:12de vous ramener
14:13à la question ukrainienne
14:14un instant.
14:14Donc là, en ce moment,
14:15il y a des discussions
14:16pour en arriver à quelque chose
14:17comme une paix,
14:18le début d'un accord de paix
14:20en Ukraine.
14:20Est-ce que vous croyez
14:22que dans les prochaines semaines,
14:24les prochains mois,
14:24nous arriverons à cet accord de paix
14:25ou croyez-vous
14:26que nous sommes
14:26dans une guerre longue encore ?
14:27Non, moi, d'abord,
14:29je souhaite
14:29qu'elle puisse s'arrêter
14:30le plus rapidement possible.
14:31On le souhaite tous.
14:32Mais croyez-vous
14:33que nous y sommes à peu près ?
14:34Et M. Bocoté,
14:35vous reconnaîtrez
14:36que depuis le déclenchement
14:39du conflit,
14:39nous, nous avons toujours dit
14:41la solution,
14:42ce sera une solution
14:43par un accord de paix,
14:44par la diplomatie
14:44et pas une solution militaire.
14:47On ne s'en sortira pas
14:48par une solution militaire.
14:49Ceux qui, au début,
14:50ont considéré
14:50ou ont fait croire
14:51qu'on allait infliger
14:52une défaite militaire
14:53à la Russie
14:54et les repousser
14:54en dehors des frontières
14:55de l'Ukraine
14:55se sont trompés.
14:56On en est là aujourd'hui.
14:57Dans les discussions
14:58en ce moment,
14:58il y a l'idée
14:59d'une forme de concession
15:02que ça fait partie
15:02de votre horizon mental.
15:03C'est-à-dire que vous acceptez
15:04l'idée,
15:05je ne le condamne pas,
15:06je pose la question,
15:07vous considérez
15:08qu'il serait légitime
15:09de retracer la carte,
15:10la frontière
15:11entre la Russie et l'Ukraine ?
15:12Moi, j'ai dit depuis le début
15:13et à l'époque,
15:13quand j'avais ouvert
15:14cette perspective,
15:15on avait dit
15:16que les insoumis,
15:16vous étiez pro-russes
15:17parce que dès que vous dites
15:18quelque chose de différent,
15:19on vous dit que vous êtes pro-russes.
15:20Moi, j'avais dit
15:20quelque chose de très simple.
15:21J'avais dit
15:21pas de concession territoriale
15:23sans consultation des populations.
15:25Et j'observe d'ailleurs
15:26qu'aujourd'hui...
15:26On a dit ça à Marine Le Pen aussi.
15:27Oui, mais ça s'est passé en Crimée,
15:29il y avait eu un référendum bidon.
15:30Je ne propose pas
15:31un référendum bidon, monsieur.
15:33Je propose que
15:34dans les conditions
15:35de l'accord de paix,
15:36il y ait des consultations
15:37des populations.
15:38On ne change pas
15:39les territoires comme ça
15:39sans consultation des populations.
15:41Et je remarque
15:42que quand j'avais dit ça,
15:42beaucoup de gens
15:43m'avaient critiqué.
15:44Et puis maintenant,
15:44vous avez M. Macron
15:45et les dirigeants européens
15:46qui se sont ralliés
15:47à l'idée de concession territoriale
15:48sans consultation des populations.
15:50Moi, je suis pour la démocratie
15:52en toutes circonstances.
15:53C'est au peuple concerné
15:54de décider.
15:55C'est à eux
15:56de dire leurs mots
15:57et donc il faut des consultations.
15:58Et on va voir
15:58comment aboutissent
15:59ou pas d'ailleurs
16:00ces négociations à Abu Dhabi.
16:02En tout cas, demain,
16:02vous allez de nouveau
16:03être sur le pont,
16:04Manuel Bompard.
16:04La France insoumise
16:05s'opposera une nouvelle fois
16:06au budget 2026
16:07avec une motion de censure.
16:09La dernière fois,
16:09il vous a manqué 22 voix.
16:11Est-ce qu'une nouvelle fois,
16:12les voix de la gauche
16:13de gouvernement
16:13et notamment des socialistes
16:14vont vous manquer ?
16:16C'est le risque, oui.
16:17Bien sûr,
16:17après la gauche de gouvernement,
16:19je ne sais pas
16:19si c'est la bonne expression.
16:21parce que je ne vois
16:23plus vraiment
16:24ce qu'il y a de gauche
16:24quand vous défendez
16:26un budget
16:26dans lequel on va supprimer
16:274000 postes d'enseignants,
16:293000 postes de surveillants,
16:31un budget dans lequel
16:32on va retirer
16:33l'aide de 500 euros
16:34aux apprentis
16:35pour financer
16:36leur permis de conduire,
16:37un budget dans lequel
16:38on va retirer
16:39un crédit d'impôt
16:39pour les personnes âgées
16:41pour pouvoir faire
16:41des travaux à leur domicile
16:43pour rester à la maison
16:43et quand ils sont
16:45en situation de dépendance.
16:47Vous voyez,
16:48ce n'est pas un budget
16:49qui correspond au programme
16:50du nouveau.
16:51Il y a celui-ci
16:54et il n'y en a pas d'autre
16:55et il y en a qui le laissent passer.
16:57Et puis,
16:57il y en a qui s'y opposent.
16:58Et donc,
16:59je pense que
16:59si on veut être fidèle
17:00à la parole
17:00qu'on a donnée
17:01au moment des élections,
17:02qui n'est pas de faire ça,
17:03qui est de faire l'inverse,
17:04il faut censurer.
17:05Après,
17:05les socialistes,
17:06je vais prendre leur défense,
17:07ils disent qu'ils ont obtenu
17:08un certain nombre de choses,
17:09la suspension de la réforme
17:10des retraites,
17:10le repas à 1 euro
17:11pour les étudiants,
17:12l'augmentation de la prime
17:13d'activité,
17:13etc.
17:14Eux,
17:15ils disent,
17:15nous,
17:15on a obtenu des choses,
17:16vous,
17:16vous vous opposez,
17:17vous n'obteniez rien du tout.
17:18C'est de tout ou rien
17:19et c'est rien.
17:20Mais non,
17:20ce n'est pas rien.
17:21D'abord,
17:22je vais vous dire,
17:22il y a un travail très simple à faire.
17:25Le Parti Socialiste,
17:26au mois de septembre,
17:26a présenté un contre-budget.
17:28C'était leur proposition.
17:30Il y avait 20 mesures
17:31dans ce contre-budget
17:32de recettes
17:33ou d'investissements nécessaires.
17:34Sur ces 20 mesures,
17:35dans le budget de M. Les Cornus,
17:36vous savez combien il y en a ?
17:37Je vais vous dire.
17:38Zéro.
17:40Il y en a zéro
17:40sur les 20 propositions
17:42que le Parti Socialiste...
17:42Ils ont trouvé des nouvelles concessions
17:43mais pas les dossiers.
17:44Sur la table.
17:45Mais non, mais attendez,
17:45ils se revendiquent de concessions
17:47dont ils n'ont pas la paternité,
17:49la responsabilité.
17:50Que le barème de l'impôt sur le revenu
17:52soit indexé finalement
17:54l'année prochaine sur l'inflation
17:55alors que le gouvernement
17:56ne voulait pas le faire,
17:57ce n'est pas grâce
17:57au Parti Socialiste,
17:58c'est grâce à tous les députés
17:59qui ont voté son indexation
18:01à l'Assemblée nationale.
18:02Non, pas sur tout LR.
18:03Sur cette mesure-là ?
18:05Non, pas du tout.
18:06Nous avions proposé
18:07le même amendement
18:07et d'ailleurs,
18:08vous auriez remarqué
18:08qu'à l'époque,
18:09les socialistes avaient dit
18:09mais quelle honte,
18:10vous avez voté la même chose
18:11que les républicains.
18:12On avait dit
18:12mais non,
18:13mais tout le monde est d'accord
18:13pour rien indexé.
18:14Donc le Parti Socialiste
18:16revendique les victoires
18:17qui ne sont pas là.
18:18Ils n'ont rien obtenu,
18:18c'est bidon.
18:19Il y a ce que vous avez dit,
18:21je crois,
18:22le repas 1 euro
18:23qui avait été voté
18:24il y a un an
18:24à l'Assemblée nationale
18:25par une majorité de députés
18:26et qui coûte
18:28à peu près 50 à 60 millions
18:29mais en donnant ça,
18:30le gouvernement fait
18:31150 à 200 millions
18:32d'économies
18:33sur le budget
18:33de la vie étudiante
18:34et d'ailleurs moi,
18:35je reçois des mails
18:39des Crous
18:39qui disent
18:40on va être embêtés
18:41parce qu'il y a eu cette annonce
18:41mais on n'a pas
18:42les budgets nécessaires
18:43pour la financer.
18:44Ce qu'ils ont obtenu,
18:45c'est de l'embrouille.
18:45À court moyen terme,
18:46imaginons que la censure fonctionne.
18:48Ce n'est pas prévu
18:48mais imaginons que la censure fonctionne.
18:50Il y a des municipales
18:50dans quelques semaines,
18:51on est à peu près
18:52au nom des présidentielles,
18:53vous souhaitez néanmoins
18:54quelque chose
18:54comme une dissolution
18:55dans les prochains...
18:56Si la censure fonctionne,
18:58évidemment,
18:59il faut un retour aux yeux.
19:00J'entends bien
19:00mais avec les municipales
19:01devant nous,
19:02avec les présidentielles
19:05Moi, je pense que
19:06et c'est la position
19:07qu'on défend depuis plusieurs mois,
19:09c'est que dans l'hypothèse
19:10où ce gouvernement tombe,
19:11c'est l'élection présidentielle
19:13qu'il faut avancer.
19:14C'est l'élection présidentielle
19:15qu'il faut avancer.
19:16Écoutez, franchement...
19:17Est-ce que les Français
19:17sont prêts pour ça ?
19:18Écoutez, regardez...
19:19Les sondages disent le contraire.
19:21Les Français,
19:21ils veulent plutôt de la stabilité,
19:22ils veulent qu'on respecte
19:23les échéances.
19:24Les Français, ils ne veulent pas
19:24ce budget.
19:25Je ne sais pas
19:26s'ils veulent de la stabilité
19:27parce que ce mot,
19:28ils ne veulent rien dire.
19:28Qu'est-ce que ça veut dire
19:29la stabilité aujourd'hui ?
19:30Mais par contre,
19:30sur la question
19:31de la censure du gouvernement,
19:32je crois avoir lu
19:32quelques sondages
19:33il y a quelques jours
19:34qui disaient
19:34qu'ils étaient plutôt
19:35majoritairement en faveur
19:36de cette censure.
19:36Bref, écoutez,
19:38la question,
19:38c'est que quand vous avez
19:39Madame Monchalin,
19:40Monsieur Lecornu qui disent
19:41bon, en fait,
19:42tous les grands débats politiques
19:43on les a mis de côté
19:44dans ce budget
19:44parce que ça sera le cadre
19:46de l'élection présidentielle,
19:47est-ce que vous pensez vraiment
19:48qu'on peut attendre un an ?
19:49Est-ce que vous pensez
19:50que la France a un an à perdre ?
19:52Vu ce qu'on a discuté avant
19:53sur la situation internationale ?
19:55Vous croyez que le président
19:58de la République
19:58risque de démissionner
19:59dans les prochaines semaines ?
20:00Ah non, j'ai bien compris
20:01qu'il ne voulait pas démissionner.
20:02Donc la France va attendre un an
20:03quelles que soient vos préférences.
20:04Oui, d'accord,
20:04mais moi vous me demandez
20:05ma position à moi.
20:06Donc ma position,
20:07c'est qu'on n'a pas un an à perdre
20:08et que le président de la République
20:09déjà il y a plusieurs mois
20:10aurait dû en tenir compte
20:11et quitter le pouvoir.
20:11Mais sachant que cette année
20:12va avoir lieu,
20:13sachant que cette année
20:13va avoir lieu,
20:14à quoi pensez-vous
20:14que ça va ressembler ?
20:15Dans cette année ?
20:16Si on en reste en l'existence,
20:19ça va être ce budget-là,
20:20c'est-à-dire une continuité
20:21de la politique macroniste
20:24parce que ce budget s'inscrit
20:25dans la continuité
20:26de la politique macroniste
20:26et rien qui permet
20:28de faire face
20:29aux grands défis
20:30qui sont devant nous aujourd'hui.
20:32Rien pour répondre
20:33à la situation
20:33qui fait qu'en France
20:34on a atteint
20:35un record historique
20:36de pauvreté
20:36jamais vu depuis les années 70.
20:39Rien pour renforcer
20:39notre indépendance,
20:40on en a parlé
20:41dans la première partie
20:42de cette émission.
20:43Rien pour faire face
20:44à l'urgence climatique
20:45et environnementale.
20:46Rien pour répondre
20:46aux grands défis
20:47de notre société aujourd'hui.
20:48Emmanuel Bonpard,
20:49vous évoquez
20:50la situation internationale,
20:51vous dites qu'elle est grave,
20:51c'est qui est le cas
20:51et vous voudriez
20:52que le président de la République
20:54soit poussé à démissionner
20:55et qu'il y ait des élections
20:56dans la foulée ?
20:56Mais est-ce que ça ne va pas
20:57encore affaiblir
20:58un peu plus la France
20:59et l'Europe
20:59vis-à-vis des Etats-Unis
21:00et de la Russie ?
21:01Je crois que
21:02pour ce qui est
21:03affaiblir la France
21:04vis-à-vis de l'Europe
21:06et l'Europe
21:06vis-à-vis des Etats-Unis,
21:07je crois qu'Emmanuel Macron
21:08s'en occupe très bien lui-même.
21:09Donc si Emmanuel Macron
21:11n'était pas là,
21:11on s'en sortirait bien.
21:20Évidemment,
21:21mais on ne va pas refaire
21:22le débat de la première partie.
21:23Non, mais ce n'est pas
21:24le débat de la première partie,
21:25c'est l'image de la France.
21:27Un truc anecdotique
21:28comme les lunettes de soleil,
21:29par exemple,
21:29qu'est-ce que vous en pensez, vous ?
21:30Non, mais ça,
21:30si j'ai bien compris,
21:31c'est pour cacher...
21:32Enfin, je ne sais pas,
21:32moi, je ne veux pas rentrer là-dedans,
21:33mais ce que je veux vous dire,
21:34c'est que...
21:36Donc vous lui pardonnez les lunettes ?
21:37Non, mais je n'ai rien
21:37à lui pardonner,
21:38mais le fait que Trump
21:41puisse parler comme ça
21:42au président de la République française,
21:43c'est le fait
21:44et le résultat
21:49qui...
21:50Antérieur à la présidence actuelle.
21:51Qui l'a bien cherché.
21:53Emmanuel Macron,
21:53il a largement participé.
21:55Non, il ne l'a pas bien cherché
21:56parce que moi,
21:56je n'accepte pas,
21:57même si je suis en désaccord avec lui,
21:58qu'on critique le président
21:59de mon pays
22:00dans ces termes-là.
22:01Mais c'est juste
22:02que quand on ne répond pas
22:03et quand on ne réagit pas
22:04à des agressions
22:05et à des menaces,
22:05après, il ne faut pas s'étonner
22:06que ça continue.
22:07Une pause
22:08et on revient
22:08au Grand Rendez-vous.
22:09A tout de suite.
22:13Retour sur le plateau
22:13du Grand Rendez-vous
22:14Europe 1 CNews.
22:16Les échos avec Manuel Bompard,
22:17député LFI des Bouches-du-Rhône
22:19et coordinateur
22:19de la France Insoumise.
22:20Hier, des policiers
22:21en colère dans toute la France.
22:2245 000 manifestants,
22:24manque de moyens,
22:24manque de reconnaissance.
22:26Vous êtes allé marcher avec eux ?
22:27Non.
22:28Non, je ne réponds pas
22:30aux appels
22:31à la manifestation
22:32du syndicat de police
22:33Alliance.
22:34Ah, c'est que Alliance, en fait ?
22:36C'est Alliance
22:36qui avait appelé
22:37ces manifestations.
22:39Ça aurait été
22:39un autre syndicat, vous serez allé ?
22:40Ça dépend des revendications.
22:42S'il s'agit de manifester
22:44pour demander
22:45à ce qu'il y ait
22:46davantage de moyens
22:47pour rénover nos commissariats
22:48qui sont dans un état
22:49délabré,
22:51je partage cette revendication.
22:53On manque de moyens ?
22:53S'il s'agit...
22:54Oui, bien sûr.
22:55On manque d'effectifs aussi
22:56dans la police ?
22:57Parce que c'est une de leurs
22:58revendications.
22:59Oui, bien sûr, mais...
23:00Attendez, qu'est-ce que vous
23:01leur répétez à Alliance ?
23:01Attendez, attendez.
23:02Si vous voulez,
23:03on viendra sur ces polémiques
23:04d'Alliance,
23:05mais si vous m'interrogez
23:06sur mes positions,
23:07oui, bien sûr qu'on manque
23:08de moyens
23:09dans nos commissariats
23:10qui sont dans un état
23:11absolument scandaleux.
23:14On manque d'effectifs
23:15notamment parce que
23:16sous la responsabilité,
23:17parce que j'entends
23:18beaucoup de choses,
23:19de M. Sarkozy
23:20quand il a été président
23:21de la République.
23:22On a eu une politique
23:23qui s'appelait la RGPD
23:24et que ça s'est traduit
23:25par le fait qu'on a supprimé
23:26des milliers de postes
23:28de police
23:29dans la police nationale.
23:30Et donc, oui, bien sûr
23:31qu'on manque d'effectifs.
23:33Donc, s'il s'agit de dire ça,
23:35pas de problème,
23:36je suis favorable.
23:37Mais dans les revendications
23:38de Alliance
23:39qui s'étaient exprimées
23:40notamment en prenant position
23:41une fois devant
23:42l'Assemblée nationale
23:43en disant
23:43le problème de la police,
23:44c'est la justice,
23:45c'est-à-dire en attaquant
23:46de manière frontale
23:47l'institution judiciaire
23:49et qui s'est exprimée
23:50ces dernières années
23:51par des prises de positions
23:52extrêmement graves
23:53de soutien et de solidarité
23:54avec leurs collègues
23:55qui étaient pointés du doigt
23:56pour des manques flagrants
23:58de respect de la déontologie,
23:59il n'est pas question
24:00que je manifeste à leur côté.
24:01Mais est-ce qu'il n'y a pas
24:01au-delà du fait
24:02que ce soit Alliance
24:02lorsque des policiers
24:03eux-mêmes manifestent
24:04aujourd'hui ?
24:05Est-ce que ça témoigne pas
24:06d'une forme de délicescence
24:07du lien social
24:07lorsque les policiers eux-mêmes
24:09finalement renoncent
24:10à leur fonction régalienne classique
24:11en disant « nous sommes aussi
24:12parmi les manifestants,
24:13parmi les protestataires ? »
24:15Les policiers ont le droit
24:17de manifester ?
24:17Ils ont tout à fait le droit
24:18mais normalement
24:18ils ne sont pas attendus
24:19symboliquement dans ce rôle.
24:20Ah bah oui
24:21mais c'est la situation du pays
24:22qui fait qu'il y a
24:23beaucoup de gens mécontents
24:24et puisqu'on parlait
24:26du budget tout à l'heure,
24:28vous voyez bien
24:28que les policiers manifestent,
24:30vous voyez bien
24:31que les enseignants
24:31ne sont pas contents,
24:32on va supprimer des postes
24:33et donc ce budget
24:34il ne répond pas du tout
24:36aux besoins du pays
24:37dans le développement
24:37de la société publique.
24:37Ces dernières années,
24:38les budgets ont plutôt
24:40fait la part belle
24:40les plus d'augmentation
24:42qu'il y a eu,
24:43c'était pour le régalien,
24:45pour la police,
24:46pour l'armée.
24:46On repartait de tellement loin
24:49à cause des politiques.
24:49Il y a quand même
24:50des choses qui ont été faites,
24:51vous le reconnaissez.
24:51Il y a eu un peu
24:52d'investissement dans la police
24:53et dans la justice.
24:54En tout cas,
24:54on a recruté plus
24:55les défectifs.
24:56Un peu d'investissement
24:57dans la police
24:58et dans la justice.
24:59Le problème,
24:59c'est que ça s'est fait
25:00au détriment
25:00d'autres moyens
25:02et que c'est largement
25:04insuffisant.
25:05Par exemple,
25:06dans la justice,
25:07si vous regardez
25:08les effectifs de probation,
25:09ce qu'on appelle le SPIP,
25:11on est 13 ans de ça
25:12des effectifs
25:13de la moyenne
25:14des pays de l'Union Européenne.
25:15Or,
25:16tout le monde sait
25:16qu'aujourd'hui,
25:17si vous voulez lutter
25:17contre la récidive,
25:19il faut du travail
25:20de ces effectifs
25:21de probation.
25:23Donc là,
25:24par exemple,
25:24ça a été complètement
25:25mis de côté
25:27en termes d'investissement.
25:28Par exemple,
25:28dans la justice,
25:30la protection judiciaire
25:31de la jeunesse,
25:32qui est décisive,
25:33on parle des problèmes
25:35des mineurs,
25:36etc.
25:36la protection judiciaire
25:38de la jeunesse,
25:39elle a été ravagée
25:40par les coupes budgétaires.
25:42Donc,
25:42ce n'est pas parce que
25:43vous regardez en global
25:44des budgets
25:44qui ont légèrement augmenté
25:45par rapport à avant
25:46que vous avez répondu
25:48aux besoins
25:48et aux exigences
25:49d'investissement indispensables
25:51si on veut améliorer
25:52la situation
25:53de la police,
25:53de la justice
25:54dans notre pays.
25:55Qu'est-ce que vous pensez
25:55du gouvernement
25:56qui songe à reprendre
25:56une idée de la droite républicaine
25:58et de mettre en place
25:58une présomption
25:59de légitime défense
26:01pour la police ?
26:01C'est totalement scandaleux.
26:03Pourquoi ?
26:03D'abord parce que
26:04qu'est-ce qui permettrait
26:05de justifier
26:06que les policiers
26:08auraient un droit différent
26:10de n'importe quel citoyen ?
26:14C'est-à-dire que
26:14quand ils commettraient
26:16un acte
26:17qui est un acte contraire
26:18à la déontologie,
26:19on considérerait
26:20que par nature,
26:21par définition,
26:22en quelque sorte,
26:23ils étaient dans leur bon droit
26:24d'utiliser leur arme à feu.
26:26Ben non.
26:27L'utilisation des armes,
26:28c'est encadré,
26:29réglementé par la loi
26:31et il n'y a pas
26:33une présomption
26:34qui dit
26:34vous avez utilisé
26:35votre arme à feu
26:36donc c'était légitime
26:37de l'utiliser.
26:38Et vous voyez bien
26:39dans le contexte
26:39dans lequel on est,
26:40dans le contexte
26:41dans lequel il y a eu
26:42ces dernières semaines encore
26:43un jeune homme,
26:44par exemple,
26:45à Paris
26:45qui est mort
26:46après une intervention
26:47de la police
26:48et dans lequel
26:49s'il y avait une présomption
26:50de légitime défense,
26:51en quelque sorte,
26:52on considérait
26:52que la police
26:53était dans son bon droit.
26:55Et quand on voit
26:55le contexte international
26:56de ce qui se passe
26:57avec l'ICE
26:57aux Etats-Unis d'Amérique,
26:59si c'est ça le modèle
26:59de la police
27:00que vous voulez en France,
27:01eh bien c'est pas le mien.
27:02Sans aller jusqu'aux Etats-Unis,
27:03est-ce que derrière ça,
27:04en l'obstant,
27:04cette proposition,
27:05est-ce qu'il n'y a pas
27:05le constat d'une société
27:06de plus en plus violente
27:07avec le narcotrafic,
27:09avec une violence
27:09qui s'intensifie dans les rues,
27:10avec le narcotrafic
27:11en fait qui a une forme
27:13des comportements
27:14quasiment terroristes
27:15dans sa manière
27:16de s'imposer
27:17dans les villes,
27:18dans la violence
27:18qu'il impose aux populations
27:19qui lui sont soumises ?
27:20Est-ce que cette proposition,
27:22quoi qu'on en pense,
27:22n'est pas une réponse
27:23à un contexte plus large ?
27:24Attendez,
27:24d'abord,
27:25est-ce que la société
27:26est plus violente
27:26aujourd'hui qu'avant ?
27:28Difficile de le dire.
27:29C'est pas difficile de dire
27:30quand on a les chiffres
27:31de la délinquance
27:31qui se sont tombées
27:32en fin de semaine.
27:33Non, mais attendez,
27:33d'accord,
27:34mais bon,
27:34les homicides par exemple,
27:35il y a moins d'homicides
27:36aujourd'hui
27:36qu'il y a 30 ou 40 ans
27:37en France.
27:39Là,
27:39on compare plutôt
27:39d'une année à l'autre,
27:40non ?
27:41Non,
27:41mais vous me posez
27:42la question
27:42pendant des années.
27:44Il y a des phénomènes
27:45de narcotrafic.
27:45J'ai à l'esprit,
27:47par exemple,
27:47le narco-trafic
27:49pense aujourd'hui
27:49des problèmes nouveaux.
27:50On ne va pas nuancer
27:51le problème,
27:52il y a un problème.
27:52Je vous dis juste
27:53est-ce que c'est plus violent
27:54qu'avant ?
27:55Je ne sais pas.
27:55La criminalité organisée,
27:57ce n'est pas nouveau.
27:57Les phénomènes mafieux
27:58en France,
27:59il y en a eu
27:59pendant un peu d'autres siècles.
28:00Il n'y a pas selon vous
28:00une forme de désinhibition
28:01de la violence,
28:03par exemple,
28:03des phénomènes mafieux ?
28:04Particulièrement
28:04dans votre circonscription,
28:06qu'est-ce que vous disent
28:06vos électeurs ?
28:07Vous êtes l'une de Marseille,
28:08il y a eu un problème
28:09de narco-trafic à Marseille.
28:10Disons que sur le constat,
28:11je mets de côté
28:12et on s'attaque aux solutions.
28:14D'accord ?
28:14Parce que c'est ça
28:15la question importante.
28:17Oui, il y a un problème
28:18avec la criminalité organisée
28:19en France, évidemment.
28:20Est-ce que la manière
28:21avec laquelle aujourd'hui
28:22le gouvernement
28:23prétend répondre
28:24à ce problème,
28:24est-ce que c'est la bonne
28:25manière d'y répondre ?
28:26Évidemment, non.
28:27Si vous voulez lutter
28:28contre la criminalité organisée
28:29qui sont des réseaux
28:30internationaux,
28:32qu'est-ce que vous faites ?
28:33Vous investissez
28:34dans la police judiciaire,
28:36vous luttez
28:36contre les phénomènes
28:37de blanchiment d'argent,
28:38vous avez de la coopération
28:39internationale
28:40pour pourchasser
28:41les têtes de ces réseaux.
28:42On a fait exactement
28:43l'inverse.
28:43Tout à l'heure,
28:44vous avez mis en cause
28:44les policiers en disant
28:45qu'ils contestent.
28:47Pourquoi vous dites ça ?
28:48Vous avez dit
28:50les policiers,
28:51notamment le syndicat Alliance,
28:53dit la justice
28:54ne suit pas derrière.
28:55On met en garde à vue
28:55et la police libère.
28:56C'est grosso modo
28:57ce que disent
28:57certains policiers.
28:59Là, vous me dites
28:59la justice
29:00n'est pas opérante
29:01sur certains...
29:02Je ne vous ai pas dit ça.
29:04Je ne vous ai pas dit ça.
29:05Je vous ai dit
29:06que les décisions
29:07qui ont été prises
29:08sont des décisions...
29:09La doctrine aujourd'hui
29:10dans la lutte
29:11contre la criminalité organisée,
29:12c'est concentrer
29:13sur le bas du spectre,
29:15le bas du panier.
29:16Donc, on augmente
29:16le montant de l'amende
29:18pour le consommateur
29:19de cannabis.
29:20Donc, on va chasser
29:21le petit dealer
29:22dans la rue.
29:23Mais tout le monde sait très bien
29:24que comme ça,
29:25vous ne réglerez jamais
29:25le problème.
29:26Et ce qu'il faut faire,
29:27c'est mettre tout le paquet
29:28sur le haut du spectre.
29:30Mais il y a des démantèlements
29:32de trafic
29:32et de réseaux
29:33qui se font tous les jours.
29:34Il y en a.
29:35Ça commence.
29:35Heureusement qu'il y a
29:36une police judiciaire
29:37qui travaille.
29:37Mais vous voyez bien
29:38que ce n'est pas suffisant
29:39pour m'interroger
29:39sur la situation.
29:40Mais moi,
29:41quand on démantèle
29:42et quand on attrape
29:42une tête de réseau,
29:43je le salue évidemment.
29:44Je vous dis juste
29:45que pourquoi on ne le fait
29:47pas suffisamment ?
29:48Parce qu'il manque
29:49des greffiers
29:49dans nos tribunaux
29:51pour les juger.
29:52Parce qu'il n'y a pas
29:53suffisamment d'effectifs
29:54dans la police judiciaire.
29:55Parce qu'il y a eu
29:55une réforme
29:56de la police judiciaire
29:57qui l'a affaiblie
29:58parce qu'elle l'a départementalisée
30:00et que d'ailleurs
30:00les officiers
30:01de police judiciaire
30:02et les policiers
30:02de la police judiciaire
30:03étaient contre cette réforme.
30:05Parce qu'on n'a pas
30:06suffisamment de moyens
30:07qui sont mis en place
30:08dans la douane.
30:09Quand vous avez
30:09un conteneur
30:10sur je crois 4000
30:12qui est contrôlé
30:14dans le port du Havre,
30:15il ne faut pas s'étonner
30:15qu'il y ait de la drogue
30:16qui peut rentrer.
30:17Donc il faut mettre
30:17des effectifs de douaniers.
30:19Parce qu'il faut
30:19des effectifs spécialisés
30:21dans la lutte
30:21contre les phénomènes
30:22de blanchiment.
30:25Il y a de l'argent
30:26qui vient financer les réseaux.
30:27Il y a une chose que je ne comprends pas
30:27Manuel Bompard
30:28c'est que vous avez longtemps
30:29dit qu'une des solutions
30:33pour le narcotrafic
30:35c'était de légaliser le cannabis.
30:36J'y viens !
30:37Et là vous me dites
30:38c'est quand même des mesures
30:39totalement à contraire
30:40à ce que vous disiez.
30:41Pas du tout.
30:42Mais justement
30:42il y a une cohérence
30:43dans ma doctrine.
30:44Arrêtez d'attaquer
30:44et de courir derrière
30:46le petit consommateur.
30:48Légalisez.
30:48Parce que c'est comme ça
30:49que vous pourrez concentrer.
30:50Même s'il y a des risques.
30:51Attendez.
30:52Mais bien sûr qu'il y a des risques.
30:53Mais justement
30:55parce que vous concentrez
30:58les moyens
30:58sur le haut du spectre
31:01la légalisation
31:02permet de concentrer
31:03les moyens
31:03sur le haut du spectre.
31:04Oui évidemment
31:05puisque ça fait
31:05que vous n'avez pas besoin
31:06d'avoir des policiers
31:07qui courent derrière
31:08le petit consommateur de drogue
31:09et vous concentrez
31:10les moyens
31:11sur le démantèlement du réseau.
31:12Ensuite oui
31:13il y a des risques
31:13vous avez raison
31:14et la meilleure manière
31:15d'avoir une politique
31:17de prévention
31:17en matière de santé
31:18c'est les risques
31:19liés à la consommation
31:20du cannabis.
31:21Ah ben il y a des risques
31:22pour la santé.
31:23Je pensais que vous parliez
31:24de la dépédération.
31:25Il y a des risques
31:25sur la santé
31:26mais vous êtes d'accord
31:27qu'il y a des risques
31:28sur la consommation d'alcool ?
31:30On ne va pas tout mélanger
31:31là on parle de la drogue.
31:32Je ne mélange pas tout.
31:33Je vous dis juste que
31:33ça a été encadré l'alcool.
31:35Il y a des risques
31:35sur la consommation du tabac.
31:36Il y a des risques
31:37il y a des campagnes
31:38pour le tabac
31:39et donc la meilleure manière
31:42de faire des politiques
31:42de prévention
31:43et de santé publique
31:44la légalisation
31:45permet ensuite
31:46de mettre en place
31:47ces politiques
31:48de prévention
31:48et de santé publique.
31:49Moi je ne suis pas
31:50en train de dire
31:51à tout le monde
31:51je légalise
31:51parce qu'il faut
31:52que tout le monde
31:52consomme du cannabis.
31:53Je dis précisément
31:54l'inverse.
31:54Il y en a de plus en plus
31:55de consommateurs.
31:57Et ce n'est pas légalisé.
31:58Vous voyez bien
31:59que ce n'est pas le sujet.
31:59On légalise,
32:01on concentre les moyens
32:02sur les réseaux
32:03de criminalité organisés
32:04et on fait des politiques
32:06de santé publique.
32:07Permettez-moi
32:08de vous transformer
32:08en l'instant sociologue.
32:10Comment comprenez-vous
32:11malheureusement
32:12on le rend ça en commun.
32:13Comment comprenez-vous
32:14cette espèce
32:15de consommation croissante
32:17non seulement du cannabis
32:17mais des autres drogues ?
32:18Est-ce que ça ne témoigne pas
32:19par ailleurs
32:19d'une forme de bris de société ?
32:22Une société qui ne se consomme
32:23plus à froid
32:24et où finalement
32:25la régulation pharmaceutique
32:26des émotions
32:27par la drogue
32:27et ainsi de suite
32:28prend une place croissante ?
32:29Est-ce que ce n'est pas
32:30un vrai problème
32:30au-delà même de la politique ?
32:32C'est évidemment
32:33une société qui va mal
32:34et on ne peut pas
32:35se concentrer que
32:35sur la question du cannabis.
32:37Vous regardez
32:37la consommation
32:38de médicaments
32:39d'antidépressants.
32:39Est-ce que la répression
32:40suffit-elle
32:41d'avoir un problème
32:41aussi fort ?
32:42Il y a un problème
32:43de souffrance psychologique
32:46en France
32:47et pas seulement en France
32:49mais en France particulièrement
32:51et qui monte en puissance
32:52malheureusement
32:52ces dernières années.
32:54Et donc pareil
32:54si vous voulez qu'on parle
32:55de cette question
32:56c'est une question importante.
32:57Mais elle est fondamentale
32:57je crois bien au-delà
32:58de la répression.
32:59Alors très bien
33:00alors on sera peut-être d'accord
33:01mais alors il ne faut pas voter
33:02un budget de la sécurité sociale
33:04dans lequel on va faire encore
33:05des économies
33:05sur nos dépenses de santé.
33:06Parce que s'il y a bien
33:07un parent pauvre
33:08les budgets de santé
33:10Je vais y venir
33:12parce que ce n'est pas vrai.
33:14Mais s'il y a bien
33:15un parent pauvre
33:16ces dernières années
33:16des politiques publiques
33:19en matière de santé
33:19c'est bien la psychiatrie.
33:21La psychiatrie qui a été
33:21complètement abandonnée
33:23complètement laissée
33:24à l'abandon
33:24malgré des signalements.
33:26Chaque année
33:26vous avez des mobilisations
33:27dans le secteur de la psychiatrie.
33:28Donc si vous voulez lutter
33:30contre ce problème
33:30parce que si vous pensez
33:31que c'est ça le point de départ
33:32je suis content que vous disiez ça
33:34parce que c'est bien la preuve
33:35qu'il y a d'abord
33:36des causes sociales.
33:37Ce n'est pas le cannabis
33:38qui va résoudre
33:39les problèmes de psychiatrie
33:40on est d'accord ?
33:41Pardon ?
33:41Ce n'est pas le cannabis
33:42qui va résoudre
33:42les problèmes de psychiatrie.
33:43Je pense que personne
33:44n'a dit ça
33:44Monsieur Bocoté
33:45je reprends son argumentation
33:46disait que peut-être
33:47que cette augmentation
33:48de la consommation
33:50exprime une souffrance
33:51qui existe dans la société
33:52et donc je dis
33:53qu'il faut lutter
33:54contre cette souffrance
33:55et lutter contre cette souffrance
33:56c'est la prendre en charge.
33:58Maintenant excusez-moi
33:58de vous le dire
33:59non ce n'est pas vrai.
34:00Même les socialistes
34:01se vendent d'avoir obtenu
34:02plus d'augmentation supplémentaire.
34:03Vous avez compris
34:04qu'il ne faut pas croire
34:04les socialistes ?
34:05J'ai bien compris
34:06que pour vous
34:06ce n'était pas des gens.
34:07Parce que si vous les croyez
34:07vous allez avoir un problème.
34:09Allez donc
34:10il ne faut pas les croire
34:11donc le budget
34:12de la sécurité sociale
34:13qui est passé
34:14avec les voix des socialistes
34:15vous avez raison
34:16c'est un budget catastrophique
34:17pour la santé.
34:18Manuel Bompard
34:18invité du Grand Rendez-vous
34:20dans un instant
34:20on parle des municipales
34:21à tout de suite.
34:24Dernière partie
34:24du Grand Rendez-vous
34:25Europe 1 CNews
34:26les échos avec Manuel Bompard
34:28coordinateur de la France Insoumise
34:30et aussi député LFI
34:31des Bouches-du-Rhône
34:32la campagne des municipales
34:33c'est partie
34:33notamment dans votre ville de Marseille
34:34hier un grand meeting
34:35à Roubaix
34:36avec Jean-Luc Mélenchon
34:37venu soutenir
34:38David Guiraud
34:39vous y étiez ?
34:40Non
34:40j'étais pas au meeting
34:42mais vous étiez en tout cas
34:43au meeting de Paris
34:44plus de 1500 personnes
34:46puis j'étais au meeting de Paris
34:47en soutien à la liste
34:48conduite par Sophia Chikirou
34:50vendredi
34:51et à Grenoble jeudi
34:52donc oui bien sûr
34:53je participe de ces meetings
34:54c'est une élection
34:55qui va avoir lieu
34:55le 15 et le 22 mars prochain
34:57très importante
34:58et je profite
34:59avant que vous posiez
34:59votre question
35:00pour rappeler à tous les gens
35:01qui nous écoutent
35:02qu'il ne reste que quelques jours
35:03pour s'inscrire
35:04sur les listes électorales
35:05pour pouvoir voter
35:06le 15 et le 22 mars
35:07c'est jusqu'au 4 février
35:08si on veut le faire en ligne
35:09et jusqu'au 6 février
35:10si on veut le faire en mairie
35:11donc voilà
35:12tout le monde inscrivez-vous
35:13vérifiez que vous êtes bien inscrit
35:14c'est important
35:14de se déplacer
35:15pour aller voter
35:16Cette année
35:17par rapport aux dernières élections municipales
35:19vous partez
35:20sous vos propres couleurs
35:21partout
35:22aucune alliance
35:23avec les autres partis de gauche
35:25à part quelques écologistes
35:26qui vous ont rejoint
35:28des dissidents
35:28Pas seulement
35:29Pas seulement
35:30C'est quoi ?
35:31C'est l'acte de décès
35:32de la NUPES
35:34et de l'alliance de la gauche
35:35chacun pour soi maintenant ?
35:36D'abord pas seulement
35:37ou alors vous n'êtes pas très bien informé
35:39mais par exemple
35:40à Limoges
35:41par exemple
35:41notre candidat est soutenu par
35:42Damien Maudet
35:43est soutenu par
35:44la France Insoumise
35:45et les écologistes
35:46pour prendre cet exemple-là
35:48et à Saint-Denis
35:49notre candidat
35:50Baliba Gayoko
35:51est soutenu par
35:51les Insoumis
35:52et le Parti Communiste
35:53donc vous voyez
35:54il y a des endroits
35:55où il y a des alliances
35:57mais il y a effectivement
35:58des endroits
35:58où la France Insoumise
35:59présente ses propres candidatures
36:01avec la volonté
36:02de porter
36:03un certain nombre
36:03de mesures
36:04et de programmes
36:05de propositions
36:05parce que c'est à ça
36:06que ça sert quand même
36:07une élection
36:07et moi je dis par exemple
36:09que partout
36:09si vous votez
36:10pour un maire insoumis
36:11et bien nous ferons
36:12la comptine bio
36:13et gratuite
36:14dans les écoles
36:14parce que
36:15ça c'est une annonce
36:16que vous faites ce matin
36:16sur C News
36:17l'annonce que je veux faire
36:19par ailleurs
36:19c'est parce qu'il y a eu
36:20pas mal de débats
36:21ces dernières semaines
36:23sur la question
36:23de l'accord de libre-échange
36:24avec le Mercosur
36:25vous savez
36:26et on voit bien
36:27que la Commission européenne
36:28malgré le vote
36:29des parlementaires européens
36:31insoumis
36:31grâce aux insoumis
36:32le Parlement européen
36:34a saisi la Cour de justice
36:35de l'Union européenne
36:36malgré ça
36:37la Commission européenne
36:38a l'intention
36:39de passer en force
36:40sur le Mercosur
36:40et bien moi je dis
36:41que les villes insoumises
36:43les villes dirigées
36:44par des maires insoumis
36:45seront des villes
36:46hors Mercosur
36:47c'est-à-dire ?
36:47c'est-à-dire que
36:48dans nos cantines
36:50il n'y aura pas
36:50de produits
36:51qui seront importés
36:53du Mercosur
36:54ou qui utilisent
36:54des pesticides
36:55qui sont autorisés
36:56au Mercosur
36:57pourquoi je dis ça ?
36:58parce que les enfants
36:59nos enfants
37:00ils ont le droit
37:01à la cantine
37:02d'avoir une nourriture
37:03de qualité
37:03il y a beaucoup de viande
37:04argentine dans les cantines
37:05en France vous croyez ?
37:06peut-être pas aujourd'hui
37:07parce que l'accord
37:08de libre-échange
37:08avec le Mercosur
37:09ne voyait pas le jour
37:10mais si on fait un accord
37:11de libre-échange
37:11avec le Mercosur
37:12c'est bien pour faire venir
37:13des produits agricoles
37:13du Mercosur
37:14donc voilà ce que je dis
37:15vous savez
37:17les gamins aujourd'hui
37:18ils ne mangent pas
37:19à leur faim
37:19donc garantir à chaque enfant
37:20un repas de qualité
37:22bio et gratuit
37:24ça me paraît être
37:24une mesure essentielle
37:25et c'est la France insoumise
37:27qui la défend
37:27puisque vous parlez
37:28du Mercosur
37:28est-ce que vous en voulez
37:30à Mme van der Leyen
37:31non seulement d'avoir
37:32voulu cet accord
37:35du Mercosur
37:35mais en plus
37:36de maintenant vouloir
37:37un traité provisoire
37:38alors que les députés européens
37:40c'est inacceptable
37:40c'est inacceptable
37:42mais bon
37:43j'en veux effectivement
37:44à Mme van der Leyen
37:45mais ça fait longtemps
37:46que j'en veux
37:46à Mme van der Leyen
37:47mais j'en veux aussi
37:48à M. Macron
37:49mais LFI n'a pas voté
37:50la censure de Mme van der Leyen
37:51on a déposé nous-mêmes
37:52une motion de censure
37:53il y a 2-3 mois
37:54pour essayer de renverser
37:56mais pas la dernière
37:56non mais ça c'est autre chose
37:58c'est une motion de censure
37:59qui ne servait à rien
38:00pourquoi elle ne servait à rien ?
38:02mais elle ne servait à rien
38:02parce qu'à partir du moment
38:04où le parti de M. Bellamy
38:05etc. ne la vote pas
38:07c'est eux qui sont
38:08vous inquiétez pas
38:09on lui a posé la question
38:10la semaine dernière
38:10nous on a déposé
38:12une motion de censure
38:12on a déposé
38:14une motion de censure
38:14pour la renverser
38:15malheureusement
38:15elle n'a pas été votée
38:16puisque le parti de M. Bellamy
38:18les socialistes
38:18les écologistes
38:19ne l'ont pas votée
38:19donc il n'y a aucune censure
38:20de Mme van der Leyen
38:21qui marche ?
38:22pour l'instant
38:22malheureusement
38:23moi je souhaiterais
38:24qu'elle soit renversée
38:25Mme van der Leyen
38:26je n'ai pas de question sur ça
38:28mais attention
38:28c'est un peu facile
38:29de dire que c'est Mme van der Leyen
38:30qui est responsable
38:31parce que si le Mercosur
38:33nous est imposé aussi
38:34aujourd'hui
38:34c'est quand même
38:35parce que le président
38:36de la République
38:36Emmanuel Macron
38:37pendant des mois
38:38et des mois
38:38n'a cessé de dire
38:40que c'était un bon accord
38:41que les négociations
38:42avançaient dans le bon sens
38:43et il s'est réveillé
38:44une semaine avant la signature
38:46parce qu'il s'est rendu compte
38:47que personne n'en voulait
38:48pour dire que finalement
38:49il était contre
38:49mais franchement
38:50il l'a bien accompagné
38:50mais est-ce que c'est pas
38:52une forme de dérive fédérale de l'Europe
38:52si la France considère
38:53que c'est contre son intérêt vital
38:55et qu'on peut lui imposer néanmoins
38:56dans les faits
38:57la France a perdu sa souveraineté
38:58dans le cadre européen
38:59c'est pourquoi
39:00moi je vous dis que
39:01si nous nous remportons
39:06cet accord de libre-échange
39:07avec le Mercosur
39:08et que dans toutes les communes
39:09dans lesquelles
39:09vous allez élire
39:11un maire insoumis
39:12ou une maire insoumise
39:13nous n'appliquerons pas
39:14cet accord de libre-échange
39:15avec le Mercosur
39:16Et qu'est-ce que vous ferez
39:16en plus pour l'Union Européenne
39:18vous arrêterez la contribution
39:20par exemple française
39:20pour l'Union Européenne ?
39:21D'abord on posera
39:22un certain nombre d'exigences
39:23on mènera une négociation
39:25un rapport de force
39:26et oui dans ce rapport de force
39:27il faut avoir des mesures
39:28de rétorsion
39:29c'est-à-dire que
39:30vous ne pouvez pas accepter
39:31qu'on vous impose des choses
39:32tout en continuant
39:36Non, non, moi je ne suis pas d'accord
39:37avec le RN
39:38Le RN
39:38Elle propose la même chose
39:40De quoi ?
39:41Justement d'arrêter
39:42la contribution de française
39:43à l'Union Européenne
39:44Ah bon, bon, peut-être
39:45Vous avez le droit
39:46d'être d'accord
39:47Vous avez même voté
39:48des motions censures
39:49C'est peut-être eux
39:50qui sont d'accord avec nous
39:51mais franchement
39:52ce n'est pas le sujet
39:52La question qui nous est posée
39:53c'est de savoir
39:54si oui ou non
39:55c'est légitime
39:56que l'Union Européenne
39:57puisse imposer au peuple français
39:58par exemple sur le Mercosur
40:00alors qu'il y a une large majorité
40:01du peuple français
40:02qui est opposé
40:02que l'ensemble des députés
40:04à l'initiative de la France Assoumise
40:05dans sa niche parlementaire
40:06au mois de novembre
40:07ont voté une résolution
40:08en disant
40:08on refuse la ratification
40:09de cet accord de libre-échange
40:10avec le Mercosur
40:11que même le Parlement européen
40:14a saisi la Cour de justice
40:15de l'Union Européenne
40:15ce qui normalement
40:16suspend la mise en oeuvre
40:17de cet accord
40:18et que vous avez
40:18une commission européenne
40:19qui dit
40:19on va quand même l'appliquer
40:21C'est inacceptable
40:22Personne ne peut être d'accord
40:23avec ça
40:23Peut-être que le RN
40:24a dit qu'il n'est pas d'accord
40:25mais personne ne peut être
40:26d'accord avec ça
40:26Manuel, revenons sur les municipales
40:28vous parliez du meeting
40:29auquel vous avez assisté
40:31à Paris
40:31Vendronisseur
40:33lors de ce meeting
40:34vous avez dit
40:35voter Grégoire
40:36Emmanuel Grégoire
40:36le candidat socialiste
40:37c'est voter Dati
40:38Je vais vous expliquer
40:39pourquoi j'ai dit ça
40:40j'ai dit ça
40:41pour une raison très simple
40:42c'est que
40:42M. Grégoire dit
40:44au deuxième tour
40:45de l'élection municipale
40:46il n'est pas question
40:47de s'allier avec
40:48la France Assoumise
40:49alors tout le monde sait
40:50qu'il n'est pas possible
40:50de gagner Paris à gauche
40:52sans les voix
40:52de la France Assoumise
40:53donc si vous votez
40:54pour moi
40:55si vous mettez
40:55M. Grégoire
40:56L'AMG est à 11%
40:57à peu près
40:57si vous mettez
40:59M. Grégoire
41:00en tête de la gauche
41:00vous prenez le risque
41:01que ce soit Mme Dati
41:02qui soit le maire
41:03mais si vous mettez
41:04et c'est la deuxième annonce
41:05que j'ai faite
41:05mais vous ne l'avez pas dite
41:06c'est que si vous mettez
41:07Sophia Chikirou
41:08en tête de la gauche
41:09à Paris
41:10elle, elle organisera
41:11le rassemblement
41:12pour battre Mme Dati
41:13donc pour battre Mme Dati
41:14pour l'instant
41:14elle a 10% dans les sondages
41:16donc elle en est encore
41:16très très loin
41:17et elle-même
41:18elle a dit
41:18il faut surtout éviter une chose
41:20c'est un maire socialiste
41:21à Paris
41:21non, elle l'a dit
41:22il faut surtout éviter une chose
41:24ça c'est ce que vous
41:25vous rajoutez
41:26mais elle n'a pas dit ça
41:26elle a dit
41:27il ne faut pas
41:27d'un maire socialiste
41:28à Paris
41:28bah oui
41:29oh quelle surprise
41:30elle est candidate
41:30pour gagner
41:31et pour être maire
41:32oh quelle surprise
41:33Mme Chikirou
41:34n'est pas socialiste
41:34elle est insoumise
41:35donc si Mme Chikirou
41:37est maire de Paris
41:37ça ne sera pas un socialiste
41:38ça sera une insoumise
41:39et ça sera très bien pour Paris
41:40est-ce qu'il reste quelque chose
41:41aujourd'hui
41:42de l'esprit du NFP
41:43ou plus du tout ?
41:45de l'esprit du NFP
41:46ah si
41:47il reste quelque chose
41:48de l'esprit du NFP
41:48quand je vois
41:49c'est aussi ce qu'on a annoncé
41:50au meeting de Paris
41:51et cette semaine
41:52qu'il y a à peu près
41:53500 militants écologistes
41:56qui ont signé une tribune
41:57cette semaine
41:58pour dire
41:58il faut continuer
41:59à faire vivre
41:59le programme du nouveau
42:00Front populaire
42:01et ça ça se fait
42:02avec la France insoumise
42:03il reste quelque chose
42:04de l'esprit du NFP
42:05par contre
42:06le parti socialiste
42:07a complètement tourné le dos
42:09à l'esprit du NFP
42:10vous me parlez de M. Grégoire
42:12Grégoire cette semaine
42:13il recevait le soutien
42:13de M. Hollande
42:14bon
42:15donc clairement
42:16et de M. Delanoé
42:17qui avait soutenu
42:18M. Macron
42:18mais on peut retourner
42:19l'analyse
42:21vous disiez
42:21la gauche ne peut pas
42:23gagner Paris
42:24sans l'appui de LFI
42:25mais plus largement
42:26LFI ne peut pas
42:27gagner le pays
42:27sans une union de la gauche
42:28moi c'est la raison
42:30pour laquelle
42:30je suis très clair
42:31je dis que si nous
42:32nous sommes en terre
42:32donc M. Hollande
42:33donc M. Grégoire
42:34ces gens-là
42:35font partie de la coalition
42:36de demain
42:36vous dites que ce n'est pas
42:37le NFP Grégoire
42:38et Hollande
42:39laissez-le répondre
42:40si vous voulez que je réponde
42:42merci
42:42mais c'est très simple
42:44c'est très simple
42:45nous notre position
42:45elle est très claire
42:46elle s'applique partout
42:47là où nous arrivons
42:49en tête à gauche
42:49nous proposons le rassemblement
42:51pour battre la droite
42:51et l'extrême droite
42:52je ne peux pas être plus clair
42:53si parce que vous
42:54pourriez être plus clair
42:55parce que le rassemblement
42:56c'est un grand mot
42:56là Mathieu et Stéphane
42:58vous disent
42:58alors qui
42:59il faut des incarnations
43:00est-ce que François Hollande
43:01est-ce qu'Emmanuel Grégoire
43:02est-ce que Benoît Payan
43:03parce qu'aujourd'hui
43:03à Mars on a beaucoup parlé
43:05de Paris
43:05mais vous vous êtes quand même
43:06concerné par Marseille
43:07M. Delogu est à 14%
43:09qu'est-ce qu'il appelle
43:09à voter au deuxième tour
43:10je vous ai répondu
43:12très clairement
43:12mettez Sébastien Delogu
43:14en tête à gauche
43:15à Marseille
43:15c'est pas moi
43:16c'est mes électeurs
43:16c'est aux électeurs
43:18que je m'adresse
43:18s'il n'est pas en tête
43:20qu'est-ce qu'il fait
43:20au second tour
43:21il appelle à voter pour Payan
43:24mais vous connaissez
43:25le mode de scrutin
43:26ou pas
43:26au-dessus de 10%
43:27la question c'est pas
43:28est-ce qu'il appelle
43:28à voter ou pas
43:29est-ce qu'il se maintient
43:30ou pas
43:30ça c'est à M. Payan
43:32de répondre à cette question
43:33est-ce que M. Payan
43:34tend la main
43:35pour qu'il puisse
43:36y avoir un rassemblement
43:37mais s'il tend la main
43:39qu'est-ce qu'il se passe
43:42à la droite
43:43et face à l'extrême droite
43:43j'ai pas de difficulté
43:44sur ce sujet
43:45donc ça veut dire
43:46qu'il y a des relents du NFP
43:48et on rejoint
43:48la question de Mathieu
43:49M. Payan dit
43:50pas question au deuxième tour
43:51comme M. Grégoire
43:52mais pour vous
43:54M. Grégoire
43:57et Mme Dati
43:57pour vous
43:57c'est pas bonnet blanc
43:58blanc bonnet
43:59il y a une différence
44:00je fais la différence
44:00entre un ministre
44:03une ministre en l'occurrence
44:04du gouvernement Lecornu
44:06et une personne
44:08qui le laisse en place
44:09je fais une différence
44:10entre les deux
44:11une différence
44:11vous avez pas
44:12de préférence
44:13une nuance
44:13si vous devez choisir
44:15en fait
44:15c'est pas imaginable
44:16regardez
44:18il n'est pas
44:19il n'est pas si difficile
44:20pour un insoumis
44:21comme vous
44:21de dire je préfère
44:22quand même M. Grégoire
44:23et Mme Dati
44:23mais M. Bocoté
44:24on parle du contenu
44:26de politique
44:26c'est pas un problème
44:27sur les individus
44:28on parle de Paris
44:31parce que vous m'interrogez
44:31sur Paris
44:32je vous ai rappelé
44:32que la France
44:33c'est pas que Paris
44:33il y a plein de communes
44:34je vous ai parlé de Marseille
44:35vous me parlez de Paris
44:35mais à Paris
44:37les 4000 postes d'enseignants
44:38supprimés
44:39c'est à peu près
44:39200 postes d'enseignants
44:41en moins à Paris
44:42ça c'est de la responsabilité
44:44de Mme Dati
44:45de M. Bournazel
44:47qui est aussi candidat
44:47d'ailleurs il ne faut pas l'oublier
44:48et de M. Grégoire
44:50bon
44:50c'est leur responsabilité
44:52conjointe et commune
44:53parce que
44:54parce qu'ils laissent passer
44:55le même budget
44:55parce qu'ils se sont accordés
44:56sur le même budget
44:57et que dans ce budget
44:58il y a ces 4000 postes
44:59d'enseignants supprimés
45:00donc voilà
45:02je pense quand même
45:03c'est important
45:03que les gens sachent
45:04le parti socialiste
45:05c'est la béquille
45:05de la Macronie
45:06aujourd'hui pour vous
45:07ah ça c'est Marine Tourdelier
45:08je crois qu'elle dit ça
45:09et sur ce point
45:10elle avait raison
45:10moi j'avais une question
45:11sur votre circonscription
45:14les Bouches-du-Rhône
45:14ou en tout cas
45:15sur votre région
45:16oui
45:16récemment vous êtes opposé
45:17à l'Assemblée Nationale
45:18comme d'autres élus LFI
45:20au projet du Rocher Mistral
45:21à la Barbin
45:22ce parc
45:23qui propose des spectacles historiques
45:25le maire sortant
45:25de cette commune
45:26qui s'appelle
45:26Franck Santos
45:27lui aussi est un combattant
45:29des idées du Rocher Mistral
45:31depuis des années
45:32il est candidat
45:32à sa réélection
45:33il n'est pas du tout LFI
45:34est-ce que
45:35en revanche
45:35il pourrait compter
45:36sur votre soutien ?
45:38alors là franchement
45:38vous m'interrogez
45:39sur une situation
45:39très spécifique
45:40je ne suis pas capable
45:41de vous dire
45:42s'il y a une liste insoumise
45:43dans cette commune
45:44mais je sais que
45:45de mémoire
45:46ce maire
45:47avait effectivement
45:49pris position
45:50contre ce projet
45:51et nous aussi
45:52nous avions pris position
45:53contre ce projet
45:54est-ce qu'on est d'accord
45:54avec le reste
45:55de ses propositions
45:56de son programme ?
45:56je n'en sais rien
45:57parce que je ne connais pas
45:58les propositions
45:59de son programme
45:59donc je ne veux pas
46:00vous répondre
46:00et vous dire une bêtise
46:01donc on ne sait pas
46:03m'interroger sur une commune
46:04c'est une petite commune
46:06ce n'est pas du tout
46:06insultant pour les habitants
46:08de cette commune
46:08mais c'est une commune
46:09de taille raisonnable
46:11on va dire modeste
46:12donc là je n'ai pas
46:13l'information
46:13mais je vous la donnerai
46:14sans aucun problème
46:17puisque la France insoumise
46:18présente des candidats
46:19dans plus de 500 communes
46:21aujourd'hui
46:22en tout cas vous êtes d'accord
46:23essentiellement
46:24les très grandes communes
46:24mais dans l'opposition
46:25à ce projet
46:27nous étions d'accord
46:27merci beaucoup Manuel Bonpart
46:28d'avoir été l'invité
46:30du grand groupe
46:30et allez voter
46:30le 15 et le 22 mars
46:32il y a des listes
46:32soutenues par la France
46:33et soumises
46:33dans toutes les communes
46:34très bon dimanche
46:35à tous
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