- il y a 10 mois
Mercredi 29 octobre 2025, retrouvez Olivier de Royère (Gérant actions, Montpensier-Arbevel) et Olivier de Royère (Gérant actions, Montpensier Finance) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00Musique
00:00Le dernier quart d'heure de Smart Bourse, chaque soir c'est le quart d'heure thématique.
00:13Le thème ce soir c'est celui du secteur de la santé, pharma, en bourse, aux Etats-Unis entre autres, en Europe également.
00:21Et nous en parlons avec Olivier Droyer qui est géant à Action chez Montpensier Arbevel.
00:25Bonsoir Olivier.
00:25Bonsoir Grégoire.
00:26C'est un secteur que vous connaissez particulièrement bien, au cours des dernières années qui n'a peut-être pas délivré la performance qu'on aurait espérée ou qu'on pouvait attendre globalement.
00:37Mais il y a quand même des choses qui changent et un des points importants qui a marqué l'attention ces dernières semaines, c'est ce deal.
00:46On parle beaucoup de deal en ce moment, Trump est en Asie, signe des deals, Nvidia signe des deals tous les jours.
00:51Mais Pfizer a signé aussi un deal il y a quelques semaines d'importance avec l'administration américaine qui visiblement a été regardée par tout le secteur, toute l'industrie, les investisseurs également, et qui a soulagé ce secteur Olivier.
01:03Exactement, c'est-à-dire qu'après en plus il y a eu un autre deal avec AstraZeneca, donc on attend plein de deals effectivement, Trump adore ça.
01:09Mais non, c'est sûr qu'en fait c'était un secteur quand même qui était en situation un peu paradoxale, c'est-à-dire que c'était le deuxième pire secteur en termes de performance boursière,
01:16aure-to-date avant cet accord du 28 septembre.
01:18Et en même temps quand on regarde le deuxième trimestre, c'était le deuxième secteur positif en termes de dépassement des attentes.
01:23Donc c'était vraiment un problème de crainte sur les résultats, crainte liée à la géopolitique essentiellement, à un macro.
01:29Alors pourquoi ? Il y avait plusieurs problèmes, il y avait les droits de douane comme partout, mais finalement 80% de marge brite dans l'industrie,
01:34les industriels ne sont quand même pas idiots, ils savent transférer leur production.
01:38Donc le gros sujet c'est ce qu'on appelle le MFN, la clause de la nation la plus favorisée.
01:43Donc Trump se baladait à Londres, disait les produits sont beaucoup moins chers.
01:46Bon en tout cas il y avait deux fois et demi d'écart entre les prix moyens aux Etats-Unis et les prix moyens en Europe.
01:51Bon les salaires aussi, le PIB par habitant aussi, mais enfin bon.
01:54Donc c'était quand même une vraie crainte du marché, parce que là évidemment ça pouvait faire...
01:58On va s'avérer sur la most-favorization, c'est ça ?
02:01Et donc sur les prix des nations les plus favorisées par les big pharma.
02:05Donc ça pouvait effectivement faire extrêmement mal.
02:07Bon, mais en fait il s'est avéré qu'il y a eu un accord d'IMFN, mais uniquement sur Medicaid.
02:12Alors Medicaid c'est quoi ? C'est l'assurance santé, elle est défavorisée aux Etats-Unis,
02:16ça représente à peu près 6% du marché pharma aux Etats-Unis,
02:19parce que déjà les prix sont beaucoup plus bas en fait que sur le marché commercial,
02:22le marché assuranciel.
02:23Il y a déjà des discurses de prix parce qu'on sait bien qu'on ne peut pas payer les mêmes prix.
02:27Donc en fait ça représente 6% du chiffre d'affaires,
02:29mais bon là on a des annonces spectaculaires, on nous dit 85% de baisse de prix.
02:33Alors 85% de baisse de prix, ça c'est une annonce par rapport au prix
02:37de l'assurance privée commerciale officielle.
02:39Je comprends, pas le prix pratiqué dans Medicaid.
02:42Pas le prix pratiqué dans Medicaid,
02:43où en fait l'impact estimé c'est de l'ordre de 1,5% à peu près du chiffre d'affaires,
02:48enfin des résultats pardon des pharma aux Etats-Unis.
02:49Ça devient une fraction d'une fraction d'une fraction quoi.
02:51Donc c'est vraiment un truc qui est quand même tout petit,
02:53et qui donc par rapport aux craintes qui avaient été en partie intégrées,
02:56personne ne s'attendait à ce que ce soit une catastrophe totale nucléaire,
02:59mais quand même, c'est quand même très très léger.
03:01Évidemment avec Trump, alors tout ça est distribué par une plateforme
03:04qui va s'appeler Trump Rx, donc c'est Trump, cher américain malade qui n'a pas les moyens,
03:09c'est Trump qui vous fait un cadeau, qui vous fait des prescriptions moins chères.
03:13Mais bon, il y a beaucoup de cinéma quoi au final,
03:15c'est-à-dire que c'est quand même pas beaucoup d'impact sur les résultats des entreprises.
03:19Mais ça a quand même soulagé, parce que le jour où Pfizer signe ce deal,
03:22suivi par Astra derrière, le secteur tout de suite retrouve du poil de la bête en bourse,
03:28si je ne dis pas de bêtises.
03:29Voilà, exactement, le secteur a gagné, plutôt le lendemain, même si ce régime,
03:33sur la semaine, ça a gagné 7%, donc ça a été quand même une très belle hausse du secteur.
03:37Parce que le deal de Pfizer, on sait qu'on va pouvoir le reproduire,
03:40tous ceux qui vont vouloir reproduire un deal avec l'administration américaine
03:43pourront le faire sur la base du deal qui a été signé par Pfizer, puis Astra derrière ?
03:46Tous ceux, c'est toujours pareil, on n'a pas de certitude absolue.
03:49Est-ce qu'il n'y a pas un Européen ou deux qui là-dedans ne va pas réussir à se passer très bien,
03:52peut-être un nouveau parce qu'il est un peu dans le viseur ?
03:55Mais globalement, il y a 17 compagnies pharmaceutiques,
03:58les plus grosses qui ont été convoquées.
04:00Pour les plus petites, on ne s'est pas encore très bien,
04:02je pense que ce n'est pas un peu passé encore sous le radar.
04:04Mais en fait, Pfizer, c'était déjà le leader de l'association professionnelle,
04:07donc il menait un peu la négo pour tout le monde.
04:09Donc le marché s'est dit, il peut toujours y avoir un ou deux acteurs
04:12qui n'arrivent pas comme les autres,
04:13mais globalement, c'est quand même un peu ce qui va se passer pour tout le monde.
04:16Bon, alors, ce sujet est en passe d'être réglé.
04:19La question purement des tarifs douaniers
04:22n'est pas un vrai sujet pour cette industrie
04:24qui produit déjà très localement, en tout cas pour le plus gros marché du monde.
04:27Pas tout, mais tout le monde a ses usines aux Etats-Unis.
04:30Il y en a qui n'ont pas forcément exactement le chiffre d'affaires aux Etats-Unis,
04:33donc ils se sont engagés également dans les accords avec Trump.
04:35Alors, on parle de 350 milliards d'investissements.
04:37Alors, 350 milliards d'investissements,
04:39bon, il faut quand même prendre ça avec du recul.
04:41C'est investissement plus R&D,
04:42y compris les investissements qui étaient déjà prévus,
04:44donc ce n'est pas comme s'il y avait 350 milliards d'investissements incrémentaux.
04:47Enfin, il y aura des investissements,
04:49et ça, ça va quand même profiter notamment aux sociétés d'équipement,
04:51aux sociétés de life science qui sont quand même assez en retard.
04:53On voit que ces sociétés aujourd'hui,
04:56on prend typiquement une société comme Sartorius Tedim,
04:59qui était un peu une des darlings du marché.
05:01Aujourd'hui, ça s'est normalisé sur le plan des consommables,
05:03ce n'est pas encore le cas sur le plan des équipements
05:05qui sont encore en baisse cette année.
05:07Effectivement, ce type de engagement d'investissement,
05:11même si évidemment, il ne faut pas du tout prendre les 350 milliards en plus de la dette,
05:14c'est quand même quelque chose qui devrait permettre une recovery
05:16de toute la partie équipement des life science,
05:18qui était quand même un peu le parent pauvre depuis 2-3 ans.
05:21Une dimension qui vient apporter du soutien également à ce secteur,
05:26c'est la dimension M&A, fusion-acquisition.
05:29On peut dire que 2025 sera une année conforme pour l'industrie pharmaceutique
05:34en termes de deals.
05:35Une très belle année.
05:36Une très belle année.
05:37Plus que conforme.
05:37Plus que conforme.
05:38Plus que conforme.
05:39Parce que c'est vrai que nous, on essaye de traquer ça un peu,
05:41si on pense à Arbevel, un peu au trimestre,
05:43les fusions-acquisitions, on garde ça de manière très claire.
05:46Et dans notre dernière conférence, on avait dit,
05:48« Bon, cette année, au mois de juin, on avait dit qu'il y aura 52 deals à peu près. »
05:52C'était à peu près les estimations.
05:53On a déjà fait ?
05:54On est à 56.
05:56On est à 56.
05:57C'est vrai qu'il y a eu pas mal de deals.
05:59Nous, on avait une société qu'on aimait bien,
06:00qui était Avidity Bioscience,
06:02qui a été rachetée par Novartis cette semaine.
06:05dans une modalité assez intéressante.
06:07C'est la modalité de l'ARN interférent.
06:10On ne parle plus beaucoup de l'ARN messager aujourd'hui.
06:12Ce n'est plus à la mode.
06:14Parce que ça ne marche pas dans les maladies infectieuses.
06:16Donc, on verra si en cancérologie, en vaccin personnalisé,
06:19on arrive à avoir des choses intéressantes.
06:21Mais tout ce qu'on appelle SIRNA,
06:23c'est intéressant parce que ça permet de moduler l'expression des gènes.
06:26Et donc, le niveau de production des protéines par les gènes.
06:30Et c'est vraiment une modalité qui permet de faire plein de choses,
06:32notamment dans les maladies muscosquelettiques.
06:34Et donc là, il y a eu des idées intéressantes.
06:36Mais c'est vrai que cette année, globalement,
06:38si on projette un peu les derniers mois qui restent,
06:40on devrait dépasser les 60, les 40 l'année dernière.
06:43Alors, pourquoi ça se passe ?
06:45Ça se passe parce que d'abord,
06:46il y a quand même une vague d'expiration brevetaire
06:48qui n'est pas complètement nulle.
06:49C'est le même chiffre, pas fait exprès.
06:50C'est 350 milliards entre 2025 et 2030.
06:55De valeur d'expiration brevet.
06:56De valeur d'expiration brevet.
06:58Après, ce n'est pas non plus en pourcentage du chiffre d'affaires.
07:00En valeur absolue, c'est le record.
07:02Mais en pourcentage du chiffre d'affaires,
07:04c'est à peu près ce qu'on a pu connaître
07:05dans des vagues aussi similaires.
07:07Mais c'est vrai qu'avec en même temps des cours des biothèques
07:10qui avaient beaucoup baissé.
07:11Maintenant, le XBI est repassé positif.
07:13Je crois qu'on est autour de plus 15 maintenant.
07:14La liste sectorielle des biothèques américains.
07:15Voilà, exactement.
07:16Mais c'est vrai qu'à un moment, on était négatif.
07:18Et qu'entre 2021 et un peu le point bas de cette année,
07:22en fait, les valorisations des biothèques avaient 10 par 2.
07:24Donc, on avait des pharmas qui avaient beaucoup de cash,
07:26capacité en gros à racheter l'ensemble des biothèques cotées,
07:29à peu près.
07:31Et en même temps, on avait des valorisations qui avaient baissé
07:33et des pharmas qui avaient besoin de faire.
07:35Donc, des deals un peu gagnants pour tout le monde.
07:38La Chine devient un terrain de sourcing indispensable
07:43en termes de nouvelles molécules pour les pharmas mondiales et occidentales.
07:46Oui, c'est un phénomène structurant.
07:49C'est vrai qu'aujourd'hui, on estime qu'un peu plus de 30% des nouvelles études cliniques
07:54qui sont lancées aux États-Unis sont faites sur la base d'actifs
07:56qui sont développés en Chine.
07:57C'est fluide ?
07:58Dans le contexte commercial qu'on connaît et de la relation Trump-Xi Jinping,
08:04cette partie-là du business reste fluide ?
08:07Oui, mais ça se passe d'une manière quand même un peu particulière.
08:10C'est-à-dire qu'en réalité, c'est souvent finalement des sociétés américaines
08:14qui se montrent, qui vont signer des deals avec des biothèques chinoises
08:17et qui finalement derrière font les essais cliniques aux États-Unis
08:19parce que l'AFDA ne va pas accepter quand même exactement les essais chinois.
08:23Que ce soit les essais chinois, d'accord.
08:23D'abord, il y a quand même...
08:25Déjà avec l'Europe, ce n'est pas toujours simple,
08:27mais en plus, là, il y a quand même des variabilités génétiques dans la population
08:30qui parfois font que ce ne sont pas exactement les mêmes chiffres.
08:32Pas toujours, mais ça peut arriver.
08:33Donc, il y a pas mal de deals qui se font comme ça.
08:36Tout ça, c'est fait parce qu'il y a pas mal de Chinois qui ont été en Californie,
08:39qui ont été dans les biothèques américaines,
08:40qui ont appris le système, qui sont rentrés en Chine,
08:42avec une organisation chinoise très militaire, très organisée, très disciplinée,
08:46avec une vraie force aussi dans tout ce qui est IA, algorithmes,
08:51pour mettre au point des molécules de plus en plus rapidement.
08:54C'est vrai que ça aide beaucoup dans la mise au point de candidats médicaments.
08:57Ce n'est pas ça qui fait les essais cliniques, mais ça aide la mise au point.
09:01Et donc, ils ont une capacité à générer énormément de nouvelles idées,
09:04de nouveaux concepts.
09:06Et c'est vrai que du coup, c'est un phénomène très important.
09:08Et autant, l'année dernière, nous, on avait une ou deux boîtes chinoises
09:13qui marchaient beaucoup moins bien que leurs partenaires américains
09:15et qui développaient la molécule.
09:16Mais cette année, on a vraiment vu une inversion complète de momentum là-dessus,
09:21puisque c'est vraiment là les boîtes chinoises
09:23qui ont à la fois un business local qui est intéressant,
09:25où les Occidentaux ont un peu de mal à aller,
09:27et qui ont en même temps cette capacité à faire des deals avec les Occidentaux.
09:30Et donc là, il y a eu quand même des très beaux parcours cette année sur les côtés Hong Kong.
09:34Est-ce que vous parliez de vitesse, effectivement, pour passer de la plateforme de la molécule aux médicaments ?
09:41Est-ce que le marché applique déjà, dans une certaine mesure, une prime IA à certaines Big Pharma ?
09:48Puisqu'on nous dit que c'est un des secteurs qui va être un des réceptacles peut-être
09:52les plus spectaculaires de l'IA, des nouvelles technologies d'IA,
09:57et de leurs conséquences notamment sur la capacité à aller vite dans la génération d'un médicament ?
10:02Alors oui, et après, il n'y a pas de prime sur un labo,
10:05parce que personne n'est capable d'identifier.
10:07Il y a eu quand même un deal énorme annoncé entre Nvidia et Lilili, quand même, hier.
10:11Ah, je ne l'ai pas vu, celui-là !
10:12On n'a pas tous les détails, mais enfin, ils ont vraiment envie d'intervenir partout.
10:16Je pense que c'est peut-être une des raisons aussi du record d'Nvidia aussi aujourd'hui,
10:20parce qu'ils sont justement partout.
10:21Donc, on ne peut pas vraiment identifier un labo qui est spécialement en avance.
10:26On sait que ça fait gagner du temps dans le développement et l'origination des nouvelles molécules.
10:31On sait que ça fait gagner du temps dans le réglementaire,
10:33parce que dans tout le réglementaire, on est capable de...
10:35Enfin, les rapports réglementaires, c'est 300 pages.
10:37Donc, avec l'IA, on peut...
10:38Non, mais Stéphane Bancel, le PDG de Moderna français bien connu,
10:41il dit souvent qu'effectivement, en un quart d'heure, il peut avoir le truc.
10:44Alors, après, il faut le relire.
10:45C'est quand même très technique.
10:48Mais enfin, on gagne un temps.
10:49Donc, sur ces étapes de début et de fin, on gagne beaucoup de temps.
10:52Entre les deux, l'essai clinique reste quand même incompressible.
10:55D'accord.
10:56Là, sur les aspects...
10:58Mais après, il y a des impacts sur l'essai.
11:00Mais ça ne change pas structurellement la valeur de ces boîtes encore ?
11:03Non, mais ce que ça change, par exemple, c'est la productivité de la R&D.
11:06C'est une industrie qui, malheureusement, a une très mauvaise productivité,
11:08dans le sens où, finalement, 90% des molécules...
11:10Des molécules tombent...
11:12Oui, c'est ça.
11:12Mais ce qu'on sait quand même, c'est qu'en phase 1, on est capable,
11:14donc sur les premières phases d'études cliniques,
11:16les molécules sont générées par IA.
11:18On arrive quand même à réduire le taux d'échec.
11:20Oui, je comprends.
11:20À gagner d'ordre de 40 points.
11:22Donc, sur l'ensemble du process, on pourrait passer de 90% à 80% de taux d'échec.
11:26Donc, ça reste un gros taux d'échec.
11:27Bon, alors, heureusement, quand même, quand on se plante au début,
11:29on ne continue pas les essais.
11:30Non.
11:30On ne dépense pas tout l'argent pour un essai clinique.
11:33Mais en tout cas, c'est vrai que rien que ça,
11:34si on passe de 90% à 80% de taux d'échec,
11:37ça double quand même la productivité de la R&D.
11:39Donc, c'est quelque chose qui peut avoir des conséquences assez significatives.
11:41Et donc, c'est vrai que c'est quand même un des secteurs qui était un peu un paradoxe.
11:46On avait toutes les valeurs IA qui étaient au plus haut.
11:48Et en même temps, c'est un des secteurs qui en est quand même le plus grand bénéficiaire.
11:51Il y a des sociétés plus spécialisées.
11:52Il y a des boîtes comme Tempus AI, par exemple,
11:54qui est vraiment le spécialiste AI dans le domaine de la santé.
11:57Pour la santé ?
11:58D'accord.
11:59Eux, en fait, pour l'instant, ils brassent énormément de choses.
12:01Ils font beaucoup de choses.
12:03Mais c'est des gens qui, grâce à tout ce qui est tests génétiques,
12:06récupèrent énormément de données, en fait, patients.
12:08Et qui, finalement, développent des business models
12:10qui sont assez émergents à ce stade.
12:11mais qui permettent aux pharmas d'optimiser leurs essais cliniques,
12:15d'optimiser la sélection de patients.
12:16Donc, c'est quelque chose qui en est à ses débuts,
12:18mais qui a beaucoup de potentiel.
12:19Bon, dans un marché où tout paraît cher,
12:22la santé est peut-être un secteur à regarder aujourd'hui.
12:25Voilà, où tout paraît cher, là, c'est quand même moins cher
12:26parce qu'on est un peu en dessous de la valorisation de long terme du secteur,
12:30mais dans un marché qui, lui-même, est nettement plus cher.
12:32Et par rapport à d'autres secteurs défensifs,
12:34comme la conso, où la visibilité n'est pas quand même très bonne aujourd'hui,
12:37ça devient une alternative assez incontournable.
12:39Merci beaucoup, Olivier.
12:40Merci Olivier Droyer, gérant action chez Montpensier Arbevel,
12:43pour ce cadreur thématique autour de la santé pharma.
12:45Sous-titrage Société Radio-Canada
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