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  • il y a 2 mois
Avec Amaury Brelet (rédacteur en chef à Valeurs Actuelles) et Sabrina Sebaihi (députée écologiste des Hauts-de-Seine et vice-présidente du groupe d'amitié France-Algérie à l'Assemblée nationale)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2025-10-31##

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Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Maxime Liedot.
00:05On est ensemble jusqu'à 10h sur Sud Radio avec un numéro de téléphone, c'est le 0826 300 300.
00:11Vous nous appelez, vous voulez nous interpeller, nous faire réagir tout simplement.
00:15Un numéro 0826 300 300.
00:17Pour ces questions, est-ce que la dénonciation des accords de 1968 entre la France et l'Algérie,
00:22est-ce du racisme décomplexé ?
00:24C'est volontairement provoquant, mais ce sont les termes utilisés par Marine Tondelier.
00:27Et vous allez voir que même chez les plus modérés, en réalité, on réagit de façon violente.
00:32Certains parlent de la nostalgie de l'Algérie française ou le retour de l'OAS sur les bancs de l'Assemblée nationale.
00:37Est-ce que tout ça traduit aussi, en réalité, la fin du cordon sanitaire ?
00:41Vous savez, expression employée, un peu comme le Front Républicain,
00:44pour faire barrage à tout ce qui vient d'une certaine partie d'hémicycle et notamment du Rassemblement National.
00:49Bonjour Amory Brelet.
00:50Bonjour Maxime.
00:51Rédacteur en chaise à Valeurs Actuelles, ravi de vous retrouver comme tous les vendredis
00:54avec la une de Valeurs Actuelles cette semaine, qui est le sujet principal ?
00:57Qui est consacré cette semaine ?
01:00Attendez.
01:01C'est la mémoire, c'est la fatigue.
01:02Ne bougez pas, je la retrouve pour vous.
01:04Et ma chère Sabrina Débailly, bonjour.
01:06Sébailly, pardonnez-moi.
01:07Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
01:08Vous êtes députée écologiste des Hauts-de-Seine et vice-présidente du groupe d'amitié France-Algérie à l'Assemblée nationale.
01:14Peut-être c'est vers vous que je me tourne comment vous avez réagi hier dans l'hémicycle
01:18quand vous avez vu ce vote historique, nous dit Marine Le Pen, pour dénoncer ces accords.
01:23Écoutez, je pense que comme beaucoup de personnes, d'abord, il y a eu beaucoup d'émotions hier dans l'hémicycle au moment du vote.
01:31D'autant plus que je crois que personne ne s'attendait vraiment à cette victoire, d'ailleurs y compris le Rassemblement National
01:36et lui-même qui ne s'attendait pas à avoir une victoire sur ce texte hier matin.
01:41Mais écoutez, après il y a eu une alliance où on s'y attendait.
01:44Vous savez, Horizon, ça fait bien longtemps déjà qu'Édouard Philippe demande la dénoncation de ces accords.
01:49C'était en une de l'Express il y a près de deux ans.
01:52Oui, c'est quasiment d'ailleurs l'une des seules propositions qu'il fait pour 2027 avec la retraite à 67 ans.
01:57Donc ça ne fait pas tout un programme, mais en tout cas ça fait longtemps qu'il s'exprime dessus.
02:00LR avait déjà proposé ce texte en 2023 et il n'avait pas été voté à l'Assemblée nationale.
02:05Par contre, ce qui est beaucoup plus surprenant, c'est qu'à l'époque, les macronistes, en tout cas le bloc EPR,
02:11lui avait plutôt voté contre et là il n'était pas présent.
02:15Je crois que beaucoup d'entre eux, n'assumant pas le fait qu'ils avaient basculé de l'autre côté,
02:20ils ont préféré ne pas venir plutôt que de venir assumer leur vote.
02:23C'est bien dommage parce que quand il s'agit de votes aussi importants, visiblement,
02:27puisqu'on a l'impression que tous les Français demandent à longueur de journée, à chaque coin de rue finalement,
02:33ces accords de 68 sont le principal sujet de conversation.
02:36Je le dis de manière très ironique parce que moi on ne m'en a jamais parlé,
02:38mais où que je me sois déplacée en France, on ne m'a jamais parlé de ces accords de 68.
02:42Mais visiblement, c'était une priorité absolue pour l'extrême droite hier de faire passer ce texte.
02:46Donc voilà, beaucoup de...
02:48En même temps, c'est une résolution qui n'a pas d'effet.
02:51Vous le savez, ce n'est pas du tout contraignant, c'est symbolique.
02:54C'est une victoire symbolique, effectivement, du Rassemblement national hier qui prend sa revanche,
02:59qui n'a peut-être jamais digéré la guerre d'Algérie et l'indépendance de l'Algérie,
03:04et qui hier a pris sa revanche.
03:05D'ailleurs, on voit dans les tweets de certaines personnalités,
03:07en tant qu'enfant de rapatrié, en tant que ceci, en tant que cela.
03:11Voilà, c'est une revanche sur l'histoire.
03:13Écoutez...
03:14Pour vous, c'est une revanche sur l'histoire, ce vote,
03:15mais est-ce qu'on ne fait pas peut-être suffisamment attention aux mots hier
03:18dans un discours dans l'hémicycle ?
03:20Vous avez dénoncé la chasse aux Algériens.
03:22Est-ce que si on critique l'extrémisme d'un sens,
03:25est-ce qu'on ne doit pas faire attention aussi,
03:27et je m'adresse à la députée que vous êtes, Sabrina Sébaye,
03:29à faire attention aux mots qu'on emploie ?
03:30Je ne suis pas sûr, vous voyez, au même titre que parler de la nostalgie de l'Algérie française,
03:35est-ce que parler de chasse aux Algériens quand on dénonce un accord
03:38qui vise davantage un régime qu'une population et des habitants,
03:41est-ce que ce n'est pas excessif, est-ce que ce n'est pas dangereux pour le débat démocratique ?
03:43Alors, vous savez, on est passé depuis quelque temps
03:47d'un débat qui était autour de l'immigration est un problème en France
03:50à les Algériens sont un problème en France.
03:53Et donc, en réalité, on voit bien qu'on stigmatise
03:55et qu'on ne cible qu'une seule nationalité depuis plusieurs mois.
03:58Vous savez, je rencontre pas mal de binationaux.
04:00Bon, historiquement, je suis sur une circonscription
04:02qui a accueilli les bidonvilles de Nanterre.
04:04Beaucoup d'Algériens qui étaient venus à l'époque,
04:06d'ailleurs, beaucoup, exactement dans les Hauts-de-Seine,
04:08beaucoup d'entre eux, d'ailleurs, qui avaient fait la marche du 17 octobre 1961,
04:11ça ne s'invente pas,
04:12eh bien, ils ont le sentiment qu'on parle,
04:14et d'ailleurs, à juste titre,
04:16qu'on parle des Algériens, des binationaux,
04:18matin, midi et soir.
04:19Et donc, il y a une forme de stigmatisation.
04:21On ne parle que de ça toute la journée.
04:22Donc, oui, je le regrette, mais c'est une réalité.
04:24Nous avons fait, aujourd'hui, de l'Algérien,
04:27du binational franco-algérien,
04:29la principale cible de toutes les attaques
04:31et d'ailleurs, le responsable de tous les maux
04:33de ce qui ne va pas en France.
04:35Et pour un simple petit rappel,
04:36le 17 octobre 1961,
04:38c'était la grande répression policière
04:39qu'ont des Algériens qui avaient défilé.
04:41Absolument, ce crime d'État
04:42qui a massacré plus de 200 personnes.
04:43Pacifiquement.
04:44Amori-Brelé, j'imagine, en effet,
04:45qu'il y a quelques points de désaccord
04:47qui vont naître entre vous.
04:49Comment vous regardez, en effet, ça ?
04:50Est-ce que c'est du racisme totalement décomplexé ?
04:52Est-ce que c'est le fruit d'une stigmatisation
04:54qui a pris dans l'opinion,
04:55comme le dit à l'instant Sabrina Sebailly,
04:57députée écologiste ?
04:58D'abord, une petite précision comptable.
05:00Les absents ont toujours tort,
05:02et y compris à gauche.
05:03C'est la tête de file des députés écologistes
05:07de votre groupe,
05:08Mme Cécile Châtelain,
05:09qui a déclaré hier
05:10« Cette voix qui nous a manquées
05:11pour faire face au RN,
05:12c'est celle de Gabriel Attal ».
05:14C'est évidemment faux,
05:15puisque les voix ont manqué
05:16dans tous les groupes d'opposition,
05:18y compris à gauche,
05:19et notamment six de vos collègues.
05:21Et je ne parle même pas
05:22des groupes LFI et communistes.
05:24Et qui avaient piscine aussi d'ailleurs.
05:25Qui avaient piscine.
05:26Donc il y a une responsabilité partagée,
05:28y compris à gauche.
05:30Ensuite, moi j'ai été en effet choqué
05:32par les réactions outrancières
05:34qui ont suivi ce vote.
05:36Vous-même, vous avez en effet
05:37dénoncé une chasse aux Algériens,
05:39une initiative raciste,
05:40un véritable crachat
05:41à la figure de la République.
05:43Et là encore,
05:43vous êtes en opposition totale
05:45avec les Français,
05:46qui à 72% sont favorables
05:48à la suppression de ces accords de 68,
05:49selon un sondage de juillet dernier.
05:5149% à gauche,
05:5359% au Parti Socialiste,
05:55et même 46%
05:56dans votre parti
05:58Europe Écologie Les Verts.
06:00Donc est-ce à dire
06:00que près de la moitié
06:01de vos sympathisants
06:02sont des racistes ?
06:04Évidemment, ça n'est pas sérieux.
06:06Enfin, ce vote,
06:07vous l'avez dit,
06:07c'est un vote purement symbolique,
06:10qui n'est absolument pas contraignant
06:11juridiquement.
06:13C'est une décision,
06:14d'ailleurs,
06:15de remise en cause des accords
06:16qui ne relèvent uniquement
06:17de la prérogative présidentielle.
06:19Donc le Parlement
06:20n'aura pas,
06:20on va dire si jamais...
06:21Ce sont les mots du Premier ministre
06:22qui dit en réalité,
06:23le Parlement n'a pas vocation
06:24à dicter la politique étrangère
06:25de la France,
06:26mais bien sûr,
06:27nous devons renégocier cet accord
06:29qui, je cite en réalité,
06:30appartient à une autre époque,
06:31à un autre temps.
06:32Oui, tout à fait.
06:33Ça, c'est l'argument de certains.
06:36Il est une évidence
06:37que les accords de 68
06:38ne permettront pas,
06:39contrairement à ce que certains
06:40pensent à droite,
06:41de faire pression
06:43sur le régime d'Alger
06:45dans le cadre
06:45d'un éventuel bras de fer politique
06:47et diplomatique.
06:47Ça n'est pas le levier
06:49le plus efficace.
06:49À mon avis,
06:50le levier le plus efficace,
06:51c'est la question des visas.
06:52Enfin, techniquement...
06:53Qui revient régulièrement
06:54sur la table.
06:55Tout à fait.
06:55Techniquement, juridiquement,
06:57la sortie des accords de 68
06:59pose un vrai problème.
07:00C'est très compliqué.
07:01En tout cas,
07:02une sortie unilatérale,
07:03selon les juristes,
07:04paraît impossible
07:05et suppose de toute façon
07:06une renégociation.
07:07Donc, c'est-à-dire
07:08de toute façon
07:08une entente
07:09entre nos deux pays
07:10dans les années à venir.
07:11Et on y reviendra
07:12jusqu'à 10h.
07:14On aura le temps
07:14d'évoquer en effet
07:15ce volet.
07:16Mais un député
07:17Macron,
07:17Charles Rodwell,
07:18qui est notamment
07:18à l'origine d'un rapport
07:19très récent
07:20qui estimait le coût
07:21de cet accord
07:23en réalité
07:23à 2 milliards d'euros par an,
07:24on disait
07:25mais attendez,
07:25bien sûr,
07:25il faut le changer,
07:27le faire évoluer.
07:28Mais en réalité,
07:28on ne peut pas le faire
07:29sans renégocier
07:30un accord derrière.
07:31Sinon, ce serait dramatique.
07:32Sabrina Sebaï,
07:33je vous voyais bien sûr
07:34hocher de la tête
07:34et être, on va dire,
07:36perplexe quant au propos
07:36mais peut-être aussi
07:37sur la responsabilité
07:38de la gauche
07:39d'abord quant à cet accord.
07:40C'est vrai que
07:41tous les bancs
07:42n'étaient pas pleins
07:42non plus du côté de la gauche.
07:43Vous avez peut-être
07:44une part de responsabilité
07:45dans ce thèse ?
07:46Enfin, pas peut-être,
07:46vous l'avez ?
07:47Alors, peut-être
07:49juste pour rappeler,
07:50vous savez,
07:50un groupe n'est pas forcément
07:51présent à 100%.
07:52Vous avez plein d'autres choses
07:53qui se passent
07:54dans la vie des parlementaires.
07:55Notamment,
07:56il y avait des collègues
07:56qui étaient en circonscription
07:57aussi sur d'autres événements.
07:59Le groupe écologiste,
08:00pour le coup,
08:00je ne vais parler que pour le mien,
08:01on était présent à plus de 80%.
08:02Je ne crois pas
08:03qu'on ait à rougir
08:04dans notre taux de présence
08:05même si, effectivement,
08:06il nous aura manqué une voix
08:07qui aurait permis
08:08de ne pas faire passer ce texte.
08:09Et je crois que tout le monde,
08:10enfin, tous ceux
08:10qui n'étaient pas présents
08:12ont eu beaucoup de regrets
08:13de ne pas avoir été présents
08:14pour le vote de ce texte.
08:15Concernant les accords de 68,
08:17c'est très intéressant
08:18la manière dont les choses
08:18sont présentées
08:19parce qu'en réalité,
08:20ça fait des mois
08:20qu'on ne parle que de cela.
08:22Donc, à la radio,
08:23à tout le sondage...
08:23Peut-être parce que ça a
08:24cristallisé quelque chose.
08:25Non, on en a fait un sujet.
08:26On en a fait un sujet.
08:27Pas justifié, selon vous ?
08:28Oui, pas justifié
08:29parce que si on demandait
08:30aux Français
08:30ce qu'il y a exactement
08:31dans ces accords de 68,
08:32ils seraient incapables
08:33de vous dire ce qu'il y a
08:34à l'intérieur.
08:34D'abord, parce qu'ils ont été
08:35revus à plusieurs reprises.
08:36Trois reprises.
08:37Ils ont été réduits à la baisse.
08:39Donc, il y a en réalité
08:40très peu d'avantages
08:41en réalité par ces accords de 68.
08:43Ce qu'on ne dit jamais aussi,
08:44c'est qu'ils sont en défaveur,
08:45par exemple, des étudiants algériens
08:46qui n'ont pas le droit
08:47au passeport talent,
08:48qui n'ont pas le droit
08:48de travailler
08:49comme les autres étudiants étrangers.
08:50Donc, il y a aussi des désavantages
08:51à ces accords de 68.
08:52Encore récemment,
08:53vous avez vu que c'est passé
08:54un peu sous les radars,
08:55mais on a redonné
08:561000 visas
08:57à certains étudiants algériens
08:58sans que ça ne pose de problème
09:00et même avec des relations
09:01qui sont plus que tendues.
09:02Donc, est-ce qu'on peut vraiment dire
09:03que l'Algérie,
09:03il y a un acharnement diplomatique
09:05ou même des...
09:05Je ne suis pas sûr.
09:06Alors, ce n'est pas une question
09:07d'acharnement diplomatique,
09:08c'est une question d'acharnement
09:09parfois médiatique
09:10et politico-médiatique.
09:12Je crois qu'il faut vraiment
09:12faire la nuance des choses.
09:14Ensuite, je crois que là
09:15où c'est important,
09:15c'est qu'à partir du moment
09:16où on a fait un sujet
09:17qui est devenu un sujet central,
09:18forcément, quand on répète
09:19à longueur de matin,
09:20matin, midi et soir
09:21que les accords de 68
09:22sont un problème,
09:23eh bien, ça devient
09:24un sujet dans la société.
09:25Enfin, sur le rapport Rodwell
09:27que vous avez évoqué,
09:28effectivement, j'ai été présente
09:29au moment de la pression
09:29de ce rapport
09:30qui nous indique
09:31que les accords de 68
09:33coûteraient 2 milliards.
09:34C'est-à-dire que dans ce rapport
09:35qui est truffé par an,
09:36truffé d'erreurs,
09:37d'abord, je le dis,
09:39par exemple...
09:40Parce que si vous commencez
09:40à critiquer les rapports
09:41de votre institution...
09:43Mais je l'ai critiqué
09:43en commission.
09:44C'est pas rassurant
09:45parce que c'est un peu
09:45comme le rapport
09:46de la Cour des comptes
09:46si on commence à cracher
09:47sur les rapports officiels.
09:48Non, parce que la Cour des comptes,
09:51pour le coup,
09:51ce sont des agents
09:52qui ont travaillé
09:53sur la base de chiffres, etc.
09:55Là, on a des hommes politiques
09:56qui ont utilisé des chiffres
09:58pour en faire un rapport à charge.
10:00Je le dis parce que
10:01dans ce rapport, notamment,
10:02il est indiqué que,
10:03par exemple,
10:04les étudiants algériens
10:05poutraient en bourse
10:05132 millions d'euros.
10:07Or, la totalité des bourses
10:09qui sont attribuées
10:09aux étudiants étrangers,
10:11200 millions d'euros.
10:12Moi, j'aimerais qu'on m'explique
10:13comment, avec la totalité
10:14de tous les étudiants
10:15à travers le monde,
10:16ça coûte moins de 100 millions d'euros
10:17et les bourses
10:18pour les étudiants algériens
10:19coûteraient 132 millions d'euros.
10:20C'est totalement faux.
10:22Dans ce rapport, d'ailleurs,
10:22on mélange pêle-mêle
10:23plusieurs sujets.
10:24On mélange la Convention
10:25de la Sécurité sociale
10:26pour les pensionnés
10:28qui vivent en Algérie.
10:29Je rappelle que ce sont des Français,
10:30parfois, qui ont cotisé en France
10:31et donc c'est normal
10:33qu'ils puissent faire valoir leurs droits,
10:34y compris quand ils sont à l'étranger,
10:36d'ailleurs, dans n'importe quel pays
10:37à travers le monde.
10:38On y mélange aussi
10:39la question, par exemple,
10:41des retraites
10:41pour des gens qui ont cotisé,
10:42qui ont travaillé.
10:43Donc, voyez bien,
10:44en fait, ce rapport est totalement cher.
10:45Un grand fourre-tout,
10:45vous dénoncez en tout cas
10:46ce rapport,
10:47mais on va essayer d'avancer
10:48en effet dans ce débat
10:49et je compte sur vous également,
10:51auditeurs.
10:51Vous avez peut-être des questions,
10:52des interpellations,
10:53des réactions
10:54quant à ce que vous venez d'entendre.
10:55Un seul numéro,
10:56c'est le 0826 300 300
10:58et on revient dans un instant
10:59avec, vous venez de l'entendre,
11:00Sabrina Sebaï,
11:00député écologiste des Hauts-de-Seine
11:01et vice-présidente
11:03du groupe d'amitié France-Algérie
11:04à l'Assemblée Nationale,
11:05mais également en compagnie
11:06d'Amoribro,
11:06les rédacteurs en chef
11:07du côté de Valeurs Actuelles
11:09dont la Une cette semaine
11:10concerne en réalité
11:12un sujet qui là aussi
11:13monte dans les médias,
11:13ce sont les transitions de genre
11:15avec des repentis
11:15qui brisent le tabou.
11:17C'est le sujet
11:17que vous avez courageusement
11:18choisi en tout cas
11:19de mettre en Une cette semaine
11:20qu'on retrouve sur le site
11:21et en kiosque.
11:22Et si vous êtes capable
11:23de nous appeler
11:23au 0826 300 300,
11:25vous êtes également capable
11:26de nous envoyer un SMS,
11:27un mot sud au 7-20-18,
11:30sud au 7-20-18,
11:32peut-être que vous avez prévu
11:33de faire autre chose
11:34ce week-end que de faire
11:35en réalité
11:35que de laver vos carreaux,
11:37on vous offre tout simplement
11:37un laveur de vitres
11:38absolument exceptionnel
11:39de la marque Easy Clean,
11:41c'est le dernier modèle,
11:42le mot sud au 7-20-18,
11:44on vous passe un petit coup de fil
11:45avant 10h,
11:45à tout de suite.
11:47Le Grand Matin Sud Radio,
11:48la vérité en face,
11:51Maxime Liedot.
11:52On est en direct
11:52jusqu'à 10h avec vous
11:54éditeur de Sud Radio 0826 300 300,
11:56vous nous appelez,
11:57vous êtes nombreux,
11:58on vous passe un coup de fil
11:59dans un instant,
11:59notamment sur ce vote
12:00concernant les accords de 1968
12:02entre la France et l'Algérie,
12:03est-ce du racisme
12:04totalement décomplexé
12:05ou est-ce qu'au contraire,
12:06c'est peut-être un retour
12:07du bon sens de la part de la France
12:08qui devait taper du poing
12:09sur la table
12:10par rapport à certains abus
12:11qu'il pouvait y avoir ?
12:12Je vous donne la parole
12:13à Maury Brulé
12:14puisque c'est la députée
12:16qui venait de terminer son propos
12:19en disant
12:19en réalité le rapport
12:20il disait beaucoup de choses
12:21d'inexate,
12:22il y a des points
12:22qu'on ne peut pas prendre
12:24comme tels,
12:25comme étant acquis,
12:25on doit absolument,
12:27écarter le fait
12:28que ce soit aujourd'hui
12:29un sujet absolument médiatique.
12:30Comment vous,
12:31est-ce que vous êtes d'accord
12:31avec ces théories
12:32qu'on n'en a pas peut-être
12:33trop fait par rapport
12:34à l'Algérie ces derniers mois ?
12:35Pour moi,
12:36le coût des accords
12:36de 1968
12:37n'est pas une raison
12:39suffisante
12:40pour les remettre en cause.
12:42Ça n'est pas parti au débat.
12:43Le vrai sujet,
12:44c'est est-ce que ces accords
12:45ont encore une légitimité
12:47aujourd'hui,
12:48plus de 50 ans
12:50après la fin
12:52de la guerre d'Algérie ?
12:53Aujourd'hui,
12:54les ressortissants algériens
12:55à travers ces accords
12:57bénéficient d'un statut
12:58dérogatoire absolument unique
13:00en France,
13:01qu'il s'agisse
13:01de circulation,
13:03de séjour,
13:04de regroupement familial
13:05ou d'allocation sociale.
13:08Il est vrai,
13:08cependant,
13:09qu'ils ne bénéficient pas
13:10d'un certain nombre
13:11d'avantages
13:12liés aux droits communs
13:15des étrangers,
13:15vous l'avez dit,
13:16notamment concernant
13:16les étudiants.
13:17Donc,
13:17la remise en cause
13:19de ces accords
13:19n'est pas la panacée,
13:21contrairement à ce que répète
13:22inlassablement la droite
13:23depuis des années,
13:24ça n'est pas la panacée
13:26pour,
13:27j'allais dire,
13:29résoudre le problème
13:29comme on le fait.
13:30Pour redémarrer
13:30notre relation historique
13:33et douloureuse
13:34entre nos deux pays
13:34et notamment
13:35dans l'idée
13:37d'engager un bras de fer
13:38parce que derrière
13:39la remise en cause
13:40de ces accords,
13:41c'est l'idée
13:42d'engager un bras de fer
13:43diplomatique et politique
13:44avec le régime d'Alger
13:46qui,
13:47je le rappelle aussi,
13:48détient toujours
13:49deux de nos compatriotes
13:50dans ces prisons,
13:50Boilem Sansal
13:52et Christopher Glaze.
13:53Mais comment vous regardez ça,
13:55Madame la députée ?
13:55C'est vrai que
13:56quand on regarde,
13:57c'est toujours un peu délicat
13:59et je vous dis
13:59comme je le ressens
14:00et comme je le vois
14:01et Dieu sait que j'ai
14:02les yeux penchés
14:03sur l'actualité,
14:03notamment en ce moment,
14:04c'est toujours un peu délicat
14:05d'avoir des députés
14:06qui viennent les larmes aux yeux
14:07en dénonçant un texte
14:08porté par le Rassemblement National
14:09et tout d'un coup
14:10avoir l'impression
14:11qu'ils se fascinent
14:12pour cette cause-là
14:13quand Boilem Sansal
14:14est emprisonné
14:15ou quand Christopher Glaze
14:16est détenu,
14:17on n'a pas l'impression
14:17que ça provoque
14:18la vive émotion
14:18pour rester poli.
14:19Donc comment vous expliquez
14:20cette sensation
14:21d'être toujours,
14:22on va dire,
14:22un peu plus du côté du régime
14:24plutôt que de nos compatriotes ?
14:25On le disait tout à l'heure
14:26en débat,
14:26on a l'impression aujourd'hui
14:27que c'est devenu une habitude
14:28et qu'on doit à chaque fois
14:29tendre l'autre joue
14:30concernant le régime algérien.
14:32On n'est pas d'accord ?
14:32Vous qui êtes président
14:33de ce groupe d'amitié
14:34à l'Assemblée Nationale ?
14:35Je crois que,
14:36alors je pense que vraiment,
14:37pour moi déjà,
14:37je dissocie vraiment les sujets.
14:39Il y a eu beaucoup d'émotions
14:40suite, bien évidemment,
14:41à l'arrestation
14:42de nos compatriotes
14:43et au fait qu'ils soient
14:43emprisonnés,
14:44que ce soit Boilem Sansal,
14:45Christophe Glez,
14:46et d'ailleurs,
14:46je pourrais y ajouter,
14:47y compris Cécile Collère,
14:48Jacques Paris,
14:49tous les otages,
14:50en tout cas les otages en Iran
14:51et bien sûr qu'il y a
14:53beaucoup d'émotions
14:54et je crois,
14:54on a été plusieurs à le dire,
14:55que nous avions d'ailleurs
14:57défendu le fait
14:57qu'ils soient libérés
14:58de manière inconditionnelle.
14:59Justement,
14:59nous ne voulions pas poser
15:00de conditions
15:01et nous pensons
15:02que la voie diplomatique
15:03et la voie du dialogue
15:04est la meilleure solution
15:05pour obtenir leur libération.
15:07Oui, mais c'est pareil en fait,
15:08y compris avec d'autres pays,
15:09en réalité,
15:10la question diplomatique,
15:11c'est ce qui permet parfois,
15:13très souvent,
15:13de sortir par le haut
15:14dans des situations de crise.
15:16Je le dis...
15:16Donc pour vous,
15:17le bras de fer,
15:17ou même est-ce que vous pensez
15:18qu'à un moment,
15:19on en arrivera jusque là,
15:20jusqu'au bras de fer
15:21ou au sommet de l'État ?
15:22Écoutez, en tout cas,
15:23moi ce que je pense,
15:24c'est que tant qu'on n'a pas utilisé
15:25tous les moyens,
15:26tous les moyens
15:27dont on peut disposer
15:28en matière de diplomatie,
15:29il faut aller jusqu'au bout
15:30des processus
15:31pour obtenir leur libération.
15:32La deuxième chose,
15:33c'est que je crois,
15:34et je l'ai dit parce qu'à un moment,
15:36on a beaucoup parlé,
15:37vous l'avez dit,
15:37de la question de ces accords,
15:39de 68,
15:40mais pas que,
15:41parce qu'en réalité,
15:41quand on dit
15:42c'est un régime dérogatoire,
15:44oui, ces accords
15:46sont le fruit de l'histoire.
15:48Ils ne tombent pas du ciel.
15:49Il y a eu d'abord
15:50les accords des viants,
15:51puis les accords de 68
15:52qui ont été,
15:52vous l'avez dit,
15:53modifiés à trois reprises,
15:56c'est le fruit de l'histoire.
15:57Est-ce qu'aujourd'hui,
15:59il est vrai de dire
16:00que l'Algérie
16:00a occupé une place particulière
16:02dans l'empire colonial français ?
16:04C'est un fait historique.
16:05Est-ce qu'on peut aussi dire
16:06dans ce cas-là,
16:07en face de cet argument,
16:08de dire qu'aujourd'hui,
16:09en réalité,
16:10l'Algérie n'occupe pas
16:11la même place
16:12et que c'est un des pays
16:13qui se met le plus
16:14en opposition
16:14vis-à-vis de la politique
16:15de la France
16:15et qui ne respecte pas
16:17ni l'accord,
16:18ni certaines règles,
16:19contrairement à d'autres pays
16:20concernant en effet
16:21la reprise
16:22de certains des OQTF
16:23et énormément de conditions
16:25qui ne sont pas respectées ?
16:26Puisqu'on parle
16:26de la question des OQTF,
16:27vous savez que la question
16:28de la reprise des OQTF,
16:29c'est à peu près équivalent
16:30de nombreux pays.
16:32On est autour de 5%
16:33de la reprise des OQTF.
16:34La réalité,
16:35c'est qu'au moment
16:35où les relations
16:36étaient plutôt au beau fixe...
16:38Oui, en tout cas,
16:39je peux vous dire
16:40que jusqu'à présent,
16:41c'était autour de 5%.
16:42Aujourd'hui, ça ne l'est plus.
16:43On est dans un bras de fer
16:44sur la question des OQTF,
16:45c'est vrai.
16:46Par contre, ce qui est vrai,
16:46c'est qu'en 2022,
16:47quand le président Macron
16:48se rend en Algérie,
16:49que les relations diplomatiques
16:50étaient plutôt au beau fixe,
16:51les OQTF avaient repris
16:52parce que les relations,
16:53la coopération sécuritaire
16:54dont on a besoin
16:55dans l'intérêt de la France.
16:57L'incor,
16:57la coopération économique
16:59dans l'intérêt de la France
17:00avait repris
17:00et ça fonctionnait plutôt bien.
17:02Dès que ça se tend,
17:03ça s'arrête.
17:04C'est comme dans
17:05toutes nos relations bilatérales
17:06avec d'autres États,
17:07en réalité.
17:08Donc, on tente la diplomatie
17:09par-dessus tout.
17:10Amoribrolet,
17:11comment vous regardez ?
17:11Est-ce que vous pensez,
17:12un, qu'on doit poursuivre
17:13la diplomatie,
17:14même quand, hélas,
17:15elle ne tient pas forcément
17:16sa parole ?
17:17Est-ce que vous pensez
17:18qu'à un moment ou à un autre,
17:19on arrivera jusqu'au sommet de l'État
17:20pour intervenir dans ce dossier ?
17:22On mesure, pour l'instant,
17:23en effet,
17:23la prudence du président de la République.
17:25Je crois que,
17:26de ce point de vue-là,
17:27tout a été tenté
17:27et essayé par Emmanuel Macron
17:29et les services de l'État
17:30depuis l'arrestation
17:32et l'incarcération
17:33de Boilem Sansal.
17:34Donc, la voie diplomatique,
17:36malheureusement,
17:37ne fonctionne pas.
17:38La relation entre la France
17:40et l'Algérie,
17:40elle a véritablement déraillé,
17:43au-delà de notre relation
17:44compliquée depuis des décennies,
17:46elle a véritablement déraillé
17:47au moment de la reconnaissance
17:48de la souveraineté
17:49du Maroc
17:50sur le Sahara occidental.
17:52Donc, c'est une décision
17:53qui a été prise
17:53par Emmanuel Macron,
17:55qui est une décision politique
17:56et qui n'aurait pas dû susciter
17:58de la part du régime d'Algérie
17:59les réactions que l'on a vues.
18:01Enfin, on a quand même essayé
18:02par la suite...
18:03De justifier l'emprisonnement
18:04de Boilem Sansal
18:05par rapport au fait
18:07d'avoir reconnu cette paternité.
18:08Mais absolument.
18:09Et on a eu droit
18:10à des déclarations,
18:11notamment,
18:12de ministres algériens,
18:13y compris d'ailleurs
18:14du président totalement outrancière,
18:16qui n'étaient pas d'ailleurs
18:17sans rappeler
18:17les déclarations passées
18:19du président Bouteflika,
18:21qu'il y a déjà 20 ans,
18:23comparer la colonisation française
18:25en Algérie
18:25à un génocide
18:26et comparer les Français
18:27à des nazis.
18:29Donc, on en est là aujourd'hui.
18:30Donc, la relation aujourd'hui,
18:31elle est au fond du trou
18:32et malheureusement,
18:33il n'y a rien pour en sortir.
18:35D'où l'idée de la droite
18:37d'engager un bras de fer
18:37politique et diplomatique,
18:39qui me paraît en effet
18:39la seule solution
18:41à moyen terme.
18:420826, 300, 300,
18:43justement,
18:44Madame la députée,
18:44figurez-vous qu'on a Gislaine.
18:46Bonjour, Gislaine.
18:47Oui, bonjour à tous.
18:49Merci beaucoup
18:50d'être avec nous ce matin.
18:51Vous, vous vouliez quoi ?
18:52Réagir par rapport
18:53à ce qu'a dit
18:53Madame la députée
18:54Sabrina Sébailly ?
18:55Vous vouliez réagir
18:56par rapport
18:56à ce qu'elle a pu dire
18:57et les arguments
18:58qu'elle a pu donner.
18:58On vous écoute, Gislaine.
18:59Le dialogue est ouvert,
19:00dans le respect,
19:01comme d'habitude.
19:02Bien sûr,
19:03il n'y a pas de souci.
19:04Mais par contre,
19:04je voulais lui préciser
19:06à cette députée
19:07écologiste
19:08qu'elle omet
19:09beaucoup de choses
19:10dans ce qu'elle dit.
19:11Par exemple,
19:12au niveau des retraités
19:13algériens
19:14qui se trouvent
19:15en France,
19:16qui ont travaillé
19:17en France,
19:18donc qui reçoivent
19:19exactement
19:20leur retraite
19:22par les Français.
19:24Par contre,
19:24le complément
19:25qu'il y a à faire
19:27par l'Algérie
19:27quand ils ont travaillé
19:28en Algérie,
19:30le gouvernement algérien
19:31ne verse absolument rien.
19:33Et c'est pour les Français
19:34qui payent le complément.
19:37Et il y a aussi également
19:39la dette colossale
19:41à la Sécurité sociale
19:43dans les hôpitaux.
19:43La dette dans les hôpitaux
19:44parisiens.
19:45Exactement.
19:46La dette colossale
19:47du gouvernement algérien
19:49qui ne paye jamais rien.
19:52Donc, voilà.
19:53Tout ça, c'est omis.
19:54Et je ne comprends pas
19:55pourquoi on accuse
19:57toujours ceci ou cela
19:58et qu'à côté,
20:00on ne regarde pas vraiment
20:01les choses en face
20:02et on dit la vérité.
20:04Et donc,
20:05qu'est-ce que vous lui répondez
20:06à Gislaine,
20:07Madame la députée,
20:07Sabrina Sebey,
20:08quand vous lui dites
20:08« Bon, en réalité,
20:09je comprends vos arguments,
20:11ils sont raisonnables,
20:12mais c'est vrai que,
20:13mine de rien,
20:13le fait que la France
20:14paye à un moment
20:15la différence entre,
20:18on va dire,
20:19entre les différentes retraites
20:20et qu'en plus,
20:21on le sait,
20:21ça avait été beaucoup mis
20:22sur le devant de la scène
20:23que certains dignitaires
20:24algériens viennent
20:25se faire soigner en France
20:26en laissant des dettes considérables,
20:29ça n'est pas normal,
20:29on est d'accord sur ça ?
20:30Alors, deux choses.
20:31D'abord,
20:31sur la question des retraites,
20:33on parle aussi d'Algériens,
20:37en tout cas de personnes
20:38qui ont travaillé
20:39également en France,
20:39qui ont cotisé en France
20:40et qui touchent leur retraite.
20:43Vous savez,
20:43la France,
20:44d'ailleurs,
20:44quand on parle de complément,
20:45ce n'est pas un complément de retraite,
20:46c'est juste que quand
20:47les personnes sont aux minima sociaux,
20:49on complète par l'ASPA,
20:50notamment,
20:51pour leur permettre
20:52de vivre dignement
20:53et je crois qu'on le fait
20:54pour absolument
20:55toutes les nationalités
20:56qui vivent en France,
20:57quand elles sont
20:57sous un certain seuil
20:58et un minima social,
21:00on complète par l'ASPA.
21:01Donc,
21:02vraiment,
21:03je le dis,
21:04je comprends le fait...
21:05Pour vous,
21:05ce n'est pas quelque chose
21:05qui vous choque,
21:06en réalité ?
21:06Ça ne me choque pas
21:07parce que pour moi,
21:09la France,
21:10c'est un pays
21:10qui est extrêmement grand,
21:12c'est une puissance
21:12qui, pour le coup,
21:14ne laisse personne
21:15sur le bord de la route
21:16et que quand nous avons
21:17des personnes âgées
21:18qui vivent sous le seuil
21:19de minima sociaux,
21:20eh bien oui,
21:20on complète leur salaire
21:22et leurs minima sociaux.
21:23La deuxième chose
21:23concernant les dettes hospitalières,
21:25là aussi,
21:25j'ai eu l'occasion,
21:27notamment,
21:27on a eu l'occasion
21:27d'auditionner
21:28l'ambassadeur de France
21:30en Algérie,
21:30avec qui on a abordé
21:31cette question-là
21:32en commission des affaires étrangères.
21:34Eh bien,
21:34la réalité,
21:35c'est qu'il y a eu,
21:36par le passé,
21:36effectivement,
21:36une dette hospitalière
21:37qui a été quasiment
21:38intégralement payée
21:40par l'Algérie.
21:41Aujourd'hui,
21:41il reste un reliquat
21:42de 2 millions,
21:43il me semble,
21:44sur des facturations
21:45et donc,
21:46il y a des négociations
21:47en cours
21:47pour terminer ce reliquat.
21:48Je crois qu'il ne faut pas
21:49confondre,
21:50et je crois que c'est là
21:50où c'est important,
21:52les dettes hospitalières
21:54qu'il y avait
21:54pour les Algériens
21:56qui venaient se soigner
21:57en France
21:57sous couvert
21:58de l'autorité algérienne.
22:00Et donc,
22:00là,
22:00il y avait une coopération
22:01et l'État algérien
22:02a pris en charge.
22:03Vous parlez de quelques millions,
22:05les derniers chiffres
22:06qu'on a vus
22:06des différents journaux,
22:07c'était plus de 45 millions.
22:09Non,
22:09mais justement,
22:09vous voyez le chiffre aussi.
22:11Non,
22:11ce n'est plus du tout ce chiffre
22:12et c'est pour ça que je disais
22:13qu'il fallait dissocier.
22:15Il y a ensuite
22:15les autres chiffres
22:16qui sont ceux d'Algériens,
22:18par exemple,
22:18qui viennent en vacances
22:19en France
22:20et qui tombent malades
22:21et qui,
22:22par exemple,
22:22ne payent pas
22:23quand ils rentrent
22:24de l'autre côté.
22:25Mais vous savez,
22:25ces gens-là,
22:26quand ils refont
22:26une demande de visa,
22:27eh bien,
22:28c'est refusé.
22:29Parce que tant qu'ils n'ont pas
22:29réglé leur dette hospitalière,
22:31ils ne peuvent pas
22:31revenir en France.
22:32Amoribrelet.
22:32Moi,
22:32je crois surtout
22:33qu'il faut d'abord
22:33rééquilibrer la relation
22:35franco-algérienne
22:36qui aujourd'hui
22:36ne l'est absolument pas.
22:38Nous délivrons chaque année
22:39plus de 200 000 visas
22:40à l'Algérie
22:42et en échange,
22:43l'Algérie ne nous accorde
22:44plus aucun
22:45laissé ou très peu
22:46de laissé passer consulaire.
22:48Là,
22:48j'en reviens à nouveau
22:48à l'opinion des Français.
22:5076% des Français
22:51considèrent qu'il faut
22:52arrêter d'accorder
22:53des visas
22:53aux Algériens
22:54qui veulent venir en France
22:55tant que l'Algérie
22:56refuse de récupérer
22:57ses ressortissants
22:58expulsés de France
22:59selon un sondage
23:00à nouveau
23:01CSA d'Octobre
23:02dont 72%
23:04des sympathisants
23:04de votre parti,
23:05Madame la députée.
23:06Donc en réalité,
23:07c'est un sujet
23:07beaucoup plus large
23:08au France.
23:08Évidemment,
23:08et qu'il y a des conséquences
23:09réelles et sécuritaires
23:11sur les Français.
23:12Je rappelle que
23:13l'auteur de l'attentat
23:14terroriste de Mulhouse
23:15a été expulsé 14 fois
23:17et qu'à 14 reprises,
23:18le régime d'Alger
23:19l'a refusé.
23:19Merci beaucoup.
23:20Par contre,
23:20je ne suis pas d'accord
23:21avec le fait de lier
23:21la question des visas
23:22avec les questions sécuritaires.
23:24Je trouve que pour le coup,
23:24là, c'est extrêmement stigmatisant
23:25parce que dans le propos
23:26que vous venez de tenir,
23:27vous laissez supposer
23:28que ceux qui demanderaient
23:29des visas pour venir en France
23:30poseraient un problème sécuritaire.
23:31C'est exactement
23:32l'amalgame que vous venez de faire.
23:33C'est une conversation
23:34qu'on poursuivra dans ce studio
23:35une prochaine fois
23:36avec grand plaisir
23:37et même certainement
23:38vous deux en dehors de ce studio.
23:39Merci beaucoup en tout cas
23:40Moribaud,
23:40les rédacteurs en chef
23:41à Valeurs Actuelles
23:42d'avoir été dans ce studio ce matin.
23:43Je rappelle la une de Valeurs
23:44cette semaine
23:45sur le site internet
23:46et évidemment en kiosque.
23:47Les repentis brisent le tabou
23:48concernant la transition de genre.
23:50Et merci beaucoup
23:50à Sabrina Sebey
23:52d'avoir été avec nous ce matin,
23:53députée écologiste des Hauts-de-Seine
23:54et vice-présidente
23:55du groupe d'amitié
23:55France-Algérie
23:56à l'Assemblée Nationale.
23:57Merci d'avoir répondu
23:58à la camarade Gislaine
23:59qui nous avait appelée
23:59au 0826 300 300.
24:02Si vous nous avez appelée,
24:03vous avez été aussi
24:04en capacité d'envoyer
24:04un petit SMS au 720 18,
24:06le mot sud,
24:10Bonjour Maxime.
24:11Merci beaucoup
24:12d'être avec nous ce matin
24:13et félicitations
24:14parce que, je vous le dis,
24:15vous allez pouvoir avoir
24:15une vue sur votre jardin
24:17ou sur votre extérieur
24:18de manière impeccable
24:19puisqu'on vous offre
24:20quelque chose
24:21d'absolument extraordinaire
24:22mon cher Franck,
24:22c'est-à-dire un robot
24:23nettoyeur de vitres
24:24de la marque EasyClean.
24:26C'est pas merveilleux ça
24:27mon cher Franck ?
24:28C'est super, c'est génial
24:29et merci beaucoup.
24:30Merci Sud Radio.
24:32Emmanuel, c'est trop bien.
24:33Je suis trop content.
24:34C'est le camarade d'Emmanuel
24:35qui vous accueille au standard.
24:36Félicitations Franck
24:37et merci d'être à l'écoute
24:38de Sud Radio, vous voyez,
24:39non seulement ça vous met
24:40de la bonne humeur
24:40et en plus, ça rend
24:42les vides propres.
24:42C'est pas merveilleux ça ?
24:44Merci beaucoup d'avoir été
24:44avec nous 9h58.
24:46Vous connaissez le programme,
24:46c'est l'heure de retrouver
24:47Valérie Expert.
24:48Mettez-vous d'accord.
24:49Bonjour ma chère Valérie.
24:50Bonjour, bonjour à vous.
24:51On va continuer à parler
24:53de cette motion,
24:57pardon, de cette,
24:59je ne trouve plus le mot,
25:00résolution.
25:01Voilà, de cette résolution
25:02évidemment.
25:04Et là aussi, je pense
25:04que vous allez être nombreux
25:05à réagir au micro
25:07de Sud Radio.
25:09900 SDF morts dans la rue
25:10en 2024, un record,
25:12vous vous souvenez,
25:13tous les présidents
25:13de la République disent
25:14qu'il n'y aura plus de SDF.
25:16Donc racontez-nous un petit peu
25:17comment ça se passe
25:18dans votre ville.
25:20Et puis le ministre de la Ville
25:21et du Logement
25:21qui veut expulser
25:23les voyous des HCLM
25:24et cela au-delà
25:25des narcotrafiquants.
25:26Alors c'est vrai,
25:27quand on a décidé
25:27de faire ce sujet
25:28avec Juliette Truffel,
25:29on s'est dit
25:29on en parle tout le temps,
25:31sauf que là,
25:31c'est le ministre de la Ville
25:32qui le dit.
25:33Ça change.
25:33Ça change.
25:34On en parle avec vous
25:350826 300 300.
25:37Vous avez le programme
25:37de votre matinée
25:38et moi j'ai le plaisir
25:39de vous retrouver demain
25:40comme tous les week-ends
25:41à partir de 7h,
25:42en direct jusqu'à 10h.
25:43Très bonne matinée
25:44sur Sud Radio.
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