- il y a 6 minutes
Avec Marc Truffaut , Pascal Andrieux, Clément Richard, Philippe Candeloro
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00:00Sud Radio, faut que ça change, Anthony Martin Smith.
00:03Et oui, faut que ça change sur Sud Radio et vous savez pourquoi ?
00:06Parce que 18,2 millions de personnes en France sont concernées directement par la question du handicap
00:12et davantage plus qu'ils sont concernés indirectement.
00:16Je parle notamment des aidants mais aussi les aimants.
00:18Peut-être un proche, une proche est en situation de handicap dans votre famille.
00:21Cette émission est bien évidemment faite pour vous.
00:23À suivre sur Sud Radio, Jacques Pessis, les clés d'une vie, avec Stéphane Rottenberg qui sera son invité.
00:28Et puis moi, les miens, ils sont déjà autour de la table et je vais d'abord saluer Mathéo Lamblot.
00:32Bonsoir Mathéo.
00:33Bonsoir Anthony, bonsoir tout le monde.
00:34Comment ça va ?
00:35Ça va très bien et vous ?
00:36Ça va, ce soir ce sera un coup de gueule ou un coup de cœur ?
00:38Un coup de cœur.
00:39Coup de cœur, bon, ça portera sur ?
00:41Sur le club du football de Red Star, qui a apporté une initiative.
00:45J'en ai entendu parler, ça m'intéresse de savoir ce que vous allez nous dire là-dessus.
00:49Également à distance, il va nous rejoindre, il s'appelle Salim Ejnaïni, vous le connaissez bien dans l'émission.
00:53Mais il n'est pas encore arrivé.
00:54Et autour de la table, directeur général de la fondation Malakoff Humanis, il s'appelle Pascal Andrieux.
01:00Je suis très heureux de vous recevoir.
01:01Bonsoir.
01:01Bonsoir, bonjour à tous et à toutes.
01:03Vous êtes partenaire notamment de la Fédération française du sport adapté.
01:07Et c'est un sujet qu'on a déjà traité dans l'émission, puisque le sport adapté touche tout un
01:12pan du sport dit adapté.
01:15Mais pas que, en tout cas, ça ne touche pas que le paralympique au sens où on a l'habitude
01:21de l'entendre.
01:22Avec son président, Marc Truffaut.
01:24Bonsoir, Marc.
01:27Bonsoir à tous.
01:28Merci d'avoir pris le temps de répondre à notre invitation et d'être présent avec nous ce soir.
01:33On va revenir avec vous, Marc, sur la pétition que vous aviez déposée avec Sandrine Schex, qui est vice-présidente
01:39à la région Auvergne-Rhône-Alpes,
01:41sur réintégrer le sport adapté aux Jeux paralympiques en 2030, puisque vos disciplines ne sont plus présentes depuis Nagano, si
01:48je ne dis pas de bêtises.
01:50On a également un skieur de chez vous, un skieur alpin, six fois champion du monde.
01:55Il s'appelle Clément Ricard.
01:56Bonsoir, Clément.
01:58Bonsoir.
01:59Je suis skieur de fond.
02:01Skieur de fond, pardon.
02:02Mais moi, vous voyez, je suis skieur de forme.
02:07Merci, Clément, de me reprendre.
02:09Je suis très heureux de vous avoir à la radio, puisqu'on a déjà fait...
02:11Vous êtes venu sur mon plateau télé chez Mieux.
02:15Et puis, on a un de mes amis que j'adore, Philippe Candeloro.
02:19Bonsoir, Philippe.
02:21Bonsoir, tout le monde.
02:22Alors, je le rappelle, vous, vous êtes double médaillé olympique en patinage,
02:27mais vous êtes aussi la candidat à la présidence de votre propre fédération,
02:31la Fédération française des sports de glace.
02:33Je dis vrai ?
02:34Vous dites vrai, c'est candidat, pas candidate, mais pour le moment.
02:38J'ai dit candidate ?
02:40Il me semble avoir entendu la candidat.
02:44Vous savez, l'animateur est aveugle, Philippe.
02:49Allez, il faut que ça change.
02:53Agissons ensemble pour une société plus juste.
02:55L'association APF France Handicap présente...
02:59Sud Radio, il faut que ça change la vraie vie.
03:02Et Salim Ejnaini nous a rejoint entre temps.
03:04Bonsoir à vous, Salim.
03:06Bonsoir, Anthony.
03:06Bonsoir à tous.
03:07Bon, alors écoutez, on va commencer avec un coup de cœur de Mathéo Lambelot sur le club de football Red
03:13Star.
03:14Exactement, Anthony.
03:15Actuel cinquième du championnat de Ligue 2.
03:17Et si le club odonien brille sur le terrain cette saison, il brille aussi en dehors.
03:22Et ça, ça mérite d'être souligné.
03:24La semaine dernière, lors de la réception du Mans,
03:26le club a organisé une grande opération de sensibilisation au handicap visuel.
03:30Dans le stade, des visuels reproduisaient la perception d'une personne malvoyante,
03:35histoire de permettre à chacun de se rendre compte concrètement de ce que ça représente.
03:39La signalétique avait également été adaptée.
03:42Le coup d'envoi a ensuite été donné par un maître chien,
03:44accompagné de son chien guide, formé par l'école de chien guide de Paris.
03:48Et un jeune déficient visuel a également accompagné les joueurs à l'entrée sur la pelouse.
03:52Et ce n'est pas tout.
03:5320 personnes ont ensuite pu suivre le match en audio description.
03:57200 livrets en braille ont été distribués.
04:00Et les supporters ont pu échanger avec l'école de chien guide
04:03pour mieux comprendre les réalités du handicap visuel.
04:06Bref, une vraie action concrète, engagée.
04:08Alors qu'en France, près de 2 millions de personnes vivent avec des troubles de la vision.
04:13Voir un club de football s'emparer du sujet comme ça,
04:15franchement, ça fait du bien.
04:17Et ça rappelle que le sport peut et doit être un formidable vecteur d'inclusion.
04:22Moi, en général, je préfère le tennis.
04:24Et que le chien guide au moins, il ramasse la balle.
04:27C'est très simple.
04:28Merci, Mathéo Lamblot.
04:30Alors, je le disais, on a autour de la table un plateau de choix.
04:34Puisqu'on va, depuis hier, ce vendredi,
04:38les Jeux paralympiques divers se sont lancés.
04:41Nous avons, avec moi déjà en plateau, Pascal Andrieux,
04:45directeur général de la Fondation Malakoff Humanis.
04:47Vous êtes l'un des premiers sponsors de la Fédération française de sport adapté.
04:51Pourquoi avoir choisi cela ?
04:53Et qu'est-ce que le sport adapté, selon votre définition ?
04:58On était déjà partenaire du Handisport en 2009.
05:01Et on a décidé d'accompagner la Fédération du sport adapté dès 2013.
05:05Donc, ce n'est pas un effet d'aubaine et quelque chose de récent.
05:08avec l'idée qui était simple au départ,
05:10qui n'était pas une idée du tout liée au niveau,
05:12mais faire que les personnes atteintes d'un handicap mental, psychique
05:16ou avec des troubles autistiques puissent pratiquer une activité sportive
05:19parce qu'on connaît les bienfaits de cette activité
05:21en termes à la fois de santé mentale, de santé tout court, de santé physique.
05:26Et aussi, bien entendu, ça leur permet de mieux être intégrés dans la société
05:29et aussi ça permet de sensibiliser le grand public à cette cause.
05:33Alors, on a la chance d'avoir un double médaillé aux Jeux olympiques.
05:37Philippe Candeloro, je le disais en début d'émission.
05:40Philippe, vous étiez à Nagano.
05:44Qu'est-ce que là, vous en tant que candidate,
05:49en tant que candidat à l'élection présidentielle de votre fédération,
05:54la Fédération française des sports de glace,
05:56vous avez envie de dire aux athlètes paralympiques
06:00qui, depuis Nagano, ne sont plus autorisés à participer aux Jeux paralympiques d'hiver.
06:06Et avec cette pétition que Marc Truffaut et Sandrine Schex ont publiée
06:11pour faire en sorte que le sport adapté revienne aux Jeux paralympiques des Alpes 2030.
06:18Effectivement, c'est en discutant un petit peu avec vous
06:21et par un participant à ces genres de missions que vous faites aujourd'hui
06:24qu'on apprend souvent avec stupéfaction
06:26que le sport adapté, finalement, a été un peu mis de côté depuis 1998.
06:32Donc, Nagano, c'était ma dernière médaille olympique.
06:34C'était il y a plus de 30 ans, enfin, presque 30 ans maintenant.
06:37Donc, du coup, oui, moi, je sais que demain, en paraglace,
06:40aujourd'hui, on est très, très faible en discipline.
06:42Donc, demain, moi, j'ai même appris à patiner à un autiste, par exemple.
06:47On avait fait un film avec Claude Lelouch là-dessus.
06:49Et je trouve ça très intéressant que, voilà,
06:51ces personnes-là sont tout à fait aptes
06:53et seraient tout à fait aptes à pouvoir faire de la compétition
06:56en étant bien accompagnés, bien entourés,
06:59avec un règlement très spécifique.
07:01Donc, je ne comprends pas pourquoi on a besoin encore aujourd'hui
07:04de faire une pétition alors que le handicap ou le sport adapté
07:07devraient faire partie, finalement, de la gestion au quotidien
07:09de ce que nous, Valide, on devrait pouvoir donner.
07:13Clément, Richard, vous avez là la chance de pouvoir parler
07:16avec un de vos confrères, en tout cas, qui fait...
07:22Vous continuez d'ailleurs, Philippe, je crois, à faire du patinage.
07:26Encore un peu, même avec mes deux prothèses de hanche.
07:28De toute façon, je suis déjà dans la partie handi, moi, déjà.
07:32Oui, vous allez prendre votre carte chez Marc Truffaut.
07:35Clément, est-ce que vous auriez une question à poser à Philippe ?
07:39On rompt un peu les codes de l'émission, je vous en prie.
07:45Honnêtement, ça doit être un rêve, non ?
07:47C'est génial.
07:49Qu'est-ce que ça procure ?
07:51Parce que vous, vous êtes privé de ces Jeux, Clément.
07:54Oui, nous, on est privé.
07:56C'est mon rêve et je ne comprends pas, honnêtement.
08:00Alors, Philippe, qu'est-ce que vous auriez envie de dire à Clément
08:03qui croit encore à ce rêve ?
08:05En fait, il y a déjà, moi, je suis devenu admureau des Jeux Olympiques
08:09quand j'étais pour la première fois en 88 à Calgary pour faire la cérémonie de clôture
08:13pour présenter Albertville qui est arrivé quatre ans plus tard.
08:16Donc, moi, je pense que quand il y a des gens engagés comme ça pour le sport,
08:20dont le rêve est de participer aux Jeux Olympiques,
08:22mais pour des raisons, on va dire, d'organisation avec le CIO et tout ça,
08:27et les compétitions qui ne sont pas encore adaptées pour,
08:30que ces personnes-là puissent, pourquoi pas, au moins,
08:33être pris en charge pour aller participer d'une manière ou d'une autre,
08:36être à l'intérieur de l'événement.
08:39Parce que, moi, c'est comme ça que je suis devenu amoureux des Jeux Olympiques et des anneaux.
08:43C'est-à-dire qu'avant 88, je ne savais même pas ce que représentaient les Jeux Olympiques,
08:46donc je n'avais pas forcément de rêve.
08:48Aujourd'hui, Clément, lui, il a un rêve.
08:50Il les a vus à Paris aussi.
08:52Il les a vus à Paris, il a vu la ferveur de son pays.
08:54Et d'ailleurs, ce que vous aviez dit sur mon plateau chez Mieux,
08:57c'est que vous aviez été privé de ce rêve, et pour toute votre vie, finalement.
09:04Oui.
09:05C'est pour ça que vous voulez absolument qu'en 2030, vous ayez des Jeux en France.
09:11Marc Truffaut, c'est pour ça, et c'est pour des gens comme Clément que vous avez fait cette pétition
09:15?
09:16Tout à fait.
09:18Et puis des sportifs comme Clément, de haut niveau, qui s'entraînent tous les jours,
09:22qui se préparent pour des grands événements et qui pratiquent au plus haut niveau.
09:26En fait, il y en a partout dans le monde.
09:27Et il me semblerait plus que juste qu'ils puissent s'exprimer.
09:31Et puis surtout, mon prêt, les capacités, les compétences.
09:35Malgré un handicap, on peut faire plein de choses.
09:37On peut être très performant.
09:39Et voilà, c'est pour ça qu'on fait tout ça.
09:42Alors, le sport adapté, ça concerne quelle typologie de handicap, Marc ?
09:46Alors, en fait, sur le sport adapté, on va retrouver tout ce qui est handicap mental, handicap psychique et TSA,
09:52donc tout groupe du spectre autistique.
09:54Et donc, voilà, aujourd'hui, la fédération, c'est 67 000 pratiquants, c'est 67 000 personnes qui pratiquent dans
10:011 700 clubs sur l'ensemble du territoire,
10:04avec des clubs qui sont spécifiques au handicap ou même des sections de clubs ordinaires.
10:08L'objectif étant que chacun puisse choisir avec qui il a envie de pratiquer.
10:13Et donc, on est en plein développement.
10:15On est revenu aux Jeux paralympiques en 2012.
10:18Et effectivement, sur les Jeux d'été, alors sur la pointe des pieds, il n'y a que trois disciplines,
10:23que quelques épreuves.
10:24Il y avait six sportifs français à Paris et le handicap mental, ça représentait 150 sportifs sur les 4002 qu
10:35'il y avait sur les Jeux paralympiques.
10:37Donc, on est sur la pointe des pieds, c'est sur la pointe des pieds, c'est tout petit.
10:41Pour autant, c'est sur le handicap qui est le plus représenté dans la population mondiale.
10:45Philippe, je vous laisse le mot de la fin de cette première partie, puisque vous devez malheureusement nous quitter.
10:49Vous avez une pièce à jouer.
10:51Merci d'avoir d'ailleurs pris le temps de parler avec nous.
10:55Vous voulez clôturer avec quoi, Philippe ?
10:58Moi, je suis toujours très attaché à la cause handi ou sport adapté, parce que souvent, même d'ailleurs, j
11:06'invite les gens pour le 12 juin.
11:07On travaille beaucoup avec Handi Chiens, une association qui s'occupe de fournir des chiens pour les non-voyants.
11:14Alors, ce n'est pas là que tu as récupéré le tien, mon cher Anthony, mais si un jour tu
11:18devais venir en changer,
11:19c'est quand même assez coûteux d'avoir un chien comme ça.
11:22Avec le Rotary Club de Saint-Nom la Bretèche, on organise un gala au profit de cette association qui permettra
11:28de récupérer des fonds pour former un chien.
11:31Parce que former un chien, aujourd'hui, il est entre 12 et 15 000 euros pour que ce chien puisse
11:35être attribué à une famille ou en tout cas à un demandeur.
11:37Ça peut monter même beaucoup plus cher.
11:40Parfois, moi, par exemple, le mien, c'est 35 000. Mais c'est parce qu'on a mis un aileron
11:43à l'arrière.
11:44Ah, c'est ça. Mais il va plus vite, maintenant.
11:45C'est parce qu'il faut qu'il supporte.
11:47Oui, oui, c'est pour ça.
11:49Dis-moi, c'est un chien qu'on t'a fourni par un poney, j'espère.
11:54Alors, figure-toi qu'aux Etats-Unis, il y a des poneys guides, des mini-poneys.
11:57Salut, M. Géné.
11:59Absolument. On m'a proposé d'essayer, d'ailleurs, véridique.
12:03On fera une émission autour de ça. En tout cas, Philippe, merci beaucoup.
12:06Philippe Candeloro, je le rappelle, double médaillé olympique.
12:08Vous êtes aussi candidat et non-candidate à la présidence de votre fédération,
12:13la Fédération française des sports de glace.
12:15Et puis, le rendez-vous est donné pour le 12 juin prochain pour votre gala avec Andy Chien.
12:19Merci beaucoup, Philippe.
12:20Vous ne bougez pas, l'émission Faut que ça change continue sur Sud Radio.
12:23On revient juste après, une courte pause avec mes invités.
12:26Pascal Andrieu, directeur général de la Fondation Malakoff Humanis.
12:30Marc Truffaut, excusez-moi, je reprenais ma respiration.
12:32Président de la Fédération française des sports adaptés.
12:35Et puis, Clément Richard, six fois champion du monde en ski de fond et non ski alpin.
12:40Sud Radio, faut que ça change.
12:42Anthony Martin Smith.
12:43Et l'émission continue sur Sud Radio.
12:45Merci d'être toujours aussi nombreux et nombreux à nous suivre.
12:48Avec l'émission que vous pouvez retrouver en replay, bien évidemment,
12:51sur sudradio.fr, en podcast, sur toutes les plateformes.
12:54Apple, Spotify, Google, Amazon.
12:57C'est quoi votre plateforme préférée, Mathéo ?
12:58Je les ai déjà dites.
13:00Vous n'en avez pas, c'est très bien.
13:01Plus trop, plus trop.
13:03Vous nous retrouvez également sur les réseaux sociaux.
13:05Mathéo Lamblot, toujours avec nous.
13:07Salim et Jnaini, on aura une story de la semaine avec vous.
13:11Non, tout à fait.
13:12On parle d'engagement et de diversité cette semaine.
13:14Oh, c'est d'accord.
13:15Alors, c'est vague, mais il va falloir que vous nous en disiez plus.
13:17Toujours avec mes invités.
13:18Pascal Andrieu, directeur général de la Fondation Malakoff Humanis.
13:21Marc Truffaut, président de la Fédération française des sports adaptés.
13:24Et puis, Clément Richard, athlète et il est en ski de fond, six fois champion du monde.
13:30Vous avez vu, je ne me suis pas trompé cette fois, Clément.
13:33Et puis, Mathéo me fait dire qu'il y a une enquête Sud Radio qu'on avait réalisée.
13:38Mathéo ?
13:39Tous les acteurs parlent, justement, dans cette enquête.
13:42Il y a Marc Truffaut, bien sûr, Sandrine Chex et Clément.
13:45Voilà, vous pouvez retrouver cette enquête sur le site internet de Sud Radio.
13:48Sudradio.fr
13:50Sud Radio, il faut que ça change.
13:52La story de la semaine.
13:54Alors, Salim et Jnaini, parlons-en, parlons-y.
13:58Tout à fait.
13:59Alors, cette semaine, je vous parle de la période bien dans l'air du temps des municipales
14:05et de l'engagement pour les municipales quand on est en situation de handicap.
14:09Effectivement, on aurait tendance à se dire que le handicap, c'est demander, c'est avoir besoin d'eux,
14:15c'est susciter des adaptations, des mises en accessibilité.
14:19Ça peut être mieux, ça peut être de l'engagement, y compris pour obtenir toujours mieux
14:24et aider à faire avancer la situation.
14:27Les fameux premiers de cordée dont aimait nous parler notre cher président, qu'on salue très fort,
14:32eh bien, certains, certaines ont souhaité rejoindre les listes de certains candidats aux élections municipales.
14:40Alors, je vais être un peu chauvin parce que, comme vous le savez, je suis des alentours de Bordeaux.
14:45Donc, je vous parlerai d'abord d'Alex...
14:46Ce n'est pas fait, Salim, mais on vous excuse.
14:48Je vous parlerai d'Alex Ribéraud, Alexandre Ribéraud, qui propose...
14:52Donc, il a rejoint la liste sur faire mieux pour Bordeaux, pardon,
14:58donc, pour la France insoumise, et puis de Lou Méchiche, qui s'engage au Taillant-Médoc,
15:06donc sur la liste...
15:08Exactement, par la surfeuse qu'on a reçue ici même.
15:11Une meule voyante, exactement, qui s'engage aux côtés d'Éric Cabria, pardon,
15:16pour, donc, la liste L'Esprit Taillant d'Hivercentre.
15:21Voilà, donc, deux beaux exemples qui sont assez repris.
15:24Il y a pas mal d'engagement à travers la France, pas mal d'exemples de personnes qui souhaitent s
15:28'engager.
15:29Mais trop peu encore.
15:30Et encore trop peu, bien sûr.
15:32Et évidemment, on souhaite encourager ces initiatives-là,
15:35qui ne doivent plus être l'exception qui confirme la règle.
15:39On souhaite évidemment voir beaucoup plus de représentativité, y compris dans le milieu du handicap.
15:43Alors moi, sans trahir de nom, je vais quand même vous livrer une confidence
15:46qui m'a profondément heurté, choqué.
15:48Et il y a, à la mairie de Paris, un ou une candidate, je n'orienterai pas du tout,
15:55mais qui a proposé à une personne que l'on connaît bien, par ailleurs,
16:00de venir sur sa liste, mais non pas dans les dix premiers.
16:04Vous savez, à Paris, il faut à peu près 53 noms.
16:07Non, à la position 31.
16:09Voilà, 31ème.
16:10C'est à peu près la considération que l'on a vis-à-vis de la question du handicap à
16:15Paris.
16:15Eh bien, moi, je pense qu'on a encore beaucoup de travail et il faut que ça change.
16:19Merci Salim, en tout cas.
16:21La frontière est fine, la frontière est parfois fine entre mieux que rien et moins que rien.
16:25Oui, là, pour l'instant, on va dire qu'on est à moins que rien.
16:29Merci Salim et je l'ai dit.
16:31Merci à vous.
16:31Mathéo, vous avez une question, je crois, pour Clément Richard.
16:34Oui, Clément, vous me disiez, lorsque j'avais réalisé cette enquête pour Sud Radio,
16:40qu'aller aux Jeux Olympiques, c'était plus qu'une reconnaissance, c'était surtout pouvoir vivre de votre sport, c
16:47'est ça ?
16:48Oui, c'est ça, c'est totalement ça.
16:51Ça nous permettrait d'avoir de la visibilité et d'attirer plus les yeux des sponsors,
16:57des équipes de police, par exemple, peut-être même l'armée des champions et tout ce qui va avec.
17:05Parce qu'actuellement, c'est strictement impossible de vivre de votre sport ?
17:12Je ne sais pas, je suis encore trop jeune.
17:15D'ailleurs, je suis en train d'essayer de monter un projet pour vivre de mon sport,
17:19moi, même si je n'arrive pas à être paralympique.
17:22Mais c'est très, très compliqué, j'ai l'impression.
17:25Parce que c'est déjà la guerre pour les sponsors, tout ça.
17:28Et moi, je suis un de ceux qui, sans me vanter, a le plus de chance avec les sponsors du
17:33pôle.
17:35Pascal Andrieux, vous connaissez bien la question.
17:38Oui, tu n'as pas tort, Clément.
17:40C'est vrai que, globalement, déjà, quand on est un sportif en disport,
17:44c'est compliqué d'aller trouver des partenaires.
17:46Il y a eu quand même une fuite en avant après les Jeux Paralympiques.
17:49Moi, j'ai des tonnes de sportifs en disport qui nous contactent pour être soutenus.
17:54Pour le sport adapté, il faut être cash.
17:56Ce n'est pas bankable pour beaucoup de structures et d'entreprises,
18:00parce que c'est beaucoup plus complexe.
18:01Et donc, c'est compliqué pour vous de trouver des partenaires.
18:04C'est pour ça que nous, tu le sais, on a un team de 14 sportifs
18:07qu'on soutient, totalement dédié au sport adapté,
18:09de manière à vous aider, en tout cas, le mieux possible.
18:13Voilà, donc c'est un vrai sujet, en tout cas.
18:16Un partenaire seul ne peut pas, malheureusement,
18:18subvenir à l'ensemble des besoins, même de 14 athlètes.
18:22Marc Truffaut, c'est compliqué, cette problématique, vous l'avez.
18:24Et pas que sur les sports de neige ou les sports de glace.
18:30Ah non, là, sur l'ensemble de nos disciplines de haut niveau.
18:33Attendez, excusez-le, parce qu'on ne vous entendait pas très bien.
18:35Allez-y, recommencez.
18:40Je parlais tout à l'heure des disciplines qui sont au jeu.
18:43Mais en fait, même celle-ci, on a du mal à avoir des athlètes
18:47qui sont soutenus par des acteurs privés.
18:50Et après, nous, notre seul, un des grands partenaires,
18:54entre guillemets, c'est l'Agence nationale du sport,
18:57et donc l'État.
18:58Mais ça reste limité et ciblé sur quelques sportifs.
19:02Et un sportif qui ne va pas au jeu,
19:04en fait, il n'a aucune chance d'être ciblé et d'être accompagné.
19:08Donc c'est la fédération qui fait ce qu'elle peut
19:10et qui prend le relais là-dessus.
19:12Mais c'est un peu un cercle vicieux,
19:15parce que pour pouvoir revenir au jeu,
19:16il faut démontrer qu'il y a des athlètes qui sont performants.
19:19Et pour pouvoir avoir des athlètes performants,
19:21il faut pouvoir les préparer et les accompagner au mieux
19:23dans leur carrière sportive et dans leur carrière professionnelle.
19:26Comment aujourd'hui, indépendamment de l'ANS
19:29et puis de le Malakoff Humanis,
19:31la fédération réussit à couvrir,
19:33vous le disiez, sur l'ensemble de vos activités et vos disciplines.
19:40C'est les licenciés finalement qui vous apportent une part de revenu,
19:44mais j'imagine que c'est très faible.
19:46C'est à la fois très faible,
19:48mais c'est, votre collègue disait tout à l'heure,
19:51le moins que rien.
19:53Mais en tout cas,
19:54c'est ce qui fait qu'on s'appuie là-dessus
19:57pour pouvoir faire nos activités
20:00et puis continuer à nous développer.
20:03Est-ce que vous croyez que ces Jeux paralympiques
20:07vont peut-être remettre la lumière sur,
20:09et on va revenir sur cette pétition
20:11que vous avez portée avec Sandrine Schex
20:13et qui, je crois d'ailleurs,
20:15prend beaucoup de relais en ce moment, Pascal Andrieux.
20:18Est-ce que vous pensez que ces Jeux paralympiques
20:20vont aider à ce qu'en 2030,
20:24on accepte les sports adaptés de nouveau aux Jeux paralympiques ?
20:28– Alors, en fait, on a vu,
20:30puisque du coup, on a eu cette exclusion,
20:32donc on a vu le bénéfice de pouvoir revenir,
20:34même si ça paraît loin, 2012,
20:36à l'échelle du monde paralympique,
20:38c'est une éternité,
20:40mais on a vu l'impact que ça pouvait avoir,
20:42c'est-à-dire que là, l'impact sur 2012,
20:44c'était qu'on avait de la lumière
20:47pour détecter des nouveaux talents,
20:49pour inciter les gens à venir pratiquer le sport.
20:51– Bien sûr.
20:51– On a eu Paris 2024,
20:54qui nous a remis en lumière,
20:56avec notamment la médaille de Gloria,
20:58et puis, en fait, on sait qu'il faut marteler le message,
21:01il faut remettre des couches,
21:02et donc, Alpes 2030,
21:04c'est une nouvelle occasion pour aller un peu plus loin.
21:08C'est étape par étape,
21:09mais on est persuadé que 2030,
21:10ça peut permettre d'aller encore plus loin
21:13et de faire en sorte que le grand public
21:15connaisse encore mieux le sport adapté et ses athlètes.
21:18– Pascal-André, ça serait dur pour ces athlètes
21:20de ne pas pouvoir le faire en 2030.
21:21– Ça serait dur, mais je pense qu'à un moment donné,
21:23il faut qu'on soit lucide.
21:25Marc et Clément sont le bon exemple.
21:26C'est-à-dire que, pour moi qui suis assez basique,
21:29tous les clignotants sont au vert,
21:31à la fois en termes de classification,
21:33de réglementation.
21:35Leur compétition, c'est sur des pistes homologuées
21:38par la Fédération internationale de ski,
21:40par le Comité paralympique international.
21:42Donc, tous les signaux sont au vert.
21:45Et moi, basiquement, je ne vois pas aujourd'hui ce qui bloque.
21:48Il y a énormément de signatures,
21:50on relaie.
21:51Et factuellement, aujourd'hui,
21:54je ne suis pas en capacité de dire
21:56ce qui bloque l'intégration de ces sportifs en 2030.
22:00– Parce que ce sont des sportifs.
22:01Clément Richard, vous vous entraînez comme tout le monde,
22:03vous transpirez de la même manière,
22:05vous galérez par contre pas comme tout le monde.
22:07Et ça, ce n'est pas normal.
22:08– Oui, en effet,
22:11on galère plus que les autres.
22:13On a la gestion du stress,
22:14la gestion des émotions et tout ça.
22:16On a plein de grains de sable
22:18qui nous en mêlent.
22:20Et on a un handicap aussi clair,
22:24diagnostiqué, rediagnostiqué, validé.
22:26Il n'y a aucune raison pour ne pas qu'on y aille.
22:29– Marc Truffaut,
22:30pardon, allez-y Clément.
22:31– Non, honnêtement, moi non plus,
22:33je ne comprends pas qu'on puisse y aller,
22:34ne pas y aller.
22:36– Marc Truffaut, vous avez à combien
22:37on est de signature
22:38et comment on peut soutenir encore votre pétition ?
22:41– On se rapproche,
22:42on va dépasser à peu près les 4 000.
22:45Après, avec des personnes de renom
22:48et puis plutôt influentes.
22:50Je reprends aussi les propos de Pascal.
22:54Où ça bloque ?
22:55Je crois que c'est surtout
22:56où c'est en train de se débloquer.
22:58J'ai envie d'avoir une partie un peu optimiste.
23:00On voit que ceux qui peuvent décider,
23:02c'est la FI,
23:03c'est la Fédération nationale de ski.
23:05Ils sont en train de bouger.
23:07On va les rencontrer pendant ces Jeux paralympiques.
23:10La semaine d'après,
23:10ils se déplacent en France.
23:13C'est la FI qui est en France à Gourette
23:15pendant les championnats de France
23:17et fait ça pour nous rencontrer.
23:19Et il y a eu quand même,
23:22dans la mouvance de cette tribune,
23:26il y a eu la signature d'un accord
23:27entre la Fédération internationale Virtus
23:29et la FI pour travailler
23:33au retour d'ici 2030
23:36des sportifs du sport adapté.
23:38Comme disait Pascal,
23:39tous les voyants sont au vert.
23:41En fait, ce qui manque,
23:41c'est qu'il y en ait un.
23:43Et celui qui peut le faire,
23:44c'est la FI qui dise
23:44« bon, allez, go, on y va ».
23:46Parce que derrière,
23:47on sait que le comité paralympique va suivre.
23:49On sait que Alpes 2030
23:50nous soutient beaucoup
23:52et nous accompagne dans cette démarche.
23:53Donc, il n'y a plus qu'à quoi.
23:56Merci Marc Truffaut,
23:57je rappelle président
23:57de la Fédération française des sports adaptés.
23:59Merci Pascal Andry,
24:00directeur général
24:01de la Fondation Malakoff Humanis.
24:03Merci Clément Richard,
24:04je le rappelle,
24:04six fois champion du monde
24:05en ski de fond,
24:06en sport adapté.
24:08Et puis,
24:09merci Mathéo Lambelot,
24:11merci Salim Ejnani
24:12et puis merci aussi
24:12à Philippe Candelero
24:13qui nous a accordé du temps
24:14en début d'émission.
24:16Vous ne bougez pas sur Sud Radio,
24:17Jacques Pessis,
24:18les clés d'une vie
24:19avec son invité Stéphane Rotterneberg
24:20et on se retrouve la semaine prochaine
24:22pour un nouvel épisode
24:23de Faut que ça change.
24:25Bonne soirée sur Sud Radio.
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