- il y a 10 mois
Ce mardi 28 octobre, Xavier Chapard, stratégiste chez LBP AM, et Andrea Gentilini, directeur des Investissements Quantitatifs chez Vontobel, ont notamment échangé leur point de vue sur la possibilité d'une nouvelle baisse des taux de la FED, ainsi que sur les convictions de Vontobel, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Vous avez l'habitude de ce rendez-vous chaque matin sur BFM Business dans Good Morning Market,
00:05deux visions croisées avec ce matin en plateau Xavier Chappard, stratégie chez LBPAM.
00:08Bonjour Xavier, merci de nous accompagner ce matin avec Andrea Gentilini qui est avec nous à distance,
00:15directeur des investissements quantitatifs chez Vautombelle.
00:17Bonjour Andrea Gentilini, merci de nous accompagner pour cette première pour vous dans Good Morning Market
00:24avec des sujets qui sont très nombreux entre les GAFAM qui vont publier cette semaine
00:28et puis surtout les banquiers centraux qui sont attendus au tournant,
00:31puisque pour rappel Xavier Chappard on a des banquiers centraux qui sont attendus du côté du Canada, du Japon, de Francfort
00:39et aussi bien sûr du côté de la Fed, du côté de la Banque Centrale Américaine, c'est bien sûr la plus surveillée,
00:46Donald Trump demain soir, Jérôme Powell, l'absus.
00:48Qu'attendez-vous de Jérôme Powell demain soir Xavier Chappard ?
00:52Demain soir c'est à peu près sûr qu'on ait une baisse de taux supplémentaire,
00:55nous on s'attend à ce qu'il y ait sur la décembre pas d'engagement ferme,
01:01la porte qui sera ouverte pour une dernière baisse de taux cette année en décembre mais pas d'engagement,
01:06surtout qu'il n'y a pas beaucoup de données disponibles pour la Fed à cause du shutdown
01:09et on s'attend par contre aussi à ce que la Fed annonce la fin du quantitatif tightening,
01:14donc de la réduction du bilan, on commence à voir que la liquidité sur le marché interbancaire
01:19est revenue à un niveau normal et donc ils vont arrêter de réduire leur bilan.
01:23Ça peut aussi être un signal que la Fed est un peu accommodante malgré la résistance de l'économie.
01:30Et à quel point ces nouvelles sont anticipées dans le sens où le marché action a commencé son rallye au mois de septembre,
01:37juste après les discours et les propos accommodants de Jérôme Powell,
01:41notamment lors du symposium de Jackson Hole ?
01:43Alors on pense que pour la Fed c'est déjà très très intégré et que même c'est un peu exagéré pour l'année prochaine,
01:49en gros les marchés price un taux de la Fed qui passerait sous les 3% l'année prochaine,
01:53nous on pense qu'ils s'arrêteront au-dessus de 3,25%, donc ça a déjà beaucoup joué.
01:59Par contre ce qui va continuer à jouer à court terme c'est ce qu'on appelle le put de la Fed,
02:03donc le fait que la Fed soit prête à assouplir si ça va moins bien.
02:07Et ça c'est très important pour limiter les risques pour les actifs risqués et les actions en particulier.
02:12Des attentes qui sont très importantes par rapport à toutes ces nouvelles, Andréa Gentilini.
02:17Comment chez Vontombelle vous attendez ces décisions de banquiers centraux ?
02:22On est plus ou moins en ligne avec ce qu'il y a dit.
02:25Je crois que le moment de tension par rapport à ce genre de décision a été pendant l'été.
02:29On ne savait pas si Jérôme Powell aurait fait ce qu'on entendait de lui.
02:34Il l'a fait, donc il n'y a pas de grande surprise qu'on s'attend pour les 25 de cette semaine,
02:38point bas, c'est-à-dire de baisse, et des autres qui sont dans le cahier avant la fin de l'année.
02:44Je crois que le marché n'est pas en train de regarder trop à ce qu'il est en train de passer l'année prochaine.
02:50Je suis d'accord avec l'autre opinion par rapport aux taux, mais à court terme,
02:55je crois que la tension des marchés en fait n'est pas sur la Fed à ce moment-là.
02:59L'administration Trump a réussi à faire ce qu'elle avait dit qu'elle voulait faire,
03:04donc une Fed, une réduction du taux d'intérêt.
03:07Donc à ce moment-là, je crois qu'il n'y a pas de grande surprise qu'on peut s'attendre cette semaine.
03:13D'autant plus que les résultats d'entreprise, pour l'instant, sont supérieurs aux attentes.
03:17Si on regarde le S&P 500, on est certes au début de la saison des résultats,
03:21mais on est au-delà des 85% de bonnes surprises.
03:24C'est un taux qui est historiquement élevé, Andrea Gentilini,
03:29avec notamment les inquiétudes concernant les droits de douane
03:31qui se sont quelque peu estompés lors de cette saison de résultats.
03:36Oui, mais en Amérique, en fait, ce n'est pas l'économie physique qui importe.
03:41Maintenant, c'est l'histoire de l'AI, ce qu'il peut apporter.
03:46On l'a vu avec NVIDIA qui a été mentionné il y a deux minutes,
03:50avec un prix qui a doublé d'avril à ce moment-là.
03:54Il y a tout ce genre d'attente qui est en train de tirer l'économie américaine.
03:59Et il ne faut pas oublier, d'un point de vue de tarif, les Américains sont gagnants.
04:03Donc, ils sont dans le côté bon de la situation.
04:06Si on regarde les résultats d'entreprise, dans la earnings season en Europe,
04:10on a des chiffres un peu plus modestes, si on veut dire.
04:15Donc, à ce moment-là, on est un tiers des résultats ont été publiés en Europe
04:20et on est avec un taux de surprise qui est 2,7 si on pèse les boîtes avec leur capitalisation de marché.
04:30Donc, 2,7, c'est positif.
04:32Il n'y a rien à dire.
04:33Mais il faut se rappeler que c'est la moyenne historique de 2009 à ce côté.
04:40Il faut aussi dire que la tendance est un peu à la baisse.
04:43Parce que si on regarde le 2021, par exemple, on a eu 4 trimestres où la surprise était de 5%.
04:52Et depuis cette année, donc 2022, 2023, 2024, on a eu seulement un trimestre avec 5%.
04:59Les autres ont été tous au-dessous de la moyenne.
05:03Donc, il y a une tendance à la baisse parce que c'est clair, en revenant à la thèse qu'on a mentionnée avant,
05:09c'est l'Europe qui est dans le mauvais côté des tarifs à ce moment-là.
05:12Et donc, si on regarde, selon la logique, ce qu'on voit, c'est que les banques se sont en train de faire bien.
05:18On a parlé de BNP Paribas avant dans la transmission qui n'est pas dans une bonne conjunction de Marseille à ce moment-là pour les derniers jours.
05:28Mais le marché financier en Europe est insulé par rapport aux ups and downs des tarifs.
05:36Donc, on reste très constructif par rapport à ça.
05:38Et dans le secteur bancaire, aujourd'hui, la bonne nouvelle vient de Londres et plus particulièrement d'HSBC,
05:42qui gagne un peu plus de 2,5% après avoir relevé ses perspectives pour cette année.
05:47Et Xavier Chapard, sur ses résultats d'entreprise, la grande différence entre les États-Unis et nous, l'Europe,
05:53ce sont les niveaux de valorisation qui ne sont pas du tout les mêmes.
05:56Donc, c'est vrai que lorsque les marchés sont un petit peu pessimistes sur une valeur où il y a assez peu d'attentes
06:01et que l'entreprise fait légèrement mieux, on se retrouve avec des réactions très fortes.
06:05On a des très bonnes réactions.
06:06Et moi, je serais plus positif sur les actions européennes et les résultats.
06:09En fait, le consensus attendait des résultats en baisse sur un an pour ce trimestre.
06:15Et en fait, on a une légère hausse ou une stabilisation, ce qui est beaucoup mieux que le trimestre précédent.
06:21Et on n'a que 10% des entreprises qui se surprennent à la baisse.
06:26Et ça, c'est un niveau très faible.
06:27Ça veut dire que la légère amélioration des profits en Europe, elle est plus généralisée, on va dire, qu'aux États-Unis,
06:35où on est très, très concentré.
06:37Et on a vu aussi que les révisions des bénéfices pour cette année et l'année prochaine s'étaient stabilisées, enfin, en Europe,
06:43alors qu'on était sur des révisions baissières depuis le début de l'année.
06:47Donc, pour nous, c'est quand même le début d'une amélioration.
06:52Et comme vous dites, vu que c'est beaucoup moins acheté qu'aux États-Unis, les valorisations sont beaucoup moins tendues,
06:57il y a un potentiel de rattrapage d'ici à la fin de l'année des actions européennes par rapport aux actions américaines, selon nous.
07:04Et pour vous, ce n'est pas encore joué suffisamment ?
07:07Tout n'est pas intégré dans les cours ?
07:08Parce que c'est vrai que, mine de rien, on a souvent l'impression que les marchés européens sont à la traîne.
07:13Mais si on regarde l'Eurostock 50, on est à plus 14, plus 15, c'est-à-dire la même performance que les S&P 500.
07:19Donc, mine de rien, il n'y a pas de quoi rougir.
07:21C'est vrai, mais c'était surtout le rattrapage de début d'année qui fait cette performance depuis le second trimestre.
07:27On était à peu près stable, en fait.
07:28Même le CAC 40, on est à 12-13% de performance depuis le début de l'année.
07:34Néanmoins, vous avez tout un tas de valeurs qui sont oubliées, notamment les valeurs cycliques.
07:40Est-ce que c'est le moment de rejouer les valeurs cycliques, Xavier Chappard ?
07:43À un moment où, on le voit, la Chine essaye de faire redémarrer son économie
07:47et où les entreprises ont réalisé bon nombre de réductions de coûts
07:51et ça commence à se voir dans les chiffres.
07:53Oui, on est plutôt positif.
07:55C'est un moment aussi où on pense que l'Europe a un peu stagné en milieu d'année économiquement
08:00à cause de la guerre commerciale et des contre-coûts
08:02et devrait plutôt réaccélérer en fin d'année.
08:05On a eu le PMI pour le mois d'octobre la semaine dernière
08:08qui était très positif, qui a augmenté de plus d'un point.
08:11Et donc, ça va dans le sens de notre scénario d'une reprise de la zone euro
08:15avec aussi les dépenses publiques allemandes qui commencent juste à se mettre en place
08:21et donc ça, ça devrait favoriser une reprise cyclique de la zone euro
08:24pour le début de l'année prochaine.
08:27Et ça s'est notamment vu dans le secteur de la défense
08:29lors des dernières publications en Europe avec des carnets de commandes
08:31qui commencent, mine de rien, à grossir grâce à ces effets de plan de relance.
08:36En termes d'allocations, comment vous arbitrez les portefeuilles
08:39chez Vantombel, Andréa Gentilini ?
08:41Par rapport à l'allocation géographique, on est plutôt constructif par rapport à l'Europe
08:46mais avec des attentes un peu plus faibles, c'est-à-dire l'Europe,
08:50les marchés européens ne vont jamais se comporter comme les marchés américains
08:54qui sont plutôt orientés à la croissance, etc.
08:58Donc, on est aussi plutôt favorable par rapport à l'Europe
09:03dans le sens d'une diversification régionale.
09:05Ça, c'est le thème de l'année.
09:07Il faut le prendre, comme j'ai déjà dit, avec des attentes un peu plus modérées.
09:12Et c'est pour ça qu'il y a une philosophie où, en Europe, on cherche beaucoup plus des dividendes,
09:18les entreprises qui ont une base diversifiée,
09:23qui ont de la taille pour soutenir les difficultés des tarifs.
09:27Et sur les GAFAM, aujourd'hui, est-ce que vous continuez à surpondérer la tech américaine ?
09:34Alors, c'est vrai que, malheureusement, il n'y a pas de tech européenne ou presque,
09:36donc c'est compliqué de la surpondérer par rapport à la tech européenne.
09:39Mais désormais, il y a la tech chinoise qui fait son retour.
09:42Vous avez notamment vu le Hang Seng qui gagne désormais plus de 30% depuis le début de l'année,
09:46avec des niveaux de valorisation qui sont tout autres.
09:48Est-ce qu'aujourd'hui, il faut accompagner la tech chinoise chez Vontombelle ?
09:54Alors, il faut regarder le thème tech.
09:57Il faut le faire avec les mêmes précautions qu'on avait dû avoir à la fin des années 90.
10:05Donc, on voit en fait des analogies très fortes.
10:10Et maintenant, le bénéfice qu'on a, c'est qu'on peut se rappeler de ce qui a été bien fait.
10:18À la fin des années 90, ce qui n'a pas bien fait à ce moment-là.
10:23Donc, il faut y être.
10:25Il faut y être de façon dynamique.
10:28C'est-à-dire, à un certain point, il y aura une correction.
10:31Mais c'est aussi vrai que cette révolution, en fait, ne va jamais disparaître.
10:35Et donc, il faut maintenant travailler pour voir qui seront les banqueurs de demain.
10:40Par rapport à la technologie, elle est assez insulée.
10:43Donc, le hardware et les choses, en fait, les matières bases sont essentielles.
10:48Et elles sont sous les yeux des tarifs, ça c'est clair.
10:51Mais la technologie en soi-même, donc la nouvelle vague d'applications qui vont être construites sur l'intelligence artificielle,
10:57est assez insulée du monde des tarifs.
10:59Donc, on est très constructif par rapport à une économie qui n'est pas encore née,
11:04mais qu'on va voir bientôt sur les marchés.
11:06Les marchés, bien sûr, qui sont toujours dans l'anticipation et qui anticipent, Xavier Chapard,
11:11des résultats exceptionnels à nouveau dans la tech américaine,
11:14avec notamment des valorisations qui sont sur des plus hauts historiques.
11:17Alors, il y a quand même des doutes.
11:18On en parlait en début d'émission avec Christian Parizeau,
11:21Meta, mais aussi Amazon qui se mettent à supprimer des centaines de postes.
11:25Donc, ça montre bien que les bénéfices par rapport aux investissements dans l'intelligence artificielle
11:31mettent du temps avant d'infuser.
11:33Est-ce que pour vous, aujourd'hui, il faut continuer à accompagner ce mouvement de la tech américaine
11:38avec un Nasdaq qui a pris plus de 30-40% là en l'espace de six mois ?
11:43Je pense qu'il faut être prudent, mais qu'il est beaucoup trop tôt pour être prudent.
11:46Et donc, on continue à accompagner pour l'instant.
11:48Il y aura des doutes, il y aura des consolidations,
11:50mais on les attend plus à partir de la seconde partie de l'année prochaine.
11:54Pour l'instant, on est sur le thème de la hausse des investissements
11:57et qu'ils soient rentables ou pas, pour l'instant, ce n'est pas trop le problème, j'allais dire.
12:02Tant qu'on est sur la montée en charge, on est sur le début, en fait, de cette dynamique.
12:09Donc, on pense qu'il faut rester exposé.
12:11Et quels sont les secteurs où, aujourd'hui, vous vous dites,
12:14il y a tel ou tel, enfin, pas forcément en parlant de valeur,
12:16mais tel ou tel secteur, aujourd'hui, est en retard.
12:18C'est des secteurs qu'il faut repondérer dans les portefeuilles,
12:21d'autant plus qu'on arrive en fin d'année.
12:22Donc, c'est une période qui est propice à la réallocation de certains portefeuilles.
12:28Oui, en fait, en gros, c'est plus en Europe
12:31où tous les secteurs qui ont été en retard pourraient bénéficier en fin d'année,
12:35surtout, comme on disait, s'il y a une reprise cyclique.
12:39Ma seule crainte, c'est la BCE, en fait,
12:41qui, elle, ne veut pas baisser davantage ses taux pour l'instant
12:44et donc prend le risque un peu de limiter cette reprise cyclique, en fait.
12:49Et à l'inverse, il pourrait y avoir des bonnes surprises
12:51puisque, comme les attentes sont faibles,
12:53la moindre bonne nouvelle de la BCE serait bien interprétée par les marchés.
12:56C'est ça.
12:57Et nous, on attend plutôt une bonne nouvelle en décembre, en fait.
12:59On s'attend à ce qu'ils baissent les taux en décembre,
13:01ce qui n'est pas pricé pour l'instant dans le marché
13:03et qui pourrait être une bonne surprise.
13:04Après, cette semaine, on pense qu'ils vont garder un discours
13:07de stabilité et de contentement.
13:10Dans le sens où, aujourd'hui, il y a un léger consensus
13:12plutôt sur une première baisse des taux
13:14lors du premier trimestre 2026.
13:17Est-ce qu'aujourd'hui, cette baisse de taux est indispensable,
13:21Andréa Jutilini, pour la BCE ?
13:23Puisque c'est vrai que la Banque centrale européenne
13:24doit faire face à une économie américaine
13:27qui est très fragmentée
13:28et la situation est très différente d'un pays à l'autre,
13:30avec notamment une Europe du Sud
13:32qui surperforme en termes de croissance.
13:33Alors, il faut dire que le lien entre ce que la BCE décide
13:38et ce que les entreprises font
13:39et la valorisation des marchés et leur évolution
13:41est beaucoup plus faible qu'en Amérique.
13:45Le lien, en fait, entre les mots
13:47qui vont être prononcés cette semaine
13:48et ce que va se passer en bourse est beaucoup plus faible.
13:51Ça, c'est ce que nos algorithmes nous disent.
13:54Et donc, il y a une certaine solidité
13:57de l'actionnariat européen
14:00qui est bien à voir dans les portefeuilles.
14:04Donc, on ne s'attend pas à grand-chose par rapport à ça.
14:06Donc, les attentes pour vous sont faibles ?
14:08Elles sont plus sur la Fed, sur la Banque centrale américaine
14:10ou même là, aujourd'hui, tout est joué
14:11et tout est déjà dans les cours ?
14:13Exactement.
14:14Donc, comme je disais en avant,
14:16je crois que ce que la BCE et la Fed allaient dire
14:20en public était très rélevant pendant l'été.
14:24Maintenant que les choses se sont déroulées
14:26comme les gens se l'entendaient,
14:27il n'y a pas grande attente.
14:28Par rapport à la thématique de relancement des portefeuilles
14:31par rapport à la fin de l'année,
14:33je crois que les choses qui ont gagné
14:36vont être vendues par les investisseurs.
14:38Juste pour dire, on a fait une bonne année,
14:40on va reprendre, en fait,
14:42réaliser un peu de profit
14:43et on va recommencer l'année prochaine.
14:47Donc, je m'attends un peu de consolidation
14:48dans les secteurs ou les régions
14:49qui ont bien fait à partir du demi-novembre.
14:53Et à l'inverse, quelles sont les poches
14:54où aujourd'hui vous réallouez ?
14:56On voit notamment le secteur de la santé
14:57qui retrouve des couleurs dans bon nombre de maisons.
15:01Oui, donc le secteur de la santé
15:02a aussi été battu un peu fort pendant l'été
15:06par rapport aux tarifs,
15:07surtout à la Suisse.
15:08Mais c'est clair qu'il y a aussi une vague d'innovations
15:12qu'on va voir bientôt
15:14par rapport à l'intelligence artificielle.
15:15que ça va être un peu plus lent,
15:18c'est-à-dire l'impact de l'intelligence artificielle
15:20dans le secteur de la santé,
15:21parce qu'il faut passer à travers les régulateurs
15:23et le ministère de la santé.
15:25Mais on va le voir,
15:26ce n'est pas encore dans les prix de l'action.
15:29Donc, je suis d'accord avec vous,
15:30c'est un secteur à surpondrer.
15:31Un dernier mot quand même sur le secteur automobile,
15:34puisque c'est l'un des grands secteurs perdants
15:36de ces droits de douane,
15:37Andrea Gentilini,
15:39avec des profit warnings nombreux.
15:41Il y a encore eu Porsche vendredi soir
15:42qui a revu à la baie ses perspectives
15:44pour cette année.
15:45Est-ce que là-dessus, aujourd'hui,
15:46sur le secteur automobile,
15:47vous voyez des points d'entrée ?
15:50Non, parce qu'en fait,
15:51on est encore en train de se stabiliser
15:53par rapport à un nouvel ordre géopolitique.
15:56C'est-à-dire, on le voit,
15:58les Européens ne veulent pas
15:59les autos chinoises à un prix
16:01qui n'est pas bon pour les producteurs domestiques.
16:04Donc, la seule chose à faire,
16:06c'est de se rendre compte
16:07que le marché de Volvo, de Porsche,
16:11n'est plus le monde.
16:12Ça, c'est l'ajustement qu'il faut faire.
16:15Je ne vois pas une sortie de cet cercle.
16:19Et c'est clair que l'adaptation va être longue
16:21parce qu'on parle d'entreprises
16:22avec beaucoup de capitaux
16:24et beaucoup d'usines,
16:26beaucoup de travailleurs,
16:27beaucoup de forces sociales.
16:29Un dernier mot quand même
16:30sur le marché obligataire,
16:31Xavier Chapard.
16:32C'est vrai que les banques centrales
16:33baissent leur taux tour à tour
16:35depuis le début de l'année.
16:37Des rendements qui sont moins attractifs
16:38sur le marché obligataire.
16:40Comment aujourd'hui, vous, chez LBPAM,
16:42vous arbitrez les portefeuilles obligataires
16:45entre, on le rappelle,
16:46le marché high yield,
16:47où il y a plus de risque,
16:48mais où il y a plus de rendement,
16:49et le marché investment grade,
16:51où là, on est sur des obligations
16:52de très bonne qualité.
16:53On l'a encore vu même avec des obligations,
16:55maintenant,
16:56qui se financent moins cher que des États.
16:58C'est assez surprenant, là,
16:59ce qui s'est passé depuis la rentrée.
17:00C'est vrai que les entreprises
17:03investment grade,
17:04donc de qualité,
17:05restent très, très solides,
17:06en fait,
17:07surprennent par leur résilience,
17:09même en Europe.
17:10Et donc, on reste surpondérés
17:13sur les obligations investment grade.
17:15Sur le high yield,
17:16on est de plus en plus sélectif.
17:18Il y a encore un rendement total
17:20qui est intéressant.
17:22Les primes de risque sont un peu serrées.
17:24Et comme on voit des premiers signes
17:26d'accidents de crédit,
17:28ça et là,
17:29il faut être très sélectif.
17:30Merci beaucoup, Xavier Chapal,
17:31de nous avoir accompagnés ce matin.
17:32Stratégie chez LBPM.
17:34Et à distance,
17:35Andrea Gentilini,
17:36directeur des investissements quantitatifs
17:39chez Ventondel.
17:40Merci à tous les deux
17:41d'avoir débriefé une séance
17:44qui, visiblement,
17:45a du mal à s'amorcer
17:46à la Bourse de Paris
17:47puisque le CAC 40 est étal
17:49alors que, hier soir,
17:50Wall Street a touché des records,
17:51notamment grâce aux valeurs technologiques.
17:538 231 points pour l'indice parisien
17:56avec notamment Capgemini
17:58qui gagne un peu plus
17:58de 6%
17:59après avoir relevé
18:00ses objectifs pour cette année.
18:01Et à l'inverse,
18:02BNP qui perd 2,7%.
18:04Et donc, je vous rappelle,
18:05BNP Paribas
18:06qui sera l'invité ce soir
18:07de Guillaume Paul.
18:09Bien sûr,
18:09publication à suivre
18:11tout au long de la journée
18:11également dans BFM Bourse.
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