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  • il y a 3 mois

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00:00Bonjour à tous et bienvenue dans votre rendez-vous de décryptage de l'actualité comme chaque matin.
00:05Les informés, nous sommes ensemble jusqu'à 9h30 avec Brigitte Boucher. Bonjour Brigitte.
00:09Bonjour Paul, bonjour à tous.
00:10Et je vous présente nos deux informés du matin. Aurélie Herbemont, bonjour Aurélie.
00:13Bonjour.
00:14Chef de service adjointe de l'excellent service politique de France Info, n'est-ce pas ?
00:19Bonjour à vous Simon Barbarie, journaliste politique à public Sénat.
00:22Brigitte, notre premier débat de ce matin.
00:24L'examen bien sûr qui se poursuit à l'Assemblée nationale, l'examen du budget.
00:29Beaucoup de choses ont été votées ce week-end.
00:31On parlera cette semaine, probablement mercredi, de la taxe Zuckman sur les plus hauts patrimoines.
00:37C'est une semaine qui s'annonce décisive, Brigitte.
00:40Et oui, souvenez-vous Paul, l'EPS avait lancé un ultimatum à Sébastien Lecornus.
00:45Il n'y a pas d'évolution d'ici lundi.
00:47Donc aujourd'hui, ce sera terminé avec un joueur Olivier Faure au Premier ministre.
00:51Et finalement, cet ultimatum a été décalé.
00:54On écoute Olivier Faure sur LCI, c'était hier.
00:55Notre sujet, c'est de réussir la semaine prochaine.
01:00Si nous ne réussissons pas la semaine prochaine, en réalité, s'il n'y a pas de marge de manœuvre
01:03pour corriger ensuite le projet de loi de finances et la loi de financement de la sécurité sociale,
01:08ce sera en réalité terminé.
01:09Et donc ?
01:10Et donc, c'est maintenant que ça se joue.
01:11Et vous déposez une motion de censure ?
01:12Et oui, parce que de toute façon, nous sommes dans une situation de blocage complet.
01:16Menace donc renouvelée pour le Premier secrétaire du Parti Socialiste hier.
01:20Encore quelques jours, M. Le Bourreau suppliait la comtesse du baril avant d'être guillotiné.
01:24Alors on ne sait pas si l'EPS aura la tête de Sébastien Lecornu,
01:28si le budget connaîtra le même sort.
01:30Tout dépendra de cette fameuse taxe Zuckman qui vise à taxer à 2% les patrimoines de plus de 100 millions d'euros,
01:35mais aussi l'appareil productif.
01:37Et ça, c'est inacceptable.
01:38La ministre des Comptes Publics, Amélie de Montchalin, l'a dit hier.
01:40Le RN s'y oppose également, comme l'a confirmé Jean-Philippe Tanguy à votre micropole ce matin.
01:46Devant ce blocage, le PS met un petit peu d'eau dans son vin et propose un amendement dit de repli.
01:50Alors c'est taxé à 3% les patrimoines de plus de 10 millions d'euros,
01:53excluant les entreprises innovantes et familiales.
01:56Rendement deux fois moins élevé que la taxe Zuckman.
01:58Mais là encore, le compromis s'annonce difficile.
02:00Écologistes et Insoumises sont contre cette taxe light.
02:02Et la droite refuse toute hausse d'impôts.
02:05Alors Sébastien Lecornu, vendredi, appelait à l'ouverture des débats à l'Assemblée à des compromis.
02:10Avec le PS, on le sait, le tango se danse à 2.
02:13Donc il faudra trouver un arrangement avec eux.
02:17Aurélie Herbemont, est-ce que ce tango peut se danser à 2 cette semaine ?
02:21Ou est-ce qu'on va directement vers la censure ?
02:24Et est-ce que le compromis est encore possible ?
02:26Tout va dépendre de ce qui va se passer à partir de mercredi dans l'hémicycle,
02:29que donc sur la taxe Zuckman et sa petite sœur, la taxe Zuckman light.
02:35Parce que les socialistes, de toute façon, depuis le début,
02:38ils ont arraché la suspension de la réforme des retraites.
02:40Mais ces derniers jours, tous les ténors socialistes le disaient.
02:43S'ils pensent que la suspension de la réforme des retraites, ça suffit,
02:47ils se fourrent le doigt dans l'œil.
02:49Je cite un responsable socialiste au gouvernement.
02:51Donc c'est pour ça que les socialistes disent,
02:54si sur le budget, puisque les retraites, ça sera examiné beaucoup plus tard,
02:57c'est dans le budget de la Sécu.
02:58Si ils commencent son parcours aujourd'hui en commission ?
03:00En commission, et donc dans l'hémicycle, ça sera en novembre.
03:05S'ils n'ont pas gain de cause sur une taxation des plus riches,
03:09ils vont considérer que le compte n'y est pas,
03:11puisque c'était aussi dans leur revendication de départ
03:13pour ne pas censurer Sébastien Lecornu.
03:15Donc mercredi, on les verra plus clair.
03:17Soit il y a un peu une taxation des plus riches,
03:20soit les socialistes risquent de dégainer la motion de censure
03:24sans attendre même que la suspension de la réforme des retraites
03:27arrive dans le débat, dans l'hémicycle.
03:29Ils n'ont pas de problème avec ça en disant,
03:31tant pis, ce n'est pas juste les retraites
03:33et sur la taxation des plus riches, on ne fait rien.
03:35Simon Barbary, c'est un jeu dangereux que joue le gouvernement aujourd'hui
03:38à devoir négocier avec le Parti Socialiste
03:40qui a l'air de vouloir faire monter les enchères ?
03:42Pour le Parti Socialiste, le problème, c'est qu'ils vont être un peu condamnés
03:45à faire cette menace de censure tout au long du débat budgétaire
03:48parce que là, on n'est qu'au début.
03:49Après, il va y avoir une navette et des irritants,
03:51ils vont arriver fur et à mesure des 70 jours
03:54qui nous séparent du 31 décembre.
03:57Après, on voit que le Sénat est très fâché
03:58de ne pas avoir été considéré,
04:00parce qu'il estime de ne pas avoir été considéré par le gouvernement,
04:02mais c'est aussi pour Sébastien Lecornu,
04:03une manière de dire aux socialistes,
04:05regardez, si je vais trop vers vous,
04:07moi j'ai des sénateurs de droite qui ne sont pas d'accord.
04:10Donc c'est aussi une manière de jouer les équilibristes
04:12pour Sébastien Lecornu, de jouer la gauche contre la droite.
04:14Mais sachant qu'au final, il faudra trouver une majorité à l'Assemblée,
04:18parce que c'est potentiellement elle qui aurait le dernier mot,
04:19149-3, pour voter.
04:21Aurélie, est-ce qu'on sait la nature des relations
04:23entre Sébastien Lecornu, Olivier Faure ?
04:25Est-ce qu'on sait comment ça se passe avec le PS aujourd'hui ?
04:27Où est-ce qu'ils en sont dans ces discussions ?
04:28Ça pose aussi leur rapport personnel.
04:30Il y a des échanges entre eux.
04:33D'ailleurs, les socialistes sont ravis
04:35d'être sortis de l'époque François Bayrou
04:37où ça se passait assez mal.
04:39Et ce qu'ils nous disent, c'est qu'ils ont
04:40quelqu'un de sérieux en face,
04:42avec qui on peut vraiment discuter,
04:44donc en tout cas, la relation personnelle
04:46n'est pas mauvaise et permet d'avoir des discussions
04:49alors qu'une partie des oppositions dénoncent
04:50comme étant des accords de couloir, etc.
04:53Mais quand vous devez faire un compromis,
04:54il est évident que ça ne peut pas se faire
04:56au moment même dans l'hémicycle.
04:57L'hémicycle, c'est un peu la...
04:58On boucle la boucle de s'il n'y a plus
05:00être négocié, dealé avant.
05:03Donc évidemment, il y a des contacts
05:05et ça se passe beaucoup mieux avec les socialistes,
05:07entre les socialistes et Sébastien Lecornu
05:09que ça ne se passait entre François Bayrou
05:12et les socialistes.
05:13Ça, ils sont catégoriques sur ce point-là.
05:16Brigitte, l'autre enseignement peut-être
05:18de ces négociations, c'est le fait
05:19qu'il y a deux gauches irréconciliables
05:21qui s'affrontent aujourd'hui dans l'hémicycle.
05:22D'un côté, les socialistes
05:23qui ont l'air de vouloir négocier
05:24avec Sébastien Lecornu
05:25et de l'autre, les insoumis
05:26qui sont d'une forme d'opposition permanente.
05:28Oui, on l'a vu, effectivement.
05:30On a l'EPS qui fait monter les enchères
05:32auprès du gouvernement,
05:34que ce soit avec le 49-3,
05:35la suspension de la réforme des retraites
05:36et aujourd'hui avec l'attaque Zuckmann.
05:39Mais on se rend bien compte
05:40que l'EPS, il se veut malgré tout constructif.
05:42Peut-être qu'au bout, ça n'aboutira pas
05:44et qu'il y aura finalement cette censure.
05:45C'est possible.
05:46Mais en tout cas, on voit
05:47qu'il y a la volonté de négocier,
05:49il y a la volonté d'avoir des victoires
05:50et que l'EPS se dit aujourd'hui
05:52que pour redevenir un parti de gouvernement,
05:55il faut peut-être faire avancer les choses
05:56auprès de son électorat,
05:57montrer qu'on peut remporter
05:59un certain nombre d'avancées,
06:01d'avancées sociales.
06:02Et c'est l'objectif.
06:04Alors que les insoumis,
06:05eux, sont dans une révolte permanente
06:07et en fait, eux disent
06:08qu'il faut changer le système,
06:09il faut renverser la table
06:11et donc on ne peut pas négocier d'accord
06:13avec les macronistes,
06:14sinon on se faut voir.
06:16C'est le problème entre compromis et compromission.
06:18Il joue sa crédibilité, l'EPS en ce moment, Simon,
06:20sur ces débats budgétaires.
06:22On parlera tout à l'heure
06:22de la réforme des retraites
06:23qui est aussi un point extrêmement important.
06:24Mais est-ce que là, sur la reprise des débats
06:27depuis 9h ?
06:28C'est une position quand même compliquée
06:29pour le Parti Socialiste d'arriver au bout
06:30parce que de toute façon,
06:31il va falloir voter,
06:32si on vote la suspension
06:33de la réforme des retraites
06:34dans le PLFSS,
06:36il va falloir aussi voter d'autres choses
06:38qui sont désirritants
06:39que le gel des pensions des retraites.
06:40Il va aussi falloir voter son financement
06:41qui pose déjà problème
06:43avec un gel des pensions des retraites
06:45et puis aussi une hausse des taxations
06:46sur les complémentaires.
06:47Donc pour le Parti Socialiste,
06:48c'est un petit peu compliqué.
06:49Il y a aussi un péché originel,
06:51c'est d'avoir demandé
06:52de renoncer au 49-3
06:54qui permettait d'avoir
06:55une position plus confortable
06:56pour les socialistes,
06:57c'est-à-dire de s'abstenir
06:58sur la motion
06:59tout en voyant le budget passer
07:01et garder cette volonté
07:03d'être un parti responsable
07:05tout en ne cautionnant pas
07:06ce budget à la fin
07:07et en laissant passer
07:08quelques amendements
07:08en pouvant dire
07:09« Regardez, bon,
07:10le budget n'est pas parfait,
07:11on ne l'a pas voté,
07:12mais on a quand même
07:13la suspension de la réforme des retraites. »
07:15Donc pour le Parti Socialiste,
07:16c'est ça qui est un petit peu embêtant.
07:17Après, il y a une équation aussi
07:18pour le gouvernement,
07:19c'est-à-dire qu'à ce stade-là,
07:20il y a à peu près 209 voix,
07:23c'est-à-dire le RN,
07:23les LFI et l'UDR d'Éric Sauti
07:25qui vont voter contre.
07:27Donc il faut trouver 210 voix pour
07:29et miser sur l'abstention des autres.
07:30Est-ce que malgré tout,
07:31cette taxe Zuckman Lite
07:33allégée,
07:34un plafond d'impôt minimum
07:35à 3%
07:36pour les patrimoines
07:37de plus de 10 millions d'euros
07:38qui exonère
07:40les biens professionnels,
07:41les entreprises familiales
07:42et innovantes,
07:43par exemple les start-up ?
07:45Exactement,
07:45puisque ça a été
07:46du côté de l'intelligence artificielle
07:48l'un des exemples phares
07:50ou en tout cas symboliques
07:50des dernières semaines.
07:52Est-ce que ça ne vient pas trop
07:52perturber les macronistes,
07:54les troupes du chef de l'État
07:56d'Emmanuel Macron
07:56dans leur fort intérieur
07:57et leur conviction d'origine ?
07:59Cette politique pro-business, etc.
08:01C'est ça le nœud du problème ?
08:01Bien sûr,
08:02ça les perturbe
08:03dans leur fort intérieur
08:04mais comme la suspension
08:05de la réforme des retraites
08:06les perturbe
08:07dans leur fort intérieur.
08:08C'est-à-dire qu'augmenter
08:09les impôts,
08:10c'est contraire
08:11à tout ce qu'ils essayent de faire
08:13depuis 8 ans.
08:13Donc évidemment que ça les heurte
08:14mais s'ils veulent un compromis
08:16avec les socialistes
08:17et les socialistes
08:18le résument comme ça
08:19et des macronistes aussi
08:20le résument comme ça,
08:21il faut qu'aux macronistes
08:22ça leur fasse mal en fait
08:23puisqu'il faut que les macronistes
08:25d'une certaine manière
08:26mettent un genou à terre,
08:27admettent qu'ils n'ont pas
08:28remporté les dernières
08:30élections législatives
08:31et que oui,
08:32ils doivent remettre en cause
08:33certains des dogmes
08:34du macronisme
08:35depuis 8 ans,
08:36y compris
08:36l'augmentation
08:38des impôts.
08:40Donc évidemment
08:40que c'est très douloureux
08:41pour eux
08:42mais c'est
08:43qui tout double,
08:44c'est soit ils acceptent
08:45de faire un pas
08:46en direction des socialistes
08:47qui leur fait mal,
08:48soit le gouvernement tombe
08:49et alors là,
08:50on re-rentre
08:51dans une période
08:52d'instabilité
08:52avec qui c'est
08:53pourquoi pas
08:54une dissolution.
08:55D'ailleurs Olivier Faure
08:56hier le dit sur LCI,
08:58on saura à la fin de la semaine
08:59si on a une dissolution
09:00au mois de novembre.
09:01C'est-à-dire que
09:01le premier secrétaire du PS
09:02s'est quasiment attribué
09:04le pouvoir
09:05qui appartient
09:06uniquement au chef
09:06de l'État
09:07de dissolution.
09:09Si eux ils censurent,
09:10ils disent
09:10ben là c'est fini,
09:11il faudra retourner aux urnes.
09:11Brigitte Boucher.
09:12Non mais pour couleter,
09:13c'est vrai qu'il y a
09:14le parti socialiste
09:15qui essaye de négocier
09:16avec le gouvernement
09:19mais c'est pas parce
09:21qu'il y a un accord
09:21des états-majors
09:22j'allais dire
09:23qu'il y aura forcément
09:23que tous les députés
09:24suivront.
09:25Le problème
09:26et le PS s'en inquiète
09:27parce qu'ils m'en ont fait
09:28par hier,
09:29c'est-à-dire que
09:29est-ce que tous les députés
09:31Renaissance vont voter ?
09:34Ils sont effectivement
09:35comme le disait Aurélia
09:36assez contre
09:36cette réforme des retraites
09:38assez contre
09:39même totalement contre
09:40cette taxe Zuckman
09:41même là
09:42ça va quand même
09:42faire très très mal
09:43parce que ça revient
09:44à revisiter
09:45l'ensemble du quinquennat
09:46donc ça va être
09:47très compliqué pour eux
09:48de le voter
09:49et quand il y a eu
09:50la suspension
09:50de la réforme des retraites
09:51annoncée par Sébastien Lecornu
09:52et bien on se souvient
09:53que les députés Renaissance
09:54dans les couloirs
09:55de l'Assemblée nationale
09:56faisaient vraiment
09:56grisemines.
09:58Et disaient
09:58nous on ne votera pas
09:59cet amendement-là en fait.
10:00Voilà
10:00et ils ont déjà
10:01très mal accepté
10:02la dissolution de 2024
10:03donc c'est vrai
10:04qu'il va falloir aussi
10:05aider un peu
10:07les Renaissance
10:08et les Horizons
10:09à voter
10:10pour trouver un compromis
10:11de leur côté.
10:12Simon Barbaré
10:12on a vu le président
10:14du Sénat
10:15ce week-end
10:15pas plus tard qu'hier
10:16dans les colonnes
10:17du journal Le Parisien
10:18Aujourd'hui en France
10:18Gérard Larcher
10:19dire
10:20le Sénat va rétablir
10:22la réforme des retraites.
10:23Les Français qui nous écoutent
10:24et nous regardent
10:24ne comprennent probablement
10:25pas grand-chose
10:26alors que Sébastien Lecornu
10:28a dilé la suspension
10:29en échange
10:29d'une non-censure
10:30avec le Parti Socialiste
10:32qu'est-ce qui se joue
10:33et on parlait de
10:34semaines décisives
10:34en ouverture de l'émission
10:35est-ce que le rôle
10:37du Sénat là-dedans
10:37peut jouer ?
10:38Alors
10:39il y a
10:39une façon de voir les choses
10:41parce que
10:41Gérard Larcher lui
10:42évidemment rappelle
10:43le rôle du bicamérisme
10:44avec le Sénat
10:45qui est à majorité
10:46à droite et au centre
10:47donc il faut bien rappeler
10:48qu'ils ne sont évidemment
10:48pas pour la suspension
10:49de la réforme des retraites
10:50il faut rappeler
10:50que cette réforme-là
10:51elle a été votée au Sénat
10:52il n'y a pas eu
10:53de 49.3
10:53ça n'existe pas au Sénat
10:54par les sénateurs
10:55donc évidemment
10:56Gérard Larcher rappelle son rôle
10:57on peut lui dire
10:58que c'est pas lui
10:59qui va avoir le dernier mot
11:00à la fin
11:00normalement c'est
11:01l'Assemblée Nationale
11:02donc on peut dire
11:04qu'il montre un peu
11:05des muscles
11:06mais pour pas grand-chose
11:07il y a aussi quand même
11:08une autre façon
11:10de voir les choses
11:10c'est que
11:11Sébastien Lecornu
11:12il a quand même intérêt
11:13parce qu'après
11:14il faut bien comprendre
11:14qu'il y a une commission
11:15mixte paritaire
11:15on rappelle la règle
11:17vote à l'Assemblée Nationale
11:18vote au Sénat
11:19et il s'accorde
11:20sur une version commune
11:21les deux versions
11:22ce ne sera pas la même
11:24ce ne sera pas la même
11:24c'est sûr
11:25donc il s'accorde
11:26sept députés
11:27sept sénateurs
11:27en commission mixte paritaire
11:28donc à ce moment-là
11:29il vaudrait mieux
11:30avoir la droite
11:31et le centre
11:32un peu dans sa poche
11:32pour pouvoir
11:33négocier un compromis
11:35sachant qu'ils ont aussi
11:36des députés
11:37la droite et le centre
11:37donc si vous les mettez à d'offre
11:40si vous balayez
11:41la copie du Sénat
11:42il va falloir que
11:43Laurent Wauquiez
11:43il vote un budget
11:45amendé par les socialistes
11:47et qu'ils disent
11:47bon bah tant pis
11:47moi je ne veux pas voter
11:48la version des sénateurs
11:49qui sont quand même
11:50de mon groupe
11:52et je vais aller plutôt
11:53du côté des socialistes
11:54donc ça divise aussi
11:55la droite et le centre
11:56et aussi la droite
11:56de renaissance
11:57Aurélie
11:57un petit mot
11:58sur cette affaire
11:59des sénateurs
12:00de Gérard Larcher
12:01qui veulent rétablir
12:02la réforme des retraites
12:03il faut quand même
12:04se souvenir
12:05qu'avant la réforme
12:06borne en 2023
12:08le Sénat
12:09depuis qu'Emmanuel Macron
12:10était à l'élise en 2017
12:11tous les ans
12:12rajoutait dans le budget
12:13de la Sécu
12:14une façon de repousser
12:16il y a un amendement
12:17pour repousser
12:18l'âge de départ en retraite
12:18et qu'est-ce que ça a donné
12:19à chaque fois ?
12:20Rien
12:20tant que ça n'avait pas été
12:21voté par l'Assemblée
12:22mais tous les ans
12:24on avait le Sénat
12:25qui s'est chiné
12:25à repousser
12:27l'âge de départ
12:28à 64 ou 65 ans
12:29donc en vrai
12:30de vrai
12:31c'est de toute façon
12:32pas le Sénat
12:32qui a le dernier mot
12:33sachant que si
12:34au final
12:35les députés
12:36dans cette commission
12:36mixte paritaire
12:37acceptent la copie
12:39une copie
12:40qui ressemble le plus
12:40au Sénat
12:41ça veut dire
12:41que c'est la censure
12:42des socialistes derrière
12:43donc en fait
12:44Gérard Larcher
12:45montre les muscles
12:47en disant
12:47on est là
12:48et pour le coup
12:48on peut être des partenaires
12:49fiables sur une ligne
12:50qui vous convient
12:51mais sauf que cette ligne
12:52on sait très bien
12:53à quoi elle amène
12:54elle amène à la censure
12:55des socialistes au bout du bout
12:56Brigitte
12:57on se souvient aussi
12:58que c'est sur le budget
12:59de la sécurité sociale
13:00puisque la suspension
13:00fait partie de ces débats-là
13:02que l'exécutif
13:03à l'époque
13:04Michel Barnier
13:05avait été renversé
13:06censuré
13:06en partie
13:07notamment par le Rassemblement National
13:09ça ajoute du symbole politique
13:11Oui c'est certain
13:12c'est sûr que
13:12en fait
13:13le budget de la sécurité sociale
13:14est pratiquement plus sensible
13:15aujourd'hui
13:16on se focalise bien évidemment
13:16sur le budget général
13:18de l'État
13:19des finances publiques
13:19parce qu'il est déjà
13:21dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale
13:22et que le budget de la sécurité sociale
13:24n'arrive qu'aujourd'hui
13:25en commission
13:26mais c'est sans doute
13:27celui-là
13:28qui sera le plus compliqué
13:29à faire passer
13:30à faire accepter
13:30effectivement
13:31vous le rappelez Paul
13:32c'est là que
13:33le Rassemblement National
13:34a fait chuter
13:35Michel Barnier
13:36et pourquoi ?
13:37Parce qu'il y a cette suspension
13:38de la réforme des retraites
13:39et qu'on voit bien
13:40que ça crée quand même
13:40un blocage
13:42qui sera difficile
13:43à surmonter
13:43en tout cas
13:44il faudra à mon avis
13:45faire sans le Sénat
13:46et c'est ce qu'a rappelé aussi
13:47Olivier Faure
13:48en disant
13:48c'est l'Assemblée
13:49qui a le dernier mot
13:50ce week-end
13:51et puis
13:52il y a dans
13:53ce projet de loi
13:54de financement
13:54de la sécurité sociale
13:55beaucoup d'irritants
13:56que ce soit
13:57les franchises médicales
13:58que ce soit
13:58l'augmentation du forfait
13:59chez le médecin
14:00chez le dentiste
14:02la hausse des complémentaires santé
14:03aussi pour financer
14:05la réforme des retraites
14:06en fait
14:06et tout cela
14:07va sans doute
14:08créer
14:09beaucoup de tensions
14:11dans l'hémicycle
14:12de l'Assemblée nationale
14:12et ça devrait être
14:14difficile à accepter
14:17et c'est pour ça
14:18que le parti socialiste
14:19a demandé
14:20à ce que la suspension
14:21de la réforme des retraites
14:22figure dans une lettre
14:24rectificative
14:25dans le texte initial
14:27parce que si jamais
14:28il n'y a pas d'accord
14:29il y aura des ordonnances
14:30et dans ce cas
14:31ce sera cette copie-là
14:32avec la suspension
14:33de la réforme des retraites
14:34qui pourrait passer
14:34dans un instant
14:35nos débats continuent
14:36on parlera
14:36de la situation au Louvre
14:38après l'arrestation
14:38de deux suspects
14:39ce week-end
14:40mais d'abord à 9h20
14:41le fil info
14:42Maureen Suignard
14:43La SNCF parle d'un acte
14:45de vandalisme
14:46un incendie sur des câbles
14:48de signalisation
14:49de nombreux TGV
14:50sont supprimés ce matin
14:51vers le sud-est
14:52entre Paris et Marseille
14:53Montpellier ou Nice
14:54les trains qui partent
14:55du sud-est
14:56ont jusqu'à 3h de retard
14:57la compagnie ferroviaire
14:58envisage un retour
14:59à la normale demain
15:00deux enfants sont morts
15:02lors d'un rallye auto
15:03à la réunion
15:04une fillette de 9 ans
15:05et son frère de 12 ans
15:06un troisième enfant
15:07est en urgence absolue
15:08la voiture a fait
15:09une sortie de route
15:10une enquête pour homicide
15:11involontaire est ouverte
15:12on attend encore
15:13les résultats définitifs
15:15mais Alassane Ouattara
15:15se dirige vers un
15:16quatrième mandat
15:17en Côte d'Ivoire
15:18les premiers scores
15:19de la commission électorale
15:20laissent présager
15:21une victoire écrasante
15:22les deux principaux rivaux
15:23du président
15:24âgés de 83 ans
15:25ont été écartés du scrutin
15:27et puis l'Olympique lyonnais
15:28quatrième de la Ligue 1
15:30à égalité de points
15:31avec Marseille
15:32après sa victoire
15:33hier contre Strasbourg
15:34victoire 2 buts à 1
15:36pour l'OL
15:36mais qui perd sur blessure
15:38son attaquant
15:38Malik Fofana
15:40France Info
15:44Les informés
15:46Paul Barcelone
15:48Brigitte Boucher
15:49Toujours avec Aurélie Herbemont
15:53Chafat-Jouane
15:53du service politique
15:54de France Info
15:55et Simon Barbary
15:56journaliste politique
15:56à Public Sénat
15:57Brigitte
15:57on en vient à notre deuxième sujet
15:59les suites du vol du Louvre
16:01deux suspects arrêtés
16:02l'un samedi soir
16:03à l'aéroport Charles de Gaulle
16:04de Roissy
16:05qui s'apprêtait d'ailleurs
16:06à prendre un vol
16:07en direction de l'Algérie
16:08l'autre en Seine-Saint-Denis
16:09les deux hommes ont été placés
16:11en garde à vue
16:12cela peut durer jusqu'à mercredi soir
16:1396 heures
16:14on est une semaine
16:16après l'intrusion
16:18de ces quatre suspects
16:19ces images
16:19qui ont fait le tour du monde
16:20au musée du Louvre
16:22pour voler les bijoux de la couronne
16:23alors c'est une assez bonne nouvelle
16:24pour Laurent Nunez
16:26le tout nouveau ministre de l'Intérieur
16:27qui est confronté lui
16:28à sa première crise à Beauvau
16:29les joyaux des reines de France
16:31volés
16:32à l'aide d'une nacelle
16:33élévatrice
16:34un dimanche dernier
16:35à l'ouverture du musée
16:36en quelques minutes
16:37c'était quand même
16:37une humiliation
16:38et une grande perte historique
16:39pour la France
16:40qui a suscité immédiatement
16:42la critique de l'extrême droite
16:43qui a dénoncé
16:44un problème de sécurité
16:45un déclassement de notre pays
16:46ce matin encore
16:47sur France Info
16:48Jean-Philippe Tonguie
16:49se montrait sévère
16:51on l'écoute
16:51je dis bravo aux forces de l'ordre
16:53mais ça n'a rien à voir
16:55avec la direction du Louvre
16:55est-ce que le ministre de l'Intérieur
16:57signe pas là un joli coup ?
16:59nous verrons
17:00je n'ai pas l'impression
17:01que c'est M. Nunez
17:01qui fasse l'enquête
17:02mais enfin
17:02il y a eu des problèmes
17:04avec la préfecture de Paris
17:05et M. Nunez
17:05a été plus longtemps
17:06préfet de Paris
17:07préfet de police de Paris
17:10que ministre de l'Intérieur
17:11et visiblement
17:12il y avait des gros problèmes
17:13de coordination
17:13entre le Louvre
17:14et la préfecture
17:15la faillite de la sécurité
17:17du musée du Louvre
17:18est mise à jour
17:19mais le ministre de l'Intérieur
17:20se montre confiant
17:21une confiance dans les services
17:21d'investigation et d'enquête
17:23qui permettent en une semaine
17:24de placer
17:25vous l'avez dit
17:25en garde à vue
17:26deux personnes
17:26et d'être sur la piste
17:27du commanditaire
17:27ce qui veut dire
17:28que notre police
17:29était efficace
17:29et que nous étions
17:30malgré tout
17:30face à des amateurs
17:32qui ont laissé
17:32un certain nombre
17:33d'indices sur place
17:34que ce soit les gants
17:34la disqueuse
17:35qui permettent de remonter
17:36jusqu'à eux
17:36alors que le ministre
17:37se montre confiant
17:38dans la recherche des voleurs
17:39il l'est moins
17:40dans la recherche du butin
17:41à noter l'importance
17:42des caméras de surveillance
17:43en tout cas
17:43qui ont permis de suivre
17:44le parcours des voleurs
17:45à quelques mois
17:46des municipales
17:47ce débat est en tout cas relancé
17:48bon est-ce que c'est un bon point
17:49Aurélie Herbemont
17:50pour le nouveau ministre
17:51de l'Intérieur
17:52Laurent Nouniès
17:53clairement c'est une bonne nouvelle
17:55que deux suspects
17:56aient déjà été interpellés
17:58moins d'une semaine
17:59après le casse du siècle
18:01c'est quand même
18:02la première crise
18:04que doit gérer
18:05le tout nouveau
18:05ministre de l'Intérieur
18:08sous le regard
18:08du monde entier
18:09qui évidemment
18:10a suivi
18:11les télévisions du monde entier
18:12ont évidemment
18:13parlé de ces images
18:15tout le monde a vu ces images
18:16de ce monde charge
18:18et donc de cette facilité
18:19déconcertante
18:20avec lesquelles
18:21les malfaiteurs
18:22sont rentrés dans le Louvre
18:23donc avoir déjà
18:24deux interpellations
18:25c'est sûr que ça
18:26ça ne résout pas tout
18:28puisque ce cambriolage
18:30a bien eu lieu
18:30il manque deux personnes
18:31du commando
18:32on ne sait pas
18:33s'il y avait des commanditaires
18:34donc on n'est vraiment
18:34qu'au tout début
18:35de l'enquête
18:36mais clairement
18:37pour le nouveau locataire
18:38de la place Beauvau
18:39c'est plus facile
18:41d'avoir déjà
18:42des interpellations
18:43assez rapidement
18:45mine de rien
18:46quand même
18:47une semaine
18:47c'est assez rapide
18:49et effectivement
18:49c'est une bonne nouvelle
18:50pour lui
18:51vous êtes d'accord
18:51Simon Barbarie
18:52il passait en plus
18:52Laurent Nounias
18:53après Bruno Retailleau
18:54qui s'était servi
18:56de la place Beauvau
18:56en quelque sorte
18:57pour aussi doper
18:58son capital politique
18:59donc la mauvaise passe
19:01se poursuit
19:01pour Bruno Retailleau
19:02après avoir raté
19:04sa sortie
19:04son successeur
19:05lui réussit son entrée
19:06alors c'est sûr
19:07que le problème
19:08de Bruno Retailleau
19:09c'est qu'il n'a pas
19:09des moments marquants
19:11dans son bilan
19:12sur lequel il a pu
19:13rentabiliser
19:15par exemple
19:16on se souvient
19:16d'épisodes
19:18sur l'OQTF algérien
19:19qui avait été expulsé
19:20puis après il était revenu
19:21en France
19:22donc ça c'était vraiment
19:24un peu des affronts
19:25il avait tenté
19:26au bout de 6 mois
19:26de dresser un bilan
19:28de ce qu'il avait réussi
19:29bon c'était pas forcément
19:30très probant
19:32parce qu'en 6 mois
19:33il avait mis
19:34que les chiffres
19:35qu'il pouvait l'arranger
19:35mais il y a d'autres chiffres
19:36qui étaient mis aussi
19:37en suspens
19:37puis en 6 mois
19:38de toute façon
19:38c'est très compliqué
19:40d'avoir un bilan
19:40d'ailleurs c'est le problème
19:41au ministère de l'Intérieur
19:42lui a essayé
19:43de miser sur l'immigration
19:44mais sans résultat prouvant
19:47Brigitte
19:47là-dessus
19:48il y a beaucoup de symboles
19:48politiques évidemment
19:49avec le Louvre
19:49Aurélie disait
19:50le monde entier
19:51a vu les images
19:52il y a des ramifications politiques
19:53le rôle de Rachida Dati
19:54qui a refusé la démission
19:55de Laurence Descartes
19:56la patronne du Louvre
19:57beaucoup de symboles
19:58oui il y a beaucoup de symboles
20:00mais ce qu'il faut
20:00ce qu'il faut voir
20:01c'est que si effectivement
20:02Laurent Nunez
20:03a réussi son entrée
20:05on peut aussi rendre hommage
20:07à l'exécutif
20:09qui a pour une fois
20:10réussi son casting
20:11puisque Laurent Nunez
20:12c'est vrai que c'est un bon choix
20:14après Buneau-Retailleau
20:15qui était très médiatique
20:16et c'était pas évident
20:17mais Laurent Nunez
20:18il a fait ses classes
20:19depuis pas mal de temps
20:21non seulement à la préfecture
20:22de police de Paris
20:22mais il avait été nommé
20:23dès 2017
20:24par le chef de l'état
20:25à la sécurité intérieure
20:27et c'est quelqu'un
20:28qui est très respecté
20:29c'est un homme de dialogue
20:30c'est un homme
20:31de confiance
20:33pour le président
20:34et c'est vrai
20:35qu'il n'a pas
20:36peut-être
20:37voilà
20:38l'aura médiatique
20:39qu'ont un certain nombre
20:40de ministres
20:41mais c'est quelqu'un
20:42qui est respecté
20:44et qui peut
20:45à mon avis
20:45de par son parcours
20:48réussir
20:50réussir en tout cas
20:51à sa place
20:52à Beauvau
20:53il est ultra compétent
20:55on l'a dit
20:56et il a surtout géré
20:57la crise des gilets jaunes
20:58vous vous souvenez
20:58sous Christophe Castaner
21:00il était déjà secrétaire
21:01d'état en 2018
21:02il était déjà au gouvernement
21:02et en 2020
21:03et il était évidemment
21:04beaucoup moins médiatique
21:05que Christophe Castaner
21:07pas forcément
21:08pour de bonnes raisons
21:08mais en tout cas
21:09c'est quand même lui
21:10qui faisait beaucoup le job
21:11les JO aussi
21:12et la sécurisation des JO
21:14alors en tant que fait
21:15c'est Paris
21:15malgré tout
21:17il y a probablement
21:17des ramifications
21:18on n'est pas au bout
21:19de l'enquête
21:19tout ça est tentaculaire
21:20Aurélie
21:20tout ça est tentaculaire
21:21parce qu'on ne sait pas
21:22pour l'instant
21:23si effectivement
21:23alors il y a deux suspects
21:25qui ont été interpellés
21:26il en manque encore deux
21:27on ne sait pas après
21:29si ce sont ces quatre personnes
21:31qui ont décidé
21:32elles-mêmes
21:33pour leur propre compte
21:34de voler
21:34les joyaux de la couronne
21:35ou s'il y a
21:36des ramifications
21:37des commanditaires
21:38qui ont voulu
21:40récupérer ces bijoux
21:41et puis les bijoux
21:42pour l'instant
21:42sont introuvables
21:43alors on imagine
21:44que les 96 heures
21:45de garde à vue
21:46des deux suspects
21:47vont peut-être
21:48permettre de savoir
21:49où sont les bijoux
21:50mais
21:51si c'est ces quatre personnes là
21:53c'est assez simple
21:55par contre
21:55s'il y a des ramifications
21:56avec des commanditaires
21:58peut-être à l'étranger
21:58on n'en sait rien
21:59à ce stade
21:59ça peut être une enquête
22:01effectivement
22:01beaucoup plus compliquée
22:02et beaucoup plus longue
22:03merci Aurélie
22:03Simon Barbary
22:04d'avoir été avec nous
22:06ce matin
22:06merci à vous Brigitte Boucher
22:08à bientôt
22:08et les informés
22:09reviennent ce soir
22:10à 20h
22:10avec Augustin Arrivé
22:11Sous-titrage Société Radio-Canada
22:13Sous-titrage Société Radio-Canada
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