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  • il y a 6 semaines
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h. 

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00:00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans le dernier numéro de la semaine de 100% politique, parce qu'aujourd'hui en
00:00:04France tout est politique !
00:00:05L'équipe est là, Jules Torres, Neymar M. Fadel, Johan Uzaï, bonsoir à tous les trois, ainsi que Sébastien Ligné,
00:00:10Mathilda du collectif Némésis et Éric Tegner.
00:00:13Bonsoir Gauthier.
00:00:13Belle journée Éric, très belle, très belle journée.
00:00:17Nous allons parler ensemble de Léon Marchand, puisque le nageur multimédaillé, européen et olympique,
00:00:24est la cible d'une cabale médiatique, et surtout d'une cabale sur les réseaux sociaux d'ailleurs, absolument hallucinante.
00:00:32Il a juste dit la phrase suivante, quand une journaliste lui demande s'il a envie de se positionner politiquement,
00:00:37comme par exemple Kylian Mbappé, qui, vous le savez, a eu des mots très véhéments contre le Rassemblement National.
00:00:42« Je n'ai pas envie de dire n'importe quoi, parce que je ne me sens pas légitime. »
00:00:46C'est la phrase la plus banale du monde.
00:00:49Bon, eh bien depuis, puisqu'il n'a pas dit « le Rassemblement National est aux portes du pouvoir,
00:00:55les fascistes sont dans les rues, les chemises brunes, la peste brune, les chemises noires, la peste brune »,
00:01:01eh bien il est taxé d'être fasciste, d'être un petit bourgeois.
00:01:06Voilà, sale blanc, lâcheté, honte, blanc qui vote et reine.
00:01:10Et vous avez aussi petit bourgeois, lâche, vous le voyez.
00:01:13Donc c'est vraiment, si vous voulez, toutes les insultes les plus infamantes possibles,
00:01:17parce qu'il a refusé de se positionner politiquement.
00:01:21Il n'a pas dit « je vote Marine Le Pen ».
00:01:22Il a refusé de se positionner politiquement.
00:01:26Et vous voyez le premier terme, Jules, sale blanc.
00:01:30Donc il est victime de racisme anti-blanc.
00:01:32On peut le dire, oui.
00:01:32Et là, vous avez des chroniqueurs de plateau,
00:01:34ou même des conseillères municipales à la ville de Paris, de gauche,
00:01:38qui disent « non, il n'est pas victime de racisme anti-blanc,
00:01:41parce que le racisme anti-blanc n'existe pas ».
00:01:43C'est Caroline Mécary, qui a dit « sale blanc est une insulte, mais pas raciste,
00:01:48parce que le racisme c'est un système.
00:01:49Quel est le blanc à qui on a refusé un emploi parce qu'il était blanc ? »
00:01:53Ce n'est pas le sujet.
00:01:54Il est traité de sale blanc.
00:01:55Donc, c'est-à-dire qu'il refuse de prendre position.
00:01:58Donc, en fait, il est fasciste.
00:01:59Donc, il est pro-Rassemblement national.
00:02:01Donc, c'est un sale blanc.
00:02:02Mais parce qu'il est traité de sale blanc,
00:02:04ça ne suffit pas à être taxé d'insultes racistes.
00:02:07Non, mais là, Omar Chaud a en effet été victime de racisme anti-blanc,
00:02:10comme beaucoup d'autres sportifs avant lui.
00:02:12pour la simple et bonne raison qu'il refuse d'entrer dans ce jeu nocif et nauséabond du tout politique.
00:02:19C'est-à-dire qu'on vit dans une société aujourd'hui
00:02:21où on demande à des acteurs, à des chanteurs, à des musiciens, à des sportifs
00:02:26de parler de sujets dont normalement ils ne devraient pas parler.
00:02:29Et puis, on les oblige s'ils n'ont pas envie d'en parler.
00:02:32Donc, c'est le cas de Léon Marchand.
00:02:33C'est le cas de beaucoup d'autres personnes.
00:02:35Le problème, c'est que ça amène à des conséquences.
00:02:37Et je crois qu'il y a un journaliste qui s'est entretenu avec l'entourage de Léon Marchand.
00:02:42Parce qu'on pourrait se dire, Léon Marchand, il est très loin de tout ça.
00:02:45Il est entre les championnats d'Europe et du monde de natation.
00:02:47Il s'entraîne aux Etats-Unis.
00:02:49Il est champion olympique.
00:02:50Il est très loin de ça.
00:02:51Non, en réalité, ça l'affecte.
00:02:52Ça le touche.
00:02:53C'est des insultes.
00:02:54C'est quelqu'un qui a fait rayonner la France ces dernières années,
00:02:58particulièrement aux Jeux olympiques,
00:02:59et qui subit, en effet, un torrent de haine, un déferlement de haine
00:03:03pour avoir seulement dit « je ne suis pas légitime ».
00:03:06Moi, je trouve qu'il a raison de ne pas céder à cette peur.
00:03:09Il a raison de ne pas céder à la panique.
00:03:10Et il a raison de ne pas mettre de la politique partout.
00:03:13Parce qu'on est dans une société qui veut mettre de la politique partout.
00:03:16Et je pense qu'il y a une majorité de France aujourd'hui.
00:03:17Ils sont très contents quand la politique est loin d'eux.
00:03:19La violence que subit Léon Marchand.
00:03:21Alors, vous voyez, le JDD en a sélectionné d'autres.
00:03:23Des insultes qu'il prend sur les réseaux sociaux.
00:03:26Fachos, racistes.
00:03:27Donc, c'est une véritable vague d'insultes.
00:03:29Ce n'est pas quelques dizaines de messages.
00:03:30C'est des milliers de messages.
00:03:32Et en plus, après, en plateau, des gens en débattent
00:03:34et expliquent qu'il n'est pas victime de racisme anti-blanc
00:03:36alors qu'il a été traité de sale blanc, Éric Tegner.
00:03:38Oui, c'est vrai que c'est assez surprenant
00:03:39de se dire qu'il subit des milliers, des dizaines de milliers
00:03:42d'attaques racistes alors qu'il est blanc.
00:03:43Moi, qui pensais qu'en effet, le racisme anti-blanc n'existait pas.
00:03:47La vérité, c'est qu'il n'a pas le bon faciès.
00:03:49Parce qu'en France, si vous êtes blanc, si vous êtes blond,
00:03:52eh bien, finalement, si en plus vous réussissez,
00:03:55eh bien, vous êtes de base discriminé
00:03:57parce que c'est cela l'inversion qu'on est en train de subir.
00:03:59Quand j'entends tout à l'heure, effectivement, la personne qui dit
00:04:01oui, mais non, le racisme, c'est quand il y a un système
00:04:04qui fait que vous ne pouvez pas avoir un travail
00:04:06eu égard à votre couleur de peau, mais pardon, ça existe.
00:04:08Ça s'appelle la discrimination positive.
00:04:11Aux États-Unis, ça fonctionne.
00:04:12Le nombre de personnes qui ne peuvent pas rentrer à l'université
00:04:14parce qu'ils sont blancs, parce qu'on a choisi d'instituer,
00:04:17avant que Donald Trump revienne au pouvoir,
00:04:20des lois qui disaient qu'on allait privilégier
00:04:21plutôt les personnes de couleur.
00:04:23C'est ce système qui est en train de se mettre en place.
00:04:25Quand, dans certains quartiers, vous êtes en minorité
00:04:27parce que vous êtes blanc et que vous vous retrouvez
00:04:30insultés, marginalisés, parfois même tabassés,
00:04:33eh bien, c'est une exclusion de ce qui se passe.
00:04:35Et c'est un énorme scandale.
00:04:36Il y a des milliers, tous les jours, d'attaques racistes.
00:04:38Les juges disent qu'il a été tué parce qu'il est blanc.
00:04:40Oui, et puis après, vous avez vu,
00:04:42il y a une bataille entre les juges et le parquet.
00:04:44Oui, bien sûr.
00:04:46Certains juges courageux estiment que, oui,
00:04:48il y a quand même des indices graves et concordants
00:04:50que c'était bien un crime anti-blanc,
00:04:53le meurtre de Thomas est anti-français.
00:04:54C'est les mots utilisés.
00:04:55Et puis, il y a le parquet qui ne retient pas
00:04:57parce que le racisme anti-blanc reste un tabou.
00:04:59C'est-à-dire que même un homme qui est tué,
00:05:01un jeune homme, au cri de
00:05:03« On est venu tuer des blancs selon plusieurs témoins »,
00:05:06non, il n'est pas victime de racisme anti-blanc.
00:05:07Donc, en fait, qu'est-ce qu'il faut ?
00:05:09Même un meurtre barbare à coup de couteau
00:05:11n'est pas reconnu comme du racisme anti-blanc
00:05:13ou du moins, il y a débat entre magistrats.
00:05:17Pour l'instant, c'est retenu
00:05:17puisque les juges d'instruction ont décidé
00:05:19de retenir la circonstance aggravante de racisme.
00:05:21Donc, pour l'instant, dans la procédure, c'est retenu.
00:05:24Et j'espère bien que ce sera effectivement retenu
00:05:26in fine, in fine, lors du procès aux assises.
00:05:30Ça, c'est une bonne réponse pour Caroline MacMekary.
00:05:32C'est ce que je vous dis,
00:05:32c'est qu'on n'en est absolument pas certain
00:05:33parce que le parquet a déjugé les magistrats.
00:05:37Est-ce que ça serait reconnaître 40 ans de laxisme sur le sujet ?
00:05:39Mais en tout cas, pour répondre à Caroline MacMekary,
00:05:41je ne sais pas s'il y a aujourd'hui des personnes blanches
00:05:44qui perdent leurs emplois précisément
00:05:46en raison de leur couleur de peau.
00:05:47Mais probablement, un homme blanc a été tué à Crépol
00:05:50en raison de sa couleur de peau.
00:05:52Donc, peut-être faut-il qu'elle se renseigne davantage
00:05:54sur l'actualité, Mme MacMekary.
00:05:56Peut-être faut-il qu'elle abandonne ses œillères
00:05:59pour voir la réalité, la réalité du pays.
00:06:01C'était sur le plateau de Sonia Mabrouk de BFM TV
00:06:04et c'est exactement ce que lui a répondu
00:06:05un journaliste du Figaro.
00:06:07Donc, il lui a dit, et elle disait,
00:06:09l'argument que je vous ai donné, mais il est vrai,
00:06:11le parquet a déjugé les magistrats instructeurs
00:06:14qui avaient retenu le caractère anticlant raciste.
00:06:18Alors, on a posé la question aux Français
00:06:19avec des équipes de 100% Frontières
00:06:21et on leur a demandé leur sentiment
00:06:23sur cette vague de haine
00:06:24que se prend Léon Marchand
00:06:25pour simplement avoir dit
00:06:26« Je n'ai pas envie de me positionner,
00:06:28je n'ai pas envie de dire n'importe quoi
00:06:30car je ne me sens pas légitime. »
00:06:33La politique, ce n'est pas son truc.
00:06:34Il est là pour parler du sport.
00:06:36Je pense qu'ils ont plus de chances
00:06:37de faire une caractère
00:06:38s'ils sont à gauche qu'à droite
00:06:39dans notre milieu politique actuel, disons.
00:06:42Il ne doit pas dire pour quelle partie il est
00:06:44parce qu'après, ça peut créer des tensions.
00:06:47Il ne va pas se faire insulter quoi qu'il arrive,
00:06:48même s'il ne veut pas parler,
00:06:49qu'il parle ou pas.
00:06:50Il n'a pas à se faire insulter dans tous les cas.
00:06:51Personnellement, ça met un peu égal sur la situation.
00:06:54Il vaut mieux ne pas intervenir dans la situation
00:06:58que d'aller dans un sens
00:06:59mais qu'il ne comprend pas
00:07:01ou qu'il ne serait pas interprété de son côté.
00:07:04C'est un peu compliqué d'avoir un avis
00:07:07sans être jugé d'une part ou d'une autre.
00:07:11En tant que personnalité,
00:07:12il n'a pas à prendre de décision.
00:07:13Du moins, ne pas l'annoncer.
00:07:14Là, il est insulté pour n'avoir rien dit.
00:07:18Oui, mais il a raison.
00:07:19C'est son choix.
00:07:20Ils sont tous de gauche.
00:07:22À la base, tout le monde est de gauche.
00:07:23Tout le monde voudrait partager.
00:07:25Sauf qu'ils font tous ce que fait la droite.
00:07:28C'est faire de l'argent pour eux.
00:07:30Je pense qu'il a tout à fait raison
00:07:31puisqu'il doit avoir des fans.
00:07:33Je pense que toute la France est fan de lui.
00:07:36Que peut-être certains le sanctionnent
00:07:40injustement sur son engagement politique.
00:07:42Je pense que l'engagement politique,
00:07:43si on n'est pas d'accord,
00:07:45ça fait partie de l'intimité des gens.
00:07:48Je pense que c'est une bonne chose
00:07:49que les sportifs fassent du sport
00:07:50et ne commandent pas la vie politique.
00:07:52Ce que je constate, c'est que même sans prendre de position,
00:07:54il est embêté.
00:07:55C'est ça qui est un peu dommage.
00:07:58Sébastien Ligné, comment vous réagissez
00:07:59à ce qu'on vient d'entendre dans le micro-trottoir ?
00:08:03Ce qui m'interpelle, c'est la virulence des propos
00:08:06par rapport à ce qui a été prononcé
00:08:07et ce qui a été dit par Léon Marchand.
00:08:08C'est la phrase la plus sensée et banale du monde.
00:08:11C'est une phrase que tous les Français comprennent
00:08:13parce que les Français n'en peuvent plus
00:08:15de ces artistes, de ces chanteurs,
00:08:17de ces personnalités qui sont complètement déconnectées
00:08:19du quotidien des Français
00:08:20et qui ne voient pas leur déconnexion.
00:08:22Au fond, Léon Marchand, il reconnaît le fait
00:08:25qu'il est un petit peu déconnecté.
00:08:26Léon Marchand, c'est quelqu'un qui vit
00:08:27et qui travaille aux Etats-Unis depuis 2020,
00:08:30qui ne connaît pas forcément toute la situation française
00:08:33par cœur, qui ne connaît pas la situation politique
00:08:35par cœur.
00:08:35Et donc, il dit simplement,
00:08:36je ne suis pas légitime.
00:08:37Mais au fond, énormément d'artistes
00:08:40ne sont pas légitimes pour parler de ces questions-là.
00:08:42Le problème, c'est qu'aujourd'hui,
00:08:43il y a une injonction à la prise de position.
00:08:45C'est-à-dire que, et plus on va arriver vers 2027,
00:08:47plus ça va être le cas.
00:08:48C'est-à-dire que, d'ici le premier tour,
00:08:49vous êtes un artiste, vous êtes un chanteur,
00:08:51vous êtes un sportif, vous arrivez sur un plateau,
00:08:53vous savez que vous allez avoir le droit à la question
00:08:55« Qu'est-ce qu'on pense de Marine Le Pen ? »
00:08:57« Est-ce que vous appelez à voter contre Marine Le Pen ? »
00:08:59Parce qu'ils tentent de créer un récit médiatique
00:09:02et donc, dans leur esprit, il faut absolument
00:09:04C'est même pas une injonction à prendre parti.
00:09:06C'est une injonction à prendre parti contre le rassemblement national.
00:09:09Si on dit « J'appelle à voter Jean-Luc Mélenchon »,
00:09:11on va être applaudi.
00:09:12Si vous dites « J'appelle à voter Marine Le Pen »…
00:09:14Parce qu'il faut créer un récit,
00:09:15il faut créer cette idée que toute la France serait contre le RN.
00:09:18Et donc, dans cette idée, il faut tous les artistes,
00:09:19tous les sportifs derrière eux.
00:09:20C'est là le talent de Léon Marchand,
00:09:22c'est qu'il est souvent à contre-courant.
00:09:24Yohan Uzaï, vous avez…
00:09:26Les journalistes posent cette question,
00:09:28les journalistes posent cette question
00:09:30en attendant de vous une réponse
00:09:32qui serait une réponse convenue, prédéfinie.
00:09:34À la journaliste à l'huit-hors-la-perchins.
00:09:36Vous ne voulez pas prendre parti comme Kylian Mbappé ?
00:09:39Mais vous sentez la déception.
00:09:40Vous sentez la déception des journalistes,
00:09:42effectivement, quand vous ne dites pas
00:09:43« Mais oui, évidemment, moi je n'aurai aucun mal à voter
00:09:45pour Jean-Luc Mélenchon,
00:09:47il faudra faire barrage au fascisme ».
00:09:48Non, évidemment, il a le courage de ne pas répondre à cela.
00:09:51Donc, il est cloué au pilori à la fois
00:09:53par une partie de la classe médiatique,
00:09:54mais aussi par tous les extrêmes gauchistes, naturellement,
00:09:57qui ne supportent pas de voir
00:09:59leur espèce de gourou
00:10:01mis en avant
00:10:03sur le devant de la scène
00:10:05pour faire barrage, effectivement,
00:10:06au Rassemblement National.
00:10:07Et vous verrez qu'à l'approche du premier tour,
00:10:09il y aura une énorme tribune dans le monde,
00:10:11dans Libération,
00:10:11et ceux qui n'auront pas signé cette tribune
00:10:13seront pointés du doigt en disant
00:10:14« Pourquoi vous n'avez pas signé la tribune anti-RN ? »
00:10:17Neymar, non seulement, il dit une phrase
00:10:18vraiment d'une banalité confondante,
00:10:21mais en plus, après, il est victime de racisme anti-blanc
00:10:23et on lui dit « Non, tu n'es pas victime de racisme anti-blanc
00:10:25parce que le racisme anti-blanc n'existe pas ».
00:10:27Je trouve ça extrêmement insupportable.
00:10:30Le racisme,
00:10:33contre quelle que soit la couleur,
00:10:35existe,
00:10:35et je peux vous en parler,
00:10:38puisque quand je travaille sur le quartier,
00:10:39je vois du racisme anti-noir,
00:10:41anti-arabe,
00:10:42anti-blanc, etc.
00:10:44Le racisme anti-noir est très prégnant
00:10:45dans certains quartiers.
00:10:46Dans certains quartiers, effectivement,
00:10:47mais même les noirs contre les arabes,
00:10:49les arabes contre les arabes,
00:10:51vraiment, je vois.
00:10:53Le racisme de certains maghrébins
00:10:54envers certaines populations subsahariennes,
00:10:57en effet, est très prégnant,
00:10:58on n'en parle jamais.
00:10:58Voilà, il n'y en a pas certains
00:11:00qui sont immunisés
00:11:02contre le racisme.
00:11:03Ça n'existe pas, malheureusement.
00:11:06Moi, ce que je trouve insupportable,
00:11:07vous voyez, c'est des personnes,
00:11:09excusez-moi d'employer les mots comme ça,
00:11:10alors que je n'aime pas ça,
00:11:12blanches,
00:11:12qui sont en train d'ostraciser
00:11:14les gens.
00:11:16Non, mais dans le sens où je n'aime pas,
00:11:17moi, raciser, vous voyez ?
00:11:18C'est ça, la différence.
00:11:20Moi, je n'aime pas raciser...
00:11:22Et donc, des blancs ostracisent,
00:11:22vous voulez dire ?
00:11:23Ostracisent, voilà,
00:11:24d'autres blancs,
00:11:25en leur niant le fait
00:11:26qu'ils puissent souffrir
00:11:27du fait du racisme.
00:11:29Et ça, c'est insupportable.
00:11:30Et je peux vous dire
00:11:31que j'ai fait un groupe de parole
00:11:32autour de cette question-là
00:11:33avec des habitants des quartiers.
00:11:35Et je peux vous dire
00:11:36qu'ils condamnent cela.
00:11:37Je vous assure,
00:11:38ils condamnent cela,
00:11:39ils me disent,
00:11:39mais je ne comprends pas.
00:11:40Bien sûr, le racisme existe.
00:11:42Et le critère pour considérer
00:11:46que quelqu'un est raciste
00:11:47ou souffre du racisme
00:11:48en disant,
00:11:49c'est parce qu'il ne discriminait
00:11:51à l'emploi
00:11:52ou bien au logement,
00:11:54mais excusez-moi,
00:11:55mais moi,
00:11:55ça me horrifie.
00:11:57Mais à côté...
00:11:58On n'est pas sur une histoire
00:11:58d'appartement,
00:11:59on est sur une histoire d'insultes.
00:12:00Oui, mais à côté de ça,
00:12:03c'est largement plus grave
00:12:04qu'un appartement.
00:12:04Gauthier, on en parle pas assez,
00:12:06mais c'est des années SOS racisme.
00:12:08C'est toute cette idéologie
00:12:09qu'on a distillée.
00:12:11Et en face,
00:12:11est-ce que la droite
00:12:12a réagi ?
00:12:14Absolument pas.
00:12:15Est-ce que toute la droite,
00:12:15alors je n'ai pas regardé,
00:12:16mais vous allez peut-être
00:12:17me corriger,
00:12:18a réagi pour condamner
00:12:20le racisme dont fait l'objet
00:12:21le racisme,
00:12:22le racisme dont fait l'objet
00:12:24ce jeune homme ?
00:12:24Vous avez raison.
00:12:26Mais il faut comprendre,
00:12:27le racisme anti-blanc
00:12:28n'est pas possible
00:12:29parce que les blancs
00:12:30sont responsables
00:12:31de la traite négrière.
00:12:32Depuis 1500 ans,
00:12:332000 ans,
00:12:34ils ont colonisé,
00:12:35ils ont détruit l'Afrique.
00:12:36Et en effet,
00:12:37il faut absolument faire en sorte
00:12:38d'oublier le fait
00:12:39que d'une certaine façon,
00:12:41les concepteurs
00:12:41et les derniers négriers
00:12:42en Afrique,
00:12:43c'étaient notamment
00:12:44des populations
00:12:44arabo-musulmanes.
00:12:45Ça,
00:12:46il ne faut pas en parler.
00:12:47Il y a un grand coupable
00:12:48aujourd'hui,
00:12:49c'est quand même
00:12:49l'homme blanc hétérosexuel
00:12:51de plus de 50 ans,
00:12:52c'était Éric Zemmour
00:12:52qui a en parlé
00:12:53et on est complètement
00:12:54là-dedans aujourd'hui.
00:12:55Alors Patrick Bruel,
00:12:55Patrick Bruel,
00:12:56pourquoi je vous en parle
00:12:57à nouveau ?
00:12:57Parce qu'après Mimati
00:12:58qui a dit,
00:12:59il a été plus harcelé
00:13:00que harceleur,
00:13:01il a un nouveau soutien
00:13:02en la personne
00:13:03de l'ancien agent
00:13:04Dominique Besnéard
00:13:05et producteur de cinéma.
00:13:07Vous allez voir
00:13:08ce qu'a dit
00:13:08Dominique Besnéard
00:13:09sur Patrick Bruel.
00:13:10J'ai vu ce qu'il a connu
00:13:12comme Mimati.
00:13:13Dominique Besnéard
00:13:13assure à RTL
00:13:14que Patrick Bruel
00:13:15a été plutôt harcelé
00:13:16à une période de sa vie.
00:13:18Donc c'est la fameuse
00:13:19Bruelmania
00:13:19dont nous parlait
00:13:20Fabien Lecoeuvre
00:13:21l'autre soir
00:13:22et puis son avocate
00:13:24Fanny Collin
00:13:25s'est exprimée
00:13:26au micro de Pascal Praud
00:13:27sur Europe 1.
00:13:29Je vous propose
00:13:29de l'écouter.
00:13:31Vous m'interrogez
00:13:32sur les raisons
00:13:32pour lesquelles
00:13:33il a annulé sa tournée.
00:13:35Eh bien,
00:13:36comme il l'a écrit,
00:13:37il a été directement
00:13:38ou indirectement
00:13:40notamment via
00:13:41les réseaux sociaux
00:13:42destinataires
00:13:42de menaces
00:13:44de menaces
00:13:44d'intrusions
00:13:45dans le cadre
00:13:46de ses concerts
00:13:47de menaces
00:13:47de grabuges
00:13:48et il n'a voulu
00:13:49prendre aucun risque
00:13:51pas le moindre
00:13:52et pour son public
00:13:53et pour ses équipes techniques.
00:13:54Vous dites
00:13:55qu'il n'y a pas
00:13:5530 plaintes
00:13:56qui ont été déposées ?
00:13:57Oui,
00:13:58je dis qu'il n'y a pas
00:13:5830 plaintes
00:13:59qui ont été déposées
00:13:59et que je ne les connais pas
00:14:00c'est 30 plaintes supposées.
00:14:02Alors,
00:14:02lorsque les avocats
00:14:03de la partie civile
00:14:05rapportent une trentaine
00:14:06de témoignages
00:14:0732 et rapportent
00:14:0832 plaintes,
00:14:10elles font erreur ?
00:14:11Elles disent
00:14:12quelque chose
00:14:12qui n'est pas juste ?
00:14:13Je ne sais pas,
00:14:14c'est à elles
00:14:14qu'il faudrait demander
00:14:16comment est-ce qu'elles ont
00:14:16procédé à ce compte-là ?
00:14:18En tout cas,
00:14:19dans le dossier judiciaire
00:14:21que je connais
00:14:22et dans lequel
00:14:23M. Patrick Bruel
00:14:24est parti,
00:14:24il n'y a pas
00:14:2530 plaintes.
00:14:25Depuis la mise
00:14:26en examen
00:14:26de Patrick Bruel
00:14:27le 11 juin,
00:14:28j'ai vu
00:14:29qu'une dizaine
00:14:30de nouvelles plaintes
00:14:31avaient été annoncées
00:14:32par la presse.
00:14:33C'est faux ?
00:14:34Alors,
00:14:34encore une fois,
00:14:35moi je ne connais pas
00:14:36et je ne connaîtrai jamais
00:14:37pour l'essentiel
00:14:38la source des journalistes
00:14:40et c'est bien normal.
00:14:41Encore une fois,
00:14:42je ne crois
00:14:43que ce que je vois
00:14:45et dans la presse,
00:14:46je peux constater
00:14:47que des informations
00:14:48parfois sont communiquées
00:14:49qui ne sont pas
00:14:50complètement exactes
00:14:50donc moi je me fie
00:14:51à une seule chose,
00:14:52c'est le dossier judiciaire.
00:14:54Mathilda du collectif Némésis.
00:14:56On était avec Alice Cordier
00:14:57qui est la directrice
00:14:57de ce collectif ce matin
00:14:58et elle était très viruleante
00:15:00à l'endroit de Patrick Bruel
00:15:01et elle avait un débat
00:15:01avec Georges Fenech
00:15:02donc j'avais envie
00:15:03de refaire ce débat
00:15:04parce que je le trouve intéressant.
00:15:05Quand vous entendez
00:15:06Dominique Besnéard
00:15:07et Mimati dire
00:15:08Patrick Bruel
00:15:09il est plus harcelé
00:15:10que harceleur
00:15:11à l'échelle de sa vie,
00:15:13vous en pensez quoi ?
00:15:14En fait,
00:15:15cet argument,
00:15:15je ne peux plus l'entendre.
00:15:16C'est simple,
00:15:17Patrick Bruel,
00:15:17il a 32 plaintes derrière lui
00:15:18pour des faits d'agression sexuelle,
00:15:20de viol,
00:15:20de tentatives de viol.
00:15:22Patrick Bruel
00:15:22a été adulé par des femmes.
00:15:24Ça,
00:15:24ce n'est pas un secret,
00:15:25c'est un secret pour personne
00:15:26mais si Patrick Bruel
00:15:27a été victime
00:15:27d'un harcèlement
00:15:28qui le choque,
00:15:29il n'a qu'à porter plainte.
00:15:30Là,
00:15:31aujourd'hui,
00:15:31il y a des plaignantes
00:15:32donc en fait,
00:15:33à un moment donné,
00:15:33il faut écouter
00:15:33la parole des victimes
00:15:35et en fait,
00:15:36un violeur,
00:15:37ce n'est pas forcément
00:15:37quelqu'un
00:15:38qui est dans une misère sexuelle
00:15:39si vous voulez.
00:15:40On peut très bien
00:15:40agresser une femme sexuellement
00:15:42et avoir des femmes
00:15:43à ses pieds.
00:15:44Ce n'est pas un argument ça.
00:15:46En fait,
00:15:46le violeur,
00:15:47c'est une question
00:15:47de domination,
00:15:49de volonté
00:15:49toute puissance
00:15:50sur une femme.
00:15:51Donc,
00:15:51l'argument de dire
00:15:52non,
00:15:52Patrick Bruel
00:15:52ne peut pas avoir
00:15:53violé des femmes
00:15:54parce qu'il y avait
00:15:55des femmes
00:15:55qui voulaient coucher
00:15:56avec lui,
00:15:56il est inaudible en fait.
00:15:59Inaudible.
00:15:59Donc,
00:15:59vous dites que c'est inaudible
00:16:00et la défense
00:16:01de Patrick Bruel,
00:16:03vous la trouvez comment ?
00:16:04La tournée qui est annulée
00:16:05pour vous,
00:16:05c'est totalement logique.
00:16:07Son avocate qui dit
00:16:08moi,
00:16:09je n'ai pas connaissance
00:16:10de 32 plaintes
00:16:11qui dénonce
00:16:11que le secret de l'instruction
00:16:13a été violé.
00:16:14Il y a le nom d'une actrice
00:16:14qui est sortie dans la presse.
00:16:15D'ailleurs,
00:16:16même cette actrice
00:16:16a été choquée
00:16:17que son nom sorte dans la presse.
00:16:19Donc,
00:16:19je ne vais pas le redonner
00:16:20puisqu'elle n'a pas envie
00:16:20que son nom figure
00:16:22actuellement dans le débat public.
00:16:23Qu'est-ce que vous pensez
00:16:24de la ligne de défense
00:16:25de Patrick Bruel
00:16:25et est-ce que vous trouvez bien
00:16:26qu'il ait annulé sa tournée ?
00:16:27Moi,
00:16:27en fait,
00:16:28je trouve que c'est une sage décision
00:16:29de sa part
00:16:29d'avoir annulé sa tournée.
00:16:30Il n'avait aucune obligation
00:16:31de le faire
00:16:32mais honnêtement,
00:16:33je trouve que c'était
00:16:33la décision la plus sensée
00:16:35qu'il pouvait prendre.
00:16:36Je suis désolée
00:16:37mais en fait,
00:16:38il y a déjà de la décence
00:16:40par rapport à la parole
00:16:40des victimes.
00:16:41Continuer une tournée
00:16:42alors qu'on a 32 plaintes
00:16:43derrière soi,
00:16:44c'est dire aux victimes
00:16:45quelque part,
00:16:45je n'en ai rien à faire
00:16:46de ce que vous dites sur moi.
00:16:48Patrick Bruel,
00:16:49je veux dire,
00:16:49c'est quelqu'un de connu,
00:16:50c'est quelqu'un d'aimé,
00:16:51je pense,
00:16:51par ses fans.
00:16:52Le message n'est pas le bon
00:16:53de continuer sa tournée
00:16:54et d'ignorer les plaintes
00:16:56qu'il a derrière lui.
00:16:57Alors évidemment,
00:16:57il y a la présomption d'innocence.
00:16:59Ça,
00:16:59c'est évident
00:17:00et on ne peut pas lier.
00:17:00Elle est bafouée,
00:17:01clairement.
00:17:01C'est pas rien.
00:17:02Elle est bafouée
00:17:03par rapport à ce que vous dites.
00:17:05Ah ben non,
00:17:05elle n'est absolument pas bafouée,
00:17:06je ne suis pas juge.
00:17:07Donc si vous voulez,
00:17:08la justice décidera
00:17:09de s'y passer de Buelles
00:17:10et de la justice doit.
00:17:11Là,
00:17:11il a lui-même décidé
00:17:12d'annuler sa tournée.
00:17:13On peut quand même
00:17:13saluer cette décision.
00:17:14Oui,
00:17:15mais vous avez vu
00:17:15un peu la pression médiatique,
00:17:17la pression aussi
00:17:18des féministes.
00:17:18Mais c'est normal,
00:17:19en fait,
00:17:19si vous voulez.
00:17:20Non,
00:17:20attendez,
00:17:20c'est une personne publique,
00:17:21c'est normal.
00:17:22Moi,
00:17:22je vais vous dire des choses.
00:17:23Moi,
00:17:23je pense que la présomption
00:17:25d'innocence,
00:17:26elle est extrêmement importante.
00:17:28Je pense que le tribunal médiatique,
00:17:30aujourd'hui,
00:17:30est en train de prendre
00:17:31leur relais sur,
00:17:32justement,
00:17:32le tribunal et la justice.
00:17:34Et c'est gravissime.
00:17:35Et moi,
00:17:35j'entends,
00:17:36vous voyez des gens,
00:17:37par exemple,
00:17:38des victimes d'autre chose,
00:17:39qui disent,
00:17:40moi,
00:17:40aujourd'hui,
00:17:41je n'ai plus confiance
00:17:42en la justice
00:17:42et je vais faire justice
00:17:43moi-même.
00:17:44Donc là,
00:17:44pour moi,
00:17:45c'est un peu
00:17:45une jurisprudence.
00:17:46Ça veut dire
00:17:47que n'importe quelle personne
00:17:48qui a été agressée,
00:17:51qui a été...
00:17:52Bon,
00:17:53lors d'accidents
00:17:54ou que sais-je,
00:17:55peut,
00:17:56justement,
00:17:56se saisir du tribunal médiatique,
00:17:58se saisir de venir
00:18:01semer le chaos
00:18:02lors des spectacles,
00:18:03etc.
00:18:03C'est inadmissible.
00:18:04On est dans un pays de l'État.
00:18:05Mais les gens ont droit
00:18:06d'avoir une opinion.
00:18:07Non,
00:18:07mais je vous donne juste mon avis.
00:18:08L'État de droit,
00:18:09on est en France,
00:18:107e puissance au monde,
00:18:11on doit pouvoir
00:18:12protéger,
00:18:13justement,
00:18:14la présomption d'innocence
00:18:16et faire tout le travail
00:18:18d'enquête
00:18:18pour,
00:18:19justement,
00:18:19rendre justice
00:18:20aux plaignants.
00:18:21La réponse de Mélida.
00:18:22Et on ne peut pas
00:18:22dans la double,
00:18:23vous voyez,
00:18:24c'est la double peine.
00:18:25Et moi,
00:18:25je trouve ça insupportable.
00:18:26Dans n'importe quelle entreprise privée,
00:18:28si vous avez un employé...
00:18:29On l'a empêché de travailler,
00:18:30il y a eu un non-lueur.
00:18:31On l'a empêché...
00:18:33Dans n'importe quelle entreprise privée,
00:18:35si vous avez un salarié...
00:18:36C'est accusé d'agressions sexuelles
00:18:42ou de viol sur une de ses collègues,
00:18:44enfin,
00:18:44son employeur va le mettre à pied
00:18:45le temps de l'enquête,
00:18:46ça me paraît tout à fait normal.
00:18:47Mais là,
00:18:47il y a un système aussi...
00:18:48Pourquoi normal ?
00:18:49Nécessairement.
00:18:49Mais si,
00:18:50bien sûr,
00:18:50c'est normal.
00:18:50Ça s'appelle le principe de précaution.
00:18:52Mais Patrick Bruel,
00:18:53il aurait,
00:18:54en tout cas,
00:18:54là,
00:18:55dans les plaintes
00:18:55qui ont été déposées,
00:18:56agi lors de ses tournées.
00:18:58Il aurait.
00:18:58Sur notamment des masseuses,
00:19:01sur notamment...
00:19:02Parce que l'enquête est en cours.
00:19:03Mais c'est quand même sage de sa part
00:19:06de se retirer.
00:19:07Et je trouve ça normal,
00:19:09si vous voulez,
00:19:09dans le cadre de ses fonctions,
00:19:10par principe de précaution,
00:19:11d'arrêter...
00:19:13Alors attendez,
00:19:14on comprend bien le débat.
00:19:15Il y a d'un côté
00:19:16le principe de précaution
00:19:17et de l'autre,
00:19:18la présomption d'innocence.
00:19:19Je rappelle effectivement
00:19:20que les juges
00:19:21avaient le pouvoir d'empêcher
00:19:22Patrick Bruel
00:19:23de se produire sur scène
00:19:23et qu'ils n'ont pas retenu
00:19:25cela contre lui.
00:19:26Donc,
00:19:26il avait parfaitement le droit
00:19:27d'être sur scène.
00:19:28Mais face à la pression,
00:19:29parce que c'est ça
00:19:29qui le fait céder,
00:19:30c'est évidemment
00:19:30pression médiatique,
00:19:34menace,
00:19:35dit son avocate,
00:19:36absolument,
00:19:36contre ses équipes
00:19:37et contre ses fans.
00:19:38Et donc,
00:19:38tout ça l'a fait renoncer.
00:19:39Jules,
00:19:40entre le principe de précaution
00:19:41et la présomption d'innocence,
00:19:42vous préférez quoi ?
00:19:43Moi,
00:19:43je préfère une société
00:19:44qui respecte l'état de droit.
00:19:46C'est-à-dire que,
00:19:47oui,
00:19:48moi,
00:19:48je ne vais pas défendre
00:19:48Patrick Bruel
00:19:49et d'ailleurs,
00:19:49c'est un petit peu insupportable,
00:19:50on le dit depuis des semaines
00:19:51pour ne pas dire des mois.
00:19:52Dès qu'on dit
00:19:53présomption d'innocence,
00:19:54dès qu'on dit
00:19:5532 plaintes,
00:19:56ça ne vaut pas condamnation,
00:19:57mise en examen,
00:19:57ça ne vaut pas condamnation,
00:19:58on passe pour un défenseur
00:19:59de Patrick Bruel.
00:20:00Moi,
00:20:00je ne défends absolument pas
00:20:01Patrick Bruel,
00:20:01je n'en ai rien à faire
00:20:02de Patrick Bruel,
00:20:03je n'en ai rien à faire
00:20:04s'il est ruiné
00:20:05après l'annulation
00:20:06de ses concerts.
00:20:08Il a passé toute sa vie
00:20:09à donner des sons
00:20:10et à être
00:20:12un affidé du système
00:20:13contre
00:20:14ceux qui voulaient
00:20:14peut-être changer de société
00:20:15ou en tout cas
00:20:16la rendre meilleure.
00:20:17Donc,
00:20:17je ne défendrais pas
00:20:17Patrick Bruel.
00:20:18En revanche,
00:20:18il y a un principe
00:20:19que moi,
00:20:19je trouve intangible
00:20:20et que je trouve fondamental,
00:20:21c'est celui du respect
00:20:23de la présomption d'innocence
00:20:24parce que moi,
00:20:25aujourd'hui,
00:20:26Patrick Bruel,
00:20:26quoi qu'on en dise,
00:20:27il est condamné
00:20:28à une mort professionnelle
00:20:29quasiment automatique.
00:20:30Moi,
00:20:30je veux bien...
00:20:31Mais Bertrand Cantat
00:20:32va continuer de sortir
00:20:32des albums
00:20:33après avoir fait grouiller.
00:20:34Mais Bertrand Cantat,
00:20:34il a tué quelqu'un.
00:20:35Arrêtez de dire
00:20:36que c'est la fin
00:20:37de sa carrière.
00:20:38Patrick Bruel,
00:20:39il a 67 ans,
00:20:39je crois.
00:20:40Il va peut-être
00:20:42vendre des disques
00:20:42mais là,
00:20:43en l'occurrence,
00:20:44il est dans une affaire
00:20:45qui est toujours en cours.
00:20:46Il ne peut pas mener
00:20:47sa tournée.
00:20:48Il ne peut pas mener
00:20:54cette campagne
00:20:55et cette campagne
00:20:56de concert.
00:20:57Mais quoi qu'il arrive,
00:20:58vous prenez l'exemple
00:20:59d'un réhabitant,
00:21:00pardonnez-moi,
00:21:01ça montre que la mort sociale
00:21:02et la mort professionnelle...
00:21:03Eh bien, Sébastien,
00:21:04c'est encore pire.
00:21:05C'est-à-dire que c'est une personne
00:21:06qui a obtenu deux non-lieux,
00:21:08une mise en examen
00:21:08qui, dans le cas de la justice,
00:21:10est rarissime
00:21:11et il est condamné
00:21:12à la mort professionnelle, lui,
00:21:13alors qu'on sait
00:21:14qu'il n'a rien fait.
00:21:16Et ça,
00:21:17c'est de manière définitive.
00:21:18Donc, on voit très bien
00:21:19que c'est possible
00:21:19dans d'autres exemples
00:21:20et dans d'autres pays.
00:21:23Il est extrêmement clair.
00:21:24Il y a 32 fausses plaintes
00:21:26et tout ça est une machination.
00:21:27D'accord.
00:21:27Et dans ce cas,
00:21:28on change de justice
00:21:29et j'en termine.
00:21:30À partir de combien ?
00:21:31À partir de combien,
00:21:31on n'a plus le droit
00:21:32de se produire ?
00:21:3215, 20, 25 ?
00:21:34Sébastien qui est sur
00:21:34la ligne de Matilda.
00:21:35Mais c'est très intéressant.
00:21:36Le fait que ce débat
00:21:37soit animé prouve
00:21:38que la défense
00:21:40de Patrick Goel
00:21:40et de ses proches
00:21:41est mauvaise.
00:21:42C'est-à-dire qu'on ne peut pas,
00:21:44dans une affaire comme ça,
00:21:45quand vous avez 32 plaintes,
00:21:46entendre la phrase
00:21:47« Il a été plus souvent harcelé
00:21:49que harceleur ».
00:21:49Cette phrase-là,
00:21:50elle est inaudible.
00:21:51Mais ce n'est pas son avocat
00:21:52de Minimati.
00:21:53Il est question de ça ce soir.
00:21:55Mais ce n'est pas son avocat.
00:21:56C'est de la phrase de Minimati
00:21:57et de la phrase
00:21:58de Dominique Bessner
00:21:59qui tente de victimiser
00:22:00Patrick Goel.
00:22:01Je trouve que dans la séquence,
00:22:03c'est inaudible
00:22:04et c'est totalement indécent.
00:22:05Et même pire,
00:22:06pour Patrick Goel,
00:22:07ça le dessert.
00:22:08Parce qu'il passe pour quelqu'un
00:22:09qui est complètement insensible.
00:22:11De la même manière
00:22:12que le fait qu'il ait dû attendre
00:22:14d'avoir presque le couteau
00:22:15entre la gorge
00:22:15pour annuler...
00:22:16Sous la gorge.
00:22:17Sous la gorge.
00:22:19la tournée de ses concerts,
00:22:21ça a donné l'image
00:22:22d'un homme extrêmement insensible
00:22:23alors qu'il aurait fallu
00:22:24évidemment qu'il annule
00:22:25immédiatement.
00:22:26Pardon,
00:22:26on ne met pas
00:22:27sur le même plan,
00:22:28je ne mets pas
00:22:28sur le même plan
00:22:29une personne
00:22:30qui a une ou deux accusations
00:22:32avec parfois témoignage
00:22:33contre témoignage
00:22:34et là,
00:22:34en l'occurrence,
00:22:3532 plaintes
00:22:36et sans doute
00:22:36beaucoup plus de témoignages
00:22:37avec des preuves
00:22:38qui ont été affirmées
00:22:39et je crois
00:22:404 déjà mises en examen.
00:22:42Et déjà 4 mises en examen.
00:22:43Je vous permet de dire ça.
00:22:44Oui,
00:22:44puis il y avait déjà des faits.
00:22:46Il y a eu 8 dossiers,
00:22:49ce qu'ont émoigné contre lui
00:22:49si bien qu'il a été interdit
00:22:50d'un festival en Suisse
00:22:51quand même.
00:22:52Donc vous êtes d'accord
00:22:53que la présence
00:22:53c'est pas la justice
00:22:54le festival ?
00:22:55Mais ce que je veux dire
00:22:56c'est qu'il y a des faisceaux
00:22:57d'indice concordants.
00:22:58Il est présumé innocent.
00:23:00C'est du bon sens aussi.
00:23:01Je veux dire,
00:23:02il y a un festival en Suisse
00:23:02qui lui annule sa venue.
00:23:04Je veux dire,
00:23:04c'est quand même une perte d'argent
00:23:05pour ce festival en Suisse.
00:23:06Enfin,
00:23:06je veux dire,
00:23:06ils ne le font pas de bon cœur
00:23:07parce qu'il y a des masseuses
00:23:08qui portent plainte
00:23:09parce qu'il aurait eu
00:23:10des comportements inappropriés.
00:23:19a été agressé.
00:23:20Quelqu'un s'est introduit
00:23:21dans la maison des parents
00:23:24et le père a décidé
00:23:25avec un ami
00:23:26de se faire justice.
00:23:28Vous voyez ?
00:23:28De se faire justice.
00:23:29Quel rapport ?
00:23:30Non,
00:23:31mais en fait,
00:23:32ça peut être une jurisprudence
00:23:33parce que c'est une forme
00:23:34de justice qui est rendue.
00:23:36Quelqu'un va se faire justice
00:23:37soi-même pour Patry Brouillet ?
00:23:37Mais écoutez,
00:23:38à partir du moment,
00:23:39non,
00:23:39ce que je veux vous dire par là,
00:23:40à partir du moment
00:23:41où la présomption d'innocence
00:23:42est bafouée,
00:23:43à partir du moment
00:23:44où on ne fait plus confiance
00:23:45à la justice...
00:23:45Mais personne ne dit
00:23:46que Patry Brouillet est coupable.
00:23:47Mais si,
00:23:47à partir de...
00:23:49Moi, je dis ça.
00:23:50Je dis simplement
00:23:51que se victimiser
00:23:52quand on a 30 plaintes
00:23:54derrière soi,
00:23:55je ne suis pas certain
00:23:55que ce soit la meilleure
00:23:56stratégie de défense.
00:23:57Ça n'a rien à voir.
00:23:58Vraiment,
00:23:58ce que vous dites,
00:23:58ça n'a rien à voir.
00:23:59Et parce qu'il y avait quelqu'un,
00:24:00je ne sais pas votre histoire,
00:24:01qui était rentré chez lui.
00:24:02C'est comme ce père en Belgique
00:24:03qui a pris 17 ans
00:24:04parce qu'il s'est fait justice lui-même
00:24:06parce qu'il a roué
00:24:06un pédocriminel
00:24:07et qu'il s'en était prêt
00:24:08à son beau-fils.
00:24:08Ça n'a strictement rien à voir.
00:24:10Écoutez Mimi Maty
00:24:10puisqu'on en parle.
00:24:17Pour l'instant,
00:24:18il n'a pas tranché.
00:24:19C'est à la justice de trancher.
00:24:21Après, Patrick,
00:24:22c'est un séducteur.
00:24:23Il a été séducteur.
00:24:24Il a été plus harcelé
00:24:26qu'harceleur, à mon avis.
00:24:28Mais ça, c'est la justice
00:24:29qui en décidera.
00:24:31Mais je pense que
00:24:32c'est au public
00:24:34de choisir
00:24:34de quel droit
00:24:35tant que la justice
00:24:36n'a pas tranché,
00:24:37tant qu'on ne dit pas
00:24:38que c'est un criminel notoire
00:24:40et qu'il ne faut surtout pas
00:24:42qu'on le voit sur scène.
00:24:43Moi, il fait travailler
00:24:44plein de gens.
00:24:45La première tournée
00:24:46qui a été annulée,
00:24:47elle a mis au chômage
00:24:49un tas de techniciens
00:24:50et ça fait à peu près
00:24:51200 personnes,
00:24:52je pense,
00:24:53autour de lui
00:24:53pour une tournée comme ça.
00:24:54Moi, je pense que
00:24:55c'est au public de décider.
00:24:57La justice n'a pas tranché
00:24:58et on est capable
00:25:00de laisser sortir
00:25:00des mecs
00:25:01qui ont violé
00:25:02une mamie de 83 ans
00:25:04de les laissant en liberté
00:25:05et on est capable
00:25:07de vouloir interdire
00:25:08à un chanteur.
00:25:10Donc, pour l'instant,
00:25:11la culpabilité
00:25:12qui est sûrement moindre
00:25:14n'a pas été prouvée.
00:25:16je trouve dommage
00:25:17de priver
00:25:18le public de Patrick
00:25:19et c'est encore une fois
00:25:21au public de choisir.
00:25:23On ne vous a pas encore
00:25:24entendu sur le débat ?
00:25:25Oui, mais en même temps,
00:25:25je suis très embêté
00:25:26parce que je suis tiraillé
00:25:27entre différents sentiments.
00:25:29D'abord, un mot
00:25:29sur cette phrase.
00:25:30C'est vrai,
00:25:30il a été plus harcelé
00:25:32que harceleur.
00:25:32C'est vrai qu'elle est
00:25:33complètement indécente,
00:25:34cette phrase.
00:25:34Parce qu'en plus,
00:25:35on ne l'accuse pas
00:25:35d'être harceleur,
00:25:36on l'accuse d'être violeur.
00:25:37Ce n'est quand même
00:25:38pas tout à fait la même chose.
00:25:39Je pense que
00:25:40Mimati, sincèrement,
00:25:41elle n'a pas très bien compris
00:25:42de quoi il était question
00:25:43et elle n'a pas très bien compris
00:25:44dans quelle situation
00:25:45se trouvait Patrick Bruel.
00:25:47Là où je la rejoins...
00:25:48Elle a compris, moi.
00:25:48Comment ?
00:25:49Elle n'a peut-être pas
00:25:49choisi les bons mots,
00:25:50mais elle a compris.
00:25:51Écoutez, en tout cas,
00:25:52les mots ne sont pas
00:25:52du tout adéquats.
00:25:54Il fait trailler
00:25:55beaucoup de gens.
00:25:56Mais après,
00:25:58ce que je voulais dire,
00:25:59c'est qu'effectivement,
00:25:59là où je la rejoins plutôt,
00:26:01c'est que oui,
00:26:02ça serait plutôt au public
00:26:03de choisir,
00:26:03dans la mesure où
00:26:04son contrôle judiciaire
00:26:05ne l'empêche pas
00:26:06de monter sur scène.
00:26:07Il n'a pas été condamné
00:26:08pour l'instant.
00:26:09Moi, je considère
00:26:10qu'il aurait pu monter
00:26:12sur scène.
00:26:13Il aurait même...
00:26:14J'allais dire qu'il aurait dû.
00:26:16Mais en tout cas,
00:26:17il aurait pu.
00:26:18Et moi,
00:26:18s'il avait décidé
00:26:19de monter sur scène,
00:26:19je l'aurais soutenu.
00:26:20Je ne serais pas allé le voir.
00:26:21Je ne serais pas allé l'applaudir.
00:26:22Mais ça aurait été son choix
00:26:23et le public aurait pu décider.
00:26:24C'est intéressant
00:26:25de vous entendre là-dessus,
00:26:26Mathilda.
00:26:26Pourquoi être contre
00:26:27que le choix revienne au public ?
00:26:30Je ne suis pas contre
00:26:31le fait que le choix
00:26:32revienne au public.
00:26:33Sincèrement, c'est juste
00:26:34qu'il a pris cette décision
00:26:35et que moi, je la trouve sage.
00:26:36Maintenant, en fait,
00:26:37il a le droit de continuer
00:26:38ses tournées.
00:26:38Donc ça ne vous aurait pas choqué
00:26:39et qu'il continue sa tournée.
00:26:40Ça m'aurait choqué.
00:26:41Mais il en a le droit,
00:26:42si vous voulez.
00:26:42Mais comme, en fait,
00:26:43les gens ont le droit
00:26:44de ne pas aller à ses concerts,
00:26:45les gens ont le droit
00:26:47de faire des manifestations,
00:26:48si vous voulez,
00:26:48parce qu'il y a des collectifs
00:26:50féministes qui font des manifestations.
00:26:51Alors nous,
00:26:51ce n'est pas le cas
00:26:51du collectif Némésis,
00:26:52mais je sais que nous,
00:26:53toutes l'a fait.
00:26:54Elles sont allées
00:26:54dans une pièce de théâtre
00:26:55de Patrick Bruel
00:26:57en interrompant la pièce de théâtre
00:26:58et en le traitant de violeur.
00:27:00Bon, ben voilà,
00:27:00elles ont le droit aussi.
00:27:01Enfin, je veux dire,
00:27:02c'est un système
00:27:02que vous avez déjà fait aussi.
00:27:04Évidemment,
00:27:04nous, on le fait très souvent.
00:27:05Ça s'appelle de l'agite propre.
00:27:06C'est normal de le faire.
00:27:07Je veux dire,
00:27:07il a 32 plaintes contre lui.
00:27:09Ce n'est pas étonnant
00:27:10qu'il y ait des collectifs.
00:27:10Excusez-moi,
00:27:10c'est un bon débat.
00:27:11Pardon, moi,
00:27:12je ne trouve pas ça normal.
00:27:13Excusez-moi,
00:27:14je ne trouve pas ça normal du tout.
00:27:15Je trouve ça scandaleux.
00:27:17Je trouve ça scandaleux.
00:27:18Non, mais ça,
00:27:18c'est un bon sujet.
00:27:19Tiens, on va faire le débat
00:27:21juste après la pub
00:27:22parce qu'effectivement,
00:27:22le collectif Némésis
00:27:23a fait exactement pareil
00:27:24pour d'autres raisons
00:27:25avec Éric Dupont-Moretti.
00:27:27Vous arrivez dans une pièce
00:27:29et vous interrompez le spectacle
00:27:31que tout le monde
00:27:31est en train de regarder.
00:27:32En fait,
00:27:33vous faites suer tout le monde
00:27:34quand vous faites ça.
00:27:35C'est particulier.
00:27:36Pour l'avoir vécu,
00:27:38ce n'est pas très sympa.
00:27:39Vous l'avez fait
00:27:40à quel type ?
00:27:42Quand vous étiez sur scène ?
00:27:43Quand mes amis
00:27:45à Valores Actuelles
00:27:46étaient sur scène,
00:27:46vous vous souvenez,
00:27:47je prends souvent cet exemple,
00:27:48et que vous avez
00:27:48des femen qui arrivent,
00:27:50ce n'est pas très agréable.
00:27:51On va en parler
00:27:52dans un instant
00:27:52de ce mode de fonctionnement
00:27:54des collectifs féministes
00:27:55quand elles décident
00:27:56de débarquer dans une salle
00:27:57et d'interrompre le spectacle.
00:27:58Alors, politique
00:27:59pour Éric Dupont-Moretti,
00:28:01injustement pour Harry Habitant
00:28:02ou en raison d'accusations
00:28:04non jugées
00:28:05pour Patrick Bruel.
00:28:06Ce mode de fonctionnement,
00:28:07d'entrer dans une salle
00:28:08de spectacle
00:28:08pour différentes raisons
00:28:09et de tout interrompre
00:28:10et je le disais,
00:28:11de casser les pieds un peu
00:28:12à tous ceux
00:28:13qui ont décidé
00:28:13de venir voir le spectacle.
00:28:14Casser les pieds.
00:28:15Voilà.
00:28:16A tout de suite.
00:28:19Deux retours
00:28:20dans 100% politique.
00:28:21On parlait de l'affaire Bruel
00:28:22et le débat était vif
00:28:23et fort intéressant
00:28:24en plateau.
00:28:25Alors, on va écouter
00:28:25l'avis des Français
00:28:27que nous avons interrogés.
00:28:28Je vous l'ai dit,
00:28:28Patrick Bruel
00:28:29a annulé sa tournée.
00:28:30Il reçoit le soutien
00:28:31de Mim Mathieu
00:28:32et Dominique Besnard
00:28:33qui ont expliqué
00:28:33qu'il était plus harcelé
00:28:35que harceleur.
00:28:36Ça choque énormément
00:28:36une partie du plateau,
00:28:37Sébastien Ligné, Mathilda.
00:28:39Et puis, vous,
00:28:39vous êtes plus sur le principe
00:28:40de précaution.
00:28:41Il doit renoncer à sa tournée
00:28:43puisqu'il y a des faits
00:28:43qui se seraient passés
00:28:44pendant ses précédentes tournées.
00:28:46Ce côté du plateau
00:28:47était plus sur
00:28:48la présomption
00:28:50d'innocence.
00:28:51Et, c'est intéressant
00:28:52parce qu'on parlait
00:28:52du phénomène
00:28:53des féministes
00:28:54qui rentrent dans les salles
00:28:55qui interrompent un spectacle.
00:28:56C'est génial ça.
00:28:57Pour des raisons différentes.
00:28:58Et le collectif Némésis
00:28:59l'a fait également
00:29:00pour Éric Dupond-Moretti
00:29:00pour des raisons politiques.
00:29:02Et je sais que c'est une méthode
00:29:03qui vous choque énormément,
00:29:04Jules Torres.
00:29:04Alors, écoutez
00:29:05l'avis des Français
00:29:05et ensuite,
00:29:06vous allez pouvoir dire
00:29:07ce que vous pensez
00:29:07à Mathilda
00:29:08et à sa façon d'agir.
00:29:11Il a eu raison.
00:29:12Je pense qu'il a été forcé
00:29:13de le faire
00:29:13et que c'est tant mieux
00:29:15pour toutes les victimes
00:29:17dont la vie a été chamboulée
00:29:18par ce type.
00:29:19C'est un homme public
00:29:20et qu'à partir du moment
00:29:21où on devient public,
00:29:22on subit sa vie privée.
00:29:25C'est son choix.
00:29:26Il avait fait des erreurs.
00:29:28C'est son choix.
00:29:29Il les assume.
00:29:29Si un homme a fait des erreurs,
00:29:31il doit les payer.
00:29:32Alors, trop de pression.
00:29:33C'est normal
00:29:34vu toutes les plaintes.
00:29:35Est-ce qu'il a eu raison
00:29:36de le faire ?
00:29:37Ça, c'est à lui de voir
00:29:38et pas à moi de le dire.
00:29:41Personnellement,
00:29:42je suis ravie
00:29:43qu'il ait annulé sa tournée.
00:29:44Je trouve ça normal.
00:29:44Ce n'est pas normal
00:29:45que ce monsieur
00:29:45aille chanter
00:29:46des chansons très légères
00:29:48d'amour et de séduction
00:29:49alors qu'il a plus d'une trentaine
00:29:52voire une quarantaine
00:29:52de plaintes derrière lui.
00:29:54Non, c'est très bien
00:29:55qu'il ait annulé
00:29:56compte tenu des accusations
00:29:57qui pèsent sur lui.
00:29:58Il a son libre arbitre
00:29:59mais je considère
00:30:01que plus les accusations
00:30:02qui pèsent sur lui,
00:30:04il a très bien fait d'annuler.
00:30:05Ne serait-ce que par décence.
00:30:08Chacun décide
00:30:09de ce qu'il a envie de faire.
00:30:10Chacun décide
00:30:11d'aller à ses concerts
00:30:12ou de ne pas aller
00:30:13à ses concerts.
00:30:14Je pense qu'il vaut mieux
00:30:15que d'arrêter.
00:30:17Il a quand même
00:30:17beaucoup de...
00:30:19Une quarantaine ?
00:30:20Oui, oui, oui, quand même.
00:30:22Je pense qu'il fait bien
00:30:23d'arrêter.
00:30:25Il y avait trop de pression.
00:30:26Pour le moment.
00:30:26Pour le moment.
00:30:27On verra après le jugement.
00:30:29Ce que craignait Patrick Breuil,
00:30:30c'était la mise en danger
00:30:31de ses spectacles
00:30:31par l'incursion
00:30:33de militantes féministes.
00:30:34Et ça, c'est un moyen
00:30:35de fonctionnement
00:30:35qui vous choque, Jules Thorez.
00:30:36Parce que ça arrive,
00:30:37par exemple, à Harry Habitant
00:30:38qui est lavé de tout soupçon.
00:30:39Oui, parce que je trouve
00:30:40que c'est contre-productif.
00:30:41Vous l'avez dit.
00:30:42Harry Habitant, il a connu ça.
00:30:43Gérard Depardieu, en 2023 également.
00:30:45Je crois que le collectif Némésis,
00:30:47et moi, je suis un soutien
00:30:47du collectif Némésis,
00:30:48donc il n'est pas question
00:30:49de parler du mouvement
00:30:50mais de la méthode d'action.
00:30:52L'on fait pour Valérie Pécresse,
00:30:53pour Éric Dupond-Moretti,
00:30:55qui ne sont pas des personnes
00:30:56forcément que je porte
00:30:56énormément dans mon cœur,
00:30:57notamment le ministre
00:30:58du sentiment d'insécurité.
00:30:59Mais je trouve que c'est
00:31:00contre-productif
00:31:01parce que je trouve
00:31:02que le happening,
00:31:03ça dévore le message.
00:31:05Moi, j'aime bien
00:31:05le débat d'idées,
00:31:06j'aime bien la contradiction,
00:31:08j'aime bien l'échange
00:31:09et je trouve que ça n'apporte rien
00:31:11dans le débat,
00:31:12dans le fait d'avancer
00:31:13un certain nombre d'idées,
00:31:14de faire ce genre de happening.
00:31:16Alors, c'est bien,
00:31:16ça fait des belles images,
00:31:18ça peut parfois susciter
00:31:19un certain nombre de débats
00:31:20et de commentaires,
00:31:21mais je ne trouve pas ça
00:31:23très loyal,
00:31:24je ne trouve pas ça très bien
00:31:25pour le public non plus,
00:31:26qui n'a rien fait.
00:31:27Bon, le public
00:31:27qui va voir les spectacles
00:31:29d'Héroïque Dupond-Moretti
00:31:30ne sont pas forcément
00:31:30des centristes
00:31:31qui sont pour le laxisme judiciaire.
00:31:34Voilà, donc encore une fois,
00:31:35on pénalise le public.
00:31:38C'est une forme de prise d'otage, quoi.
00:31:39Je ne dirais peut-être pas jusque-là,
00:31:41mais en tout cas,
00:31:41je n'aime pas.
00:31:43C'est évidemment un terme
00:31:44que je galvaude.
00:31:44On dit ça aussi
00:31:45quand il y a la grève à la SNCF,
00:31:46évidemment que ce n'est pas
00:31:46une vraie prise d'otage.
00:31:47Vous voyez ce que je veux dire.
00:31:48Je suis pas très nuancé.
00:31:49C'est une expo.
00:31:49Oui, bien sûr,
00:31:50vous êtes Mister Nuance.
00:31:52Depuis que vous avez la moustache,
00:31:53c'est la moustache de la nuance également.
00:31:55Eh bien, c'est un très beau surnom.
00:31:56Mathilda,
00:31:57c'est un mode de fonctionnement
00:31:58effectivement que vous avez mis en place,
00:31:59notamment pour Eric Dupond-Moretti.
00:32:00Oui, bien sûr,
00:32:01et c'est très intéressant
00:32:02d'ailleurs ce que vous dites, Jules,
00:32:03parce que vous dites,
00:32:04en fait,
00:32:05les spectateurs de Dupond-Moretti
00:32:06sont justement peut-être
00:32:08plutôt des centristes
00:32:09ou des gens de droite
00:32:09qui sont d'accord
00:32:11plutôt avec le sentiment
00:32:12d'insécurité.
00:32:12Puisque je le rappelle,
00:32:13nous, on avait déployé
00:32:14une banderole dans un théâtre
00:32:15lors d'un spectacle
00:32:16de M. Dupond-Moretti
00:32:18par rapport à la sortie
00:32:19qu'il avait faite
00:32:20sur l'insécurité.
00:32:21Il avait dit
00:32:22qu'en fait,
00:32:23il n'y avait pas d'insécurité
00:32:24en France.
00:32:24La France n'est pas un coupe-gorge.
00:32:25Mais voilà,
00:32:26qu'il y avait seulement
00:32:27un sentiment d'insécurité.
00:32:29Et donc, nous,
00:32:29on a tenu à rappeler
00:32:31et à M. Dupond-Moretti
00:32:32et à son public,
00:32:33justement,
00:32:33qu'il n'est pas toujours au courant
00:32:35des sorties,
00:32:36des gens qu'il viennent voir
00:32:37au Péas.
00:32:37Ceux qui viennent voir
00:32:38Eric Dupond-Moretti,
00:32:39à mon avis,
00:32:39sont au courant
00:32:39du sentiment d'insécurité.
00:32:42Ah oui,
00:32:42je parle du fait
00:32:43que M. Dupond-Moretti
00:32:45ait dit ça
00:32:45et qu'il se moque
00:32:48des Français
00:32:48et des Françaises,
00:32:49des Françaises
00:32:49qui se font violer dans la rue,
00:32:51des gens qui se font poignarder.
00:32:52C'est un courant
00:32:52qu'Eric Dupond-Moretti
00:32:53a dit ça,
00:32:53c'est ce que je vous dis.
00:32:53Pas forcément tous.
00:32:54Mais pourquoi punir
00:32:56tout le monde,
00:32:57en fait ?
00:32:57Pourquoi punir toute la salle ?
00:32:59Non, on ne punit personne.
00:33:00Ah bah si,
00:33:01vous interrompez le spectacle.
00:33:03Oui, enfin, ça va.
00:33:04Interrompre un spectacle,
00:33:05c'est une action pacifique.
00:33:07Personne n'est blessé.
00:33:08Le spectacle n'est pas interdit.
00:33:10Il est interrompu
00:33:11pendant trois secondes,
00:33:12le temps que la sécurité nous sorte.
00:33:13Parfois, c'est plus long.
00:33:14On fait passer un message.
00:33:15Et vous parlez du fait
00:33:16qu'on avait envie
00:33:16d'avoir du débat d'idées.
00:33:17Mais en fait,
00:33:17si M. Dupond-Moretti
00:33:18avait envie de débattre avec nous,
00:33:19avait eu accepté
00:33:21de débattre avec nous,
00:33:21on l'aurait fait avec plaisir.
00:33:23Simplement, parfois,
00:33:23pour les gens en claires.
00:33:24La seule façon,
00:33:25c'est d'aller dans des spectacles,
00:33:27c'est d'aller dans des manifestations.
00:33:28Mais les gens ont le droit.
00:33:29Naïma.
00:33:29Je suis désolée,
00:33:30mais vous faites exactement
00:33:32ce que fait LFI,
00:33:34notamment,
00:33:34quand ils ont perturbé
00:33:36le spectacle de Barbara Bush,
00:33:37quand certains sont venus
00:33:39aussi perturber
00:33:40à la Philharmonie de Paris,
00:33:43justement,
00:33:44le confère haïa,
00:33:45quand ils viennent
00:33:47aussi perturber Amir,
00:33:48c'est exactement
00:33:49la même chose que vous.
00:33:50Mais bien sûr,
00:33:50mais c'est la même méthode.
00:33:51Ça s'appelle de l'agite propre.
00:33:53Mais on peut ne pas être d'accord
00:33:53avec tous les messages qui passent.
00:33:54Vous pouvez écrire,
00:33:55vous pouvez faire des tribunes,
00:33:56mais laissez tranquille
00:33:57ces spectacles.
00:33:59Mais pour écrire,
00:34:00c'est un uniforme.
00:34:00Non, mais par exemple,
00:34:03vous concédez
00:34:04que vous faites la même chose
00:34:05que de l'autre côté.
00:34:06Mais bien sûr,
00:34:07c'est la même méthode.
00:34:09La jeune gars,
00:34:10c'est comme vous.
00:34:11Parce qu'ils viennent
00:34:14aussi perturbés
00:34:15et beaucoup plus agressés.
00:34:18C'est vrai, c'est vrai.
00:34:20Ils se retrouvent
00:34:20dans les affaires de meurtre.
00:34:21Ils viennent agresser
00:34:22beaucoup plus,
00:34:24effectivement,
00:34:24violemment.
00:34:25Et effectivement,
00:34:26je ne vais pas faire
00:34:27la comparaison avec vous,
00:34:29mais n'empêche que,
00:34:30excusez-moi,
00:34:32Barbara Bush,
00:34:32elle n'a pas plus
00:34:35chanter,
00:34:36Amir n'a pas pu chanter.
00:34:37D'ailleurs,
00:34:38même Marseille,
00:34:38il devait venir,
00:34:39mais il avait des menaces.
00:34:40On allait perturber.
00:34:41Je vous rassure,
00:34:42la Philharmonie,
00:34:43ça s'est très mal passé
00:34:44parce que justement,
00:34:46les personnes ont eu peur.
00:34:47Moi, je veux juste
00:34:48qu'on soit cohérents,
00:34:49en fait.
00:34:49Non, mais nous,
00:34:50on n'est pas de violence.
00:34:51Donc déjà,
00:34:51vous ne comparez pas
00:34:52avec les antifas.
00:34:53Cette comparaison
00:34:53est insupportable,
00:34:54si vous voulez.
00:34:54Je l'ai retirée,
00:34:56cette comparaison,
00:34:57mais le reste,
00:34:57je ne le retire pas.
00:34:57Mais cette comparaison
00:34:58est inacceptable.
00:34:59Et nous,
00:35:00si vous voulez,
00:35:00on ne cherche pas
00:35:01à faire interdire.
00:35:01Ce n'est pas de la cancel culture.
00:35:03On ne cherche pas
00:35:03à faire interdire
00:35:04Dupond-Moretti.
00:35:04On passe un message pacifique
00:35:06avec une banderole.
00:35:07Donc voilà,
00:35:07on n'interdit rien.
00:35:08On n'empêche pas
00:35:09la tenue de concert.
00:35:11Voilà,
00:35:11on déploie une banderole
00:35:12dans un meeting.
00:35:13C'est une façon d'agir
00:35:14qui peut vous plaire ou non.
00:35:15Mais enfin,
00:35:16le message n'est pas très violent.
00:35:17Dans ce pays,
00:35:17on a besoin que les gens
00:35:18se parlent entre eux.
00:35:19On a besoin de plus de débats
00:35:21parce que là,
00:35:21je vois la campagne présidentielle
00:35:24qui arrive.
00:35:24Il va y avoir des meetings.
00:35:25Tous les meetings
00:35:26du Rassemblement national
00:35:27vont être perturbés
00:35:29par des fémen,
00:35:30par des extrêmes gauchistes.
00:35:32Cette campagne
00:35:32va être pourrie
00:35:33par ce genre de méthode.
00:35:34Vous allez avoir
00:35:35des déplacements
00:35:35de Marine Le Pen,
00:35:36d'Éric Zemmour
00:35:37qui vont être perturbés
00:35:38par des extrêmes gauchistes
00:35:39qui vont venir taper
00:35:40dans des casseroles.
00:35:41Ce n'est pas le débat démocratique.
00:35:43La société,
00:35:43elle est suffisamment...
00:35:44Mais ça fait avancer
00:35:45le débat,
00:35:45ces choses-là.
00:35:46Non, non, pardon.
00:35:47La société,
00:35:48elle est suffisamment tendue
00:35:49en ce moment.
00:35:49Les gens sont à cran.
00:35:51Tout le monde est à deux doigts
00:35:51de se taper dessus.
00:35:52Les gens ont besoin
00:35:53de se parler.
00:35:54On a besoin d'un débat
00:35:55serein.
00:35:56C'est le message gentil.
00:35:58Les gens ne se parlent plus.
00:35:59Ce n'est pas en usant
00:36:01de cette manière-là
00:36:02qu'ils vont se parler à nouveau.
00:36:03Il faut trouver un moyen
00:36:04d'apaiser les choses,
00:36:05de faire en sorte
00:36:06que le débat démocratique vive.
00:36:07Excusez-moi,
00:36:08ça veut dire que vous êtes
00:36:09ici d'accord pour dire
00:36:10que SOS Racisme
00:36:11lors du meeting
00:36:12d'Éric Zemmour
00:36:12à Villepinte en 2021
00:36:14avait raison de faire
00:36:15du happening pacifiste.
00:36:18Vous avez vu
00:36:18ce qui s'est passé
00:36:19au meeting d'Éric Zemmour ?
00:36:20Il y a une jeune femme
00:36:20de la cocarde ou de l'Uni,
00:36:22qui s'est fait tabasser
00:36:24à la sortie.
00:36:25Là, vous comparez
00:36:26avec les deux choses.
00:36:27Il y a eu SOS Racisme
00:36:28à déployer une banderole
00:36:29et d'ailleurs, après,
00:36:29ils ont été eux-mêmes
00:36:30victimes de coups.
00:36:31Il y a eu un service d'or.
00:36:32D'ailleurs, ça peut dériver
00:36:33vers la violence.
00:36:37Oui, mais moi,
00:36:37je ne suis jamais déconnée
00:36:38avec la violence.
00:36:38Éric, moi, j'ai un avis
00:36:39tranché sur le sujet.
00:36:40C'est que 99%
00:36:42de la GIPROP en France
00:36:43est faite par l'extrême-gauche
00:36:45et l'ultra-gauche
00:36:45qui mettent en danger
00:36:47de nombreux bâtiments publics
00:36:48et de nombreuses personnes.
00:36:49Donc, moi, pour ces personnes-là,
00:36:50je suis pour la répression.
00:36:52C'est-à-dire que j'aimerais
00:36:52qu'à un moment,
00:36:53il y ait une loi.
00:36:53Si vous faites cela,
00:36:54c'est les matraques.
00:36:55Parce qu'il y en a ras-le-bol,
00:36:56en effet, d'avoir toujours
00:36:57des gens qui sont en danger.
00:36:59C'est la raison pour laquelle
00:36:59je ne peux pas pousser
00:37:00à ce que des gens de droite
00:37:01le fassent parce que
00:37:02je serais triste
00:37:03de vouloir se faire matraquer.
00:37:05Mais il est vrai
00:37:05que la seule fois
00:37:06où j'ai vu la Bravem
00:37:07se mobiliser,
00:37:08c'est lorsque les jeunes
00:37:09des éveilleurs
00:37:10s'étaient mobilisés
00:37:11devant l'Assemblée nationale
00:37:12pour pacifiquement
00:37:14contestés l'euthanasie.
00:37:15Ils avaient allumé
00:37:16quatre bougies.
00:37:17Exactement.
00:37:17Mais on a démobilisé
00:37:18la Bravem.
00:37:19Et ils n'étaient même pas
00:37:20à l'intérieur de l'Assemblée.
00:37:21Ils étaient sur le trottoir.
00:37:22Ils étaient rangés
00:37:22sur la place du Palais Bourbon.
00:37:23Exactement.
00:37:24Donc, c'est la raison
00:37:24pour laquelle je veux
00:37:25que les gens de droite
00:37:26se protègent
00:37:26et qu'on s'occupe
00:37:27des gens d'extrême-gauche.
00:37:28Ensuite, je trouve
00:37:29qu'on est allé un peu
00:37:30trop loin dans le débat.
00:37:31C'est-à-dire que
00:37:31sur Patrick Brouel, etc.
00:37:33Un, Patrick Brouel,
00:37:34il a annulé
00:37:35pas parce qu'il y avait
00:37:35un débat.
00:37:36Il a annulé
00:37:36parce qu'il était menacé
00:37:37de mort, lui et son équipe.
00:37:39Donc, pardon.
00:37:39Ce ne sont pas
00:37:40des associatifs
00:37:41de faire des menaces
00:37:42de mort pour pousser
00:37:42à ce que Patrick Brouel
00:37:44finalement annule.
00:37:45Deuxième point.
00:37:46Excusez-moi.
00:37:47Il y a une différence
00:37:47entre se mobiliser,
00:37:48faire du happening
00:37:49ou manifester sur le cas
00:37:50des OQTF, par exemple,
00:37:52qui est totalement nié.
00:37:53C'est un problème
00:37:54par les responsables politiques.
00:37:55Sur le cas du périscolaire
00:37:56où la justice ne fait rien
00:37:57et sur le cas de Patrick Brouel
00:37:59où la justice a montré
00:38:00qu'elle se mobilisait.
00:38:01C'est-à-dire que là,
00:38:01c'est bon.
00:38:02La justice,
00:38:03elle est lancée.
00:38:04Se mobiliser avant,
00:38:05moi, je comprends.
00:38:06Mais à partir du moment
00:38:07où c'est parti,
00:38:07il y a quand même un sujet.
00:38:08Et enfin,
00:38:09pour répondre à Sébastien Ligné,
00:38:10il nous explique tout à l'heure
00:38:11« Oui, mais ce n'est pas
00:38:13la bonne réponse, etc. »
00:38:14Mais quelle est la bonne réponse
00:38:15quand vous êtes accusé
00:38:16de 32 plaintes ?
00:38:16Il n'y en a pas ?
00:38:17Ou alors,
00:38:17vous faites un peu petit ?
00:38:20Il n'y en a pas.
00:38:20Vous faites un peu petit ?
00:38:21Vous refusez de faire des plaintes.
00:38:23C'est une idée, ça.
00:38:30Peut-être qu'il va le faire.
00:38:31C'est-à-dire qu'on a gagné
00:38:33ce qui montre
00:38:33que toutes les prochaines fois,
00:38:35on a une chance
00:38:35de les faire céder.
00:38:36Et vous savez,
00:38:36ça sera quoi la prochaine fois ?
00:38:37C'est la cancel culture.
00:38:38Ça veut dire que
00:38:39vous allumerez Radio Classique,
00:38:40plus que Patrick Bruel.
00:38:41Mais personne ne demande ça.
00:38:42Plus que Patrick Bruel.
00:38:43Mais si,
00:38:43c'était demandé
00:38:44il y a 15 ans déjà.
00:38:46Excusez-moi,
00:38:46il y a des radios musicales
00:38:47qui ont fait le choix
00:38:48de diffuser Patrick Bruel.
00:38:49C'est diffusé, là.
00:38:50Ça, c'est leur propre choix.
00:38:51Il faut le dénoncer.
00:38:51Pourquoi on s'embêterait
00:38:52à porter plainte maintenant
00:38:53et aller voir la presse ?
00:38:54On repart sur
00:38:55« Balance ton porc ! »
00:38:56Tu n'es pas content ?
00:38:57Tu fais un tweet,
00:38:58tu balances les gens.
00:38:59C'est comme ça que ça se passe.
00:39:00Et moi,
00:39:00je ne veux pas en effet
00:39:01de cette société.
00:39:02Mathilda,
00:39:02la réponse à Éric Tegner.
00:39:03Moi, je suis fatiguée
00:39:04de ce genre de discours poussiéreux.
00:39:06Enfin, désolée.
00:39:07C'est poussiéreux, Éric Tegner.
00:39:09Oui, parce que c'est un peu poussiéreux.
00:39:10On est anti-MeToo,
00:39:12on est anti-mouvement féministe.
00:39:13Non, mais je l'entends.
00:39:14Enfin, je veux dire,
00:39:14il y a des féministes de gauche
00:39:15qui poussent le bouchon
00:39:16beaucoup trop loin
00:39:16sur plein de choses.
00:39:24Ramadan, il a été condamné,
00:39:25par exemple,
00:39:26à 18 ans de prison en France.
00:39:27Il est en Suisse
00:39:27et la Suisse refuse de l'extrader.
00:39:29Donc, il y a trois femmes
00:39:29qui attendent que leur violeur
00:39:30aille en prison.
00:39:31Voilà, donc désolé.
00:39:32La différence de Patrick Gouel,
00:39:33c'est qu'il y avait encore
00:39:34Edoui Plenel,
00:39:35qui est l'égérie du journalisme
00:39:36à gauche,
00:39:37qui s'affichait avec lui
00:39:38lorsqu'il y avait des plaintes.
00:39:39C'est une énorme différence.
00:39:41C'est-à-dire qu'on a attendu
00:39:41la condamnation
00:39:42avant de comprendre
00:39:43qu'il y avait un problème.
00:39:44on a laissé Patrick Gouel
00:39:45partir en vacances cet été.
00:39:46Il aurait pu ne jamais revenir en France
00:39:47et ne jamais être condamné.
00:39:48Moi, j'étais pour qu'il l'annule
00:39:49avant la mobilisation
00:39:50des gens d'extrême-gauche
00:39:51parce que sinon,
00:39:51on leur donne une victoire
00:39:52et ça devient insupportable
00:39:54pour la suite.
00:39:54Mais moi, je pense que
00:39:55si Patrick Gouel est coupable,
00:39:56il sera condamné.
00:39:57Il n'y a aucun sujet là-dessus.
00:39:59Donc, moi, je me projette
00:40:00sur la suite.
00:40:00C'est-à-dire que ces méthodes
00:40:02qui sont en train
00:40:02de se mobiliser avec Patrick Gouel,
00:40:04effectivement,
00:40:05ils vont les faire
00:40:06sur notamment
00:40:06les personnalités de droite
00:40:08et les personnalités politiques
00:40:09et en effet,
00:40:10ils ont fait avec Éric Zemmour.
00:40:10Un mot de politique
00:40:11avant de clôturer
00:40:12la première heure de 100% politique.
00:40:14Éric Zemmour
00:40:15qui a déclaré aujourd'hui
00:40:16qu'il ferait savoir
00:40:17sa décision de se présenter
00:40:19ou non avant décembre
00:40:21comme s'il y avait
00:40:22une possibilité
00:40:23que ça ne soit pas lui,
00:40:26Jules Torres.
00:40:27Alors, si ce n'est pas lui,
00:40:28qui ça peut être ?
00:40:29Qui sort un livre en ce moment
00:40:31chez Fayard
00:40:32qui rencontre un fort succès,
00:40:34qui a fait la une du JDD
00:40:37et qui a la cote en ce moment ?
00:40:40Qui ça peut être ?
00:40:41Vous êtes vraiment le roi
00:40:42de la devinette,
00:40:42si ce n'est pas Éric Zemmour.
00:40:43Si ce n'est pas Éric Zemmour,
00:40:44ça pourrait être
00:40:45le candidat naturel de reconquête
00:40:47et Sarah Knafo a dit
00:40:48dans le dernier journal du dimanche
00:40:49que le candidat naturel de reconquête
00:40:51c'était Éric Zemmour.
00:40:52Après, pourquoi ce mois de décembre ?
00:40:53Je pense qu'Éric Zemmour,
00:40:54il a raison d'abord
00:40:55parce qu'on est déjà
00:40:56dans la campagne présidentielle
00:40:57mais on est, je trouve,
00:40:59dans un début de campagne présidentielle
00:41:00où on s'affronte sur des idées.
00:41:02On s'affronte sur la dette,
00:41:03on l'a vu lors du débat du MEDEF
00:41:04où on s'affronte
00:41:04sur la question du port du voile.
00:41:06C'est intéressant.
00:41:06D'ailleurs, Éric Zemmour
00:41:07a une position extrêmement claire
00:41:08là-dessus.
00:41:09C'est intéressant.
00:41:10Mais pourquoi aller aujourd'hui
00:41:12porter sa candidature
00:41:13à l'élection présidentielle maintenant
00:41:14au mois de septembre
00:41:15alors qu'on voit
00:41:16qu'il y a des débats
00:41:16sur la question de la primaire,
00:41:17qu'il y aura la primaire de la gauche
00:41:19alors qu'aujourd'hui,
00:41:20il peut maintenir
00:41:21une sorte de flou stratégique
00:41:22tout en sachant
00:41:23que les électeurs d'Éric Zemmour,
00:41:25que ce soit Sarah Knafo ou Éric Zemmour,
00:41:26ils n'en ont pas grand-chose à faire
00:41:28et ils ne voient pas
00:41:28beaucoup de différences.
00:41:29Et puis encore une fois,
00:41:30je pense qu'Éric Zemmour
00:41:32et Sarah Knafo
00:41:33sont très proches.
00:41:34Ils vivent ensemble dans la ville.
00:41:35Ils ont des enfants ensemble.
00:41:36Donc je pense que
00:41:37la décision se fera
00:41:39sans aucun problème
00:41:40et en toute décontraction.
00:41:43Moi, j'ai ouï dire
00:41:43qu'il y avait des émissaires
00:41:45entre les deux
00:41:46pour pousser Éric Zemmour
00:41:48à ne pas y aller
00:41:49au profit de Sarah Knafo.
00:41:50C'est lui qui décidera.
00:41:51C'est Éric Zemmour
00:41:52qui décidera.
00:41:53Pour avoir déjà discuté de ça.
00:41:54L'argument, c'est...
00:41:56Éric Zemmour répond
00:41:57« Je ne fais pas moins bien qu'elle
00:41:59dans les sondages »
00:42:00et que la seule chose
00:42:01qui pourrait le faire changer d'avis,
00:42:02c'est si, à un moment donné,
00:42:04il ferait moins bien qu'elle
00:42:05dans les intentions de vote
00:42:06avant décembre.
00:42:07Voilà ce que j'ai entendu.
00:42:09Ou les parrainages.
00:42:10Oui, vous avez vos petits oiseaux.
00:42:12J'ai les miens.
00:42:13Mais donc, il y a quand même
00:42:14un scénario où c'est Sarah Knafo.
00:42:15Je veux dire,
00:42:16c'est pas...
00:42:16Vos petits oiseaux, comme vous dites,
00:42:18ils ne disent pas...
00:42:18C'est pas possible
00:42:19que ça soit Sarah Knafo.
00:42:20Certains petits oiseaux disent
00:42:21que ça pourrait être Éric Zemmour.
00:42:23D'autres petits oiseaux disent
00:42:24que ça pourrait être...
00:42:25C'est un zote en du plateau.
00:42:26D'autres disent que ça pourrait être...
00:42:27Non, mais c'est le principe
00:42:28des indécrits et des coulisses.
00:42:30Eh bien, vous allez trancher
00:42:30entre les petits cuits-cuits
00:42:31puis vous allez venir après la pub.
00:42:32Je viens de vous répondre.
00:42:33Éric Zemmour est le candidat
00:42:34naturel de Reconquête.
00:42:35On va se retrouver dans un instant.
00:42:37Censure à France Inter.
00:42:38La grève.
00:42:39La grève.
00:42:40Ils font grève
00:42:40le 13 et 14 décembre.
00:42:4314 septembre.
00:42:45On espère jusqu'à décembre.
00:42:47Si seulement.
00:42:47Si seulement.
00:42:48Si seulement.
00:42:50Plus d'édito de Patrick Cohen
00:42:51jusqu'en décembre.
00:42:52Si vous pouvez aller jusqu'au 15 septembre,
00:42:54c'est mon anniversaire.
00:42:55A tout de suite.
00:42:56A tout de suite.
00:42:59Il est 22h pile
00:43:01dans 100% politique.
00:43:02Sens du timing.
00:43:03Ah oui, fort.
00:43:04On va parler dans un instant
00:43:06de la grève.
00:43:06Alors, préavis déposé
00:43:08par les syndicats
00:43:10pour le 13 et 14 septembre prochains
00:43:12puisque la direction
00:43:13a décidé de ne pas céder
00:43:14et de ne pas retirer de l'antenne
00:43:16le fameux Charles Sapin,
00:43:17numéro 2 de Valeurs Actuelles
00:43:19et éditorialiste le dimanche
00:43:20sur France Inter
00:43:21à 7h45,
00:43:222 minutes 30
00:43:23le dimanche matin.
00:43:24C'est déjà trop
00:43:25pour les syndicats
00:43:26d'extrême gauche
00:43:27qui croient
00:43:27que le service public
00:43:28leur appartient.
00:43:29Mais plus que France Inter
00:43:30leur appartient,
00:43:30mais qu'ils achètent France Inter.
00:43:32Qu'ils appellent Mathieu Pigasse
00:43:33au téléphone
00:43:33et qu'ils nous foutent la paix
00:43:34et nous,
00:43:35il n'y a plus d'argent à nous
00:43:35là-dedans.
00:43:36Et voilà,
00:43:36à la limite,
00:43:37il n'y a plus d'argent à nous.
00:43:37Un peu commun et puis voilà.
00:43:39Voilà,
00:43:39ils font Radio Nova numéro 2.
00:43:40Voilà, sans nous.
00:43:41Sans nous.
00:43:41Je crois que vous êtes menacé,
00:43:43Gilles.
00:43:43Vous me disiez
00:43:43que vous êtes menacé ?
00:43:44Non, mais on parlait
00:43:44des méthodes du groupe Némésis.
00:43:46Je vois qu'Alice Cordier
00:43:47a certaines méthodes,
00:43:48notamment par SMS.
00:43:49C'est évidemment de l'humour,
00:43:50je veux dire.
00:43:51Bien sûr.
00:43:52On fait le point
00:43:53sur l'information
00:43:54avec Mickaël Dos Santos.
00:43:58Bonsoir Gauthier,
00:43:59bonsoir à tous.
00:43:59Laurent Nouniès détaille
00:44:00le dispositif de sécurité
00:44:02exceptionnel
00:44:02pour la venue du pape Léon XIV.
00:44:04Dans les colonnes de la Croix,
00:44:06le ministre de l'Intérieur
00:44:06a annoncé la mobilisation
00:44:07de 15 000 membres
00:44:09des forces de l'ordre,
00:44:09sans compter les moyens spéciaux
00:44:11comme le RAID
00:44:12ou le GIGN
00:44:12ou encore la sécurité privée.
00:44:142 500 pompiers
00:44:15sont également mobilisés
00:44:16sur le terrain.
00:44:17Cette visite de 4 jours
00:44:18débutera le 25 septembre prochain.
00:44:21Elle se déroulera
00:44:21entre Paris, Lourdes et Metz.
00:44:24A Londres,
00:44:24Emmanuel Macron
00:44:25s'est entretenu
00:44:25pour la première fois
00:44:26avec Andy Burnham.
00:44:27Le président français
00:44:28et le nouveau premier ministre britannique
00:44:30ont affiché leur volonté
00:44:31de renforcer les relations
00:44:32entre les deux pays.
00:44:33Les deux dirigeants
00:44:34ont notamment échangé
00:44:35sur la lutte
00:44:35contre l'immigration illégale
00:44:37dans la Manche.
00:44:37Une équipe de 45 agents de police
00:44:39doit prochainement être déployée
00:44:41sur les côtes
00:44:41du nord-ouest de la France.
00:44:43L'horreur dans la commune de Gilles
00:44:45près de Besançon
00:44:46en Haute-Saône.
00:44:47Un homme de 42 ans
00:44:48a tué à l'aide d'un fusil de chasse
00:44:50ses deux fils
00:44:50et sa belle-mère.
00:44:51Les victimes sont deux garçons
00:44:53de 6 et 10 ans.
00:44:54La mère de son épouse,
00:44:55elle, avait 74 ans.
00:44:57L'individu a filmé la scène,
00:44:58a envoyé les images
00:44:59à sa compagne
00:45:00avec qui il était
00:45:01en instance de séparation
00:45:02avant de se suicider.
00:45:04Bonne nouvelle pour les grands rouleurs.
00:45:07Le gouvernement a décidé
00:45:07de reconduire les aides
00:45:08aux carburants
00:45:09pour les secteurs
00:45:10les plus exposés
00:45:10en septembre et en octobre.
00:45:12Sans concerner les agriculteurs,
00:45:14les pêcheurs,
00:45:14le secteur du BTP,
00:45:15les transporteurs,
00:45:16eux, sont exclus.
00:45:17Le guichet pour les grands rouleurs
00:45:19au revenu modeste
00:45:20est lui prolongé
00:45:20d'un mois seulement.
00:45:22Coût total du dispositif,
00:45:2370 millions d'euros.
00:45:25Enfin,
00:45:26huit jours après la crue mortelle
00:45:27dans l'Himalaya,
00:45:28le bilan s'alourdit.
00:45:311280 personnes sont décédées.
00:45:33Plus de 5600
00:45:34restent portées disparues.
00:45:36Les opérations de secours
00:45:37se poursuivent
00:45:38dans l'espoir
00:45:38de retrouver des survivants.
00:45:40Merci beaucoup,
00:45:41Miquel Dosantos.
00:45:41On vous retrouve à 23h
00:45:42et pour la traditionnelle
00:45:43édition de la nuit.
00:45:45Sibyl Veil,
00:45:45patronne de Radio France,
00:45:46ne veut pas céder
00:45:47aux syndicats
00:45:48qui menaçaient de grève
00:45:49si la censure
00:45:50ne s'appliquait pas
00:45:51sur Charles Sapin.
00:45:52Donc c'était la censure
00:45:53ou la grève.
00:45:54Et donc visiblement,
00:45:55ça va être la grève
00:45:55puisque préavis déposé
00:45:56pour les 13 et 14 septembre prochains.
00:45:58Et Sibyl Veil a fait
00:45:59un communiqué.
00:46:00Je comprends les réactions,
00:46:01les indignations,
00:46:02l'émotion sincère
00:46:02car le service public
00:46:03appartient à tout le monde.
00:46:04Mais le service public
00:46:05n'est pas un champ de bataille.
00:46:06Il n'est pas non plus
00:46:07un champ neutre et aseptisé.
00:46:08Il appartient à tout le monde.
00:46:09Ce n'est pas la sensation
00:46:10qu'on a
00:46:10quand on écoute
00:46:11les journalistes,
00:46:12les éditorialistes
00:46:13et les syndicats.
00:46:14C'est une maison ouverte,
00:46:15indépendante et impartiale
00:46:16et on fait tenir
00:46:17sur la même antenne
00:46:17des gens qui ne pensent
00:46:18pas la même chose
00:46:19à l'image de notre pays.
00:46:20On ne dirige pas
00:46:21un groupe de radio
00:46:21en canchant des noms
00:46:23sur une liste.
00:46:24Elle est plutôt courageuse
00:46:25parce qu'elle tient
00:46:25face aux syndicats.
00:46:27Mais combien de temps
00:46:28va-t-elle tenir ?
00:46:28Je vous propose
00:46:29une réaction intéressante.
00:46:30C'était celle de Nelson Montfort
00:46:31ce matin dans notre émission.
00:46:32Eric, 100% Frontières,
00:46:34qui a passé plusieurs décennies
00:46:35sur le service public.
00:46:36Il était très choqué
00:46:36de la censure
00:46:38voulue par les syndicats
00:46:39contre Charles Sapin.
00:46:40Là, c'était l'occasion idéale
00:46:43pour montrer,
00:46:45même à un carrefour d'antenne
00:46:46assez faible,
00:46:47qu'on acceptait
00:46:49différentes opinions.
00:46:50Donc là, je pense que
00:46:52tout le monde est passé à côté.
00:46:54Vraiment, tout le monde
00:46:55est passé à côté.
00:46:56Et si le pluralisme
00:46:57consiste à distinguer
00:46:59la gauche de l'extrême-gauche,
00:47:01ce n'est pas le pluralisme,
00:47:03tout simplement.
00:47:03Cette chronique
00:47:04de 2 minutes 30
00:47:05dimanche matin
00:47:06à 7h42
00:47:07va bénéficier
00:47:09d'une sorte de publicité
00:47:10ou de contre-publicité.
00:47:11David Lissnard
00:47:12était ce matin
00:47:12l'invité de Laurence Ferrari
00:47:14et il a réagi
00:47:15sur notre antenne.
00:47:15Je propose de découvrir
00:47:16les propos du maire de Cannes
00:47:18qui est évidemment très choqué.
00:47:20Bruno Rotaillot également
00:47:21a réagi l'ancien ministre
00:47:22de l'Intérieur,
00:47:23le patron des Républicains.
00:47:24Il y en a assez
00:47:24qu'il y ait des éditorialistes
00:47:26de gauche,
00:47:26tant mieux,
00:47:26vive l'expression de gauche
00:47:27mais qu'on ne flingue pas
00:47:28l'expression de droite.
00:47:30Et donc,
00:47:30la grève arrive normalement
00:47:32les 13 et 14 septembre prochains,
00:47:34Jules Torres.
00:47:34Tant mieux
00:47:35parce que je sais
00:47:36que ce week-end-là,
00:47:36je crois que c'est un dimanche
00:47:37et un lundi.
00:47:37Moi, j'avais beaucoup de temps libre
00:47:38pour écouter,
00:47:39donc on écoutera ça
00:47:39parce qu'il y aura de la musique.
00:47:40Donc quand il y a de la grève,
00:47:42sans doute de la bonne musique,
00:47:43ce sera une bonne chose.
00:47:44Vous savez qu'avant,
00:47:45c'était les meilleures
00:47:46journées d'audience
00:47:47ou les meilleures vagues
00:47:48d'audience de France Inter,
00:47:49c'était les jours
00:47:49où il y avait grève
00:47:50parce que parfois
00:47:50ça dure un certain temps
00:47:51et donc quand il y a de la musique.
00:47:54Ça marche mieux
00:47:54que les éditos de Patrick Cohen ?
00:47:56C'est-à-dire qu'ils passent
00:47:57leur temps du matin au soir
00:47:58et particulièrement le matin
00:47:59avec les chroniques
00:48:00à insulter la moitié
00:48:02du corps électoral.
00:48:03Allez, disons que Patrick Cohen,
00:48:04dans chacune de ses interventions,
00:48:06et ça avait aussi été
00:48:07le cas de Thomas Legrand,
00:48:08c'est le cas d'un certain nombre
00:48:09d'humoristes de gauche
00:48:10qui sont de gauche
00:48:11mais pas du tout humoristes
00:48:12et ils insultent,
00:48:13allez, on va dire
00:48:1420 millions de personnes.
00:48:15Donc évidemment,
00:48:15peut-être que ces 20 millions
00:48:16de personnes,
00:48:17quand il y a grève,
00:48:18ils ont envie d'entendre
00:48:19autre chose
00:48:19et surtout d'écouter
00:48:21quelque chose qu'ils payent
00:48:22parce qu'il faut quand même
00:48:22rappeler ça,
00:48:23tous les Français payent
00:48:24via leurs impôts
00:48:25l'eau divisée de public,
00:48:26c'est 4 milliards d'euros
00:48:27chaque année
00:48:27et la commission d'enquête
00:48:28parlementaire nous a bien montré
00:48:29que les Français
00:48:30n'en avaient pas pour leur argent
00:48:31d'abord parce qu'il y a
00:48:32des gabegies abyssales,
00:48:34on avait parlé des frais de taxi,
00:48:36on avait parlé des salaires
00:48:40dans un château
00:48:41à quelques heures de Paris,
00:48:43ça, ça a choqué les Français
00:48:44mais ça les choque encore plus.
00:48:45Grande émission,
00:48:46on avait fait sur le château.
00:48:47Très grande émission.
00:48:48Mise à disposition par le 16e
00:48:50donc les salariés de France Télé
00:48:51ont accès à un château.
00:48:52Tout à fait,
00:48:53donc qui appartient à France Télévisions
00:48:54pour se considérer
00:48:55que ce n'est pas forcément l'urgence
00:48:56surtout que l'État
00:48:58chaque année
00:48:59donne de l'argent
00:49:01parce que Radio France
00:49:02et France Télévisions
00:49:03ont un déficit cumulé
00:49:04de plus de 80 millions d'euros.
00:49:06Donc oui,
00:49:06les Français,
00:49:07ils en ont marre
00:49:08et c'est sans doute pour cela
00:49:09que les chiffres de Français
00:49:11favorables à la privatisation
00:49:12de l'audiovisée publique
00:49:13augmentent semaine après semaine.
00:49:14Deux polémiques cette semaine.
00:49:15Charles Sapin
00:49:15qui est même comparé
00:49:16à un néo-nazi
00:49:17par un journaliste
00:49:17qui ne regrette pas
00:49:18et qui vient de se faire embaucher
00:49:19par Léa Salamé
00:49:20dans quelle époque ?
00:49:21Qui a été invité chez Quotidien.
00:49:22Voilà.
00:49:23Mais tout ça est une boucle.
00:49:24C'est-à-dire que vous passez
00:49:25sur France Télévisions
00:49:26vous allez faire un tour
00:49:27chez Quotidien
00:49:27dans le privé
00:49:28et puis vous revenez dans le public
00:49:29avec Léa Salamé
00:49:30dans quelle époque ?
00:49:31Ça paraît gauche.
00:49:32Voilà, c'est exactement ça.
00:49:34C'est vraiment
00:49:37une homogénéité de pensée
00:49:38qui est absolument incroyable.
00:49:40Et puis l'autre polémique
00:49:41c'est Jean-Philippe Tanguy
00:49:42qui a été comparé à un rat.
00:49:45Alors il paraît
00:49:45qu'il a eu des excuses
00:49:47de Madame Pigalle
00:49:48dans les couloirs
00:49:49de France Info
00:49:50puisque le lendemain
00:49:51après avoir été insulté
00:49:52il est allé
00:49:53dans une matinale
00:49:54du service public
00:49:54sur France Info.
00:49:55La directrice
00:49:55vient de le critiquer
00:49:56dans un interview
00:49:57donnée au Monde
00:49:58donc il faut qu'elle se mette d'accord.
00:49:59Elle a dit quoi ?
00:50:00Elle a dit oui
00:50:01mais en ce moment
00:50:01on subit quand même
00:50:02beaucoup d'attaques
00:50:03dont Jean-Philippe Tanguy
00:50:04de la part de l'extrême droite
00:50:05qui n'était pas content
00:50:06d'une chronique chez nous.
00:50:08Il a saisi l'arcombe.
00:50:09Il a juste été comparé
00:50:10à un rat.
00:50:11Écoutez Jean-Philippe Tanguy
00:50:12qui a réagi effectivement
00:50:13ce matin sur CNews.
00:50:15Là il n'y a rien.
00:50:16Il n'y a même pas eu
00:50:16même je vais vous dire
00:50:17il n'y a tellement rien eu
00:50:18qu'il se trouve
00:50:19que j'étais sur une chaîne
00:50:20concurrente quelques heures
00:50:21après cette insulte
00:50:22même les journalistes
00:50:22Mais vous en avez parlé
00:50:23de vous-même
00:50:23on l'a dit.
00:50:24Oui mais ils n'étaient
00:50:24même pas au courant.
00:50:25Le seul avantage de tout ça
00:50:26dans cette campagne
00:50:26parce qu'il ne faut pas
00:50:27être foucu
00:50:28c'est quand même
00:50:29que ça montre
00:50:29leur vrai visage.
00:50:31Est-ce que j'ai envie
00:50:32d'être insulté ?
00:50:32Non.
00:50:33Est-ce que je pense
00:50:33à ma famille
00:50:33qui l'a mal vécu ?
00:50:34Oui et je m'en excuse
00:50:35auprès d'elle
00:50:35parce qu'elle n'a rien
00:50:36fait pour ça.
00:50:38Mais en même temps
00:50:38ça montre leur vrai visage.
00:50:40C'est-à-dire
00:50:41soi-disant
00:50:41le visage de l'amour
00:50:43c'est que de la haine
00:50:44la tolérance
00:50:44c'est que des préjugés
00:50:46le débat
00:50:47ils ne veulent que être entre eux
00:50:48ce qui ne fait pas grand monde
00:50:49puisque leur pensée
00:50:50ça doit représenter
00:50:515% des gens
00:50:52parce que même
00:50:52les gens de gauche
00:50:52ils ne sont pas d'accord
00:50:53avec ça.
00:50:54Voilà donc c'est pitoyable.
00:50:55Le seul avantage de ça
00:50:57c'est qu'à 8 mois
00:50:57la présidentielle
00:50:58est d'un choix
00:50:58très important pour le pays
00:51:00quoi que les français choisissent
00:51:02c'est qu'ils montrent
00:51:03leur vrai visage
00:51:06et ça ressemble
00:51:06un peu à un rat.
00:51:09Il leur renvoie
00:51:09à l'amabilité.
00:51:10C'est pas mal.
00:51:10Vous n'avez jamais été
00:51:11invitée sur le service public
00:51:13Mathilda ?
00:51:14Non, pas encore non.
00:51:16Non, la pluralité
00:51:17du service public
00:51:17je crois qu'elle est
00:51:18quand même assez limitée
00:51:19donc la collectivité
00:51:21Némésis n'est absolument
00:51:21pas le bienvenu
00:51:22alors ils nous ont déjà
00:51:22proposé de faire
00:51:24des reportages sur nous
00:51:25mais bon quand on voit
00:51:26le genre de reportages
00:51:27qu'ils font
00:51:28voilà
00:51:30on y a participé
00:51:31on en a participé
00:51:31à un quand même
00:51:32évidemment
00:51:33mais je veux dire
00:51:34non c'est forcément
00:51:34tout le temps biaisé
00:51:35donc alors évidemment
00:51:36qu'ils ne vont pas
00:51:37ni nous inviter
00:51:39ni nous interviewer
00:51:40en nous décrivant
00:51:41des termes élogieux.
00:51:42Je trouve que
00:51:43la phrase de Sybille Veil
00:51:45est vraiment symptomatique
00:51:47parce qu'elle dit
00:51:47le service public
00:51:48appartient à tout le monde.
00:51:49Pourquoi elle dit ça ?
00:51:49Parce que justement
00:51:50il n'appartient pas
00:51:51à tout le monde
00:51:51il appartient à une petite caste
00:51:53de gauche
00:51:54qui ne veut justement
00:51:55pas ouvrir les portes
00:51:56à des éditorialistes
00:51:57qui ne pensent pas comme eux
00:51:58donc cette phrase
00:51:58elle est criante
00:51:59de vérité
00:52:00parce qu'en la disant
00:52:01elle prouve
00:52:02que le service public
00:52:03n'appartient pas
00:52:03à tout le monde
00:52:04et donc puisque le service public
00:52:05n'appartient pas à tout le monde
00:52:06il n'a pas à être financé
00:52:08par tout le monde
00:52:08en fait
00:52:09Sébastien Ligné.
00:52:10On parlait de prise d'otage
00:52:11tout à l'heure
00:52:11ben voilà
00:52:12en voilà une autre prise d'otage
00:52:13en effet on est clairement
00:52:14dans une prise d'otage
00:52:16idéologique
00:52:16ce qui est terrible
00:52:17c'est qu'au fond
00:52:17je n'étais pas forcément
00:52:19pour la privatisation
00:52:20en tant que telle
00:52:21parce que j'étais persuadé
00:52:22jusqu'à assez récemment
00:52:24qu'on pouvait changer
00:52:25réellement
00:52:26J'étais sur votre ligne
00:52:27et en fait
00:52:28on était naïf
00:52:30privatisons ça
00:52:31mais je pensais sincèrement
00:52:32même au moment
00:52:33de la commission d'enquête
00:52:34je me disais
00:52:35on peut encore réformer
00:52:36cette audiovisuelle d'intérieur
00:52:37on peut tout casser
00:52:38et casser tous les murs
00:52:40virer toutes les personnes
00:52:41et recréer
00:52:41un vrai service public
00:52:43d'intérêt public
00:52:44et pluraliste
00:52:45mais en fait
00:52:46c'est impossible
00:52:46c'est intenable
00:52:47parce que cette maison bleue
00:52:49elle est tenue
00:52:50elle est rouge
00:52:52elle est tenue
00:52:53par les syndicats
00:52:54elle est tenue
00:52:55par les salariés
00:52:56et ils ne partiront
00:52:56jamais
00:52:57quand on voit
00:52:59le four
00:53:00qu'ils sont en train
00:53:01de faire
00:53:01pour une personne
00:53:02une personne
00:53:03parce que quand on entend
00:53:04une personne le dimanche
00:53:05il l'aurait planqué
00:53:06dans un placard
00:53:07ça aurait été plus rapide
00:53:07une personne le dimanche matin
00:53:09on a l'impression
00:53:10quand on entend
00:53:11quand on lit les communiqués
00:53:12quand on entend
00:53:13les syndicats parler
00:53:15on a l'impression
00:53:15qu'il y a eu 15 journalistes
00:53:17de droite
00:53:18qui sont arrivés
00:53:18en même temps
00:53:19chez Radio France
00:53:21ce qui d'ailleurs
00:53:21ne suffirait même pas
00:53:22à rééquilibrer
00:53:23si on en mettait 15
00:53:23donc en fait
00:53:24je pense que c'est irréformable
00:53:26donc en effet
00:53:26il faut privatiser
00:53:27parce qu'ils ont pris
00:53:28possession de ces murs là
00:53:29et à part privatiser
00:53:31on n'y arrivera pas
00:53:31Eric vous semblez réagir
00:53:32à chaque fois que le mot privatiser
00:53:33est employé sur le plateau
00:53:34oui parce que moi
00:53:35sur la théorie
00:53:36vu que je suis un libéral
00:53:37la privatisation
00:53:37très bien
00:53:38mais vous savez
00:53:39petit à petit
00:53:39j'ai une petite idée
00:53:40qui monte
00:53:41c'est à dire
00:53:41qu'eux ils sont bien contents
00:53:42d'avoir leur système
00:53:43ils ont créé un système
00:53:44où ils sont à 98% entre eux
00:53:46et ils ont tout expliqué
00:53:47que c'était normal
00:53:48donc le jour
00:53:49où la droite arriverait au pouvoir
00:53:50je ne vois pas pourquoi
00:53:51on leur rendrait le bébé
00:53:53je ne vois pas pourquoi
00:53:54on leur rendrait le jouet
00:53:55vous voyez
00:53:55donc moi ce que j'aimerais
00:53:56c'est qu'on refasse
00:53:57la même chose comme eux
00:53:58donc on va remplacer
00:53:59Benjamin Duhamel
00:54:00par Jordan Florentin
00:54:01Sonia de Villers
00:54:02par Jules Torres
00:54:03peut-être moi
00:54:04je pourrais diriger
00:54:05France Inter
00:54:05pourquoi pas
00:54:06ben oui bien sûr
00:54:07parce qu'à un moment
00:54:08vous voyez c'est ça
00:54:08ça a toujours été le problème
00:54:09j'aurais une émission
00:54:10si vous dirigez France Inter
00:54:11bien entendu
00:54:12encore plus qu'une émission
00:54:13vous savez
00:54:13mais il y aura du travail
00:54:14sur France Télévisions
00:54:15parce qu'on ne se contentera pas
00:54:16de faire le travail
00:54:17que sur la moitié
00:54:18il faut le faire sur la totalité
00:54:19vous voyez je veux dire
00:54:20c'est qu'à un moment
00:54:21il va falloir d'être toujours
00:54:22la droite la plus polie
00:54:24celle qui dit
00:54:25mais nous on ne sera pas comme ça
00:54:26nous on ne rendra pas les coups
00:54:28ah ben on vous laissera un ministère
00:54:29tiens on vous laisse
00:54:29le ministère de la culture
00:54:30etc
00:54:31à un moment
00:54:32un jour
00:54:32il va falloir quand même
00:54:33renverser les choses
00:54:34je pense que ça
00:54:35c'est quelque chose
00:54:36ça sera bien plus facile
00:54:37que de privatiser
00:54:38mais c'est pas moi
00:54:38mais il y a 50 ans
00:54:40mais il y a 50 ans
00:54:41de politique
00:54:41ils ont pris possession
00:54:42c'est tellement
00:54:43mais vous virez tout le monde
00:54:44alors pardonnez-moi
00:54:45comment vous les virez
00:54:45ah ben c'est très simple
00:54:46France Inter
00:54:47moi je mets Jules Torres
00:54:48à leur tête
00:54:48ils vont tous démissionner
00:54:49ah ben croyez-moi
00:54:50ensuite ils vont faire grève
00:54:51vous savez ce qu'on fait
00:54:52nous on va venir bénévolement
00:54:53on va animer les émissions
00:54:54il n'y a pas de problème
00:54:55franchement
00:54:56je n'ai pas de problème
00:54:575 ans
00:54:57de façon bénévole
00:55:00à un moment
00:55:01ben c'est ce qu'on fera
00:55:01Naïma
00:55:02en fait ils ont pris possession
00:55:03justement
00:55:04du service
00:55:05de l'audiovisuel
00:55:06pourquoi
00:55:06parce que justement
00:55:07la droite
00:55:09a laissé faire
00:55:09ce que vous avez dit
00:55:11Eric est extrêmement important
00:55:12jamais la droite
00:55:13n'a osé
00:55:14même quand elle était
00:55:14au gouvernement
00:55:15justement
00:55:15nommer des personnes de droite
00:55:17parce que c'était
00:55:18elle savait
00:55:19elle avait acté
00:55:20avec la gauche
00:55:21que c'était
00:55:22le prêt carré
00:55:23de la gauche
00:55:25vous vous rendez compte
00:55:26c'est ça le problème
00:55:27la dérive qu'on a aujourd'hui
00:55:28elle est faite
00:55:29justement
00:55:30à cause
00:55:32mais oui
00:55:33mais vous avez
00:55:35Sébastien vous parlez
00:55:36il y a 50 ans
00:55:37il n'y a pas besoin
00:55:38de 100 journalistaires
00:55:38justement
00:55:39et ils se recrutent
00:55:41et bien
00:55:41dans l'entre-soi
00:55:42de gauche
00:55:43et d'extraordinaire
00:55:43sans que personne ne dise
00:55:46si vous le veille
00:55:49ose dire
00:55:50qu'il y a une pluralité
00:55:51et que
00:55:52là elle essaye
00:55:53elle essaye
00:55:54mais attendez
00:55:54si ils ne mangent pas de sel
00:55:55à 7h40
00:55:56ils ont mis
00:55:58le plus modéré
00:55:59de la droite
00:56:00pardon
00:56:00c'est-à-dire qu'on va
00:56:01se satisfaire
00:56:02d'une petite pincée de sel
00:56:03dans des kilos de pâtes
00:56:04moi c'est quand même ça
00:56:05qui me dérange
00:56:05c'est-à-dire que
00:56:07même Georges Fenech
00:56:07le disait ce matin
00:56:08à un moment
00:56:09c'est pas du tout
00:56:09un rééquilibrage
00:56:10de prendre le cher sapin
00:56:11qui d'ailleurs est là
00:56:12pour recentrer
00:56:13les valeurs actuelles
00:56:14pardon
00:56:14en fait
00:56:14ils auraient dû être stratégiques
00:56:16dire ah bronca
00:56:17mais on l'accepte
00:56:17parce que comme ça
00:56:18ils avaient des guerres
00:56:18dernier mot sur ce débat de Jules
00:56:19et puis on parle de Céoutard
00:56:20évidemment que le chantier
00:56:21est immense
00:56:22mais moi je trouve
00:56:23l'idée d'Eric
00:56:23qui suit quelqu'un
00:56:24de très favorable
00:56:25à la privatisation
00:56:26et c'est pas parce qu'il m'a évoqué
00:56:27mais je la trouve
00:56:29extrêmement intéressante
00:56:30pourquoi ?
00:56:30parce que si
00:56:31un gouvernement de droite
00:56:33prend le pouvoir
00:56:33d'où qu'il vienne
00:56:34que ce soit les républicains
00:56:36reconquête
00:56:36ou le rassemblement national
00:56:37la question
00:56:39du changement de poste
00:56:40elle va se poser
00:56:41dans beaucoup d'endroits
00:56:41à l'éducation nationale
00:56:43il va falloir remplacer
00:56:44un certain nombre
00:56:45du directeur d'administration
00:56:46au sein de l'administration
00:56:48et notamment
00:56:48dans la préfectorale
00:56:49il y a beaucoup de préfets
00:56:50pour bien connaître
00:56:51ce monde-là
00:56:52qui ne vont pas vouloir
00:56:53écouter Marine Le Pen
00:56:54ou Bruno Rotaillot
00:56:55ou Éric Zemmour
00:56:56donc il va y avoir des gens
00:56:57qu'on va devoir changer
00:56:58donc pourquoi ce qu'on ferait
00:56:59à l'éducation nationale
00:57:00au sein
00:57:01par exemple
00:57:02les ambassadeurs
00:57:03les ambassadeurs
00:57:03on va tous les changer
00:57:04enfin ils vont tous les changer
00:57:05s'ils arrivent au pouvoir
00:57:06et bien pourquoi pas
00:57:07au sein de l'audiovisuel public
00:57:08c'est pas une mauvaise idée
00:57:09parce que ce ne sont pas
00:57:11les directeurs qui décident
00:57:12dans une maison pareille
00:57:13Eric Crevel
00:57:14on a parlé plein de fois
00:57:16quand il dirigeait
00:57:17France Bleu etc
00:57:19les directeurs
00:57:19ils ne dirigent pas
00:57:20ce sont les syndicats
00:57:21qui tiennent ce genre de maison
00:57:22ce sont les journalistes
00:57:23Marc Arendtacheur
00:57:23dans les années 80
00:57:24elle a fait voter des lois
00:57:25contre les syndicats
00:57:26pardon
00:57:27sauf qu'en France
00:57:28on est journaliste
00:57:29sur ce plateau
00:57:30on peut très bien en parler
00:57:31les journalistes
00:57:32et les syndicats de presse
00:57:33sont surprotégés
00:57:34dans ce pays
00:57:34donc vous ne pouvez pas
00:57:35les dégager comme ça
00:57:36la crise migratoire
00:57:37la crise migratoire
00:57:38à Ceuta
00:57:38et Pedro Sanchez
00:57:39le Premier ministre espagnol
00:57:40qui a pris la parole
00:57:41aujourd'hui devant le Parlement européen
00:57:42pour tenter de se défendre
00:57:43mais alors bien piteusement
00:57:44parce qu'il a dit
00:57:45le Maroc n'y est pour rien
00:57:46donc si le Maroc n'y est pour rien
00:57:47Pedro Sanchez
00:57:48il est pour tout
00:57:48donc il s'est très très mal comporté
00:57:50enfin devant le Parlement européen
00:57:52il s'est tiré une balle dans le pied
00:57:53il va nous faire croire
00:57:54qu'il y a 100 000 migrants
00:57:55qui peuvent arriver
00:57:56sur les côtes
00:57:57donc en l'occurrence
00:57:58dans l'enclave de Ceuta
00:57:59sans que le Maroc soit au courant
00:58:00alors moi je veux bien
00:58:01mais dans ce cas
00:58:02c'est Pedro Sanchez
00:58:02qui est responsable de tout
00:58:03et voyez le sujet
00:58:04de Pauline Trefzer
00:58:0650 000 personnes
00:58:08se sont rassemblées
00:58:09dans la capitale
00:58:10mercredi
00:58:10le peuple espagnol
00:58:12est descendu massivement
00:58:13dans la rue
00:58:14pour manifester
00:58:15contre la gestion migratoire
00:58:16du gouvernement
00:58:17au lendemain
00:58:18de cette mobilisation
00:58:20Pedro Sanchez
00:58:21s'est exprimé
00:58:21pour la première fois
00:58:22au congrès
00:58:24sur la crise de Ceuta
00:58:25il affirme
00:58:26que l'Espagne
00:58:27est avant tout
00:58:27état de droit
00:58:28et d'empathie
00:58:29nos agents ont dû prendre
00:58:30une décision opérationnelle
00:58:32en quelques minutes seulement
00:58:33ils ont dû choisir
00:58:35entre garantir
00:58:38la frontière
00:58:40ou défendre
00:58:41la vie humaine
00:58:41ils ont choisi
00:58:42de défendre
00:58:43la vie humaine
00:58:4572 000 migrants
00:58:46marocains
00:58:47étaient donc
00:58:47entrés à Ceuta
00:58:49fin juillet
00:58:49Pedro Sanchez
00:58:51défend aussi son bilan
00:58:52et affirme aujourd'hui
00:58:53que plus de 90%
00:58:55ont été renvoyés
00:58:56au Maroc
00:58:5750 000 personnes
00:58:59sont rentrées
00:59:00et 72 heures plus tard
00:59:02c'était quasiment
00:59:0463 000 personnes
00:59:05étaient un des processus
00:59:08de retour
00:59:08les plus rapides
00:59:09de l'histoire
00:59:10de l'Europe récente
00:59:12sur l'implication
00:59:14des autorités marocaines
00:59:16Sanchez affirme
00:59:17qu'il n'existe pas
00:59:18de preuves
00:59:19que le Maroc
00:59:19est conçu
00:59:20ou exécuté
00:59:21l'entrée massif
00:59:21de migrants
00:59:22il assure toutefois
00:59:23que l'Espagne
00:59:24a géré avec fermeté
00:59:25si des preuves solides
00:59:26apparaissent
00:59:27le Premier ministre
00:59:28mise sur un renforcement
00:59:30de la présence européenne
00:59:31aux frontières
00:59:32avec Frontex
00:59:33mais face à une crise
00:59:34qui met en cause
00:59:35l'organisation
00:59:36des traversées
00:59:37aucune nouvelle mesure
00:59:38majeure
00:59:39contre les réseaux
00:59:40de passeurs
00:59:42alors
00:59:42Pedro Sanchez
00:59:43dit qu'il n'y a aucune preuve
00:59:44de l'implication
00:59:45du Maroc
00:59:46sauf que
00:59:46selon les autorités
00:59:47à Ceuta
00:59:48des policiers marocains
00:59:50auraient aidé
00:59:50les migrants
00:59:51à venir
00:59:52et c'est d'ailleurs
00:59:52ce que nous rapportait
00:59:53également
00:59:53Jordan Florentin
00:59:54sur place
00:59:55il nous disait
00:59:55là-bas à Ceuta
00:59:56on accuse les policiers
00:59:57marocains
00:59:58d'avoir aidé
00:59:59les migrants marocains
01:00:00à venir en masse
01:00:02dans l'enclave
01:00:02écoutez
01:00:03les explications
01:00:04de Fred Traini
01:00:06un rapport de police
01:00:07qui était à la une
01:00:08de toute la presse espagnole
01:00:09ce matin
01:00:09a commencé ici
01:00:10par exemple
01:00:10par le journal
01:00:11El Periodico
01:00:12le catalan
01:00:13de centre-gauche
01:00:14titre que
01:00:14la police
01:00:15a détecté
01:00:16que des agents marocains
01:00:17avaient guidé
01:00:18les migrants
01:00:18vers l'Espagne
01:00:19le mot guider
01:00:20est entre guillemets
01:00:21tiré directement
01:00:21de ce rapport
01:00:22qui signale
01:00:23qu'une planification
01:00:25préalable
01:00:26a eu lieu
01:00:26dans le but
01:00:27de faire s'effondrer
01:00:28le système
01:00:29d'accueil espagnol
01:00:30pour le journal
01:00:32El País
01:00:32centre-gauche
01:00:33également
01:00:33c'est une tempête
01:00:34politique
01:00:34qui s'est abattue
01:00:35sur l'Espagne
01:00:35autour du rôle
01:00:36qu'aurait tenu
01:00:37le Maroc
01:00:38dans cette crise
01:00:39migratoire
01:00:39et le journal
01:00:40de Cité des Passages
01:00:41qui s'étonne
01:00:42de la permissivité
01:00:43des forces de sécurité
01:00:44marocaines
01:00:45et puis
01:00:46des effectifs
01:00:47réduits
01:00:47des policiers
01:00:48inhabituellement réduits
01:00:50le jour
01:00:50de cette entrée
01:00:52massive
01:00:53de migrants
01:00:53enfin pour le journal
01:00:55conservateur
01:00:56de droite
01:00:56El Mundo
01:00:57beaucoup plus agressif
01:00:58il n'y a pas un
01:00:59mais deux rapports
01:01:00de police
01:01:00qui signalent
01:01:01que bien
01:01:02cette entrée
01:01:03massive
01:01:03était planifiée
01:01:04était prévue
01:01:05et elle a été
01:01:06fait l'objet
01:01:07d'alertes
01:01:07et qui
01:01:08parlent
01:01:09d'un effondrement
01:01:10immédiat
01:01:10du système
01:01:11d'accueil espagnol
01:01:12dans les jours
01:01:12suivants
01:01:13des alertes
01:01:14qui n'ont pas été
01:01:14écoutées
01:01:15par le gouvernement
01:01:16dénonce
01:01:16El Mundo
01:01:17qui se réjouit
01:01:18au passage
01:01:19que ce rapport
01:01:20est permis
01:01:20de mettre à jour
01:01:21je cite
01:01:21les mensonges
01:01:22de Pedro Sanchez
01:01:23le jour même
01:01:24de sa comparution
01:01:25au Parlement
01:01:26ce jeudi matin
01:01:27Voilà donc
01:01:28pour les implications
01:01:28de Fred Traini
01:01:29Eric Tegner
01:01:30moi ce qui m'intéresse
01:01:31application du Maroc
01:01:32application de l'Espagne
01:01:34vraisemblablement
01:01:34les deux sont vrais
01:01:35mais c'est
01:01:38la possibilité
01:01:39que demain
01:01:39ça arrive en France
01:01:39en fait
01:01:40Ah mais bien entendu
01:01:41demain ça va arriver
01:01:41en France
01:01:42parce que de toute façon
01:01:43ces milliers de migrants
01:01:44qui aujourd'hui
01:01:45sont à Ceuta
01:01:46vont venir dans notre pays
01:01:47donc c'est la raison
01:01:47pour laquelle
01:01:48moi j'aimerais
01:01:49qu'on s'insurge
01:01:49un peu plus
01:01:50sur toutes les raisons
01:01:51les raisons
01:01:51il y en a plusieurs
01:01:52il y a Pedro Sanchez
01:01:53à un moment
01:01:53il faudrait peut-être
01:01:54que l'Union Européenne
01:01:55commence à décider
01:01:56d'appliquer des sanctions
01:01:57comme ils sont capables
01:01:58de le faire contre nous
01:01:59deuxième élément
01:02:00évidemment ce sont
01:02:01les passeurs de migrants
01:02:02et le troisième
01:02:02ce sont les Marocains
01:02:03parce que le Maroc
01:02:04pardon mais l'année dernière
01:02:05lorsqu'on a vu
01:02:06des grandes manifestations
01:02:07d'étudiants
01:02:07on a vu tout de suite
01:02:09les policiers
01:02:09avec les matraques
01:02:10commencer à faire
01:02:11de la répression
01:02:11sur ces manifestations
01:02:13ils ont la possibilité
01:02:14justement du côté
01:02:15des autorités marocaines
01:02:16d'empêcher cet afflux
01:02:17de migrants
01:02:18moi c'est cela
01:02:18et c'est pour cela
01:02:19vu qu'on est dans
01:02:20la soirée des débats
01:02:21ce soir
01:02:21moi je veux profiter
01:02:23de mettre ma petite touche
01:02:24pour interroger Naïma
01:02:26parce que pendant tout l'été
01:02:27et bien je ne regardais
01:02:28pas la télévision
01:02:29et je suis tombé Naïma
01:02:30ma chère Naïma
01:02:31sur le fait
01:02:32qu'à un moment
01:02:32vous avez défendu
01:02:33le fait qu'il fallait
01:02:34rendre Ceuta
01:02:35ou donner Ceuta
01:02:36au Maroc
01:02:37c'est vrai que ça m'interroge
01:02:38parce qu'on donne
01:02:39un territoire européen
01:02:41au Maroc
01:02:41on cède en fait
01:02:42à des gens
01:02:43qui veulent faire venir
01:02:44des milliers de migrants
01:02:44chez nous
01:02:45j'ai exactement parlé
01:02:46d'abord de Pedro Sanchez
01:02:48de son hypocrisie
01:02:49parce que vous ne pouvez pas
01:02:51demander à ce qu'on vous garde
01:02:52les frontières
01:02:52et en même temps
01:02:53faire des appels d'air
01:02:55incroyables
01:02:55en disant
01:02:56en annonçant
01:02:57plus de 500 000
01:02:59régularisations
01:03:00j'ai parlé aussi
01:03:01de Pedro Sanchez
01:03:02par rapport aussi
01:03:03à la Cour suprême
01:03:04qui dit qu'il ne faut pas
01:03:05refouler à la mer
01:03:06et j'ai parlé aussi
01:03:08de l'hypocrisie
01:03:08de Pedro Sanchez
01:03:09qui ne veut pas rendre
01:03:10les enfants
01:03:11les mineurs marocains
01:03:13puisqu'il y a une convention
01:03:14qui a été signée en 2007
01:03:15d'ailleurs c'est la même convention
01:03:17qui a été signée
01:03:18du temps de Dupont-Moretti
01:03:19en 2020
01:03:20et qui malheureusement
01:03:21n'est pas respectée
01:03:21par la France
01:03:22parce que vous avez
01:03:23des ONG
01:03:23et des juges
01:03:24et ensuite j'ai dit
01:03:25mais monsieur Pedro Sanchez
01:03:27qui n'arrête pas
01:03:28de parler de décolonisation
01:03:30qu'il commence
01:03:31par lui-même
01:03:32qu'il commence
01:03:33à décoloniser
01:03:34effectivement
01:03:35ce tas
01:03:36et Melilla
01:03:36donc voilà
01:03:38vous ne pensez pas
01:03:38que c'est justement
01:03:39le but du Maroc
01:03:40d'organiser
01:03:42l'invasion migratoire
01:03:43pour tenter
01:03:45de récupérer
01:03:45un territoire
01:03:46de la manière
01:03:46que les communes
01:03:47sont en train
01:03:47de le faire
01:03:48à Mayotte
01:03:48vous ne voyez pas
01:03:49comment l'immigration
01:03:50est une arme
01:03:51de géopolitique
01:03:51et une arme
01:03:52de déstabilisation
01:03:52je ne vous dis pas
01:03:53le contraire
01:03:53c'est pas la peine
01:03:55mais je vous dis
01:03:56autre chose
01:03:57c'est que
01:03:58autant je crois
01:03:59que quand
01:04:00l'Espagne
01:04:01avait reçu
01:04:03le chef
01:04:04du Polisario
01:04:07le Maroc
01:04:08avait je crois
01:04:08ouvert les frontières
01:04:09autant cette fois-ci
01:04:10on était le 31
01:04:11c'est la fête du trône
01:04:12vous savez
01:04:13où elle se passe
01:04:13la fête du trône
01:04:14c'est à Tétouan
01:04:15c'est-à-dire
01:04:16à quelques kilomètres
01:04:17de ce tas
01:04:17vous croyez
01:04:18que ce jour-là
01:04:20les policiers
01:04:21les gendarmes marocains
01:04:22vont avoir
01:04:23la possibilité
01:04:24d'être sur ce tas
01:04:26apparemment
01:04:26c'est ce que disent
01:04:26les autorités espagnoles
01:04:28comment ?
01:04:28c'est ce que disent
01:04:29les...
01:04:29ben oui bien sûr
01:04:30mais c'est impossible
01:04:30vous vous rendez compte
01:04:31mais les autorités
01:04:32les policiers
01:04:33la fête du trône
01:04:35est extrêmement importante
01:04:37au Maroc
01:04:37il n'y a pas près
01:04:39de 100 000 personnes
01:04:39qui passent comme ça
01:04:40mais j'ai fait la différence
01:04:40cher Eric
01:04:41je vous ai dit
01:04:42je lui ai dit
01:04:42deux choses différentes
01:04:43je pense qu'effectivement
01:04:45en 2021
01:04:46on peut penser
01:04:47qu'il y a eu
01:04:48effectivement la question
01:04:49des relations
01:04:50et ce n'est pas le Maroc
01:04:51mais je vais vous parler
01:04:51de cette
01:04:52à ce moment-là
01:04:53et du contexte
01:04:54il y a eu un autre phénomène
01:04:55c'est les viols
01:04:56les viols
01:04:57il y a des femmes marocaines
01:04:59migrantes
01:04:59qui sont violées tous les jours
01:05:00une à deux par jour
01:05:01et ça c'est un véritable phénomène
01:05:03ça rappelle évidemment
01:05:04ce qui s'est passé en Allemagne
01:05:05les viols de Cologne
01:05:06et là je n'entends pas
01:05:07les féministes prendre la parole
01:05:08pour défendre ces femmes
01:05:09migrantes qui sont violées
01:05:11ou pour défendre les Espagnols
01:05:12qui aujourd'hui ont peur
01:05:13à Ceuta
01:05:14parce que le violeur
01:05:16il ne fait pas de différence
01:05:17entre les nationalités
01:05:18quand il viole
01:05:19Mathilde
01:05:19non mais par contre
01:05:20les féministes de gauche
01:05:21elles font la différence
01:05:22avec la nationalité du violeur
01:05:23donc c'est-à-dire qu'en fait
01:05:24quand le violeur
01:05:25n'est pas le bon profil
01:05:25c'est-à-dire qu'elle n'est pas
01:05:26un homme blanc 6 genre
01:05:27de plus de 50 ans
01:05:28elle ne le dénonce jamais
01:05:29et donc là on a des viols
01:05:30commis en masse
01:05:31là vous le disiez
01:05:31il y a une procureure de Ceuta
01:05:33qui a déclaré que depuis
01:05:34le début de la crise migratoire
01:05:35il y avait un viol par jour
01:05:37à Ceuta
01:05:38on parle d'une toute petite enclave
01:05:40quand même
01:05:40je veux dire
01:05:41où il y a quand même
01:05:41très peu d'habitants
01:05:42donc c'est absolument délirant
01:05:44on a des témoignages
01:05:46de femmes
01:05:46qui sont extrêmement choquants
01:05:48on a le témoignage
01:05:49d'une vieille dame
01:05:49qui dit qu'elle n'ose plus
01:05:50sortir de chez elle
01:05:51on a le témoignage
01:05:52d'une femme de 28 ans
01:05:52qui dit qu'à son âge
01:05:54elle est obligée
01:05:54de se faire raccompagner
01:05:55par son père et son frère
01:05:56pour rentrer chez elle
01:05:57qu'elle n'a jamais vu ça
01:05:58de sa vie
01:05:58parce que sinon
01:05:59elle se fait agresser sexuellement
01:06:00par les migrants
01:06:01qui traînent dans les rues de Ceuta
01:06:03on a une femme
01:06:03qui est obligée
01:06:04de sortir avec son chien
01:06:05parce qu'elle dit
01:06:05la seule chose qui me protège
01:06:06quand je sors dans la rue
01:06:08des agressions sexuelles
01:06:09c'est mon chien
01:06:09c'est la seule chose
01:06:10qui leur fait peur
01:06:11donc en fait
01:06:11on force les femmes
01:06:12à vivre avec de potentiels
01:06:14agresseurs sexuels
01:06:15on a une explosion
01:06:16des viols
01:06:17et d'ailleurs
01:06:17c'est des viols
01:06:17la plupart du temps
01:06:18sur des mineurs
01:06:19c'est-à-dire que ce sont
01:06:20des enfants de 14
01:06:21de 16 ans
01:06:21qui sont violés
01:06:23des jeunes adolescentes
01:06:24ce sont parfois d'ailleurs
01:06:25des migrantes elles-mêmes
01:06:26qui sont violées
01:06:27les débuts des plaintes
01:06:28qui étaient déposées
01:06:29la plupart c'était
01:06:29des migrantes marocaines
01:06:31et donc en fait
01:06:33rien n'est fait
01:06:33c'est-à-dire que les femmes
01:06:34peuvent rester en insécurité
01:06:35comme ça
01:06:36risquer d'être violées
01:06:37dans les rues
01:06:37les habitantes de Ceuta
01:06:38n'en peuvent plus
01:06:38il y en a d'ailleurs
01:06:39celles qui ont un peu d'argent
01:06:40en fait elles partent
01:06:41elles partent
01:06:42sur le territoire espagnol
01:06:43un territoire très pauvre
01:06:45parce que
01:06:45et donc
01:06:45la plupart elles sont
01:06:46obligées de rester
01:06:47et donc
01:06:48elles sont en face
01:06:49de l'insécurité
01:06:50d'une insécurité grandissante
01:06:51et qui est intolérable
01:06:52Merci Mathilda
01:06:53d'avoir été avec nous
01:06:54ce soir dans 100% politique
01:06:55on va se retrouver
01:06:56dans un instant
01:06:56on va parler de Robert Ménard
01:06:57qui va passer le 30 septembre
01:06:58devant les juges
01:06:59pour avoir refusé
01:07:00de marier quelqu'un
01:07:00sous OQTF
01:07:01un délinquant en plus
01:07:02il demande à Emmanuel Macron
01:07:03de venir témoigner
01:07:04en sa faveur
01:07:05puisqu'il avait promis
01:07:06d'expulser 100%
01:07:07des OQTF
01:07:08et parce qu'il voulait
01:07:08une loi
01:07:08il voulait une loi
01:07:09justement pour sauver
01:07:10Robert Ménard
01:07:11absolument
01:07:11et comme d'habitude
01:07:13quand elle est arrivée
01:07:14à l'assemblée
01:07:14ils n'ont pas défendu
01:07:15c'est le jet
01:07:16c'est comme en amour
01:07:17les paroles n'engagent
01:07:18que ceux qui les croient
01:07:19on va se retrouver
01:07:20dans un instant
01:07:20et on parlera également
01:07:21du voile
01:07:22à tout de suite
01:07:26c'est la dernière partie
01:07:27de 100% politique
01:07:28on parlait de l'immigration
01:07:28massive en Espagne
01:07:30et en France
01:07:30bien aussi
01:07:31il y a une forme
01:07:32d'immigration massive
01:07:32de submersion migratoire
01:07:34si j'étais premier ministre
01:07:35et François Béroud
01:07:36voilà ce que je dirais
01:07:37mais évidemment
01:07:37je ne le suis pas
01:07:38c'est une parole de centriste
01:07:39puisque le modem l'a dit
01:07:41le patron du modem
01:07:42c'est une parole modérée
01:07:43c'est centre gauche
01:07:44de dire submersion migratoire
01:07:45désormais
01:07:46et donc l'une des conséquences
01:07:48de la submersion migratoire
01:07:48c'est d'avoir plein de gens
01:07:49sous OQTF
01:07:50et l'une des conséquences
01:07:52de la submersion migratoire
01:07:53et de l'état malade
01:07:55dans lequel on vit
01:07:55c'est de forcer les maires
01:07:57à marier des personnes
01:07:58sous OQTF
01:07:59obligation de quitter
01:07:59le territoire français
01:08:00et peut-être même
01:08:01parfois délinquantes
01:08:02comme le voleur
01:08:03de bicyclette de Béziers
01:08:05qui voulait se marier
01:08:06alors Robert Ménard
01:08:07vous le savez a refusé
01:08:08il va être jugé le 30 septembre
01:08:09il risque juste
01:08:10de la prison ferme
01:08:11une grosse amende
01:08:12et de perdre
01:08:13son mandat de maire
01:08:14et donc qu'est-ce qu'il fait
01:08:15Robert Ménard
01:08:15il demande à Emmanuel Macron
01:08:17de venir témoigner pour lui
01:08:18à son procès
01:08:18parce qu'il voulait
01:08:19une loi pour le protéger
01:08:20qui a été relancée
01:08:21par Gérald Darmanin
01:08:22quand il a été ministre de la Justice
01:08:23on ne sait pas du tout
01:08:24où en est cette loi
01:08:25et puis je rappelle juste
01:08:26Yann Bronte-Pied-Vert
01:08:27refuse de l'inscrire
01:08:27à l'agenda de l'Assemblée Nationale
01:08:28et porté par le groupe
01:08:30d'Éric Sauti
01:08:30à l'Assemblée Nationale
01:08:31l'été dernier
01:08:32et pardon
01:08:33alors certes
01:08:33la France Insoumise
01:08:34a fait de l'obsession
01:08:34mais il n'était pas là
01:08:35mais je n'ai pas entendu
01:08:36beaucoup de voix du bloc central
01:08:37soutenir cette proposition
01:08:38non plus
01:08:39et donc Robert Ménard
01:08:41va peut-être perdre
01:08:41son mandat de maire
01:08:42et puis je rappelle au passage
01:08:42qu'Emmanuel Macron
01:08:43et le Président
01:08:44donc il pourra le dire
01:08:44à la barre
01:08:45qui avait promis
01:08:46d'expulser 100%
01:08:47des OQTF
01:08:48on est sous la barre
01:08:49des 10%
01:08:50donc c'est vraiment
01:08:50le monde à l'envers
01:08:51c'est vraiment
01:08:52on marche sur la tête
01:08:52tu as quelqu'un
01:08:54qui est sous OQTF
01:08:54qui est délinquant
01:08:55t'es obligé de le marier
01:08:57si tu ne le maries pas
01:08:57tu risques la tôle
01:08:59une amende
01:08:59et de perdre ton mandat de maire
01:09:01non mais on vit dans un pays
01:09:02complètement fou
01:09:02d'abord on vit dans un pays
01:09:04complètement fou
01:09:04dans le sens où
01:09:05pour Robert Ménard
01:09:05ça a été la croix et la bannière
01:09:07pour expulser ce monsieur
01:09:08et je me souviens
01:09:09puisqu'on en avait parlé
01:09:10qu'il avait reçu l'aide
01:09:11d'un préfet
01:09:12qui s'appelle Hugues Moutou
01:09:14qui était à l'époque
01:09:14le préfet de l'Hérault
01:09:15qui ensuite
01:09:16sous Bruno Rotaillot
01:09:16est devenu
01:09:17le secrétaire général
01:09:18du ministère de l'Intérieur
01:09:19donc c'est quand même
01:09:20quelqu'un qui est important
01:09:21dans l'appareil d'Etat
01:09:22quelqu'un qui connaît le droit
01:09:23et il respectait
01:09:24absolument le droit
01:09:25mais en effet
01:09:26vous avez tout un tas de lois
01:09:27en France
01:09:27qui protègent
01:09:29les droits
01:09:30des personnes
01:09:30qui n'ont pas à être
01:09:31sur notre sol
01:09:33particulièrement celle-ci
01:09:33je vous dis
01:09:34il y a une proposition de loi
01:09:35qui s'appelle
01:09:35la proposition de loi 2000i
01:09:36qui a été votée
01:09:37en 2024 ou 2025
01:09:39par le Sénat
01:09:40d'une large tête
01:09:42mais Yaël Braun-Pivet
01:09:43la présidente
01:09:44de l'Assemblée Nationale
01:09:45refuse d'inscrire cette loi
01:09:46à l'agenda
01:09:47de l'Assemblée Nationale
01:09:48donc évidemment
01:09:48ça pose une question
01:09:49et ça montre
01:09:50qu'Emmanuel Macron
01:09:51en réalité
01:09:51il n'en a rien à faire
01:09:52parce qu'il avait essayé
01:09:53de nous dire
01:09:54qu'il voulait un petit peu
01:09:55de fermeté
01:09:55quand il était
01:09:56vous vous souvenez
01:09:56il y a quelques mois
01:09:57face à Robert Ménard
01:09:58je crois que c'était sur TF1
01:09:59et Robert Ménard
01:10:00d'ailleurs l'avait mis
01:10:00face à ses contradictions
01:10:01ça avait été l'un des seuls
01:10:03avec Agnès Verdier-Moliné
01:10:04notamment sur la question
01:10:05de l'économie
01:10:05qui avait mis
01:10:06Emmanuel Macron
01:10:06face à ses contradictions
01:10:07parce que c'est vrai
01:10:08que les journalistes
01:10:08face à Emmanuel Macron
01:10:09sont bien souvent
01:10:10un petit peu mous
01:10:11donc le sujet
01:10:12c'est qu'Emmanuel Macron
01:10:13ne veut rien faire
01:10:14Emmanuel Macron
01:10:15n'en a rien à faire
01:10:16sinon il obligerait
01:10:17Yaël Braun-Pivet
01:10:17à inscrire ce texte
01:10:19Le monde à l'envers
01:10:19Sébastien
01:10:20Bien sûr
01:10:21et puis quand on lit
01:10:23le parcours
01:10:23de cet homme-là
01:10:25de ce fameux tome
01:10:25sous OQTF
01:10:26on parlait quand même
01:10:27d'un homme
01:10:27évidemment en situation illégale
01:10:29qui avait été condamné
01:10:30pour vol avec violence
01:10:32C'est juste
01:10:34il ne s'appelle pas Tom
01:10:35c'est ce fameux homme
01:10:37Pardon
01:10:37il y a eu une petite liaison
01:10:39Il y a eu un slageté là
01:10:40Il est sous OQTF
01:10:42mais il ne s'appelle pas Tom
01:10:43Et ce qu'expliquait
01:10:44extrêmement bien
01:10:45Robert Ménard
01:10:45c'est qu'en fait
01:10:45il était face à un paradoxe
01:10:47c'est qu'il était à la fois
01:10:47en effet maire
01:10:48et donc il avait
01:10:49l'obligation
01:10:50de marier
01:10:52ces deux personnes
01:10:53mais en même temps
01:10:54en tant que maire
01:10:54il est aussi
01:10:55officier de police judiciaire
01:10:56et en tant qu'officier
01:10:57de police judiciaire
01:10:58il ne peut pas
01:10:59aller contre la loi
01:11:00et il disait
01:11:00en tant qu'officier
01:11:01de police judiciaire
01:11:02je ne pouvais pas
01:11:03marier un homme
01:11:04qui ne devrait pas
01:11:05être sur ce pays
01:11:06et donc c'est tout simple
01:11:07c'était une question simple
01:11:08à trancher
01:11:09est-ce qu'un maire
01:11:10Il était sur le pays
01:11:11Qu'est-ce que j'ai dit encore ?
01:11:13Il était sur le pays
01:11:13cet homme
01:11:14il n'avait rien à faire
01:11:14sur le pays
01:11:15Dans le pays
01:11:16Il était en apesanteur
01:11:18sur le pays
01:11:18Si on reprend chaque mot
01:11:20ça va durer six ans
01:11:21Pardon excusez-moi
01:11:21Vous êtes meilleur
01:11:23à la radio
01:11:23Sébastien
01:11:24Et donc Robert Ménard
01:11:25il explique quelque chose
01:11:26de très simple
01:11:26il dit
01:11:27Il ne faut plus
01:11:27que ce soit au maire
01:11:28de tout gérer
01:11:29Le maire il doit être
01:11:30à la fin de la chaîne
01:11:31et il doit faire
01:11:31des choses simples
01:11:32Et le fait
01:11:33de mettre un maire
01:11:34face à une telle situation
01:11:35ubuesque
01:11:36c'est évidemment
01:11:37une responsabilité
01:11:38de l'Etat
01:11:38Et pardon
01:11:39mais Emmanuel Macron
01:11:40mais vous pensez
01:11:41une seule seconde
01:11:41qu'Emmanuel Macron
01:11:42il va venir devant la justice ?
01:11:44Non
01:11:44Mais il ne marche pas
01:11:45contre l'antisémitisme
01:11:46Il n'a pas un mot
01:11:47pour les familles de victimes
01:11:48Parfois il daigne
01:11:49à peine les recevoir
01:11:50Quand il reçoit une lettre
01:11:51les familles n'ont
01:11:52aucune réponse
01:11:52Et vous pensez sincèrement
01:11:53qu'il va se rendre
01:11:54dans un tribunal
01:11:55pour plaider
01:11:55pour Robert Ménard
01:11:57sur une affaire
01:11:57d'un OQTF
01:11:58Non mais enfin
01:11:58On est quand même
01:12:00chez les fous
01:12:00Naïma
01:12:00où Robert Ménard
01:12:01peut perdre son mandat
01:12:02de maire
01:12:02pour une chose
01:12:03aussi insensée
01:12:05que de marier quelqu'un
01:12:05qui est sous OQTF
01:12:06et qui est délinquant
01:12:07Écoutez c'est scandaleux
01:12:08et c'est pour ça
01:12:09que vous voyez
01:12:10souvent quand on parle
01:12:11de cette politique
01:12:14sur la question
01:12:15de l'immigration
01:12:15qui est mise en place
01:12:16en Europe
01:12:17et puis particulièrement
01:12:18en France
01:12:18qui est complètement
01:12:19kafkaïenne
01:12:19parce que déjà
01:12:20une personne qui arrive
01:12:22d'une manière illégale
01:12:23elle a la possibilité
01:12:24d'être irrégularisée
01:12:25auparavant c'était 5 ans
01:12:27aujourd'hui c'est 7 ans
01:12:28elle a la possibilité
01:12:29d'avoir toutes les prestations
01:12:30sociales
01:12:30et effectivement
01:12:31elle a la possibilité
01:12:32aussi d'être mariée
01:12:35je ne sais pas comment
01:12:36vous dire les choses
01:12:37mais je trouve ça
01:12:37scandaleux
01:12:38insupportable
01:12:39qu'on fasse peser
01:12:39effectivement sur les maires
01:12:42cette situation
01:12:42et qu'aujourd'hui
01:12:44vous l'avez dit
01:12:45que rien n'est passé
01:12:46cette loi
01:12:47enfin ce projet de loi
01:12:48cette proposition de loi
01:12:51n'est pas passée
01:12:52madame la présidente
01:12:53de l'Assemblée nationale
01:12:54ne l'a même pas inscrite
01:12:55c'est se moquer du monde
01:12:56et laisser de la situation
01:12:57qu'on va
01:12:58qu'ils vont déplorer
01:12:59pendant la campagne électorale
01:13:01et rien ne changera
01:13:01parce que c'est constitutionnel
01:13:02tous égaux devant le mariage
01:13:04Eric Tegner
01:13:04tous égaux
01:13:05vous savez c'est la fameuse phrase
01:13:06on va parler du voile
01:13:07dans un instant
01:13:07on ne peut rien y faire
01:13:09il y avait une femme
01:13:10qui s'appelait
01:13:11dans le village
01:13:12de mes grands-parents
01:13:12qui s'appelait Yvonne
01:13:13et à chaque fois
01:13:14que vous alliez la voir
01:13:16qu'il fasse beau ou mauvais
01:13:17elle disait
01:13:18et quoi y faire
01:13:19et quoi y faire
01:13:20mon petit Gauthier
01:13:20et quoi y faire
01:13:21et bien c'est exactement pareil
01:13:22à chaque fois je pense à
01:13:24cette bonne Yvonne
01:13:25qui nous a quittés
01:13:25qui était fermière
01:13:26dans le petit village de Plot
01:13:28en Auvergne
01:13:29dans le Cantal
01:13:29qui disait
01:13:30et quoi y faire
01:13:30et bien c'est pareil en France
01:13:31le voile et quoi y faire
01:13:33absolument
01:13:35du côté de ma maman
01:13:36que j'embrasse
01:13:36et le voile et quoi y faire
01:13:38l'interdiction du voile
01:13:39et quoi y faire
01:13:39et là c'est pareil
01:13:40Robert Ménard
01:13:41qui ne peut pas marier
01:13:42qui doit marier quelqu'un
01:13:43sous le PTF
01:13:44et quoi y faire
01:13:45bien sûr
01:13:45alors après il y avait
01:13:46peut-être une solution
01:13:46c'était un peu long
01:13:47il y avait peut-être une solution
01:13:48moi j'aurais recommandé
01:13:50à Robert Ménard
01:13:50de dire à cet individu
01:13:52peut-être de commencer
01:13:53d'abord par le voyage de noces
01:13:54avant de le marier
01:13:55et ensuite
01:13:55effectivement que le voyage de noces
01:13:57soit dans une certaine destination
01:13:58sans retour
01:13:59c'est peut-être ce type
01:14:00de voyage de noces
01:14:00que l'État devrait proposer
01:14:02à ses clandestins
01:14:04c'est une super idée
01:14:05ça c'est des voyages de noces
01:14:07avec seulement un billet à aller
01:14:08c'est en création
01:14:10mais vous savez
01:14:11moi
01:14:12Frontier Airlines
01:14:14Frontier Airlines
01:14:16Frontier Wedding
01:14:19et donc ce qui soit
01:14:21pardonnez-moi
01:14:22moi ce qui me pose
01:14:22ce problème dans ce pays
01:14:23c'est que sur le mariage
01:14:24il y a d'un côté par exemple
01:14:25certains bien entendu
01:14:27pas tous
01:14:27il y a des mariages
01:14:28notamment musulmans
01:14:29qui sont organisés
01:14:30en dehors de tout cadre légal
01:14:31c'est-à-dire il y a le mariage
01:14:32religieux islamique
01:14:33qui est fait
01:14:34il n'y a pas de passage
01:14:35devant la mairie
01:14:36ou alors le mariage religieux
01:14:38musulman est fait
01:14:39avant le passage à la mairie
01:14:40alors que si vous faites ça
01:14:41du côté catholique par exemple
01:14:43vous vous retrouvez tout de suite
01:14:44avec une sanction
01:14:44et de l'autre côté
01:14:45des clandestins sous OQTF
01:14:47alors tout de suite
01:14:47pour aller se marier
01:14:48ça ils sont ravis en effet
01:14:49parce qu'ils vont se faire
01:14:51régulariser
01:14:51de façon ultra massive
01:14:53évidemment
01:14:53c'est kafkaïen
01:14:54Naïma a totalement raison là-dessus
01:14:56et donc c'est la raison
01:14:57pour laquelle il faudra
01:14:57absolument tout changer
01:14:59absolument
01:15:00le voile
01:15:01le voile
01:15:02vous savez que Jean-Philippe Tanguy
01:15:03a lancé une polémique
01:15:04cette semaine
01:15:05c'était vraiment
01:15:05l'homme de la semaine
01:15:06il s'est fait traiter de race
01:15:07sur France Inter
01:15:08il a été questionné
01:15:08sur ce sujet
01:15:09il n'a pas lancé lui-même
01:15:10si je peux me permettre
01:15:11vous avez 100% raison
01:15:12et d'ailleurs
01:15:14ça a été tranché
01:15:15autour de Marine Le Pen
01:15:16avant l'été
01:15:16par référendum
01:15:18et si le référendum
01:15:19c'est-à-dire que l'interdiction
01:15:20du voile islamique
01:15:21est tranchée par voie référendaire
01:15:23il y aura une amende
01:15:24il l'a redit ce matin
01:15:25sur le plateau de 100% frontière
01:15:26Georges Fenech est contre
01:15:27cette mesure
01:15:28il l'a trouvé inapplicable
01:15:29et donc il y a eu un échange
01:15:29assez tendu ce matin
01:15:30entre Georges Fenech
01:15:31et Jean-Philippe Tanguy
01:15:33je vous propose
01:15:33de le redécouvrir
01:15:35il faut aller au Tadjikistan
01:15:37pour trouver une telle disposition
01:15:38n'en trouvez pas
01:15:39il n'y a aucune démocratie au monde
01:15:40qui interdit
01:15:41dans l'espace public
01:15:42l'expression
01:15:43d'une religion
01:15:45qu'elle vous plaise
01:15:45ou qu'elle ne vous plaise pas
01:15:46et je préfère vous dire
01:15:47tout de suite
01:15:47moi non plus
01:15:48le voile ne me plaît pas
01:15:49mais je ne vais pas
01:15:50l'interdire pour autant
01:15:51autant je vais vous suivre
01:15:52si vous présentez
01:15:55interdiction pour le voilement
01:15:56des fillettes
01:15:56dans les conseils municipaux
01:15:58dans l'école bestre
01:15:59c'est déjà fait
01:16:00dans les universités
01:16:01là on peut y réfléchir
01:16:02mais dans l'espace public
01:16:04nous serions
01:16:05la seule grande démocratie au monde
01:16:07à vouloir interdire
01:16:09un signe ostentatoire
01:16:10qui est le foulard
01:16:11et ça
01:16:12ça n'est ni possible
01:16:13ni applicable
01:16:14ni souhaitable
01:16:16parce que vous donneriez
01:16:17en plus le sentiment
01:16:18de cibler
01:16:19de victimiser
01:16:20une religion
01:16:21qui est importante
01:16:22dans notre pays
01:16:23il faut combattre
01:16:24évidemment le symbole
01:16:26il faut combattre
01:16:27pour respect de nos valeurs
01:16:28l'égalité homme-femme
01:16:29mais vous ne pouvez pas le faire
01:16:31par des interdictions
01:16:31de ce type là
01:16:32je suis en parfait désaccord
01:16:33avec monsieur Fenech
01:16:35mais première chose
01:16:37ce n'est pas un signe religieux
01:16:38c'est un signe politique
01:16:39idéologique
01:16:40et tel qu'il a été clairement
01:16:41défini
01:16:42par les frères musulmans
01:16:42par la révolution
01:16:43qu'ils ont lancée
01:16:44dans le monde arabo-musulman et turc
01:16:46et par la révolution iranienne
01:16:48sur d'autres principes
01:16:50deuxièmement
01:16:50oui effectivement
01:16:50vous avez raison
01:16:51pour le moment
01:16:52personne
01:16:52aucune démocratie de la fée
01:16:53et malheureusement
01:16:54aucune démocratie
01:16:55n'est en train de résister
01:16:55à l'islamisme
01:16:57c'est un débat
01:16:58qui vous agace
01:16:58Sébastien Ligné
01:16:59le fameux
01:16:59on ne peut rien faire
01:17:00oui parce que
01:17:02c'est un argument
01:17:03qu'on entend surtout à droite
01:17:04et au centre droit
01:17:05ce qui m'agace encore plus
01:17:06Bruno Retailleau
01:17:06qui est passé de
01:17:07abat le voile
01:17:07à c'est une mesure populiste
01:17:09inapplicable
01:17:09bien sûr
01:17:09ou Gabriel Attal
01:17:10qui nous expliquait
01:17:11il y a quelques mois
01:17:12qu'il voulait interdire le voile
01:17:13aux mineurs de moins de 15 ans
01:17:14c'est-à-dire que quoi ?
01:17:15c'est-à-dire qu'à 16 ans
01:17:16et un jour
01:17:16le voile est autorisé
01:17:23en effet
01:17:24il rompt le débat démocratique
01:17:25c'est-à-dire qu'on n'est plus
01:17:26dans un débat d'idée à idée
01:17:27on est dans un débat technique
01:17:29c'est que chaque proposition
01:17:30n'est plus combattue
01:17:32à savoir
01:17:32est-ce que ça mérite
01:17:33d'être défendu
01:17:34mais est-ce que ça peut
01:17:34être mis en place
01:17:35pardon mais si on écoute
01:17:37cet argument-là
01:17:37on ne fait rien
01:17:38parce qu'on ne peut pas
01:17:40réformer l'Union Européenne
01:17:41parce que soi-disant
01:17:42c'est absolument intouchable
01:17:43on ne peut pas faire
01:17:44un référendum sur l'immigration
01:17:45on ne peut pas changer
01:17:46la constitution
01:17:47on ne peut rien faire
01:17:48si on écoute ces voix-là
01:17:49et le problème
01:17:50c'est que ce n'est pas
01:17:50une manière de lutter
01:17:52contre une proposition
01:17:53on peut être contre
01:17:54cette proposition du RN
01:17:55pourquoi pas
01:17:56mais je préfère largement
01:17:57la proposition
01:17:58par exemple
01:17:58de la France Insoumise
01:17:59qui a des raisons
01:18:00philosophiques
01:18:01voire électoralistes
01:18:03d'être contre
01:18:04que la mesure
01:18:06et la mise en position
01:18:07de LR
01:18:07qui consiste à dire
01:18:08nous sommes raisonnables
01:18:09on ne peut pas le faire
01:18:10Jean-François Copé
01:18:11a autorisé le port du voile
01:18:12dans son conseil municipal
01:18:13mais l'argument
01:18:15de Sébastien Nier
01:18:17est bon
01:18:17Jean-Luc Mélenchon
01:18:18on sait pourquoi
01:18:19il est comme ça
01:18:20Bruno Rotaillot
01:18:21passé de abat le voile
01:18:22à on ne peut pas le faire
01:18:23c'est populiste
01:18:23c'est plus compliqué
01:18:25alors écoutez
01:18:26le mea culpa
01:18:26c'était hier
01:18:27de Jean-Luc Mélenchon
01:18:28sur le voile
01:18:31écoutez moi
01:18:31je ne vais pas faire le malin
01:18:32il y a 20 ans aussi
01:18:33je n'étais pas d'accord
01:18:34avec cette histoire de voile
01:18:35je n'avais pas compris
01:18:36mais que fait une personne
01:18:38censée au bout d'un moment
01:18:39vous parlez
01:18:40j'ai rencontré
01:18:41des femmes
01:18:43qui portaient le voile
01:18:44ou des femmes
01:18:44très croyantes
01:18:45et qui ne portaient pas le voile
01:18:46et des femmes
01:18:47qui n'étaient pas croyantes
01:18:48mais qui disaient
01:18:49chacun fait comme il veut
01:18:50et on a parlé
01:18:51j'ai donné mes arguments
01:18:52que j'avais à l'époque
01:18:53et puis
01:18:54au terme de la discussion
01:18:56en plus
01:18:56c'était des gens
01:18:57souvent qui étaient
01:18:57de mon bord
01:18:58politiquement
01:18:59et puis
01:19:00pas cruche
01:19:01d'accord
01:19:01il y a un voile
01:19:03mais il y a quelque chose
01:19:04dessous
01:19:04c'est un cerveau
01:19:05donc
01:19:06et bien
01:19:07j'ai été convaincu
01:19:08et j'ai changé d'avis
01:19:09je me suis dit
01:19:10j'ai fait une erreur terrible
01:19:12écoutez ce qu'il disait
01:19:13effectivement
01:19:14il y a
01:19:14donc c'est intéressant
01:19:15quand il dit pas cruche
01:19:16c'est bizarre
01:19:18c'est un homme de droite
01:19:19qui dit ça
01:19:20et donc écoutez
01:19:21ce qu'il disait
01:19:21en 2010
01:19:22évidemment
01:19:22quand Nicolas Sarkozy
01:19:24voulait interdire
01:19:24le voile intégral
01:19:25ça n'avait strictement
01:19:27rien à voir
01:19:29moi je considère
01:19:30que c'est un traitement
01:19:31dégradant
01:19:31primo
01:19:32secondo
01:19:32je considère
01:19:33que c'est une provocation
01:19:34d'un certain nombre
01:19:35de milieux intégristes
01:19:36contre la république
01:19:37et par conséquent
01:19:38la république a gagné
01:19:39elle va gagner encore une fois
01:19:40ça sera interdit
01:19:41et on le fera
01:19:42non seulement pour empêcher
01:19:44une absurdité
01:19:45qui consiste à accepter
01:19:46l'idée
01:19:47qu'une femme considère
01:19:48qu'elle est un enjeu
01:19:49un gibier
01:19:49qu'un homme ne peut la regarder
01:19:51qu'avec un oeil
01:19:52de prédateur
01:19:53première chose
01:19:54et deuxièmement
01:19:55parce que c'est obscène
01:19:56cette histoire de burqa
01:19:57ça part de l'idée
01:19:58que les hommes
01:19:59ne sont que des prédateurs
01:20:00et deuxième idée
01:20:01c'est qu'on donnera
01:20:02un signal au monde entier
01:20:03et aux femmes du monde entier
01:20:05qui se battent
01:20:06contre cette histoire là
01:20:06par conséquent
01:20:07on interdira
01:20:08et peu me chaud
01:20:09qui propose l'interdiction
01:20:10tout le monde sait
01:20:11tout le monde sait pourquoi
01:20:12il a changé
01:20:12d'ailleurs
01:20:13de position
01:20:14d'ailleurs très fort
01:20:15parce que
01:20:16s'il voulait engranger
01:20:17quelques voix
01:20:18qui lui manquaient
01:20:19toute la journée
01:20:21sur une chaîne info
01:20:22le mea culpa
01:20:24de Jean-Luc Mélenchon
01:20:25donc là
01:20:26c'est passé
01:20:26là le message
01:20:27il est passé
01:20:28ça clignote
01:20:28Eric Tegner
01:20:29on a l'homme blanc
01:20:30qui s'excuse
01:20:31effectivement
01:20:32d'avoir tenu
01:20:33une position
01:20:33un petit peu dure
01:20:34sur la question
01:20:35du port du voile
01:20:36islamiste
01:20:36il y a 10 ans
01:20:36donc évidemment
01:20:37c'est un bingo
01:20:38dans une partie
01:20:39de son électorat
01:20:40parce qu'il faut se rappeler
01:20:41quand même
01:20:41de la théorie
01:20:42de ce que disait
01:20:43Ourya Bouteja
01:20:44c'est intéressant
01:20:44parce que le RN
01:20:45ne parle pas de voile islamique
01:20:46le RN parle de voile islamiste
01:20:48ce matin
01:20:49Jean-Luc Fitangui
01:20:49il dit ça concerne
01:20:50le hijab
01:20:51c'est le voile islamiste
01:20:52c'est pas le foulard
01:20:53ah ben non
01:20:53c'est pas le foulard
01:20:54il parle de voile islamiste
01:20:55notamment les femmes
01:20:56à Mayotte
01:20:57qui sont à 95% musulmans
01:20:59pas du tout
01:20:59et donc effectivement
01:21:01Jean-Luc Mélenchon
01:21:02on se souvient
01:21:02Ourya Bouteja
01:21:03les indigénistes
01:21:04de la République
01:21:05il disait
01:21:06on va utiliser
01:21:07Slykar Mélenchon
01:21:08même si dans le fond
01:21:09c'est une sorte de traître
01:21:10c'est un butin de guerre
01:21:11alors qu'on sait très bien
01:21:12qu'il n'est pas
01:21:13sur notre position
01:21:14et donc l'objectif
01:21:15de Jean-Luc Mélenchon
01:21:16véritablement
01:21:16c'est de ne pas perdre
01:21:17cette base
01:21:18parce qu'on pense souvent
01:21:18que Jean-Luc Mélenchon
01:21:19c'est le plus radical
01:21:20de l'extrême gauche
01:21:21mais non
01:21:21il est au barisson
01:21:22de l'extrême gauche
01:21:23il y a une ancienne femme voilée
01:21:24qui a témoigné
01:21:24chez Nelly Dénac
01:21:25et elle avait
01:21:26je ne sais pas si vous venez
01:21:26de cette séquence
01:21:27elle avait retiré
01:21:27son voile intégral
01:21:28chez Thierry Ardisson
01:21:29vous savez c'est une célèbre séquence
01:21:31Brenda Ayari
01:21:32donc de la télévision française
01:21:33et elle est venue
01:21:34sur le plateau
01:21:35de 24h en France
01:21:36je vous propose de l'écouter
01:21:38ça me questionnait justement
01:21:40sur le bon sens
01:21:41de cette religion
01:21:42de cette doctrine
01:21:44que j'appelle aujourd'hui
01:21:45une doctrine sectaire
01:21:46et à un moment donné
01:21:48il était prévu
01:21:49que mon ex-mari
01:21:50déménage en Arabie Saoudite
01:21:52avec moi et les enfants
01:21:54et un jour
01:21:55j'ai posé une question
01:21:56à mon ex-mari
01:21:57je lui ai dit
01:21:57qu'est-ce que va devenir
01:21:58notre fille
01:21:59et il m'a dit
01:22:00notre fille
01:22:01portera le voile
01:22:01à l'âge de 7 ans
01:22:03et on la mariera
01:22:04à l'âge de 14 ans
01:22:05et pour nos deux garçons
01:22:06je lui ai posé la question
01:22:08je lui ai dit
01:22:08que vont devenir
01:22:09nos deux fils
01:22:10et je lui ai posé la question
01:22:11si le djihad
01:22:12était obligatoire
01:22:13et il m'a dit
01:22:13bien sûr
01:22:14donc le djihad
01:22:15la guerre sainte
01:22:16est une obligation
01:22:17et donc je lui ai dit
01:22:18mais est-ce que ça veut dire
01:22:20que nos deux fils
01:22:21devront un jour
01:22:21faire le djihad
01:22:22il m'a dit
01:22:22oui ce sera une fierté
01:22:23pour nous
01:22:25que mes enfants
01:22:26que nos enfants
01:22:26aillent faire le djihad
01:22:27en Palestine
01:22:29ou n'importe où
01:22:30pour tuer des mécréants
01:22:31ils iront directement
01:22:33au paradis
01:22:33et là
01:22:34en fait ça a été
01:22:35le déclic
01:22:35parce que quand je lui ai
01:22:36posé la question
01:22:37pourquoi toi
01:22:37tu n'y vas pas
01:22:38et il m'a répondu
01:22:39très embarrassée
01:22:41non non
01:22:41moi je dois
01:22:42m'occuper de la famille
01:22:44je lui ai dit
01:22:45mais c'est pas logique
01:22:46tu es prêt
01:22:46à envoyer tes enfants
01:22:47faire le djihad
01:22:49et pas toi
01:22:50donc c'est pas le courage
01:22:51qui l'étouffait
01:22:51voilà
01:22:52donc ça a été
01:22:52un vrai déclic
01:22:54j'ai pas dormi de la nuit
01:22:55et cette nuit là
01:22:56je me suis dit
01:22:56je dois sauver mes enfants
01:22:58pour ma fille
01:22:59et pour mes fils
01:22:59vous partez
01:23:00vous prenez des affaires
01:23:01et à ce moment là
01:23:01en fait
01:23:03j'ai monté un plan
01:23:04donc c'est à dire
01:23:05que comme il me battait
01:23:06en plus
01:23:06il m'enfermait
01:23:07j'étais sous surveillance
01:23:09j'ai monté un plan
01:23:10pour pouvoir m'enfuir
01:23:11un matin
01:23:11de juin 2006
01:23:13avec mes trois enfants
01:23:15le jour où il est parti
01:23:16à l'ambassade d'Arabie Saoudite
01:23:18pour préparer le déménagement
01:23:21j'ai attendu qu'il sorte de la maison
01:23:23j'ai appelé un taxi
01:23:25et j'ai pris mes trois enfants
01:23:27j'ai quitté la maison
01:23:28du jour au lendemain
01:23:29avec mon petit dernier
01:23:30qui avait un an
01:23:31ma fille
01:23:31qui avait 4 ans
01:23:32et le grand 7 ans
01:23:33et donc j'ai fait 700 kilomètres
01:23:35je me suis enfuie
01:23:36j'ai tout laissé derrière moi
01:23:37j'ai pris quelques affaires
01:23:39et par instinct maternel
01:23:40pour sauver mes enfants
01:23:42parce que je ne voulais pas
01:23:43de cet avenir pour mes enfants
01:23:44je n'avais pas fait des enfants
01:23:46pour les envoyer faire le djihad
01:23:47et en faire de la chair à canon
01:23:49donc je me suis dit
01:23:50c'est pas possible
01:23:51Dieu peut pas me demander ça
01:23:52Voilà donc pourquoi
01:23:53elle enlève le voile
01:23:54l'histoire qu'elle raconte
01:23:55est hallucinante
01:23:55alors là on avait vraiment
01:23:56une femme qui était
01:23:57forcée de le porter
01:23:59Oui moi je pense pas
01:24:00que ce soit le cas
01:24:01d'une majorité
01:24:02de femmes musulmanes
01:24:03en France
01:24:03et c'est d'ailleurs là aussi
01:24:04l'un des points
01:24:05qui m'agace souvent
01:24:06et même à droite
01:24:07parce que vous avez
01:24:08un certain nombre
01:24:08qui vous disent
01:24:09non non mais
01:24:10parce que les femmes
01:24:11sont obligées de le porter
01:24:12il faut l'interdire
01:24:13non non
01:24:14même si les femmes musulmanes
01:24:16portent le voile
01:24:16sans qu'on leur oblige
01:24:18le voile reste
01:24:19un objet
01:24:20qui est problématique
01:24:21Vous savez moi
01:24:22je travaille sur les quartiers
01:24:23je connais beaucoup
01:24:23Est-ce qu'il faut interdire
01:24:24le voile dans la rue ?
01:24:25Je pense pas qu'il faut
01:24:26l'interdire
01:24:26je pense que l'espace public
01:24:27on s'habille comme on veut
01:24:28on fait comme on veut
01:24:30En revanche
01:24:30Est-ce que le voile
01:24:31est un symbole
01:24:31de solution de la femme à l'homme ?
01:24:32Non parce que moi
01:24:33j'ai beaucoup de femmes
01:24:34je vous assure
01:24:34c'est-à-dire que dans les années 80
01:24:36quand vous avez eu
01:24:36la réislamisation
01:24:37notamment grâce au wahhabisme
01:24:39c'était différent
01:24:39c'était la période
01:24:41où justement
01:24:42vous aviez une pression
01:24:42Donc c'est pas un symbole politique
01:24:43le voile ?
01:24:44Je vous dis pas
01:24:45que c'est pas un symbole politique
01:24:46je vous dis
01:24:46c'est même un symbole politique
01:24:48c'est un symbole religieux
01:24:50identitaire
01:24:50Est-ce qu'il faut interdire
01:24:51à l'université alors par exemple ?
01:24:52Oui mais vous avez
01:24:52je termine
01:24:54mais vous avez beaucoup de femmes
01:24:55qui le portent
01:24:56et qui vous disent
01:24:56c'est le prolongement de ma foi
01:24:58Qu'est-ce que vous voulez dire ?
01:24:59Et quand vous dites
01:25:00on va interdire le hijab
01:25:01mais pas le foulard
01:25:02mais moi je fais pas de différence
01:25:03parce que vous avez des femmes
01:25:04Si vous voulez on a perdu les deux
01:25:05on se voit là-dedans
01:25:06Non mais moi je pense
01:25:08que c'est une erreur
01:25:08parce que là ça touche
01:25:09même la foi de certaines femmes
01:25:11et je pense qu'il faut pas
01:25:12en revanche sanctuariser
01:25:13notamment les conseils municipaux
01:25:15je trouve anormal
01:25:16que vous ayez des élus
01:25:17qui soient voilés
01:25:19il faut sanctuariser aussi
01:25:20les mineurs
01:25:21Mais pourquoi les mineurs ?
01:25:24Juste un point Naïma
01:25:25Vous voulez donc
01:25:27Il y a une femme musulmane
01:25:30qui porte le voile
01:25:31dans la vie civile
01:25:32elle rencontre des gens
01:25:33des habitants
01:25:33qui lui disent
01:25:34écoute
01:25:34il faut que tu te présentes
01:25:35aux élections municipales
01:25:36on a besoin de toi
01:25:37et quand elle est élue
01:25:37elle enlève le voile
01:25:38pardon
01:25:39moi je trouve qu'il y a
01:25:40beaucoup plus de stigmatisation
01:25:41là-dessus
01:25:41c'est la raison pour laquelle
01:25:42je pense qu'il faut
01:25:43totalement l'interdire
01:25:44parce que soit vous êtes pour
01:25:45soit vous êtes contre
01:25:46et ce qui est intéressant
01:25:47Alors comment vous allez faire
01:25:48vous allez interdire une religion
01:25:49Vous nous expliquez Naïma
01:25:50justement
01:25:51le voile est devenu une tradition
01:25:53et c'est devenu naturel
01:25:54et bien c'est bien
01:25:55ce qui me pose problème
01:25:56ça vous pose effectivement problème
01:25:58c'est une réalité
01:25:59et je vais même vous dire autre chose
01:26:01quand on a abandonné
01:26:02l'assimilation en France
01:26:03parce que dans les années 60
01:26:05vous n'aviez pas la voile
01:26:06vous aviez la possibilité
01:26:07d'une mixité sociale et culturelle
01:26:08quand vous avez abandonné
01:26:10tout ce qui était transmission
01:26:11de ce qu'est la France
01:26:12vous voyez
01:26:13non mais je sais que vous n'étiez pas nés
01:26:15mais vous comprenez
01:26:15ce que je veux dire
01:26:16aujourd'hui la France
01:26:17elle n'a pas transmis
01:26:18aussi ce qu'elle est
01:26:19on n'a pas permis aussi
01:26:20cette mixité sociale
01:26:22culturelle etc
01:26:23c'est la fin
01:26:24il ne faut pas que je déborde
01:26:25c'est la fin de l'émission
01:26:26de 100% politique
01:26:27merci à tous d'avoir suivi
01:26:29l'émission ce soir
01:26:30Mickaël Dorian
01:26:31dans un instant
01:26:31il est au plasma
01:26:32il est prêt
01:26:33à tout de suite Mickaël
01:26:34pour Soir Info
01:26:35et nous à lundi
01:26:36merci à tous

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