- il y a 3 mois
Avec Pouria Amirshahi (député Écologiste et Social de Paris), Amaury Brelet (rédacteur en chef à Valeurs Actuelles)
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00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Maxime Liedot.
00:05Et la question est pour vous, auditeurs de Sud Radio, entre le déclimisme et la peur du changement,
00:09les Français sont-ils vraiment des Gaulois réfractaires ?
00:12Hommage ce matin à cette émission qui avait été employée notamment par le Président de la République.
00:160826 300 300, pourquoi cette question ?
00:19Mais en réalité, différentes enquêtes d'opinion, différentes études ont été publiées cette semaine et elles prouvent quoi ?
00:24Que 63% des sondés par exemple estiment que non, c'est vrai, on ne se sent plus tellement chez soi comme avant.
00:3085% estiment qu'en effet on a besoin d'un vrai chef en France pour remettre dans l'ordre.
00:35Il y a également les difficultés en termes de pouvoir d'achat qui remontent en tête des préoccupations des Français,
00:39c'est-à-dire de vous, auditeurs.
00:41Et une autre étude nous explique que près de 7 Français sur dites pensent que la société évolue dans le mauvais sens
00:46et quand on demande en réalité les causes un peu de ce déclin qui atteint près de 90% désormais dans ces enquêtes,
00:52on explique qu'il y a peut-être une absence d'écoute entre les citoyens et les politiques.
00:58On va en débattre dans un instant avec Amaury Brulé et Pourria Amir Chahi.
01:04Pourria Amir Chahi, bonjour.
01:06Bonjour.
01:06Vous êtes député écologiste et social de Paris, merci beaucoup d'être avec nous.
01:10Et en effet vous êtes un peu concerné quand on voit en effet les différentes craintes des Français,
01:15les différentes causes avec l'absence d'écoute parfois entre les citoyens et les politiques.
01:19Ce sera intéressant d'avoir de vos regards ce matin.
01:20Et bonjour Amaury Brulé.
01:21Bonjour Maxime.
01:22Rédacteur en chef à Valeurs Actuelles.
01:24Bon, vous avez le programme, on vous a envoyé ces études,
01:27elles sont quand même, notamment celles du monde concernant les fractures françaises,
01:30elles sont faites chaque année, mais quand même plus de 90% des interrogés qui nous expliquent
01:35et qui pensent que la France est en déclin, 63%,
01:38qui pensent que c'est difficile de se sentir chez soi comme avant.
01:41Monsieur le député, comment regardez-vous ces questions, ces enquêtes qui ne sont pas forcément, on va dire,
01:48traduisent un immense esprit positif de la part des Français ?
01:51Non, mais il faut dire que le discours négatif a le vent en poupe.
01:58Le déclinisme a le vent en poupe.
01:59C'est le discours Trumpy, c'est le discours d'extrême droite en général, c'est le discours sur le déclin.
02:03Après, ça n'empêche pas que dans la vie quotidienne, des millions de gens se sentent en insécurité sociale, d'abord.
02:09Vous l'avez dit, c'est la question du pouvoir d'achat en particulier.
02:11Mais il faut faire attention à ce genre de discours, parce qu'elle occulte nos forces, nos atouts, qui sont formidables et exceptionnels.
02:20Est-ce qu'on sait par exemple que la France est dans le milieu universitaire, par exemple, des hôpitaux, des hôpitaux universitaires,
02:25le pays qui dépose le plus de brevets et d'inventions ?
02:28Est-ce qu'on oublie qu'on était encore, il y a quelques mois, à accueillir 5 milliards de téléspectateurs pour les Jeux Olympiques et Paralympiques qui ont été une grande réussite ?
02:37Est-ce qu'on oublie qu'on a une langue qui est en partage avec des millions de gens sur la planète ?
02:41Donc, il faut aussi être capable de nous projeter à partir de nos atouts.
02:46Et ils sont très nombreux.
02:48Je pense que quand on veut décrire la France telle qu'elle est, il ne faut pas simplement décrire le verre à moitié vide,
02:54même si le verre à moitié vide est préoccupant, mais pour des raisons tout à fait compréhensibles.
03:03Lorsque des millions de compatriotes voient bien que, et on le voit dans le débat budgétaire, vous en avez parlé juste avant,
03:09des milliards sont captés par une poignée d'individus aux dépens des millions de Français qui en ont besoin pour leur retraite,
03:16pour leur salaire, mais y compris de la société, pour investir dans la société de demain, dans la transition écologique,
03:21il y a des raisons de se sentir effectivement lésés, floués.
03:24Donc, les Français ne sont pas forcément, pour répondre à cette question volontairement et légèrement provocatrices,
03:28des gaulois réfractaires selon vous ? Il faut simplement voir le verre d'une autre manière, si je vous écoute bien.
03:33Entre autres, je pense qu'il y a toutes les raisons d'être en colère quand on voit le spectacle politique.
03:40Parfois, lorsqu'on voit un président de la République qui est à ce point dans le déni de sa propre incapacité à transformer le pays,
03:47et même y compris à respecter ses engagements, tout ça est parfaitement compréhensible.
03:49Et c'est d'ailleurs pour ça que je suis dans son opposition.
03:52Amory Brulé, comment vous regardez, vous, les résultats sur toutes ces enquêtes,
03:56avec des Français qui pensent, oui, à près de 90%, que la France est en déclin,
04:00plus tout ce qu'on évoquait, le regard sur l'absence d'écoute, sur le fait que la société ne va pas dans le bon sens, etc.
04:04Alors, pour une fois, je serai d'accord avec Emmanuel Macron.
04:09Je pense que quand il a utilisé l'expression gaulois réfractaire, c'était l'une des rares vérités sorties de sa bouche depuis huit ans.
04:17La France est ce village gaulois qui résiste encore et toujours à l'envahisseur pour filer la métaphore.
04:24Alors l'envahisseur, ce n'est pas l'immigré clandestin, c'est le libre-échange et la mondialisation en marche.
04:29Et malheureusement, la France n'a pas la poisson magique comme dans les albums d'Assadix,
04:37mais elle a une poisson amère, un poison mortel, qui est l'étatisme, d'autres l'appelleraient le socialisme.
04:42En France, nous vivons dans un pays où l'État est devenu une machine infernale, un cancer administratif,
04:49un léviathan insubmersible, peuplé de petits hommes gris, de ces grattes-papiers inutiles,
04:55des chadocs qui pompent à longueur de journée l'énergie des Français et surtout leur liberté.
04:59C'est leur liberté d'entreprendre, leur liberté d'agir, leur liberté de penser.
05:03Aujourd'hui, on a de plus en plus de Français qui ont peur de tout.
05:06Dès qu'il y a un problème, on appelle l'État, on a peur de son nombre et c'est absolument dramatique.
05:10Vous savez, c'est le grand libéral français, Alexis de Tocqueville, qui l'avait dit.
05:15Vous êtes de la démocratie en Amérique.
05:16Oui, les Français veulent l'égalité dans la liberté et s'ils ne peuvent l'obtenir,
05:20ils la veulent encore dans l'esclavage, dans l'esclavage de l'État aujourd'hui.
05:23Et à rappeler sur, en effet, l'idée de pondre des normes, on était à 7h10 avec, vous savez, un ostréiculteur
05:28parce que l'État a publié un décret qui oblige certains ostréiculteurs
05:32qui ont un bateau de 12 mètres de long à installer un point hygiène.
05:35En réalité, des toilettes et un lavabo, ce qui est totalement grotesque parfois
05:38sur des bateaux qui sont utilisés 20 minutes, même pas dans la journée.
05:42Les normes coûtent près de 100 milliards d'euros par an selon plusieurs études en France.
05:46Si je peux me permettre votre exemple sur les yachts, ça ne concerne pas des millions de Français.
05:52s'arrêter à ça pour critiquer des normes qui sont souvent des normes protectrices pour les compatriotes.
05:57On pense, par exemple, aux normes d'émission de gaz à effet de serre,
06:01aux normes, par exemple, de vitesse sur les grandes routes, etc.
06:05Mais je voudrais quand même signaler une contradiction dans ce que vous avez dit tout à l'heure.
06:09D'un côté, vous dites que le libre-échange est un problème.
06:10Alors moi, je suis convaincu de ça depuis très longtemps.
06:13Non, je dis tout le contraire.
06:14D'accord, donc vous êtes pour le libre-échange.
06:15Bien sûr.
06:15Ah d'accord, donc très bien.
06:16C'est tout à fait cohérent avec ce que vous avez dit, en fait, sur le fait qu'il faut moins d'États.
06:21Mais c'est parce qu'il y a moins d'États aussi, notamment dans, on le voit, par exemple,
06:26la prise en charge, et c'est proposé en ce moment par la feuille de route du gouvernement,
06:31soutenue d'ailleurs par une partie de l'extrême droite, c'est justement les déremboursements,
06:35c'est justement une fiscalité qui ne s'en prend plus à ceux qui y ont beaucoup,
06:41et donc ça veut dire un État qui s'affaiblit.
06:42Ils ont quand même fait notamment un impôt sur la fortune financière, etc.
06:45Donc il y a quand même une volonté de ce que vous qualifiez d'extrême droite
06:47de s'attaquer à ceux qui ont de l'argent, globalement, dans le débat, c'est ce qu'ils défendent.
06:51Je ne l'ai pas vu dans la commission des affaires financières.
06:53Dans leur contre-budget, leur taxe sur la fortune financière,
06:55avec l'idée de taxer les actions, etc., de créer quelque chose sur mesure,
06:58c'est quand même pour ceux qui ont beaucoup d'argent.
07:00Alors on n'a pas le temps là, mais la grande supercherie du Rassemblement National
07:03va être décryptée par des économistes qui sont meilleurs que moi.
07:06Mais ce que je veux dire, c'est que, puisqu'on veut plus d'États,
07:09il faut commencer par effectivement demander à l'État...
07:12De remplir juste ses missions, peut-être déjà.
07:13C'est déjà de remplir les caisses, plutôt que d'éviter.
07:16C'est ça aussi le sujet.
07:18Et remplir les caisses, ça veut dire aller chercher l'argent
07:19là où il peut y en avoir.
07:210826-300-300 avant de reprendre le débat en studio.
07:25Messieurs, bonjour Frédéric.
07:26Oui, bonjour.
07:27Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
07:28Comment vous regardez ce débat ?
07:30Est-ce qu'entre, en effet, les signes de déclinisme
07:33et de penser que la France est en déclin,
07:34comme on peut le voir dans les différentes enquêtes d'opinion,
07:37et cette peur du changement,
07:37est-ce que pour vous, les Français sont des gaulois réfractaires, mon cher Frédéric ?
07:41À cette question, non.
07:44Moi, personnellement, je ne pense pas.
07:46Je ne pense pas parce que...
07:47Je pense qu'ils sont simplement en colère
07:49parce qu'on a affaire à une classe politique
07:51qui est incapable de faire avancer les choses
07:56et de modifier et de nous adapter au monde d'aujourd'hui et de demain.
08:02Et que non, ils sont simplement en colère
08:05et ils voudraient être un peu plus participatifs à ça.
08:07On oublie quand même une chose,
08:09c'est que dans la Constitution,
08:12c'est un principe de gouvernement du peuple,
08:14par le peuple, pour le peuple.
08:16Mais on a l'impression qu'on a une classe politique
08:18qui fait cavaler seul, tout simplement.
08:19Donc vous, vous rejoignez les Français,
08:21et je m'attarde sur cette étude réalisée par l'Institut Bonafidé,
08:24qui dit qu'il y a une véritable absence d'écoute
08:26entre les citoyens, la classe politique, les salariés.
08:30Vous ne vous sentez peut-être plus écouté aujourd'hui, Frédéric ?
08:32Complètement, la preuve, dès qu'on descend dans la rue,
08:35on est critiqué, on est gazé,
08:37il n'y a plus rien qui existe à l'heure actuelle
08:42de par la peur du débordement, certainement, je ne sais pas.
08:47Mais il n'y a plus aucun vecteur qui nous permette de communiquer.
08:51Les règles qui sont établies avec l'Europe,
08:54alors que le peuple est contre, on le valide pour.
08:57Avec notamment le traumatisme du référendum de 2005,
09:00vous avez raison, mon cher Frédéric.
09:01Merci beaucoup de vous avoir appelé.
09:03En effet, il y a dans cette étude des chiffres intéressants.
09:05Plus de la moitié des Français, plus de 56%,
09:07pointent en effet l'absence d'écoute entre les citoyens,
09:09l'État et globalement même les salariés.
09:11Il y a également le manque de vision à long terme.
09:14Et des chiffres vous rejoignent, mon cher Amoribourlet,
09:16parce qu'il y a aussi l'excès de technocratie
09:18qui est critiqué à plus de 43%.
09:21Pour Yann Amir Chahi, député écologiste et social de Paris,
09:23Amoribourlet, rédacteur en chef à Valeurs Actuelles,
09:25vous restez avec nous pour la suite de ce débat.
09:270826 300 300 pour participer à la conversation.
09:30Et si vous êtes capable de nous appeler,
09:31vous êtes aussi capable de nous envoyer un petit mot.
09:33Il en faut un, le mot Sud, au 7-20-18.
09:36Pourquoi ?
09:37Tout simplement, grâce à Sud Radio et Canal+,
09:39le diffuseur officiel de tous les matchs du Top 14,
09:41vous avez le droit d'assister aux matchs de vos rêves
09:43lors de la huitième journée du Top 14.
09:46Le mot Sud, au 7-20-18.
09:48Et c'est évidemment Sud Radio qui vous l'offre.
09:50A tout de suite.
09:51Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face.
09:55Maxime Liedot.
09:570826 300 300.
09:59Est-ce qu'en réalité, les Français sont des Gaulois réfractaires ?
10:02La question peut vous faire sourire.
10:03Mais dans les différentes enquêtes d'opinion qu'on a aperçues cette semaine,
10:06on voit un véritable sentiment de déclin.
10:08Près de 90% tout cumulé.
10:11Les Français estiment en effet que la France traverse
10:13ou que la France est en déclin.
10:14On aperçoit également une peur du changement.
10:16Le débat faisait rage ici en studio
10:18entre Amoribourlet, rédacteur en chef à Valeurs Actuelles,
10:20et Pourria Amir Chahy, député écologiste et social de Paris.
10:24Je vous propose, avant qu'on poursuit ce débat,
10:26d'aller un peu au standard également, au 0826 300 300.
10:28Bonjour Claude.
10:30Bonjour Maxime.
10:31Comment allez-vous ce matin ?
10:32Je vais très bien, moi, comme tous les matins, de toute façon.
10:35C'est normal, vous écoutez Sud Radio, mon cher Claude.
10:37Vous êtes un homme de goût.
10:38Un petit peu, oui, c'est vrai.
10:40Vous avez raison.
10:40Mais bien sûr que j'ai raison sur ça.
10:42Bien sûr.
10:43Est-ce que vous êtes un Gaulois réfractaire, mon cher Claude ?
10:45C'est quoi un Gaulois réfractaire ?
10:47Un Gaulois réfractaire qui dit stop, stop, stop.
10:51Stop à tous ceux qui disent ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas.
10:55Et c'est aux autres de faire.
10:57Ben non, je ne suis pas d'accord.
10:58Je trouve que la situation, ben oui, elle n'est pas facile.
11:00C'est vrai qu'on traverse une mauvaise période,
11:02mais il y a peut-être des choses à faire pour se...
11:04Excusez-moi, tous à notre niveau,
11:07on doit se sortir les doigts d'Uc.
11:09Voilà.
11:10Au moins, c'est clair, mon cher Claude.
11:12Il est un peu tôt pour ça, mais bon, allons-y.
11:14Reprocher aux politiques ceux qui sont...
11:17Ben oui, c'est comme ça.
11:18Je suis un peu d'accord avec ce qu'a dit l'auditeur précédent.
11:21Maintenant, c'est facile de reprocher le tout aux autres.
11:24C'est à nous de bouger pour ça, on ne sait pas...
11:27Donc en réalité, Claude, vous nous dites qu'il faut arrêter de se plaindre
11:29et chacun doit se mettre à bosser plus,
11:31à faire ce qu'il peut là où il est,
11:32à faire ce qu'il peut, à s'engager,
11:34à se démener en réalité.
11:35À bosser plus pour certains, je ne suis pas d'accord.
11:37À bosser plus pour...
11:38À bosser tout simplement pour d'autres, oui.
11:40Maintenant, comment vous dire ?
11:43Moi, j'ai 70 ans, je suis à la retraite,
11:47j'étais artisan,
11:49je gagne à peine 900 euros par mois de retraite.
11:52Si aujourd'hui, j'ai quelqu'un que je rencontre,
11:55ou qu'on me fait connaître,
11:56et qui dit, ben moi, je vais aller profiter de la situation,
11:59puisque ça va mal, il faut que ça aille bien.
12:01On n'a pas le choix.
12:02Donc, si quelqu'un me dit aujourd'hui,
12:04je vais me lancer dans le développement des nouvelles technologies,
12:08dans l'intelligence artificielle, la robotisation,
12:11les nouvelles dépenses, les nouvelles... pardon.
12:14Ce qui nous tracasse aussi, c'est les énergies,
12:18le climat.
12:20Eh ben moi, si quelqu'un me dit, je vais me lancer là-dedans,
12:22parce que là, il y a des choses à faire.
12:24N'attendons pas que ce soit les autres pays qui le fassent.
12:26Et débrouillons-nous, et agissons, mon cher Claude.
12:29Une dernière question, peut-être.
12:30Qu'est-ce que vous faisiez avant ?
12:32Eh ben, j'étais peintre.
12:33Peintre.
12:33Artiste.
12:34Oui, bien sûr, peintre en bâtiment.
12:37Et si j'ai ma petite retraite aujourd'hui,
12:39ça, je tiens à le dire.
12:40Ben, c'est peut-être parce que moi,
12:41je n'ai pas fait ce qu'il fallait au bon moment.
12:43J'ai peut-être fait les mauvais choix.
12:45Je ne suis peut-être pas suffisamment sorti les...
12:47Voilà.
12:48C'est pas de...
12:50Bien sûr, le gouvernement sont tous responsables
12:52depuis plus de 50 ans, c'est-à-dire...
12:54Mais on a peut-être aussi une responsabilité personnelle.
12:56Il faut arrêter de pleurer et de dire
12:58« Oui, les autres, ils ont, et moi, je n'ai pas. »
12:59Ben, c'est peut-être que les autres,
13:00ils ont été plus intelligents que moi, tout simplement.
13:02Merci beaucoup, Claude, pour cet appel,
13:04disons, à la responsabilité et au fait de se bouger,
13:06mon cher Claude.
13:07Merci beaucoup de nous avoir appelés au 0826-300-300.
13:10Vous continuez donc à nous appeler, à réagir,
13:12à débattre avec nous, à vous joindre à la conversation 0826-300-300.
13:16Pouria Amir Chahi, c'est vrai que vous êtes député
13:19écologiste et sociale de Paris.
13:21On entend cette véritable presque fatigue,
13:23en réalité, à l'instant, ce qu'on vient de nous dire,
13:27c'est...
13:27Bon, en fait, même les politiques,
13:29on a du mal à les écouter.
13:30Chacun doit faire ce qu'il peut.
13:31C'est audible pour un député comme vous, ça,
13:33ce genre de constat, de dialogue.
13:35Oui, mais moi, ça fait partie de mon mandat
13:37que de recevoir la critique, c'est normal.
13:40Moi, je fais des permanences tous les vendredis,
13:42en mairie, je reçois les gens sur rendez-vous
13:44et je les écoute.
13:45Des fois, je suis confronté,
13:50pas simplement, d'ailleurs, à leur désarroi
13:52quand ils ont une difficulté personnelle,
13:53mais aussi à leurs suggestions,
13:54à leurs idées, à leurs encouragements
13:55pour que le pays aille mieux.
13:59La question, elle est, effectivement,
14:00d'être, quand on est élu,
14:02si c'est ça votre question, exemplaire.
14:04La question de l'exemplarité,
14:05la question de la probité
14:06n'est pas la dernière des valeurs
14:08à brandir, ou en tout cas à incarner,
14:11lorsque l'on prétend à détenir un mandat.
14:15C'est exactement ce qui a été reproché,
14:17si je peux me permettre,
14:17à M. Cahuziac il y a quelques années,
14:19à Mme Le Pen récemment,
14:21et à quelques autres,
14:22et à M. Sarkozy, plus près de nous encore.
14:25Donc, si c'est de ça dont on parle,
14:27oui, évidemment, je conçois
14:28qu'il faut être exemplaire.
14:29Si c'est du respect des engagements
14:31qu'on a pris,
14:33je pense que ça compte aussi, tout autant.
14:34Et ça fait partie, sans doute,
14:36ça fait sans doute partie du désarroi
14:38exprimé par de nombreux Français.
14:41Après, je pense que, juste un mot,
14:44au fond, les gens savent très bien
14:45qu'on a, et c'est ça le grand bug
14:47auquel on assiste,
14:48largement les moyens,
14:49les connaissances, les technologies,
14:51pour répondre aux défis qui sont les nôtres.
14:52La transition énergétique,
14:54on peut y répondre,
14:54on a des outils,
14:55on a des connaissances,
14:56on a des inventions.
14:57La question, c'est,
14:58est-ce qu'on est capable
14:59de fédérer le pays
15:01autour de ce grand projet
15:02qui amène à opérer
15:04les grandes transitions,
15:06à en discuter démocratiquement
15:07avec les compatriotes,
15:09et surtout à trouver
15:09les ressources nécessaires
15:10pour les financer.
15:11Et c'est là-dessus
15:11qu'il y a une vraie divergence.
15:12Là-dessus qu'il y a une vraie divergence,
15:14à Moribour,
15:14et peut-être sur les solutions,
15:15justement,
15:16pour emmener les Français
15:17et donc le pays
15:17vers un horizon
15:18beaucoup plus éclairci,
15:19d'une certaine manière.
15:20Oui, ce que disent
15:21toutes ces études
15:22dont vous avez parlé,
15:23c'est la défiance grandissante
15:25entre l'opinion,
15:27entre les Français
15:28et leurs politiques,
15:29qui bat des records aujourd'hui.
15:31Et les politiques ont,
15:32de fait,
15:32une lourde responsabilité
15:33dans la crise économique,
15:36politique et morale
15:37aujourd'hui,
15:37qui, depuis 50 ans,
15:39ont trahi leurs électeurs.
15:42Je pense évidemment
15:42au référendum de 2005,
15:44je pense à la souveraineté française
15:45qui a été bradée
15:46à l'Union européenne,
15:47qui ont menti aussi,
15:49qui ont trahi leurs promesses,
15:49mais menti aussi,
15:50menti sur la retraite
15:51à 60 ans,
15:52menti sur les 35 heures,
15:54menti sur l'immigration
15:54qui est une chance,
15:56cette migration massive
15:57et incontrôlée.
15:59Et aujourd'hui,
15:59les Français sont prisonniers
16:00entre, d'un côté,
16:01une droite qui est nostalgique
16:03d'un passé grandiose
16:04et révolu
16:05et une gauche
16:06qui, au contraire,
16:07fantasme un avenir
16:08à la fois révolutionnaire,
16:10utopique et créolisé.
16:12Prenez l'exemple
16:13de la réforme des retraites
16:14dont on parlait justement
16:15aujourd'hui.
16:16Personne,
16:17dans le champ politique,
16:18n'est pour réformer
16:19sérieusement et drastiquement
16:21et profondément
16:21le système de retraite
16:23par répartition.
16:23Alors que tous nos voisins
16:24européens l'ont fait,
16:26tous nos voisins ont repoussé,
16:27par exemple,
16:28l'âge de départ à la retraite.
16:29Même en Espagne,
16:30le gouvernement socialiste
16:31a maintenu
16:31l'âge de départ à 67 ans.
16:34Et en attendant,
16:35on a nos politiques
16:36de droite et de gauche
16:37qui continuent à jouer
16:38du pipeau sur le pont
16:39du Titanic
16:39en s'approchant
16:40de l'iceberg budgétaire
16:42qui approche.
16:42Permettez-vous pour y
16:43à Mirchay ?
16:44Je ne veux pas
16:45rentrer dans une polémique,
16:46mais simplement,
16:47vous dites quelque chose
16:48qui est assez stupéfiant.
16:50C'est précisément
16:51le libre-échange
16:51que vous défendez
16:54qui a conduit
16:56le pays
16:57à devoir réduire
16:58ses normes
16:58de protection sociale,
17:00à perdre
17:01ses capacités,
17:03y compris
17:03de crédibilité économique
17:07dans toute une série
17:08de sujets,
17:09y compris
17:09à se débarrasser
17:10de pavillons
17:10ou de champions économiques
17:11qui étaient les nôtres avant.
17:13C'est précisément
17:13ce modèle-là
17:14qui fait du mal.
17:15C'est précisément
17:16ce modèle-là
17:17qui met en concurrence
17:18au nom du libre-échange
17:19les sociétés,
17:20les pays,
17:20les économies,
17:21alors qu'on n'a jamais eu
17:22autant besoin
17:22que de coopération
17:23entre les pays,
17:24entre les États.
17:25À tout point de vue,
17:26coopération scientifique,
17:27coopération technologique,
17:28coopération médicale,
17:29c'est de ça
17:30dont on a besoin aujourd'hui.
17:31Ce n'est pas
17:32de nourrir
17:34une guerre des identités,
17:35une guerre entre les pays,
17:36une guerre entre les cultures.
17:38C'est exactement
17:38le contraire
17:39qu'il faut faire.
17:40Je ne suis pas surpris
17:40que vous défendiez
17:41ce modèle.
17:42Quel modèle
17:42qu'elle vend en poupe
17:43avec M. Milley en Argentine,
17:44M. Trump aux États-Unis
17:45et bien d'autres ?
17:46C'est l'antimodèle
17:47du progrès social.
17:49Aujourd'hui,
17:49tous les pays
17:50les plus libéraux
17:50dans le monde
17:51qui sont les moins corrompus
17:52et d'ailleurs
17:53dont les citoyens
17:54se sentent les plus heureux
17:55selon tous les classements
17:56internationaux
17:56sont les pays
17:57les plus libéraux du monde.
17:58Vous allez pouvoir poursuivre
17:58le débat en dehors du studio.
18:00Merci beaucoup
18:00d'avoir été en ma compagnie
18:02ce matin,
18:02en compagnie des auditeurs
18:03au 0826 300 300.
18:05Pouria Amir Chahi,
18:06député écologiste
18:07et social de Paris.
18:07Merci d'être venu
18:08dans le Sud au-dessus
18:09de Radio ce matin.
18:10Yamauri Bollet,
18:11rédacteur en chef
18:11à Valeurs Actuelles
18:12pour faire le lien
18:13avec les sondages,
18:14notamment 85%
18:15qui pensent qu'il faut un chef.
18:16Je rappelle la une de Valeurs
18:17cette semaine,
18:18Immigration,
18:19Sécurité et Justice,
18:20le chaos qui vient.
18:21C'est le dialogue
18:21entre le juge
18:22Marc Trévidic
18:22et l'avocat Thibaut de Montbréal
18:24à retrouver sur le site
18:25et en kiosque.
18:25Merci beaucoup
18:26d'avoir été avec nous.
18:27Si vous nous avez appelé
18:28au 0826 300 300,
18:30vous avez également été nombreux
18:31à nous envoyer
18:31un petit mot par SMS
18:33au 720 18.
18:34Bonjour Pierre.
18:35Oui, bonjour.
18:36Et félicitations,
18:37c'est vous qui remportez
18:38les deux places
18:39pour le match de rugby
18:40de la huitième journée
18:41du top 14.
18:42Félicitations.
18:43Merci beaucoup
18:44à cette radio.
18:45Et puis,
18:45je suis un peu surpris
18:46parce que je ne suis pas du tout
18:48habitué à gagner.
18:49Mais vous savez,
18:50il faut un début à tout,
18:51mon cher Pierre.
18:52Est-ce que vous savez déjà
18:53quel match vous voulez aller voir ?
18:55Toulouse, oui,
18:56mais après,
18:57je ne me rappelle pas
18:58en tête le calendrier.
19:01Il me semble que c'est quoi ?
19:02Le stade toulousain
19:03face à Toulon peut-être ?
19:05Et c'est dimanche.
19:06Et c'est dimanche,
19:07il me semble.
19:08Donc voilà,
19:08vous avez l'affiche
19:09et on va s'occuper
19:10de vous envoyer les deux places.
19:12Félicitations encore,
19:12mon cher Pierre.
19:13Et je sais que vous êtes
19:14un homme de goût
19:14puisque vous êtes
19:15à l'écoute de Sud Radio.
19:17Merci beaucoup
19:17et encore félicitations.
19:20Et puis,
19:21en parlant du rugby,
19:22c'est une nouvelle
19:22qu'on a apprise
19:22il y a quelques minutes
19:23et c'est pour ça
19:24qu'on vous retrouve.
19:25Félix Mathieu,
19:25rebonjour.
19:26Rebonjour.
19:27Parce qu'avant les infos
19:28et avant de retrouver
19:28Valérie Expert,
19:29c'est cette nouvelle
19:29qu'on vient d'apprendre
19:30et qui nous couche
19:30tout particulièrement
19:31ici à Sud Radio.
19:33C'est la disparition
19:33d'une légende du rugby français
19:35et qui plus est de Toulon.
19:36C'est André Herrero
19:37qui vient de nous quitter.
19:38André Herrero,
19:39une légende, oui,
19:39du ballon-val
19:40du rugby club toulonnais
19:41où il était surnommé
19:42le Grand Toulon
19:44avec qui il dispute
19:45deux finales de championnat
19:46en 1968 et 1971.
19:49Président du club
19:50champion de France
19:51en 1992
19:51avant de prendre
19:52des responsabilités
19:53à la Fédération Française
19:55de Rugby.
19:56Il fait partie
19:56des dix premiers joueurs
19:57intronisés
19:58sur le Hall of Fame
19:59du RCT inauguré en 2003,
20:01ce Panthéon
20:02des légendes du club.
20:03André Herrero
20:04qui nous quitte
20:05à 87 ans.
20:06Il était l'aîné
20:07d'une fratrie de quatre
20:08avec Daniel,
20:09Francis et Bernard.
20:09Évidemment,
20:10Sud Radio,
20:11la radio du rugby.
20:11Leur adresse ce matin
20:12ses meilleures pensées,
20:14pensées affectueuses
20:15pour Daniel
20:15que nos auditeurs connaissent bien.
20:16Oui, bien sûr,
20:17une grande pensée
20:17pour Daniel.
20:18En effet,
20:18notre consultant rugby
20:19ici sur Sud Radio,
20:21la radio du rugby.
20:22Merci beaucoup,
20:23mon cher Félix.
20:23C'est une pensée,
20:24évidemment,
20:24pour ses proches.
20:26C'est une évidence
20:26et dans ce contexte,
20:27bonjour quand même,
20:28Valérie Expert.
20:29Bonjour,
20:29oui,
20:30pensée,
20:30pensée évidemment,
20:32c'est très émouvant,
20:34je trouve.
20:34Et une grande voix ici,
20:35en effet,
20:36à Sud Radio.
20:36Grande voix,
20:37absolument.
20:39pour tenter de nous mettre d'accord.
20:41Alors,
20:42changement d'heure,
20:42c'est un peu un marronnier journalistique,
20:44néanmoins,
20:45le sujet réémerge à chaque fois
20:47en novembre et en avril,
20:49enfin en octobre et en avril.
20:51Donc,
20:51faut-il mettre au fin
20:52au changement d'heure ?
20:53C'est l'Espagne
20:53qui monte au créneau cette fois-ci,
20:55dites tout ce que vous en pensez.
20:560 826 300 300,
20:58le permis à vie,
20:59c'est fini,
20:59pareil.
21:00Oui,
21:01c'est fini,
21:01plus de confort.
21:02Plus de confort,
21:03repasser une visite,
21:05enfin,
21:05passer une visite médicale
21:06tous les 15 ans,
21:07là aussi,
21:07on vous attend,
21:07on va parler du budget,
21:09suspension de la réforme des retraites,
21:11le baromètre IFOP fiducial
21:12avec Frédéric Dhabi
21:13qui sera avec nous.
21:14A tout de suite sur Sud Radio.
21:15Vous avez le programme
21:16et j'ai le plaisir de vous retrouver
21:17demain,
21:18entre 7h et 10h,
21:18en direct,
21:19bien sûr.
21:20Très bonne matinée.
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